Siraj expects Bumrah to feature for India in fourth Test

India’s Mohammed Siraj expects fast bowler Jasprit Bumrah to feature in the vital fourth Test against England at Old Trafford this week.Bumrah, the world’s top-ranked Test bowler, is only slated to play three of the five matches against England as he battles a back injury.He has already featured in India’s defeats at Headingley and Lord’s, leaving the tourists 2-1 down in the series.With doubts over the availability of India seam bowler Akash Deep due to a groin injury, Siraj believes Bumrah will feature in Manchester on Wednesday rather than hold him back for next week’s final Test at The Oval.”So far, we only know that Jassi (Bumrah) will play,” Siraj said on Monday.India must make at least one change as Nitish Kumar Reddy will miss the last two Tests because of a knee injury.India are also sweating on the fitness of wicketkeeper Rishabh Pant, who suffered a finger injury last week.Siraj was last man out as India fell to an agonising 22-run defeat in the third Test at Lord’s.The pace bowler played Shoaib Bashir’s delivery on to his stumps before slumping to his knees in frustration.Siraj took heart from India’s lower-order fight as he lasted 30 balls and Reddy and Bumrah more than 50, with Ravindra Jadeja contributing an unbeaten 61.”It took a long time to get over. That match felt like we could’ve won. I’m very emotional,” he said.”We fought hard. Jadeja did great and even Bumrah batted 54 balls. Still, we lost. But I told myself, it’s 2-1 now, not over yet. That gave me motivation to do better.”At one point it looked like we’d lose by 80 runs but we took it deep and made it close, losing by just 22. That fight meant a lot.”

Loi Duplomb: après le succès de la pétition, la gauche promet de se mobiliser au Parlement

Forts du succès exponentiel de la pétition contre la loi Duplomb, la gauche et les écologistes ont promis lundi de maintenir la pression à l’automne autour de l’abrogation du texte agricole, décrié pour son impact environnemental.Lancée le 10 juillet, deux jours après l’adoption de la loi qui prévoit notamment la réintroduction à titre dérogatoire et sous conditions de l’acétamipride, pesticide de la famille des néonicotinoïdes – interdit en France mais autorisé en Europe -, la pétition avait récolté plus de 1,4 million de signatures lundi après-midi sur le site de l’Assemblée nationale.Un chiffre largement au-dessus du seuil requis des 500.000 pour obtenir un débat en séance sur cette pétition, si la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale, qui fixe l’agenda, en décide ainsi mi-septembre lors de la rentrée parlementaire.La présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet (Renaissance), s’y est dite “favorable”. Tout comme Marine Le Pen, qui avait voté pour la loi, mais a estimé lundi que “seul un débat démocratique” pouvait restaurer “la confiance” des citoyens face aux “mensonges” accompagnant selon elle la pétition.Ce débat ne permettra toutefois pas un réexamen de la loi sur le fond, ce qui nécessiterait un nouveau texte législatif.Qu’à cela ne tienne, “c’est une lutte qui ne fait que commencer”, a prévenu la députée écologiste Sandrine Rousseau sur franceinfo. “Lors des prochaines niches parlementaires (journées réservées aux textes des groupes politiques, NDLR), chaque groupe du Nouveau Front populaire aura comme texte l’abrogation de la loi Duplomb”, a-t-elle assuré.Les socialistes ont confirmé vouloir porter “à la rentrée une proposition de loi abrogeant les graves reculs de la loi Duplomb”. Bien que n’étant pas à l’origine de la pétition, lancée par une étudiante qui refuse tout contact avec les médias, toute la gauche tente de tirer avantage de cette mobilisation citoyenne.”C’est une incroyable bonne nouvelle”, a estimé sur son blog Jean-Luc Mélenchon (LFI), louant “cette action populaire de masse”.- Deuxième délibération -“Instrumentalisation de la gauche et des écologistes”, répondent les défenseurs de la loi, en premier lieu son auteur, le sénateur LR Laurent Duplomb. “Quand on diabolise les choses et quand on fait peur à tout le monde, on peut avoir ce résultat”.L’acétamipride est réclamé par les producteurs de betteraves et de noisettes, qui estiment n’avoir aucune alternative contre les ravageurs et subir une concurrence déloyale de leurs concurrents européens. A contrario, les apiculteurs mettent en garde contre “un tueur d’abeilles”. Ses effets sur l’humain sont aussi source de préoccupations, même si les risques restent incertains, faute d’études d’ampleur.Dans le camp présidentiel, on cherche la bonne formule pour tenir compte du succès de la pétition sans remettre en cause la loi votée au Parlement. Gabriel Attal, patron du parti présidentiel Renaissance, a ainsi souhaité que le gouvernement saisisse l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) afin qu’elle donne son avis sur le texte en amont de l’éventuel futur débat parlementaire.”Une pétition ne peut pas défaire la loi mais, si elle respecte les conditions constitutionnelles qui peuvent conduire à un débat à l’Assemblée nationale, nous soutiendrons cette démarche”, a de son côté estimé le patron des députés MoDem Marc Fesneau.Mais pour M. Duplomb, la pétition vise surtout à “mettre de la pression sur le Conseil constitutionnel” qui doit se prononcer sur la loi d’ici au 10 août.S’il la valide, la gauche appelle Emmanuel Macron à demander alors au Parlement une deuxième délibération, comme le lui permet la Constitution.Une telle décision déclencherait cependant une crise gouvernementale avec les LR au coeur de l’été.”Le chemin de cette loi n’est pas terminé puisque le Conseil constitutionnel a été saisi. Le président ne peut dès lors pas s’exprimer tant que les Sages n’ont pas rendu leur décision”, a répondu à l’AFP l’entourage d’Emmanuel Macron.”Je pense que le président de la République est conscient des enjeux de souveraineté”, y compris alimentaire, a estimé lundi le président de la FNSEA Arnaud Rousseau. La loi Duplomb, présentée par ses défenseurs comme une réponse aux manifestations du monde agricole de 2024, contient d’autres mesures controversées, sur le rôle de l’Anses ou le stockage de l’eau pour l’irrigation des cultures (méga-bassines). Elle cristallise les tensions depuis de nombreux mois.Lundi, l’entourage du ministre de la Justice Gérald Darmanin a indiqué qu’il demanderait aux procureurs de la République d’être d’une “grande fermeté” face aux “menaces inacceptables” subies par “de nombreux parlementaires” du fait de leur vote sur la loi Duplomb. Selon le ministère de l’Intérieur, neuf “atteintes” à des parlementaires (dégradations de permanences, outrages sur les réseaux sociaux…) ont été recensés. 

Loi Duplomb: après le succès de la pétition, la gauche promet de se mobiliser au Parlement

Forts du succès exponentiel de la pétition contre la loi Duplomb, la gauche et les écologistes ont promis lundi de maintenir la pression à l’automne autour de l’abrogation du texte agricole, décrié pour son impact environnemental.Lancée le 10 juillet, deux jours après l’adoption de la loi qui prévoit notamment la réintroduction à titre dérogatoire et sous conditions de l’acétamipride, pesticide de la famille des néonicotinoïdes – interdit en France mais autorisé en Europe -, la pétition avait récolté plus de 1,4 million de signatures lundi après-midi sur le site de l’Assemblée nationale.Un chiffre largement au-dessus du seuil requis des 500.000 pour obtenir un débat en séance sur cette pétition, si la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale, qui fixe l’agenda, en décide ainsi mi-septembre lors de la rentrée parlementaire.La présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet (Renaissance), s’y est dite “favorable”. Tout comme Marine Le Pen, qui avait voté pour la loi, mais a estimé lundi que “seul un débat démocratique” pouvait restaurer “la confiance” des citoyens face aux “mensonges” accompagnant selon elle la pétition.Ce débat ne permettra toutefois pas un réexamen de la loi sur le fond, ce qui nécessiterait un nouveau texte législatif.Qu’à cela ne tienne, “c’est une lutte qui ne fait que commencer”, a prévenu la députée écologiste Sandrine Rousseau sur franceinfo. “Lors des prochaines niches parlementaires (journées réservées aux textes des groupes politiques, NDLR), chaque groupe du Nouveau Front populaire aura comme texte l’abrogation de la loi Duplomb”, a-t-elle assuré.Les socialistes ont confirmé vouloir porter “à la rentrée une proposition de loi abrogeant les graves reculs de la loi Duplomb”. Bien que n’étant pas à l’origine de la pétition, lancée par une étudiante qui refuse tout contact avec les médias, toute la gauche tente de tirer avantage de cette mobilisation citoyenne.”C’est une incroyable bonne nouvelle”, a estimé sur son blog Jean-Luc Mélenchon (LFI), louant “cette action populaire de masse”.- Deuxième délibération -“Instrumentalisation de la gauche et des écologistes”, répondent les défenseurs de la loi, en premier lieu son auteur, le sénateur LR Laurent Duplomb. “Quand on diabolise les choses et quand on fait peur à tout le monde, on peut avoir ce résultat”.L’acétamipride est réclamé par les producteurs de betteraves et de noisettes, qui estiment n’avoir aucune alternative contre les ravageurs et subir une concurrence déloyale de leurs concurrents européens. A contrario, les apiculteurs mettent en garde contre “un tueur d’abeilles”. Ses effets sur l’humain sont aussi source de préoccupations, même si les risques restent incertains, faute d’études d’ampleur.Dans le camp présidentiel, on cherche la bonne formule pour tenir compte du succès de la pétition sans remettre en cause la loi votée au Parlement. Gabriel Attal, patron du parti présidentiel Renaissance, a ainsi souhaité que le gouvernement saisisse l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) afin qu’elle donne son avis sur le texte en amont de l’éventuel futur débat parlementaire.”Une pétition ne peut pas défaire la loi mais, si elle respecte les conditions constitutionnelles qui peuvent conduire à un débat à l’Assemblée nationale, nous soutiendrons cette démarche”, a de son côté estimé le patron des députés MoDem Marc Fesneau.Mais pour M. Duplomb, la pétition vise surtout à “mettre de la pression sur le Conseil constitutionnel” qui doit se prononcer sur la loi d’ici au 10 août.S’il la valide, la gauche appelle Emmanuel Macron à demander alors au Parlement une deuxième délibération, comme le lui permet la Constitution.Une telle décision déclencherait cependant une crise gouvernementale avec les LR au coeur de l’été.”Le chemin de cette loi n’est pas terminé puisque le Conseil constitutionnel a été saisi. Le président ne peut dès lors pas s’exprimer tant que les Sages n’ont pas rendu leur décision”, a répondu à l’AFP l’entourage d’Emmanuel Macron.”Je pense que le président de la République est conscient des enjeux de souveraineté”, y compris alimentaire, a estimé lundi le président de la FNSEA Arnaud Rousseau. La loi Duplomb, présentée par ses défenseurs comme une réponse aux manifestations du monde agricole de 2024, contient d’autres mesures controversées, sur le rôle de l’Anses ou le stockage de l’eau pour l’irrigation des cultures (méga-bassines). Elle cristallise les tensions depuis de nombreux mois.Lundi, l’entourage du ministre de la Justice Gérald Darmanin a indiqué qu’il demanderait aux procureurs de la République d’être d’une “grande fermeté” face aux “menaces inacceptables” subies par “de nombreux parlementaires” du fait de leur vote sur la loi Duplomb. Selon le ministère de l’Intérieur, neuf “atteintes” à des parlementaires (dégradations de permanences, outrages sur les réseaux sociaux…) ont été recensés. 

Loi Duplomb: après le succès de la pétition, la gauche promet de se mobiliser au Parlement

Forts du succès exponentiel de la pétition contre la loi Duplomb, la gauche et les écologistes ont promis lundi de maintenir la pression à l’automne autour de l’abrogation du texte agricole, décrié pour son impact environnemental.Lancée le 10 juillet, deux jours après l’adoption de la loi qui prévoit notamment la réintroduction à titre dérogatoire et sous conditions de l’acétamipride, pesticide de la famille des néonicotinoïdes – interdit en France mais autorisé en Europe -, la pétition avait récolté plus de 1,4 million de signatures lundi après-midi sur le site de l’Assemblée nationale.Un chiffre largement au-dessus du seuil requis des 500.000 pour obtenir un débat en séance sur cette pétition, si la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale, qui fixe l’agenda, en décide ainsi mi-septembre lors de la rentrée parlementaire.La présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet (Renaissance), s’y est dite “favorable”. Tout comme Marine Le Pen, qui avait voté pour la loi, mais a estimé lundi que “seul un débat démocratique” pouvait restaurer “la confiance” des citoyens face aux “mensonges” accompagnant selon elle la pétition.Ce débat ne permettra toutefois pas un réexamen de la loi sur le fond, ce qui nécessiterait un nouveau texte législatif.Qu’à cela ne tienne, “c’est une lutte qui ne fait que commencer”, a prévenu la députée écologiste Sandrine Rousseau sur franceinfo. “Lors des prochaines niches parlementaires (journées réservées aux textes des groupes politiques, NDLR), chaque groupe du Nouveau Front populaire aura comme texte l’abrogation de la loi Duplomb”, a-t-elle assuré.Les socialistes ont confirmé vouloir porter “à la rentrée une proposition de loi abrogeant les graves reculs de la loi Duplomb”. Bien que n’étant pas à l’origine de la pétition, lancée par une étudiante qui refuse tout contact avec les médias, toute la gauche tente de tirer avantage de cette mobilisation citoyenne.”C’est une incroyable bonne nouvelle”, a estimé sur son blog Jean-Luc Mélenchon (LFI), louant “cette action populaire de masse”.- Deuxième délibération -“Instrumentalisation de la gauche et des écologistes”, répondent les défenseurs de la loi, en premier lieu son auteur, le sénateur LR Laurent Duplomb. “Quand on diabolise les choses et quand on fait peur à tout le monde, on peut avoir ce résultat”.L’acétamipride est réclamé par les producteurs de betteraves et de noisettes, qui estiment n’avoir aucune alternative contre les ravageurs et subir une concurrence déloyale de leurs concurrents européens. A contrario, les apiculteurs mettent en garde contre “un tueur d’abeilles”. Ses effets sur l’humain sont aussi source de préoccupations, même si les risques restent incertains, faute d’études d’ampleur.Dans le camp présidentiel, on cherche la bonne formule pour tenir compte du succès de la pétition sans remettre en cause la loi votée au Parlement. Gabriel Attal, patron du parti présidentiel Renaissance, a ainsi souhaité que le gouvernement saisisse l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) afin qu’elle donne son avis sur le texte en amont de l’éventuel futur débat parlementaire.”Une pétition ne peut pas défaire la loi mais, si elle respecte les conditions constitutionnelles qui peuvent conduire à un débat à l’Assemblée nationale, nous soutiendrons cette démarche”, a de son côté estimé le patron des députés MoDem Marc Fesneau.Mais pour M. Duplomb, la pétition vise surtout à “mettre de la pression sur le Conseil constitutionnel” qui doit se prononcer sur la loi d’ici au 10 août.S’il la valide, la gauche appelle Emmanuel Macron à demander alors au Parlement une deuxième délibération, comme le lui permet la Constitution.Une telle décision déclencherait cependant une crise gouvernementale avec les LR au coeur de l’été.”Le chemin de cette loi n’est pas terminé puisque le Conseil constitutionnel a été saisi. Le président ne peut dès lors pas s’exprimer tant que les Sages n’ont pas rendu leur décision”, a répondu à l’AFP l’entourage d’Emmanuel Macron.”Je pense que le président de la République est conscient des enjeux de souveraineté”, y compris alimentaire, a estimé lundi le président de la FNSEA Arnaud Rousseau. La loi Duplomb, présentée par ses défenseurs comme une réponse aux manifestations du monde agricole de 2024, contient d’autres mesures controversées, sur le rôle de l’Anses ou le stockage de l’eau pour l’irrigation des cultures (méga-bassines). Elle cristallise les tensions depuis de nombreux mois.Lundi, l’entourage du ministre de la Justice Gérald Darmanin a indiqué qu’il demanderait aux procureurs de la République d’être d’une “grande fermeté” face aux “menaces inacceptables” subies par “de nombreux parlementaires” du fait de leur vote sur la loi Duplomb. Selon le ministère de l’Intérieur, neuf “atteintes” à des parlementaires (dégradations de permanences, outrages sur les réseaux sociaux…) ont été recensés. 

Kenya drops terror charge against prominent activistMon, 21 Jul 2025 14:56:39 GMT

Kenya dropped terror charges against prominent activist Boniface Mwangi on Monday, following widespread condemnation, hitting him with a lesser charge of unlawful possession of ammunition.The east African country has seen a wave of deadly protests against President William Ruto and police brutality that have left dozens dead and thousands of businesses destroyed.Rights groups have criticised …

Kenya drops terror charge against prominent activistMon, 21 Jul 2025 14:56:39 GMT Read More »

“Une lutte des classes”: à Porto Rico, l’opposition à la gentrification

Gloria Cuevas pensait vivre toute sa vie dans une maison centenaire aux murs roses sur la côte ouest de Porto Rico, prisée des surfeurs pour ses eaux mirifiques et ses plages d’éden. Mais son propriétaire en a décidé autrement en transformant les lieux en Airbnb.La maison a été repeinte en mauve, divisée en deux unités, et Gloria a déménagé plus au sud, loin de la gentrification qui a fait exploser le coût de la vie à Rincon comme dans d’autres villes de Porto Rico, avec les locations à court terme et les investissements étrangers.”Avant je ne pouvais pas revenir ici, ça me rendait triste et en colère en même temps”, souffle Gloria, 68 ans, devant la maison qu’elle occupait. “Le colonialisme nous tue, nous étouffe. C’est un thème global en fait: la lutte des classes”, ajoute-t-elle.Gloria n’est pas seule à se sentir dépossédée sur l’île caribéenne, où les annonces de villas de luxe se multiplient comme les logos d’Airbnb sur des maisons ou appartements où vivaient encore récemment des Portoricains. En 2012, les lois locales ont permis aux étrangers et aux Américains continentaux de ne pas payer d’impôt s’ils achetaient une résidence sur place ce qui a contribué, selon une partie de la population, à faire grimper le prix des logements et à favoriser l’évasion fiscale.- “Injuste” -Ricki Ribeiro, 30 ans, a posé ses pénates il y a un peu plus d’un an à San Juan, la capitale de l’île, où il a relocalisé son entreprise d’emballage et de marketing spécialisé dans le secteur florissant du cannabis.Cette décision, explique-t-il à l’AFP, a permis à son entreprise de sauver des millions de dollars, et à lui personnellement de ne pas payer d’impôt. L’équivalent d’un deuxième salaire qu’il dit réinvestir dans l’économie locale.”La population locale est probablement frustrée de ne pas profiter des mêmes avantages que moi”, dit l’entrepreneur dont la famille vit dans les Etats de Pennsylvanie et de l’Oklahoma. Territoire rattaché et appartenant aux Etats-Unis, Porto Rico ne jouit pas de ce statut d’Etat, et la population qui y réside ne peut pas voter à la présidentielle américaine.Le système est “injuste, mais ce n’est pas moi qu’il faut blâmer pour ça, ce n’est pas moi qui ai créé ce programme”, se défend Ricki Ribeiro. – Méga-projet -Dans la ville balnéaire de Cabo Rojo, à environ une heure de route au sud de Rincon, des habitants prennent les choses en main pour protester contre le projet immobilier Esencia, qui aspire à transformer huit kilomètres carrés de terrain et cinq kilomètres de plage en un complexe hôtelier et résidentiel de luxe valant 2 milliards de dollars.Ce projet “changerait radicalement le paysage” de la ville, fait valoir Dafne Javier, 77 ans, dont l’arrière-grand-père fut le dernier maire de la municipalité sous l’occupation espagnole et le premier sous la domination américaine en 1898.Les opposants affirment que ce vaste complexe détruirait l’habitat naturel de la faune, notamment des espèces menacées, tout en aggravant les problèmes d’eau potable, d’électricité et de ramassage des ordures pour les autres habitants de la ville.Les investisseurs, pour qui Porto Rico est “l’un des marchés en croissance les plus prometteurs au monde”, ont promis la création “de milliers d’emplois”. Mais ces emplois seront au salaire minimum, prédit Dafne Javier, qui craint l’arrivée de nouveaux riches qui “ne se mélangeront pas” à la population locale.”Ils n’ont aucune idée de ce qu’ils détruisent, et s’ils en ont une, alors ils devraient avoir honte”, déplore Christopher Powers, établi depuis 20 ans à Cabo Rojo, où il vit avec son épouse portoricaine et leurs enfants.”Ce projet est non seulement écologiquement destructeur (…) mais il est aussi contraire à l’esprit et aux valeurs des +Caborojinos+”, la population locale, dit-il sur place.De retour à Rincon, plus au nord, Gloria Cuevas espère que son histoire et celles d’autres personnes déplacées par la gentrification permettront à la population de l’île de comprendre ce qu’elle risque de perdre. “Nous devons continuer à nous battre. Nous devons éduquer notre jeunesse. Avez-vous entendu parler de Bad Bunny ?”, lance la sexagénaire en évoquant la superstar portoricaine dont la musique et les 30 concerts locaux, cet été à San Juan, servent de caisse de résonance au débat sur les craintes d’une dilution de l’identité locale.Pour Gloria, le message est clair: “cette île nous appartient, nous ne partirons pas”

“Une lutte des classes”: à Porto Rico, l’opposition à la gentrification

Gloria Cuevas pensait vivre toute sa vie dans une maison centenaire aux murs roses sur la côte ouest de Porto Rico, prisée des surfeurs pour ses eaux mirifiques et ses plages d’éden. Mais son propriétaire en a décidé autrement en transformant les lieux en Airbnb.La maison a été repeinte en mauve, divisée en deux unités, et Gloria a déménagé plus au sud, loin de la gentrification qui a fait exploser le coût de la vie à Rincon comme dans d’autres villes de Porto Rico, avec les locations à court terme et les investissements étrangers.”Avant je ne pouvais pas revenir ici, ça me rendait triste et en colère en même temps”, souffle Gloria, 68 ans, devant la maison qu’elle occupait. “Le colonialisme nous tue, nous étouffe. C’est un thème global en fait: la lutte des classes”, ajoute-t-elle.Gloria n’est pas seule à se sentir dépossédée sur l’île caribéenne, où les annonces de villas de luxe se multiplient comme les logos d’Airbnb sur des maisons ou appartements où vivaient encore récemment des Portoricains. En 2012, les lois locales ont permis aux étrangers et aux Américains continentaux de ne pas payer d’impôt s’ils achetaient une résidence sur place ce qui a contribué, selon une partie de la population, à faire grimper le prix des logements et à favoriser l’évasion fiscale.- “Injuste” -Ricki Ribeiro, 30 ans, a posé ses pénates il y a un peu plus d’un an à San Juan, la capitale de l’île, où il a relocalisé son entreprise d’emballage et de marketing spécialisé dans le secteur florissant du cannabis.Cette décision, explique-t-il à l’AFP, a permis à son entreprise de sauver des millions de dollars, et à lui personnellement de ne pas payer d’impôt. L’équivalent d’un deuxième salaire qu’il dit réinvestir dans l’économie locale.”La population locale est probablement frustrée de ne pas profiter des mêmes avantages que moi”, dit l’entrepreneur dont la famille vit dans les Etats de Pennsylvanie et de l’Oklahoma. Territoire rattaché et appartenant aux Etats-Unis, Porto Rico ne jouit pas de ce statut d’Etat, et la population qui y réside ne peut pas voter à la présidentielle américaine.Le système est “injuste, mais ce n’est pas moi qu’il faut blâmer pour ça, ce n’est pas moi qui ai créé ce programme”, se défend Ricki Ribeiro. – Méga-projet -Dans la ville balnéaire de Cabo Rojo, à environ une heure de route au sud de Rincon, des habitants prennent les choses en main pour protester contre le projet immobilier Esencia, qui aspire à transformer huit kilomètres carrés de terrain et cinq kilomètres de plage en un complexe hôtelier et résidentiel de luxe valant 2 milliards de dollars.Ce projet “changerait radicalement le paysage” de la ville, fait valoir Dafne Javier, 77 ans, dont l’arrière-grand-père fut le dernier maire de la municipalité sous l’occupation espagnole et le premier sous la domination américaine en 1898.Les opposants affirment que ce vaste complexe détruirait l’habitat naturel de la faune, notamment des espèces menacées, tout en aggravant les problèmes d’eau potable, d’électricité et de ramassage des ordures pour les autres habitants de la ville.Les investisseurs, pour qui Porto Rico est “l’un des marchés en croissance les plus prometteurs au monde”, ont promis la création “de milliers d’emplois”. Mais ces emplois seront au salaire minimum, prédit Dafne Javier, qui craint l’arrivée de nouveaux riches qui “ne se mélangeront pas” à la population locale.”Ils n’ont aucune idée de ce qu’ils détruisent, et s’ils en ont une, alors ils devraient avoir honte”, déplore Christopher Powers, établi depuis 20 ans à Cabo Rojo, où il vit avec son épouse portoricaine et leurs enfants.”Ce projet est non seulement écologiquement destructeur (…) mais il est aussi contraire à l’esprit et aux valeurs des +Caborojinos+”, la population locale, dit-il sur place.De retour à Rincon, plus au nord, Gloria Cuevas espère que son histoire et celles d’autres personnes déplacées par la gentrification permettront à la population de l’île de comprendre ce qu’elle risque de perdre. “Nous devons continuer à nous battre. Nous devons éduquer notre jeunesse. Avez-vous entendu parler de Bad Bunny ?”, lance la sexagénaire en évoquant la superstar portoricaine dont la musique et les 30 concerts locaux, cet été à San Juan, servent de caisse de résonance au débat sur les craintes d’une dilution de l’identité locale.Pour Gloria, le message est clair: “cette île nous appartient, nous ne partirons pas”

Wall Street optimiste à l’entame d’une semaine riche en résultats

La Bourse de New York évolue en hausse lundi, au premier jour d’une semaine marquée par la publication d’une vague de résultats d’entreprises, dont plusieurs grands noms du secteur technologique.Vers 14H05 GMT, le Dow Jones avançait de 0,36%, l’indice Nasdaq de 0,73% et l’indice élargi S&P 500 prenait 0,53%.”Le marché boursier est sur le point d’assimiler un grand nombre de nouvelles (…) en matière de résultats, dont l’ensemble déterminera” si Wall Street peut se diriger vers de nouveaux records, note Patrick O’Hare, de Briefing.com.Plus d’une centaine d’entreprises composant l’indice S&P 500 publieront leurs performances financières cette semaine.Parmi elles, deux des “Sept Magnifiques”, le surnom donné aux grands noms du secteur technologique, sont particulièrement attendues: Alphabet (Google) et Tesla, qui publieront leurs résultats mercredi.Avec la pause de 90 jours – depuis prolongée jusqu’au 1er août – décrétée en avril par Donald Trump sur une large partie des droits de douane que Washington veut imposer à ses principaux partenaires commerciaux, “les surtaxes n’auront pas d’impact sur les bénéfices des entreprises”, juge auprès de l’AFP Adam Sarhan, de 50 Park Investments.En revanche, les investisseurs scruteront l’état des prévisions des entreprises pour le reste de l’année. Au trimestre précédent, un nombre important de sociétés avaient choisi de les suspendre ou les abaisser en raison des incertitudes économiques provoquées par la politique commerciale protectionniste de Donald Trump.Rassurées par l’absence de mise en oeuvre d’une partie des surtaxes américaines, plusieurs d’entre elles ont finalement partagé de nouveaux objectifs ces dernières semaines.”Si les droits de douane reviennent” ou si “les entreprises commencent à se montrer inquiètes, cela pourrait changer très rapidement le sentiment” des investisseurs, souligne Adam Sarhan.En attendant, “l’absence de mauvaise nouvelle est une bonne nouvelle”, juge l’analyste.Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt à dix ans se détendait, à 4,37% vers 13H55 GMT contre 4,41% à la clôture vendredi.Côté indicateurs, les acteurs du marché scruteront les ventes de logements anciens mercredi et les commandes de bien durables vendredi. Ils écouteront aussi mardi le discours du patron de la banque centrale américaine (Fed) Jerome Powell afin d’y scruter tout indice sur la trajectoire monétaire que pourrait prendre l’institution.Au tableau des valeurs, l’enseigne Domino’s Pizza (-0,91% à 461.69 dollars) reculait en raison d’un bénéfice net par action, donnée de référence pour les marchés, inférieur aux attentes des analystes pour le deuxième trimestre, à 3,81 dollars.Les ventes ont cependant largement dépassé les anticipations.Trump Media & Technology Group (TMTG), maison mère du réseau Truth Social, avançait de 4.71% à 19,55 dollars, après avoir annoncé l’achat de 2 milliards de dollars de bitcoins. En mai, le trust chargé de la gestion des intérêts économiques de Donald Trump avait annoncé vouloir constituer une réserve de 2,5 milliards de dollars de bitcoins grâce à une levée de fonds.L’aciériste Cleveland-Cliffs gagnait 6,38% à 10.09 dollars, porté par une perte nette par action au deuxième trimestre moindre qu’anticipé, à 50 cents alors que les analystes tablaient sur 74 cents. L’opérateur téléphonique Verizon (+3,20% à 42,15 dollars) était aussi soutenu par des résultats supérieurs aux attentes, dont un bénéfice net par action de 1,22 dollar et un chiffre d’affaires de 34,5 milliards de dollars.

Attal propose une “nouvelle donne” écologique en même temps qu’économique

Gabriel Attal, qui ne cache pas ses ambitions présidentielles, a défendu lundi une “nouvelle donne” écologique en même temps qu’économique, en présentant les propositions de son parti Renaissance dans ces deux matières qu’il se refuse à opposer. Désireux de “faire rimer écologie et prospérité”, l’ancien Premier ministre et secrétaire général du parti présidentiel a souligné dans une conférence de presse la “nécessité de traiter l’un et l’autre de concert”, déplorant qu'”à droite comme à gauche, on oppose toujours écologie et économie”.Dans ces propositions issues de “conventions thématiques” du parti, le patron de Renaissance et chef de file des députés macronistes a évoqué une loi de programmation écologique tous les cinq ans. “L’écologie ça se négocie comme le modèle social”, a fait valoir l’eurodéputé Pascal Canfin qui veut mettre toutes les parties prenantes autour d’une table pour atteindre des objectifs environnementaux.M. Attal a également défendu “une écologie de la voiture” en aidant “chacun à avoir accès à un véhicule propre”. Il a suggéré à cet égard de baisser la TVA sur les voitures électriques de 20 à 5,5% en remplacement de la prime à la conversion, et d’étendre l’offre de location aux véhicules électriques d’occasion.Il a aussi proposé la création d’un “compte épargne carbone-transition” pour que l’équivalent de ce que les Français paient en taxes carbone soit “isolé sur un compte” destiné à “financer des dépenses de transition énergétique” comme la rénovation de son logement.Au nom de la “souveraineté”, Gabriel Attal a souhaité notamment que les “trois quarts” de l’énergie soient produits en France “dans les prochaines années” et défendu un mix d’énergies nucléaire et renouvelables.”Ceux qui refusent le nucléaire et le renouvelable organisent notre vassalisation au Moyen-Orient et parfois à des régimes islamistes et autoritaires”, a-t-il cinglé, dans une allusion au ministre de l’Intérieur et président du parti Les Républicains Bruno Retailleau, qui propose de supprimer les aides aux énergies renouvelables, ce que conteste sa collègue de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher.Présente à la conférence de presse, Mme Pannier-Runacher “porte haut nos valeurs et le refus strict et total de la grande régression climatique que certains veulent nous imposer, y compris (…) au sein du gouvernement”, l’a défendue M. Attal.L’écologie est aussi une question “de sécurité et de contrôle de nos frontières”, a estimé le patron de Renaissance. “Agir contre le dérèglement climatique, c’est aussi éviter des vagues migratoires massives demain”.Parmi ses propositions économiques, il entend baisser les impôts de production et s’est dit prêt à “assumer une part de protectionnisme” en ne respectant pas les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) quand “plus personne ne (les) respecte”. Il a proposé aussi des “zones” franches appelées “mini-Singapour” pour favoriser l’innovation et un grand plan de formation à l’intelligence artificielle.