Trump fait état d’une frappe terrestre américaine au Venezuela contre le narcotrafic

Donald Trump a affirmé lundi que les Etats-Unis avaient détruit une zone de mise à quai utilisée par des bateaux accusés de participer au narcotrafic au Venezuela, une possible première frappe terrestre depuis le début de la campagne militaire américaine contre le trafic de drogue en Amérique latine.Les Etats-Unis exercent une forte pression sur Caracas depuis des mois, cherchant à pousser au départ le président Nicolas Maduro, accusé par Washington d’être à la tête d’un vaste réseau de narcotrafic.Ils ont mené jusqu’à présent une trentaine de frappes contre des embarcations de trafiquants présumés, faisant près de 107 morts dans les Caraïbes et le Pacifique.”Il y a eu une grande explosion sur la zone de mise à quai où ils chargent les bateaux de drogue. (…) Nous avons donc frappé tous les bateaux et maintenant nous frappons la zone, (…) et ça n’est plus là”, a déclaré lundi le président américain depuis sa résidence Mar-a-Lago, où il a reçu le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Il n’a pas révélé le lieu de cette frappe, précisant simplement qu’elle s’était produite “sur le rivage”. Il a également refusé de dire qui, de l’armée ou de la CIA, avait mené cette opération.De son côté, le gouvernement vénézuélien n’a fait aucun commentaire officiel sur une telle frappe.- Aucune victime -Donald Trump agitait depuis plusieurs semaines la menace de frappes terrestres visant des cartels de la drogue en Amérique latine, mais aucune attaque n’avait été encore confirmée à ce jour.Selon CNN et le New York times, il s’agit d’une frappe de drone qui a visé un débarcadère isolé utilisé par le gang de narcotrafiquants vénézuéliens du Tren de Aragua pour stocker de la drogue et la charger sur des bateaux bateau en vue de son expédition.Personne ne se trouvait sur place au moment de la frappe, il n’y a donc eu aucune victime, toujours selon ces deux médias, s’appuyant sur des sources anonymes familières du dossier. L’opération a été menée par la CIA, toujours selon ces deux médias.Le président Trump était interrogé par des journalistes après une allusion à une telle frappe dans un entretien diffusé vendredi.Dans une interview radio avec le milliardaire John Catsimatidis, l’un de ses soutiens, Donald Trump avait affirmé que les Etats-Unis avaient frappé une “grande installation d’où viennent les navires” servant selon lui à la production de bateaux utilisés pour le narcotrafic.”Il y a deux nuits, nous l’avons détruite. Donc nous les avons frappés très durement”, avait-il assuré, laissant donc entendre que l’opération a eu lieu le mercredi 24 décembre.- Nouvelle frappe contre un navire -Interrogés par l’AFP, ni le Pentagone, ni la Maison Blanche n’avaient confirmé ces déclarations.L’attaque pourrait considérablement aggraver les tensions avec le président vénézuélien Nicolas Maduro, dont les Etats-Unis tentent d’obtenir la démission par leur pression militaire dans les Caraïbes.Lundi, l’armée américaine a par ailleurs fait état d’une nouvelle frappe dans l’est du Pacifique contre un navire “impliqué dans des opérations de narcotrafic”, lors de laquelle deux personnes ont été tuées.Jusqu’à présent, l’administration américaine n’a pas apporté de preuves démontrant que ces embarcations visées transportent effectivement de la drogue.Washington a déployé un important dispositif militaire dans les Caraïbes et imposé au Venezuela un blocus visant des pétroliers sous sanctions.Nicolas Maduro dément les accusations américaines, et assure que les Etats-Unis cherchent à le renverser pour s’emparer du pétrole vénézuélien, principale ressource du pays.

En Floride, Trump et Netanyahu mettent en garde le Hamas et l’Iran

Donald Trump et Benjamin Netanyahu ont fait front commun lundi en Floride contre l’Iran et toute tentative de réarmement, ainsi que face au Hamas, menacé par le président américain en cas de non-respect de la deuxième phase de la trêve à Gaza. Depuis les pupitres d’une conférence de presse commune organisée dans la résidence Mar-à-Lago du …

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Feu vert à la poursuite du chantier de l’A69

La cour administrative d’appel de Toulouse a sans surprise autorisé mardi la poursuite du chantier contesté de l’autoroute A69 entre Toulouse et Castres, en rétablissant son autorisation environnementale qui avait été annulée en première instance.Conformément aux recommandations du rapporteur public, les magistrats d’appel ont estimé que “le projet de liaison autoroutière doit être regardé comme répondant à une raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM)”.Selon la cour, c’est donc “à tort” que le tribunal administratif de Toulouse avait, le 27 février, annulé l’autorisation environnementale de ce projet, conduisant à stopper temporairement les travaux de ces 53 km de voie rapide.Le tribunal avait alors estimé que les lourdes atteintes à l’environnement n’étaient justifiées par aucune RIIPM puisque l’enclavement des villes de Castres et Mazamet, principal argument des promoteurs de l’autoroute, n’était pas démontré.Mais, à l’inverse, la cour juge qu’il n’est pas “nécessaire de justifier d’une situation critique ou de tension particulière quant à l’enclavement ou au décrochage démographique et économique du bassin de vie de Castres-Mazamet” pour autoriser le projet.L’autoroute “permettra de relier dans des meilleures conditions le bassin de vie de Castres Mazamet, qui compte plus de 130.000 habitants, à la métropole de Toulouse”, explique la cour, dans un communiqué sur sa décision.- “Décision majeure” -Elle estime en outre qu’il n’existe “pas de solution alternative satisfaisante à la création d’un nouveau tronçon autoroutier” et que “le maintien des espèces protégées” n’est pas menacé “car des mesures compensatoires efficaces sont prévues”.Avant même que la cour ne communique sur cette décision, le ministère des Transports a salué “une décision majeure” qui “permet d’envisager la livraison, très attendue par le territoire, de cette infrastructure structurante, à l’horizon d’octobre 2026”.Atosca, futur concessionnaire de l’autoroute qui supervise actuellement les travaux, “accueille favorablement la décision de la cour administrative d’appel de Toulouse, qui valide la raison impérative d’intérêt public majeur et l’autorisation environnementale de l’autoroute A69 dans toutes ses composantes, permettant de poursuivre sans ambiguïté le chantier”.”Cette décision tranche le débat sur le fond et confirme la nécessité d’une infrastructure attendue depuis plusieurs décennies par le sud du Tarn”, indique Atosca, dans un communiqué.Du côté des opposants, en revanche, la décision de la cour d’appel est jugée “incompréhensible” et “décevante”.”Nous engageons un pourvoi en cassation immédiatement: la décision à venir du Conseil d’Etat sera rendue avant la mise en service fantasmée par le ministre Tabarot”, a affirmé leur principal collectif, La Voie est libre (LVEL).- “Chantier de la honte” -Les anti-A69 soulignent que l’arrêt était de toute façon “prévisible”, du fait que plusieurs magistrats de la cour, parties prenantes de cette décision, avaient déjà participé à celle autorisant une reprise anticipée des travaux, en mai.”Lorsque des magistrats ayant déjà jugé en procédure accélérée avaient refusé de se récuser pour statuer sur le fond, on est en droit de se questionner sur leur impartialité!”, fustige LVEL.Parallèlement à son pourvoi, le collectif entend poursuivre sa contestation devant les tribunaux, notamment par la voie pénale.Le 12 janvier, une juge du tribunal de Toulouse, saisie en urgence, doit ainsi statuer sur des dépassements non-autorisés du chantier, en “violation manifeste de l’ordre public environnemental”, selon le parquet de Toulouse.Face à cette expansion illégale de l’emprise des travaux, les préfets de Haute-Garonne et du Tarn ont d’ores et déjà pris des arrêtés pour faire interdire la poursuite des travaux qui s’y déroulent.”D’autres actions juridiques sont à venir, avec un volet pénal bien chargé, qui n’a pas dévoilé toutes ses surprises et qui pourrait bien suspendre à nouveau ce chantier de la honte”, espèrent les militants de LVEL.Sur le terrain, “les équipes vont désormais se concentrer sur les travaux qui reprendront à l’issue des congés de fin d’année”, annonce Atosca, dans son communiqué.Le concessionnaire entend lancer “courant janvier” une dernière étape décisive de ce chantier: la pose des quelque 500.000 tonnes de revêtement de la future autoroute qui doit être produite par deux centrales d’enrobé à chaud, installées depuis l’automne à proximité immédiate du chantier, dans le Tarn, et qui étaient jusqu’à présent en phase de test.

Feu vert à la poursuite du chantier de l’A69

La cour administrative d’appel de Toulouse a sans surprise autorisé mardi la poursuite du chantier contesté de l’autoroute A69 entre Toulouse et Castres, en rétablissant son autorisation environnementale qui avait été annulée en première instance.Conformément aux recommandations du rapporteur public, les magistrats d’appel ont estimé que “le projet de liaison autoroutière doit être regardé comme répondant à une raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM)”.Selon la cour, c’est donc “à tort” que le tribunal administratif de Toulouse avait, le 27 février, annulé l’autorisation environnementale de ce projet, conduisant à stopper temporairement les travaux de ces 53 km de voie rapide.Le tribunal avait alors estimé que les lourdes atteintes à l’environnement n’étaient justifiées par aucune RIIPM puisque l’enclavement des villes de Castres et Mazamet, principal argument des promoteurs de l’autoroute, n’était pas démontré.Mais, à l’inverse, la cour juge qu’il n’est pas “nécessaire de justifier d’une situation critique ou de tension particulière quant à l’enclavement ou au décrochage démographique et économique du bassin de vie de Castres-Mazamet” pour autoriser le projet.L’autoroute “permettra de relier dans des meilleures conditions le bassin de vie de Castres Mazamet, qui compte plus de 130.000 habitants, à la métropole de Toulouse”, explique la cour, dans un communiqué sur sa décision.- “Décision majeure” -Elle estime en outre qu’il n’existe “pas de solution alternative satisfaisante à la création d’un nouveau tronçon autoroutier” et que “le maintien des espèces protégées” n’est pas menacé “car des mesures compensatoires efficaces sont prévues”.Avant même que la cour ne communique sur cette décision, le ministère des Transports a salué “une décision majeure” qui “permet d’envisager la livraison, très attendue par le territoire, de cette infrastructure structurante, à l’horizon d’octobre 2026”.Atosca, futur concessionnaire de l’autoroute qui supervise actuellement les travaux, “accueille favorablement la décision de la cour administrative d’appel de Toulouse, qui valide la raison impérative d’intérêt public majeur et l’autorisation environnementale de l’autoroute A69 dans toutes ses composantes, permettant de poursuivre sans ambiguïté le chantier”.”Cette décision tranche le débat sur le fond et confirme la nécessité d’une infrastructure attendue depuis plusieurs décennies par le sud du Tarn”, indique Atosca, dans un communiqué.Du côté des opposants, en revanche, la décision de la cour d’appel est jugée “incompréhensible” et “décevante”.”Nous engageons un pourvoi en cassation immédiatement: la décision à venir du Conseil d’Etat sera rendue avant la mise en service fantasmée par le ministre Tabarot”, a affirmé leur principal collectif, La Voie est libre (LVEL).- “Chantier de la honte” -Les anti-A69 soulignent que l’arrêt était de toute façon “prévisible”, du fait que plusieurs magistrats de la cour, parties prenantes de cette décision, avaient déjà participé à celle autorisant une reprise anticipée des travaux, en mai.”Lorsque des magistrats ayant déjà jugé en procédure accélérée avaient refusé de se récuser pour statuer sur le fond, on est en droit de se questionner sur leur impartialité!”, fustige LVEL.Parallèlement à son pourvoi, le collectif entend poursuivre sa contestation devant les tribunaux, notamment par la voie pénale.Le 12 janvier, une juge du tribunal de Toulouse, saisie en urgence, doit ainsi statuer sur des dépassements non-autorisés du chantier, en “violation manifeste de l’ordre public environnemental”, selon le parquet de Toulouse.Face à cette expansion illégale de l’emprise des travaux, les préfets de Haute-Garonne et du Tarn ont d’ores et déjà pris des arrêtés pour faire interdire la poursuite des travaux qui s’y déroulent.”D’autres actions juridiques sont à venir, avec un volet pénal bien chargé, qui n’a pas dévoilé toutes ses surprises et qui pourrait bien suspendre à nouveau ce chantier de la honte”, espèrent les militants de LVEL.Sur le terrain, “les équipes vont désormais se concentrer sur les travaux qui reprendront à l’issue des congés de fin d’année”, annonce Atosca, dans son communiqué.Le concessionnaire entend lancer “courant janvier” une dernière étape décisive de ce chantier: la pose des quelque 500.000 tonnes de revêtement de la future autoroute qui doit être produite par deux centrales d’enrobé à chaud, installées depuis l’automne à proximité immédiate du chantier, dans le Tarn, et qui étaient jusqu’à présent en phase de test.

Feu vert à la poursuite du chantier de l’A69

La cour administrative d’appel de Toulouse a sans surprise autorisé mardi la poursuite du chantier contesté de l’autoroute A69 entre Toulouse et Castres, en rétablissant son autorisation environnementale qui avait été annulée en première instance.Conformément aux recommandations du rapporteur public, les magistrats d’appel ont estimé que “le projet de liaison autoroutière doit être regardé comme répondant à une raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM)”.Selon la cour, c’est donc “à tort” que le tribunal administratif de Toulouse avait, le 27 février, annulé l’autorisation environnementale de ce projet, conduisant à stopper temporairement les travaux de ces 53 km de voie rapide.Le tribunal avait alors estimé que les lourdes atteintes à l’environnement n’étaient justifiées par aucune RIIPM puisque l’enclavement des villes de Castres et Mazamet, principal argument des promoteurs de l’autoroute, n’était pas démontré.Mais, à l’inverse, la cour juge qu’il n’est pas “nécessaire de justifier d’une situation critique ou de tension particulière quant à l’enclavement ou au décrochage démographique et économique du bassin de vie de Castres-Mazamet” pour autoriser le projet.L’autoroute “permettra de relier dans des meilleures conditions le bassin de vie de Castres Mazamet, qui compte plus de 130.000 habitants, à la métropole de Toulouse”, explique la cour, dans un communiqué sur sa décision.- “Décision majeure” -Elle estime en outre qu’il n’existe “pas de solution alternative satisfaisante à la création d’un nouveau tronçon autoroutier” et que “le maintien des espèces protégées” n’est pas menacé “car des mesures compensatoires efficaces sont prévues”.Avant même que la cour ne communique sur cette décision, le ministère des Transports a salué “une décision majeure” qui “permet d’envisager la livraison, très attendue par le territoire, de cette infrastructure structurante, à l’horizon d’octobre 2026”.Atosca, futur concessionnaire de l’autoroute qui supervise actuellement les travaux, “accueille favorablement la décision de la cour administrative d’appel de Toulouse, qui valide la raison impérative d’intérêt public majeur et l’autorisation environnementale de l’autoroute A69 dans toutes ses composantes, permettant de poursuivre sans ambiguïté le chantier”.”Cette décision tranche le débat sur le fond et confirme la nécessité d’une infrastructure attendue depuis plusieurs décennies par le sud du Tarn”, indique Atosca, dans un communiqué.Du côté des opposants, en revanche, la décision de la cour d’appel est jugée “incompréhensible” et “décevante”.”Nous engageons un pourvoi en cassation immédiatement: la décision à venir du Conseil d’Etat sera rendue avant la mise en service fantasmée par le ministre Tabarot”, a affirmé leur principal collectif, La Voie est libre (LVEL).- “Chantier de la honte” -Les anti-A69 soulignent que l’arrêt était de toute façon “prévisible”, du fait que plusieurs magistrats de la cour, parties prenantes de cette décision, avaient déjà participé à celle autorisant une reprise anticipée des travaux, en mai.”Lorsque des magistrats ayant déjà jugé en procédure accélérée avaient refusé de se récuser pour statuer sur le fond, on est en droit de se questionner sur leur impartialité!”, fustige LVEL.Parallèlement à son pourvoi, le collectif entend poursuivre sa contestation devant les tribunaux, notamment par la voie pénale.Le 12 janvier, une juge du tribunal de Toulouse, saisie en urgence, doit ainsi statuer sur des dépassements non-autorisés du chantier, en “violation manifeste de l’ordre public environnemental”, selon le parquet de Toulouse.Face à cette expansion illégale de l’emprise des travaux, les préfets de Haute-Garonne et du Tarn ont d’ores et déjà pris des arrêtés pour faire interdire la poursuite des travaux qui s’y déroulent.”D’autres actions juridiques sont à venir, avec un volet pénal bien chargé, qui n’a pas dévoilé toutes ses surprises et qui pourrait bien suspendre à nouveau ce chantier de la honte”, espèrent les militants de LVEL.Sur le terrain, “les équipes vont désormais se concentrer sur les travaux qui reprendront à l’issue des congés de fin d’année”, annonce Atosca, dans son communiqué.Le concessionnaire entend lancer “courant janvier” une dernière étape décisive de ce chantier: la pose des quelque 500.000 tonnes de revêtement de la future autoroute qui doit être produite par deux centrales d’enrobé à chaud, installées depuis l’automne à proximité immédiate du chantier, dans le Tarn, et qui étaient jusqu’à présent en phase de test.

En Floride, Trump et Netanyahu mettent en garde le Hamas et l’Iran

Donald Trump et Benjamin Netanyahu ont fait front commun lundi en Floride contre l’Iran et toute tentative de réarmement, ainsi que face au Hamas, menacé par le président américain en cas de non-respect de la deuxième phase de la trêve à Gaza. Depuis les pupitres d’une conférence de presse commune organisée dans la résidence Mar-à-Lago du milliardaire, ce dernier a fermement mis en garde Téhéran, ennemi juré d’Israël, six mois après les frappes américaines contre son programme nucléaire.”J’espère qu’ils ne sont pas encore en train d’essayer de se réarmer, parce que s’ils le font, nous n’aurons pas d’autre choix que d’éliminer très rapidement ce réarmement”, qu’il s’agisse d’installations nucléaires ou de missiles balistiques, a-t-il averti.Un proche conseiller du guide suprême iranien a réagi dans la foulée, déclarant que “toute agression” envers son pays serait “immédiatement suivie d’une réponse très sévère”. “La capacité balistique et de défense de l’Iran ne peut être contenue” et ne nécessite “aucune autorisation”, a écrit sur X Ali Shamkhani.Le président américain a également minimisé les bruits faisant état de tensions avec le Premier ministre israélien.Israël a “respecté le plan” pour Gaza, a-t-il estimé, ajoutant n’être “préoccupé par rien de ce que fait Israël”.Donald Trump a en revanche pointé du doigt le mouvement islamiste palestinien Hamas et répété que son désarmement – un des points de la deuxième phase du plan pour Gaza – était nécessaire.- “Prix fort” -“S’ils ne se désarment pas comme ils s’y sont engagés” et “dans un délai relativement court”, “ils paieront le prix fort”, a-t-il menacé.La branche armée du Hamas a toutefois réaffirmé lundi qu’elle “ne renoncerait pas” aux armes “tant que l’occupation perdurera”.Benjamin Netanyahu, qui a qualifié son entrevue avec le républicain de “très productive”, a profité de sa visite pour remettre à Donald Trump la plus haute distinction civile du pays.”Nous n’avons jamais eu d’ami comme le président Trump à la Maison Blanche”, a-t-il apprécié.”Il peut être très difficile” mais Israël “n’existerait peut-être pas” sans le leadership dont Benjamin Netanyahu a fait preuve après les attaques sans précédent du Hamas le 7 octobre 2023, a salué le président américain.La rencontre entre les deux hommes était la cinquième aux Etats-Unis depuis le retour à la Maison Blanche de Donald Trump il y a près d’un an.Washington souhaite accélérer la cadence du plan de cessez-le-feu, fragile, en vigueur depuis octobre dans la bande de Gaza entre Israël et le Hamas – qui s’accusent mutuellement de fréquentes violations.- Avertissement envers l’Iran -Le passage vers sa deuxième phase, qui prévoit le désarmement du Hamas, un retrait progressif de l’armée israélienne de Gaza, la mise en place d’une autorité de transition et le déploiement d’une force internationale de stabilisation dans le territoire palestinien, piétine.Le média américain Axios rapporte que Washington veut faire des annonces concernant un gouvernement palestinien de technocrates comme autorité de transition pour Gaza dès janvier.Donald Trump s’est borné lundi à espérer que la “reconstruction” puisse commencer bientôt dans le territoire palestinien, dévasté par deux années d’une guerre déclenchée par l’attaque du 7 octobre 2023. Un des objectifs du déplacement de Benjamin Netanyahu visait à insister sur le “danger que posent l’Iran” et son programme balistique, “non seulement pour le Moyen-Orient mais aussi pour les Etats-Unis”, selon une porte-parole de son gouvernement.Il s’agit d’une “tentative de fabriquer un nouveau casus belli” contre l’Iran après “l’argument du nucléaire”, analyse Sina Toossi, chercheur au Centre pour la politique internationale (CIP) à Washington.L’Iran “se comporte peut-être mal” en cherchant à se réarmer mais reste intéressé par un accord avec Washington sur ses programmes nucléaires et balistiques, a estimé Donald Trump.Donald Trump a également espéré que Benjamin Netanyahu pourrait “s’entendre” avec le nouveau président syrien et ancien jihadiste, Ahmad al-Chareh, après des frappes d’Israël à la frontière syrienne et contre le Hezbollah libanais.

L’Arabie saoudite accuse les Emirats d’actes “extrêmement dangereux” au Yémen

L’Arabie saoudite a accusé mardi les Emirats arabes unis d’agir de façon “extrêmement dangereuse” au Yémen, où elle a frappé une cargaison d’armes en provenance d’Abou Dhabi destinée aux séparatistes.Déjà affaibli par un long conflit avec les rebelles Houthis, le pays le plus pauvre de la péninsule arabique, au coeur de rivalités régionales, a vu s’ouvrir début décembre un nouveau front.Le mouvement séparatiste du Conseil de transition du Sud (STC), qui est pourtant membre du gouvernement, s’est emparé de vastes portions de territoire, sans rencontrer de grande résistance. Et ses partisans l’appellent à rétablir un Etat dans le sud du Yémen, où une République démocratique et populaire a été indépendante entre 1967 et 1990.Malgré les avertissements de l’Arabie saoudite, soutien du gouvernement yéménite, le STC n’a pas battu retraite et mardi aux premières heures de la matinée, la coalition militaire dirigée par Ryad a annoncé des frappes sur le port d’al-Mukallah, capitale de la province de l’Hadramout.Elles ont ciblé les équipages de deux bateaux qui avaient “désactivé leurs systèmes de suivi et déchargé une grande quantité d’armes et de véhicules de combat pour soutenir les forces du STC, a rapporté l’agence officielle saoudienne SPA.Les navires venaient du port de Fujairah, sur la côte est des Emirats arabes unis, selon SPA. Cette “opération militaire limitée” n’a fait aucune victime, selon la même source.- “Terrifiés” -Un responsable de l’infrastructure, qui a requis l’anonymat, a expliqué avoir reçu un appel à évacuer vers 04H00 (01H00 GMT), “un quart d’heure avant la frappe”. Les autorités ont fermé les routes vers le port, a constaté un journaliste de l’AFP sur place.Des images de l’AFP montrent dans le port un groupe de voitures calcinées et des pompiers essayant d’éteindre la fumée qui s’en dégage. Non loin, des fenêtres de bâtiments ont été soufflées par la frappe.”Nos fenêtres ont été brisées, les portes cassées, les enfants et les femmes étaient terrifiés”, a raconté à l’AFP un témoin, Abdallah Bazouhair. “C’est inacceptable, qui va nous indemniser pour les dégâts causés?”, a-t-il dit, dénonçant “un acte odieux”.Puis dans un communiqué au ton inhabituellement fort, le ministère saoudien des Affaires étrangères a accusé les Emirats d’avoir “poussé” les séparatistes à mener des opérations militaires à la frontière sud du royaume.Ces mesures “prises par un Etat frère” sont “extrêmement dangereuses” et “constituent une menace pour la sécurité” de l’Arabie saoudite et de la région, estime Ryad.Le royaume ajoute encore qu’il “n’hésitera pas à prendre toutes les mesures pour (…) neutraliser” cette menace.Il a également appelé les Emirats à retirer leurs forces du Yémen “dans les 24 heures” et à “cesser tout soutien militaire ou financier à toute partie”.Abou Dhabi n’a pas réagi dans l’immédiat aux différentes déclarations de Ryad.- Etat d’urgence -Le Conseil présidentiel au Yémen, soutenu par Ryad, a de son côté décrété l’état d’urgence et annoncé l’annulation d’un pacte de défense avec les Emirats arabes unis. Ces derniers jours, des centaines de membres de tribus s’étaient rassemblés à Aden, la grande ville du sud, pour demander aux dirigeants du STC d’annoncer l’indépendance du Yémen du Sud, selon la chaîne Aden Independent affiliée aux séparatistes.Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, avait appelé vendredi à la “retenue”, tout en évitant de prendre parti entre l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, deux partenaires clés de Washington.Ces nouvelles tensions pourraient fragiliser davantage encore le pays dévasté par des années de guerre.Un conflit a éclaté en 2014 entre d’un côté, le gouvernement et ses alliés, dont le STC, et de l’autre, les rebelles houthis pro-iraniens, faisant des centaines de milliers de morts, morcelant le pays et provoquant l’une des pires crises humanitaires au monde. Une trêve conclue en 2022 est globalement respectée.L’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, traditionnellement de proches alliés, avaient uni leurs forces contre les Houthis au sein de la coalition, mais des désaccords sont apparus sur le conflit au Yémen, ainsi que sur celui au Soudan. burs/vl/anb

Iran president urges officials to address protestors’ complaints

Iran’s president urged his government to listen to the “legitimate demands” of protesters, state media reported on Tuesday, a day after demonstrations by shopkeepers in Tehran over economic hardship.Monday’s protest took place mainly in central Tehran’s shopping districts. On Tuesday morning, most shops and cafés were open as usual, AFP saw, along the vast Vali-asr Avenue which runs 18 kilometres (11 miles) from north to south through Tehran.Riot police were, nonetheless, monitoring the main squares in the city centre.When the protests erupted on Sunday, the US dollar was trading at around 1.42 million rials  — compared to 820,000 rials a year ago — and the rial strengthened only slightly by Tuesday.On Wednesday, schools, banks and businesses will be closed in Tehran and several other regions in the north and centre of the country to save energy amid severe winter cold, state media reported.It was into this atmosphere that President Masoud Pezeshkian — who has less authority under Iran’s system of government than supreme leader Ayatollah Ali Khamenei — made his statement.   “I have asked the interior minister to listen to the legitimate demands of the protesters by engaging in dialogue with their representatives so that the government can do everything in its power to resolve the problems and act responsibly,” he said, in a social media post.According to state television, parliamentary speaker Mohammad Bagher Ghalibaf, also called for “necessary measures focused on increasing people’s purchasing power”. “People’s concerns and protests regarding livelihood problems must be responded to with full responsibility, and dialogue,” he said.Price fluctuations are paralysing the sales of some imported goods, with both sellers and buyers preferring to postpone transactions until the outlook becomes clearer, AFP correspondents reported.According to the Etemad newspaper, one trader who did not give his name, complained that officials had offered no support to storekeepers battling soaring import costs.”They didn’t even follow up on how the dollar price affected our lives,” he complained. “We had to decide to show our protest. With this dollar price, we can’t even sell a phone case, and the officials don’t care at all that our lives are run by selling mobile phones and accessories.”- Battered economy -Iranian Chief Justice Gholamhossein Mohseni Ejei called for “the swift punishment of those responsible for currency fluctuations”, the justice ministry’s Mizan agency reported Monday.The government has also announced the replacement of the central bank governor.”By decision of the president, Abdolnasser Hemmati will be appointed governor of the Central Bank,” presidency communications official Mehdi Tabatabaei posted on X.Hemmati is a former economy and finance minister who was dismissed by parliament in March because of the sharp depreciation of the rial.In December, inflation stood at 52 percent year-on-year, according to official statistics. But this figure still falls far short of many price increases, especially for basic necessities.The country’s economy, already battered by decades of Western sanctions, was further strained after the United Nations in late September reinstated international sanctions linked to the country’s nuclear programme that were lifted 10 years ago.Western powers and Israel accuse Iran of seeking to acquire nuclear weapons, a charge Tehran denies.

Taïwan condamne les manœuvres militaires chinoises près de ses côtes

Taïwan a “fermement” condamné les manœuvres militaires chinoises simulant son blocus maritime, dont la deuxième journée, mardi, a été marquée par des tirs de missiles et le déploiement de dizaines d’avions de combat et de navires.”La Chine fait fi des attentes de la communauté internationale en matière de paix et sape délibérément la stabilité régionale avec son intimidation militaire. C’est une provocation flagrante contre la sécurité régionale et l’ordre international et j’exprime ma plus ferme condamnation”, a commenté le président taïwanais, Lai Ching-te, sur Facebook.Il a néanmoins promis que Taïwan n’allait pas “aggraver les tensions”.Des journalistes de l’AFP présents à Pingtan, l’île chinoise la plus proche de l’île principale de Taïwan, ont vu une salve de roquettes exploser dans les airs vers 09H00 (01H00 GMT), laissant derrière elles des traînées de fumée blanche.Au moins dix de ces engins ont été tirés en succession rapide, produisant un bruit assourdissant qui a attiré les touristes vers le front de mer pour prendre des photos et des vidéos avec leurs téléphones.”A 09H30 (01H30 GMT), le 30 décembre, les forces terrestres du Commandement des zones orientales de l’APL ont effectué des exercices de tirs réels de longue portée dans les eaux au nord de l’île de Taïwan et ont obtenu les effets escomptés”, a de son côté écrit l’armée chinoise dans un communiqué.Tandis que le ministère taïwanais de la Défense a déclaré mardi à 06H00 (22H00 GMT lundi) avoir détecté 130 avions militaires et 22 navires chinois autour de Taïwan en 24 heures. Il s’agit du nombre le plus élevé d’avions chinois signalés en une seule journée depuis le 15 octobre 2024.- “Réponse punitive” -La Chine a annoncé dans la matinée avoir déployé des destroyers, des frégates, des chasseurs et des bombardiers “pour procéder à des exercices d’identification et de vérification, d’alerte et d’expulsion, des simulations de frappes, d’attaques de cibles maritimes, ainsi que d’opérations antiaériennes et anti-sous-marines”.Dans un communiqué, le commandement du théâtre d’opérations Est de l’Armée populaire de libération a souligné que ces manœuvres dans les eaux au nord et au sud de Taïwan avaient permis de “tester les capacités de coordination air-mer et de blocus et de contrôle intégrés”.Il a en outre diffusé une carte montrant les cinq espaces au large des côtes taïwanaises où étaient prévus des “tirs à munitions réelles” jusqu’à 18H00 mardi (10H00 GMT).La chaîne de télévision d’Etat CCTV a expliqué que l’un des principaux objectifs des exercices baptisés “Mission Justice 2025” était de simuler le “blocus” de ports taïwanais stratégiques, notamment ceux de Keelung dans le nord et de Kaohsiung dans le sud.”Nous devons bien entendu résolument nous opposer et contrer avec force les provocations incessantes des forces indépendantistes à Taïwan et les importantes ventes d’armes américaines à Taïwan”, a quant à lui martelé à Pékin le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi.Il a en outre averti que toute tentative visant à empêcher l’unification de la Chine et de Taïwan se solderait “inévitablement par un échec”.Le porte-parole de son ministère, Lin Jian, a parallèlement qualifié les manœuvres de “réponse punitive aux forces séparatistes indépendantistes taïwanaises et d’action nécessaire pour défendre la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale”.”Unification de la mère patrie!”, a à cet égard crié à l’unisson à Pingtan un groupe de femmes âgées qui posaient pour une photo, ont constaté les journalistes de l’AFP.- Trafic aérien perturbé –   Taïwan a pour sa part déploré que certaines des zones désignées par la Chine pour ces manœuvres se trouvaient à moins de 12 milles nautiques (une vingtaine de kilomètres) de son territoire.L’Administration de l’aviation civile taïwanaise a noté que Pékin avait décrété une “zone de danger temporaire” pour une durée de dix heures mardi, “ce qui devrait perturber le trafic aérien dans la région”. Conséquence, selon elle, plus de 857 vols intérieurs, internationaux et de transit, seront affectés dans la journée.Les gardes-côtes taïwanais ont fait savoir mardi qu’ils avaient dépêché 14 bâtiments pour surveiller l’activité navale chinoise, avec “une approche de suivi individuel afin de dissuader fermement les navires” chinois. La population taïwanaise affichait toutefois son calme.”Il y a eu tellement d’exercices comme celui-ci au fil des ans qu’on y est habitués”, a ainsi tempéré Chiang Sheng-ming, un marchand de poisson de 24 ans. “La guerre ? Impossible. Ce ne sont que des gestes d’intimidation. S’ils attaquaient vraiment Taïwan, ils en paieraient le prix”, a renchéri Tseng Chang-chih, un vendeur de fruits de 80 ans, sur le même marché de la capitale Taipei. La veille, le président américain Donald Trump avait également dit ne pas être préoccupé par ces manœuvres, affirmant “ne pas croire” que son homologue chinois Xi Jinping puisse ordonner une invasion. La Chine considère Taïwan comme faisant partie de son territoire et menace de recourir à la force militaire pour s’en emparer.Les tensions dans le détroit ont été ravivées par une vente d’armes massive de Washington à Taipei mi-décembre, la deuxième depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, pour 11,1 milliards de dollars au total, soit le montant le plus important depuis 2001. burx-je/abs/vgu/bds/pz