L’armée française quitte le Sénégal, fin de sa présence permanente en Afrique de l’Ouest et centrale

L’armée française a mis fin jeudi à sa présence militaire permanente en Afrique de l’Ouest et centrale, lors d’une cérémonie solennelle et historique à Dakar où elle a officiellement restitué ses deux dernières installations militaires françaises au Sénégal.Ce retrait français, amorcé ces dernières années, intervient alors que la région du Sahel est confrontée à des attaques jihadistes croissantes et très meurtrières au Mali (dont une récente survenue tout près de la frontière sénégalaise), au Burkina Faso et au Niger.La cérémonie de restitution a eu lieu jeudi matin à Dakar, capitale du Sénégal, qui accueillait des troupes françaises depuis son indépendance en 1960.  Une remise symbolique des clefs du camp Geille, plus grande installation militaire française au Sénégal, et de l’escale aéronautique militaire française à l’aéroport de Dakar, a été organisée entre le chef d’état-major des armées du Sénégal, le général Mbaye Cissé, et le général Pascal Ianni, à la tête du commandement de l’armée française pour l’Afrique, qui avait fait le déplacement. Depuis 2022, l’armée française a mis fin à sa présence permanente au Mali, au Burkina Faso, au Niger, au Tchad, en Côte d’Ivoire et au Gabon, où la base française s’est muée en “camp partagé” gabono-français axé sur la formation. Le Sénégal est resté après son indépendance l’un des alliés africains les plus sûrs de la France, ancienne puissance coloniale dominante en Afrique de l’Ouest.- “Un tournant” -Mais les nouveaux dirigeants en fonction depuis avril 2024 ont promis de traiter désormais la France à l’égal des autres partenaires étrangers, au nom d’une souveraineté recouvrée.Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, arrivé au pouvoir avec un agenda de rupture, avait annoncé en novembre 2024 la fin, en 2025, de toute présence militaire française et étrangère sur le sol national.”Le Sénégal est un pays indépendant, c’est un pays souverain et la souveraineté ne s’accommode pas de la présence de bases militaires dans un pays souverain”, avait alors déclaré M. Faye. Il avait assuré qu’il ne s’agissait pas d’un acte de “rupture” et défendu un “partenariat rénové” avec l’ancienne puissance coloniale. Pour le chef d’état-major des armées du Sénégal, cette cérémonie jeudi marque “un tournant important dans le riche et long parcours militaire entre nos deux pays”.  “Riche de leur héritage et fidèles à leurs principes, les armées sénégalaises s’engagent à oeuvrer à la mise en place effective d’un partenariat efficace, équilibré, fondé sur le respect mutuel et la souveraineté de chaque partie”, a-t-il relevé. Il a souhaité entre les deux armées une “coopération forte et vivante, au service de la stabilité, de la paix et du développement de nos pays respectifs”. Le général Cissé a conclu son discours en souhaitant “un bon retour en France à tous (nos) camarades et leurs familles”, avant de citer Antoine de Saint-Exupéry, qui vécut plusieurs mois à Dakar: “pour chaque fin il y a toujours un nouveau départ”.De son côté, le général Pascal Ianni a souligné “la relation si spéciale et essentielle pour les pays de la région” entre les armées française et sénégalaise, et s’est dit “fier du devoir accompli”. “Nous opérons un changement structurel de notre présence, changement qui n’ôte rien aux sacrifices consentis hier par nos frères d’armes en Afrique pour nos intérêts respectifs, notre sécurité commune et des valeurs partagées lorsque la France est intervenue à plusieurs reprises à la demande de ses partenaires africains”, a-t-il rappelé.- “Agir différemment” -“Nous devons réinventer nos partenariats dans une Afrique dynamique dont la jeunesse porte beaucoup d’espoir, et cela passe par une vraie transformation de notre approche à l’égard des pays africains et de nos partenaires africains. Nous devons agir différemment et nous n’avons plus besoin de bases permanentes pour cela”, a-t-il déclaré. La France dispose toujours d’une base, à Djibouti, qui accueille 1.500 personnes. Paris souhaite en faire un “point de projection” pour les “missions” en Afrique, après le retrait de ses forces du Sahel.Ce jeudi marque la fin officielle des Eléments Français au Sénégal (EFS), qui comprenaient environ 350 militaires français ayant pour mission principale de conduire des activités de partenariat militaire opérationnel avec les forces armées sénégalaises.Le retrait français du Sénégal s’est fait dans la concertation, dans un paysage sur le continent africain largement défiant sinon hostile envers la présence française.Face à la prise de pouvoir, par des putschs, de juntes devenues hostiles au Sahel, l’armée française déployée dans la lutte antijihadiste a dû plier bagage, de gré ou de force. Un député du parti au pouvoir au Sénégal (Pastef), Guy Marius Sagna, a vivement réagi jeudi, estimant que c’est le Sénégal “qui a mis fin à la présence de l’armée d’occupation française”. “Bravo au président de la République Diomaye Faye ! Bravo au Premier ministre Ousmane Sonko. Bravo à Pastef ! Bravo aux patriotes! La décolonisation continue”, a-t-il lancé dans un message à la presse. 

Des demandeurs d’asile arrêtés après des audiences “pièges” à New York

Masqués, armés, ils rôdent en bande dans les tribunaux: des agents américains arrêtent des demandeurs d’asile à l’issue d’audiences “pièges” à New York, signe que la campagne de l’administration Trump contre l’immigration ne connaît aucun répit.Le président américain a érigé la lutte contre l’immigration clandestine en priorité absolue, évoquant une “invasion” des Etats-Unis par des “criminels venus de l’étranger” et communiquant abondamment sur les expulsions d’immigrés.Mais son programme d’expulsions massives a été contrecarré ou freiné par de multiples décisions de justice, notamment au motif que les personnes visées devaient pouvoir faire valoir leurs droits.Au cours des derniers mois, des agents de la Sécurité intérieure ont adopté la tactique consistant à attendre, le visage souvent recouvert d’un masque, devant les salles d’audience des tribunaux d’immigration et à arrêter les migrants dès leur sortie.Un photographe de l’AFP a vu mercredi et jeudi dans un tribunal de New York des agents armés, munis de boucliers, et employés par différentes agences fédérales dont la police des frontières et de l’immigration (ICE), rôder devant les salles d’audience, avec en leur possession des documents sur les migrants ciblés.Des agents ont arrêté près d’une douzaine de migrants originaires de différents pays en quelques heures seulement au 12e étage d’un bâtiment fédéral dans le sud de Manhattan. Brad Lander, contrôleur financier de la ville et figure de la branche locale du parti démocrate, qui avait d’ailleurs été brièvement arrêté et menotté le mois dernier pour “entrave” à des agents sur place, a qualifié ces audiences de “piège”.”Cela semble être des audiences judiciaires, mais ce sont en fait des pièges pour inciter (les migrants) à se rendre sur les lieux”, a-t-il déclaré sur place mercredi, en faisant état de plusieurs arrestations dont celle d’un Paraguayen dont la demande d’asile était, selon lui, en cours d’examen.”Le juge lui a soigneusement expliqué comment présenter son dossier, afin de fournir des informations complémentaires sur ses interactions avec la police paraguayenne et de justifier son droit à l’asile au titre de la Convention internationale contre la torture”, a-t-il expliqué. Après son audience, des agents “sans mandats ou badges permettant de les identifier l’ont attrapé”, a-t-il affirmé, ajoutant que des agents avaient plaqué au sol la soeur de ce demandeur d’asile, qui l’accompagnait à l’audience, et dénonçant une “érosion” de l’état de droit aux Etats-Unis.Les migrants arrêtés dans ces opérations sont le plus souvent écroués dans des centres de rétention de l’ICE en attendant leur possible expulsion des Etats-Unis. Au cours des derniers mois, les autorités ont ouvert de nouveaux centres de ce genre dont “l’Alcatraz des alligators”, construit au milieu des marécages de Floride.

US Justice Dept seeks one-day sentence for officer in Breonna Taylor killing

The US Justice Department has asked for a one-day prison sentence for a former policeman convicted of violating the civil rights of Breonna Taylor, a Black woman whose 2020 killing sparked protests for police reform and racial justice.Brett Hankison, who was convicted by a federal jury in Kentucky in November of one count of abusing Taylor’s civil rights, is to be sentenced on Monday and faces a maximum penalty of life in prison.But the head of the Justice Department’s civil rights division, in an unusual intervention, asked the judge on Wednesday to sentence Hankison to time served — the day he spent in jail at the time of his arrest — and three years of supervised release.”The government respects the jury’s verdict, which will almost certainly ensure that defendant Hankison never serves as a law enforcement officer again,” said Harmeet Dhillon, who was appointed to the position by President Donald Trump.”But adding on top of those consequences a sentence within the lengthy guidelines range… would, in the government’s view, simply be unjust,” Dhillon said.”Hankison did not shoot Ms. Taylor and is not otherwise responsible for her death,” she said. “Hankison did not wound her or anyone else at the scene that day, although he did discharge his duty weapon ten times blindly into Ms. Taylor’s home.”Lawyers for the Taylor family condemned the government’s sentencing recommendation as “an insult to the life of Breonna Taylor.””Recommending just one day in prison sends the unmistakable message that white officers can violate the civil rights of Black Americans with near-total impunity,” they said in a statement.Taylor and her boyfriend, Kenneth Walker, were sleeping in her Louisville apartment around midnight on March 13, 2020, when they heard a noise at the door.Walker, believing it was a break-in, fired his gun, wounding a police officer.Police, who had obtained a controversial no-knock search warrant to make a drug arrest, fired more than 30 shots back, mortally wounding Taylor.The deaths of Taylor, 26, and George Floyd, a 46-year-old Black man who was murdered by a white police officer in Minneapolis in May 2020, became the focus of a wave of mass protests in the United States and beyond against racial injustice and police brutality.In May, the Justice Department announced it was dropping lawsuits filed by the administration of former president Joe Biden against police forces in Louisville and Minneapolis that accused them of using excessive force and racial discrimination.

US authorizes Juul to market vaping products

Juul Labs said Thursday that the US Food and Drug Administration had officially authorized the e-cigarette maker to market its vaping system and refill capsules in the United States.Juul won the new marketing granting orders (MGO) after submitting more than 110 scientific studies to the agency, the company said in a statement.The decision means Juul can continue to sell products that have been on the US market but in regulatory limbo following earlier actions by the FDA.”Following rigorous evaluation of the data, FDA decided that an MGO for the Juul System was ‘appropriate for the protection of public health’ –- the standard required by statute for authorization,” Juul said.Juul has argued that its vaping products provide a public health benefit by shifting smokers away from combustible tobacco products closely linked to deadly illnesses. But the company has been criticized for its marketing practices, agreeing to pay $438.5 million in a 2022 settlement with 34 US states to resolve accusations of marketing to underage smokers.The FDA’s move allows Juul to sell five products in all: the Juul device and capsules for the “Virginia Tobacco” and menthol flavor, each in versions with three or five percent nicotine concentration, said a spokesperson for the US Department of Health and Human Services.The products needed to meet the standard set under a 2009 smoking prevention law showing that the benefits of switching to a potentially less harmful product is “sufficient to outweigh the risks of the product,” including to anyone not using tobacco products, the spokesperson said.The applicant submitted data “demonstrating high rates of adults completely switching from cigarettes to either the tobacco- or menthol-flavored Juul products.”But the agency’s determination “does not mean these tobacco products are safe, nor are they ‘FDA approved,'” said the spokesperson, who added that the agency will continue to monitor Juul’s compliance with youth marketing restrictions.Juul survived a difficult stretch after the FDA ordered it to halt sales in June 2022 because of health questions, although the decision was adminsistratively suspended by the same agency shortly thereafter.In June 2024, the FDA formally rescinded its June 2022 order, shifting the matter back into “pending” status while a substantive review continued.The FDA’s action on Thursday “confirms that these products are now authorized to remain on the market,” said a Juul spokesman.

Trump souffre d’une insuffisance veineuse, après avoir fait état de jambes enflées

Donald Trump souffre d’une insuffisance veineuse chronique, a annoncé jeudi la Maison Blanche, après que le président américain de 79 ans a fait état de “légers gonflements dans le bas de ses jambes”.Des examens “approfondis” ont révélé ce problème, qui correspond à une accumulation du sang dans les membres inférieurs. La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a qualifié cette affection de “bénigne et courante, particulièrement chez les individus de plus de 70 ans”, avant de préciser qu’aucune indication de “thrombose veineuse profonde ou de maladie artérielle” n’avait été découverte.Tous les résultats des examens “étaient dans les normes”, et “le président demeure en excellente santé”, a-t-elle ajouté.La porte-parole a ainsi voulu répondre aux spéculations grandissantes sur les réseaux sociaux d’un problème de santé du président républicain, après la publication de photos montrant des ecchymoses sur ses mains.Selon Karoline Leavitt, ces ecchymoses sont la conséquence “des fréquents serrages de mains” et de sa prise d’aspirine, “dans le cadre d’un régime préventif cardiovasculaire standard”.En janvier, Donald Trump était devenu le plus vieux président à entrer en fonction de l’histoire des Etats-Unis, remplaçant Joe Biden, qui avait quitté le pouvoir à 81 ans.Le milliardaire républicain se vante fréquemment de son niveau d’énergie et ses services ont même publié récemment une image le montrant en Superman.Donald Trump accuse régulièrement l’entourage de Joe Biden, qui l’avait battu en 2020, d’avoir cherché à masquer le déclin du président démocrate octogénaire.Joe Biden s’était retiré tardivement de la course à la présidentielle de 2024, sur fond d’inquiétudes quant à son état de santé après un débat calamiteux face à Donald Trump.En mai, un cancer de la prostate a été diagnostiqué chez le démocrate.

Espagne: un gigantesque nuage de fumée issu d’un feu de forêt étouffe Madrid

Un nuage géant de fumée acre, causé par un feu de forêt, a couvert Madrid jeudi, en ce début d’un été où les incendies pourraient devenir de plus en plus violents en Espagne. Le feu encore incontrôlé à Mentrida, une ville à 50 km au sud-ouest de la capitale espagnole, a amené les autorités locales à recommander aux habitants de rester confinés chez eux et de fermer leurs fenêtres. Le vent a amené la fumée au-dessus de Madrid, où des journalistes de l’AFP ont vu de la cendre tomber d’un épais nuage de fumée orange et gris, tandis que des curieux se pressaient dans les rues pour prendre des photos. Les services de protection civile de Madrid ont recommandé à la population de ne pas rester dehors et d’utiliser des masques chirurgicaux pour éviter d’inhaler la fumée. Une autoroute majeure menant à la ville a été fermée. Plus de 150 pompiers ont été déployés pour éteindre le feu qui s’est déclaré vers 13H00 GMT, selon le service d’information des feux de forêts de la région de Castille-La Manche.Les experts estiment que le changement climatique causé par l’homme augmente l’intensité, la durée et la fréquence des chaleurs extrêmes qui alimentent les feux de forêts. Plusieurs régions en Espagne ont subi des pics de chaleurs cette semaine, les températures montant jusqu’à 39°C à Mentrida jeudi, selon l’agence météorologique espagnole (Aemet).En 2022, 300.000 hectares avaient été détruits par plus de 500 incendies dans le pays, un record en Europe, selon le Système européen d’information sur les feux de forêt (Effis). Plus de 25.000 hectares ont brûlé jusqu’à ce jour en 2025.

Enquête à Paris sur des chèques de Mbappé à des policiers

Le parquet de Paris a ouvert une enquête sur des chèques que Kylian Mbappé aurait émis à destination de cinq CRS affectés auprès de la Fédération (FFF), pour de possibles prestations privées irrégulières, ce que le joueur le capitaine de l’équipe de France de football conteste.Le parquet a confirmé vendredi à l’AFP l’information de M6/RTL selon laquelle il a ouvert une enquête “à la suite d’un signalement Tracfin”, la cellule de renseignement financier de Bercy, “datant de juillet 2024” et “faisant état d’opérations financières atypiques au profit de cinq fonctionnaires de police” affectés à la protection des équipes de France de football” et de trois agents de sécurité privée”.”Une enquête judiciaire des chefs de travail dissimulé et blanchiment de fraude fiscale a été confiée à la DNE (division nationale des enquêtes – Inspection générale de la police nationale)”, indique le ministère public de la capitale.Le parquet précise: “Les investigations, par essence complexes s’agissant d’opérations financières, sont en cours afin de caractériser la commission d’infractions pénales éventuelles et d’en identifier les auteurs le cas échéant”.Le Canard Enchaîné indique dans son édition de mercredi que l’argent du capitaine de l’équipe de France pourrait lui avoir servi à “payer au noir des prestations privées” réalisées par un commandant de CRS et quatre brigadiers-chefs, pour un montant total de 180.300 euros.Le commandant, qui officie depuis plusieurs années à ce poste, l’aurait notamment accompagné lors de déplacements privés au Cameroun et en Provence.D’après l’hebdomadaire satirique, suite au signalement de Tracfin, l’IGPN aurait ouvert une enquête administrative et signalé les faits au parquet de Paris.- “Respect des règles” -L’entourage de l’attaquant du Real Madrid a transmis un communiqué dans lequel il assure que “tout a été fait dans le respect des règles” “et sans aucune contrepartie”.D’après le communiqué, “depuis ses débuts en équipe de France, Kylian Mbappé a toujours choisi de reverser l’intégralité de ses primes de sélection”.”C’est ce qu’il a fait après la Coupe du Monde 2022, en toute transparence”, auprès d’associations mais aussi pour “l’ensemble des agents de sécurité qui ont accompagné l’équipe de France, soit huit personnes, dont plusieurs CRS détachés auprès de la FFF”.S’agissant du commandant de police, “il n’a jamais été rémunéré pour sa présence auprès de Kylian”, assure le communiqué.”Tout a été fait dans le respect des règles, mais aussi dans l’esprit de la loi, qui autorise un joueur à exprimer sa reconnaissance envers celles et ceux qui travaillent dans l’ombre, avec loyauté et engagement”, d’après le document.Le Canard enchaîné affirme qu’un conseil de discipline serait prévu pour le commandant de police en automne, et qu’il lui serait demandé de rembourser des salaires considérés comme indûment perçus. Sollicité par l’AFP, son avocat Me Jean-Baptiste Soufron n’a pas souhaité commenter.Fin 2024, le nom de Kylian Mbappé avait déjà été évoqué dans une affaire judiciaire, après l’ouverture d’une enquête pour viol pour des faits commis dans un hôtel du centre de Stockholm, même si le nom du joueur n’avait pas été explicitement cité.En décembre, la justice suédoise avait clos cette enquête révélée par la presse locale, après que la plaignante avait décidé de ne plus coopérer à l’enquête.

Media watchdog lashes Trump as ‘disaster for press freedom’

Media watchdog Reporters Without Borders on Thursday slammed US President Donald Trump for his “authoritarian” attacks on the media since returning to office, accusing him of inspiring press crackdowns worldwide.Trump “has grown into a key figure in a global anti-journalism political movement,” the New York-based RSF said in a statement.In the six months since his return to the White House, RSF said Trump had used “lawfare” and economic pressure on newsrooms, dismantled public media, banned outlets and undesirable wording, as well as smearing journalists and their employers.”Trump has matched years of verbally attacking journalists with new, concrete actions to limit press freedom. Many of these tactics are nothing new — it’s the same playbook we’ve seen press freedom predators employ around the world,” said RSF USA executive director Clayton Weimers. “But it’s clear that Trump has amplified this phenomenon, emboldening and inspiring other leaders to crack down on their own domestic media. The result is a disaster for press freedom globally.”RSF also reported that it had tracked “at least 60 acts of violence against journalists during recent protests in Los Angeles against Trump’s immigration policies.” “This aggression towards journalists has been a staple of Trumpist politics,” RSF said.In February, the White House restricted the access of US news agency Associated Press (AP) because it refused to use “Gulf of Mexico” instead of “Gulf of America,” as the body of water was renamed by Trump. The Trump administration is also seeking to dismantle public broadcasting and has announced the closure of international radios Voice of America, Radio Free Europe/Radio Liberty, and Radio Free Asia. His bid is facing legal challenges.RSF said the measures would deprive hundreds of millions globally of “credible information,” promoting “propaganda” media by “authoritarian regimes” like Russia and China.