Alaska Airlines reprend tous ses vols après avoir été touché par une panne informatique

Alaska Airlines a annoncé la reprise de tous ses vols, ainsi que de ceux de sa filiale Horizon Air, après leur interruption en raison d’une panne informatique dimanche soir, nouveau déboire pour la cinquième plus grosse compagnie américaine.”À partir de 23 heures (06H00 GMT), l’arrêt au sol a été levé et nos opérations ont repris”, a expliqué la compagnie sur son compte X.”Pendant que nous repositionnons nos avions et nos équipages, il y aura très probablement des impacts résiduels sur nos vols. Il faudra un certain temps pour que l’ensemble de nos opérations reviennent à la normale”, précise le texte.”Nous nous excusons pour la gêne occasionnée et encourageons nos clients à vérifier le statut de leur vol avant de se rendre à l’aéroport”, ajoute le communiqué.La compagnie aérienne a déclaré à l’AFP que dimanche, elle avait “subi une panne informatique affectant ses opérations” et qu’elle avait “demandé une interruption temporaire, à l’échelle de l’ensemble du système, de tous les vols d’Alaska Airlines et Horizon Air jusqu’à la résolution du problème”.”Le 20 juillet, vers 20 heures (heure du Pacifique), nous avons connu une panne informatique qui a entraîné une interruption temporaire des vols d’Alaska Airlines et d’Horizon Air sur l’ensemble du système”, a précisé la compagnie dans son communiqué annonçant la reprise des vols.Le site internet de la compagnie était en dérangement depuis environ 03H00 GMT lundi, selon des sites spécialisés.La déclaration initiale de suspension des vols, également publiée sur X, a suscité des réactions négatives de la part de passagers apparemment frustrés. “C’est brutal. Cela fait deux heures que nous sommes assis à l’aéroport”, a répondu un utilisateur de X nommé Caleb Heimlich.Un autre utilisateur, BetterDays, a commenté: “Cela a commencé à 20 heures et vous ne publiez cela que maintenant ! Votre service s’est considérablement dégradé au cours des cinq dernières années”.Cette panne intervient alors qu’une attaque informatique majeure a ciblé depuis la semaine dernière les serveurs Microsoft SharePoint, exploitant une vulnérabilité inconnue jusque-là dans le logiciel de partage de documents, ce qu’a reconnu Microsoft samedi.Selon l’entreprise de cybersécurité néerlandaise Eye Security, cette faille a permis à des cybercriminels de compromettre des agences gouvernementales, des universités, des entreprises énergétiques et des institutions internationales, en particulier aux États-Unis.- Panne informatique en septembre -Les autorités américaines, dont le FBI, ont ouvert plusieurs enquêtes, et Microsoft a publié des correctifs pour certaines versions du logiciel, bien que d’autres restaient encore vulnérables lundi.Alaska Airlines n’a pas répondu immédiatement à la demande de l’AFP qui souhaitait savoir si la panne était liée au problème de Microsoft.En septembre 2024, Alaska Airlines a subi une panne informatique importante à Seattle, où elle a son siège, provoquant un arrêt au sol de ses avions et des retards de ses vols. La compagnie a assuré à l’époque qu’il ne s’agissait pas d’une cyberattaque, mais d’un problème de certificat affectant plusieurs systèmes.Cet incident survient également plus d’un an après qu’une porte-bouchon – opercule condamnant une issue de secours redondante – d’un Boeing 737 Max 9 nouvellement livré s’est détachée lors d’un vol d’Alaska Airlines entre Portland (Oregon) et Ontario (Californie) en janvier 2024.Les 171 passagers et les six membres d’équipage ont survécu à la décompression rapide, mais l’incident a conduit le régulateur américain de l’aviation civile (FAA) à clouer au sol de nombreux Boeing 737-9 exploités par des compagnies aériennes américaines.Le mois dernier, les enquêteurs américains ont déclaré que l’incapacité de Boeing à fournir une formation adéquate au personnel de fabrication était un facteur déterminant dans l’explosion en vol quasi-catastrophique de l’avion d’Alaska Airlines.Cette dernière est la cinquième plus grosse compagnie aérienne des Etats-Unis depuis son rachat l’an dernier de Hawaiian Airlines.Les deux compagnies disposent d’une flotte de plus de 360 avions qui desservent environ 140 destinations, principalement dans l’ouest des Etats-Unis et dans l’archipel d’Hawaï.

Stellantis annonce une perte nette de 2,3 milliards d’euros au premier semestre 2025

Le géant automobile Stellantis a annoncé lundi avoir accusé une perte nette de 2,3 milliards d’euros au premier semestre 2025, pénalisé par le recul de ses ventes en Europe et aux Etats-Unis, et des charges liées à l’arrêt de certains modèles, selon des résultats encore préliminaires. Au premier semestre 2024, le groupe franco-italo-américain aux quinze marques (Peugeot, Fiat, Chrysler) avait dégagé un bénéfice net de 5,6 milliards d’euros, déjà en forte baisse (-48%) par rapport au niveau record de 2023.Sur les six premiers mois de l’année, Stellantis a réalisé un chiffre d’affaires de 74,3 milliards d’euros, selon le communiqué du groupe, soit un repli de 12,5% par rapport à la même période de 2024. Parmi les facteurs expliquant cette perte, le groupe cite “les arrêts temporaires de production pratiqués au début du trimestre en réponse aux nouveaux tarifs douaniers en Amérique du Nord” et “”la transition de l’offre produit en Europe élargie, où plusieurs modèles importants sont soit en phase de montée en cadence après leurs lancements récents”.Le volume de véhicules livrés aux concessionnaires a chuté de 6% au deuxième trimestre 2025, à 1,45 million de véhicules. Le groupe indique également que les “mesures prises pour améliorer les performances et la rentabilité, avec en particulier les nouveaux produits” sont encore au “stade préliminaire” et “devraient générer des effets positifs plus importants au cours du second semestre 2025. “Environ 3,3 milliards d’euros de charges nettes avant impôts, principalement liés aux cours d’annulation de programmes et aux dépréciations de plateformes” ont également pesé. Stellantis avait déjà suspendu ses prévisions financières le 30 avril, en raison de l’incertitude crée par l’imposition des droits de douanes américains. Les résultats financiers du premier semestre seront publiés “comme prévu” le 29 juillet, précise le communiqué. Les actionnaires de Stellantis ont très largement validé vendredi la nomination de l’Italien Antonio Filosa à la tête du constructeur, à l’occasion d’une assemblée générale extraordinaire.

Alaska Airlines resumes flights after ‘IT outage’

Alaska Airlines said Monday it had resumed operations after hours earlier requesting its fleet be grounded because of an “IT outage.”The airline apologized for the disruption, and urged travelers to check their flight status before heading to the airport — adding it “will take some time to get our overall operations back to normal”.The airline earlier told AFP it “experienced an IT outage that’s impacting our operations” and that it had “requested a temporary, system-wide ground stop for Alaska and Horizon Air flights until the issue is resolved.” Before the grounding was lifted, the US Federal Aviation Administration (FAA) status page showed all destinations affected by the halt of Alaska’s mainline aircraft. “We apologize for the inconvenience,” Alaska Airlines said in a statement.”As we reposition our aircraft and crews, there will most likely be residual impacts to our flights.”In a separate statement posted on X, the airline said it has “resolved its earlier IT outage”, without giving details. The grounding drew a backlash from frustrated passengers.”This is brutal. We’ve been sitting at the airport for two hours,” wrote an X user named Caleb Heimlich in one of such replies.”It’s 10:20 pm, people are tired, hungry, etc. This is not okay,” said another.Alaska last year also experienced an IT outage that caused significant disruption to its operations, including delayed flights.At the time, multiple users complained they were facing difficulties accessing its app and website. – Active attacks? – The airline’s latest outage comes a day after Microsoft warned of “active attacks” targeting server software used by businesses to share internal documents and urged security updates. Alaska Airlines did not immediately respond to AFP’s request to clarify whether the outage was linked to the Microsoft issue.The incident also comes more than a year after a door plug section of a newly delivered Boeing 737 Max 9 blew out during an Alaska Airlines flight between Portland, Oregon and Ontario, California in January last year.The 171 passengers and six crew members survived the rapid decompression, but the FAA later grounded many Boeing 737-9 aircraft operated by US airlines.  Last month, US investigators said Boeing’s failure to provide adequate training to manufacturing staff was a driving factor in the near-catastrophic Alaska Airlines mid-flight blowout. Alaska Air Group has a fleet of 325 aircraft, comprising 238 Boeing 737 planes and 87 Embraer 175 aircraft, according to its website.

Hong Kong leads most stocks higher, yen gains as Ishiba vows to stay

Equities mostly rose Monday on optimism countries will reach US trade deals before an August 1 deadline, while the yen gained after Japanese Prime Minister Shigeru Ishiba said he would stay in office despite another election defeat.Hong Kong topped 25,000 points for the first time in three years as tech giants advanced following strong earnings from Taiwanese chip giant TSMC and news US titan Nvidia would be allowed to export key semiconductors to China.While only three countries have signed agreements to avoid the worst of US President Donald Trump’s tariffs, analysts said investors were hopeful that others — including Japan and South Korea — will follow suit.The upbeat mood has been helped by a series of largely positive US economic data releases that suggested the world’s top economy remained in rude health, helping to push Wall Street to multiple record highs.Hong Kong climbed to as much as 25,010.90 — its highest level since February 2022 — thanks to a strong performance in ecommerce leaders Alibaba and JD.com and food delivery provider Meituan.A surge in Chinese money supply sparked by Beijing’s stimulus measures has added to the jump in Hong Kong’s market, which has spiked around 25 percent since the turn of the year.There were also gains in Shanghai, Singapore, Seoul, Wellington, Manila, Mumbai and Jakarta, while London gained in the morning.Sydney, Bangkok and Taipei slipped with Frankfurt and Paris, and Tokyo was closed for a holiday.The yen strengthened against the dollar after Ishiba vowed to stay on even after his ruling coalition lost its overall majority in Sunday’s lower house elections, months after it suffered a similar fate in an upper house vote.The losses came amid growing anger at the surging cost of living, including a doubling in the cost of rice.Analysts said that while the result was bad for the Liberal Democratic Party and its partner Komeito, the fact that the prime minister would remain in office provided some stability for now.The yen strengthened to 147.78 per dollar before paring the gains to sit around 148.10 later in the day.The currency had been weighed in recent weeks by expectations a bad defeat would lead to more spending and tax cuts.Despite Ishiba’s decision to stay, he will still face pressure to cut or abolish consumption tax, something Ishiba has opposed in view of Japan’s colossal national debts of more than 200 percent of gross domestic product.It also comes as he struggles to reach a trade deal with Trump, who has threatened tariffs of 25 percent on goods from Japan.Jiji Press reported that Ishiba would inform a meeting of senior LDP figures on Monday that he will stay in office.If he did go, it is unclear who might step up to replace him now that the government needs opposition support in both chambers to pass legislation.The election result “now raises a host of questions, including whether… Ishiba remains in power or decides to resign, how potentially expansionary could fiscal policy become, and will domestic politics be a hurdle in reaching a potential trade agreement with the US?”, wrote Paul Mackel, global head of forex research at HSBC.Others suggested the yen could still come under pressure, and possibly top 150 for the first time since March, owing to lingering uncertainty about the leadership and pressure on the central bank to hold off more interest rate hikes.David Chao, global market strategist for Asia Pacific at Invesco, warned: “The increased political fragility is likely to constrain the Bank of Japan’s ability to tighten monetary policy in the near term, as it may be reluctant to add further pressure to an already volatile landscape.”- Key figures at around 0810 GMT -Hong Kong – Hang Seng Index: UP 0.7 percent at 24,994.14 (close)Shanghai – Composite: UP 0.7 percent at 3,559.79 (close)London – FTSE 100: UP 0.2 percent at 9,005.57Tokyo – Nikkei 225: Closed for a holidayDollar/yen: DOWN at 147.99 yen from 148.73 yen on FridayEuro/dollar: UP at $1.1641 from $1.1627Pound/dollar: UP at $1.3440 from $1.3414Euro/pound: DOWN at 86.61 pence from 86.67 penceWest Texas Intermediate: UP 0.1 percent at $67.43 per barrelBrent North Sea Crude: FLAT at $69.29 per barrelNew York – Dow: DOWN 0.3 percent at 44,342.19 (close)

Zaz, de retour délestée de ses addictions: “En arrêtant, je me suis respectée”

Phénomène de la chanson française depuis “Je veux”, Zaz a repris le chemin des concerts avant la sortie le 19 septembre de “Sains et saufs”, sixième album porté par sa voix aux mille fêlures, mais délesté de ses peurs et addictions.Quinze ans après son plus grand succès, ode manouche à la liberté, l’artiste de 45 ans, ancienne chanteuse de rue aux 5 millions d’albums et 2 milliards de streams, revient réconciliée.Celle que le public international compare à Edith Piaf, également coach dans l’émission “The Voice”, s’est confiée à l’AFP deux mois avant la sortie de cet opus, auquel ont contribué Vianney, Raphaël et Noé Preszow. QUESTION: Après avoir quitté Warner, vous sortez pour la première fois un disque chez Tôt ou Tard, label indépendant parisien. Dans quel état d’esprit l’avez-vous conçu ?R: “L’idée principale c’était de kiffer. Ça a toujours été compliqué de faire des albums parce que je suis perfectionniste. Je me mets des pressions énormes. Ça se voyait pas, mais parce qu’aussi je picolais pas mal et je fumais, j’avais plein de béquilles partout. J’étais jamais satisfaite et en plus j’avais peur de me tromper, de faire les mauvais choix.”Q: Le point de bascule, c’est le premier confinement lié à la crise sanitaire…R: “J’ai chopé le Covid, j’ai fait un jeûne de trois jours donc j’ai arrêté de boire, de fumer, ça a eu un grand impact. J’avais l’alcool festif mais souvent j’allais dans le mur. En arrêtant tout ça, je me suis respectée, je me suis reconnue, je me suis valorisée.”Q: L’album s’ouvre sur “Je pardonne”. A qui, à quoi pardonnez-vous ?R: “J’ai eu une histoire compliquée dans l’enfance, j’ai été en foyer, je me suis fait virer de collège. Tout était construit sur des bases très bancales et très destructrices. A l’adolescence j’ai explosé, à 20 ans j’ai commencé à étudier. Je mangeais des livres ! J’étais avide de comprendre, de connaître.”Q: S’exprimer sur ces failles, est-ce du courage ?R: “Il faut que ce soit un peu digéré, surtout dans une époque comme la nôtre avec tous les réseaux sociaux. Avant j’étais désincarnée. Je suis passée de la théorie à la pratique et c’est un chemin. On est bourré de paradoxes.” Q: Par exemple ?R: “Quand j’ai été connue, j’avais ma gueule sur TF1, les gens me disaient tu peux pas chanter cette chanson (“Je veux”, avec les paroles “C’n’est pas votre argent qui f’ra mon bonheur”, NDLR) et gagner plein d’argent. J’ai pas dit que je ne voulais pas d’argent, j’ai dit que c’était pas mon moteur.”Q: Alors quoi ?R: “J’ai créé je ne sais pas combien de projets pour aider (notamment via son association Zazimut, NDLR), j’ai mis mon pognon, pour moi c’était logique, il fallait donner. Mais je savais pas mettre des limites, comme dans ma vie tout court. J’ai toujours été dans un excès, je suis intense et absolue. Je me rendais compte que je voulais être un super-héros et que ça marchait pas. Je m’épuisais.”Q: Cet album à fleur de peau renferme aussi de la douceur, de la bienveillance…R: “La base c’est de réapprendre à s’aimer. Je ne suis pas dans un monde de Bisounours du tout, mais c’est presque un choix politique d’être dans la joie. Parce que c’est tellement facile de sombrer. Je suis très consciente du monde dans lequel on est, en plus je suis très sensible donc ça me défonce la gueule. En même temps, il faut le choisir ce monde: si tu sombres dans l’angoisse et dans la peur, tu ne vas pas l’aider.”Q: Saine et sauve, est-ce un peu vous ?R: “C’est complètement moi ! C’est de dire que, malgré le monde dans lequel on vit, il faut s’entourer des bonnes personnes, prendre soin de soi. C’est pas égoïste. Parce que si on veut aider le monde, on a tout intérêt à vraiment aller bien.”

La Chine et les dirigeants de l’UE en sommet jeudi à Pékin

La Chine a confirmé lundi que les dirigeants de l’Union européenne (UE) se rendraient jeudi dans le pays pour un sommet, au moment où les deux partenaires commerciaux cherchent à aplanir une série de différends.Plusieurs dossiers empoisonnent les relations bilatérales, des surtaxes européennes sur les véhicules électriques chinois aux restrictions dont s’estiment victimes certaines entreprises du Vieux Continent en Chine.L’étroit partenariat économique et diplomatique Chine-Russie est également vu avec suspicion par nombre de capitales de l’UE, qui accusent Pékin de soutien indirect à l’effort de guerre russe en Ukraine.C’est dans ce contexte, tendu, qu’un sommet doit être organisé jeudi à Pékin pour marquer les 50 ans des relations diplomatiques entre la Chine et la Communauté européenne – plus tard devenue l’UE.Le ministère chinois des Affaires étrangères a confirmé lundi que le président du Conseil européen, Antonio Costa, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, se rendront jeudi en Chine.L’UE avait indiqué vendredi dans un communiqué que ses deux dirigeants assisteront au sommet à Pékin. Elle avait également précisé qu’ils rencontreront le président chinois Xi Jinping, avec lequel ils “discuteront des relations entre l’UE et la Chine et des défis géopolitiques actuels, notamment la guerre menée par la Russie en Ukraine”.Avec le Premier ministre chinois Li Qiang, ils “aborderont plus en détail les aspects commerciaux et économiques de la relation”, selon le communiqué.- “Relation équitable” -Si les liens sino-européens ne sont pas aussi dégradés que ceux entre Pékin et Washington, les différends se sont multipliés ces dernières années, dans l’industrie ferroviaire, les panneaux solaires ou encore les éoliennes.L’UE craint qu’une production manufacturière surabondante en Chine, alimentée par des subventions publiques, n’aggrave un déficit commercial considérable et que le marché européen ne soit inondé de produits chinois bon marché, au détriment des entreprises du Vieux Continent. Le différend s’est intensifié avec la mise en place l’an passé par l’UE de droits de douane supplémentaires sur les véhicules électriques fabriqués en Chine.En représailles, Pékin a notamment visé le cognac français. Les principaux exportateurs comme Hennessy, Rémy Cointreau et Martell, ont toutefois échappé aux taxes annoncées par la Chine, auxquelles se substitueront des hausses de prix négociées.”Ce sommet est l’occasion d’engager un dialogue avec la Chine au plus haut niveau et d’avoir des discussions franches et constructives sur des questions qui nous concernent tous les deux”, a indiqué Antonio Costa, cité dans un communiqué publié la semaine dernière par ses services.”Nous voulons un dialogue, un engagement réel et des progrès concrets. Nous visons une relation équitable et équilibrée qui profite aux deux parties”, a-t-il souligné.Le Conseil européen, présidé par Antonio Costa, est l’institution qui regroupe les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE. – “Impact négatif grave” -Avec Ursula von der Leyen, cheffe de l’exécutif européen, il va également tenter d’obtenir un assouplissement des restrictions sur les exportations de terres rares chinoises – indispensables dans la production de téléphones portables ou de voitures électriques.La guerre en Ukraine est un autre sujet de discorde.La Chine appelle régulièrement à des pourparlers de paix et au respect de l’intégrité territoriale de tous les pays, sous-entendu Ukraine comprise. Mais elle n’a jamais condamné la Russie et a renforcé ses relations avec Moscou depuis le début de l’invasion russe en février 2022.Nombre de capitales européennes accusent ainsi le géant asiatique d’offrir à Moscou un soutien économique crucial pour son effort de guerre. La semaine dernière, Bruxelles a annoncé un nouveau paquet de sanctions contre la Russie. Elles ciblent la manne pétrolière russe, mais visent également certaines entités chinoises. Le ministère chinois du Commerce a ainsi dénoncé lundi des sanctions “contraires à l’esprit de consensus établi entre les dirigeants chinois et européens” et qui auront “un impact négatif grave” sur les relations économiques et commerciales sino-européennes.Autre dossier en suspens: les matériels médicaux.La Commission européenne a annoncé le 20 juin exclure les entreprises chinoises des commandes publiques dépassant cinq millions d’euros. Une mesure prise au nom des restrictions touchant les firmes européennes sur le marché chinois. En réponse, Pékin a annoncé des mesures de rétorsion similaires visant les entreprises européennes.

La Chine et les dirigeants de l’UE en sommet jeudi à Pékin

La Chine a confirmé lundi que les dirigeants de l’Union européenne (UE) se rendraient jeudi dans le pays pour un sommet, au moment où les deux partenaires commerciaux cherchent à aplanir une série de différends.Plusieurs dossiers empoisonnent les relations bilatérales, des surtaxes européennes sur les véhicules électriques chinois aux restrictions dont s’estiment victimes certaines entreprises du Vieux Continent en Chine.L’étroit partenariat économique et diplomatique Chine-Russie est également vu avec suspicion par nombre de capitales de l’UE, qui accusent Pékin de soutien indirect à l’effort de guerre russe en Ukraine.C’est dans ce contexte, tendu, qu’un sommet doit être organisé jeudi à Pékin pour marquer les 50 ans des relations diplomatiques entre la Chine et la Communauté européenne – plus tard devenue l’UE.Le ministère chinois des Affaires étrangères a confirmé lundi que le président du Conseil européen, Antonio Costa, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, se rendront jeudi en Chine.L’UE avait indiqué vendredi dans un communiqué que ses deux dirigeants assisteront au sommet à Pékin. Elle avait également précisé qu’ils rencontreront le président chinois Xi Jinping, avec lequel ils “discuteront des relations entre l’UE et la Chine et des défis géopolitiques actuels, notamment la guerre menée par la Russie en Ukraine”.Avec le Premier ministre chinois Li Qiang, ils “aborderont plus en détail les aspects commerciaux et économiques de la relation”, selon le communiqué.- “Relation équitable” -Si les liens sino-européens ne sont pas aussi dégradés que ceux entre Pékin et Washington, les différends se sont multipliés ces dernières années, dans l’industrie ferroviaire, les panneaux solaires ou encore les éoliennes.L’UE craint qu’une production manufacturière surabondante en Chine, alimentée par des subventions publiques, n’aggrave un déficit commercial considérable et que le marché européen ne soit inondé de produits chinois bon marché, au détriment des entreprises du Vieux Continent. Le différend s’est intensifié avec la mise en place l’an passé par l’UE de droits de douane supplémentaires sur les véhicules électriques fabriqués en Chine.En représailles, Pékin a notamment visé le cognac français. Les principaux exportateurs comme Hennessy, Rémy Cointreau et Martell, ont toutefois échappé aux taxes annoncées par la Chine, auxquelles se substitueront des hausses de prix négociées.”Ce sommet est l’occasion d’engager un dialogue avec la Chine au plus haut niveau et d’avoir des discussions franches et constructives sur des questions qui nous concernent tous les deux”, a indiqué Antonio Costa, cité dans un communiqué publié la semaine dernière par ses services.”Nous voulons un dialogue, un engagement réel et des progrès concrets. Nous visons une relation équitable et équilibrée qui profite aux deux parties”, a-t-il souligné.Le Conseil européen, présidé par Antonio Costa, est l’institution qui regroupe les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE. – “Impact négatif grave” -Avec Ursula von der Leyen, cheffe de l’exécutif européen, il va également tenter d’obtenir un assouplissement des restrictions sur les exportations de terres rares chinoises – indispensables dans la production de téléphones portables ou de voitures électriques.La guerre en Ukraine est un autre sujet de discorde.La Chine appelle régulièrement à des pourparlers de paix et au respect de l’intégrité territoriale de tous les pays, sous-entendu Ukraine comprise. Mais elle n’a jamais condamné la Russie et a renforcé ses relations avec Moscou depuis le début de l’invasion russe en février 2022.Nombre de capitales européennes accusent ainsi le géant asiatique d’offrir à Moscou un soutien économique crucial pour son effort de guerre. La semaine dernière, Bruxelles a annoncé un nouveau paquet de sanctions contre la Russie. Elles ciblent la manne pétrolière russe, mais visent également certaines entités chinoises. Le ministère chinois du Commerce a ainsi dénoncé lundi des sanctions “contraires à l’esprit de consensus établi entre les dirigeants chinois et européens” et qui auront “un impact négatif grave” sur les relations économiques et commerciales sino-européennes.Autre dossier en suspens: les matériels médicaux.La Commission européenne a annoncé le 20 juin exclure les entreprises chinoises des commandes publiques dépassant cinq millions d’euros. Une mesure prise au nom des restrictions touchant les firmes européennes sur le marché chinois. En réponse, Pékin a annoncé des mesures de rétorsion similaires visant les entreprises européennes.

La Chine et les dirigeants de l’UE en sommet jeudi à Pékin

La Chine a confirmé lundi que les dirigeants de l’Union européenne (UE) se rendraient jeudi dans le pays pour un sommet, au moment où les deux partenaires commerciaux cherchent à aplanir une série de différends.Plusieurs dossiers empoisonnent les relations bilatérales, des surtaxes européennes sur les véhicules électriques chinois aux restrictions dont s’estiment victimes certaines entreprises du Vieux Continent en Chine.L’étroit partenariat économique et diplomatique Chine-Russie est également vu avec suspicion par nombre de capitales de l’UE, qui accusent Pékin de soutien indirect à l’effort de guerre russe en Ukraine.C’est dans ce contexte, tendu, qu’un sommet doit être organisé jeudi à Pékin pour marquer les 50 ans des relations diplomatiques entre la Chine et la Communauté européenne – plus tard devenue l’UE.Le ministère chinois des Affaires étrangères a confirmé lundi que le président du Conseil européen, Antonio Costa, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, se rendront jeudi en Chine.L’UE avait indiqué vendredi dans un communiqué que ses deux dirigeants assisteront au sommet à Pékin. Elle avait également précisé qu’ils rencontreront le président chinois Xi Jinping, avec lequel ils “discuteront des relations entre l’UE et la Chine et des défis géopolitiques actuels, notamment la guerre menée par la Russie en Ukraine”.Avec le Premier ministre chinois Li Qiang, ils “aborderont plus en détail les aspects commerciaux et économiques de la relation”, selon le communiqué.- “Relation équitable” -Si les liens sino-européens ne sont pas aussi dégradés que ceux entre Pékin et Washington, les différends se sont multipliés ces dernières années, dans l’industrie ferroviaire, les panneaux solaires ou encore les éoliennes.L’UE craint qu’une production manufacturière surabondante en Chine, alimentée par des subventions publiques, n’aggrave un déficit commercial considérable et que le marché européen ne soit inondé de produits chinois bon marché, au détriment des entreprises du Vieux Continent. Le différend s’est intensifié avec la mise en place l’an passé par l’UE de droits de douane supplémentaires sur les véhicules électriques fabriqués en Chine.En représailles, Pékin a notamment visé le cognac français. Les principaux exportateurs comme Hennessy, Rémy Cointreau et Martell, ont toutefois échappé aux taxes annoncées par la Chine, auxquelles se substitueront des hausses de prix négociées.”Ce sommet est l’occasion d’engager un dialogue avec la Chine au plus haut niveau et d’avoir des discussions franches et constructives sur des questions qui nous concernent tous les deux”, a indiqué Antonio Costa, cité dans un communiqué publié la semaine dernière par ses services.”Nous voulons un dialogue, un engagement réel et des progrès concrets. Nous visons une relation équitable et équilibrée qui profite aux deux parties”, a-t-il souligné.Le Conseil européen, présidé par Antonio Costa, est l’institution qui regroupe les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE. – “Impact négatif grave” -Avec Ursula von der Leyen, cheffe de l’exécutif européen, il va également tenter d’obtenir un assouplissement des restrictions sur les exportations de terres rares chinoises – indispensables dans la production de téléphones portables ou de voitures électriques.La guerre en Ukraine est un autre sujet de discorde.La Chine appelle régulièrement à des pourparlers de paix et au respect de l’intégrité territoriale de tous les pays, sous-entendu Ukraine comprise. Mais elle n’a jamais condamné la Russie et a renforcé ses relations avec Moscou depuis le début de l’invasion russe en février 2022.Nombre de capitales européennes accusent ainsi le géant asiatique d’offrir à Moscou un soutien économique crucial pour son effort de guerre. La semaine dernière, Bruxelles a annoncé un nouveau paquet de sanctions contre la Russie. Elles ciblent la manne pétrolière russe, mais visent également certaines entités chinoises. Le ministère chinois du Commerce a ainsi dénoncé lundi des sanctions “contraires à l’esprit de consensus établi entre les dirigeants chinois et européens” et qui auront “un impact négatif grave” sur les relations économiques et commerciales sino-européennes.Autre dossier en suspens: les matériels médicaux.La Commission européenne a annoncé le 20 juin exclure les entreprises chinoises des commandes publiques dépassant cinq millions d’euros. Une mesure prise au nom des restrictions touchant les firmes européennes sur le marché chinois. En réponse, Pékin a annoncé des mesures de rétorsion similaires visant les entreprises européennes.

In Syria’s Sweida, bodies wait to be identified at overwhelmed hospital

At the main hospital in south Syria’s Sweida city, dozens of bodies are still waiting to be identified as the death count of days of sectarian clashes continues to rise.”We have handed 361 bodies over to family members, but we still have 97 unidentified corpses,” a forensic medicine official at facility said on condition of anonymity.Clashes erupted on July 13 in Syria’s Druze-majority province of Sweida between local fighters and Sunni Bedouin, spiralling and drawing in government forces, tribal allies of the Bedouin and the military of neighbouring Israel.Witnesses, Druze factions and a monitor have accused government forces of siding with the Bedouin and committing abuses including summary executions when they entered Sweida last week.More than 1,100 people, most of them Druze fighters and civilians, have been killed, according to the Syrian Observatory for Human Rights monitor, whose toll also includes several hundred government security personnel.Health authorities have not released a comprehensive death toll.More than 450 bodies had been taken to Sweida’s main hospital by Sunday evening, while bodies were still being collected from streets and homes in the city.”The dead bodies sent a terrible smell through all the floors of the hospital,” said nurse Hisham Breik, who said he had not left the facility since the violence began.”The situation has been terrible. We couldn’t walk around the hospital without wearing a mask,” he said, his voice trembling, adding that the wounded included women, children and the elderly.Medical personnel have been working in tough conditions at the hospital, which has seen clashes around it and has been flooded with wounded, some of whom were lying in the corridors.Bodies have yet to be removed from villages in Sweida province’s north and west, the hospital administration and health workers said.The United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA) said that hospitals and health centres in Sweida province were out of service, with “reports of unburied bodies raising serious public health concerns”.Humanitarian access to Sweida “remains highly constrained”, it said a statement late Sunday.- ‘Catastrophe’ -The Sweida national hospital has remained open despite the dire situation that has also included supply shortages and water and power cuts.A first Syrian Red Crescent convoy entered Sweida on Sunday carrying UN humanitarian assistance including food, water, medical supplies and fuel, OCHA said.A Red Crescent official told AFP the supplies included body bags.Another convoy facilitated by the Red Crescent was to leave Damascus on Monday, OCHA said.But as the supplies were unloaded on Sunday, activist Moatasem Aflak, who works for a body affiliated with the Sweida health department, told AFP that the aid “doesn’t cover everything required”.”We received water and medical supplies but we need more because we are facing a medical catastrophe,” he said, adding that a list of requirements had been handed to the Red Crescent.”We haven’t yet been able to count the bodies” and some families have been unable to arrive to identify their loved ones, Aflak said.”We are trying to cooperate with the Red Crescent to put the bodies in bags and establish a mass grave to transfer them to,” he added.According to the United Nations, the violence has displaced more than 128,000 people, an issue that has also made collecting and identifying bodies more difficult.