Incendie à Marseille: le préfet “assume” ses décisions face aux critiques

Face aux critiques et à la colère de Marseillais sinistrés par l’incendie du 8 juillet, le préfet des Bouches-du-Rhône a publié dans la nuit de mercredi à jeudi une inhabituelle mise au point où il “assume la totalité des décisions” prises.Georges-François Leclerc “tient à réagir à ces mises en cause, qui ne reflètent pas la réalité de l’engagement efficace et héroïque de nos forces d’incendie et de secours. Il assume la totalité des décisions qui ont été prises afin de garantir et surtout de réussir à protéger la population”, écrit la préfecture dans un communiqué.Ce violent incendie était parti mardi 8 juillet en milieu de matinée d’une voiture qui a pris feu sur le bord de l’autoroute aux Pennes-Mirabeau. Face à un vent violent et tourbillonnant, le feu avait ensuite très vite sauté d’une colline à l’autre, sur une végétation asséchée par plusieurs jours de canicule, pour arriver dans le 16e arrondissement de Marseille, dans les quartiers Nord.Au final, il a parcouru 750 hectares et s’il n’y a eu “aucune perte humaine” ni “aucun blessé grave” comme le souligne le préfet, le bilan est quand même lourd du côté des sinistrés avec 91 bâtiments touchés dont 60 détruits ou rendus inhabitables. Mais insiste-t-il: “près d’un millier d’habitations ont pu être sauvées des flammes”.Mardi soir, lors d’une réunion où la presse n’était pas conviée, organisée par la mairie de Marseille dans le quartier de l’Estaque, la colère des sinistrés s’est exprimée, ont rapporté à l’AFP plusieurs participants.”Le cadre opérationnel était très contraint”, se justifie aujourd’hui le préfet, avec d’autres feux ce jour-là dans le sud de la France et notamment celui de Narbonne qui a parcouru au final 2.100 hectares dans l’Aude.À 12h27, le préfet avait repris la direction des secours “car ce feu était singulier par sa violence et parce qu’il concernait désormais deux communes”, précise la préfecture dans son communique mercredi soir. “C’est la première fois dans l’histoire des feux à Marseille qu’un préfet prend le commandement”, a souligné Samia Ghali, maire-adjointe de la ville, auprès de l’AFP.”La colère des sinistrés est légitime, il s’agit d’essayer de comprendre pourquoi on leur a dit de rester confinés quand il y a le feu devant leur porte” et pourquoi les habitants voient arriver des pompiers des Alpes-Maritimes, qui ne connaissent pas ces quartiers escarpés comme les marins-pompiers de Marseille, explique-t-elle à l’AFP. Au total, 875 pompiers des Bouches-du-Rhône et marins-pompiers de Marseille avaient été déployés, renforcés par 500 pompiers d’autres départements, appuyés par 260 engins et 17 moyens aériens.

South Africa warns global turmoil threaten development goalsThu, 17 Jul 2025 10:32:20 GMT

G20 chair South Africa warned Thursday that abandoning the rules-based global order and declining cooperation could derail 2030 development goals to end hunger, eradicate extreme poverty and fight climate change.The blueprint, adopted by all United Nations member states in 2015, includes 17 targets on areas such as education, climate action and gender equality.But progress has …

South Africa warns global turmoil threaten development goalsThu, 17 Jul 2025 10:32:20 GMT Read More »

L’armée française quitte le Sénégal et met fin à sa présence permanente en Afrique de l’Ouest

L’armée française a mis fin jeudi à sa présence militaire permanente en Afrique de l’Ouest et centrale, lors d’une cérémonie solennelle et historique à Dakar où elle a officiellement restitué ses dernières installations militaires françaises au Sénégal.Ce retrait français, amorcé ces dernières années, intervient alors que la région du Sahel est confrontée à des attaques jihadistes croissantes au Mali (dont une récente tout près du Sénégal), au Burkina Faso et au Niger.La cérémonie de restitution avait début jeudi matin à Dakar, capitale du Sénégal. Une remise symbolique des clefs du “camp Geille”, la plus grande installation militaire française au Sénégal, a été organisée entre le chef d’état-major des armées du Sénégal, le général Mbaye Cissé, et le général Pascal Ianni, à la tête du commandement de l’armée française pour l’Afrique. Depuis 2022, l’armée française a mis fin à sa présence permanente au Mali, au Burkina Faso, au Niger, au Tchad, en Côte d’Ivoire et au Gabon, où la base française s’est muée en “camp partagé” gabono-français axé sur la formation. Ce jour marque la fin officielle des Eléments Français au Sénégal (EFS), qui comprenaient environ 350 militaires français ayant pour mission principale de conduire des activités de partenariat militaire opérationnel avec les forces armées sénégalaises.Le retrait français avait été entamé en mars et plusieurs installations avaient déjà été restituées depuis début mars par l’armée française.Le camp Geille, situé dans le quartier de Ouakam à Dakar, abrite le poste de commandement de l’état-major interarmées et l’unité de coopération régionale. Le Sénégal est resté après son indépendance l’un des alliés africains les plus sûrs de la France, ancienne puissance coloniale dominante en Afrique de l’Ouest. – Concertation -Mais les nouveaux dirigeants en fonction depuis avril 2024 ont promis de traiter désormais la France à l’égal des autres partenaires étrangers, au nom d’une souveraineté recouvrée.Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, arrivé au pouvoir avec un agenda de rupture, avait annoncé en novembre 2024 la fin, en 2025, de toute présence militaire française et étrangère sur le sol national.”Le Sénégal est un pays indépendant, c’est un pays souverain et la souveraineté ne s’accommode pas de la présence de bases militaires dans un pays souverain”, avait alors déclaré M. Faye. Il avait assuré qu’il ne s’agissait pas d’un acte de “rupture” et défendu un “partenariat rénové” avec l’ancienne puissance coloniale et alliée historique française.La présence militaire française au Sénégal a reposé depuis 1960 sur des accords de défense et de coopération bilatéraux, avec un “appui à construction” de l’armée sénégalaise entre 1960 et 1974. Ce retrait avait de fait été acté côté français à partir de 2011/2012. En 2011, les Forces Françaises du Cap-Vert (FFCV), crées en 1974, avaient laissé la place aux EFS, ne disposant pas d’unités combattantes mais d’un réservoir d’instructeurs spécialisés. En 2012, un changement de la forme du partenariat militaire est entériné par la signature du traité instituant un partenariat en matière de coopération militaire entre les deux pays. La défense de l’intégrité du territoire est alors assurée par les seules forces armées sénégalaises (plus d’unités combattantes françaises).Le retrait français du Sénégal s’est fait dans la concertation, dans un paysage sur le continent africain largement défiant sinon hostile envers la présence française.Face à la prise de pouvoir, par des putschs, de juntes devenues hostiles au Sahel, l’armée française déployée dans la lutte antijihadiste a dû plier bagage, de gré ou de force. Elle dispose toujours d’une base, à Djibouti, qui accueille 1.500 personnes. Paris souhaite en faire un “point de projection” pour les “missions” en Afrique, après le retrait de ses forces du Sahel.

L’armée française quitte le Sénégal et met fin à sa présence permanente en Afrique de l’Ouest

L’armée française a mis fin jeudi à sa présence militaire permanente en Afrique de l’Ouest et centrale, lors d’une cérémonie solennelle et historique à Dakar où elle a officiellement restitué ses dernières installations militaires françaises au Sénégal.Ce retrait français, amorcé ces dernières années, intervient alors que la région du Sahel est confrontée à des attaques jihadistes croissantes au Mali (dont une récente tout près du Sénégal), au Burkina Faso et au Niger.La cérémonie de restitution avait début jeudi matin à Dakar, capitale du Sénégal. Une remise symbolique des clefs du “camp Geille”, la plus grande installation militaire française au Sénégal, a été organisée entre le chef d’état-major des armées du Sénégal, le général Mbaye Cissé, et le général Pascal Ianni, à la tête du commandement de l’armée française pour l’Afrique. Depuis 2022, l’armée française a mis fin à sa présence permanente au Mali, au Burkina Faso, au Niger, au Tchad, en Côte d’Ivoire et au Gabon, où la base française s’est muée en “camp partagé” gabono-français axé sur la formation. Ce jour marque la fin officielle des Eléments Français au Sénégal (EFS), qui comprenaient environ 350 militaires français ayant pour mission principale de conduire des activités de partenariat militaire opérationnel avec les forces armées sénégalaises.Le retrait français avait été entamé en mars et plusieurs installations avaient déjà été restituées depuis début mars par l’armée française.Le camp Geille, situé dans le quartier de Ouakam à Dakar, abrite le poste de commandement de l’état-major interarmées et l’unité de coopération régionale. Le Sénégal est resté après son indépendance l’un des alliés africains les plus sûrs de la France, ancienne puissance coloniale dominante en Afrique de l’Ouest. – Concertation -Mais les nouveaux dirigeants en fonction depuis avril 2024 ont promis de traiter désormais la France à l’égal des autres partenaires étrangers, au nom d’une souveraineté recouvrée.Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, arrivé au pouvoir avec un agenda de rupture, avait annoncé en novembre 2024 la fin, en 2025, de toute présence militaire française et étrangère sur le sol national.”Le Sénégal est un pays indépendant, c’est un pays souverain et la souveraineté ne s’accommode pas de la présence de bases militaires dans un pays souverain”, avait alors déclaré M. Faye. Il avait assuré qu’il ne s’agissait pas d’un acte de “rupture” et défendu un “partenariat rénové” avec l’ancienne puissance coloniale et alliée historique française.La présence militaire française au Sénégal a reposé depuis 1960 sur des accords de défense et de coopération bilatéraux, avec un “appui à construction” de l’armée sénégalaise entre 1960 et 1974. Ce retrait avait de fait été acté côté français à partir de 2011/2012. En 2011, les Forces Françaises du Cap-Vert (FFCV), crées en 1974, avaient laissé la place aux EFS, ne disposant pas d’unités combattantes mais d’un réservoir d’instructeurs spécialisés. En 2012, un changement de la forme du partenariat militaire est entériné par la signature du traité instituant un partenariat en matière de coopération militaire entre les deux pays. La défense de l’intégrité du territoire est alors assurée par les seules forces armées sénégalaises (plus d’unités combattantes françaises).Le retrait français du Sénégal s’est fait dans la concertation, dans un paysage sur le continent africain largement défiant sinon hostile envers la présence française.Face à la prise de pouvoir, par des putschs, de juntes devenues hostiles au Sahel, l’armée française déployée dans la lutte antijihadiste a dû plier bagage, de gré ou de force. Elle dispose toujours d’une base, à Djibouti, qui accueille 1.500 personnes. Paris souhaite en faire un “point de projection” pour les “missions” en Afrique, après le retrait de ses forces du Sahel.

France court orders release of Lebanese militant after four decades in prison

A French appeals court Thursday ordered the release of pro-Palestinian Lebanese militant Georges Ibrahim Abdallah, who has been imprisoned for 40 years for the 1982 killings of two foreign diplomats.Abdallah, 74, is one of the longest serving prisoners in France, where most convicts serving life sentences are freed after less than 30 years.He has been up for release for 25 years, but the United States — a civil party to the case — has consistently opposed him leaving prison.Abdallah was detained in 1984 and sentenced to life in prison in 1987 for his involvement in the murders of US military attache Charles Robert Ray and Israeli diplomat Yacov Barsimantov in Paris.The Lebanese of Maronite Christian heritage has always insisted he is a “fighter” who battled for the rights of Palestinians and not a “criminal”.The Paris Appeals Court ordered he be freed from a prison in the south of France next week, on Friday, July 25, on the condition that he leave French territory and never return.It said the length of his detention had been “disproportionate” and that he no longer represented a danger to the public.Several sources before the hearing said that it was planned for him to be flown to Paris and then to Beirut.Prosecutors can file an appeal with France’s highest court, the Court of Cassation, but any such request is not expected to be processed fast enough to halt his release next week.- ‘Delighted’ -The detainee’s brother, Robert Abdallah, in Lebanon told AFP he was overjoyed.”We’re delighted. I didn’t expect the French judiciary to make such a decision nor for him to ever be freed, especially after so many failed requests for release,” he said.”For once, the French authorities have freed themselves from Israeli and US pressure,” he added.Lebanese authorities have repeatedly said Abdallah should be freed from jail, and had written to the appeals court to say they would organise his return home.Abdallah’s lawyer Jean-Louis Chalanset also welcomed the decision, calling it a “political scandal he was not released earlier”.In November last year, a French court ordered him to be let go conditional on Abdallah leaving France.But France’s anti-terror prosecutors, arguing that he had not changed his political views, appealed the decision, which was suspended.A verdict was supposed to have been delivered in February, but the Paris appeals court postponed, saying it was unclear whether Abdallah had proof that he had paid compensation to the plaintiffs, something he has consistently refused to do.- ‘Past symbol’ -The court re-examined the latest request for his release last month.During the closed-door hearing, Abdallah’s lawyer told the judges that 16,000 euros had been placed in the prisoner’s bank account and were at the disposal of civil parties in the case, including the United States, according to several sources who attended.Abdallah, who hails from the north of Lebanon, was wounded as a teenager when Israel invaded the south of the country in 1978 in the early years of the Lebanese Civil War.As an adult, he founded the Lebanese Armed Revolutionary Factions — LARF, a Marxist pro-Syria and anti-Israel group that has now been dissolved.After his arrest in 1984, French police discovered submachine guns and transceiver stations in one of his Paris apartments.The appeals court in February however noted that the FARL “had not committed a violent action since 1984” and that Abdallah “today represented a past symbol of the Palestinian struggle”.Lebanon hosts tens of thousands of Palestinians, according to the United Nations, most descendants of those who fled or were expelled from their land during the creation of Israel in 1948.

Strike on Gaza’s only Catholic church injures several people

A strike on Gaza’s only Catholic church injured several people on Thursday, the territory’s civil defence agency and the Latin Patriarchate of Jerusalem said, as Italy’s prime minister slammed “unacceptable” Israeli attacks on civilians.The raid came as Gaza’s civil defence agency reported that Israeli strikes killed 18 people across the Palestinian territory on Thursday.”The Holy Family Church in Gaza has been struck by a raid this morning. There are several injuries in the place including the Parish Priest, Fr. Gabriel Romanelli,” Jerusalem’s Latin Patriarchate said in a statement. It added that no fatalities had been confirmed but that the church had sustained damage. Gaza’s civil defence spokesman Mahmud Bassal told AFP that a strike on the Catholic church resulted in injuries, including the priest.The Israeli military said it was “looking into it” when contacted by AFP.- ‘Serious act’ -Italian Prime Minister Giorgia Meloni said that “Israeli strikes on Gaza have also hit the Holy Family Church”, a parish in Gaza City with which the late Pope Francis had regular contact throughout the war. “The attacks against the civilian population carried out by Israel for months are unacceptable,” Meloni said in a post on X.”No military action can justify such behaviour.”Out of the Gaza Strip’s population of more than two million, about 1,000 are Christians. Most of them are Orthodox but according to the Latin Patriarchate, there are about 135 Catholics in the territory.Since the early days of the war which erupted in October 2023, members of the Catholic community have been sheltering at the Holy Family Church compound in Gaza City, and some Orthodox Christians have also found refuge there.Pope Francis repeatedly called for an end to the war. In his final Easter message, a day before his death on April 21, he condemned the “deplorable humanitarian situation” in the Palestinian territory.Italian Foreign Minister Antonio Tajani on Thursday denounced “a serious act against a Christian place of worship”.”I offer my sincere condolences to Father Romanelli, who was wounded in the raid,” he posted on X.- ‘Totally unacceptable’ -Monsignor Pascal Gollnisch, the head of Catholic charity l’Oeuvre d’Orient, told AFP the raid was “totally unacceptable”.”It is a place of worship. It is a Catholic church known for its peaceful attitude, for being a peacemaker. These are people who are at the service of the population,” he said.”There was no strategic objective, there were no jihadists in this church. There were families, there were civilians. This is totally unacceptable and we condemn in the strongest possible terms this attitude on the part of Israel.”More than 21 months of war have created dire humanitarian conditions for Gaza’s population, displacing most residents at least once and triggering severe shortages of food and other essentials.The war was triggered by a Hamas attack on Israel, which resulted in the deaths of 1,219 people, most of them civilians, according to an AFP tally based on official figures.Israel’s retaliatory military offensive has killed at least 58,573 Palestinians, mostly civilians, according to the health ministry in Hamas-run Gaza.burs-acc/phz/ysm

Syrie: Chareh retire ses troupes de Soueida pour éviter l’affrontement avec Israël

Le président intérimaire syrien Ahmad al-Chareh, disant vouloir éviter une “guerre ouverte” avec Israël, a retiré jeudi ses troupes de la ville à majorité druze de Soueida, où un photographe de l’AFP a vu au moins 15 corps gisant dans la rue.Israël avait menacé d’intensifier ses frappes si le pouvoir syrien ne quittait pas cette province du sud de la Syrie.Les habitants de Soueida ont découvert jeudi matin une ville sinistrée. Un correspondant de l’AFP a compté 15 cadavres gisant dans le centre de la ville, sans pouvoir indiquer s’il s’agissait de combattants ou de civils.Les violences intercommunautaires ont fait plus de 370 morts depuis que des combats ont éclaté dimanche, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).Elles viennent ébranler encore plus le pouvoir d’Ahmad al-Chareh qui a renversé, à la tête d’une coalition de groupes rebelles islamistes sunnites, l’ex-président Bachar al-Assad en décembre, dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile.Jeudi matin, les forces gouvernementales s’étaient retirées de toute la province à majorité druze, ont indiqué l’OSDH et des témoins à l’AFP.Des membres des forces gouvernementales ont affirmé à un correspondant de l’AFP posté aux abords de la province qu’ils avaient reçu l’ordre de se retirer peu avant minuit et avaient achevé leur redéploiement à l’aube.Dans un discours télévisé pendant la nuit, Ahmad al-Chareh avait annoncé le transfert “à des groupes locaux” et des dignitaires religieux druzes de la responsabilité du maintien de la sécurité à Soueida.”Nous avons donné la priorité à l’intérêt des Syriens plutôt qu’au chaos et à la destruction”, a déclaré M. al-Chareh, disant avoir voulu éviter “une guerre ouverte” avec Israël dont il a condamné l’intervention.Quelques heures plus tôt, Israël avait bombardé plusieurs cibles au coeur de Damas.Une aile d’un bâtiment du quartier général de l’armée syrienne, contigu au ministère de la Défense, a été détruite par ces frappes, qui ont fait trois morts selon les autorités. Israël a également mené d’autres frappes aux abords du palais présidentiel et dans les environs de Damas.- Médiation américaine -Les premiers affrontements avaient éclaté dimanche entre des tribus bédouines sunnites et des combattants druzes, aux relations tendues depuis des décennies. Le gouvernement syrien est alors intervenu avec l’objectif affiché de rétablir l’ordre et a déployé ses forces mardi à Soueida, jusque là contrôlée par des combattants druzes.  Mais l’OSDH, des témoins et des groupes druzes l’ont accusé de combattre les druzes et fait état de nombreuses exactions.M. Chareh a souligné que “l’intervention efficace de la médiation américaine, arabe et turque, a sauvé la région d’un sort inconnu”.Les Etats-Unis, alliés d’Israël et qui affichent leur soutien au nouveau dirigeant syrien malgré son passé jihadiste, avaient annoncé mercredi soir qu’un accord avait été conclu pour rétablir le calme en Syrie.”Nous nous sommes mis d’accord sur des mesures spécifiques qui permettront de mettre fin à cette situation troublante et terrifiante dès ce soir”, a écrit le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio sur le réseau X.La porte-parole du département d’Etat, Tammy Bruce, avait auparavant appelé le gouvernement syrien à quitter la zone de conflit dans le sud du pays afin d’apaiser les tensions avec Israël.- “Exécutions sommaires” -Selon l’OSDH, parmi les morts dans les violences des derniers jours, 27 civils ont été victimes d'”exécutions sommaires” par les forces gouvernementales.Dans son discours, le président intérimaire a promis de faire “rendre des comptes” aux auteurs d’exactions contre “notre peuple druze, qui est sous la protection et la responsabilité de l’Etat”.Il avait fait la même promesse après le massacre de centaines de membres de la communauté alaouite, dont est issu Bachar al-Assad, début mars sur le littoral syrien. Mais une commission d’enquête sur ces massacres n’a jamais rendu ses conclusions.La communauté druze de Syrie était, avant la guerre civile, forte de quelque 700.000 personnes, présente principalement à Soueida. Cette minorité ésotérique issue d’une branche de l’islam est aussi implantée au Liban et en Israël.A la frontière entre Israël et la Syrie, à Majdal Shams, des dizaines de personnes se sont réunies jeudi matin, là où des scènes de chaos avaient eu lieu la veille quand des centaines de druzes ont forcé cette frontière dans les deux sens. Des jeunes hommes longeaient jeudi ce segment de la frontière en brandissant des drapeaux druzes aux cinq couleurs. Un enfant druze syrien agitait un petit drapeau israélien. Son père, qui n’a pas souhaité donner son nom, a expliqué qu’ils habitent le village voisin de Hader, en Syrie, et ont retrouvé leurs cousins à Majdal Shams, côté israélien. “On n’a pas dormi de la nuit, on n’a fait que parler”, dit-il. 

Syrie: Chareh retire ses troupes de Soueida pour éviter l’affrontement avec Israël

Le président intérimaire syrien Ahmad al-Chareh, disant vouloir éviter une “guerre ouverte” avec Israël, a retiré jeudi ses troupes de la ville à majorité druze de Soueida, où un photographe de l’AFP a vu au moins 15 corps gisant dans la rue.Israël avait menacé d’intensifier ses frappes si le pouvoir syrien ne quittait pas cette province du sud de la Syrie.Les habitants de Soueida ont découvert jeudi matin une ville sinistrée. Un correspondant de l’AFP a compté 15 cadavres gisant dans le centre de la ville, sans pouvoir indiquer s’il s’agissait de combattants ou de civils.Les violences intercommunautaires ont fait plus de 370 morts depuis que des combats ont éclaté dimanche, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).Elles viennent ébranler encore plus le pouvoir d’Ahmad al-Chareh qui a renversé, à la tête d’une coalition de groupes rebelles islamistes sunnites, l’ex-président Bachar al-Assad en décembre, dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile.Jeudi matin, les forces gouvernementales s’étaient retirées de toute la province à majorité druze, ont indiqué l’OSDH et des témoins à l’AFP.Des membres des forces gouvernementales ont affirmé à un correspondant de l’AFP posté aux abords de la province qu’ils avaient reçu l’ordre de se retirer peu avant minuit et avaient achevé leur redéploiement à l’aube.Dans un discours télévisé pendant la nuit, Ahmad al-Chareh avait annoncé le transfert “à des groupes locaux” et des dignitaires religieux druzes de la responsabilité du maintien de la sécurité à Soueida.”Nous avons donné la priorité à l’intérêt des Syriens plutôt qu’au chaos et à la destruction”, a déclaré M. al-Chareh, disant avoir voulu éviter “une guerre ouverte” avec Israël dont il a condamné l’intervention.Quelques heures plus tôt, Israël avait bombardé plusieurs cibles au coeur de Damas.Une aile d’un bâtiment du quartier général de l’armée syrienne, contigu au ministère de la Défense, a été détruite par ces frappes, qui ont fait trois morts selon les autorités. Israël a également mené d’autres frappes aux abords du palais présidentiel et dans les environs de Damas.- Médiation américaine -Les premiers affrontements avaient éclaté dimanche entre des tribus bédouines sunnites et des combattants druzes, aux relations tendues depuis des décennies. Le gouvernement syrien est alors intervenu avec l’objectif affiché de rétablir l’ordre et a déployé ses forces mardi à Soueida, jusque là contrôlée par des combattants druzes.  Mais l’OSDH, des témoins et des groupes druzes l’ont accusé de combattre les druzes et fait état de nombreuses exactions.M. Chareh a souligné que “l’intervention efficace de la médiation américaine, arabe et turque, a sauvé la région d’un sort inconnu”.Les Etats-Unis, alliés d’Israël et qui affichent leur soutien au nouveau dirigeant syrien malgré son passé jihadiste, avaient annoncé mercredi soir qu’un accord avait été conclu pour rétablir le calme en Syrie.”Nous nous sommes mis d’accord sur des mesures spécifiques qui permettront de mettre fin à cette situation troublante et terrifiante dès ce soir”, a écrit le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio sur le réseau X.La porte-parole du département d’Etat, Tammy Bruce, avait auparavant appelé le gouvernement syrien à quitter la zone de conflit dans le sud du pays afin d’apaiser les tensions avec Israël.- “Exécutions sommaires” -Selon l’OSDH, parmi les morts dans les violences des derniers jours, 27 civils ont été victimes d'”exécutions sommaires” par les forces gouvernementales.Dans son discours, le président intérimaire a promis de faire “rendre des comptes” aux auteurs d’exactions contre “notre peuple druze, qui est sous la protection et la responsabilité de l’Etat”.Il avait fait la même promesse après le massacre de centaines de membres de la communauté alaouite, dont est issu Bachar al-Assad, début mars sur le littoral syrien. Mais une commission d’enquête sur ces massacres n’a jamais rendu ses conclusions.La communauté druze de Syrie était, avant la guerre civile, forte de quelque 700.000 personnes, présente principalement à Soueida. Cette minorité ésotérique issue d’une branche de l’islam est aussi implantée au Liban et en Israël.A la frontière entre Israël et la Syrie, à Majdal Shams, des dizaines de personnes se sont réunies jeudi matin, là où des scènes de chaos avaient eu lieu la veille quand des centaines de druzes ont forcé cette frontière dans les deux sens. Des jeunes hommes longeaient jeudi ce segment de la frontière en brandissant des drapeaux druzes aux cinq couleurs. Un enfant druze syrien agitait un petit drapeau israélien. Son père, qui n’a pas souhaité donner son nom, a expliqué qu’ils habitent le village voisin de Hader, en Syrie, et ont retrouvé leurs cousins à Majdal Shams, côté israélien. “On n’a pas dormi de la nuit, on n’a fait que parler”, dit-il. 

French army to leave Senegal amid Africa downsizingThu, 17 Jul 2025 09:27:35 GMT

France will on Thursday formally hand back its last military bases in Senegal, leaving the French army with no permanent camps in west and central Africa.Ending the French army’s 65 years in Senegal, the pull-out comes after similar withdrawals across the continent, with former colonies increasingly turning their backs on their former ruler.Around 350 French …

French army to leave Senegal amid Africa downsizingThu, 17 Jul 2025 09:27:35 GMT Read More »