La Syrie et Israël s’accordent sur un cessez-le-feu, combats à l’entrée de Soueida

Le gouvernement syrien et Israël se sont accordés vendredi soir sur un cessez-le-feu sous l’égide des Etats-Unis, mais des affrontements opposent toujours des combattants tribaux et druzes à l’entrée de Soueida, dans le sud de la Syrie, où des violences ont déjà fait des centaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés depuis près d’une semaine.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président intérimaire syrien Ahmad al-Chareh “ont accepté un cessez-le-feu”, a annoncé l’émissaire américain pour la Syrie Tom Barrack, deux jours après des bombardements israéliens sur Damas.”Nous appelons les druzes, les bédouins et les sunnites à déposer les armes, et, ensemble, avec les autres minorités, à construire une identité syrienne nouvelle et unie, dans la paix et la prospérité avec ses voisins”, a écrit M. Barrack sur le réseau social X.La présidence syrienne a affirmé vendredi travailler à l’envoi d’une “force spéciale” dans la région à majorité druze de Soueida, d’où elle avait retiré ses soldats la veille sous la pression d’Israël.Depuis dimanche, les affrontements entre groupes druzes et tribus bédouines locales, aux relations tendues depuis des années, y ont fait au moins 638 morts selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).L’hôpital gouvernemental de Soueida, le seul de la ville qui fonctionne encore, a accueilli “plus de 400 corps depuis lundi matin”, parmi lesquels “des femmes, des enfants et des personnes âgées”, a dit à l’AFP le médecin Omar Obeid.- “Une fosse commune” -“Ce n’est plus un hôpital, c’est une fosse commune”, a déclaré à un correspondant de l’AFP Rouba, membre du personnel de l’hôpital qui ne veut pas donner son nom de famille.Ces violences fragilisent encore plus le pouvoir d’Ahmad al-Chareh qui, à la tête d’une coalition de groupes rebelles islamistes, avait renversé le président Bachar al-Assad en décembre, dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile.Dans un communiqué vendredi soir, la présidence a exhorté “toutes les parties à faire preuve de retenue et à privilégier la raison”, tout en affirmant travailler “à l’envoi d’une force spéciale pour mettre fin aux affrontements”.Le pouvoir syrien, disant vouloir rétablir l’ordre, avait déjà déployé ses forces mardi à Soueida, jusque-là contrôlée par des combattants druzes. L’OSDH, des témoins et des groupes druzes ont toutefois accusé les forces syriennes d’avoir combattu au côté des bédouins et d’avoir commis des exactions.Les forces gouvernementales s’étaient retirées jeudi de la ville, après des menaces et des bombardements d’Israël qui a dit vouloir protéger la minorité druze, M. Chareh affirmant sa volonté d’éviter une “guerre ouverte” avec Israël.Un cessez-le-feu a été conclu entre les parties syriennes, mais la présidence a accusé jeudi les combattants druzes de l’avoir violé.Vendredi matin, des combattants de tribus arabes sunnites, qui ont afflué de différentes régions syriennes pour prêter main forte aux bédouins, s’étaient massés autour de Soueida, selon des correspondants de l’AFP sur place.Et vendredi soir, quelque 200 de ces combattants ont été vus par l’AFP échangeant des tirs d’armes automatiques à l’entrée ouest de la ville avec les groupes druzes positionnés à l’intérieur.- “Plus de lait pour les nourrissons” -L’OSDH a confirmé des combats dans ce secteur, ajoutant que “des bombardements visaient des quartiers de la ville”. Un chef tribal, Anas Al-Enad, a affirmé au correspondant de l’AFP près du village druze de Walgha être venu avec ses hommes de la région de Hama (centre) “en réponse aux appels à l’aide des bédouins”.Le correspondant de l’AFP a vu des maisons, des commerces et des voitures brûlés à Walgha, désormais sous contrôle des forces tribales et des bédouins.Selon l’OSDH, “les combattants tribaux sont encouragés et soutenus par les autorités syriennes qui ne peuvent plus se déployer à Soueida en raison des menaces d’Israël”.Près de 80.000 personnes ont été déplacées en raison des violences, s’est alarmée l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).Dans Soueida privée d’eau et d’électricité et où les communications sont coupées, “la situation est catastrophique. Il n’y a même plus de lait pour nourrissons”, a déclaré à l’AFP le rédacteur en chef du site local Suwayda 24, Rayan Maarouf.Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’est dit “profondément préoccupé par la détérioration rapide de la situation humanitaire” dans la région.”Les gens manquent de tout. Les hôpitaux ont de plus en plus de mal à soigner les blessés et les malades”, a déclaré Stephan Sakalian, chef de la délégation du CICR en Syrie.Présente principalement à Soueida, la communauté druze de Syrie comptait avant la guerre civile quelque 700.000 personnes. Cette minorité ésotérique issue d’une branche de l’islam est aussi implantée au Liban et en Israël.

La Syrie et Israël s’accordent sur un cessez-le-feu, combats à l’entrée de Soueida

Le gouvernement syrien et Israël se sont accordés vendredi soir sur un cessez-le-feu sous l’égide des Etats-Unis, mais des affrontements opposent toujours des combattants tribaux et druzes à l’entrée de Soueida, dans le sud de la Syrie, où des violences ont déjà fait des centaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés depuis près d’une semaine.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président intérimaire syrien Ahmad al-Chareh “ont accepté un cessez-le-feu”, a annoncé l’émissaire américain pour la Syrie Tom Barrack, deux jours après des bombardements israéliens sur Damas.”Nous appelons les druzes, les bédouins et les sunnites à déposer les armes, et, ensemble, avec les autres minorités, à construire une identité syrienne nouvelle et unie, dans la paix et la prospérité avec ses voisins”, a écrit M. Barrack sur le réseau social X.La présidence syrienne a affirmé vendredi travailler à l’envoi d’une “force spéciale” dans la région à majorité druze de Soueida, d’où elle avait retiré ses soldats la veille sous la pression d’Israël.Depuis dimanche, les affrontements entre groupes druzes et tribus bédouines locales, aux relations tendues depuis des années, y ont fait au moins 638 morts selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).L’hôpital gouvernemental de Soueida, le seul de la ville qui fonctionne encore, a accueilli “plus de 400 corps depuis lundi matin”, parmi lesquels “des femmes, des enfants et des personnes âgées”, a dit à l’AFP le médecin Omar Obeid.- “Une fosse commune” -“Ce n’est plus un hôpital, c’est une fosse commune”, a déclaré à un correspondant de l’AFP Rouba, membre du personnel de l’hôpital qui ne veut pas donner son nom de famille.Ces violences fragilisent encore plus le pouvoir d’Ahmad al-Chareh qui, à la tête d’une coalition de groupes rebelles islamistes, avait renversé le président Bachar al-Assad en décembre, dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile.Dans un communiqué vendredi soir, la présidence a exhorté “toutes les parties à faire preuve de retenue et à privilégier la raison”, tout en affirmant travailler “à l’envoi d’une force spéciale pour mettre fin aux affrontements”.Le pouvoir syrien, disant vouloir rétablir l’ordre, avait déjà déployé ses forces mardi à Soueida, jusque-là contrôlée par des combattants druzes. L’OSDH, des témoins et des groupes druzes ont toutefois accusé les forces syriennes d’avoir combattu au côté des bédouins et d’avoir commis des exactions.Les forces gouvernementales s’étaient retirées jeudi de la ville, après des menaces et des bombardements d’Israël qui a dit vouloir protéger la minorité druze, M. Chareh affirmant sa volonté d’éviter une “guerre ouverte” avec Israël.Un cessez-le-feu a été conclu entre les parties syriennes, mais la présidence a accusé jeudi les combattants druzes de l’avoir violé.Vendredi matin, des combattants de tribus arabes sunnites, qui ont afflué de différentes régions syriennes pour prêter main forte aux bédouins, s’étaient massés autour de Soueida, selon des correspondants de l’AFP sur place.Et vendredi soir, quelque 200 de ces combattants ont été vus par l’AFP échangeant des tirs d’armes automatiques à l’entrée ouest de la ville avec les groupes druzes positionnés à l’intérieur.- “Plus de lait pour les nourrissons” -L’OSDH a confirmé des combats dans ce secteur, ajoutant que “des bombardements visaient des quartiers de la ville”. Un chef tribal, Anas Al-Enad, a affirmé au correspondant de l’AFP près du village druze de Walgha être venu avec ses hommes de la région de Hama (centre) “en réponse aux appels à l’aide des bédouins”.Le correspondant de l’AFP a vu des maisons, des commerces et des voitures brûlés à Walgha, désormais sous contrôle des forces tribales et des bédouins.Selon l’OSDH, “les combattants tribaux sont encouragés et soutenus par les autorités syriennes qui ne peuvent plus se déployer à Soueida en raison des menaces d’Israël”.Près de 80.000 personnes ont été déplacées en raison des violences, s’est alarmée l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).Dans Soueida privée d’eau et d’électricité et où les communications sont coupées, “la situation est catastrophique. Il n’y a même plus de lait pour nourrissons”, a déclaré à l’AFP le rédacteur en chef du site local Suwayda 24, Rayan Maarouf.Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’est dit “profondément préoccupé par la détérioration rapide de la situation humanitaire” dans la région.”Les gens manquent de tout. Les hôpitaux ont de plus en plus de mal à soigner les blessés et les malades”, a déclaré Stephan Sakalian, chef de la délégation du CICR en Syrie.Présente principalement à Soueida, la communauté druze de Syrie comptait avant la guerre civile quelque 700.000 personnes. Cette minorité ésotérique issue d’une branche de l’islam est aussi implantée au Liban et en Israël.

El Salvador sends home Venezuelan migrants in US prisoner deal

Scores of Venezuelans deported from the United States arrived back home from a notorious Salvadoran jail Friday, as a prisoner swap agreement ended a months-long ordeal decried by rights groups.As two planes transporting the men touched down in the evening at the main airport serving Caracas, President Nicolas Maduro thanked his US counterpart Donald Trump for making it happen.”Free, free at last!” the Venezuelan leader rejoiced at a public event.The Trump administration said the men were released in exchange for 10 Americans held in Venezuela, and an unknown number of “political prisoners” in the South American country.The United States had sent a group of 252 Venezuelan migrants to El Salvador in March to be locked up in its feared CECOT anti-“terrorism” jail, accused without evidence of belonging to the Tren de Aragua criminal gang.Trump invoked rarely used wartime laws to have the men flown to the Central American nation without any court hearings.”Today, we have handed over all the Venezuelan nationals detained in our country,” Salvadoran President Nayib Bukele said on X.”I can’t contain my happiness,” Mercedes Yamarte, mother of CECOT inmate Mervin Yamarte, told AFP ahead of the aircrafts’ arrival.”I arranged the reception, what am I going to do? I’ll make a soup.”Interior Minister Diosdado Cabello and other officials boarded the first plane to land, and passengers could be heard singing the Venezuelan anthem. Maduro thanked Trump for “the decision to rectify this totally irregular situation.”The number of migrants on the two planes has not been confirmed.- ‘High price’ -US Secretary of State Marco Rubio wrote on X Friday that “ten Americans who were detained in Venezuela are on their way to freedom” thanks to a deal that also included “the release of Venezuelan political prisoners.”He thanked Bukele “for helping secure an agreement for the release of all of our American detainees.”The US embassy in Caracas published a photo of the individuals with American flags.In the United States, families were also excited to see their loved ones return. One had been imprisoned for nearly a year.Global Reach, an NGO that works for wrongly detained Americans, said one of the men freed was 37-year-old Lucas Hunter, held since he was “kidnapped” by Venezuelan border guards while vacationing in Colombia in January.”We cannot wait to see him in person and help him recover from the ordeal,” it quoted his younger sister Sophie Hunter as saying.Uruguay said one of its citizens, resident in the United States, was among those liberated after nine months in Venezuelan detention.Venezuela’s government in a statement said it had paid a “high price” to secure the return of its compatriots: “terrorists for innocents,” according to Maduro. Apart from the freeing of the Americans, it said “alternative measures” to imprisonment had been granted to Venezuelans detained for “their involvement in common crimes and offenses against the constitutional order.”The prisoner rights NGO Foro Penal told AFP it was verifying the identities of the people concerned. – ‘Rescued’ – Another plane arrived at Maiquetia airport earlier Friday from Houston with 244 Venezuelans deported from the United States and seven children who Interior Minister Diosdado Cabello said had been “rescued from the kidnapping to which they were being subjected.”The children were among 30 who Caracas says remained in the US after their Venezuelan parents were deported.Clamping down on migrants is a flagship pursuit of Trump’s administration, which has ramped up raids and deportations.It has agreed with Maduro to send undocumented Venezuelans back home, and flights have been arriving near daily also from Mexico, where many got stuck trying to enter the United States.Official figures show that since February, more than 8,200 people have been repatriated to Venezuela from the United States and Mexico, including some 1,000 children.The Venezuelans detained in El Salvador had no right to phone calls or visits, and their relatives unsuccessfully requested proof of life.Bukele had CECOT built as part of his war on criminal gangs, but he agreed to receive millions of dollars from the United States to house the Venezuelans there.Amnesty International, Human Rights Watch and other rights groups have denounced the detentions as a violation of human rights.burs-mlr/mlm

El Salvador sends home Venezuelan migrants in US prisoner deal

El Salvador on Friday freed scores of Venezuelans deported from the United States to a notorious maximum security prison, the outcome of a highly coordinated prisoner swap between Caracas and Washington.The administration of US President Donald Trump said the men were released in exchange for 10 Americans held in Venezuela, and an unknown number of “political prisoners” in the South American country.The move appears to end a months-long detention of migrants that had been decried by rights groups and slammed by Trump’s critics in the United States.After prolonged uncertainty over the fate of more than 250 Venezuelans expelled from the United States in March, two Caracas-bound Venezuelan planes took off from San Salvador on Friday to the immense joy and relief of loved ones back home.”I can’t contain my happiness,” Mercedes Yamarte, mother of CECOT inmate Mervin Yamarte, told AFP.”I arranged the reception, what am I going to do? I’ll make a soup.”Salvadoran President Nayib Bukele said on X that “today, we have handed over all the Venezuelan nationals detained in our country.”The United States sent the group of Venezuelan migrants to El Salvador in March to be locked up in its feared CECOT anti-“terrorism” jail, accused without evidence of belonging to the Tren de Aragua criminal gang.The Trump administration invoked rarely used wartime laws to fly the men to the Central American nation without any court hearings.Bukele claimed in his post that many of the men “face multiple charges for murder, robbery, rape, and other serious crimes.”- ‘High price’ -US Secretary of State Marco Rubio wrote on X Friday that “ten Americans who were detained in Venezuela are on their way to freedom” thanks to a deal that also included “the release of Venezuelan political prisoners.”He thanked Bukele “for helping secure an agreement for the release of all of our American detainees.”The US embassy in Caracas published a photo of the individuals with American flags.In the United States, families were also excited to see their loved ones return. One had been imprisoned for nearly a year.Global Reach, an NGO that works for wrongly detained Americans, said one of the men freed was 37-year-old Lucas Hunter, held since he was “kidnapped” by Venezuelan border guards while vacationing in Colombia in January.”We cannot wait to see him in person and help him recover from the ordeal,” it quoted his younger sister Sophie Hunter as saying.Uruguay said one of its citizens, resident in the United States, was among those liberated after nine months in Venezuelan detention.Nicolas Maduro’s government in a statement said it had paid a “high price” to secure the return of its compatriots.Apart from the freeing of the Americans, it said “alternative measures” to imprisonment had been granted to Venezuelans detained for “their involvement in common crimes and offenses against the constitutional order.”The prisoner rights NGO Foro Penal told AFP it was verifying the identities of the people concerned. – ‘Rescued’ – Another plane arrived at Maiquetia airport earlier Friday from Houston with 244 Venezuelans deported from the United States and seven children who Interior Minister Diosdado Cabello said had been “rescued from the kidnapping to which they were being subjected.”The children were among 30 who Caracas says remained in the United States after their Venezuelan parents were expelled.Clamping down on migrants is a flagship pursuit of Trump’s administration, which has ramped up raids and deportations.It has agreed with Maduro to send undocumented Venezuelans back home, and flights have been arriving near daily also from Mexico, where many got stuck trying to enter the United States.Official figures show that since February, more than 8,200 people have been repatriated to Venezuela from the United States and Mexico, including some 1,000 children.The Venezuelans detained in El Salvador had no right to phone calls or visits, and their relatives unsuccessfully requested proof of life.Bukele had CECOT built as part of his war on criminal gangs, but he agreed to receive millions of dollars from the United States to house the Venezuelans there.Amnesty International, Human Rights Watch and other rights groups have denounced the detentions as a violation of human rights.burs-mlr/mlm

Le Salvador libère des migrants vénézuéliens après un échange de prisonniers avec les États-Unis

Le Salvador a annoncé la libération vendredi de migrants vénézuéliens incarcérés dans une prison de haute sécurité depuis quatre mois, mettant fin à une détention décriée par les défenseurs des droits de l’Homme.Après des mois d’incertitude sur le sort de plus de 250 Vénézuéliens expulsés des États-Unis en mars, deux avions en provenance du Salvador étaient en route et attendus vendredi à l’aéroport international de Maiquetia, près de Caracas. “Je ne peux pas contenir ma joie”, a réagi Mercedes Yamarte, mère de Mervin Yamarte, un Vénézuélien détenu dans la prison salvadorienne. “J’ai organisé l’accueil, que vais-je faire ? Je vais faire une soupe!”, a-t-elle dit.Le Venezuela n’a pas indiqué combien de ses ressortissants étaient libérés, mais le président salvadorien Nayib Bukele a déclaré sur X avoir remis à Caracas “tous les citoyens vénézuéliens détenus dans notre pays, accusés d’appartenir à l’organisation criminelle Tren de Aragua”.Invoquant une loi de 1798 sur les ennemis de l’étranger rarement utilisée, les États-Unis avaient expulsé et envoyé en mars ces 252 Vénézuéliens pour être incarcérés au Centre de confinement du terrorisme (Cecot), prison de haute sécurité prévue pour les membres de gangs. Ils étaient accusés, sans preuves produites et sans procès, d’appartenir au gang Tren de Aragua, déclaré organisation “terroriste” par Washington, des accusations rejetés par leurs proches, restés sans nouvelles depuis.- “Prix élevé” -Leur libération est liée à un échange de prisonniers entre Caracas et Washington. L’administration Trump a indiqué que les migrants vénézuéliens avaient été libérés en échange de dix Américains détenus au Venezuela et d’un nombre inconnu de “prisonniers politiques” vénézuéliens. Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a remercié le président salvadorien Nayib Bukele “d’avoir aidé à obtenir un accord pour la libération de tous nos détenus américains”.L’ambassade des États-Unis au Venezuela a publié une photo de ces hommes dans un avion, souriants et brandissant des drapeaux américains.Selon Global Reach, une ONG qui vient en aide aux Américains détenus à tort à l’étranger, parmi les personnes libérées figure Lucas Hunter, un Franco-Américain de 37 ans, arrêté en janvier par les gardes-frontières vénézuéliens pendant des vacances en Colombie. “Nous avons hâte de le voir en personne et de l’aider à se remettre de cette épreuve”, a dit sa sœur, Sophie Hunter, citée dans un communiqué de l’ONG. L’Uruguay a annoncé qu’un de ses citoyens, résident aux États-Unis, Fabian Buglio, faisait partie des personnes libérées.Dans un communiqué, le gouvernement du président vénézuélien Nicolas Maduro a estimé avoir payé un “prix élevé” pour assurer le retour de ses concitoyens. En plus de la libération des Américains, il a accordé des “mesures alternatives” à l’emprisonnement à des Vénézuéliens détenus pour “leur implication dans des crimes communs et des infractions contre l’ordre constitutionnel”. L’ONG de défense des droits des prisonniers Foro Penal a indiqué à l’AFP qu’elle vérifiait l’identité des personnes concernées.- “Enlèvement” – Plus tôt dans la journée, un autre avion est arrivé à l’aéroport de Maiquetia en provenance de Houston, avec à son bord 244 Vénézuéliens expulsés des États-Unis et sept enfants que le ministre vénézuélien de l’Intérieur Diosdado Cabello a dit “sauvés de l’enlèvement dont ils étaient victimes”. Ces enfants font partie des 30 que Caracas affirme être restés aux États-Unis après l’expulsion de leurs parents vénézuéliens. Le président de l’Assemblée nationale, Jorge Rodriguez, avait déclaré fin juin que ces enfants avaient été “séparés de leur mère, de leur père, de leur famille, de leurs grands-parents” et “emmenés dans des institutions où ils ne devraient pas être”. La lutte contre les migrants sans-papiers est une priorité de la nouvelle administration américaine, qui a multiplié les descentes de police et les expulsions. Washington et Caracas se sont mis d’accord pour renvoyer les Vénézuéliens sans papiers dans leur pays, et des vols arrivent presque quotidiennement des Etats-Unis ou du Mexique.Selon les chiffres officiels, depuis février plus de 8.200 personnes ont été rapatriées au Venezuela depuis ces deux pays, dont environ 1.000 enfants. – Sans nouvelles -Au Cecot, les Vénézuéliens détenus n’avaient pas le droit de passer des appels ni de recevoir des visites, et leurs proches ont demandé en vain des preuves de vie. La dernière fois qu’il ont été aperçus remonte à mars, lorsqu’ils sont apparus entravés, crâne rasé, à genoux dans la méga-prison salvadorienne.Nayib Bukele a fait construire le Cecot dans le cadre de sa guerre contre les gangs mais avait accepté des millions de dollars des États-Unis pour y détenir les Vénézuéliens. Amnesty International, Human Rights Watch et d’autres groupes de défense des droits ont dénoncé à plusieurs reprises ces détentions comme violant les droits humains. burs-mbj/esp/sw

Le Salvador libère des migrants vénézuéliens après un échange de prisonniers avec les États-Unis

Le Salvador a annoncé la libération vendredi de migrants vénézuéliens incarcérés dans une prison de haute sécurité depuis quatre mois, mettant fin à une détention décriée par les défenseurs des droits de l’Homme.Après des mois d’incertitude sur le sort de plus de 250 Vénézuéliens expulsés des États-Unis en mars, deux avions en provenance du Salvador étaient en route et attendus vendredi à l’aéroport international de Maiquetia, près de Caracas. “Je ne peux pas contenir ma joie”, a réagi Mercedes Yamarte, mère de Mervin Yamarte, un Vénézuélien détenu dans la prison salvadorienne. “J’ai organisé l’accueil, que vais-je faire ? Je vais faire une soupe!”, a-t-elle dit.Le Venezuela n’a pas indiqué combien de ses ressortissants étaient libérés, mais le président salvadorien Nayib Bukele a déclaré sur X avoir remis à Caracas “tous les citoyens vénézuéliens détenus dans notre pays, accusés d’appartenir à l’organisation criminelle Tren de Aragua”.Invoquant une loi de 1798 sur les ennemis de l’étranger rarement utilisée, les États-Unis avaient expulsé et envoyé en mars ces 252 Vénézuéliens pour être incarcérés au Centre de confinement du terrorisme (Cecot), prison de haute sécurité prévue pour les membres de gangs. Ils étaient accusés, sans preuves produites et sans procès, d’appartenir au gang Tren de Aragua, déclaré organisation “terroriste” par Washington, des accusations rejetés par leurs proches, restés sans nouvelles depuis.- “Prix élevé” -Leur libération est liée à un échange de prisonniers entre Caracas et Washington. L’administration Trump a indiqué que les migrants vénézuéliens avaient été libérés en échange de dix Américains détenus au Venezuela et d’un nombre inconnu de “prisonniers politiques” vénézuéliens. Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a remercié le président salvadorien Nayib Bukele “d’avoir aidé à obtenir un accord pour la libération de tous nos détenus américains”.L’ambassade des États-Unis au Venezuela a publié une photo de ces hommes dans un avion, souriants et brandissant des drapeaux américains.Selon Global Reach, une ONG qui vient en aide aux Américains détenus à tort à l’étranger, parmi les personnes libérées figure Lucas Hunter, un Franco-Américain de 37 ans, arrêté en janvier par les gardes-frontières vénézuéliens pendant des vacances en Colombie. “Nous avons hâte de le voir en personne et de l’aider à se remettre de cette épreuve”, a dit sa sœur, Sophie Hunter, citée dans un communiqué de l’ONG. L’Uruguay a annoncé qu’un de ses citoyens, résident aux États-Unis, Fabian Buglio, faisait partie des personnes libérées.Dans un communiqué, le gouvernement du président vénézuélien Nicolas Maduro a estimé avoir payé un “prix élevé” pour assurer le retour de ses concitoyens. En plus de la libération des Américains, il a accordé des “mesures alternatives” à l’emprisonnement à des Vénézuéliens détenus pour “leur implication dans des crimes communs et des infractions contre l’ordre constitutionnel”. L’ONG de défense des droits des prisonniers Foro Penal a indiqué à l’AFP qu’elle vérifiait l’identité des personnes concernées.- “Enlèvement” – Plus tôt dans la journée, un autre avion est arrivé à l’aéroport de Maiquetia en provenance de Houston, avec à son bord 244 Vénézuéliens expulsés des États-Unis et sept enfants que le ministre vénézuélien de l’Intérieur Diosdado Cabello a dit “sauvés de l’enlèvement dont ils étaient victimes”. Ces enfants font partie des 30 que Caracas affirme être restés aux États-Unis après l’expulsion de leurs parents vénézuéliens. Le président de l’Assemblée nationale, Jorge Rodriguez, avait déclaré fin juin que ces enfants avaient été “séparés de leur mère, de leur père, de leur famille, de leurs grands-parents” et “emmenés dans des institutions où ils ne devraient pas être”. La lutte contre les migrants sans-papiers est une priorité de la nouvelle administration américaine, qui a multiplié les descentes de police et les expulsions. Washington et Caracas se sont mis d’accord pour renvoyer les Vénézuéliens sans papiers dans leur pays, et des vols arrivent presque quotidiennement des Etats-Unis ou du Mexique.Selon les chiffres officiels, depuis février plus de 8.200 personnes ont été rapatriées au Venezuela depuis ces deux pays, dont environ 1.000 enfants. – Sans nouvelles -Au Cecot, les Vénézuéliens détenus n’avaient pas le droit de passer des appels ni de recevoir des visites, et leurs proches ont demandé en vain des preuves de vie. La dernière fois qu’il ont été aperçus remonte à mars, lorsqu’ils sont apparus entravés, crâne rasé, à genoux dans la méga-prison salvadorienne.Nayib Bukele a fait construire le Cecot dans le cadre de sa guerre contre les gangs mais avait accepté des millions de dollars des États-Unis pour y détenir les Vénézuéliens. Amnesty International, Human Rights Watch et d’autres groupes de défense des droits ont dénoncé à plusieurs reprises ces détentions comme violant les droits humains. burs-mbj/esp/sw

Euro-2025: l’Espagne neutralise la Suisse et s’ouvre les demies

Patientes à défaut d’être éblouissantes, les Espagnoles ont fini vendredi par faire sauter le verrou suisse à Berne (2-0), pour filer en demi-finale de l’Euro et poursuivre leur quête d’un premier titre continental.Sorties de l’ornière en deuxième mi-temps par Athenea Del Castillo et Claudia Pina, les joueuses de Montse Tomé rencontreront mercredi à Zurich la France ou l’Allemagne, qui se départageront samedi dans le dernier quart de finale à Bâle.A contempler le rouleau compresseur de la Roja et ses 16 buts marqués en quatre rencontres, difficile d’imaginer qu’elle retrouve les demi-finales pour la première fois depuis 1997, une éternité.Seules à imposer un style de jeu aussi marqué, en cherchant une totale maîtrise du ballon, les Espagnoles présentent pourtant aussi des failles que les jeunes Suissesses ont tenté d’exploiter, massées en 5-3-2 pour mieux jaillir en contre.Il n’y a pas eu de “miracle de Berne” pour la Nati, qui n’avait jamais eu les honneurs avant cet Euro à domicile du stade Wankdorf, théâtre de la sensation créée par les Allemands de l’Ouest contre les Hongrois en finale du Mondial-1954.Mais les joueuses de Pia Sundhage, poussées par 29.734 spectateurs dans une ambiance assourdissante, ont neutralisé leurs prestigieuses adversaires pendant 66 minutes, avec un bloc si bas qu’il leur bouchait la cage.- Deux penalties manqués -Les Espagnoles auraient pu se faciliter la vie sur un penalty rapidement obtenu pour une faute de Nadine Riesen sur Mariona Caldentey. Mais l’ailière d’Arsenal, en tentant de se faire justice sous les huées, a manqué le cadre (10e).Ses coéquipières ont multiplié les tentatives – courtes combinaisons dans la surface, centres, tirs lointains -, mais se sont heurtées à une très bonne Livia Peng (18e, 24e, 31e), par ailleurs sauvée par son montant gauche sur une tête d’Irene Paredes (43e).Et la lumière est finalement venue d’Athenea Del Castillo, entrée depuis quatre minutes à la place de Caldentey, et qui a repris une parfaite talonnade de Bonmati dans la surface pour ouvrir le score (1-0, 66e).Cinq minutes plus tard, Claudia Pina aggravait la marque en récupérant un ballon perdu dans l’axe pour expédier dans la lucarne une puissante frappe du droit des 25 mètres (2-0, 71e).Autre satisfaction pour les Espagnoles: si Alexia Putellas a été moins en vue que pendant la phase de poules (3 buts et 4 passes décisives) et a même manqué un penalty en fin de rencontre (88e), elles ont récupéré une Aitana Bonmati en jambes.Constamment à la manoeuvre au milieu, agitant les bras pour organiser l’équipe, la double Ballon d’Or en titre monte en puissance après la méningite virale qui l’a frappée juste avant le tournoi, et a même été élue joueuse du match.”Je voulais de nouveau me sentir joueuse de football, l’Aitana en confiance sur le terrain”, a-t-elle raconté, l’esprit déjà tourné vers la demi-finale. “La France et l’Allemagne sont, pour moi, les meilleures du tournoi, et si elles vont jusqu’à la prolongation et se fatiguent un peu, ça ne nous dérange pas”,

US environment agency axes nearly a quarter of workforce

The US Environmental Protection Agency said Friday it was moving ahead with plans to axe its workforce by more than 3,700 employees, as part of sweeping government cuts under President Donald Trump’s second term.In January, the federal agency tasked with ensuring clean air, land and water counted 16,155 employees.Under the third round of “Deferred Resignation Program” cuts, that figure will drop to 12,448, a 22.9 percent reduction.The cuts are made up of employees who took deferred resignation — a program pushed by former Trump administration chief cost-cutter Elon Musk — along with those who opted for early retirement or were laid off.”EPA has taken a close look at our operations to ensure the agency is better equipped than ever to deliver on our core mission of protecting human health and the environment while Powering the Great American Comeback,” EPA Administrator Lee Zeldin said in a statement.  “This reduction in force will ensure we can better fulfill that mission while being responsible stewards of your hard-earned tax dollars,” he added.The statement added the cuts would generate $748.8 million in savings.The White House is seeking to slash the EPA’s budget by 54 percent to $4.2 billion for Fiscal Year 2026. Friday’s announcement drops staffing to below the 12,856 full-time positions outlined in the president’s proposed budget.The agency’s scientific research arm — the Office of Research and Development — is also being dismantled, replaced by a smaller Office of Applied Science and Environmental Solutions.According to the EPA, the new office will work to eliminate backlogs in reviewing hundreds of chemicals and thousands of pesticides, while developing a new strategy to address so-called “forever chemicals,” or PFAS.Zeldin has been at the forefront of Trump’s push to aggressively deregulate pollution protections and “unleash” fossil fuels, drawing fierce backlash from scientists and environment advocates alike.Earlier this month the EPA suspended 139 employees after they signed a scathing open letter accusing Zeldin of pushing policies hazardous to both people and the planet.

CBS met fin au “Late Show” de Stephen Colbert, émission phare des nuits américaines

Vers la fin des “late show” américains? Les fans de Stephen Colbert encaissaient mal vendredi la fin de son émission emblématique des fins de soirées américaines sur fond de crise des médias face au streaming et de tensions avec l’administration Trump. “L’année prochaine sera notre dernière saison, la chaîne mettra fin à l’émission en mai”, a indiqué jeudi soir l’animateur du “Late Show with Stephen Colbert”, sous les huées et les cris d’incrédulité du public dans les studios de New York. “Je partage vos sentiments. Ce n’est pas seulement la fin de notre show, c’est la fin du +late show+ sur CBS car je ne serai pas remplacé et tout ça disparaîtra”, a-t-il ajouté, mettant ainsi fin à la franchise “The Late Show”, lancée en 1993 par David Letterman.Sur les réseaux sociaux les réactions ont fusé, plusieurs y voyant un cas de “censure”, appelant à boycotter Paramount. D’autres, conservateurs, se sont félicités de la fin d’une émission de “propagande” de gauche.”J’adore le fait que Colbert soit viré. Son talent est inférieur à ses audiences,” s’est félicité le président Donald Trump, soupçonné par des élus démocrates et des ténors de l’industrie culturelle d’être lié à cette affaire.- Pots-de-vin ? -Sourire moqueur, éternelle lunettes à monture noire, Stephen Colbert, 61 ans, avait qualifié lundi à l’antenne de “gros pot-de-vin” le versement par Paramount, maison-mère de CBS, de 16 millions de dollars à Donald Trump pour régler un contentieux avec la chaîne qu’il accusait d’avoir édité l’an dernier une interview de Kamala Harris pour la valoriser.”CBS a annulé l’émission de Colbert seulement TROIS JOURS après que Colbert a dénoncé” un accord “qui ressemble à de la corruption”, a ainsi écrit la sénatrice démocrate Elizabeth Warren, qui pointe des “raisons politiques”. “Si Paramount et CBS ont mis fin au +Late Show+ pour des raisons politiques, le public doit savoir”, a renchéri le sénateur démocrate Adam Schiff.Le syndicat des scénaristes américains a dit soupçonner vendredi que la fin de cette émission soit un “pot-de-vin” payé par Paramount, “qui a sacrifié sa liberté d’expression pour s’attirer les faveurs de l’administration Trump afin d’obtenir l’approbation de sa fusion” avec Skydance. Le syndicat a d’ailleurs appelé à une enquête de la procureure de New York sur de possibles “malversations” de Paramount dans ce dossier. Paramount est en négociations afin de conclure une fusion avec la société de production Skydance, qui nécessite l’approbation de l’Autorité de régulation des télécommunications (FCC). Le patron de la FCC, Brendan Carr, nommé par le président américain, avait déjà indiqué que le règlement de la plainte déposée par Donald Trump contre CBS serait un des éléments considérés dans l’étude de cette fusion chiffrée à 28 milliards de dollars.CBS a qualifié l’annulation du “Late Show” de “décision purement financière dans un contexte difficile pour la fin de soirée” sur les grilles de programmes télévisés, et a affirmé que cette décision n’était “en aucun cas liée aux performances de l’émission, à son contenu ou à d’autres questions concernant Paramount”.- Recul de la pub -Selon l’institut Nielsen, dans la catégorie des “late shows” dont la diffusion débute après 23H30, Stephen Colbert dominait largement la concurrence au premier trimestre 2025 avec près de 2,4 millions de téléspectateurs, devant celles de ses rivaux Jimmy Kimmel (ABC/1,8 million) et Jimmy Fallon (NBC/1,2 million).”Je suis sous le choc comme tout le monde. Stephen est l’une des personnes les plus brillantes et les plus drôles à avoir animé. Je pensais vraiment que nos émissions allaient continuer pendant des années”, a commenté sur Instagram Jimmy Fallon. “Je t’aime Stephen”, a ajouté Jimmy Kimmel en invectivant CBS.Selon une étude du cabinet spécialisé Guideline, citée par le New York Times, les revenus publicitaires des “late shows” ont chuté de 50% depuis 2018, pour passer de 439 millions à 220 millions de dollars, sur fond de migration des téléspectateurs vers les plateformes de streaming.Stephen Colbert s’était fait connaître à partir de 1999 sur la chaîne Comedy Central comme correspondant satirique du “Daily Show” de son ami Jon Stewart avant de lancer avec succès en 2005 “The Colbert Report”, qui a solidifié son style unique mêlant humour politique et ironie.