Retour au calme à Soueida après une semaine de violences meurtrières

Un calme relatif régnait dimanche dans la province syrienne de Soueida, au lendemain de l’annonce d’un cessez-le-feu après une semaine d’affrontements communautaires meurtriers entre combattants druzes et groupes rivaux. Les violences qui ont éclaté le 13 juillet entre groupes druzes et bédouins sunnites dans la région de Soueida, ont fait plus de 1.000 morts, selon un nouveau bilan de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), qui s’appuie sur un vaste réseau de sources à travers le pays.Dimanche, les journalistes de l’AFP présents à la périphérie de Soueida ont fait état d’une matinée sans affrontements.”Soueida connaît un calme relatif” depuis minuit, a également rapporté l’OSDH, précisant que les forces de sécurité avaient barré les routes menant à la province pour empêcher l’arrivée de combattants tribaux. Le gouvernement a annoncé la fin des combats dans la ville à majorité druze, reprise par les groupes issus de cette minorité religieuse, le ministère de l’Intérieur annonçant dans la nuit que Soueida avait été évacuée par les combattants tribaux. Un porte-parole du Conseil syrien des tribus et clans a confirmé à la chaîne Al-Jazeera que les combattants avaient quitté la ville “en réponse à l’appel de la présidence et aux termes de l’accord” de cessez-le-feu.Le président intérimaire Ahmad al-Chareh, arrivé au pouvoir après avoir renversé le président Bachar al-Assad en décembre, a réaffirmé samedi son engagement à protéger les minorités et salué “le rôle important joué par les Etats-Unis, qui ont confirmé leur soutien à la Syrie”.L’émissaire spécial des Etats-Unis pour la Syrie, Tom Barrack, a estimé dimanche que la Syrie se trouvait à un “moment critique”, appelant à ce que “la paix et le dialogue prévalent”. “Toutes les factions doivent déposer les armes”, a-t-il écrit sur X, dénonçant des “actes violents” qui sapent l’autorité de l’Etat.L’annonce du cessez-le-feu par Damas est intervenue quelques heures après une déclaration de Washington affirmant avoir négocié une trêve entre Israël et la Syrie, afin d’éviter une escalade.Israël avait bombardé des positions gouvernementales à Soueida et à Damas plus tôt dans la semaine.Damas avait annoncé samedi un cessez-le-feu dans la province de Soueida et commencé à y redéployer des forces dans l’objectif d’y rétablir la paix.- 128.000 déplacés -Le gouvernement avait déjà déployé ses forces mardi à Soueida avant de les retirer après les bombardements israéliens.Israël dit vouloir protéger la minorité druze et s’estime menacé par la présence de forces gouvernementales près de sa frontière. Un cessez-le-feu a ensuite été conclu entre la Syrie et Israël, sous l’égide des Etats-Unis.Dimanche, des convois humanitaires se préparaient à entrer dans la ville, selon les correspondants de l’AFP. Mais aucune aide médicale ou humanitaire n’est encore arrivée, d’après un médecin local joint par téléphone.Les habitants, confinés chez eux, sont privés d’électricité et d’eau, tandis que les vivres se font rares. Près de 128.000 personnes ont été déplacées par les violences, d’après l’Organisation internationale pour les migrations. Des images de l’AFP ont montré samedi dans la journée des combattants tribaux à Soueida, certains le visage masqué, tirant avec des armes automatiques. Un correspondant de l’AFP a vu samedi des dizaines de maisons et de voitures brûlées et des hommes armés mettre le feu à des magasins après les avoir pillés.Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a exhorté Damas à “demander des comptes et traduire en justice toute personne coupable d’atrocités, y compris dans leurs propres rangs”.Les autorités syriennes doivent utiliser “leurs forces de sécurité pour empêcher l’Etat islamique et autres jihadistes violents d’entrer dans la région et d’y perpétrer des massacres”, a-t-il écrit sur X.Le groupe Etat islamique avait pris le contrôle de vastes pans des territoires syrien et irakien avant d’être vaincu en 2019. Mais il a maintenu une présence, en particulier dans le vaste désert syrien.Les nouvelles violences communautaires fragilisent un peu plus le pouvoir de M. Chareh, dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile.Des affrontements avaient opposé en avril des combattants druzes aux forces de sécurité près de Damas et à Soueida, faisant plus de 100 morts.En mars, des massacres avaient fait plus de 1.700 morts, essentiellement des membres de la communauté alaouite dont est issu M. Assad, après des affrontements dans l’ouest du pays, selon un bilan de l’OSDH.Présente principalement à Soueida, la communauté druze de Syrie comptait avant la guerre civile quelque 700.000 personnes. Cette minorité est aussi implantée au Liban et en Israël.

Le typhon Wipha passe près de Hong Kong, frappé par des vents puissants et de fortes pluies

Hong Kong était frappé par des vents puissants et de fortes pluies dimanche, alors que le typhon Wipha passait le long de la côte sud de la Chine, provoquant des chutes d’arbres et des effondrements d’échafaudages.Wipha se situait à environ 140 kilomètres au sud-ouest de Hong Kong aux alentours de 17h00 locales (9h00 GMT), a indiqué l’observatoire météorologique de la ville.Le plus haut niveau d’alerte aux cyclones tropicaux (“T10”) a été activé durant environ 7 heures mais a été abaissé au niveau “T8″, troisième le plus important, au moment où Wipha s’éloignait de la ville.”Des vents de sud-est allant de coup de vent à des vents de type tempête affectent encore par moments certaines parties du territoire”, a indiqué l’observatoire.”La pluie intense de Wipha affecte de manière persistante les environs de l’estuaire de la rivière des Perles”, a-t-il également relevé.La ville voisine de Macao, connue pour ses casinos, a émis son propre avertissement de typhon de niveau maximal peu après midi, les autorités ayant suspendu tous les services de transport public.Les provinces chinoises de Hainan et Guangdong ont également été mises en alerte plus tôt, selon l’agence officielle Chine nouvelle dimanche.Un représentant de l’Autorité aéroportuaire de Hong Kong a déclaré plus tôt dimanche qu’environ 500 vols avaient été annulés en raison des intempéries, tandis qu’environ 400 autres devraient décoller ou atterrir plus tard dans la journée.Plus de 200 personnes ont trouvé refuge dans des centres d’hébergement temporaires gérés par le gouvernement.Les autorités ont fait suspendre dimanche les activités des crèches et des écoles, et les trains circulent en service réduit.Hong Kong avait hissé pour la dernière fois le signal d’alerte au niveau T10 au passage du super typhon Saola en 2023.Deux personnes ont été portées disparues aux Philippines après le passage de Wipha, selon les autorités locales.

Le typhon Wipha passe près de Hong Kong, frappé par des vents puissants et de fortes pluies

Hong Kong était frappé par des vents puissants et de fortes pluies dimanche, alors que le typhon Wipha passait le long de la côte sud de la Chine, provoquant des chutes d’arbres et des effondrements d’échafaudages.Wipha se situait à environ 140 kilomètres au sud-ouest de Hong Kong aux alentours de 17h00 locales (9h00 GMT), a indiqué l’observatoire météorologique de la ville.Le plus haut niveau d’alerte aux cyclones tropicaux (“T10”) a été activé durant environ 7 heures mais a été abaissé au niveau “T8″, troisième le plus important, au moment où Wipha s’éloignait de la ville.”Des vents de sud-est allant de coup de vent à des vents de type tempête affectent encore par moments certaines parties du territoire”, a indiqué l’observatoire.”La pluie intense de Wipha affecte de manière persistante les environs de l’estuaire de la rivière des Perles”, a-t-il également relevé.La ville voisine de Macao, connue pour ses casinos, a émis son propre avertissement de typhon de niveau maximal peu après midi, les autorités ayant suspendu tous les services de transport public.Les provinces chinoises de Hainan et Guangdong ont également été mises en alerte plus tôt, selon l’agence officielle Chine nouvelle dimanche.Un représentant de l’Autorité aéroportuaire de Hong Kong a déclaré plus tôt dimanche qu’environ 500 vols avaient été annulés en raison des intempéries, tandis qu’environ 400 autres devraient décoller ou atterrir plus tard dans la journée.Plus de 200 personnes ont trouvé refuge dans des centres d’hébergement temporaires gérés par le gouvernement.Les autorités ont fait suspendre dimanche les activités des crèches et des écoles, et les trains circulent en service réduit.Hong Kong avait hissé pour la dernière fois le signal d’alerte au niveau T10 au passage du super typhon Saola en 2023.Deux personnes ont été portées disparues aux Philippines après le passage de Wipha, selon les autorités locales.

Le typhon Wipha passe près de Hong Kong, frappé par des vents puissants et de fortes pluies

Hong Kong était frappé par des vents puissants et de fortes pluies dimanche, alors que le typhon Wipha passait le long de la côte sud de la Chine, provoquant des chutes d’arbres et des effondrements d’échafaudages.Wipha se situait à environ 140 kilomètres au sud-ouest de Hong Kong aux alentours de 17h00 locales (9h00 GMT), a indiqué l’observatoire météorologique de la ville.Le plus haut niveau d’alerte aux cyclones tropicaux (“T10”) a été activé durant environ 7 heures mais a été abaissé au niveau “T8″, troisième le plus important, au moment où Wipha s’éloignait de la ville.”Des vents de sud-est allant de coup de vent à des vents de type tempête affectent encore par moments certaines parties du territoire”, a indiqué l’observatoire.”La pluie intense de Wipha affecte de manière persistante les environs de l’estuaire de la rivière des Perles”, a-t-il également relevé.La ville voisine de Macao, connue pour ses casinos, a émis son propre avertissement de typhon de niveau maximal peu après midi, les autorités ayant suspendu tous les services de transport public.Les provinces chinoises de Hainan et Guangdong ont également été mises en alerte plus tôt, selon l’agence officielle Chine nouvelle dimanche.Un représentant de l’Autorité aéroportuaire de Hong Kong a déclaré plus tôt dimanche qu’environ 500 vols avaient été annulés en raison des intempéries, tandis qu’environ 400 autres devraient décoller ou atterrir plus tard dans la journée.Plus de 200 personnes ont trouvé refuge dans des centres d’hébergement temporaires gérés par le gouvernement.Les autorités ont fait suspendre dimanche les activités des crèches et des écoles, et les trains circulent en service réduit.Hong Kong avait hissé pour la dernière fois le signal d’alerte au niveau T10 au passage du super typhon Saola en 2023.Deux personnes ont été portées disparues aux Philippines après le passage de Wipha, selon les autorités locales.

Orages: l’est de la France en vigilance orange dimanche après-midi

Météo-France a étendu la vigilance orange orages à 21 départements du nord-est et du centre-est dimanche après-midi et placé l’Isère et les deux Savoie en vigilance pluie-inondations dans la soirée. Les départements, placés en vigilance à partir de 13h00 et jusqu’à 00h00, vont connaître un “épisode orageux notable” avec des “forts cumuls de pluie attendus” et “une forte probabilité de phénomènes violents”, prévient le service météorologique dans son bulletin publié à 10h00.Le service prévoit des rafales de vent entre 70 et 90km/h qui pourront atteindre “très ponctuellement” 120km/h sur le nord-est du pays, des “intensités pluvieuses de l’ordre de 15 à 30 mm” voire 40 mm “très localement” en une heure, “des chutes de grêle de petite taille voire moyenne” et une “densité de foudroiement particulièrement marquée”.La Savoie, la Haute-Savoie et l’Isère sont placées en vigilance orange pluie-inondation à partir de 20h00 et jusqu’à 06h00 lundi. Dans la soirée, des cumuls de pluie de 50 à 80mm sur la zone Rhône-Alpes et “en particulier sur le massif alpin et préalpin” pourront “engendrer des problématiques de coulées de boue et/ou de ruissellements”, avertit Météo-France.Les zones concernées par la vigilance orange orages sont l’Alsace (67,68), la Franche-Comté (70,25,39), la Saône-et-Loire, Rhône-Alpes (42,69,01,74,73,38,26,07), la Moselle, la Meurthe-et-Moselle, la Meuse, les Vosges, la Haute-Marne, la Côte-d’Or et le Territoire de Belfort. “Il n’est pas prévu d’extension de la vigilance orange à l’heure actuelle”, explique Météo-France, mais “le suivi de la situation et des dernières prévisions pourrait amener à une potentielle extension vers l’ouest et le sud de la zone déjà en orange”. 

En Cisjordanie, des colons accusés de cibler les ressources hydriques palestiniennes

Depuis son poste de surveillance sur une colline isolée de Cisjordanie occupée, Soubhil Olayan veille sur un point d’eau vital pour des dizaines de milliers de Palestiniens, la source d’Ein Samiyah.Lorsque des colons israéliens ont récemment attaqué le réseau de puits, de pompes et de canalisations que supervise ce responsable du service local de l’eau, il a immédiatement saisi les enjeux. “Il n’y a pas de vie sans eau”, dit-il après une attaque qui a temporairement interrompu l’approvisionnement de plusieurs villages environnants.La source alimente une station de pompage qui constitue, selon la société palestinienne chargée de sa gestion, la principale – voire l’unique – ressource en eau pour quelque 110.000 personnes. Elle est l’une des plus cruciales de Cisjordanie, territoire confronté à une pénurie chronique d’eau.L’attaque s’inscrit dans une série d’incidents récents où des colons ont été accusés d’avoir endommagé, détourné ou tenté de s’approprier des ressources en eau palestiniennes.”Les colons sont arrivés et ont commencé par briser la conduite principale. Et quand elle est cassée, nous devons automatiquement arrêter le pompage vers les villages”, explique M. Olayan. “L’eau s’écoule alors dans la terre et s’infiltre dans le sol”, ajoute-t-il. Des techniciens sont intervenus dans la foulée pour réparer les dégâts. Deux jours plus tard, des colons – certains armés – se baignaient dans les bassins en contrebas de la source, tandis que M. Olayan surveillait à distance la pression dans les canalisations et les images de vidéosurveillance.Le système indiquait une pression normale, y compris dans la conduite menant à son village de Kafr Malik. Mais les équipes de maintenance n’osaient plus s’approcher de la station, par crainte pour leur sécurité. Depuis le début de la guerre à Gaza en octobre 2023, les attaques de colons contre des Palestiniens en Cisjordanie se sont multipliées. La semaine précédente, un Palestino-Américain de 20 ans a été battu à mort à Sinjil, village voisin.- Annexion -Pour Issa Kassis, président du conseil d’administration de la Jerusalem Water Undertaking, qui gère la source d’Ein Samiyah, ces attaques sont un levier de contrôle territorial.”Quand vous limitez l’accès à l’eau dans une région, les habitants finissent par partir vers des zones où l’eau est disponible”, déclare-t-il à l’AFP. “Pour déplacer des populations, l’eau est le moyen le plus simple et le plus rapide.”Depuis le début du conflit à Gaza déclenché par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas sur le territoire israélien le 7 octobre 2023, plusieurs responsables israéliens ont publiquement plaidé pour l’annexion de la Cisjordanie, occupée par Israël depuis 1967. Le ministre des Finances Bezalel Smotrich, lui-même colon, a affirmé en novembre que 2025 serait l’année où Israël appliquerait sa souveraineté sur ce territoire palestinien.M. Kassis accuse le gouvernement israélien de soutenir les attaques, comme celle contre Ein Samiyah. L’armée israélienne a indiqué à l’AFP ne pas avoir eu connaissance de l’incident et n’avoir ainsi pu l’empêcher.Ce n’est pas un cas isolé. Dans la vallée du Jourdain, des colons ont récemment détourné l’eau de la source d’Al-Auja en amont, selon Farhane Ghawanmeh, représentant de la communauté de Ras Ein Al-Auja. Deux autres sources de la région ont subi le même sort. – Disparités -A Dura al-Qaraa, un autre village utilisant Ein Samiyah comme solution de secours, les habitants redoutent l’aggravation des sécheresses et dénoncent la gestion israélienne de l’accès à l’eau.”Cela fait des années que plus personne ne cultive ici, les nappes ont trop baissé”, explique Rafaa Kacem, membre du conseil local. La terre, dit-il, est désormais “quasiment à l’abandon”.Bien que les pénuries existent depuis 30 ans, les villageois ne peuvent pas forer de puits, malgré la présence de sources locales. “Nous n’avons aucune option: forer un puits est interdit”, déplore-t-il. Un projet proposé par l’ONU et la Banque mondiale a été abandonné en raison des restrictions légales. Les terrains concernés se trouvent en zone C, qui couvre plus de 60 % de la Cisjordanie et reste sous contrôle total d’Israël. Selon l’ONG israélienne B’Tselem, le cadre légal en vigueur entraîne de fortes disparités: 100 % des Israéliens – y compris dans les colonies – ont accès à l’eau courante chaque jour, contre seulement 36 % des Palestiniens en Cisjordanie. A Dura al-Qaraa, Rafaa Kacem ne cache pas son inquiétude: “Chaque année, l’eau diminue et la crise s’aggrave. C’est de pire en pire.”

Japon: coup d’envoi d’élections sénatoriales, le sort du Premier ministre en jeu

Les Japonais se rendent aux urnes dimanche: un scrutin sénatorial où se joue le sort de la coalition au pouvoir, très impopulaire sur fond d’inflation et de poussée d’un parti populiste anti-immigration de droite, au risque de pousser à la démission le Premier ministre Shigeru Ishiba.A 68 ans, M. Ishiba dirige un gouvernement minoritaire depuis octobre, après avoir conduit sa formation conservatrice, le Parti libéral-démocrate (PLD), à un cuisant revers lors d’élections législatives à l’automne à la chambre basse.Or, selon les sondages, la coalition gouvernementale, formée du PLD et du petit allié centriste Komeito, risque également de perdre dimanche sa majorité à la chambre haute du Parlement, où 125 des 248 sièges sont renouvelés. La coalition doit en remporter 50 pour conserver sa majorité.Dans le cas contraire, “Shigeru Ishiba pourrait être forcé de démissionner”, indique à l’AFP Toru Yoshida, professeur de sciences politiques à l’Université Doshisha.Le Japon “entrera en terrain inconnu, avec un gouvernement en minorité dans les deux chambres du Parlement, situation inédite depuis la Seconde Guerre mondiale”, prévient-il.Le PLD (libéral) gouverne le Japon de manière quasi ininterrompue depuis 1955, malgré de fréquents changements de dirigeant. M. Ishiba, autoproclamé “geek” des questions militaires, a pris la tête du parti en septembre, convoquant immédiatement des élections au succès très mitigé.Désormais minoritaires à la chambre basse, le PLD et Komeito doivent transiger avec l’opposition pour faire voter leurs textes, alors même que la conjoncture s’assombrit.L’inflation reste forte (+3,3% en juin hors produits frais), tirée par une vertigineuse flambée des prix du riz qui ont doublé en l’espace d’un an.”Les prix de base augmentent, mais je suis surtout inquiet que les salaires n’augmentent pas”, soupire Atsushi Matsuura, 54 ans, dimanche dans un bureau de vote de Tokyo.Hisayo Kojima, 65 ans, déplore elle la réduction constante du montant réel de sa retraite: “Nous avons beaucoup payé pour soutenir le système de retraite. C’est le problème le plus urgent”, insiste-t-elle.Pour atténuer l’impact inflationniste, Shigeru Ishiba a étendu les aides au logement, prolongé des subventions à l’énergie, et s’est engagé à verser des chèques de 20.000 yens (120 dollars) par citoyen. Les autorités ont également débloqué une partie des réserves stratégiques de riz pour faire baisser les prix, sans succès pour l’heure.- L’ombre de Trump -Par ailleurs, l’offensive douanière de Donald Trump a fait plonger d’un quart les ventes automobiles vers les Etats-Unis, un secteur surtaxé par Washington à 25% et qui représente 8% des emplois dans l’archipel. La menace de surtaxes généralisées de 25% au 1er août fragilise le tissu économique nippon, très dépendant des exportations.Alors que le négociateur japonais s’est rendu à sept reprises aux Etats-Unis, les pourparlers avec Washington paraissent s’enliser.Avant les élections, Shigeru Ishiba a affiché une stratégie maximaliste consistant à réclamer l’élimination totale des droits de douane, au risque d’alarmer certains acteurs industriels. “La capacité du gouvernement à gérer les négociations commerciales est un enjeu critique, il est crucial pour le PLD de conforter la confiance des citoyens”, confie à l’AFP Masahisa Endo, professeur de sciences politiques à l’université Waseda. Les marchés financiers s’inquiètent, eux, des dérives budgétaires, les massifs plans de relance et d’aides du gouvernement Ishiba aggravant un endettement déjà massif. Plusieurs émissions obligataires de Tokyo ont été boudées ces derniers mois, faisant s’envoler les taux nippons.”Je voulais voter pour un parti qui ne multiplie pas les promesses (à fin électoralistes), car cela alourdirait à terme le fardeau fiscal. Mais de nombreuses formations promettent des dépenses, j’ai eu du mal à me décider”, confie Norihiro Yamagishi, 54 ans, électeur à Tokyo.- “Le Japon d’abord” -Si on y ajoute les scandales de corruption entâchant le PLD, le climat est favorable à l’opposition, mais celle-ci apparaît fragmentée.De petits partis anti-système empiètent cependant sur le vote PLD: le Sanseito, au slogan “Le Japon d’abord”, pourrait remporter plus de 10 sièges, contre deux actuellement. Cette formation, qui s’est vue contrainte de nier tout lien avec Moscou, prône des “règles et restrictions durcies” en matière d’immigration, fustige le “mondialisme” et les politiques de genre “radicales”, et appelle à refondre les stratégies de vaccination et de décarbonation.”Ils expriment ce que je pense mais que ne pouvais pas dire depuis longtemps”, confiait récemment à l’AFP une électrice lors d’un rassemblement du parti.

Japon: coup d’envoi d’élections sénatoriales, le sort du Premier ministre en jeu

Les Japonais se rendent aux urnes dimanche: un scrutin sénatorial où se joue le sort de la coalition au pouvoir, très impopulaire sur fond d’inflation et de poussée d’un parti populiste anti-immigration de droite, au risque de pousser à la démission le Premier ministre Shigeru Ishiba.A 68 ans, M. Ishiba dirige un gouvernement minoritaire depuis octobre, après avoir conduit sa formation conservatrice, le Parti libéral-démocrate (PLD), à un cuisant revers lors d’élections législatives à l’automne à la chambre basse.Or, selon les sondages, la coalition gouvernementale, formée du PLD et du petit allié centriste Komeito, risque également de perdre dimanche sa majorité à la chambre haute du Parlement, où 125 des 248 sièges sont renouvelés. La coalition doit en remporter 50 pour conserver sa majorité.Dans le cas contraire, “Shigeru Ishiba pourrait être forcé de démissionner”, indique à l’AFP Toru Yoshida, professeur de sciences politiques à l’Université Doshisha.Le Japon “entrera en terrain inconnu, avec un gouvernement en minorité dans les deux chambres du Parlement, situation inédite depuis la Seconde Guerre mondiale”, prévient-il.Le PLD (libéral) gouverne le Japon de manière quasi ininterrompue depuis 1955, malgré de fréquents changements de dirigeant. M. Ishiba, autoproclamé “geek” des questions militaires, a pris la tête du parti en septembre, convoquant immédiatement des élections au succès très mitigé.Désormais minoritaires à la chambre basse, le PLD et Komeito doivent transiger avec l’opposition pour faire voter leurs textes, alors même que la conjoncture s’assombrit.L’inflation reste forte (+3,3% en juin hors produits frais), tirée par une vertigineuse flambée des prix du riz qui ont doublé en l’espace d’un an.”Les prix de base augmentent, mais je suis surtout inquiet que les salaires n’augmentent pas”, soupire Atsushi Matsuura, 54 ans, dimanche dans un bureau de vote de Tokyo.Hisayo Kojima, 65 ans, déplore elle la réduction constante du montant réel de sa retraite: “Nous avons beaucoup payé pour soutenir le système de retraite. C’est le problème le plus urgent”, insiste-t-elle.Pour atténuer l’impact inflationniste, Shigeru Ishiba a étendu les aides au logement, prolongé des subventions à l’énergie, et s’est engagé à verser des chèques de 20.000 yens (120 dollars) par citoyen. Les autorités ont également débloqué une partie des réserves stratégiques de riz pour faire baisser les prix, sans succès pour l’heure.- L’ombre de Trump -Par ailleurs, l’offensive douanière de Donald Trump a fait plonger d’un quart les ventes automobiles vers les Etats-Unis, un secteur surtaxé par Washington à 25% et qui représente 8% des emplois dans l’archipel. La menace de surtaxes généralisées de 25% au 1er août fragilise le tissu économique nippon, très dépendant des exportations.Alors que le négociateur japonais s’est rendu à sept reprises aux Etats-Unis, les pourparlers avec Washington paraissent s’enliser.Avant les élections, Shigeru Ishiba a affiché une stratégie maximaliste consistant à réclamer l’élimination totale des droits de douane, au risque d’alarmer certains acteurs industriels. “La capacité du gouvernement à gérer les négociations commerciales est un enjeu critique, il est crucial pour le PLD de conforter la confiance des citoyens”, confie à l’AFP Masahisa Endo, professeur de sciences politiques à l’université Waseda. Les marchés financiers s’inquiètent, eux, des dérives budgétaires, les massifs plans de relance et d’aides du gouvernement Ishiba aggravant un endettement déjà massif. Plusieurs émissions obligataires de Tokyo ont été boudées ces derniers mois, faisant s’envoler les taux nippons.”Je voulais voter pour un parti qui ne multiplie pas les promesses (à fin électoralistes), car cela alourdirait à terme le fardeau fiscal. Mais de nombreuses formations promettent des dépenses, j’ai eu du mal à me décider”, confie Norihiro Yamagishi, 54 ans, électeur à Tokyo.- “Le Japon d’abord” -Si on y ajoute les scandales de corruption entâchant le PLD, le climat est favorable à l’opposition, mais celle-ci apparaît fragmentée.De petits partis anti-système empiètent cependant sur le vote PLD: le Sanseito, au slogan “Le Japon d’abord”, pourrait remporter plus de 10 sièges, contre deux actuellement. Cette formation, qui s’est vue contrainte de nier tout lien avec Moscou, prône des “règles et restrictions durcies” en matière d’immigration, fustige le “mondialisme” et les politiques de genre “radicales”, et appelle à refondre les stratégies de vaccination et de décarbonation.”Ils expriment ce que je pense mais que ne pouvais pas dire depuis longtemps”, confiait récemment à l’AFP une électrice lors d’un rassemblement du parti.