Frappes russes meurtrières en Ukraine malgré l’ultimatum de Trump

Une frappe russe contre une zone commerciale dans l’est de l’Ukraine a fait au moins deux morts et une vingtaine de blessés mercredi, ont indiqué les autorités locales, quelques jours après l’ultimatum lancé par Donald Trump à Moscou pour mettre fin à la guerre.Le président américain Donald Trump a donné lundi 50 jours à Moscou pour parvenir à un accord de paix avec l’Ukraine, sous peine de sanctions sévères, mais les attaques russes en Ukraine se sont poursuivies depuis.”Les Russes ont une nouvelle fois délibérément pris pour cible une zone très fréquentée, un centre commercial situé en plein centre-ville. Cette fois-ci, ils ont utilisé une bombe aérienne de 500 kg”, a écrit sur Telegram Vadym Filachkine, gouverneur de la région de Donetsk.La frappe sur la ville de Dobropillia a fait deux morts et 22 blessés, a-t-il dit.”Il est probable que des personnes soient encore coincées sous les décombres, et les recherches pour retrouver des survivants se poursuivent”, a ajouté Vadym Filachkine.Le gouverneur a partagé des photos montrant une rue couverte de débris, des bâtiments détruits et des magasins aux vitres soufflées par l’explosion.Le président Volodymyr Zelensky a jugé cette attaque russe “horrible”.”Leurs frappes n’ont aucun sens militaire, elles ne visent qu’à faire le plus de victimes possible”, a-t-il estimé lors de son adresse quotidienne à la nation.Dobropillia est située à une vingtaine de kilomètres du front est, où les combats sont particulièrement violents.Elle a été de plus en plus fréquemment ciblée par des attaques de petits drones russes ces dernières semaines.- Centaines de drones -Lundi, Donald Trump a donné lundi à la Russie un ultimatum de 50 jours pour mettre fin à la guerre en Ukraine sous peine de sanctions sévères, et a annoncé un réarmement massif de Kiev à travers l’Otan.Les avertissements de Donald Trump n’ont cependant pas fait cesser les frappes.Dans la nuit de mardi à mercredi, une quinzaine de personnes ont été blessées à travers le pays dans une attaque russe impliquant des centaines de drones, selon les autorités.D’après l’armée de l’air ukrainienne, la Russie a tiré au cours de la nuit près de 400 drones explosifs et de nombreux leurres, dont 198 ont été abattus et 145 autres perdus sans atteindre leur cible.A Nikopol (centre), des frappes d’artillerie russe ont aussi provoqué dans la matinée la mort d’une femme et blessé cinq personnes, ont indiqué les services de secours sur Telegram.La Russie multiplie depuis plusieurs semaines les frappes massives sur l’Ukraine, impliquant souvent des centaines de drones et des missiles, fournis par une industrie de défense qui tourne à plein régime.En Russie, une personne a été tuée par une attaque de drone ukrainienne survenue mardi à Voronej, à environ 200 kilomètres de la frontière ukrainienne, a rapporté mercredi sur Telegram le gouverneur régional Alexandre Goussev.- Remaniement -L’annonce de Donald Trump constitue une volte-face, le président américain ayant été critique de l’aide apportée à Kiev, et s’étant rapproché du président russe Vladimir Poutine.Mais le refus de ce dernier d’accepter un cessez-le-feu a suscité la frustration croissante du président américain, qui se dit désormais “déçu” du maître du Kremlin.Le commandant en chef des armées ukrainiennes, Oleksandre Syrsky a par ailleurs dit avoir eu sa première conversation téléphonique avec le commandant suprême des forces armées de l’Otan en Europe, Alexus Grynkewich.Après cet échange avec ce général américain, M. Syrsky s’est félicité des “engagements fermes de soutien de la part des Etats-Unis et de l’Alliance”.L’Ukraine traverse par ailleurs un remaniement gouvernemental d’ampleur, censé insuffler un nouvel élan après plus de trois ans et demi d’invasion russe.La démission du gouvernement actuel a été entérinée par le parlement mercredi, et un nouveau, dirigé par la ministre Ioulia Svyrydenko, devrait être approuvé par les élus sous peu.

Législative partielle: Dati envisage elle aussi de se présenter à Paris

Moins de vingt-quatre heures après l’annonce de la candidature de Michel Barnier, la ministre de la Culture Rachida Dati a fait savoir mercredi qu’elle envisageait aussi de se présenter à la législative partielle de la 2e circonscription de Paris, ont indiqué à l’AFP des sources LR, confirmant une information du Parisien.”Elle a appelé différentes personnalités de LR pour leur faire part de sa volonté d’y aller”, ont affirmé deux sources des Républicains interrogées sur les intentions de la maire du VIIe arrondissement de Paris de se lancer dans la course contre son ancien Premier ministre, qui appartient pourtant au même parti. “Elle a été très agacée par la manière dont Michel Barnier a annoncé sa candidature, mais aussi par la réaction du parti qui présentait dès mardi soir l’ancien Premier ministre comme (son) +prochain député+”, a ajouté l’une des sources consultées.Un argument rejeté par un dirigeant LR qui doute que Rachida Dati se présente à cette législative partielle prévue en septembre, et dont le député sortant Jean Laussucq, ex LR passé à Renaissance en 2024, a été déclaré inéligible vendredi par le Conseil constitutionnel.Il lui est reproché d’avoir réglé “des dépenses de campagne au moyen de son compte bancaire personnel” et d’avoir laissé des tiers régler “directement une part significative des dépenses” de sa campagne électorale de 2024.Mme Dati “veut mettre la pression sur Michel Barnier pour qu’il renonce à sa candidature”, explique cette source, qui rappelle qu’elle avait déjà livré “une guerre atomique contre François Fillon” en 2012, quand le Premier ministre de Nicolas Sarkozy s’était présenté dans cette même circonscription, qui s’étend le long de la rive gauche de la Seine, des jardins du Luxembourg jusqu’à la Tour Eiffel. Il s’était toutefois imposé.- “Voler en éclat” -L’entourage de Mme Dati donne une version différente et évoque un parachutage du Savoyard Michel Barnier à Paris.Rachida Dati “est engagée auprès de son territoire depuis longtemps, elle a toujours défendu le fait que les Parisiens avaient besoin d’élus implantés”, a expliqué cette source à l’AFP. Elle “va demander à être entendue par la commission d’investiture des Républicains”, a-t-elle ajouté.Selon l’une des sources consultées, la candidate potentielle à la mairie de Paris en mars n’aurait pas apprécié non plus la rumeur chez LR sur une candidature aux municipales à Paris de Michel Barnier “au cas où elle serait empêchée”, en allusion à sa mise en examen dans une affaire de corruption avec Carlos Ghosn.”Ce qui intéresse Michel Barnier, c’est la présidentielle de 2027, pas la mairie de Paris”, a rétorqué la même source, rejetant la possibilité d’une candidature de l’ancien locataire de Matignon à l’Assemblée nationale pour se positionner favorablement dans la course à la succession d’Anne Hidalgo. Chez Renaissance, un cadre juge “extrêmement maladroite” la candidature de Michel Barnier, qui “a voulu passer en force, sans avoir échangé en amont avec Gabriel Attal”, chef du parti, ni avec les élus locaux, et alors que Rachida Dati “lui avait dit avant qu’elle se présenterait”.Renaissance travaillait avec la ministre “à une solution consensuelle” pour cette circonscription, mais “la candidature de Barnier a tout fait voler en éclat et aujourd’hui chacun récupère ses billes”, déplore-t-il, expliquant préparer désormais une candidature propre au parti macroniste.Avant son élection, Jean Laussucq était l’adjoint de Rachida Dati à la mairie du VIIe arrondissement. Il avait obtenu l’investiture de Renaissance au détriment du député sortant Gilles Le Gendre, pourtant un “marcheur” historique.

Gaza aid point crush kills 20 people

A crush at an aid centre in southern Gaza killed at least 20 people on Wednesday, with the site’s operator blaming “Hamas operatives” within the crowd and the Palestinian territory’s civil defence agency attributing the panic to Israeli gunfire.It was the first time that the Gaza Humanitarian Foundation (GHF), backed by the United States and Israel, acknowledged deaths at one of its distribution sites after weeks of chaotic scenes and near-daily reports of Palestinians being killed nearby while waiting to collect rations.AFP footage showed lifeless bodies taken to a nearby hospital in the city of Khan Yunis, with some placed on the floor and others on already-bloodied beds.Abdullah Alian, a witness, said that mayhem unfolded as the crowd of aid-seekers was hit with stun grenades and pepper spray.”When they saw people starting to die on the ground and people on top of each other suffocating, they opened the gate and people started climbing on top of each other.”It was not clear whether he was referring to US contractors securing GHF sites, Israeli forces or another party.Paramedic Ziad Farhat said that after more than 21 months of devastating war, “there are not enough hospitals for the injured or the martyrs”.”Enough of the tragedies that we are living.”The latest deaths came as indirect negotiations between Israel and the Palestinian group Hamas were ongoing, aiming to seal a deal for a 60-day ceasefire, the release of hostages held in Gaza and the unfettered flow of much-needed aid into the territory.Hamas has accused Israel of wanting to retain long-term military control of Gaza — a key sticking point in the talks, which are now in their second week in Qatar.- ‘Stampede’ -The GHF said that 19 of those killed on Wednesday “were trampled and one was stabbed amid a chaotic and dangerous surge”.Spokesman Chapin Fay later told a briefing that the deadly incident was “instigated by armed Hamas operatives who infiltrated a civilian crowd and deliberately incited chaos”. He denied the use of tear gas or that shots were fired into the crowd.”Limited use of pepper spray was deployed only to protect against additional loss of life,” Fay said, adding that “warning shots were fired into the air at one point when GHF personnel identified that a child was being trampled”.Gaza’s civil defence agency said at least 20 people were killed in the incident, blaming it on fire from Israeli troops.Agency spokesman Mahmud Bassal told AFP that thousands had gathered at the site when “Israeli forces opened fire and used (tear) gas, causing panic and a stampede after aid centre guards closed the main gates in front of the hungry crowd”.The Israeli military did not respond to a request for comment.The GHF, an officially private effort, began operations on May 26 as Israel eased a two-month aid blockade that had sparked warnings of famine.On Tuesday, the UN said it had recorded 875 people killed in Gaza while trying to get food since late May, including 674 “in the vicinity of GHF sites”.Last week, UN rights office spokeswoman Ravina Shamdasani told reporters that “most of the injuries are gunshot injuries”.The GHF — accused by aid organisations of catering to Israeli military needs — has denied that fatal shootings have occurred in the immediate vicinity of its aid points, and the Israeli army has accused Hamas of firing at civilians, though witnesses have blamed the military.- ‘No progress’ -Speaking in Gaza on Wednesday, Israel’s army chief Eyal Zamir said that “in the coming days, we will know whether or not we have an agreement” in the ongoing truce negotiations, according to a military statement.A Palestinian source close to the negotiations earlier told AFP there had been “no progress so far”.If a deal is not reached, Israel will “intensify and expand combat operations as much as possible, beyond what we are currently doing”, Zamir said.The war was sparked by Hamas’s attack on Israel on October 7, 2023, which resulted in the deaths of 1,219 people, most of them civilians, according to an AFP tally based on official figures.Israel’s retaliatory campaign in Gaza has killed 58,573 Palestinians, mostly civilians, according to the health ministry in the Hamas-run territory.

Scandale du Dieselgate: un quatrième procès pour tromperie requis, cette fois visant Fiat-Chrysler

Le parquet de Paris a requis le 30 juin un quatrième procès pour tromperie dans le scandale du Dieselgate, visant le constructeur Fiat-Chrysler qui conteste “l’intégralité de l’argumentation juridique”, après ceux déjà demandés contre Volkswagen, Peugeot-Citroën et Renault.D’après une source proche du dossier, le constructeur italo-américain est soupçonné d’avoir commercialisé entre 2014 et 2017 des véhicules sous marque Fiat, notamment des Fiat 500X, Alfa Romeo et Jeep équipés de moteurs diesel Multijet II, qui auraient “dépassé fréquemment le seuil réglementaire d’émission d’oxydes d’azote”, des polluants atmosphériques qui favorisent l’apparition chez l’humain de maladies respiratoires.D’après les réquisitions notifiées ce mercredi aux parties et dont l’AFP a eu connaissance, ces véhicules auraient été “spécialement calibrés en fonction de paramètres techniques (température, vitesse, rapports de boites de vitesse, etc.) assurant aux véhicules le respect de la norme réglementaire relative aux émissions d’oxydes d’azote uniquement dans les conditions de circulation du test d’homologation”.”En situation de circulation normale ne correspondant pas aux conditions dudit test”, le ministère public estime en revanche que “le calibrage mis en place” par ces constructeurs “entraînait un fonctionnement fortement dégradé des organes de dépollution”.Un expert judiciaire a ainsi estimé que “s’il n’y avait pas de stratégie de détection du cycle d’homologation dans son intégralité”, comme c’est reproché notamment à Volkswagen, “le fonctionnement des organes de dépollution avait été adapté à la seule procédure d’homologation”.Fiat a racheté en 2014 le groupe américain Chrysler pour former le groupe Fiat-Chrysler Automobiles (FCA). FCA a ensuite fusionné avec PSA (Peugeot, Citroën, Opel) en 2021 pour former le géant automobile Stellantis.”Nous prenons acte des réquisitions du ministère public. Nous contestons l’intégralité de l’argumentation juridique que nous allons nous attacher à combattre”, a dit à l’AFP Me Alexis Gublin, l’avocat de FCA.- “Réparation intégrale” -“On est satisfait de ces réquisitions qui s’inscrivent dans la continuité de l’instruction, nous espérons désormais de rapides ordonnances de renvoi et un audiencement dans des délais courts”, a déclaré de son côté Me Charles Constantin-Vallet, avocat de la Confédération du logement, de la consommation et du cadre de vie (CLCV).Également contacté par l’AFP, l’avocat Me Frederik-Karel Canoy, qui revendique le dépôt des premières plaintes dans ce dossier en janvier 2017, a demandé “la réparation intégrale et non symbolique” pour les 38.144 véhicules concernés.La vente des véhicules en question a dégagé pour FCA un chiffre d’affaires d’environ 836 millions d’euros.À la suite d’accusations de l’agence environnementale américaine, Volkswagen avait reconnu à l’automne 2015 avoir équipé 11 millions de ses véhicules diesel d’un logiciel capable de dissimuler des émissions dépassant parfois jusqu’à 40 fois les normes autorisées.Des accusations avaient ensuite touché d’autres constructeurs, dont Fiat-Chrysler qui était parvenu à un accord à l’amiable début 2019 avec les autorités américaines, qui l’accusaient d’avoir équipé aux États-Unis plus de 100.000 véhicules d’un logiciel destiné à truquer leurs émissions polluantes.Le constructeur automobile italo-américain avait accepté de verser jusqu’à 515 millions de dollars à différents régulateurs pour solder leurs poursuites.En France, le groupe avait été mis en examen en juillet 2021 par un juge d’instruction du pôle santé publique et environnement du tribunal judiciaire de Paris pour “tromperie sur les qualités substantielles d’une marchandise entraînant un danger pour la santé de l’homme ou de l’animal”. Stellantis avait indiqué dans un communiqué que FCA est “fermement convaincue que ses systèmes de contrôle des émissions ont satisfait à toutes les exigences applicables entre le 1er septembre 2014 et le 15 mars 2017, et continuent de le faire”.La Répression des fraudes (DGCCRF) évoquait dans un rapport en 2017 une “stratégie globale visant à fabriquer des moteurs frauduleux, puis à les commercialiser”.”Sans cette stratégie (…) les véhicules concernés n’auraient donc pas pu être homologués”, soulignait le gendarme de Bercy, estimant que ces “pratiques (…) ont trompé les consommateurs”.La décision finale sur la tenue d’un procès éventuel appartient au juge d’instruction.

Scandale du Dieselgate: un quatrième procès pour tromperie requis, cette fois visant Fiat-Chrysler

Le parquet de Paris a requis le 30 juin un quatrième procès pour tromperie dans le scandale du Dieselgate, visant le constructeur Fiat-Chrysler qui conteste “l’intégralité de l’argumentation juridique”, après ceux déjà demandés contre Volkswagen, Peugeot-Citroën et Renault.D’après une source proche du dossier, le constructeur italo-américain est soupçonné d’avoir commercialisé entre 2014 et 2017 des véhicules sous marque Fiat, notamment des Fiat 500X, Alfa Romeo et Jeep équipés de moteurs diesel Multijet II, qui auraient “dépassé fréquemment le seuil réglementaire d’émission d’oxydes d’azote”, des polluants atmosphériques qui favorisent l’apparition chez l’humain de maladies respiratoires.D’après les réquisitions notifiées ce mercredi aux parties et dont l’AFP a eu connaissance, ces véhicules auraient été “spécialement calibrés en fonction de paramètres techniques (température, vitesse, rapports de boites de vitesse, etc.) assurant aux véhicules le respect de la norme réglementaire relative aux émissions d’oxydes d’azote uniquement dans les conditions de circulation du test d’homologation”.”En situation de circulation normale ne correspondant pas aux conditions dudit test”, le ministère public estime en revanche que “le calibrage mis en place” par ces constructeurs “entraînait un fonctionnement fortement dégradé des organes de dépollution”.Un expert judiciaire a ainsi estimé que “s’il n’y avait pas de stratégie de détection du cycle d’homologation dans son intégralité”, comme c’est reproché notamment à Volkswagen, “le fonctionnement des organes de dépollution avait été adapté à la seule procédure d’homologation”.Fiat a racheté en 2014 le groupe américain Chrysler pour former le groupe Fiat-Chrysler Automobiles (FCA). FCA a ensuite fusionné avec PSA (Peugeot, Citroën, Opel) en 2021 pour former le géant automobile Stellantis.”Nous prenons acte des réquisitions du ministère public. Nous contestons l’intégralité de l’argumentation juridique que nous allons nous attacher à combattre”, a dit à l’AFP Me Alexis Gublin, l’avocat de FCA.- “Réparation intégrale” -“On est satisfait de ces réquisitions qui s’inscrivent dans la continuité de l’instruction, nous espérons désormais de rapides ordonnances de renvoi et un audiencement dans des délais courts”, a déclaré de son côté Me Charles Constantin-Vallet, avocat de la Confédération du logement, de la consommation et du cadre de vie (CLCV).Également contacté par l’AFP, l’avocat Me Frederik-Karel Canoy, qui revendique le dépôt des premières plaintes dans ce dossier en janvier 2017, a demandé “la réparation intégrale et non symbolique” pour les 38.144 véhicules concernés.La vente des véhicules en question a dégagé pour FCA un chiffre d’affaires d’environ 836 millions d’euros.À la suite d’accusations de l’agence environnementale américaine, Volkswagen avait reconnu à l’automne 2015 avoir équipé 11 millions de ses véhicules diesel d’un logiciel capable de dissimuler des émissions dépassant parfois jusqu’à 40 fois les normes autorisées.Des accusations avaient ensuite touché d’autres constructeurs, dont Fiat-Chrysler qui était parvenu à un accord à l’amiable début 2019 avec les autorités américaines, qui l’accusaient d’avoir équipé aux États-Unis plus de 100.000 véhicules d’un logiciel destiné à truquer leurs émissions polluantes.Le constructeur automobile italo-américain avait accepté de verser jusqu’à 515 millions de dollars à différents régulateurs pour solder leurs poursuites.En France, le groupe avait été mis en examen en juillet 2021 par un juge d’instruction du pôle santé publique et environnement du tribunal judiciaire de Paris pour “tromperie sur les qualités substantielles d’une marchandise entraînant un danger pour la santé de l’homme ou de l’animal”. Stellantis avait indiqué dans un communiqué que FCA est “fermement convaincue que ses systèmes de contrôle des émissions ont satisfait à toutes les exigences applicables entre le 1er septembre 2014 et le 15 mars 2017, et continuent de le faire”.La Répression des fraudes (DGCCRF) évoquait dans un rapport en 2017 une “stratégie globale visant à fabriquer des moteurs frauduleux, puis à les commercialiser”.”Sans cette stratégie (…) les véhicules concernés n’auraient donc pas pu être homologués”, soulignait le gendarme de Bercy, estimant que ces “pratiques (…) ont trompé les consommateurs”.La décision finale sur la tenue d’un procès éventuel appartient au juge d’instruction.

Trump slams own supporters as Epstein row grows

US President Donald Trump blasted his own supporters and “stupid” Republicans Wednesday as he went on the attack against anyone questioning his administration’s handling of the case of dead sex criminal Jeffrey Epstein.Trump took his most combative tone yet to try and shut down the issue, after days of struggling to brush off a conspiracy theory that his base has long embraced, but which he now claims is a Democratic hoax.Trump, 79, began on Wednesday by saying that “my PAST supporters have bought into this ‘bullshit’, hook, line and sinker”, in a post on his Truth Social network, and calling them “weaklings.”He later took aim at his own party.”It’s all been a big hoax, it’s perpetrated by the Democrats. And some stupid Republicans and foolish Republicans fall into the net and so they try and do the Democrats’ work,” Trump told reporters in the Oval Office.Trump is facing the most serious split in his loyal right-wing base since he returned to power, over claims that his administration is covering up lurid details of disgraced financier Epstein’s crimes to protect rich and powerful figures.Epstein died by suicide in a New York prison in 2019 — during Trump’s first term — after being charged with sex trafficking in a scheme where he allegedly groomed young and underage women for sexual abuse by the rich and powerful.The Trump-supporting far-right has long latched on to the scandal, claiming the existence of a still-secret list of Epstein’s powerful clients and that the late financier was in fact murdered in his cell as part of a cover-up.Trump supporters expected the Republican to answer their questions on his return to office this January but now find themselves being told the conspiracy theories are false.The Justice Department and FBI said in a memo made public earlier this month there is no evidence that the disgraced financier kept a “client list” or was blackmailing powerful figures.They also dismissed the claim that Epstein was murdered in jail, confirming his death by suicide, and said they would not be releasing any more information on the probe.- Trump’s changing tune -Trump doubled down when he faced repeated questions on the issue Wednesday during a visit with Bahrain’s visiting crown prince, pinning the blame for the wild conspiracy theories on his opponents.He then sought to deflect, rattling off what he said were a list of his economic and foreign policy achievements and complaining that people were instead “talking about a guy who obviously had some very serious problems who died three, four years ago.””And the sad part, it is people that are really doing the Democrats work. They’re stupid people.”Asked if his post describing supporters who questioned the White House’s line as “past” was effectively disowning them, Trump replied: “I lost a lot of faith in certain people, yes.”Trump is one of the many currently famous people who were formerly friends with Epstein, but denies having gone to his notorious US Virgin Islands home.He said ahead of his election he would have “no problem” releasing files on the case.But his administration’s attempts to brush the issue under the carpet instead have sparked fury among supporters.Beyond that, the issue has opened a schism within his administration, sparking a fiery blow-up between Attorney General Pam Bondi and Deputy FBI Director Dan Bongino, who is said to be considering resigning.Trump on Wednesday reiterated that Bondi could release “whatever’s credible” in the files.But criticism of Trump’s handling of the issue continued — even from some of his closest allies.Republican Senator Ted Cruz told reporters: “I have long said we should release everything.”Retired general Michael Flynn, Trump’s former national security advisor in his first term who resigned after lying to the FBI about his contacts with Russia, said the “roll out of this was terrible, no way around that.””It is NOT about Epstein or the left. It is about committing crimes against CHILDREN,” added Flynn, a frequent stoker of conspiracy theories whom Trump appointed to a board overseeing US military service academies back in March.

Tour de France: le “miracle” Abrahamsen et la grande frayeur de Pogacar

De l’hôpital au firmament du Tour: un mois après s’être brisé la clavicule, Jonas Abrahamsen a offert à l’équipe Uno-X la première victoire de son histoire dans la Grande Boucle, mercredi à Toulouse, où Tadej Pogacar s’est fait peur en tombant, a priori sans gravité.Jour après jour, le peloton avance comme une furie dans cette 112e édition avalée à la vitesse de l’éclair –encore 48 km/h de moyenne ce mercredi. Cela donne des batailles intenses à tous les étages, notamment pour prendre l’échappée et le mérite d’Abrahamsen, parti dès le kilomètre 0, est grand d’être sorti vainqueur d’un tel combat lors de cette boucle haletante autour de la ville rose.Il faut dire que le Norvégien de 29 ans est solide. La preuve, il s’est cassé la clavicule il y un mois à peine, le 18 juin, au Tour de Belgique. “Je pleurais à l’hôpital car je pensais que c’était fichu pour le Tour”. Mais il a sauté sur son home-trainer dès le lendemain et a enchaîné les heures à transpirer sur les rouleaux.”Je me visualise en train de gagner une étape, sans arrêt”, a-t-il expliqué.”C’est quand même un miracle”, a souligné son manager Thor Hushovd, rappelant que les délais pour ce type de blessure sont généralement beaucoup plus longs, a fortiori lorsqu’il s’agit de disputer la plus exigeante des courses.”Je suis déjà passé par beaucoup de choses dans ma carrière. Mon corps devient de plus en plus résistant”, a répondu Abrahamsen.On connaissait déjà bien la grande carcasse de cet ancien grimpeur devenu un baroudeur hors pair qui avait animé de nombreuses étapes en 2024 et porté le maillot à pois pendant dix jours.- Intrusion -Mais là, il a propulsé dans une toute autre dimension encore son équipe Uno-X, invitée pour la troisième fois sur le Tour et qui touche enfin au Graal d’une victoire d’étape.Premier à lancer l’échappée, Abrahamsen a couché son dernier rival encore debout, le Suisse Mauro Schmid, lors d’un sprint marqué par l’intrusion d’un militant pro-palestinien, portant un tee-shirt “Israel out of the Tour” (“Israël hors du Tour”) et plaqué comme un rugbyman par un membre de l’organisation.Les deux hommes ont résisté de justesse au retour de Mathieu van der Poel, qui s’était extrait dans la côte de Pech David d’un groupe de contre-attaquants royal comprenant aussi Wout Van Aert, Arnaud de Lie, Quinn Simmons et Axel Laurance.Derrière aussi, ça ferraillait sec, notamment lorsque le peloton a accéléré au moment d’une pause pipi de Tadej Pogacar.Le champion du monde a ensuite eu très peur lorsqu’il a été fauché par la roue arrière de Tobias Johannessen qui s’est déporté sur la droite à environ cinq bornes du but.”J’ai voulu suivre un mouvement et j’ai commis une erreur, je suis terriblement désolé”, s’est excusé le Norvégien sur les réseaux sociaux, en se disant “effrayé” par le nombres de menaces qu’il recevait en ligne.Pogacar lui a témoigné son soutien dans une vidéo postée sur X.- “On l’attend” -“J’ai eu peur quand j’ai vu le trottoir se rapprocher. Mais c’est juste un peu de peau râpée, je vais bien”, a-t-il rassuré.Le Slovène “ne souffre d’aucune blessure sérieuse”, a confirmé le directeur médical d’UAE, Adriano Rotunno, seulement “d’ecchymoses ainsi que d’abrasions à l’avant-bras gauche et à la hanche”.Pogacar, qui a mis un peu de temps à remettre sa chaîne avec l’aide d’un mécanicien de l’assistance neutre, aurait pu perdre de précieuses secondes dans l’affaire. Mais le peloton des favoris l’a attendu, un geste grandement apprécié par le champion du monde et son équipe. “Respect au peloton, respect à tout le monde, merci à tous”, a lancé, encore en course, Pogacar en communiquant avec son équipe UAE.En fait, c’est Jonas Vingegaard lui-même qui a décidé de ralentir, comme l’a rapporté l’Irlandais Ben Healy. “Jonas a tout de suite dit +on l’attend+. C’est juste une question de respect entre coureurs”, a-t-il expliqué.”On l’a attendu comme il se doit, a confirmé Vingegaard. Il n’a pas chuté parce qu’il prenait trop vite un virage mais parce qu’il a touché un autre coureur, c’est de la pure malchance.”Mais la rivalité devrait reprendre de plus belle dès jeudi pour la première grande étape de montagne et une arrivée au sommet à Hautacam, où le Danois avait torpillé les derniers espoirs de son rival en 2022.Cette fois, “Pogi” s’annonçait avant sa chute comme le grand favori pour prendre sa revanche. “On va voir comment je récupère. On n’est pas toujours au top au lendemain, mais je vais faire de mon mieux. J’ai connu pire. On est prêts pour Hautacam”, a-t-il assuré.

Pro-Palestinian demonstrator arrested at Tour de France

A protestor wearing a t-shirt reading “Israel out of the Tour” was arrested on Wednesday after running onto the final straight of the Tour de France 11th stage.The protestor, who was also holding a Palestinian keffiyeh scarf, got past security barriers and ran towards the finish line in Toulouse as Norway’s Jonas Abrahamsen won a sprint finale.The man was intercepted by a race staff member and arrested, the local prefecture said.Several police officers have been assigned to protecting the Israel-Premier Tech team during the Tour. The team was set up by Israeli-Canadian billionaire Sylvan Adams, but there are no Israeli riders in this year’s race.With the Gaza war causing international controversy, last year the team said it had asked its riders not to wear jerseys with any reference to Israel while out training as a precaution.The Gaza war sparked by Hamas’s attack on Israel on October 7, 2023, which resulted in the deaths of 1,219 people, most of them civilians, according to an AFP tally based on official figures. Israel’s retaliatory campaign in Gaza has killed 58,573 Palestinians, mostly civilians, according to the health ministry in the Hamas-run territory.

October execution date set for Texas man in ‘shaken baby’ case

A Texas judge on Wednesday set a new execution date for an autistic man convicted in a problematic “shaken baby” case.Judge Austin Reeve Jackson set October 16 as the date for Robert Roberson to be executed by lethal injection for the 2002 death of his two-year-old daughter, Nikki.Roberson, 58, had been scheduled to die on October 17 of last year at the state penitentiary in Huntsville but his execution was put on hold after he was subpoenaed to testify before a Texas House of Representatives committee.The Texas Supreme Court temporarily stayed his execution in response to the extraordinary subpoena from state lawmakers looking into Roberson’s controversial conviction and the use of “junk science” in criminal prosecutions.A bipartisan group of 86 Texas lawmakers had urged clemency for Roberson, citing “voluminous new scientific evidence” that cast doubt on his guilt.Roberson would be the first person executed in the United States based on a diagnosis of shaken baby syndrome, according to his lawyers.His case has drawn the attention of not only Texas lawmakers but also best-selling American novelist John Grisham, medical experts and the Innocence Project, which works to reverse wrongful convictions.Also among his supporters is the man who put him behind bars — Brian Wharton, the former chief detective in the town of Palestine — who has said “knowing everything that I know now, I am firmly convinced that Robert is an innocent man.”Gretchen Sween, one of Roberson’s attorneys, criticized the decision to set an execution date while the Texas Court of Criminal Appeals is considering new evidence in the case.”Texans should be outraged that the court has scheduled an execution date for a demonstrably innocent man,” Sween said in a statement.”Everyone who has taken the time to look at the evidence of Robert Roberson’s innocence… has reached the same conclusion: Nikki’s death was a terrible tragedy.”Robert did not kill her. There was no crime.” Roberson has always maintained his innocence and his lawyers said his chronically ill daughter died of natural and accidental causes, not abuse.The diagnosis of shaken baby syndrome, made at the hospital where Roberson’s daughter died, was erroneous, they said, and the cause of death was pneumonia, aggravated by doctors prescribing improper medication.Roberson’s autism spectrum disorder, which was not diagnosed until 2018, also contributed to his arrest and conviction, according to his lawyers.There have been 26 executions in the United States this year, including four in Texas.