Les Etats-Unis se retirent une nouvelle fois de l’Unesco

Les Etats-Unis ont annoncé mardi se retirer une nouvelle fois de l’Unesco, estimant que l’organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture faisait preuve de parti pris contre Israël et promeut des causes “clivantes”.En 2018, Donald Trump avait déjà claqué la porte de cette institution, en invoquant des biais “anti-israéliens”. Les Etats-Unis l’avaient réintégrée en 2023, sous l’administration de Joe Biden.La directrice de l’Unesco, la Française Audrey Azoulay, a dit “regretter profondément” cette décision, qui sera effective fin 2026, même si elle était “attendue”.L’Unesco s’y était “préparée” et est relativement “protégée sur le plan budgétaire”, a-t-elle estimé, soulignant que la contribution américaine de 75 millions de dollars annuels ne représente que 8% du budget total de l’organisation.Pour Washington, “la poursuite de la participation des Etats-Unis à l’Unesco n’est pas dans l’intérêt national”, a déclaré dans un communiqué la porte-parole du département d’Etat, Tammy Bruce.”L’Unesco s’emploie à promouvoir des causes sociales et culturelles clivantes” et défend “une feuille de route idéologique et mondialiste pour le développement international, en contradiction avec notre politique étrangère + America First+ (l’Amérique d’abord)”, a-t-elle expliqué.Elle a également jugé que la décision de l’Unesco d’intégrer “l’ Etat de Palestine” en 2011 “est hautement problématique, contraire à la politique des Etats-Unis, et a contribué à la prolifération de discours hostiles à Israël au sein de l’organisation”.”Je réfute absolument (…) le fait qu’il y ait des biais anti-israéliens ou antisémites au sein de l’organisation”, a répondu Mme Azoulay à l’AFP, soulignant “les efforts menés par l’Unesco, notamment pour l’enseignement de la Shoah et la lutte contre l’antisémitisme”.- Trois départs en 40 ans -Le président français Emmanuel Macron a assuré l’Unesco, dont le siège est à Paris, de son “soutien indéfectible”. “Le retrait des États-Unis ne fera pas faiblir notre engagement aux côtés de celles et ceux qui portent ce combat”, a-t-il dit sur le réseau X.Le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar a, lui, salué “une mesure nécessaire, destinée à promouvoir la justice et le droit d’Israël à un traitement équitable au sein du système des Nations unies, un droit qui a souvent été bafoué en raison de la politisation de cette instance”.C’est la troisième fois que Washington quitte l’Unesco en l’espace de 40 ans.En octobre 2017, durant son premier mandat, Donald Trump avait annoncé retirer son pays en dénonçant les “partis pris anti-israéliens persistants” de l’institution. Ce retrait, suivi de celui d’Israël, était devenu effectif en décembre 2018.L’Unesco avait notamment provoqué la fureur israélienne en juillet 2017 en inscrivant la Vieille ville d’Hébron sur la liste du patrimoine mondial en danger et en caractérisant Hébron, en Cisjordanie occupée, de ville islamique, alors que les juifs, dont quelques centaines y vivent aujourd’hui retranchés au milieu de 200.000 Palestiniens, y revendiquent une présence de 4.000 ans.Devenue directrice générale de l’Unesco en novembre 2017, Audrey Azoulay avait obtenu de l’administration Biden – qui a succédé à Trump en 2021 – un retour des Etats-Unis, qui s’étaient engagés à rembourser, selon un paiement échelonné, leurs arriérés de paiement depuis 2011, d’un montant de 619 millions de dollars.Après l’admission de la Palestine au sein de l’Unesco cette année-là, Washington avait cessé tout financement, en vertu d’une loi américaine interdisant de financer une organisation dont l’Etat palestinien est membre.En 1984, Ronald Reagan avait lui aussi retiré la participation américaine, invoquant l’inutilité supposée et les débordements budgétaires de l’organisation – finalement réintégrée en 2003.- “La porte reste ouverte” -S’ils quittent l’organisation cadre de l’Unesco, les Etats-Unis resteront membre du Comité du patrimoine mondial, qui vote pour désigner les sites protégés par l’organisation, a précisé une source proche du dossier. Habituée des revirements de Washington, l’Unesco s’est employée ces dernières années à réduire sa dépendance aux financements américains, en augmentant notamment la part des contributions volontaires, qui ont doublé sous Audrey Azoulay.”Cette décision va néanmoins affecter nos activités dans les années à venir, ou nous obliger à rechercher d’autres sources de financement”, ajoute la source proche du dossier.”L’annonce du président Trump ne prendra effet qu’à la fin de l’année 2026. Il reste tout ce temps pour éventuellement reconsidérer cette position”, a souligné à l’AFP Mme Azoulay, qui quittera son poste en novembre: “La porte reste ouverte (…) On a vu dans l’histoire qu’il y a eu des départs, mais qu’il y a eu aussi des retours”.

Les Etats-Unis se retirent une nouvelle fois de l’Unesco

Les Etats-Unis ont annoncé mardi se retirer une nouvelle fois de l’Unesco, estimant que l’organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture faisait preuve de parti pris contre Israël et promeut des causes “clivantes”.En 2018, Donald Trump avait déjà claqué la porte de cette institution, en invoquant des biais “anti-israéliens”. Les Etats-Unis l’avaient réintégrée en 2023, sous l’administration de Joe Biden.La directrice de l’Unesco, la Française Audrey Azoulay, a dit “regretter profondément” cette décision, qui sera effective fin 2026, même si elle était “attendue”.L’Unesco s’y était “préparée” et est relativement “protégée sur le plan budgétaire”, a-t-elle estimé, soulignant que la contribution américaine de 75 millions de dollars annuels ne représente que 8% du budget total de l’organisation.Pour Washington, “la poursuite de la participation des Etats-Unis à l’Unesco n’est pas dans l’intérêt national”, a déclaré dans un communiqué la porte-parole du département d’Etat, Tammy Bruce.”L’Unesco s’emploie à promouvoir des causes sociales et culturelles clivantes” et défend “une feuille de route idéologique et mondialiste pour le développement international, en contradiction avec notre politique étrangère + America First+ (l’Amérique d’abord)”, a-t-elle expliqué.Elle a également jugé que la décision de l’Unesco d’intégrer “l’ Etat de Palestine” en 2011 “est hautement problématique, contraire à la politique des Etats-Unis, et a contribué à la prolifération de discours hostiles à Israël au sein de l’organisation”.”Je réfute absolument (…) le fait qu’il y ait des biais anti-israéliens ou antisémites au sein de l’organisation”, a répondu Mme Azoulay à l’AFP, soulignant “les efforts menés par l’Unesco, notamment pour l’enseignement de la Shoah et la lutte contre l’antisémitisme”.- Trois départs en 40 ans -Le président français Emmanuel Macron a assuré l’Unesco, dont le siège est à Paris, de son “soutien indéfectible”. “Le retrait des États-Unis ne fera pas faiblir notre engagement aux côtés de celles et ceux qui portent ce combat”, a-t-il dit sur le réseau X.Le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar a, lui, salué “une mesure nécessaire, destinée à promouvoir la justice et le droit d’Israël à un traitement équitable au sein du système des Nations unies, un droit qui a souvent été bafoué en raison de la politisation de cette instance”.C’est la troisième fois que Washington quitte l’Unesco en l’espace de 40 ans.En octobre 2017, durant son premier mandat, Donald Trump avait annoncé retirer son pays en dénonçant les “partis pris anti-israéliens persistants” de l’institution. Ce retrait, suivi de celui d’Israël, était devenu effectif en décembre 2018.L’Unesco avait notamment provoqué la fureur israélienne en juillet 2017 en inscrivant la Vieille ville d’Hébron sur la liste du patrimoine mondial en danger et en caractérisant Hébron, en Cisjordanie occupée, de ville islamique, alors que les juifs, dont quelques centaines y vivent aujourd’hui retranchés au milieu de 200.000 Palestiniens, y revendiquent une présence de 4.000 ans.Devenue directrice générale de l’Unesco en novembre 2017, Audrey Azoulay avait obtenu de l’administration Biden – qui a succédé à Trump en 2021 – un retour des Etats-Unis, qui s’étaient engagés à rembourser, selon un paiement échelonné, leurs arriérés de paiement depuis 2011, d’un montant de 619 millions de dollars.Après l’admission de la Palestine au sein de l’Unesco cette année-là, Washington avait cessé tout financement, en vertu d’une loi américaine interdisant de financer une organisation dont l’Etat palestinien est membre.En 1984, Ronald Reagan avait lui aussi retiré la participation américaine, invoquant l’inutilité supposée et les débordements budgétaires de l’organisation – finalement réintégrée en 2003.- “La porte reste ouverte” -S’ils quittent l’organisation cadre de l’Unesco, les Etats-Unis resteront membre du Comité du patrimoine mondial, qui vote pour désigner les sites protégés par l’organisation, a précisé une source proche du dossier. Habituée des revirements de Washington, l’Unesco s’est employée ces dernières années à réduire sa dépendance aux financements américains, en augmentant notamment la part des contributions volontaires, qui ont doublé sous Audrey Azoulay.”Cette décision va néanmoins affecter nos activités dans les années à venir, ou nous obliger à rechercher d’autres sources de financement”, ajoute la source proche du dossier.”L’annonce du président Trump ne prendra effet qu’à la fin de l’année 2026. Il reste tout ce temps pour éventuellement reconsidérer cette position”, a souligné à l’AFP Mme Azoulay, qui quittera son poste en novembre: “La porte reste ouverte (…) On a vu dans l’histoire qu’il y a eu des départs, mais qu’il y a eu aussi des retours”.

Interpol lifts red notice for anti-whaling campaigner Paul Watson

Global police organisation Interpol has lifted a red wanted notice requesting the arrest of Paul Watson, an anti-whaling activist and founder of the Sea Shepherd NGO, one of his lawyers told AFP on Tuesday.Interpol had issued the notice against Watson, known for radical tactics including confrontations with whaling ships at sea, at the request of Japan, but has now decided the measure was “disproportionate”, lawyer William Julie said.A spokesperson for Interpol confirmed to AFP that the Commission for the Control of Interpol’s Files (CCF) had deleted the red notice.Watson, a 74-year-old Canadian-American, was arrested and detained in Greenland in July, 2024 on a 2012 Japanese warrant, which accused him of causing damage to a whaling ship and injuring a whaler.  He was released in December after Denmark refused the Japanese extradition request over the 2010 clash with whalers. On December 20, he returned to France, where his children attend school, following a high-profile campaign in his support.”The decision to delete Mr Watson’s red notice was made by the CCF — an independent body tasked to ensure that the processing of personal data by Interpol is in compliance with its constitution and rules,” the Interpol spokesperson said.”This is not a judgement on the merits of the case, or the events that occurred in 2010, but a decision based on Interpol’s rules on the processing of data,” the spokesperson added.”The CCF decision was made in light of new facts, including the refusal by the Kingdom of Denmark to extradite Mr Watson. This is in line with normal procedures.” In a statement, Julie said that the CCF considered that the red notice “did not meet Interpol’s standards, citing the disproportionate nature of the charges, Mr. Watson’s supposed only indirect involvement (which is contested), the considerable passage of time since the alleged facts, Denmark’s refusal to extradite him, and the fact that several other countries declined to act on Japan’s arrest or extradition requests.”He also said that the Commission pointed to the existence of “political elements” around the case.”Regarding potential motivations, the CCF remarked that the disproportionate nature of the red notice ‘tends to highlight the strategic character of the case and its symbolic importance beyond its intrinsic criminal characteristics or pure law-enforcement interest’.”The Commission suggested this may indicate the presence of political elements supporting the case –- a point it makes subtly but significantly,” Jolie said in the statement.gd-mla-jh-as/bc

US Treasury chief says no reason for Fed chair to step down

US Treasury Secretary Scott Bessent said Tuesday that he did not see a reason for Federal Reserve Chair Jerome Powell to resign immediately, a day after calling for a sweeping review of the Fed.Bessent’s comments to Fox Business come as Powell faces growing pressure from Donald Trump’s administration to slash interest rates, with the president recently ramping up attacks against the independent central bank chief over the Fed’s $2.5 billion renovation project.But Trump has said it was highly unlikely he would oust Powell before his tenure is up next year, and on Tuesday told reporters: “I think he’s done a bad job, but he’s going to be out pretty soon anyway.”Bessent added in his television interview, referring to Powell: “There’s nothing that tells me that he should step down right now.”He noted that Powell’s term as Fed chair ends in May 2026, and that Powell should see out his full term if he wants to.But if the Fed chief wanted to leave early, he should as well, Bessent added.Late Monday in a social media post, Bessent called for the Fed to conduct an “exhaustive internal review of its non-monetary policy operations,” accusing the central bank of mission creep.Bessent, in his post on X, said the Fed’s “independence is a cornerstone of continued US economic growth and stability.””However, this autonomy is threatened by persistent mandate creep into areas beyond its core mission,” he added, without specifying which policy areas.The Treasury chief had told CNBC earlier in the day that “what we need to do is examine the entire Federal Reserve institution and whether they have been successful.”On Tuesday, Fed Vice Chair for Supervision Michelle Bowman maintained in a CNBC interview that the central bank’s independence in setting monetary policy is “very important.”The Fed has held interest rates steady this year as it monitors the effects of Trump’s sweeping tariffs since returning to the White House — drawing ire from the president.Trump has repeatedly cited mild inflation numbers as a reason the Fed should lower rates, arguing that the country would also pay less interest on debt coming due.Trump said Tuesday that interest rates should be three percentage points lower.But lower rates, while a boost to the economy, can also increase consumer prices.Fed officials have been proceeding cautiously with rate cuts amid warnings that Trump’s tariffs could fuel consumer price hikes and weigh on economic growth.When mulling changes to the benchmark lending rate, officials seek to balance between reining in inflation and maintaining the health of the jobs market.Policymakers expect to have a better understanding of how the levies impact the economy in the summer months.The Fed holds its next policy meeting at month-end, and is widely expected to keep rates unchanged again.Trump and other Republican allies have recently zoomed in on the Fed’s headquarters renovation project as a potential avenue for Powell’s ousting.

La France demande l’accès à Gaza pour la presse, “pour montrer ce qu’il s’y passe”

La France demande que “la presse libre et indépendante puisse accéder à Gaza pour montrer” ce qu’il se passe dans le territoire en danger de famine après 21 mois de guerre selon l’ONU et des ONG, a déclaré mardi le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot.”Nous avons l’espoir de pouvoir faire sortir quelques collaborateurs de journalistes dans les prochaines semaines”, a ajouté le ministre sur France Inter, interrogé sur le cas de plusieurs collaborateurs de l’AFP sur place qui se trouvent dans “une situation effroyable” selon la direction de l’agence.”Nous y consacrons beaucoup d’efforts et beaucoup d’énergie”, a dit le ministre, qui s’exprimait depuis l’est de l’Ukraine où il est en déplacement.”Depuis des mois, nous assistons, impuissants, à la détérioration dramatique de leurs conditions de vie. Leur situation est aujourd’hui intenable”, affirmait un communiqué de l’AFP lundi, tandis que la Société des journalistes (SDJ) alertait du risque de les “voir mourir”.Israël accuse le mouvement islamiste palestinien Hamas d’instrumentaliser la souffrance des populations de Gaza.”Au lieu d’accepter un cessez-le-feu, le Hamas mène une campagne de propagande mensongère sur Israël. Parallèlement, il agit délibérément pour accroître les tensions et nuire aux civils qui viennent recevoir l’aide humanitaire”, a écrit lundi le ministère des Affaires étrangères israélien sur X. “Le Hamas est le seul responsable de la poursuite de la guerre et des souffrances des deux camps”, selon lui.Vingt-cinq pays, dont le Royaume-Uni, la France, le Canada et le Japon, ont appelé à mettre fin “immédiatement” à la guerre dans la bande de Gaza assiégée par Israël, dans une déclaration commune publiée lundi.- Evanouissements -“Nous avons perdu des journalistes dans des conflits, nous avons eu des blessés et des prisonniers dans nos rangs, mais aucun de nous n’a le souvenir d’avoir vu un collaborateur mourir de faim”, a souligné la SDJ de l’AFP lundi.La faim, la soif, l’épuisement contraignent certains journalistes de l’AFP à Gaza à réduire leur couverture de la guerre.”J’ai dû interrompre mon travail plusieurs fois pour chercher de la nourriture pour ma famille”, raconte Bashar Taleb, 35 ans, basé dans le nord de Gaza. “Pour la première fois, je me sens complètement abattu”.Khadr Al-Zanoun, 45 ans, à Gaza-ville, affirme avoir perdu 30 kilos depuis le début de la guerre. Le journaliste évoque des évanouissements à cause du manque de nourriture et d’eau, ainsi qu’une “fatigue extrême” et la difficulté à travailler. “Ma famille est aussi à bout”.L’ONU et des ONG font régulièrement état d’un risque de famine dans le territoire palestinien assiégé par Israël après plus de 21 mois de conflit, déclenché par une attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023.- “Pas des cibles” -“Parce que la liberté de la presse et le droit d’informer sont aussi des piliers de nos démocraties”, a déclaré la commissaire européenne chargée de la gestion des crises Hadja Lahbib, “Israël doit laisser la presse faire son travail et garantir son accès. Les journalistes et les civils ne peuvent pas, et ne doivent pas, être des cibles”.”Il est plus que temps que les médias internationaux se rendent à Gaza”, a commenté Juliette Touma, porte-parole de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), soulignant “l’excellent travail accompli par les journalistes palestiniens locaux, qui paient un lourd tribut”.”Plus de 200 d’entre eux ont été tués par l’armée israélienne depuis octobre 2023, dont au moins 46 dans l’exercice de leur fonction” dans la bande de Gaza, a affirmé mardi l’ONG Reporters sans frontières. M. Barrot a également condamné “avec la plus grande fermeté” la “déplorable” extension de l’offensive israélienne à Gaza lancée lundi, “qui va aggraver une situation déjà catastrophique”.”Il n’y a plus aucune justification aux opérations militaires de l’armée israélienne à Gaza. C’est une offensive qui va aggraver une situation déjà catastrophique qui va provoquer de nouveaux déplacements forcés de populations que nous condamnons avec la plus grande fermeté”, a-t-il dit.L’armée israélienne a étendu lundi son offensive dans un nouveau secteur de la bande de Gaza, à Deir al-Balah, dans le centre du territoire palestinien, et entend agir dans des zones où elle n’était jamais allée au cours des 21 mois de guerre contre le Hamas, sommant les habitants d’évacuer les lieux.

La France demande l’accès à Gaza pour la presse, “pour montrer ce qu’il s’y passe”

La France demande que “la presse libre et indépendante puisse accéder à Gaza pour montrer” ce qu’il se passe dans le territoire en danger de famine après 21 mois de guerre selon l’ONU et des ONG, a déclaré mardi le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot.”Nous avons l’espoir de pouvoir faire sortir quelques collaborateurs de journalistes dans les prochaines semaines”, a ajouté le ministre sur France Inter, interrogé sur le cas de plusieurs collaborateurs de l’AFP sur place qui se trouvent dans “une situation effroyable” selon la direction de l’agence.”Nous y consacrons beaucoup d’efforts et beaucoup d’énergie”, a dit le ministre, qui s’exprimait depuis l’est de l’Ukraine où il est en déplacement.”Depuis des mois, nous assistons, impuissants, à la détérioration dramatique de leurs conditions de vie. Leur situation est aujourd’hui intenable”, affirmait un communiqué de l’AFP lundi, tandis que la Société des journalistes (SDJ) alertait du risque de les “voir mourir”.Israël accuse le mouvement islamiste palestinien Hamas d’instrumentaliser la souffrance des populations de Gaza.”Au lieu d’accepter un cessez-le-feu, le Hamas mène une campagne de propagande mensongère sur Israël. Parallèlement, il agit délibérément pour accroître les tensions et nuire aux civils qui viennent recevoir l’aide humanitaire”, a écrit lundi le ministère des Affaires étrangères israélien sur X. “Le Hamas est le seul responsable de la poursuite de la guerre et des souffrances des deux camps”, selon lui.Vingt-cinq pays, dont le Royaume-Uni, la France, le Canada et le Japon, ont appelé à mettre fin “immédiatement” à la guerre dans la bande de Gaza assiégée par Israël, dans une déclaration commune publiée lundi.- Evanouissements -“Nous avons perdu des journalistes dans des conflits, nous avons eu des blessés et des prisonniers dans nos rangs, mais aucun de nous n’a le souvenir d’avoir vu un collaborateur mourir de faim”, a souligné la SDJ de l’AFP lundi.La faim, la soif, l’épuisement contraignent certains journalistes de l’AFP à Gaza à réduire leur couverture de la guerre.”J’ai dû interrompre mon travail plusieurs fois pour chercher de la nourriture pour ma famille”, raconte Bashar Taleb, 35 ans, basé dans le nord de Gaza. “Pour la première fois, je me sens complètement abattu”.Khadr Al-Zanoun, 45 ans, à Gaza-ville, affirme avoir perdu 30 kilos depuis le début de la guerre. Le journaliste évoque des évanouissements à cause du manque de nourriture et d’eau, ainsi qu’une “fatigue extrême” et la difficulté à travailler. “Ma famille est aussi à bout”.L’ONU et des ONG font régulièrement état d’un risque de famine dans le territoire palestinien assiégé par Israël après plus de 21 mois de conflit, déclenché par une attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023.- “Pas des cibles” -“Parce que la liberté de la presse et le droit d’informer sont aussi des piliers de nos démocraties”, a déclaré la commissaire européenne chargée de la gestion des crises Hadja Lahbib, “Israël doit laisser la presse faire son travail et garantir son accès. Les journalistes et les civils ne peuvent pas, et ne doivent pas, être des cibles”.”Il est plus que temps que les médias internationaux se rendent à Gaza”, a commenté Juliette Touma, porte-parole de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), soulignant “l’excellent travail accompli par les journalistes palestiniens locaux, qui paient un lourd tribut”.”Plus de 200 d’entre eux ont été tués par l’armée israélienne depuis octobre 2023, dont au moins 46 dans l’exercice de leur fonction” dans la bande de Gaza, a affirmé mardi l’ONG Reporters sans frontières. M. Barrot a également condamné “avec la plus grande fermeté” la “déplorable” extension de l’offensive israélienne à Gaza lancée lundi, “qui va aggraver une situation déjà catastrophique”.”Il n’y a plus aucune justification aux opérations militaires de l’armée israélienne à Gaza. C’est une offensive qui va aggraver une situation déjà catastrophique qui va provoquer de nouveaux déplacements forcés de populations que nous condamnons avec la plus grande fermeté”, a-t-il dit.L’armée israélienne a étendu lundi son offensive dans un nouveau secteur de la bande de Gaza, à Deir al-Balah, dans le centre du territoire palestinien, et entend agir dans des zones où elle n’était jamais allée au cours des 21 mois de guerre contre le Hamas, sommant les habitants d’évacuer les lieux.

Un retentissant procès pour corruption ordonné pour Rachida Dati et Carlos Ghosn

Deux juges d’instruction parisiens ont ordonné mardi un procès qui s’annonce retentissant contre Rachida Dati, ministre de la Culture et l’une des principales figures du gouvernement, et l’ancien patron tout-puissant de Renault-Nissan Carlos Ghosn pour corruption et trafic d’influence.Rachida Dati “poursuit son travail au gouvernement”, a indiqué l’entourage d’Emmanuel Macron.Les deux mis en cause contestent les accusations dans ce dossier judiciaire instruit depuis 2019 à Paris et aux lourds enjeux politiques, Rachida Dati, ex-ministre de la Justice sous la présidence de Nicolas Sarkozy, étant également une potentielle candidate à la mairie de Paris.Selon une source judiciaire, une première audience est prévue le 29 septembre pour fixer la date du procès, qui d’après deux sources proches du dossier pourrait se tenir après municipales prévues en mars 2026.Rachida Dati n’a pas répondu à l’AFP.”Je vous mènerai à la victoire. Certains essaient de m’attaquer sur ma vie privée, sur plein d’aspects qui sont collatéraux à ma candidature. Je n’ai peur de rien, de personne”, avait lancé lundi soir la maire du 7e arrondissement en réunion publique.- “Jusqu’au bout” -“Elle ira jusqu’au bout”, a confirmé mardi un de ses proches, le maire du 6e arrondissement, Jean-Pierre Lecoq. Les entourages de deux potentiels rivaux dans la capitale, Michel Barnier et Gabriel Attal, n’ont pas souhaité commenter.Les Parisiens ne veulent “pas un prévenu” pour diriger Paris, a réagi l’entourage d’Emmanuel Grégoire, candidat socialiste.”Quel manque de respect pour les Parisiens” que la candidature de Mme Dati, a abondé le candidat écologiste David Belliard.La ministre, âgée de 59 ans, sera jugée pour recel d’abus de pouvoir et d’abus de confiance, corruption et trafic d’influence passifs par personne investie d’un mandat électif public au sein d’une organisation internationale, le Parlement européen.”Nous allons faire appel dès aujourd’hui de cette décision, liée à une autre ordonnance reçue le même jour”, ont déclaré à l’AFP deux des avocats de l’ex-garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy, Me Olivier Baratelli et Olivier Pardo.Le dernier de leurs nombreux recours sur la prescription a en effet été écarté mi-juillet par les juges d’instruction.”Des recours sont toujours pendants mais ne font pas obstacle” à cette ordonnance de renvoi, a souligné mardi la source judiciaire.- “Lobbying” ? -Mme Dati est soupçonnée d’avoir perçu 900.000 euros entre 2010 et 2012 pour des prestations de conseil actées dans une convention d’honoraires signée le 28 octobre 2009 avec RNBV, filiale de l’alliance Renault-Nissan, mais sans avoir réellement travaillé, alors qu’elle était avocate et députée européenne (2009-2019).Les magistrats instructeurs estiment dans leur ordonnance signée mardi dont l’AFP a eu connaissance que ce qu’a fait Rachida Dati au Parlement européen “s’apparente à du lobbying”, ce qui “paraît incompatible tant avec son mandat qu’avec la profession d’avocat”.La convention d’honoraires aurait pu servir à masquer cette activité, répondant à des “mécanismes de dissimulation”, soulignent les juges.D’abord placée sous le statut plus favorable de témoin assisté, Mme Dati a été mise en examen en juillet 2021.Elle a par ailleurs été accusée début juin par le Nouvel Obs et Complément d’enquête, sur France 2, d’avoir perçu 299.000 euros de GDF Suez quand elle était eurodéputée, sans en déclarer la provenance au Parlement européen.Elle a dénoncé des accusations “diffamatoires”.Carlos Ghosn, 71 ans, est lui visé depuis avril 2023 par un mandat d’arrêt et sera jugé pour abus de pouvoirs par dirigeant de société, abus de confiance, corruption et trafic d’influence actifs. Un autre mandat d’arrêt le vise depuis 2022 dans des investigations d’envergure à Nanterre en lien avec le distributeur omanais Suhail Bahwan Automobiles.Celui qui possède les nationalités libanaise, française et brésilienne a été arrêté fin 2018 au Japon où il devait être jugé pour des malversations financières présumées quand il était à la tête de Renault-Nissan. Il a trouvé refuge au Liban fin 2019 après une fuite rocambolesque du Japon.Contactés, ses avocats n’ont pas répondu.De leur côté, ni Renault, partie civile, ni non avocat Kami Haeri, n’ont souhaité commenter.Dans ce dossier, trois personnes avaient été placées sous le statut de témoin assisté et éviteront un procès: Mouna Sepehri, ancien bras droit de Carlos Ghosn; Christian Husson, directeur juridique de Renault au moment des faits, décédé en 2023, et le criminologue Alain Bauer.Un non-lieu a été ordonné sur le volet des contrats conclus entre la société RNBV et la société AB Conseil d’Alain Bauer, qui avait touché un million d’euros entre 2012 et 2016 pour des activités de consultant en sécurité.clw-gd-jco-are/cal/jpa

Un retentissant procès pour corruption ordonné pour Rachida Dati et Carlos Ghosn

Deux juges d’instruction parisiens ont ordonné mardi un procès qui s’annonce retentissant contre Rachida Dati, ministre de la Culture et l’une des principales figures du gouvernement, et l’ancien patron tout-puissant de Renault-Nissan Carlos Ghosn pour corruption et trafic d’influence.Rachida Dati “poursuit son travail au gouvernement”, a indiqué l’entourage d’Emmanuel Macron.Les deux mis en cause contestent les accusations dans ce dossier judiciaire instruit depuis 2019 à Paris et aux lourds enjeux politiques, Rachida Dati, ex-ministre de la Justice sous la présidence de Nicolas Sarkozy, étant également une potentielle candidate à la mairie de Paris.Selon une source judiciaire, une première audience est prévue le 29 septembre pour fixer la date du procès, qui d’après deux sources proches du dossier pourrait se tenir après municipales prévues en mars 2026.Rachida Dati n’a pas répondu à l’AFP.”Je vous mènerai à la victoire. Certains essaient de m’attaquer sur ma vie privée, sur plein d’aspects qui sont collatéraux à ma candidature. Je n’ai peur de rien, de personne”, avait lancé lundi soir la maire du 7e arrondissement en réunion publique.- “Jusqu’au bout” -“Elle ira jusqu’au bout”, a confirmé mardi un de ses proches, le maire du 6e arrondissement, Jean-Pierre Lecoq. Les entourages de deux potentiels rivaux dans la capitale, Michel Barnier et Gabriel Attal, n’ont pas souhaité commenter.Les Parisiens ne veulent “pas un prévenu” pour diriger Paris, a réagi l’entourage d’Emmanuel Grégoire, candidat socialiste.”Quel manque de respect pour les Parisiens” que la candidature de Mme Dati, a abondé le candidat écologiste David Belliard.La ministre, âgée de 59 ans, sera jugée pour recel d’abus de pouvoir et d’abus de confiance, corruption et trafic d’influence passifs par personne investie d’un mandat électif public au sein d’une organisation internationale, le Parlement européen.”Nous allons faire appel dès aujourd’hui de cette décision, liée à une autre ordonnance reçue le même jour”, ont déclaré à l’AFP deux des avocats de l’ex-garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy, Me Olivier Baratelli et Olivier Pardo.Le dernier de leurs nombreux recours sur la prescription a en effet été écarté mi-juillet par les juges d’instruction.”Des recours sont toujours pendants mais ne font pas obstacle” à cette ordonnance de renvoi, a souligné mardi la source judiciaire.- “Lobbying” ? -Mme Dati est soupçonnée d’avoir perçu 900.000 euros entre 2010 et 2012 pour des prestations de conseil actées dans une convention d’honoraires signée le 28 octobre 2009 avec RNBV, filiale de l’alliance Renault-Nissan, mais sans avoir réellement travaillé, alors qu’elle était avocate et députée européenne (2009-2019).Les magistrats instructeurs estiment dans leur ordonnance signée mardi dont l’AFP a eu connaissance que ce qu’a fait Rachida Dati au Parlement européen “s’apparente à du lobbying”, ce qui “paraît incompatible tant avec son mandat qu’avec la profession d’avocat”.La convention d’honoraires aurait pu servir à masquer cette activité, répondant à des “mécanismes de dissimulation”, soulignent les juges.D’abord placée sous le statut plus favorable de témoin assisté, Mme Dati a été mise en examen en juillet 2021.Elle a par ailleurs été accusée début juin par le Nouvel Obs et Complément d’enquête, sur France 2, d’avoir perçu 299.000 euros de GDF Suez quand elle était eurodéputée, sans en déclarer la provenance au Parlement européen.Elle a dénoncé des accusations “diffamatoires”.Carlos Ghosn, 71 ans, est lui visé depuis avril 2023 par un mandat d’arrêt et sera jugé pour abus de pouvoirs par dirigeant de société, abus de confiance, corruption et trafic d’influence actifs. Un autre mandat d’arrêt le vise depuis 2022 dans des investigations d’envergure à Nanterre en lien avec le distributeur omanais Suhail Bahwan Automobiles.Celui qui possède les nationalités libanaise, française et brésilienne a été arrêté fin 2018 au Japon où il devait être jugé pour des malversations financières présumées quand il était à la tête de Renault-Nissan. Il a trouvé refuge au Liban fin 2019 après une fuite rocambolesque du Japon.Contactés, ses avocats n’ont pas répondu.De leur côté, ni Renault, partie civile, ni non avocat Kami Haeri, n’ont souhaité commenter.Dans ce dossier, trois personnes avaient été placées sous le statut de témoin assisté et éviteront un procès: Mouna Sepehri, ancien bras droit de Carlos Ghosn; Christian Husson, directeur juridique de Renault au moment des faits, décédé en 2023, et le criminologue Alain Bauer.Un non-lieu a été ordonné sur le volet des contrats conclus entre la société RNBV et la société AB Conseil d’Alain Bauer, qui avait touché un million d’euros entre 2012 et 2016 pour des activités de consultant en sécurité.clw-gd-jco-are/cal/jpa

La Bourse de Paris termine en recul

La Bourse de Paris a fini dans le rouge mardi, attentiste avant la publication d’une salve de résultats d’entreprises, qui donneront des éléments sur l’impact des droits de douane américains.L’indice vedette CAC 40 a cédé 0,69%, soit 53,81 points à 7.744,41 points. La veille, l’indice phare de la place parisienne avait conclu la séance en repli de 0,31%.”La saison de la publication des résultats s’intensifie cette semaine”, commente Valentin Urrutiaguer, responsable de la gestion multi-actifs à Auris Gestion. Elles permettront “aux investisseurs d’avoir davantage de visibilité sur les premiers impacts des droits de douane”, a-t-il poursuivi.Les résultats de 189 des entreprises cotées sur l’indice paneuropéen Stoxx Europe 600 sont publiés cette semaine.A Paris, après la clôture de la Bourse mardi, les investisseurs prendront connaissance des résultats du spécialiste des jeux vidéos Ubisoft, de l’entreprise de défense Dassault Aviation et du groupe de semi-conducteurs Soitec.Les investisseurs seront ensuite, au fil de la semaine, attentifs aux publications du géant du luxe LVMH, de l’énergéticien TotalEnergies et du groupe bancaire BNP Paribas.Outre les résultats, “les marchés s’inquiètent de ce que sera l’accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis avant la date butoir du 1er août”, note Jim Reid, économiste de Deutsche Bank, Donald Trump ayant décidé d’imposer des droits de douane de 30% aux produits importés de l’UE aux États-Unis.”L’absence de progrès concrets continue de faire hésiter les investisseurs”, poursuit-il.La France a réclamé mardi plus de fermeté à l’Union européenne dans ses négociations.”La position de l’Europe doit être une position de négociation, mais également une position de fermeté”, a estimé le ministre de l’Industrie Marc Ferracci, à l’issue d’un conseil rassemblant les représentants des principales filières industrielles ainsi que des organisations syndicales et patronales.Côté valeurs, le vendeur français d’électroménager Seb a chuté de 8,16% à 73,15 euros, après une révision à la baisse de la recommandation des analystes de Berenberg, passant de “acheter” à “conserver”, en raison notamment des l’impact attendu des droits de douane américains.