Face aux canicules, le combat des Amérindiens Navajo pour l’électricité et la clim

En plein désert, à environ deux heures de route du Grand Canyon, des ouvriers plantent des poteaux électriques dans la terre orange et bricolent par 38°C pour faire courir des câbles jusqu’à la maison de Christine Shorty.Grâce à leur générosité, cette Amérindienne de la Nation Navajo va enfin pouvoir être raccordée à l’électricité. Un luxe dans cette région de l’Ouest où plus de 10.000 familles sont encore privées de courant, et donc de climatisation, pourtant largement répandue aux Etats-Unis.”C’est le changement climatique, il fait de plus en plus chaud”, soupire la retraitée. “Ce serait plus facile pour nous avec un ventilateur et peut-être la climatisation. Et nous attendons cela avec impatience.”En 70 ans, cette femme placide a vu son hameau isolé de Tonalea, en Arizona, changer de manière drastique. L’été, les pluies de mousson sont beaucoup plus rares et les températures peuvent atteindre 40°C, ce qui était auparavant impensable sur ce plateau à 1.730 mètres d’altitude. Les lacs saisonniers du coin disparaissent et, certaines années, le bétail meurt de soif.Comme beaucoup, Mme Shorty a un groupe électrogène et des petits panneaux solaires pour alimenter un réfrigérateur, faire la cuisine ou regarder la télé. Mais leur puissance reste limitée et elle doit souvent choisir quel appareil brancher.Avoir du courant continu, “c’est un grand changement, ça va vraiment me faciliter la vie”, murmure-t-elle à l’AFP. – “Région négligée” -La plupart des Etats-Unis ont été électrifiés dans les années 1930, grâce au “New Deal” du président Franklin Roosevelt. Mais dans la Nation Navajo, qui s’étend sur l’Arizona, le Nouveau-Mexique et l’Utah, les premiers efforts ont démarré seulement dans les années 1960 et les lignes restent encore insuffisantes.”Cette région a été négligée”, résume Deenise Becenti, de la Navajo Tribal Utility Authority (NTUA), agence qui gère les infrastructures de la réserve. “Cela surprend beaucoup de gens. Ils se demandent pourquoi il existe des situations dignes du tiers-monde ici aux Etats-Unis.”Pour combler le retard, le gouvernement semi-autonome de la réserve a lancé en 2019 le projet “Light Up Navajo”. Grâce à ce partenariat humanitaire, des compagnies d’électricité de tout le pays envoient leurs employés effectuer gratuitement des travaux pendant une dizaine de semaines par an. La réserve, qui manque de ressources et où le taux de chômage est plusieurs fois supérieur à la moyenne américaine, accélère ainsi ses efforts d’électrification. Depuis 2019, le courant a été acheminé vers 5.000 familles, dont presque 1.000 grâce à “Light Up Navajo”, selon Mme Becenti.Face au réchauffement climatique, “beaucoup de familles sont en mode survie”, constate-t-elle. Elbert Yazzie a perdu un membre de sa belle-famille à cause d’une attaque causée par la chaleur. A 54 ans, sa caravane se transforme en fournaise l’été et il s’inquiète pour sa compagne, diabétique comme lui. Car en Arizona, les canicules ont fait des centaines de morts ces dernières années.- “Encore en colère” -Plus jeune, “j’aimais la chaleur”, se souvient-il. “Mais quand on vieillit, le corps ne la supporte plus, surtout si on a des problèmes de santé.”Depuis qu’il a été raccordé à l’électricité il y a deux semaines, il s’est construit un rafraîchisseur d’air avec système de refroidissement à eau, en récupérant trois appareils cassés dans une décharge.”Maintenant, nous pouvons allumer la clim quand nous le voulons”, savoure-t-il. “Nous n’avons plus besoin d’aller chez les autres pour nous rafraîchir, nous pouvons rester chez nous, nous détendre, regarder la télévision, etc.”Sans financements supplémentaires de la part du gouvernement américain, raccorder les 10.000 familles Navajo sans électricité pourrait prendre encore 20 ans, selon Mme Becenti.Un horizon beaucoup trop long au goût de Gilberta Cortes, qui n’ose plus laisser ses enfants jouer dehors l’été, sous peine qu’ils saignent du nez.Un poteau électrique vient d’être planté devant sa maison et une ligne doit être étendue jusque chez elle dans quelques mois. Mais à 42 ans, cette Amérindienne a connu trop de faux espoirs pour être sereine.”Ma mère et mon père avaient une vingtaine d’années lorsqu’on leur a promis l’électricité, mais rien ne s’est concrétisé depuis”, rappelle-t-elle. “Je suis encore en colère.”

Les négociations commerciales viennent tester l’image de faiseur d’accord de Donald Trump

Un “dealmaker”, capable de décrocher les accords les plus inattendus: telle est l’image sur laquelle Donald Trump a en partie construit sa réputation politique, mais que les négociations sur les droits de douane pourraient venir écorner si elles n’aboutissent pas.En se lançant dans une stratégie agressive de surtaxes punitives, le président américain souhaitait mettre suffisamment de pression sur les partenaires commerciaux des Etats-Unis pour leur imposer d’acheter plus de produits américains.L’objectif annoncé par son équipe était de “90 accords en 90 jours”, la durée de la pause prévue après l’annonce des droits de douane “réciproques” annoncés début avril. Mais pour l’heure, seuls deux accords ont été signés.Une situation qui a poussé le président américain à reporter au 1er août l’entrée en vigueur des surtaxes douanières, soit un deuxième recul après l’annonce du 2 avril, relançant la théorie “TACO”, pour “Trump always chickens out” (“Trump se dégonfle toujours”), prisée par Wall Street.Une théorie qui a suscité l’ire de Donald Trump, qui a assuré mardi que la date d’entrée en vigueur avait toujours été prévue en août.”Je n’ai fait aucun changement, au mieux une clarification”, a-t-il déclaré durant un conseil des ministres.Pour donner plus de corps à ses déclarations, le président américain a envoyé cette semaine une vingtaine de lettres, notamment à l’Union européenne, au Canada et au Mexique, annonçant les droits de douane désormais appliqués à leurs produits.Des missives qui, selon Inu Manak, chercheuse en politique commerciale pour le Conseil des relations internationales (CFR), “sont la manière choisie par Trump de combattre cette théorie”.Donald Trump “veut montrer qu’il ne se contente pas de repousser le problème sans arrêt mais qu’il s’agit d’une stratégie. Et il est frustré de ne pas voir une série d’accords se préciser”, détaille-t-elle auprès de l’AFP.- “Politiquement compliquée” -“Son discours a évolué de +cela ne coûtera rien, les autres pays paieront+ à +il y aura un coût à court terme mais des gains à long terme+, ce qui vient le placer dans une situation politiquement compliquée”, juge William Reinsch, chercheur pour le Centre des études stratégiques et internationales (CSIS).Donald Trump a répété à plusieurs reprises que les pays étrangers allaient assurer le coût des droits de douane, alors que les entreprises américaines sont celles qui, en réalité, le prennent en charge.”Dans l’esprit des gens, les droits de douane font mal” mais “les accords seront positifs”, souligne M. Reinsch.Et, si l’objectif de 90 accords n’était pas réaliste, “il est clair que trois accords (avec le Royaume-Uni, le Vietnam et la Chine ndlr), et un seul texte rendu public (Royaume-Uni) est trop peu”, juge William Reinsch.- Détourner l’attention -En parallèle, M. Trump a annoncé une nouvelle surtaxe, sur le cuivre cette fois, qui sera en vigueur le 1er août. Par ailleurs, le secrétaire au Commerce, Howard Lutnick, a assuré que les procédures devant conduire à la mise en place de droits de douane sur les produits pharmaceutiques et semiconducteurs devraient se conclure “à la fin du mois”.Un timing qui “ne doit rien au hasard car cela vient confirmer la date du 1er août, renforçant son effet et détournant l’attention sur l’absence d’accords signés entretemps”, souligne Inu Manak.Pour les analystes, les soutiens au président américain ne prêteront pas attention aux discussions commerciales, à moins que les droits de douane ne deviennent effectifs et renforcent l’inflation.”La politique commerciale n’est pas une priorité pour l’électeur moyen”, rappelle Emily Benson, cheffe stratégiste pour Minerva Technology Future, pour qui la Maison Blanche pourrait parfaitement présenter des discussions en cours comme des accords commerciaux début août si nécessaire.Et elle, la volonté du gouvernement de relocaliser et de renforcer l’industrie de la défense signifie qu’il accepte d’assumer le coût politique nécessaire pour atteindre ces objectifs.Mais l’administration est sur une ligne de crête: “si M. Trump rend les droits de douane effectifs en août, les électeurs le remarqueront et on peut s’attendre à une réaction négative des marchés qui ne passera pas inaperçue” prévient Inu Manak.

Les négociations commerciales viennent tester l’image de faiseur d’accord de Donald Trump

Un “dealmaker”, capable de décrocher les accords les plus inattendus: telle est l’image sur laquelle Donald Trump a en partie construit sa réputation politique, mais que les négociations sur les droits de douane pourraient venir écorner si elles n’aboutissent pas.En se lançant dans une stratégie agressive de surtaxes punitives, le président américain souhaitait mettre suffisamment de pression sur les partenaires commerciaux des Etats-Unis pour leur imposer d’acheter plus de produits américains.L’objectif annoncé par son équipe était de “90 accords en 90 jours”, la durée de la pause prévue après l’annonce des droits de douane “réciproques” annoncés début avril. Mais pour l’heure, seuls deux accords ont été signés.Une situation qui a poussé le président américain à reporter au 1er août l’entrée en vigueur des surtaxes douanières, soit un deuxième recul après l’annonce du 2 avril, relançant la théorie “TACO”, pour “Trump always chickens out” (“Trump se dégonfle toujours”), prisée par Wall Street.Une théorie qui a suscité l’ire de Donald Trump, qui a assuré mardi que la date d’entrée en vigueur avait toujours été prévue en août.”Je n’ai fait aucun changement, au mieux une clarification”, a-t-il déclaré durant un conseil des ministres.Pour donner plus de corps à ses déclarations, le président américain a envoyé cette semaine une vingtaine de lettres, notamment à l’Union européenne, au Canada et au Mexique, annonçant les droits de douane désormais appliqués à leurs produits.Des missives qui, selon Inu Manak, chercheuse en politique commerciale pour le Conseil des relations internationales (CFR), “sont la manière choisie par Trump de combattre cette théorie”.Donald Trump “veut montrer qu’il ne se contente pas de repousser le problème sans arrêt mais qu’il s’agit d’une stratégie. Et il est frustré de ne pas voir une série d’accords se préciser”, détaille-t-elle auprès de l’AFP.- “Politiquement compliquée” -“Son discours a évolué de +cela ne coûtera rien, les autres pays paieront+ à +il y aura un coût à court terme mais des gains à long terme+, ce qui vient le placer dans une situation politiquement compliquée”, juge William Reinsch, chercheur pour le Centre des études stratégiques et internationales (CSIS).Donald Trump a répété à plusieurs reprises que les pays étrangers allaient assurer le coût des droits de douane, alors que les entreprises américaines sont celles qui, en réalité, le prennent en charge.”Dans l’esprit des gens, les droits de douane font mal” mais “les accords seront positifs”, souligne M. Reinsch.Et, si l’objectif de 90 accords n’était pas réaliste, “il est clair que trois accords (avec le Royaume-Uni, le Vietnam et la Chine ndlr), et un seul texte rendu public (Royaume-Uni) est trop peu”, juge William Reinsch.- Détourner l’attention -En parallèle, M. Trump a annoncé une nouvelle surtaxe, sur le cuivre cette fois, qui sera en vigueur le 1er août. Par ailleurs, le secrétaire au Commerce, Howard Lutnick, a assuré que les procédures devant conduire à la mise en place de droits de douane sur les produits pharmaceutiques et semiconducteurs devraient se conclure “à la fin du mois”.Un timing qui “ne doit rien au hasard car cela vient confirmer la date du 1er août, renforçant son effet et détournant l’attention sur l’absence d’accords signés entretemps”, souligne Inu Manak.Pour les analystes, les soutiens au président américain ne prêteront pas attention aux discussions commerciales, à moins que les droits de douane ne deviennent effectifs et renforcent l’inflation.”La politique commerciale n’est pas une priorité pour l’électeur moyen”, rappelle Emily Benson, cheffe stratégiste pour Minerva Technology Future, pour qui la Maison Blanche pourrait parfaitement présenter des discussions en cours comme des accords commerciaux début août si nécessaire.Et elle, la volonté du gouvernement de relocaliser et de renforcer l’industrie de la défense signifie qu’il accepte d’assumer le coût politique nécessaire pour atteindre ces objectifs.Mais l’administration est sur une ligne de crête: “si M. Trump rend les droits de douane effectifs en août, les électeurs le remarqueront et on peut s’attendre à une réaction négative des marchés qui ne passera pas inaperçue” prévient Inu Manak.

En Irlande du Nord, les pièces rouillées dispersées par les touristes menacent la Chaussée des Géants

Les visiteurs de la Chaussée des Géants, célèbre site touristique naturel sur la côte nord-irlandaise, sont priés d’arrêter de glisser des pièces de monnaie entre les pierres, une superstition qui engendre d’importants dégâts.Pour attirer “l’amour ou la chance”, les touristes ont coincé des milliers de pièces entre les rochers et dans les fissures du site depuis des décennies, explique à l’AFP Cliff Henry, qui veille sur le site pour le National Trust, organisme de gestion de nombreux lieux du patrimoine britannique.La Chaussée des Géants, une formation volcanique spectaculaire qui attire près d’un million de touristes chaque année, est composée d’environ 40.000 colonnes verticales de lave refroidie, juxtaposées sur le littoral, qui donnent l’impression d’une chaussée pavée plongeant dans la mer.Selon les géologues, ce phénomène naturel a été créé par une coulée de lave basaltique il y a 60 millions d’années, avant d’être sujet à l’érosion avec le passage des vagues.La légende raconte que cette chaussée a été créée par le géant irlandais Finn McCool, et qu’elle est dotée de pouvoirs magiques. Le site a été classé en 1986 au patrimoine mondial de l’UNESCO.Cependant, les pièces laissées par les visiteurs rouillent très vite, laissant des traces brunes “disgracieuses”, et se dilatent jusqu’à parfois tripler de taille, écaillant la roche, souligne Cliff Henry en inspectant les colonnes.”Il y a beaucoup d’euros et de pennies, mais aussi des pièces du monde entier, presque toutes les devises imaginables”, déclare-t-il en retirant délicatement un centime américain avec une clé.- “Bouleversé” -Un rapport publié en 2021 par l’agence gouvernementale British Geological Survey a confirmé que ces pièces “causent de sérieux dégâts au site et que nous devons agir”, souligne Cliff Henry.Des panneaux ont été installés tout autour de la Chaussée des Géants pour demander aux touristes de “ne laisser aucune trace” de leur passage.Et les guides touristiques, comme Joan Kennedy, ont désormais la mission de dire gentiment, mais fermement aux touristes de garder leurs pièces dans leurs porte-monnaies.”Une fois qu’un visiteur commence à le faire, tous les autres s’y mettent à leur tour”, déplore la guide.Robert Lewis, un touriste américain de 75 ans, se dit “bouleversé” par les dégâts sur le site.Le National Trust et l’organisation Causeway Coast & Glens Heritage Trust ont mené des test pour voir si des tailleurs de pierre pouvaient retirer les pièces sans causer plus de dommages, qui se sont avérés concluants, rapporte M. Henry. Le coût du retrait de l’ensemble des pièces est évalué à 30.000 livres (environ 34.800 euros).”Si nous parvenons à toutes les enlever, cela améliorera la situation et, espérons-le, incitera les gens à ne plus en laisser aucune” sur le site, souligne Cliff Henry.”Nous savons que les visiteurs chérissent la Chaussée des Géants, et que beaucoup ont tissé avec elle des liens personnels profonds, donc nous voulons que cette merveille naturelle continue d’exister pour les générations futures”, conclu-t-il.

En Irlande du Nord, les pièces rouillées dispersées par les touristes menacent la Chaussée des Géants

Les visiteurs de la Chaussée des Géants, célèbre site touristique naturel sur la côte nord-irlandaise, sont priés d’arrêter de glisser des pièces de monnaie entre les pierres, une superstition qui engendre d’importants dégâts.Pour attirer “l’amour ou la chance”, les touristes ont coincé des milliers de pièces entre les rochers et dans les fissures du site depuis des décennies, explique à l’AFP Cliff Henry, qui veille sur le site pour le National Trust, organisme de gestion de nombreux lieux du patrimoine britannique.La Chaussée des Géants, une formation volcanique spectaculaire qui attire près d’un million de touristes chaque année, est composée d’environ 40.000 colonnes verticales de lave refroidie, juxtaposées sur le littoral, qui donnent l’impression d’une chaussée pavée plongeant dans la mer.Selon les géologues, ce phénomène naturel a été créé par une coulée de lave basaltique il y a 60 millions d’années, avant d’être sujet à l’érosion avec le passage des vagues.La légende raconte que cette chaussée a été créée par le géant irlandais Finn McCool, et qu’elle est dotée de pouvoirs magiques. Le site a été classé en 1986 au patrimoine mondial de l’UNESCO.Cependant, les pièces laissées par les visiteurs rouillent très vite, laissant des traces brunes “disgracieuses”, et se dilatent jusqu’à parfois tripler de taille, écaillant la roche, souligne Cliff Henry en inspectant les colonnes.”Il y a beaucoup d’euros et de pennies, mais aussi des pièces du monde entier, presque toutes les devises imaginables”, déclare-t-il en retirant délicatement un centime américain avec une clé.- “Bouleversé” -Un rapport publié en 2021 par l’agence gouvernementale British Geological Survey a confirmé que ces pièces “causent de sérieux dégâts au site et que nous devons agir”, souligne Cliff Henry.Des panneaux ont été installés tout autour de la Chaussée des Géants pour demander aux touristes de “ne laisser aucune trace” de leur passage.Et les guides touristiques, comme Joan Kennedy, ont désormais la mission de dire gentiment, mais fermement aux touristes de garder leurs pièces dans leurs porte-monnaies.”Une fois qu’un visiteur commence à le faire, tous les autres s’y mettent à leur tour”, déplore la guide.Robert Lewis, un touriste américain de 75 ans, se dit “bouleversé” par les dégâts sur le site.Le National Trust et l’organisation Causeway Coast & Glens Heritage Trust ont mené des test pour voir si des tailleurs de pierre pouvaient retirer les pièces sans causer plus de dommages, qui se sont avérés concluants, rapporte M. Henry. Le coût du retrait de l’ensemble des pièces est évalué à 30.000 livres (environ 34.800 euros).”Si nous parvenons à toutes les enlever, cela améliorera la situation et, espérons-le, incitera les gens à ne plus en laisser aucune” sur le site, souligne Cliff Henry.”Nous savons que les visiteurs chérissent la Chaussée des Géants, et que beaucoup ont tissé avec elle des liens personnels profonds, donc nous voulons que cette merveille naturelle continue d’exister pour les générations futures”, conclu-t-il.

Gaza: la Défense civile annonce près de 30 morts, les négociations piétinent

La Défense civile locale a fait état d’au moins 29 morts samedi dans de nouvelles frappes israéliennes dans la bande de Gaza, à l’heure où les négociations indirectes pour un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas piétinent.Les deux belligérants s’accusent mutuellement d’enrayer ces négociations lancées le 6 juillet à Doha via les médiateurs internationaux -Qatar, Egypte, Etats-Unis-, pour mettre fin à une guerre dévastatrice à Gaza.Celle-ci a été déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël le 7 octobre 2023. En représailles, l’armée israélienne a lancé une offensive à Gaza qui a fait des dizaines de milliers de morts et provoqué un désastre humanitaire.Sept agences onusiennes ont averti samedi dans une déclaration commune que la pénurie de carburant à Gaza avait atteint un “niveau critique” et constituait un “nouveau fardeau insupportable” pour “une population au bord de la famine”.Dans la bande de Gaza assiégée, la Défense civile a fait état d’au moins 27 Palestiniens dont des enfants tués dans des frappes israéliennes avant l’aube et tôt le matin.Selon le porte-parole de cette organisation de premiers secours, huit Palestiniens dont des femmes et des enfants ont été tués dans des frappes nocturne contre des habitations à Gaza-ville (nord).Dans le camp de réfugiés de Nousseirat (centre), 10 personnes ont péri dans une frappe, a-t-il ajouté. Huit Palestiniens ont été tués tôt le matin près d’un point de distribution d’eau potable également à Nousseirat. Trois autres ont péri dans un raid contre le camp de déplacés d’Al-Mawassi (sud), selon lui.- “Déplacement forcé” -L’armée israélienne, interrogée par l’AFP, a dit examiner ces informations.Tous les jours, la Défense civile rapporte des morts dans les bombardements israéliens sur le territoire. Des images de l’AFP montrent quasi quotidiennement des dépouilles dont celles d’enfants transportées dans des hôpitaux de Gaza. Compte tenu des restrictions imposées aux médias par Israël qui assiège Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans et affirmations des différentes parties.L’attaque du 7-Octobre a fait 1.219 morts du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées lors de l’attaque du 7-Octobre, 49 sont toujours retenues à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.Au moins 57.882 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne de représailles israéliennes dans le territoire palestinien, selon des données du ministère de la Santé à Gaza, jugées fiables par l’ONU.Samedi, une source palestinienne proche des pourparlers a dit que le Hamas rejetait “totalement” un plan d’Israël qui prévoit “le maintien de (ses) forces sur plus de 40% de la superficie de Gaza”.Les négociations à Doha rencontrent “des obstacles et des difficultés”, a-t-elle dit à l’AFP, en mettant en cause “l’insistance d’Israël” sur ce plan.Selon elle, l’armée israélienne envisagerait de se redéployer tout autour du territoire de plus de deux millions d’habitants vivant dans des conditions terribles selon l’ONU.Israël a pour objectif “d’entasser des centaines de milliers de déplacés” dans le sud de Gaza, “en préparation d’un déplacement forcé de la population vers l’Egypte ou d’autres pays”, a avancé la même source.- “Fenêtre d’opportunité” -Une deuxième source palestinienne a tout de même fait état de “progrès” sur les questions liées à l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza et l’échange d’otages contre des prisonniers palestiniens détenus par Israël.”Israël a démontré sa volonté de faire preuve de flexibilité dans les négociations”, a rétorqué un responsable israélien alors que les médias locaux rapportent qu’un nouveau plan de retrait de l’armée pourrait être présenté à Doha.Le responsable a accusé le Hamas de refuser de “faire des compromis” et de mener “une guerre psychologique visant à saboter les négociations”. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réaffirmé ces derniers jours les objectifs de son pays: libérer les otages toujours retenus, désarmer le Hamas et le chasser de Gaza.A Tel-Aviv, des milliers de personnes se sont rassemblées, comme chaque samedi soir, pour réclamer le retour des otages. “La fenêtre d’opportunité pour ramener chez eux tous les otages est ouverte pour le moment, mais ça ne sera pas le cas longtemps”, a pressé un ancien otage libéré, Eli Sharabi.

Gaza: la Défense civile annonce près de 30 morts, les négociations piétinent

La Défense civile locale a fait état d’au moins 29 morts samedi dans de nouvelles frappes israéliennes dans la bande de Gaza, à l’heure où les négociations indirectes pour un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas piétinent.Les deux belligérants s’accusent mutuellement d’enrayer ces négociations lancées le 6 juillet à Doha via les médiateurs internationaux -Qatar, Egypte, Etats-Unis-, pour mettre fin à une guerre dévastatrice à Gaza.Celle-ci a été déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël le 7 octobre 2023. En représailles, l’armée israélienne a lancé une offensive à Gaza qui a fait des dizaines de milliers de morts et provoqué un désastre humanitaire.Sept agences onusiennes ont averti samedi dans une déclaration commune que la pénurie de carburant à Gaza avait atteint un “niveau critique” et constituait un “nouveau fardeau insupportable” pour “une population au bord de la famine”.Dans la bande de Gaza assiégée, la Défense civile a fait état d’au moins 27 Palestiniens dont des enfants tués dans des frappes israéliennes avant l’aube et tôt le matin.Selon le porte-parole de cette organisation de premiers secours, huit Palestiniens dont des femmes et des enfants ont été tués dans des frappes nocturne contre des habitations à Gaza-ville (nord).Dans le camp de réfugiés de Nousseirat (centre), 10 personnes ont péri dans une frappe, a-t-il ajouté. Huit Palestiniens ont été tués tôt le matin près d’un point de distribution d’eau potable également à Nousseirat. Trois autres ont péri dans un raid contre le camp de déplacés d’Al-Mawassi (sud), selon lui.- “Déplacement forcé” -L’armée israélienne, interrogée par l’AFP, a dit examiner ces informations.Tous les jours, la Défense civile rapporte des morts dans les bombardements israéliens sur le territoire. Des images de l’AFP montrent quasi quotidiennement des dépouilles dont celles d’enfants transportées dans des hôpitaux de Gaza. Compte tenu des restrictions imposées aux médias par Israël qui assiège Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans et affirmations des différentes parties.L’attaque du 7-Octobre a fait 1.219 morts du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées lors de l’attaque du 7-Octobre, 49 sont toujours retenues à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.Au moins 57.882 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne de représailles israéliennes dans le territoire palestinien, selon des données du ministère de la Santé à Gaza, jugées fiables par l’ONU.Samedi, une source palestinienne proche des pourparlers a dit que le Hamas rejetait “totalement” un plan d’Israël qui prévoit “le maintien de (ses) forces sur plus de 40% de la superficie de Gaza”.Les négociations à Doha rencontrent “des obstacles et des difficultés”, a-t-elle dit à l’AFP, en mettant en cause “l’insistance d’Israël” sur ce plan.Selon elle, l’armée israélienne envisagerait de se redéployer tout autour du territoire de plus de deux millions d’habitants vivant dans des conditions terribles selon l’ONU.Israël a pour objectif “d’entasser des centaines de milliers de déplacés” dans le sud de Gaza, “en préparation d’un déplacement forcé de la population vers l’Egypte ou d’autres pays”, a avancé la même source.- “Fenêtre d’opportunité” -Une deuxième source palestinienne a tout de même fait état de “progrès” sur les questions liées à l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza et l’échange d’otages contre des prisonniers palestiniens détenus par Israël.”Israël a démontré sa volonté de faire preuve de flexibilité dans les négociations”, a rétorqué un responsable israélien alors que les médias locaux rapportent qu’un nouveau plan de retrait de l’armée pourrait être présenté à Doha.Le responsable a accusé le Hamas de refuser de “faire des compromis” et de mener “une guerre psychologique visant à saboter les négociations”. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réaffirmé ces derniers jours les objectifs de son pays: libérer les otages toujours retenus, désarmer le Hamas et le chasser de Gaza.A Tel-Aviv, des milliers de personnes se sont rassemblées, comme chaque samedi soir, pour réclamer le retour des otages. “La fenêtre d’opportunité pour ramener chez eux tous les otages est ouverte pour le moment, mais ça ne sera pas le cas longtemps”, a pressé un ancien otage libéré, Eli Sharabi.

Euro-2025: un quart et pas de “calculs” pour les Bleues

“Pas de calculs”: avec six points en deux matches, les Bleues peuvent se hisser en quarts de l’Euro et terminer en tête de leur groupe si elles ne perdent pas dimanche (21h00) contre les Pays-Bas, un scénario pas forcément à leur avantage.Être première de sa poule impliquerait pour l’équipe de France une possible demi-finale contre les championnes du monde espagnoles, un obstacle de taille pour des Bleues en quête d’un premier titre.Contre les “Oranje”, même une défaite avec un maximum de deux buts d’écart suffirait à assurer la deuxième place et donc la qualification. “Nous avons une très bonne équipe et parfois il y a des miracles qui se passent”, a lancé le sélectionneur néerlandais Andries Jonker, faisant référence à deux reprises à la “remontada” de 2017 entre le PSG et le FC Barcelone (4-0, 6-1). Une élimination reste néanmoins possible en cas de revers de plus de trois buts, scénario qui n’est plus arrivé en compétition internationale depuis l’Euro en 2009 contre l’Allemagne (5-1).Mais les Bleues le répètent, elles ne feront “pas de calculs” contre les Néerlandaises, a insisté vendredi l’attaquante remplaçante Kelly Gago car “il faut battre tout le monde pour gagner le titre”, avait déjà estimé la veille Kadidiatou Diani. – “Pas prendre de risque” avec Lakrar et Mbock -Pour Clara Mateo, les tricolores sont “des compétitrices”: “on donnera tout, on prend ce match très au sérieux”, avait-elle assuré après la victoire (4-1) face aux Galloises mercredi, qui suivait le succès inaugural quatre jours plus tôt contre les Anglaises, championnes d’Europe en titre.”On veut rester sur cette bonne dynamique de victoires, c’est important pour la tête”, avait affirmé la vice-capitaine Grace Geyoro.”Je m’efforce de leur dire, il faut rester focalisé sur le jeu car c’est le jeu qui nous permettra d’aller chercher les victoires”, a soutenu de son côté Laurent Bonadei, interrogé mercredi sur le potentiel tableau compliqué de son équipe.Pour envisager l’Espagne dans le dernier carré, il faudra déjà franchir ce cap des Pays-Bas dimanche (21h, et diffusé finalement sur France 2) pour disputer un autre choc en quarts soit contre la Suède soit contre l’Allemagne, qui s’affrontent samedi à Zurich, et qui pointent elles aussi parmi les favorites.La première place du groupe a tout de même un avantage considérable: celui de jouer seulement le 19 juillet (17 juillet en cas de deuxième place), laissant six jours de récupération et de préparation à Griedge Mbock, blessée au mollet droit, et à Maëlle Lakrar, touchée à la cuisse gauche.Ce laps de temps ne sera pas un luxe pour les deux défenseuses, qui se sont entrainées avec l’ensemble du groupe samedi matin au camp de base de l’équipe de France, comme la veille, sans forcer totalement.Le staff ne prendra aucun risque les concernant contre les Néerlandaises, préférant certainement aligner la jeune charnière Alice Sombath – Thiniba Samoura (21 ans), qui devra tenir face à la pression des Oranje devant marquer au moins trois buts pour voir les quarts. Ce défi sera beaucoup plus compliqué pour les deux jeunes que le match contre le pays de Galles, contre qui la défense centrale a été solide sans pleinement rassurer.Concernant Griedge, “ce serait prématuré de la faire commencer ce match, je pense. C’était une bonne surprise de la voir dans les jeux, au niveau des appuis, de voir qu’elle n’avait aucune douleur et qu’elle était réactive”, a expliqué samedi devant la presse le sélectionneur français qui n’a toujours pas pris sa décision pour la charnière centrale de dimanche soir, Les deux “montent en puissance” mais le staff ne voudra pas “pas prendre de risque”.A l’inverse, Laurent Bonadei a un choix pléthorique en attaque mais le sélectionneur devrait aligner le même trio que face aux Anglaises: les ailières en grande forme Delphine Cascarino et Sandy Baltimore et l’avant-centre vedette Marie-Antoinette Katoto, qui est de nouveau sortie de l’ombre lors de l’entrée en lice des Bleues après plusieurs semaines compliquées.

Mondial des clubs: les hommes forts de Chelsea

De l’entraîneur Enzo Maresca au génial Cole Palmer en passant par l’attaquant-surprise Joao Pedro ou les milieux Moises Caicedo et Enzo Fernandez: Chelsea s’appuie sur plusieurs piliers au moment de défier le PSG en finale du Mondial des clubs, dimanche (21h00 française/19h00 GMT). Enzo Maresca: artisan du réveil des BluesLe technicien de 45 ans a réveillé des Blues moribonds depuis plusieurs saisons. Alors que le nouveau propriétaire, le groupe BlueCo de l’Américain Todd Boehly qui a racheté Chelsea au Russe Roman Abramovitch en 2022, a accumulé les dépenses inconsidérées sur le marché des transferts sans grande réussite, l’ex-milieu de terrain italien a remis de l’ordre sur le plan sportif.Arrivé à l’été 2024 en remplacement de l’Argentin Mauricio Pochettino après avoir remporté le Championship (équivalent de la Ligue 2 en Angleterre) avec Leicester, Maresca est parvenu à arracher une quatrième place en Premier League, synonyme de retour en Ligue des champions, tout en offrant à Chelsea la seule Coupe d’Europe qui manquait à son palmarès, la Ligue Conférence.Adjoint de Pep Guardiola à Manchester City lors de la saison 2022/23 marquée par le triplé Ligue des champions-championnat-Coupe, le technicien transalpin est comme son illustre homologue espagnol un adepte du jeu de possession même s’il a procédé à de nombreux essais durant le Mondial en utilisant pas moins de 27 joueurs en six matches.Cole Palmer, l’atout-maîtreL’international anglais constituera la principale menace pour les Parisiens en finale. L’attaquant de 23 ans, véritable leader technique de Chelsea, est capable par ses dribbles, ses ouvertures et son sens du but de faire très mal à l’adversaire et le PSG devra l’avoir à l’oeil. Révélé la saison dernière au plus haut niveau et fort de statistiques impressionnantes (22 buts, 11 passes décisives), il a été élu meilleur jeune de Premier League à l’issue de l’exercice 2023/24 avant de briller à l’Euro dans un rôle de joker de luxe. C’est lui qui a délivré la passe décisive sur le but salvateur d’Ollie Watkins à la 90e minute contre les Pays-Bas en demi-finales (2-1) avant d’égaliser en finale face à l’Espagne, trois minutes après son entrée en jeu. Ce qui n’a pas empêché le sacre de la Roja et une nouvelle désillusion pour les Three Lions, battus 2-1. Bref, un talent pur dont Paris devra grandement se méfier.Joao Pedro, la recrue-chocLe jeune attaquant brésilien n’aura pas mis longtemps pour faire parler de lui sous les couleurs de Chelsea. Une semaine à peine après avoir été transféré de Brighton pour près de 70 millions d’euros et avoir débarqué dans la foulée aux Etats-Unis, le joueur de 23 ans s’est mué en héros en réalisant un doublé en demi-finales contre Fluminense, son club formateur (2-0), pour sa toute première titularisation.Nouveau symbole de la frénésie d’achats de BlueCo, Joao Pedro a pourtant tout de la bonne pioche, d’autant qu’il a déjà largement pris ses marques en Angleterre puisqu’il a été débauché par Watford en 2020.Pedro Neto, le feu folletLe Portugais de 25 ans a crevé l’écran au cours de cette Coupe du monde. L’ex-joueur de Wolverhampton a inscrit trois buts mais a également frappé les esprits par son incessante activité sur le côté droit. Le tout récent vainqueur de la Ligue des nations avec sa sélection a l’art de déstabiliser les défenses grâce à ses crochets même s’il aura un sacré client devant lui en finale avec son compatriote Nuno Mendes, devenu une référence mondiale au poste d’arrière gauche.Le gaucher a jusqu’ici parfaitement profité de cette épreuve pour se racheter après une première saison assez décevante à Londres et aura une ultime opportunité en finale pour convaincre définitivement ses versatiles dirigeants de le garder.          Moises Caicedo-Enzo Fernandez, la loi du milieuLes deux joueurs sont les deux plaques tournantes du milieu des Blues. Dans son rôle de demi-défensif, l’Equatorien Caicedo a la charge de la première relance alors que Fernandez, champion du monde avec l’Argentine, évolue un cran devant, plus proche du secteur offensif. De leur capacité à résister au trio magique de l’entre-jeu parisien (Vitinha-Joao Neves-Fabian Ruiz) dépendra le sort de Chelsea en finale. Il faudra surtout surveiller l’état physique de Caicedo, touché à une cheville en demi-finales.