“Comme des chiens”: HRW dénonce la rétention “déshumanisante” des migrants aux Etats-Unis

“On devait manger comme des chiens” : l’ONG Human Rights Watch (HRW) alerte sur les “pratiques abusives” des Etats-Unis dans des centres de rétention pour migrants sous Donald Trump, qui a fait de la lutte contre l’immigration l’une de ses priorités.Entre cellules surpeuplées, plongées dans un froid glacial, et migrants qui dorment à même le sol sous des néons allumés en continu, privés d’hygiène de base, le rapport publié lundi par HRW se concentre sur trois centres de rétention tous situés en Floride : le Krome North Service Processing Center, le Broward Transitional Center et le centre de rétention fédéral à Miami.Il s’appuie sur les témoignages de huit hommes et trois femmes qui y ont été ou y sont encore en rétention, ainsi que de proches de sept migrants – dont plusieurs ont été expulsés – et de quatorze avocats spécialisés.”Il n’y avait qu’une seule cuvette et elle était couverte d’excréments”, décrit une femme à propos de la cellule dans laquelle elle dit être restée enfermée pendant des jours avec des dizaines d’autres femmes, sans lit ni intimité.”On devait se pencher et manger avec la bouche, comme des chiens”, raconte un homme expliquant avoir été contraint de manger mains menottées dans le dos. – “Les gens se taisent” -Un autre rapporte des températures volontairement glaciales: “Ils ont monté la climatisation. On ne pouvait pas s’endormir tellement il faisait froid. J’ai crû que j’allais avoir une hypothermie.”Une femme raconte elle les violences psychologiques infligées. “Si vous demandez de l’aide, ils vous placent à l’isolement. Si vous pleurez, ils peuvent vous mettre à l’écart pendant deux semaines. Alors les gens se taisent”, explique-t-elle.Contactée par l’AFP, la police de l’immigration (ICE), dont les arrestations musclées avaient déclenché en juin un important mouvement de protestation à Los Angeles, n’a pas répondu dans l’immédiat.Donald Trump a érigé de la lutte contre l’immigration l’une des priorités absolues de son second mandat, y consacrant des centaines de milliards de dollars. Dans le mégaprojet de loi budgétaire récemment approuvé par le Congrès américain, 45 milliards sont alloués à la création de 100.000 places dans les centres de rétention pour migrants.Dans son rapport, HRW rapporte également des personnes privées de leurs traitements médicaux alors qu’elles souffrent de maladies chroniques comme le diabète, l’asthme ou encore des pathologies rénales.L’ONG détaille en particulier le cas d’une femme victime de calculs rénaux, prise de vomissements et perdant conscience après plusieurs jours sans soins, finalement opérée d’urgence et renvoyée dans la même cellule.- “Dégradant et déshumanisant” -Selon HRW, cette privation d’accès à des soins médicaux “pourrait être à l’origine de deux décès” dans les trois centres concernés.Les migrants qui y sont enfermés sont traités “de manière dégradante et déshumanisante”, dans des “conditions qui constituent une violation flagrante des normes internationales en matière de droits humains”, résume l’ONG.”Les surveillants vous traitent comme un tas d’ordures. (…) Vous avez le sentiment que votre vie est finie”, lâche un homme colombien de 63 ans, qui y a passé 63 jours. D’après le rapport, la moyenne quotidienne des personnes en centres de rétention aux Etats-Unis a bondi à plus de 56.000 sur les six premiers mois de l’année 2025, contre 37.500 tout au long de l’année 2024. Au 15 juin, 72% des personnes qui y sont détenues n’ont aucun passé criminel, évalue HRW.Conséquence de cette campagne d’arrestations massives: l’un des centres de rétention sur lesquels s’est penché l’ONG a parfois dépassé de plus de trois fois sa capacité maximale en mars.Quand Donald Trump a visité début juillet ce qu’il a surnommé “l’Alcatraz des alligators” (“Alligator Alcatraz”), un nouveau centre de rétention construit au milieu des marécages de Floride, il s’est moqué des migrants qui risqueraient en cas d’évasion d’être attaqués par la faune sauvage.

Russes et Ukrainiens se retrouveront mercredi en Turquie pour des pourparlers, annonce Zelensky

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé lundi qu’une nouvelle session de pourparlers entre représentants de Kiev et de Moscou aura lieu mercredi en Turquie pour tenter de mettre un terme à plus de trois ans de guerre, malgré les positions toujours “diamétralement opposées” des deux pays.Cette annonce intervient après une nouvelle nuit de frappes de drones et de missiles russes sur l’Ukraine qui ont fait au moins un mort et neuf blessés à Kiev, quelques heures avant la visite dans la capitale ukrainienne du chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot.”J’ai discuté avec (le secrétaire du Conseil de sécurité ukrainien) Roustem Oumerov de la préparation d’un échange et d’une nouvelle réunion en Turquie avec la partie russe. Oumerov a indiqué que la réunion était prévue pour mercredi”, a déclaré M. Zelensky dans son adresse quotidienne diffusée sur les réseaux sociaux.Selon un haut-responsable ukrainien interrogé plus tôt par l’AFP sous couvert d’anonymat, cette nouvelle session aura lieu “très probablement à Istanbul” et portera sur la poursuite des échanges de prisonniers et la préparation d’une éventuelle rencontre entre Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky. La rencontre a été confirmée et se tiendra à Istanbul, a confirmé une source officielle turque.Le dirigeant ukrainien avait proposé samedi à Moscou une nouvelle rencontre à Istanbul, après deux précédentes sessions en mai et en juin. Organisées sous la pression du président américain Donald Trump, celles-ci n’avaient guère apporté d’avancées sur un cessez-le-feu, ne débouchant que sur des échanges de prisonniers et de corps de soldats tués.Si la rencontre de mercredi n’a pas encore été confirmée par le Kremlin, son porte-parole Dmitri Peskov avait estimé plus tôt lundi qu’il faudrait “beaucoup de travail” pour obtenir des avancées compte tenu des propositions de paix “diamétralement opposées” des deux pays.- Plus de 400 drones -Jusqu’à présent, les positions des deux camps semblent irréconciliables: la Russie veut que l’Ukraine lui cède quatre régions occupées, en plus de la Crimée annexée en 2014, et renonce à rejoindre l’Otan.Des conditions inacceptables pour l’Ukraine, qui veut le retrait pur et simple des troupes russes de son territoire et des garanties de sécurité occidentales dont la poursuite des livraisons d’armes et le déploiement d’un contingent européen, ce à quoi s’oppose Moscou.Face à l’enlisement des pourparlers, le président américain Donald Trump, qui avait ouvert le dialogue avec Moscou pour tenter d’obtenir des avancées, a exprimé sa frustration et a posé à la Russie un ultimatum de 50 jours pour parvenir à un accord, sous peine de sanctions sévères, et a annoncé la reprise de livraisons d’armes à Kiev.Sur le terrain, la Russie a lancé au cours de la nuit une nouvelle vague de drones et de missiles sur l’Ukraine.D’après l’armée de l’air ukrainienne, 426 drones et 24 missiles russes ont été lancés, causant notamment des dégâts dans les régions de Ivano-Frankivsk (ouest), de Kharkiv (nord-est) et à Kiev. Elle a assuré avoir neutralisé 403 drones et la totalité des missiles.Le maire de la capitale Vitali Klitschko a indiqué que plusieurs incendies avaient éclaté en raison des frappes ou chute de débris de drones interceptés, qui ont touché notamment une école maternelle des immeubles résidentiels, un supermarché et l’entrée d’une station de métro.Le ministère russe de la Défense a, de son côté, indiqué avoir visé des “entreprises du complexe militaro-industriel ukrainien et des aérodromes militaires” et avoir atteint ses cibles.L’Ukraine ne communique quasiment jamais sur les dégâts ou pertes infligés à ses infrastructures militaires.- “Exigences maximalistes” -Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, en visite de deux jours à Kiev, s’est rendu à la station de métro Loukianivska, l’un des sites endommagés par les frappes de la nuit et qui, comme d’autres stations, sert habituellement d’abri à la population lors des bombardements les plus intenses.Il a ensuite évoqué avec le président Volodymyr Zelensky la coopération militaire, dont le soutien en matière de défense antiaérienne, selon les deux hommes.Interrogé dans la soirée sur les nouveaux pourparlers russo-ukrainiens prévus en Turquie, il a dénoncé les “exigences maximalistes” et “inacceptables” de Moscou. “La diplomatie, ce n’est pas la soumission”, a-t-il déclaré, appelant de nouveau à un cessez-le-feu.”Il est très important que ces réunions importantes (…) soient substantielles. Que l’autre partie ait pour mandat de discuter des questions les plus importantes : mettre fin à la guerre, parvenir à un cessez-le-feu”, a déclaré son homologue ukrainien, Andriï Sybiga.L’armée ukrainienne frappe également quasiment quotidiennement le territoire russe avec des drones, y compris la région de Moscou.Lundi, l’armée russe a indiqué avoir abattu 107 drones ukrainiens au-dessus de son territoire. Des attaques ont forcé l’aéroport de Vnoukouvo, près de la capitale russe, à interrompre brièvement son fonctionnement.

Russes et Ukrainiens se retrouveront mercredi en Turquie pour des pourparlers, annonce Zelensky

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé lundi qu’une nouvelle session de pourparlers entre représentants de Kiev et de Moscou aura lieu mercredi en Turquie pour tenter de mettre un terme à plus de trois ans de guerre, malgré les positions toujours “diamétralement opposées” des deux pays.Cette annonce intervient après une nouvelle nuit de frappes de drones et de missiles russes sur l’Ukraine qui ont fait au moins un mort et neuf blessés à Kiev, quelques heures avant la visite dans la capitale ukrainienne du chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot.”J’ai discuté avec (le secrétaire du Conseil de sécurité ukrainien) Roustem Oumerov de la préparation d’un échange et d’une nouvelle réunion en Turquie avec la partie russe. Oumerov a indiqué que la réunion était prévue pour mercredi”, a déclaré M. Zelensky dans son adresse quotidienne diffusée sur les réseaux sociaux.Selon un haut-responsable ukrainien interrogé plus tôt par l’AFP sous couvert d’anonymat, cette nouvelle session aura lieu “très probablement à Istanbul” et portera sur la poursuite des échanges de prisonniers et la préparation d’une éventuelle rencontre entre Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky. La rencontre a été confirmée et se tiendra à Istanbul, a confirmé une source officielle turque.Le dirigeant ukrainien avait proposé samedi à Moscou une nouvelle rencontre à Istanbul, après deux précédentes sessions en mai et en juin. Organisées sous la pression du président américain Donald Trump, celles-ci n’avaient guère apporté d’avancées sur un cessez-le-feu, ne débouchant que sur des échanges de prisonniers et de corps de soldats tués.Si la rencontre de mercredi n’a pas encore été confirmée par le Kremlin, son porte-parole Dmitri Peskov avait estimé plus tôt lundi qu’il faudrait “beaucoup de travail” pour obtenir des avancées compte tenu des propositions de paix “diamétralement opposées” des deux pays.- Plus de 400 drones -Jusqu’à présent, les positions des deux camps semblent irréconciliables: la Russie veut que l’Ukraine lui cède quatre régions occupées, en plus de la Crimée annexée en 2014, et renonce à rejoindre l’Otan.Des conditions inacceptables pour l’Ukraine, qui veut le retrait pur et simple des troupes russes de son territoire et des garanties de sécurité occidentales dont la poursuite des livraisons d’armes et le déploiement d’un contingent européen, ce à quoi s’oppose Moscou.Face à l’enlisement des pourparlers, le président américain Donald Trump, qui avait ouvert le dialogue avec Moscou pour tenter d’obtenir des avancées, a exprimé sa frustration et a posé à la Russie un ultimatum de 50 jours pour parvenir à un accord, sous peine de sanctions sévères, et a annoncé la reprise de livraisons d’armes à Kiev.Sur le terrain, la Russie a lancé au cours de la nuit une nouvelle vague de drones et de missiles sur l’Ukraine.D’après l’armée de l’air ukrainienne, 426 drones et 24 missiles russes ont été lancés, causant notamment des dégâts dans les régions de Ivano-Frankivsk (ouest), de Kharkiv (nord-est) et à Kiev. Elle a assuré avoir neutralisé 403 drones et la totalité des missiles.Le maire de la capitale Vitali Klitschko a indiqué que plusieurs incendies avaient éclaté en raison des frappes ou chute de débris de drones interceptés, qui ont touché notamment une école maternelle des immeubles résidentiels, un supermarché et l’entrée d’une station de métro.Le ministère russe de la Défense a, de son côté, indiqué avoir visé des “entreprises du complexe militaro-industriel ukrainien et des aérodromes militaires” et avoir atteint ses cibles.L’Ukraine ne communique quasiment jamais sur les dégâts ou pertes infligés à ses infrastructures militaires.- “Exigences maximalistes” -Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, en visite de deux jours à Kiev, s’est rendu à la station de métro Loukianivska, l’un des sites endommagés par les frappes de la nuit et qui, comme d’autres stations, sert habituellement d’abri à la population lors des bombardements les plus intenses.Il a ensuite évoqué avec le président Volodymyr Zelensky la coopération militaire, dont le soutien en matière de défense antiaérienne, selon les deux hommes.Interrogé dans la soirée sur les nouveaux pourparlers russo-ukrainiens prévus en Turquie, il a dénoncé les “exigences maximalistes” et “inacceptables” de Moscou. “La diplomatie, ce n’est pas la soumission”, a-t-il déclaré, appelant de nouveau à un cessez-le-feu.”Il est très important que ces réunions importantes (…) soient substantielles. Que l’autre partie ait pour mandat de discuter des questions les plus importantes : mettre fin à la guerre, parvenir à un cessez-le-feu”, a déclaré son homologue ukrainien, Andriï Sybiga.L’armée ukrainienne frappe également quasiment quotidiennement le territoire russe avec des drones, y compris la région de Moscou.Lundi, l’armée russe a indiqué avoir abattu 107 drones ukrainiens au-dessus de son territoire. Des attaques ont forcé l’aéroport de Vnoukouvo, près de la capitale russe, à interrompre brièvement son fonctionnement.

Narcotrafic: à Nîmes, couvre-feu pour mineurs et renforts policiers afin de stopper “l’enchaînement de violences”

Dans le quartier de Pissevin à Nîmes, où les mineurs de moins de 16 ans sont soumis à un couvre-feu depuis 21h00 lundi soir, les forces de l’ordre ont commencé à occuper le terrain, multipliant les contrôles pour “déstabiliser” les narcotrafiquants et rassurer les habitants.Par petits groupes, appuyés par des forces mobiles, les renforts d’une soixantaine de policiers promis par le préfet du Gard, Jérôme Bonet, “pour mettre fin à cet enchaînement de violences” qui frappe le quartier depuis plusieurs jours, ont ostensiblement arpenté les cages d’escalier des immeubles et procédé à des contrôles d’identité et de véhicules.L’objectif de ce “dispositif de sécurisation renforcé”, qui va durer toute la nuit, est “bien de déstabiliser les trafiquants de stupéfiants” et d’avoir “un effet rassurant pour les honnêtes gens et les habitants (…) qui attendaient de pouvoir être plus sécurisés”, a expliqué sur place Jean-Philippe Nahon, directeur interdépartemental de la police nationale du Gard.De fait, la tension est forte dans ce quartier de Pissevin, et les habitants ne traînent plus sur la place Léonard de Vinci, théâtre d’une énième fusillade jeudi. “La peur est là”, confiait à l’AFP Mohamed Ali Bedja, 63 ans, gardien d’immeuble, qui aimerait “voir passer un peu plus de voitures de police”. A côté, c’était toujours porte close lundi au centre social Les Mille Couleurs. “Nous avons décidé de protéger nos adhérents et nos salariés. Même après la mort du petit Fayed (victime collatérale de 10 ans tuée en août 2023, ndlr) je n’avais pas ressenti autant de tension”, déplorait son directeur, Raouf Azzouz. Ce climat de crainte a encore été alimenté un peu plus ce week-end par un message en boucle sur les réseaux sociaux : “On va tuer meme les ptit de 5 ans, gardé vos goss ch vous en sécurité (…) Chak personne qui croisse no homme en noir sera cribler de balles “, avertit ce texte, selon qui “clients et guetteurs risquent de mourir”. Sans parler de ces vidéos fréquentes sur internet d’hommes en noir courant en plein jour dans les travées de Pissevin, armés de Kalachnikov. “Les gens du quartier ont peur”, confirmait lundi à l’AFPTV Delphine Pagès, pharmacienne à Pissevin. “La semaine dernière, des mamans avec des poussettes étaient en pleurs, elles voulaient se barricader chez elles. Une mamie en pleurs me disait qu’elle était terrorisée à l’idée de sortir de chez elle”.- Pas une “solution durable” -“L’Etat a plié”, dénonçait de son côté Nicolas Pagès, son père, regrettant que le futur commissariat promis en 2023 par Gérald Darmanin, alors ministre de l’Intérieur, n’ait toujours pas ouvert.”Avant il y avait plusieurs centres de loisirs. On partait en camping, en sortie pique-nique, on n’avait pas le temps de traîner. Plutôt qu’un couvre-feu, il faudrait plus d’argent pour les associations du quartier”, plaidait de son côté un épicier de 33 ans, préférant rester anonyme.  Entamé lundi soir, pour 15 jours renouvelables, dans les quartiers de Pissevin, Valdegour, Mas de Mingue, Vistre, Clos d’Orville et Chemin Bas, les quartiers sensibles de Nîmes, ce couvre-feu visant les mineurs de moins de 16 ans, entre 21h00 et 06h00, avait été annoncé vendredi par la municipalité, évoquant les “fusillades, règlements de comptes (et) tensions entre bandes”.  Mardi, c’est le corps d’un jeune majeur de 19 ans, originaire de Seine-Saint-Denis, qui avait été retrouvé, partiellement calciné, dans un village proche. Ce meurtre, en lien avec les événements récents dans les quartiers nîmois, selon le parquet, avait été diffusé par ses auteurs sur les réseaux sociaux.Depuis quelques années, des villes moyennes comme Nîmes, Avignon ou Béziers sont rattrapées par ce niveau de violences jusqu’alors réservé à Marseille, épicentre du narcobanditisme dans le sud de la France.”Le couvre-feu vise à protéger les mineurs qui n’ont rien à voir avec le trafic mais aussi ceux, parfois âgés de 12 ou 13 ans, qui sont utilisés par les narcotrafiquants”, expliquait à l’AFP l’adjoint au maire en charge de la sécurité, Richard Schieven.Cet été d’autres villes, de toutes couleurs politiques, ont mis en place des mesures similaires, comme Béziers (Hérault), Triel-sur-Seine (Yvelines) ou Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Une mesure “utile” mais certainement “pas une solution durable contre le narcotrafic”, estime le syndicat de police Unité, alors que “les jeunes délinquants tirent en toute impunité sur les gens, en plein jour”, selon son secrétaire départemental adjoint, Wissem Guesmi.ysp-san-fan-jra/ol/swi

US promises Philippine president to ramp up deterrence on China

Top US officials promised President Ferdinand Marcos of the Philippines on Monday that Washington will defend its longtime ally and ramp up military resources aimed at deterring an assertive China.Marcos will meet Tuesday with President Donald Trump, who has rattled many European allies by demanding they pay more to be protected as part of NATO.Both Defense Secretary Pete Hegseth and Secretary of State Marco Rubio, who have both identified China as a top threat, stated their commitment to the seven-decade treaty with the Philippines as they held separate meetings with Marcos on Monday.”Together we remain committed to the Mutual Defense Treaty. And this pact extends to armed attacks on our armed forces, aircraft or public vessels, including our Coast Guard anywhere in the Pacific, including the South China Sea,” Hegseth told Marcos.Noting growing US defense spending, Hegseth said that the two countries “must forge a strong shield of real deterrence for peace, ensuring the long-term security and prosperity for our nations.””We do not seek confrontation, but we are and will be ready and resolute,” Hegseth said.Marcos welcomed US support, noting the “changing political geopolitical forces and the political developments around our part of the world.”China and the Philippines have engaged in a series of confrontations in the contested waters, which Beijing claims almost entirely, despite an international ruling that the assertion has no legal basis.Since his election in 2022, Marcos has boosted cooperation between the former US colony and the United States, both under Trump and his predecessor Joe Biden.

Ecuador’s ‘Fito’: From taxi driver to drug lord to an American jail

Former mechanic and taxi driver Adolfo Macias rose from a life of petty crime to the top of Ecuador’s drug gang hierarchy, using extreme violence to try and submit an entire country to his will.His reign of terror has seemingly come to an end, however, as the 45-year-old head of Ecuador’s “Los Choneros” gang pleaded “not guilty” to drug and weapons charges in a New York court Monday.In January 2024, Macias — alias “Fito” — made international headlines when he escaped from a prison in Ecuador’s port city of Guayaquil — a hub for drug exports.He had been serving a 34-year sentence for weapons possession, narcotics trafficking, organized crime and murder.Jail did little to check Macias’s ambitions: he earned his law degree behind bars and continued pulling the strings of the criminal underworld.Videos have emerged of him holding wild prison parties, some with fireworks. In one recording, a mariachi band and the drug lord’s daughter perform a narco-glorifying ballad in the prison yard while he laughingly strokes a fighting cock.Fito exercised “significant internal control over the prison,” the Inter-American Commission on Human Rights (IACHR) noted in a 2022 report following a meeting with the gang leader.His escape prompted the government to deploy the military, to the anger of Los Choneros, which unleashed a wave of violence in response.The gang detonated car bombs, held prison guards hostage and stormed a television station during a live broadcast in several days of running battles that prompted President Daniel Noboa to declare a “state of internal armed conflict.”In June this year, a massive military and police operation dragged a bedraggled Fito from a bunker concealed under floor tiles in a luxury home in the fishing port of Manta, where he was born.No shots were fired, and the government was quick to release photos of the overweight, disheveled Macias appearing rather less dangerous than his deadly reputation.On Sunday, he was put on a New York-bound plane in Guayaquil wearing shorts, a bulletproof vest and helmet, and on Monday he appeared in court. He was smiling.- ‘Ruthless’ -Macias became leader of Los Choneros in 2020, at a time when it was transitioning away from petty crime and establishing links with the big-league Colombian and Mexican drug cartels.”The defendant served for years as the principal leader of Los Choneros, a notoriously violent transnational criminal organization, and was a ruthless and infamous drug and firearms trafficker,” US attorney Joseph Nocella said in a statement ahead of Monday’s hearing. “The defendant and his co-conspirators flooded the United States and other countries with drugs and used extreme measures of violence in their quest for power and control,” he added.Macias has also been linked to the assassination of presidential candidate and anti-corruption crusader Fernando Villavicencio at a political rally in 2023.Villavicencio had accused Los Choneros of threatening his life.The gang is one of dozens blamed for bringing bloodshed to Ecuador, once one of the world’s safest nations, but now one of its deadliest.The country is wedged between the world’s top two cocaine exporters — Colombia and Peru — and more than 70 percent of all worldwide production now passes through Ecuador’s ports, according to government data.Under Macias’s leadership, Los Choneros “have leveraged their connections and sway… to become a key link in the transnational cocaine supply chain,” according to an analysis by the InSight Crime think-tank.It said the gang oversees the arrival of cocaine shipments from Colombia and uses a fleet of speedboats to send it on to Central America and Mexico, from where it is shipped to consumer markets in North America and Europe.”With or without Fito, Ecuador will continue to be a top cocaine transit nation,” said the NGO.Macias had also escaped prison in 2013, but managed to elude authorities for only three months at the time.On Sunday, he became the first Ecuadoran extradited by his country since the measure was written into law last year, after a referendum in which Noboa sought the approval of measures to boost his war on criminal gangs.

Hunter Biden slams Clooney on anniversary of father’s campaign exit

In interviews published one year after Joe Biden abandoned his re-election bid, his son Hunter lashed out at actor George Clooney for leading the public charge on calling for the elderly president to bow out.”Fuck him. And everybody around him,” Biden’s younger son said in a profanity-laced interview with independent journalist Andrew Callaghan, who has 3 million followers on YouTube.”Really, do you think in middle America, that voter in Green Bay, Wisconsin, gives a shit what George Clooney thinks about who she should vote for?” Biden also said in a podcast with Jaime Harrison, former chair of the Democratic National Committee. Clooney was one of the first high-profile Democrats to publicly call on Joe Biden to withdraw from the presidential race, just three months before the election.Biden, then 81 years old, was at the time facing growing doubts in his own camp about his health and mental acuity, after a disastrous debate with Donald Trump at the end of the June.”I Love Joe Biden. But We Need a New Nominee,” read the headline for Clooney’s essay, published in the New York Times on July 10, 2024. The Oscar-winning actor and producer recounted having seen the president at a Hollywood fundraiser the month prior, describing him as no longer the politician he was in 2010 or 2020.”I consider him a friend, and I believe in him…In the last four years, he’s won many of the battles he’s faced,” Clooney wrote. “But the one battle he cannot win is the fight against time.”Less than two weeks later, on July 21, the president announced he was quitting the race.In the interviews released on Monday, Hunter Biden angrily remembered the events leading to the end of his father’s decades-long political career.”Why do I have to fucking listen to you? What right do you have to step on a man who’s given 52 years of his fucking life to the service of this country and decide that you, George Clooney, are going to take out basically a full page ad in the fucking New York Times?” he said in the Callaghan interview.Plagued for years with legal troubles and drug addiction, Hunter Biden became a favorite target of Republicans, who viewed him as the president’s Achilles Heel.Hunter received an unconditional pardon from his father in December 2024, after Trump defeated the Democratic replacement candidate, vice president Kamala Harris.

Trump administration releases Martin Luther King Jr. assassination files

The Trump administration released hundreds of thousands of pages of records on Monday about the assassination of Martin Luther King Jr. despite concerns from the civil rights leader’s family.”The American people have waited nearly sixty years to see the full scope of the federal government’s investigation into Dr King’s assassination,” Director of National Intelligence Tulsi Gabbard said in a statement.”We are ensuring that no stone is left unturned in our mission to deliver complete transparency on this pivotal and tragic event in our nation’s history.”Gabbard said more than 230,000 pages of documents were being released and were being published “with minimal redactions for privacy reasons.”President Donald Trump signed an executive order after taking office declassifying files on the 1960s assassinations of president John F. Kennedy, his brother Robert F. Kennedy and King.The National Archives released records from John F. Kennedy’s November 1963 assassination in March and files related to the June 1968 murder of Robert F. Kennedy in April.King was assassinated in April 1968 in Memphis, Tennessee. James Earl Ray was convicted of the murder and died in prison in 1998, but King’s children have expressed doubts that he was the assassin.In a statement on Monday, King’s two surviving children, Martin Luther King III and Bernice King, said they “support transparency and historical accountability” but were concerned the records could be used for “attacks on our father’s legacy.”The civil rights leader was the target during his lifetime of an “invasive, predatory, and deeply disturbing disinformation and surveillance campaign” orchestrated by then FBI director J. Edgar Hoover, they said in a joint statement.The FBI campaign was intended to “discredit, dismantle and destroy Dr. King’s reputation and the broader American Civil Rights Movement,” they said. “These actions were not only invasions of privacy, but intentional assaults on the truth.””We ask those who engage with the release of these files to do so with empathy, restraint, and respect for our family’s continuing grief,” they said.The Warren Commission that investigated the shooting of John F. Kennedy determined it was carried out by a former Marine sharpshooter, Lee Harvey Oswald, acting alone.That formal conclusion has done little, however, to quell speculation that a more sinister plot was behind Kennedy’s murder in Dallas, Texas, and the slow release of the government files added fuel to various conspiracy theories.President Kennedy’s younger brother, Robert, a former attorney general, was assassinated while campaigning for the Democratic presidential nomination.Sirhan Sirhan, a Palestinian-born Jordanian, was convicted of his murder and is serving a life sentence in a prison in California.