La vague de protestation en Iran étouffée par la répression

La vague de protestation en Iran a pour l’instant été étouffée par une violente répression qui a fait des milliers de morts, ont estimé vendredi des experts et des ONG, près de trois semaines après le début du mouvement de contestation.Si le mouvement semble marquer le pas, le fils de l’ancien chah d’Iran s’est dit convaincu que la République islamique allait “tomber”. “Ce n’est pas une question de +si+, mais de +quand+”, a lancé Reza Pahlavi à la presse à Washington. Dans une publication sur les réseaux sociaux, il a appelé les Iraniens à descendre à nouveau dans la rue samedi et dimanche à 20H00 locales “dans la colère et la protestation”.Déclenchées le 28 décembre à Téhéran par des commerçants contre le coût de la vie, les manifestations ont véritablement pris de l’ampleur le 8 janvier, défiant ouvertement la République islamique mise en place en 1979.Les autorités ont alors coupé internet, une décision visant à cacher “la brutalité” de la répression, selon des groupes de défense des droits humains.Jeudi soir, début d’un pont férié de trois jours, les forces de sécurité étaient très présentes dans les rues de Téhéran, a constaté un journaliste de l’AFP.Cette riposte a “probablement étouffé le mouvement de protestation pour l’instant”, analyse l’Institut américain pour l’étude de la guerre. Mais, estime-t-il, le pouvoir ne pourra pas maintenir sur la durée la mobilisation générale de ses forces de sécurité, ce qui pourrait rendre “possible une reprise des manifestations”.Pour la première fois, les autorités ont livré vendredi un chiffre pour les arrestations: quelque 3.000 personnes ont été interpellées, selon des responsables de la sécurité cités par l’agence de presse iranienne Tasnim, qui pointe du doigt “des individus armés” et “des membres d’organisations terroristes”.- “Témoignages horrifiants” -La réalité est bien plus noire, avance Iran Human Rights (IHR). Cette ONG basée en Norvège fait désormais état de quelque 20.000 arrestations et au moins 3.428 personnes tuées, des cas vérifiés par elle-même ou via des sources indépendantes. D’autres évaluations donnent plus de 5.000 morts, voire 20.000, selon IHR, la coupure d’internet rendant difficile le travail de vérification pour les ONG et les médias. Ce blocage a battu le record de celui imposé durant les grandes manifestations de 2019, souligne l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks.Pour Mahmood Amiry-Moghaddam, directeur de IHR, les autorités iraniennes ont “commis l’un des crimes les plus graves de notre époque”. Il invoque “des témoignages directs horrifiants” faisant état de “manifestants abattus alors qu’ils tentaient de fuir, de l’utilisation d’armes de guerre et de l’exécution en pleine rue de manifestants blessés”.”Les massacres perpétrés par les forces de sécurité iraniennes depuis le 8 janvier sont sans précédent dans le pays”, estime aussi Lama Fakih, directrice de programme à l’ONG Human Rights Watch.Une ressortissante franco-iranienne a été blessée en Iran, a dit vendredi à l’AFP et Radio France le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, sans plus de détail. La chaîne d’opposition Iran International, opérant depuis l’étranger, affirme pour sa part qu’au moins 12.000 personnes ont été tuées, citant de hautes sources gouvernementales et sécuritaires.- Appel Poutine-Pezeshkian -Sur le front diplomatique, la menace d’une nouvelle action militaire des Etats-Unis contre l’Iran semble s’éloigner, après que ses alliés du Golfe sont intervenus auprès de Donald Trump.Le président américain avait multiplié ces dernières semaines les menaces d’intervention, avant d’affirmer mercredi avoir été informé “par des sources très importantes” que “les tueries ont pris fin”.Alors que Vladimir Poutine ne s’était pas encore exprimé publiquement sur la situation en Iran, il s’est entretenu vendredi avec le président iranien, qui l’a remercié du soutien de Moscou.La veille, lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies, l’ambassadeur russe Vassili Nebenzia avait reproché aux Etats-unis “d’attiser les tensions et d’alimenter l’hystérie”.Le Kremlin a annoncé que M. Poutine avait également discuté avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. Ce dernier avait parlé jeudi à Donald Trump, en lui demandant, selon le New York Times, de ne pas intervenir militairement.L’Arabie saoudite, le Qatar et Oman avaient également mis en garde Donald Trump contre le risque “de graves répercussions pour la région”, selon un haut responsable saoudien interrogé par l’AFP.”Toutes les options restent sur la table côté américain”, a toutefois spécifié jeudi la Maison Blanche, précisant que le président américain avait averti Téhéran de “sérieuses conséquences” si la répression du mouvement de contestation continuait.

Groenland: Trump menace de droits de douane les pays qui ne soutiennent pas son plan

Le président américain Donald Trump a menacé vendredi de droits de douane les pays qui ne soutiendraient pas son plan pour acquérir le Groenland, au moment où une délégation bipartisane du Congrès américain est à Copenhague pour une visite de soutien au Danemark et au Groenland.”Je vais peut-être imposer des droits de douane sur des …

Groenland: Trump menace de droits de douane les pays qui ne soutiennent pas son plan Read More »

En plein conflit avec les Kurdes, le président syrien reconnaît leurs droits nationaux

Le président syrien Ahmad al-Chareh a annoncé vendredi soir reconnaître par décret les droits nationaux des Kurdes dont la langue sera désormais officielle, au moment où il est engagé dans un conflit avec les forces kurdes qui contrôlent le nord du pays.Pour la première fois depuis l’indépendance de la Syrie en 1946, la langue kurde …

En plein conflit avec les Kurdes, le président syrien reconnaît leurs droits nationaux Read More »

Venezuela: arrivée à Caracas d’un premier avion transportant des migrants expulsés des Etats-Unis depuis la capture de Maduro

Un avion transportant 231 migrants vénézuéliens expulsés des Etats-Unis est arrivé vendredi vers 10H30 (14H30 GMT) en provenance de l’Arizona à l’aéroport Maiquetia de Caracas, ont constaté des journalistes de l’AFP sur place. C’est le premier vol de ce genre depuis la capture le 3 janvier du président vénézuélien, Nicolas Maduro, et sous la présidence par …

Venezuela: arrivée à Caracas d’un premier avion transportant des migrants expulsés des Etats-Unis depuis la capture de Maduro Read More »

Trump says no reason ‘right now’ for Insurrection Act in Minnesota

US President Donald Trump said Friday there was no immediate need to invoke the Insurrection Act over protests against immigration raids in Minnesota, a day after threatening to use the law.But in a move that would inflame the standoff between the White House and Minnesota, CBS News reported that the Justice Department was investigating Minnesota governor Tim Walz and Minneapolis mayor Jacob Frey for impeding federal officers. They have both called for peaceful protests against immigration sweeps in their state. The DOJ did not respond to a request for comment.Amid the escalating row between Trump and Minnesota leaders this week, the president threatened the drastic measure that would have allowed him to deploy the military to police the protests.”If I needed it, I would use it. I don’t think there is any reason right now to use it,” Trump told reporters at the White House when asked about the law that grants the deployment of soldiers on US soil.The Insurrection Act allows a president to sidestep the Posse Comitatus Act to suppress “armed rebellion” or “domestic violence” and use the armed forces “as he considers necessary” to enforce the 19th-century law.Crowds of protesters have clashed with immigration officers across the city of Minneapolis, opposing their efforts to target undocumented migrants with some officers responding with violence.Demonstrations dramatically expanded following the killing of Renee Nicole Good, 37, by an Immigration and Customs Enforcement (ICE) officer in Minneapolis on January 7 as the Trump administration pressed operations to catch undocumented migrants.- ‘Incitement of violence’ -Federal agents fired their weapons in two separate incidents, wounding a man from Venezuela Wednesday, and in Good’s killing last week.Federal prosecutors also charged a man with stealing a rifle from an FBI vehicle and he is due in court Friday.US Attorney Daniel Rosen claimed that local officials were responsible for the “incitement of violence against federal law enforcement… which resulted here in the theft of a firearm from an FBI vehicle.”A woman was roughly pulled from her car by officers Tuesday, an AFP correspondent saw, amid the escalating deployment of federal officers to the state.Proponents of immigration enforcement have also begun to face off with those who oppose it in the state, leading to tense encounters.The Minnesota Star Tribune newspaper reported that divisions within the anti-ICE movement were beginning to emerge over how aggressively to resist the enforcement efforts. Activists have also become increasingly wary of “far-right provocateurs trying to bait demonstrators into rioting,” the publication reported.Minnesota’s American Civil Liberties Union (ACLU) chapter has reported an uptick in complaints against ICE officers.Democratic Minnesota Governor Tim Walz accused federal agents of waging “a campaign of organized brutality against the people of Minnesota,” in a video posted to X Wednesday night. On Wednesday, the family of Good announced that they had retained a top law firm to probe the killing ahead of launching possible legal action against the officer and the government.The lawyers demanded Thursday that federal officials — including the officer who fired the shots that killed Good — preserve records and evidence relating to the incident.

Syrian president declares Kurdish a national language

Syrian President Ahmed al-Sharaa issued a decree on Friday declaring Kurdish a “national language”, in an apparent gesture of good will towards the minority following clashes in recent days.The decree is the first formal recognition of Kurdish national rights since Syria’s independence in 1946.It stated Kurds were “an essential and integral part” of Syria, where they have suffered decades of marginalisation and oppression under former rulers.The decree makes Kurdish a “national language” that can be taught in public schools in areas where the minority community is heavily present.Sharaa also made the Kurdish new year, Nowruz, which falls on March 21, an official holiday and granted nationality to Kurds, as 20 percent of them had been stripped of it under a controversial 1962 census.In a televised address announcing the decree, Sharaa urged Kurds to “actively participate in building this nation”, vowing to “guarantee” their rights.- Impasse -The announcement came as progress to implement a March deal to integrate the Kurds’ de facto autonomous administration in the north into the state has stalled.Senior Kurdish political figure Salih Muslim told AFP he viewed the decree as “an attempt to evade the rights of the Kurdish people and to divide them”.The US-backed, Kurdish-led Syrian Democratic Forces control swathes of Syria’s oil-rich north and northeast, much of which it captured during the country’s civil war and the fight against the Islamic State group over the past decade.The country’s population of 20 million has around two million Kurds, 1.2 million of them in the northeast, according to Syria expert Fabrice Balanche. Syria’s Islamist-led government is seeking to extend its authority across the country following the ouster of longtime leader Bashar al-Assad a year ago.Kurdish forces were driven out of two Aleppo city neighbourhoods by the Syrian army last week.- Battles -The Syrian army then deployed reinforcements near Deir Hafer, some 50 kilometres (30 miles) east of Aleppo, ordering Kurdish fighters to leave the area.SDF leader Mazloum Abdi announced on X that “based on calls from friendly countries and mediators… we have decided to withdraw our forces tomorrow morning at 7:00 am (0400 GMT)” east of Aleppo “towards redeployment in areas east of the Euphrates”.The defence ministry in Damascus welcomed Abdi’s announcement, saying Syrian army troops will be deployed in the areas the SDF will withdraw from. Earlier on Friday, SDF spokesman Farhad Shami told AFP that a delegation from the US-led anti-jihadist coalition had met with them in Deir Hafer that day. That evening, the Syrian army struck what it said were Kurdish positions in Deir Hafer.The SDF said the town was “currently under heavy artillery bombardment”.- Civilians fleeing -The Syrian army had given civilians a deadline to flee the area before starting its attacks, with at least 4,000 people leaving according to Syrian authorities.The military had used the same tactic in the city of Aleppo last week, telling civilians to depart before shelling Kurdish-held districts. AFP correspondents saw some using a rickety bridge to cross a branch of the Euphrates River.”The SDF stopped us from leaving — that’s why we used an agricultural back road and then crossed the bridge,” said 60-year-old Abu Mohammad, who was accompanied by relatives.Civilians have been fleeing the area on back roads since Thursday.Syrian authorities had extended the deadline to flee until Friday, accusing the SDF of preventing civilians from leaving, a claim the group dismissed as “unfounded”.On Sunday, government troops took full control of Aleppo city after capturing two Kurdish-majority neighbourhoods.

L1: un doublé fracassant de Dembélé contre Lille chasse les doutes parisiens

Le Paris SG a rebondi grâce à un beau doublé d’Ousmane Dembélé et un but de Bradley Barcola contre Lille (3-0), vendredi quatre jours après son élimination en Coupe de France, et à quatre jours d’un déplacement de C1 à Lisbonne.Pour deux points, le champion de France en titre reprend provisoirement la tête de la Ligue 1 à Lens, qui accueille Auxerre samedi (17h00).Le match était peut-être charnière dans la saison du PSG: une nouvelle contre-performance après l’élimination surprise lundi en Coupe de France par le Paris FC (1-0), aurait pu lancer le club sur de mauvais rails en seconde partie de saison.Cela s’est d’ailleurs vu à la tension qui a habité l’entraîneur Luis Enrique en première mi-temps. L’Espagnol est parfois sorti de ses gonds pour réprimander un joueur ou pester contre le quatrième arbitre, qui lui demandait de ne pas dépasser sa zone technique.Mais le Ballon d’Or Ousmane Dembélé s’est chargé de tranquilliser tout le monde d’un doublé retentissant, deux beaux buts à des instants-clés. A la 13e minute, alors que Lille réalisait un bon début de match, le numéro 10 a expédié sa frappe lointaine sur le poteau rentrant de Berke Ozer, qui avait pourtant déplié son mètre 91.Puis à la 64e minute, il a mis fin à une longue période de maladresse parisienne dans la surface en lobant le pauvre Özer, définitivement décoiffé en retombant dans ses filets. Célébré par un Parc des Princes en fusion, Dembélé répondait ainsi à Olivier Giroud, qui avait lui-même lobé Lucas Chevalier dès l’entame avant que le ballon ne tape la barre transversale (2e).- Bonne lancée -En réussite vendredi, contrairement à sa première partie de saison mitigée, le gardien parisien a repoussé plusieurs tentatives lilloises, dont l’une de l’ancien “titi” Ethan Mbappé, qui a achevé de réveiller le club hôte au début du match (6e).Le récital d’Ousmane Dembélé, très en jambes jusqu’à son remplacement en fin de match, est la confirmation de son embellie des dernières semaines, après des mois de blessures et de méforme. Une excellente nouvelle pour Paris, qui apparaissait à court d’idées et d’énergie ces dernières semaines, après une première partie de saison valeureuse malgré une infirmerie remplie.Et d’ailleurs le reste de l’équipe, s’il a été solide vendredi, s’est parfois montré un peu terne, à l’image d’un Désiré Doué plusieurs fois mis en échec ou d’un Khvicha Kvaratskhelia aux dribbles stériles. En revanche, Senny Mayulu a mis fin à une période médiocre en récupérant le ballon sur le premier but, tout comme Bradley Barcola, auteur d’un but en profitant en opportuniste d’une erreur de l’arrière-garde lilloise en toute fin de match. Quant à Warren Zaïre-Emery, il a poursuivi sur sa bonne lancée, d’abord en latéral puis au milieu.C’est fort de ce bon résultat et de ces quelques progrès contre un Lille méritant (mais qui reste bloqué à la quatrième place) que le PSG se déplacera mardi à Lisbonne (21H00). Contre le Sporting Portugal en Ligue des champions, Paris devrait être encore plus déterminé à prouver, comme le disait Luis Enrique jeudi, qu’il était “la même équipe” qu’en 2025.