Braconnage: cinq personnes, dont le milliardaire Olivier Bouygues, jugées en mars 2026

Charnier d’oiseaux et système de destruction: cinq personnes, dont le milliardaire Olivier Bouygues, ont été renvoyées jeudi devant le tribunal correctionnel en mars 2026 dans le cadre d’une enquête ouverte après des suspicions de destruction d’espèces d’oiseaux protégées dans un domaine de chasse en Sologne.Mercredi, “quatre personnes ont été placées en garde-à-vue, parmi lesquelles le propriétaire et le régisseur du domaine”, tandis qu’une cinquième personne a été entendue en audition libre, ont indiqué la procureure de la République d’Orléans Emmanuelle Bochenek-Puren et le directeur régional de l’Office Français de la Biodiversité (OFB) Jean-Noël Rieffel dans un communiqué commun.La procureure avait confirmé mercredi à l’AFP qu’Olivier Bouygues faisait partie des personnes en garde à vue.”Libérées à l’issue de leurs interrogatoires, elles sont convoquées devant le tribunal correctionnel d’Orléans” pour une audience prévue début mars 2026, est-il indiqué. Elles encourent jusqu’à sept ans d’emprisonnement et 750.000 euros d’amende.Audience à laquelle plusieurs associations de protection de l’environnement ont déjà manifesté leur intention de se constituer parties civiles, comme la Ligue de protection des oiseaux (LPO).”On voudrait que cette affaire serve d’exemple”, a réagi auprès de l’AFP le président de la LPO Allain Bougrain Dubourg, décrivant “un réseau qui vise le profit” et “des comportements extrêmement graves qui nuisent à la biodiversité”.Début juin, le parquet d’Orléans a ouvert une enquête sous les qualifications d’atteinte illicite en bande organisée à la conservation d’une espèce animale protégée ou à son habitat et de destruction, transport et détention illicites d’une espèce animale non domestique, après la dénonciation courant 2025 de destructions d’oiseaux protégés par une personne souhaitant garder l’anonymat.Les faits se sont déroulés sur un domaine de chasse de 600 hectares situé à La Ferté-Saint-Aubin (Loiret) et appartenant à Olivier Bouygues, fils du fondateur du groupe de BTP, de télécoms et de médias, avait indiqué une source proche de l’enquête à l’AFP.- Armes et pièges -Lors d’une perquisition conduite début juin, les enquêteurs ont découvert dans un charnier des carcasses d’oiseaux protégés (notamment faucon crécerelle, grande aigrette, busard, buse variable, grand cormoran).Mais il a aussi été retrouvé du matériel prohibé, comme des armes ou des pièges à mâchoires, ainsi que des documents listant les espèces à éliminer et retraçant les destructions déjà réalisées. Une pelleteuse utilisée pour l’enfouissement des cadavres d’animaux a aussi été saisie.Les investigations, menées par la brigade de recherches d’Orléans et le service départemental de l’OFB, ont confirmé les faits initialement dénoncés, en établissant que “ces pratiques sont en cours depuis de nombreuses années sur le domaine de chasse, et se produisent en toutes saisons, avec une intensification au printemps”, ont précisé le parquet et l’OFB.”Si les faits sont niés en tout ou pour partie selon les personnes impliquées, les éléments recueillis décrivent un système de prime attaché à la destruction des animaux sur le domaine de chasse, parmi lesquels des espèces protégées”, ont-ils néanmoins ajouté.Contacté par l’AFP, l’entourage d’Olivier Bouygues a décliné tout commentaire, soulignant “respecter le secret” de l’enquête.Le président de France Nature Environnement, Antoine Gatet, a de son côté estimé que “pour un dossier contrôlé qui va au tribunal, comme celui-ci, beaucoup d’autres ne vont pas au bout, faute de moyen”. “Ici, les faits sont très graves”, a-t-il ajouté.

La Bourse de Paris termine en petite hausse, sans entrain face aux incertitudes commerciales

La Bourse de Paris a terminé en petite hausse jeudi, sans grand entrain dans un environnement incertain avec les négociations commerciales menées avec les Etats-Unis, les investisseurs attendant des annonces concrètes.Le CAC 40 a gagné 0,30%, soit 23,79 points, pour s’établir à 7.902,25 points. La veille, l’indice vedette parisien avait pris 1,44% à 7.886,79 points.”Les marchés se tiennent” dans une séance “sans véritable message clef ou catalyseur”, commente Mabrouk Chetouane, responsable de la stratégie de marché de Natixis IM.Le président américain Donald Trump a dévoilé mercredi des surtaxes de 50% sur le cuivre importé aux États-Unis à partir du 1er août et annoncé que les importations du Brésil seraient surtaxées à 50%.Depuis lundi, une vingtaine de pays ont reçu un courrier de Washington annonçant les droits de douane qui leur seraient appliqués au 1er août.Les Européens espèrent éviter toute surtaxe au-delà d’un plancher de 10%, avec des exemptions pour des secteurs clés comme l’aéronautique, les cosmétiques et les boissons alcoolisées.”Pour le moment, tout le monde négocie et garde son calme”, poursuit Mabrouk Chetouane. “Le marché attend les annonces effectives pour pouvoir commencer à mesurer les conséquences concrètes des droits de douane.” D’autant qu’ils se demandent si “la menace est crédible ou fantôme”, affirme-t-il.Les spiritueux à la fêteLes géants français du secteur des spiritueux profitent toujours de l’exemption qu’ils ont décrochée face aux taxes annoncées par la Chine concernant les eaux-de-vie de vin importées de l’Union européenne, essentiellement du cognac.Pékin avait annoncé la semaine dernière qu’elle imposerait un droit de douane moyen de 32,2% sur le cognac importé du Vieux continent.Rémy Cointreau a terminé en forte hausse de 7,72% à 56,50 euros. LVMH, qui détient la maison Hennessy, a gagné 3,52% à 505 euros. Le géant des vins et spiritueux Pernod Ricard a grimpé de 3,67%, à 96,08 euros.Eutelsat en orbiteLe gouvernement britannique va injecter 163 millions d’euros dans l’opérateur européen Eutelsat, concurrent des satellites Starlink d’Elon Musk, pour y investir aux côtés de l’Etat français, a officialisé l’entreprise jeudi, après une information confirmée par l’Élysée lors d’une visite d’État d’Emmanuel Macron au Royaume-Uni.L’annonce a été saluée en Bourse, le titre Eutelsat terminant en hausse de 6,54% à 3,75 euros.Deuxième opérateur mondial de satellites en orbite basse, qui permettent de faire fonctionner des services de télécommunications, Eutelsat est souvent présenté comme une solution alternative européenne à Starlink, de l’entreprise américaine SpaceX, propriété d’Elon Musk.

Vendu à 8,6 millions d’euros, le premier Birkin devient le sac le plus cher au monde

C’est le sac le plus cher au monde vendu aux enchères: le premier Birkin d’Hermès, conçu spécialement pour Jane Birkin en 1984, s’est envolé jeudi à près de 8,6 millions d’euros à Paris.Ce grand fourre-tout en cuir noir a été adjugé 7 millions d’euros à un acheteur japonais, soit 8,58 millions d’euros frais inclus, selon un communiqué de la maison d’enchères Sotheby’s. Il devient ainsi le sac à main le plus cher jamais vendu aux enchères dans le monde et le deuxième objet de mode le plus précieux vendu aux enchères, derrière les souliers rouges du “Magicien d’Oz”, vendus 32,5 millions de dollars (27,8 millions d’euros) en 2024.Jusqu’à présent, le sac le plus cher jamais vendu aux enchères était un Kelly Hermès en crocodile, serti de diamants et rehaussé d’or blanc, adjugé à plus de 513.000 dollars (438.000 euros) en novembre 2021 par Christie’s.Cette vente “marque un tournant dans l’histoire de la mode et plus largement du luxe. C’est une démonstration éclatante de la puissance d’une légende et de sa capacité à enflammer les passions et désirs des collectionneurs en quête de pièces exceptionnelles avec une provenance unique, désireux de posséder l’origine même d’un mythe”, a déclaré Morgane Halimi, responsable mondiale des sacs à main et de la mode de la maison d’enchères.Mis à prix à 1 million d’euros, le sac a déclenché une “bataille d’enchères électrisante” pendant 10 minutes entre neuf collectionneurs par téléphone, en ligne et dans la salle, rapporte Sotheby’s.Cet événement a également suscité la colère des défenseurs des animaux. Lors de la vente, une militante de l’association Peta a brandi devant la salle des ventes une fausse tête de vache ensanglantée, accompagnée d’une pancarte en forme de sac proclamant “voici le reste de votre Birkin”.Une action pour rappeler “que pour chaque accessoire en cuir, un animal sensible a été exploité et tué dans la violence et la terreur”, selon un communiqué de l’association.- Adapté aux mamans -Ce premier Birkin avait été vendu une première fois par Jane Birkin lors d’une vente aux enchères en 1994, dont les bénéfices avaient été reversés à une association caritative de lutte contre le sida. Il était jusqu’à ce jeudi la propriété de Catherine Benier, fondatrice de la boutique vintage de luxe “Les 3 marches” à Paris, qui l’avait acheté aux enchères en 2000.”Je suis stupéfaite (…) mais avant tout profondément émue par la ferveur avec laquelle d’autres collectionneurs ont tenté d’acquérir ce sac qu’ils désiraient manifestement au-delà des mots”, a-t-elle commenté. Ce “prototype historique réalisé à la main”, gravé des initiales J.B., se distingue par plusieurs particularités qui en font une pièce unique, notamment sa taille, ses anneaux métalliques fermés, sa bandoulière non-détachable ou encore la présence d’un coupe-ongles intégré. Des traces d’autocollants sont aussi visibles sur le cuir patiné.Icône de mode au look effortless chic (presque sans effort, ndlr), Jane Birkin privilégiait le côté pratique des choses. Lors d’un vol Paris-Londres, la chanteuse et actrice anglaise, décédée en 2023, se plaint à son voisin de siège de ne pas trouver un sac adapté à ses besoins de jeune maman.Ce dernier n’est autre que Jean-Louis Dumas, gérant d’Hermès de l’époque. Un fourre-tout avec un espace dédié aux biberons voit ainsi le jour en 1984 et porte le nom Birkin. Quarante ans plus tard, ce sac à main en cuir est devenu le produit emblématique du sellier-maroquinier et l’un des sacs les plus célèbres et les plus chers au monde. Produit en très petite quantité, il cultive une image d’exclusivité, avec un prix pouvant varier grandement, de quelques milliers d’euros pour les modèles les plus simples, jusqu’à plusieurs centaines de milliers d’euros pour les plus luxueux.

Vendu à 8,6 millions d’euros, le premier Birkin devient le sac le plus cher au monde

C’est le sac le plus cher au monde vendu aux enchères: le premier Birkin d’Hermès, conçu spécialement pour Jane Birkin en 1984, s’est envolé jeudi à près de 8,6 millions d’euros à Paris.Ce grand fourre-tout en cuir noir a été adjugé 7 millions d’euros à un acheteur japonais, soit 8,58 millions d’euros frais inclus, selon un communiqué de la maison d’enchères Sotheby’s. Il devient ainsi le sac à main le plus cher jamais vendu aux enchères dans le monde et le deuxième objet de mode le plus précieux vendu aux enchères, derrière les souliers rouges du “Magicien d’Oz”, vendus 32,5 millions de dollars (27,8 millions d’euros) en 2024.Jusqu’à présent, le sac le plus cher jamais vendu aux enchères était un Kelly Hermès en crocodile, serti de diamants et rehaussé d’or blanc, adjugé à plus de 513.000 dollars (438.000 euros) en novembre 2021 par Christie’s.Cette vente “marque un tournant dans l’histoire de la mode et plus largement du luxe. C’est une démonstration éclatante de la puissance d’une légende et de sa capacité à enflammer les passions et désirs des collectionneurs en quête de pièces exceptionnelles avec une provenance unique, désireux de posséder l’origine même d’un mythe”, a déclaré Morgane Halimi, responsable mondiale des sacs à main et de la mode de la maison d’enchères.Mis à prix à 1 million d’euros, le sac a déclenché une “bataille d’enchères électrisante” pendant 10 minutes entre neuf collectionneurs par téléphone, en ligne et dans la salle, rapporte Sotheby’s.Cet événement a également suscité la colère des défenseurs des animaux. Lors de la vente, une militante de l’association Peta a brandi devant la salle des ventes une fausse tête de vache ensanglantée, accompagnée d’une pancarte en forme de sac proclamant “voici le reste de votre Birkin”.Une action pour rappeler “que pour chaque accessoire en cuir, un animal sensible a été exploité et tué dans la violence et la terreur”, selon un communiqué de l’association.- Adapté aux mamans -Ce premier Birkin avait été vendu une première fois par Jane Birkin lors d’une vente aux enchères en 1994, dont les bénéfices avaient été reversés à une association caritative de lutte contre le sida. Il était jusqu’à ce jeudi la propriété de Catherine Benier, fondatrice de la boutique vintage de luxe “Les 3 marches” à Paris, qui l’avait acheté aux enchères en 2000.”Je suis stupéfaite (…) mais avant tout profondément émue par la ferveur avec laquelle d’autres collectionneurs ont tenté d’acquérir ce sac qu’ils désiraient manifestement au-delà des mots”, a-t-elle commenté. Ce “prototype historique réalisé à la main”, gravé des initiales J.B., se distingue par plusieurs particularités qui en font une pièce unique, notamment sa taille, ses anneaux métalliques fermés, sa bandoulière non-détachable ou encore la présence d’un coupe-ongles intégré. Des traces d’autocollants sont aussi visibles sur le cuir patiné.Icône de mode au look effortless chic (presque sans effort, ndlr), Jane Birkin privilégiait le côté pratique des choses. Lors d’un vol Paris-Londres, la chanteuse et actrice anglaise, décédée en 2023, se plaint à son voisin de siège de ne pas trouver un sac adapté à ses besoins de jeune maman.Ce dernier n’est autre que Jean-Louis Dumas, gérant d’Hermès de l’époque. Un fourre-tout avec un espace dédié aux biberons voit ainsi le jour en 1984 et porte le nom Birkin. Quarante ans plus tard, ce sac à main en cuir est devenu le produit emblématique du sellier-maroquinier et l’un des sacs les plus célèbres et les plus chers au monde. Produit en très petite quantité, il cultive une image d’exclusivité, avec un prix pouvant varier grandement, de quelques milliers d’euros pour les modèles les plus simples, jusqu’à plusieurs centaines de milliers d’euros pour les plus luxueux.

Europe court says S.African Semenya’s gender eligibility trial wasn’t fairThu, 10 Jul 2025 16:28:25 GMT

A top European court ruled Thursday that the Swiss judiciary did not give double Olympic champion Caster Semenya a fair trial when she contested a rule forcing her to lower her testosterone levels to be able to compete as a woman.However, the European Court of Human Rights (ECHR) said it could not determine whether or …

Europe court says S.African Semenya’s gender eligibility trial wasn’t fairThu, 10 Jul 2025 16:28:25 GMT Read More »

Ten rescued after deadly Huthi ship sinking off Yemen

Ten people have been rescued after Yemen’s Huthis sank a cargo ship, an EU naval force said Thursday, with three killed and 12 missing in one of the rebel group’s deadliest Red Sea attacks.Three Filipino crew and a Greek member of the Eternity C ship’s onboard security team were plucked from the sea overnight, “bringing the total number of those rescued to 10”, the European Union’s Operation Aspides naval task force posted on X.On Wednesday, the Iran-backed Huthis said they had “rescued” an unspecified number of the Eternity C’s crew and taken them to a safe location. The US embassy for Yemen accused the rebels of kidnapping the survivors.The deadly attack was the rebels’ second assault on a commercial vessel in the Red Sea in recent days and threatened a May truce with the United States that ended weeks of air strikes on Huthi targets.Rebel leader Abdel Malek al-Huthi said both ships belonged to companies serving Israeli ports.He said the attacks would continue “as long as the (Israeli) aggression and siege of Gaza persist”.The Huthis released a video showing the Liberian-flagged bulk carrier being attacked and sunk — their second sinking of a cargo ship after they scuttled the Magic Seas on Sunday.A total of 25 people were onboard the Liberian-flagged Eternity C, according to Operation Aspides.On Tuesday, the force told AFP that three people were killed in the Huthi attack and at least two wounded, including a Russian electrician who lost a leg.The two sinkings broke a months-long lull in Huthi attacks on Red Sea shipping, which began after the start of the Gaza war in October 2023.The attacks, which the Huthis say target Israel-linked shipping in solidarity with the Palestinians, have prompted many firms to avoid a route that normally carries about 12 percent of global trade.- ‘Grave concern’ -The Huthis, who control large swathes of the Arabian Peninsula’s poorest country, had paused their attacks after a Gaza ceasefire started in January.Huthi-held areas of Yemen came under weeks of heavy bombardment by the United States before a ceasefire was agreed in May. However, the rebels told AFP at the time that they would continue to attack “Israeli” ships.The Magic Seas and Eternity C were probably attacked “due to prior Israeli port calls or ownership/ship manager affiliations”, according to the Joint Maritime Information Centre, run by Western navies.The United Nations envoy for Yemen, Hans Grundberg, expressed “grave concern” over the latest attacks that resulted in “civilian loss of life and casualties as well as the potential for environmental damage”. While the Magic Seas crew was rescued by an Emirati ship, the attack on the Eternity C was the deadliest since three people were killed in a missile attack on the True Confidence in March last year.Other Huthi attacks include the storming and hijacking of the Galaxy Leader, a vehicle carrier, in November 2023, and the sinking of the Rubymar carrying 21,000 tonnes of fertiliser in February 2024.

Ferrero va croquer les céréales WK Kellogg pour grossir aux Etats-Unis

Le géant italien de l’agroalimentaire Ferrero (Kinder, Nutella, Crunch, etc.) va engloutir le groupe américain WK Kellogg, spécialiste des céréales pour petit-déjeuner (Corn Flakes, Froot Loops, Rice Krispies, All-Bran, etc.) pour accélérer sa croissance en Amérique du Nord.Les deux groupes ont annoncé jeudi matin, dans un communiqué commun, cette opération à 3,1 milliards de dollars (dette comprise), qui sera entièrement financée en liquide.En vertu de leur accord définitif, Ferrero va payer 23 dollars par action de WK Kellogg, ce qui représente une prime de 31% par rapport au cours de clôture du groupe américain mercredi à Wall Street, et de 40% sur le cours moyen des trente derniers jours.”Cette acquisition soutient l’expansion du portefeuille de Ferrero et sa croissance en Amérique du Nord en y ajoutant les marques de céréales emblématiques et hautement complémentaires de WK Kellogg”, relève le communiqué.La transaction inclut l’appareil de production ainsi que les activités de marketing et de distribution aux Etats-Unis, au Canada et dans les Caraïbes, afin de permettre à Ferrero “de servir les consommateurs pour davantage d’occasions tout au long de la journée”.L’opération, approuvée à l’unanimité par les conseils d’administration des deux entreprises, devrait être finalisée au second semestre. Elle nécessite l’approbation des actionnaires de WK Kellogg et des autorités réglementaires.Le groupe américain deviendra alors une filiale à part entière de Ferrero, qui détient plusieurs marques de confiserie, dont la célèbre Tic Tac, ainsi que les rochers sphériques en chocolat appréciés des soirées de l’ambassadeur, si on en croit les incontournables spots publicitaires depuis la fin des années 1980.La ville de Battle Creek (Michigan), siège de WK Kellogg, deviendra celui de Ferrero North America.Des actionnaires représentant 21,7% du capital de WK Kellogg se sont déjà engagés à voter en faveur du rachat.- Gourmandise américaine -Le Wall Street Journal avait défloré l’annonce mercredi en fin d’après-midi en affirmant que Ferrero était “proche de la finalisation d’une transaction d’environ trois milliards de dollars” pour racheter WK Kellogg.”L’objectif de Ferrero est de grossir aux Etats-Unis par le biais d’acquisitions, après avoir déjà acheté les activités de confiserie américaines (du groupe suisse) Nestlé” pour 2,8 milliards de dollars en 2018, avait relevé le journal.L’action de WK Kellogg, dont les origines remontent à près de 120 ans, s’était envolée de près de 50% dans les échanges électroniques après la fermeture mercredi de la Bourse de New York.Ferrero, créé en 1946 dans la ville piémontaise d’Alba (nord de l’Italie) et entré sur le marché américain en 1969, emploie actuellement plus de 14.000 personnes dans vingt-deux usines et onze bureaux en Amérique du Nord.Le groupe, dont le chiffre d’affaires a atteint 18,4 milliards d’euros pour son exercice fiscal décalé 2024 (+8,9% sur un an), compte plus de 61.000 employés dans le monde.En accompagnement de cette transaction, WK Kellogg a donné quelques éléments préliminaires sur ses résultats du deuxième trimestre, qui doivent être publiés à une date non précisée à ce stade. Son chiffre d’affaires devrait se situer entre 610 et 615 millions de dollars, contre 672 millions un an plus tôt, et son bénéfice d’exploitation proforma entre 43 et 48 millions (78 millions un an plus tôt).En juin 2021, le géant du petit-déjeuner Kellogg avait dévoilé son intention de se diviser en trois sociétés distinctes et indépendantes, mais il avait opté, au final, pour deux sociétés seulement: WK Kellogg (céréales) et Kellanova (snacks), qui sont nés en octobre 2023.Cette scission prenait acte du ralentissement du marché des céréales, en décroissance depuis une dizaine d’années.Selon les spécialistes, les consommateurs se tournent davantage vers les snacks prêts à emporter. Par ailleurs, souvent accusées d’être trop sucrées et riches en additifs, les céréales ont vu leur image se détériorer.Kellanova – chips Pringles, snacks de marque Kellogg’s (Eggo, Nutrigain, Rice Krispies Treats…), Cheez-It, Carr’s – fait actuellement l’objet d’une tentative de rachat par son compatriote Mars pour 36 milliards de dollars, annoncée en août 2024.Mars comptait finaliser l’acquisition au premier semestre 2025, mais la Commission européenne, craignant des hausses de prix pour les consommateurs dans un contexte de forte inflation alimentaire, a ouvert une enquête le 25 juin.Le groupe Mars (Twix, Snickers, M&M’s mais aussi les aliments pour animaux Whiskas et Royal Canin) ambitionne de se diversifier dans les snacks salés.

Ferrero va croquer les céréales WK Kellogg pour grossir aux Etats-Unis

Le géant italien de l’agroalimentaire Ferrero (Kinder, Nutella, Crunch, etc.) va engloutir le groupe américain WK Kellogg, spécialiste des céréales pour petit-déjeuner (Corn Flakes, Froot Loops, Rice Krispies, All-Bran, etc.) pour accélérer sa croissance en Amérique du Nord.Les deux groupes ont annoncé jeudi matin, dans un communiqué commun, cette opération à 3,1 milliards de dollars (dette comprise), qui sera entièrement financée en liquide.En vertu de leur accord définitif, Ferrero va payer 23 dollars par action de WK Kellogg, ce qui représente une prime de 31% par rapport au cours de clôture du groupe américain mercredi à Wall Street, et de 40% sur le cours moyen des trente derniers jours.”Cette acquisition soutient l’expansion du portefeuille de Ferrero et sa croissance en Amérique du Nord en y ajoutant les marques de céréales emblématiques et hautement complémentaires de WK Kellogg”, relève le communiqué.La transaction inclut l’appareil de production ainsi que les activités de marketing et de distribution aux Etats-Unis, au Canada et dans les Caraïbes, afin de permettre à Ferrero “de servir les consommateurs pour davantage d’occasions tout au long de la journée”.L’opération, approuvée à l’unanimité par les conseils d’administration des deux entreprises, devrait être finalisée au second semestre. Elle nécessite l’approbation des actionnaires de WK Kellogg et des autorités réglementaires.Le groupe américain deviendra alors une filiale à part entière de Ferrero, qui détient plusieurs marques de confiserie, dont la célèbre Tic Tac, ainsi que les rochers sphériques en chocolat appréciés des soirées de l’ambassadeur, si on en croit les incontournables spots publicitaires depuis la fin des années 1980.La ville de Battle Creek (Michigan), siège de WK Kellogg, deviendra celui de Ferrero North America.Des actionnaires représentant 21,7% du capital de WK Kellogg se sont déjà engagés à voter en faveur du rachat.- Gourmandise américaine -Le Wall Street Journal avait défloré l’annonce mercredi en fin d’après-midi en affirmant que Ferrero était “proche de la finalisation d’une transaction d’environ trois milliards de dollars” pour racheter WK Kellogg.”L’objectif de Ferrero est de grossir aux Etats-Unis par le biais d’acquisitions, après avoir déjà acheté les activités de confiserie américaines (du groupe suisse) Nestlé” pour 2,8 milliards de dollars en 2018, avait relevé le journal.L’action de WK Kellogg, dont les origines remontent à près de 120 ans, s’était envolée de près de 50% dans les échanges électroniques après la fermeture mercredi de la Bourse de New York.Ferrero, créé en 1946 dans la ville piémontaise d’Alba (nord de l’Italie) et entré sur le marché américain en 1969, emploie actuellement plus de 14.000 personnes dans vingt-deux usines et onze bureaux en Amérique du Nord.Le groupe, dont le chiffre d’affaires a atteint 18,4 milliards d’euros pour son exercice fiscal décalé 2024 (+8,9% sur un an), compte plus de 61.000 employés dans le monde.En accompagnement de cette transaction, WK Kellogg a donné quelques éléments préliminaires sur ses résultats du deuxième trimestre, qui doivent être publiés à une date non précisée à ce stade. Son chiffre d’affaires devrait se situer entre 610 et 615 millions de dollars, contre 672 millions un an plus tôt, et son bénéfice d’exploitation proforma entre 43 et 48 millions (78 millions un an plus tôt).En juin 2021, le géant du petit-déjeuner Kellogg avait dévoilé son intention de se diviser en trois sociétés distinctes et indépendantes, mais il avait opté, au final, pour deux sociétés seulement: WK Kellogg (céréales) et Kellanova (snacks), qui sont nés en octobre 2023.Cette scission prenait acte du ralentissement du marché des céréales, en décroissance depuis une dizaine d’années.Selon les spécialistes, les consommateurs se tournent davantage vers les snacks prêts à emporter. Par ailleurs, souvent accusées d’être trop sucrées et riches en additifs, les céréales ont vu leur image se détériorer.Kellanova – chips Pringles, snacks de marque Kellogg’s (Eggo, Nutrigain, Rice Krispies Treats…), Cheez-It, Carr’s – fait actuellement l’objet d’une tentative de rachat par son compatriote Mars pour 36 milliards de dollars, annoncée en août 2024.Mars comptait finaliser l’acquisition au premier semestre 2025, mais la Commission européenne, craignant des hausses de prix pour les consommateurs dans un contexte de forte inflation alimentaire, a ouvert une enquête le 25 juin.Le groupe Mars (Twix, Snickers, M&M’s mais aussi les aliments pour animaux Whiskas et Royal Canin) ambitionne de se diversifier dans les snacks salés.