Nouvelle-Calédonie: “l’absence d’accord conduirait au chaos”, alerte Manuel Valls

Le ministre des Outre-mer, Manuel Valls, a estimé lundi auprès de l’AFP que “l’absence d’accord” en Nouvelle-Calédonie “conduirait au chaos, puis de nouveau à la violence”, après les critiques formulées par l’Union calédonienne, l’une des principales composantes indépendantistes, à l’encontre de l’accord de Bougival.Quelques heures plus tôt, l’Union calédonienne (UC) avait critiqué ce texte de compromis signé à Bougival (Yvelines) le 12 juillet par plusieurs leaders loyalistes et indépendantistes, que chacun devait présenter à ses militants. “Les fondamentaux du combat du peuple kanak n’y apparaissent pas”, a déploré lundi l’Union calédonienne dans un communiqué.Pour ces indépendantistes, “le projet présente de très faibles perspectives de sortir du joug colonial” et “le transfert des compétences régaliennes présente des verrous infranchissables”.A l’inverse, M. Valls a affirmé lundi, depuis l’île polynésienne de Rurutu, que l’accord prévoyait la possibilité de transférer quatre compétences régaliennes: justice, sécurité, défense et monnaie. “J’ai lu ici ou là que certains disaient que c’était impossible, que le verrou rendait impossible ce transfert. Je ne le crois pas. Ce que nous avons fait tous ensemble, c’est d’éviter de nouveau les référendums couperets, qui jettent les Calédoniens les uns contre les autres”, a-t-il dit.Le ministre a rappelé que l’accord prévoyait la création d’un Etat, une formule inédite dans la République française, qui offrirait deux nationalités. Citant le leader kanak Jean-Marie Tjibaou, il a appelé à faire “le pari de l’intelligence, qui consiste à bâtir un sens, un destin commun”.Il a également dressé un tableau sombre de la conjoncture calédonienne: “L’économie est à terre, nous risquons à tout moment une explosion sociale” en dépit des trois milliards d’euros supplémentaires investis, selon lui, par l’Etat, en deux ans.Au printemps 2024, l’archipel surnommé “le Caillou” avait connu plusieurs semaines d’émeutes, qui ont causé la mort de 14 personnes et fait plus de deux milliards d’euros de dégâts.Dans le communiqué signé par son secrétaire général Dominique Fochi, l’UC a annoncé que son comité directeur se positionnerait le 26 juillet sur “les perspectives à donner pour la suite des discussions sur l’avenir politique du pays”.Manuel Valls a appelé à la responsabilité des partis et à la patience: “Il faut se laisser encore quelques jours, quelques semaines, pour que chacun prenne pleinement conscience des avancées de Bougival”. “Il est impossible que cet accord ne soit pas mis en œuvre, parce que nous sauterions vraiment dans l’inconnu”, a-t-il prévenu. “L’absence d’accord conduirait au chaos et de nouveau à la violence, et le futur de la Nouvelle-Calédonie serait particulièrement sombre”, a-t-il alerté.

Kenya athletics trials under shadow of Chepngetich suspensionTue, 22 Jul 2025 08:12:45 GMT

Kenya held trials for the World Athletics Championships on Tuesday under the cloud of renewed doping concerns after women’s marathon world record holder Ruth Chepngetich was provisionally suspended last week.Chepngetich, 30, tested positive for the banned diuretic hydrochlorothiazide on March 14, according to the Athletics Integrity Unit.It threatens to destroy a career that has seen …

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Arrêts maladie: un allongement de la carence serait “profondément injuste”, dénonce Marylise Léon

Un allongement à sept jours du délai de carence pour le versement des indemnités en cas d’arrêt maladie serait “profondément injuste”, a dénoncé la numéro un de la CFDT Marylise Léon mardi sur RMC.”Ce qui est aujourd’hui sur la table, c’est de transférer l’indemnisation entre le quatrième et le septième jour à la charge des entreprises” et de demander un “effort aux salariés”, a déclaré Mme Léon, au lendemain d’une rencontre avec la ministre du Travail Astrid Panosyan-Bouvet.Selon Les Echos, le gouvernement envisage de décaler la date à laquelle l’Assurance maladie intervient pour indemniser les personnes en arrêt, en demandant aux entreprises et à leurs assureurs de prendre le relais dans l’intervalle. La responsable syndicale a également jugé “très probable” que le gouvernement envisage “un jour de carence d’ordre public”, qui ne serait pris en charge ni par l’assurance-maladie, ni par les entreprises.”Être malade, ce n’est pas un choix. On ne se met pas en arrêt maladie parce qu’on a envie de faire autre chose”, a-t-elle réagi, s’insurgeant contre une mesure qui “ne fonctionne pas”.En 2018, l’instauration d’un jour de carence dans les fonctions publiques “avait eu pour effet de provoquer des arrêts plus longs”, a-t-elle affirmé.Dans leur ensemble, les pistes mises sur la table pour réformer l’assurance-chômage et le droit du travail sont “une punition générale” avec l’idée que “les chômeurs seraient des fainéants” et que les travailleurs français “ne travailleraient pas suffisamment et qu’il faut flexibiliser encore plus”, a estimé Mme Léon. Ce type de propositions “doivent être combattues”, a-t-elle martelé, dénonçant “une nouvelle étape de dérégulation totale du code du travail”.

Arrêts maladie: un allongement de la carence serait “profondément injuste”, dénonce Marylise Léon

Un allongement à sept jours du délai de carence pour le versement des indemnités en cas d’arrêt maladie serait “profondément injuste”, a dénoncé la numéro un de la CFDT Marylise Léon mardi sur RMC.”Ce qui est aujourd’hui sur la table, c’est de transférer l’indemnisation entre le quatrième et le septième jour à la charge des entreprises” et de demander un “effort aux salariés”, a déclaré Mme Léon, au lendemain d’une rencontre avec la ministre du Travail Astrid Panosyan-Bouvet.Selon Les Echos, le gouvernement envisage de décaler la date à laquelle l’Assurance maladie intervient pour indemniser les personnes en arrêt, en demandant aux entreprises et à leurs assureurs de prendre le relais dans l’intervalle. La responsable syndicale a également jugé “très probable” que le gouvernement envisage “un jour de carence d’ordre public”, qui ne serait pris en charge ni par l’assurance-maladie, ni par les entreprises.”Être malade, ce n’est pas un choix. On ne se met pas en arrêt maladie parce qu’on a envie de faire autre chose”, a-t-elle réagi, s’insurgeant contre une mesure qui “ne fonctionne pas”.En 2018, l’instauration d’un jour de carence dans les fonctions publiques “avait eu pour effet de provoquer des arrêts plus longs”, a-t-elle affirmé.Dans leur ensemble, les pistes mises sur la table pour réformer l’assurance-chômage et le droit du travail sont “une punition générale” avec l’idée que “les chômeurs seraient des fainéants” et que les travailleurs français “ne travailleraient pas suffisamment et qu’il faut flexibiliser encore plus”, a estimé Mme Léon. Ce type de propositions “doivent être combattues”, a-t-elle martelé, dénonçant “une nouvelle étape de dérégulation totale du code du travail”.

Prélèvements et biopsies: sur les traces de l’ours polaire en Arctique

Touchée par la fléchette sédative, l’ourse polaire se couche doucement sur le flanc: quelques minutes plus tard, le vétérinaire s’approche, pose un collier GPS, prélève du sang, incise la chair. Tout doit s’enchainer rapidement.  La mission est périlleuse : il fait en moyenne -20°C dans l’Arctique norvégien et l’ours polaire est un prédateur dangereux pour l’homme, il ne faut pas qu’il se réveille.Depuis quarante ans, les experts de l’Institut polaire norvégien (NPI) observent l’ours du Svalbard, sa santé, ses déplacements et les effets du réchauffement climatique trois à quatre fois plus important dans cette région que la moyenne mondiale.  Lors de leur expédition annuelle, en avril, sur le brise-glace de recherche Kronprins Haakon, du nom de l’actuel prince héritier de Norvège, huit scientifiques, accompagnés par un photographe de l’AFP, ont expérimenté de nouvelles méthodologies de suivi de l’Ursus maritimus.Sur ce bâtiment de 100 mètres de long, la journée dépend de la météo qui détermine si l’hélicoptère peut voler et traquer les ours sur la banquise, au GPS ou à la trace. Les “jours blancs”, quand ciel, neige et glace se confondent, c’est impossible.Ce jour-là, le vétérinaire Rolf Arne Olberg est à bord avec deux scientifiques quand l’hélicoptère part en quête des mammifères à l’aide d’une application qui localise la dizaine de femelles équipées pour la première fois l’an dernier d’un collier GPS. – Fréquence cardiaque -Un pied sur le patin de l’hélicoptère, Olberg épaule sa carabine à air comprimé et déclenche le tir de fléchette anesthésiante sur l’animal qui au bruit de l’appareil a commencé à courir. Certains ours, déjà anesthésiés les années précédentes, ne paniquent plus à l’approche de l’hélicoptère.Le dosage de sédatif est adapté à la taille de l’ours et la fléchette doit atteindre un muscle pour être efficace. Observation à la jumelle : si l’anesthésiant a fait effet, l’hélicoptère peut se poser près de l’ours cinq à dix minutes plus tard.Tout doit alors être précis et rapide, malgré les gants chirurgicaux par une température qui peut descendre à -30°C ou le vent. “Nous essayons de minimiser le temps que nous passons près de l’ours” dit le vétérinaire.Au chevet de l’animal, Olberg place un collier GPS ou remplace sa pile, si la femelle est déjà équipée. Les mâles, qui peuvent atteindre 2,60 mètres pour 600 kilos, ne peuvent pas en être dotés car leur cou étant plus gros que leur tête ils le perdraient immédiatement.Le vétérinaire incise ensuite la peau du mammifère pour placer entre la graisse et la chair un capteur cardiaque, petit cylindre de 4 centimètres. Les cinq premiers ont été posés l’an dernier.”C’est un enregistreur qui nous permet d’avoir, sur toute une année, la température corporelle et la fréquence cardiaque des ours”, explique la chercheuse française Marie-Anne Blanchet, spécialiste en écologie spatiale au NPI.”Ces deux paramètres sont reliés aux dépenses énergétiques des ours. Et la dépense énergétique, c’est un petit peu la monnaie qui nous intéresse pour savoir quelle énergie les ours ont besoin de dépenser dans la mesure où leur environnement change”, détaille-t-elle.- Œufs et rennes -Pour la première fois cette année donc, les experts vont pouvoir croiser température corporelle, rythme cardiaque et données GPS, et savoir quand ces ourses appareillées marchent pour atteindre leur zone de chasse, nagent ou restent en tanière.Le vétérinaire prélève aussi de fines lamelles de graisse qu’il insère dans un tube conservé à 37°C, la température corporelle de l’ours. A bord du brise-glace, les tissus graisseux seront exposés à des hormones de stress et polluants puis plongés dans de l’azote liquide pour être analysés plus tard sur terre.Cette nouvelle technique, appelée “slices”, est destinée à mesurer l’impact des “polluants éternels” (PFAS) sur leur santé. “L’idée, c’est de représenter au mieux ce que les ours vivent dans la nature mais en laboratoire”, dit la toxicologue belge Laura Pirard, qui expérimente cette méthode de biopsie sur le mammifère.Ces échantillons de graisse et de sang révèlent déjà l’évolution du régime alimentaire des ours polaires alors que la glace de mer recule. “Ils mangent plus de nourriture terrestre que de phoques. Ils chassent toujours les phoques mais ils prennent également des œufs et des rennes, ils mangent même de l’herbe et des choses comme ça, bien que cela ne leur fournisse aucune énergie”, a constaté le chef scientifique du programme “ours polaires” au NPI, Jon Aars, Le phoque reste cependant une nourriture essentielle pour l’animal.”Même s’ils ne disposent que de trois mois pour chasser, ils peuvent obtenir environ 70% de ce dont ils ont besoin pour toute l’année pendant cette période. C’est probablement pour cette raison que nous constatons qu’ils s’en sortent bien et qu’ils se portent bien”, ajoute-t-il.Mais le chef de mission met en garde : “Si la période (de chasse du phoque) diminue encore, peut-être seront-ils à la peine”.

Prélèvements et biopsies: sur les traces de l’ours polaire en Arctique

Touchée par la fléchette sédative, l’ourse polaire se couche doucement sur le flanc: quelques minutes plus tard, le vétérinaire s’approche, pose un collier GPS, prélève du sang, incise la chair. Tout doit s’enchainer rapidement.  La mission est périlleuse : il fait en moyenne -20°C dans l’Arctique norvégien et l’ours polaire est un prédateur dangereux pour l’homme, il ne faut pas qu’il se réveille.Depuis quarante ans, les experts de l’Institut polaire norvégien (NPI) observent l’ours du Svalbard, sa santé, ses déplacements et les effets du réchauffement climatique trois à quatre fois plus important dans cette région que la moyenne mondiale.  Lors de leur expédition annuelle, en avril, sur le brise-glace de recherche Kronprins Haakon, du nom de l’actuel prince héritier de Norvège, huit scientifiques, accompagnés par un photographe de l’AFP, ont expérimenté de nouvelles méthodologies de suivi de l’Ursus maritimus.Sur ce bâtiment de 100 mètres de long, la journée dépend de la météo qui détermine si l’hélicoptère peut voler et traquer les ours sur la banquise, au GPS ou à la trace. Les “jours blancs”, quand ciel, neige et glace se confondent, c’est impossible.Ce jour-là, le vétérinaire Rolf Arne Olberg est à bord avec deux scientifiques quand l’hélicoptère part en quête des mammifères à l’aide d’une application qui localise la dizaine de femelles équipées pour la première fois l’an dernier d’un collier GPS. – Fréquence cardiaque -Un pied sur le patin de l’hélicoptère, Olberg épaule sa carabine à air comprimé et déclenche le tir de fléchette anesthésiante sur l’animal qui au bruit de l’appareil a commencé à courir. Certains ours, déjà anesthésiés les années précédentes, ne paniquent plus à l’approche de l’hélicoptère.Le dosage de sédatif est adapté à la taille de l’ours et la fléchette doit atteindre un muscle pour être efficace. Observation à la jumelle : si l’anesthésiant a fait effet, l’hélicoptère peut se poser près de l’ours cinq à dix minutes plus tard.Tout doit alors être précis et rapide, malgré les gants chirurgicaux par une température qui peut descendre à -30°C ou le vent. “Nous essayons de minimiser le temps que nous passons près de l’ours” dit le vétérinaire.Au chevet de l’animal, Olberg place un collier GPS ou remplace sa pile, si la femelle est déjà équipée. Les mâles, qui peuvent atteindre 2,60 mètres pour 600 kilos, ne peuvent pas en être dotés car leur cou étant plus gros que leur tête ils le perdraient immédiatement.Le vétérinaire incise ensuite la peau du mammifère pour placer entre la graisse et la chair un capteur cardiaque, petit cylindre de 4 centimètres. Les cinq premiers ont été posés l’an dernier.”C’est un enregistreur qui nous permet d’avoir, sur toute une année, la température corporelle et la fréquence cardiaque des ours”, explique la chercheuse française Marie-Anne Blanchet, spécialiste en écologie spatiale au NPI.”Ces deux paramètres sont reliés aux dépenses énergétiques des ours. Et la dépense énergétique, c’est un petit peu la monnaie qui nous intéresse pour savoir quelle énergie les ours ont besoin de dépenser dans la mesure où leur environnement change”, détaille-t-elle.- Œufs et rennes -Pour la première fois cette année donc, les experts vont pouvoir croiser température corporelle, rythme cardiaque et données GPS, et savoir quand ces ourses appareillées marchent pour atteindre leur zone de chasse, nagent ou restent en tanière.Le vétérinaire prélève aussi de fines lamelles de graisse qu’il insère dans un tube conservé à 37°C, la température corporelle de l’ours. A bord du brise-glace, les tissus graisseux seront exposés à des hormones de stress et polluants puis plongés dans de l’azote liquide pour être analysés plus tard sur terre.Cette nouvelle technique, appelée “slices”, est destinée à mesurer l’impact des “polluants éternels” (PFAS) sur leur santé. “L’idée, c’est de représenter au mieux ce que les ours vivent dans la nature mais en laboratoire”, dit la toxicologue belge Laura Pirard, qui expérimente cette méthode de biopsie sur le mammifère.Ces échantillons de graisse et de sang révèlent déjà l’évolution du régime alimentaire des ours polaires alors que la glace de mer recule. “Ils mangent plus de nourriture terrestre que de phoques. Ils chassent toujours les phoques mais ils prennent également des œufs et des rennes, ils mangent même de l’herbe et des choses comme ça, bien que cela ne leur fournisse aucune énergie”, a constaté le chef scientifique du programme “ours polaires” au NPI, Jon Aars, Le phoque reste cependant une nourriture essentielle pour l’animal.”Même s’ils ne disposent que de trois mois pour chasser, ils peuvent obtenir environ 70% de ce dont ils ont besoin pour toute l’année pendant cette période. C’est probablement pour cette raison que nous constatons qu’ils s’en sortent bien et qu’ils se portent bien”, ajoute-t-il.Mais le chef de mission met en garde : “Si la période (de chasse du phoque) diminue encore, peut-être seront-ils à la peine”.

Prélèvements et biopsies: sur les traces de l’ours polaire en Arctique

Touchée par la fléchette sédative, l’ourse polaire se couche doucement sur le flanc: quelques minutes plus tard, le vétérinaire s’approche, pose un collier GPS, prélève du sang, incise la chair. Tout doit s’enchainer rapidement.  La mission est périlleuse : il fait en moyenne -20°C dans l’Arctique norvégien et l’ours polaire est un prédateur dangereux pour l’homme, il ne faut pas qu’il se réveille.Depuis quarante ans, les experts de l’Institut polaire norvégien (NPI) observent l’ours du Svalbard, sa santé, ses déplacements et les effets du réchauffement climatique trois à quatre fois plus important dans cette région que la moyenne mondiale.  Lors de leur expédition annuelle, en avril, sur le brise-glace de recherche Kronprins Haakon, du nom de l’actuel prince héritier de Norvège, huit scientifiques, accompagnés par un photographe de l’AFP, ont expérimenté de nouvelles méthodologies de suivi de l’Ursus maritimus.Sur ce bâtiment de 100 mètres de long, la journée dépend de la météo qui détermine si l’hélicoptère peut voler et traquer les ours sur la banquise, au GPS ou à la trace. Les “jours blancs”, quand ciel, neige et glace se confondent, c’est impossible.Ce jour-là, le vétérinaire Rolf Arne Olberg est à bord avec deux scientifiques quand l’hélicoptère part en quête des mammifères à l’aide d’une application qui localise la dizaine de femelles équipées pour la première fois l’an dernier d’un collier GPS. – Fréquence cardiaque -Un pied sur le patin de l’hélicoptère, Olberg épaule sa carabine à air comprimé et déclenche le tir de fléchette anesthésiante sur l’animal qui au bruit de l’appareil a commencé à courir. Certains ours, déjà anesthésiés les années précédentes, ne paniquent plus à l’approche de l’hélicoptère.Le dosage de sédatif est adapté à la taille de l’ours et la fléchette doit atteindre un muscle pour être efficace. Observation à la jumelle : si l’anesthésiant a fait effet, l’hélicoptère peut se poser près de l’ours cinq à dix minutes plus tard.Tout doit alors être précis et rapide, malgré les gants chirurgicaux par une température qui peut descendre à -30°C ou le vent. “Nous essayons de minimiser le temps que nous passons près de l’ours” dit le vétérinaire.Au chevet de l’animal, Olberg place un collier GPS ou remplace sa pile, si la femelle est déjà équipée. Les mâles, qui peuvent atteindre 2,60 mètres pour 600 kilos, ne peuvent pas en être dotés car leur cou étant plus gros que leur tête ils le perdraient immédiatement.Le vétérinaire incise ensuite la peau du mammifère pour placer entre la graisse et la chair un capteur cardiaque, petit cylindre de 4 centimètres. Les cinq premiers ont été posés l’an dernier.”C’est un enregistreur qui nous permet d’avoir, sur toute une année, la température corporelle et la fréquence cardiaque des ours”, explique la chercheuse française Marie-Anne Blanchet, spécialiste en écologie spatiale au NPI.”Ces deux paramètres sont reliés aux dépenses énergétiques des ours. Et la dépense énergétique, c’est un petit peu la monnaie qui nous intéresse pour savoir quelle énergie les ours ont besoin de dépenser dans la mesure où leur environnement change”, détaille-t-elle.- Œufs et rennes -Pour la première fois cette année donc, les experts vont pouvoir croiser température corporelle, rythme cardiaque et données GPS, et savoir quand ces ourses appareillées marchent pour atteindre leur zone de chasse, nagent ou restent en tanière.Le vétérinaire prélève aussi de fines lamelles de graisse qu’il insère dans un tube conservé à 37°C, la température corporelle de l’ours. A bord du brise-glace, les tissus graisseux seront exposés à des hormones de stress et polluants puis plongés dans de l’azote liquide pour être analysés plus tard sur terre.Cette nouvelle technique, appelée “slices”, est destinée à mesurer l’impact des “polluants éternels” (PFAS) sur leur santé. “L’idée, c’est de représenter au mieux ce que les ours vivent dans la nature mais en laboratoire”, dit la toxicologue belge Laura Pirard, qui expérimente cette méthode de biopsie sur le mammifère.Ces échantillons de graisse et de sang révèlent déjà l’évolution du régime alimentaire des ours polaires alors que la glace de mer recule. “Ils mangent plus de nourriture terrestre que de phoques. Ils chassent toujours les phoques mais ils prennent également des œufs et des rennes, ils mangent même de l’herbe et des choses comme ça, bien que cela ne leur fournisse aucune énergie”, a constaté le chef scientifique du programme “ours polaires” au NPI, Jon Aars, Le phoque reste cependant une nourriture essentielle pour l’animal.”Même s’ils ne disposent que de trois mois pour chasser, ils peuvent obtenir environ 70% de ce dont ils ont besoin pour toute l’année pendant cette période. C’est probablement pour cette raison que nous constatons qu’ils s’en sortent bien et qu’ils se portent bien”, ajoute-t-il.Mais le chef de mission met en garde : “Si la période (de chasse du phoque) diminue encore, peut-être seront-ils à la peine”.

La Bourse de Paris repli en attendant les résultats d’entreprises

La Bourse de Paris a ouvert en baisse mardi, dans un contexte d’incertitudes liées aux résultats d’entreprises du deuxième trimestre et à l’approche du 1er août, date butoir des négociations commerciales entre Européens et Américains.L’indice vedette CAC 40 perdait 0,34% vers 09H30, soit 26,63 points à 7.782,66 points. La veille, l’indice phare de la place parisienne avait conclu la séance en repli de 0,31% et s’était établi à 7.798,22 points à la clôture.”Les craintes entourant les accords commerciaux à conclure d’ici au 1er août, ainsi que la capacité des entreprises à résister à la guerre commerciale menée par les Etats-Unis, mettent à l’épreuve la résilience des marchés”, commente Patrick Munnelly, stratégiste chez Tickmill.En ce qui concerne l’Union européenne, les 27 espèrent toujours obtenir un accord avec les Etats-Unis après les nouvelles menaces de Donald Trump de lui imposer le 1er août des droits de douane de 30%.Les pays européens essayent de rester unis, bien que leurs économies ne soient pas exposées de la même façon aux foudres douanières du président américain.”Les marchés s’inquiètent de ce que sera l’accord commercial entre l’Union européenne et les Etats-Unis avant la date butoir du 1er août”, note Jim Reid, économiste de Deutsche Bank. “Les négociations devraient se poursuivre cette semaine (…) mais l’absence de progrès concrets continue de faire hésiter les investisseurs”, poursuit-il.C’est dans ce contexte que la saison des résultats d’entreprises pour le deuxième trimestre se tiendra ces deux prochaines semaines.Ils devraient être “fortement affectés par l’évolution des taux de change, ce qui est rare”, estime Christopher Dembik, conseiller en investissement pour Pictet AM. La monnaie unique s’est fortement appréciée entre avril et fin juin, passant de 1,08 à 1,18 dollar pour un euro. Or, un euro fort rend les produits européens plus chers à l’étranger, donc moins compétitifs. Sanofi annonce une acquisition à un milliard de dollarsLe groupe pharmaceutique français Sanofi (-0,10% à 82,08 euros) a annoncé mardi la signature d’un accord pour l’acquisition de la biotech britannique Vicebio pour un montant de plus d’un milliard de dollars, ce qui lui permettra de mettre la main sur des candidats-vaccins contre des virus respiratoires. Longchamp et Interparfums s’associentLa marque française de maroquinerie Longchamp et le groupe Interparfums (+0,73% à 33,10 euros) ont annoncé mardi la signature d’un accord de licence parfums courant jusqu’au 31 décembre 2036. Les deux groupes précisent prévoir un premier lancement en 2027.

Stephen Colbert à l’offensive contre Donald Trump après la fin programmée de son “Late Show”

L’animateur Stephen Colbert a répliqué sans retenue lundi au président américain Donald Trump lors de sa première émission depuis l’annonce de la fin programmée de son “Late Show”, prévenant que “les hostilités sont ouvertes”.M. Colbert a évoqué l’annulation de son émission par son employeur, qu’il a clairement accusé de rechercher les faveurs de M. Trump pour des raisons commerciales. “Allez vous faire foutre!”, a-t-il lancé au président.”The Late Show”, une émission iconique de la télévision américaine depuis ses débuts en 1993, lorsqu’elle était animée par David Letterman, cessera d’être diffusée en mai 2026, à la suite d’une annonce surprise faite par le diffuseur CBS la semaine dernière.La chaîne fait partie du conglomérat Paramount, cible d’une fusion-acquisition de 8 milliards de dollars de la société de production Skydance nécessitant l’approbation de l’Autorité de régulation des télécommunications (FCC), dont le patron est un allié de M. Trump.CBS a mis fin à son émission de la fin de soirée trois jours après que Stephen Colbert l’a critiqué pour avoir réglé à l’amiable un procès avec le président.L’animateur avait accusé CBS d’avoir versé ce qu’il appelle un “gros pot-de-vin” de 16 millions de dollars  à M. Trump dans une affaire où celui-ci reprochait un montage “trompeur” d’une interview de son adversaire aux élections de 2024, l’ancienne vice-présidente Kamala Harris.M. Trump s’est réjoui du licenciement de l’un de ses détracteurs les plus prolifiques, en écrivant sur sa plateforme Truth Social: “j’adore que Colbert ait été licencié”.- Les “Washington Epsteins” -Ce dernier a plaisanté lundi sur le fait que son rêve, depuis ses débuts en tant que comique d’improvisation à Chicago dans les années 1980, avait toujours été de voir un président en exercice fêter la fin de sa carrière.Il a également contesté la logique de CBS qui a insisté sur le fait que l’annulation était “une décision purement financière”. Dans une fuite anonyme au cours du week-end, la chaîne avait semblé suggérer que son émission avait perdu 40 millions de dollars l’année dernière.M. Colbert a plaisanté en disant qu’il pouvait expliquer la perte de 24 millions de dollars par an, mais qu’il n’était pas responsable des 16 millions de dollars restants, en référence à l’accord conclu entre CBS News et M. Trump.Lors de son monologue de début d’émission lundi, il a raillé la demande de Donald Trump de voir la franchise de football américain des Washington Commanders reprendre son ancien nom de Washington Redskins, considéré comme une insulte à l’égard des Amérindiens.Une séquence humoristique a ensuite mis en scène M. Trump cherchant à rebaptiser la franchise de football “Washington Epsteins”, en référence au financier pédophile Jeffrey Epstein, que le président a fréquenté dans les années 1990.Après avoir abordé la fin prochaine du “Late Show”, assurant qu’on avait tué son émission mais pas lui, Colbert a lancé un reportage sur la proximité entre Trump et Epstein, suivant en cela une formule familière: un ton apparemment sérieux agrémenté d’humour et de vivacité d’esprit.À l’extérieur du Ed Sullivan Theater à Manhattan où était enregistrée l’émission, des manifestants ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire “Colbert reste ! Trump doit partir !”- “Une malédiction sur CBS” -“C’est vraiment horrible qu’on en soit arrivé là dans ce pays, où les entreprises ressentent le besoin d’obéir à l’avance”, a déclaré à l’AFP Elizabeth Kott, une enseignante de 48 ans.L’invitée principale de lundi, l’actrice Sandra Oh a apporté son soutien à l’humoriste, visiblement ému, en lançant “une malédiction sur CBS et Paramount”.C’est d’abord au “Daily Show”, sous la houlette de son ami Jon Stewart, que Stephen Colbert a perfectionné son double comique: un pseudo-journaliste conservateur prétentieux, caricature des commentateurs de droite.Il a ensuite lancé sa propre émission sur Comedy Central en 2005 où il continuait d’incarner ce personnage, avant d’accéder en 2015 à l’un des postes les plus convoités de la télévision américaine: animateur du “Late Show” sur CBS.Colbert a abandonné son alter ego réactionnaire pour devenir l’une des figures les plus drôles et respectées du petit écran. Pendant la pandémie, il est devenu une présence rassurante pour des millions d’Américains, continuant à diffuser depuis une pièce de sa maison aux côtés de son épouse Evelyn.Il s’est aussi mué depuis dix ans en fervent critique du Trumpisme, tournant en dérision le président sur tout, de ses politiques à son admiration pour Hannibal Lecter.Après l’enregistrement de l’émission lundi, Colbert a zappé la séance de questions-réponses promise et a confié à son public en studio: “j’étais nerveux en arrivant ici”.”Vous allez me manquer”, a-t-il conclu.

Philippines flooding displaces thousands, two missing

Floodwaters driven by torrential rains ground life in the Philippine capital to a halt on Tuesday with tens of thousands evacuated from their homes and at least two people believed missing.Schools and government offices in Manila and the surrounding provinces were closed after a night of rain that saw the region’s Marikina River burst its banks.More than 23,000 people living along the river were evacuated overnight, sheltering in schools, village halls and covered courtyards.About 44,000 more were evacuated in the metropolitan area’s Quezon, Pasig and Caloocan cities.”Usually these people are from low-lying areas like beside creeks (feeding into the river),” according to Wilmer Tan of the Marikina rescue office, who said the river had reached 18 metres (59 feet) in height.An elderly woman and her driver were swept down a swollen creek as they attempted to cross a bridge in Caloocan, said John Paul Nietes, an emergency operations centre assistant supervisor.”Their car was recovered last night. The rescue operation is continuing, but as of today, they haven’t found either of them,” he said.”The car window was broken, so the hope is that they were able to escape.”Floodwaters were receding on Tuesday afternoon, though thousands of people remained unable to return to their homes.Ongoing monsoon rains have killed at least six people and left another six missing in the central and southern Philippines since Tropical Storm Wipha skirted the country on Friday, according to the National Disaster Risk Reduction and Management Council.The Philippine’s national weather service is predicting rain to continue through the end of the week.At least 20 storms or typhoons strike or come near the Philippines each year, with the country’s poorest regions typically the hardest hit.Deadly and destructive storms are becoming more powerful as the world gets warmer because of climate change.”This is hard, because if the rain will continue… the river will swell,” Manila street sweeper Avelina Lumangtad, 61, told AFP as she stood next to a flooded thoroughfare.”The floods are dangerous.”