Budget: Lecornu affronte deux motions de censure, avant un nouveau 49.3

“Coup de force”, “reniement”: Eric Coquerel (LFI) et Marine Le Pen (RN) s’en sont pris avec force vendredi à la décision de Sébastien Lecornu de recourir au 49.3 pour faire passer le budget. Mais les  motions de censures de la gauche hors PS et de l’extrême droite sont promises à l’échec, faute de soutien de LR et du PS.Le débat, tenu dans un hémicycle clairsemé, a mis en lumière les fractures de la gauche, le PS se trouvant isolé face au front commun des Insoumis, des écologistes et des communistes.”En novembre ou en janvier, le 49.3 demeure un coup de force”, a affirmé Eric Coquerel, le président insoumis de la Commission des Finances, disant avoir “toujours pensé” que Sébastien Lecornu finirait par utiliser cet instrument décrié de la Constitution, alors que son gouvernement ne dispose d’aucune majorité à l’Assemblée.”Dans quelle démocratie un homme seul peut décider que gouverne un camp minoritaire ?”, s’est-il interrogé – LFI demande depuis les législatives anticipées de 2024 la démission du président de la République Emmanuel Macron.La présidente du groupe RN, Marine le Pen, a elle fustigé la “trahison du pacte solennel” conclu par le chef du gouvernement avec le Parlement, et un “passage en force”, selon elle “marque de fabrique” du macronisme. “Tout aurait dû vous conduire à démissionner”, a-t-elle estimé, pointant l'”impuissance” du gouvernement.Dès avant sa prise de parole, l’entourage du Premier ministre a laissé filtrer des éléments de réponse. “Le pouvoir n’a pas été confisqué” et il est “toujours pleinement entre les mains des députés”, devrait se défendre le Premier ministre, qui admet que recourir au 49.3 n’est pas “une victoire”. Il devrait expliquer avoir voulu “trancher” après avoir “laissé le Parlement aller jusqu’au bout” des débats.Le Premier ministre a engagé mardi la responsabilité de son gouvernement pour faire passer le budget, constatant l’absence de majorité pour le voter.- Sortir du “blocage permanent” -Le PS a dès mardi confirmé qu’il ne voterait pas la motion de censure commune déposée par les trois autres groupes de gauche. Le député PS Laurent Baumel a défendu ce choix vendredi, saluant les “inflexions substantielles” obtenues par son groupe, et se félicitant que l’abandon au moins temporaire du 49.3 ait permis de donner une “portée effective” aux discussions menées dans l’hémicycle.”Nous avons effacé le spectre de l’année blanche en réindexant l’ensemble des prestations et des barèmes sur le coût de la vie”, s’est-il félicité, mentionnant aussi la hausse de la prime d’activité pour trois millions de salariés modestes concédée par le Premier ministre, ou la généralisation des repas à un euro pour les étudiants.Une décision fustigée par M. Coquerel, comme par l’orateur du groupe Ecologiste et social, Benjamin Lucas-Lundy: “Je dis à mes amis et à mes camarades socialistes que quelques non-reculs ne font pas une avancée”, leur a-t-il lancé.Du côté de la coalition présidentielle, les choix budgétaires de M. Lecornu laissent aussi un goût amer. “Nos désaccords avec ce texte sont réels et assumés”, a ainsi souligné l’ancienne ministre Agnès Firmin-Le Bodo. Mais en attendant la présidentielle, “nous devons sortir (le pays) du blocage permanent”, a souligné le député Nicolas Ray (LR).Les deux motions de censure devraient être rejetées successivement en fin de matinée. Le gouvernement devrait engager dans la foulée sa responsabilité sur la partie dépenses et l’ensemble du texte, suscitant deux nouvelles motions de censure, qui devraient être rejetées en début de semaine prochaine.Après un bref passage au Sénat, le texte devrait revenir à l’Assemblée pour un troisième et dernier 49.3, et d’ultimes motions de censure, permettant la promulgation du texte début février.

Budget: Lecornu affronte deux motions de censure, avant un nouveau 49.3

“Coup de force”, “reniement”: Eric Coquerel (LFI) et Marine Le Pen (RN) s’en sont pris avec force vendredi à la décision de Sébastien Lecornu de recourir au 49.3 pour faire passer le budget. Mais les  motions de censures de la gauche hors PS et de l’extrême droite sont promises à l’échec, faute de soutien de LR et du PS.Le débat, tenu dans un hémicycle clairsemé, a mis en lumière les fractures de la gauche, le PS se trouvant isolé face au front commun des Insoumis, des écologistes et des communistes.”En novembre ou en janvier, le 49.3 demeure un coup de force”, a affirmé Eric Coquerel, le président insoumis de la Commission des Finances, disant avoir “toujours pensé” que Sébastien Lecornu finirait par utiliser cet instrument décrié de la Constitution, alors que son gouvernement ne dispose d’aucune majorité à l’Assemblée.”Dans quelle démocratie un homme seul peut décider que gouverne un camp minoritaire ?”, s’est-il interrogé – LFI demande depuis les législatives anticipées de 2024 la démission du président de la République Emmanuel Macron.La présidente du groupe RN, Marine le Pen, a elle fustigé la “trahison du pacte solennel” conclu par le chef du gouvernement avec le Parlement, et un “passage en force”, selon elle “marque de fabrique” du macronisme. “Tout aurait dû vous conduire à démissionner”, a-t-elle estimé, pointant l'”impuissance” du gouvernement.Dès avant sa prise de parole, l’entourage du Premier ministre a laissé filtrer des éléments de réponse. “Le pouvoir n’a pas été confisqué” et il est “toujours pleinement entre les mains des députés”, devrait se défendre le Premier ministre, qui admet que recourir au 49.3 n’est pas “une victoire”. Il devrait expliquer avoir voulu “trancher” après avoir “laissé le Parlement aller jusqu’au bout” des débats.Le Premier ministre a engagé mardi la responsabilité de son gouvernement pour faire passer le budget, constatant l’absence de majorité pour le voter.- Sortir du “blocage permanent” -Le PS a dès mardi confirmé qu’il ne voterait pas la motion de censure commune déposée par les trois autres groupes de gauche. Le député PS Laurent Baumel a défendu ce choix vendredi, saluant les “inflexions substantielles” obtenues par son groupe, et se félicitant que l’abandon au moins temporaire du 49.3 ait permis de donner une “portée effective” aux discussions menées dans l’hémicycle.”Nous avons effacé le spectre de l’année blanche en réindexant l’ensemble des prestations et des barèmes sur le coût de la vie”, s’est-il félicité, mentionnant aussi la hausse de la prime d’activité pour trois millions de salariés modestes concédée par le Premier ministre, ou la généralisation des repas à un euro pour les étudiants.Une décision fustigée par M. Coquerel, comme par l’orateur du groupe Ecologiste et social, Benjamin Lucas-Lundy: “Je dis à mes amis et à mes camarades socialistes que quelques non-reculs ne font pas une avancée”, leur a-t-il lancé.Du côté de la coalition présidentielle, les choix budgétaires de M. Lecornu laissent aussi un goût amer. “Nos désaccords avec ce texte sont réels et assumés”, a ainsi souligné l’ancienne ministre Agnès Firmin-Le Bodo. Mais en attendant la présidentielle, “nous devons sortir (le pays) du blocage permanent”, a souligné le député Nicolas Ray (LR).Les deux motions de censure devraient être rejetées successivement en fin de matinée. Le gouvernement devrait engager dans la foulée sa responsabilité sur la partie dépenses et l’ensemble du texte, suscitant deux nouvelles motions de censure, qui devraient être rejetées en début de semaine prochaine.Après un bref passage au Sénat, le texte devrait revenir à l’Assemblée pour un troisième et dernier 49.3, et d’ultimes motions de censure, permettant la promulgation du texte début février.

Iran lambasts Zelensky after Davos ‘bully’ warning

Iran’s foreign minister on Friday launched a furious tirade against Volodymyr Zelensky after the Ukrainian president commented in Davos that the deadly crackdown on protests in the Islamic republic showed that if authorities “kill enough people” they stay in power.Zelensky, whose country has been fighting the full-scale Russian invasion for almost four years, said in a speech at the World Economic Forum on Thursday that if Iran’s clerical leadership was able to remain in power, it was a “clear signal to every bully”.Russian President Vladimir Putin is an ally of the Islamic republic’s leadership under Ayatollah Ali Khamenei and last week held telephone talks with President Masoud Pezeshkian, with both sides agreeing to ramp up bilateral ties.Foreign Minister Abbas Araghchi responded to Zelensky’s comments with a broadside of accusations and claims in an English-language post on X, saying the Ukrainian leader had been “rinsing American and European taxpayers to fill the pockets of his corrupt generals”. “The world has had enough of Confused Clowns, Mr Zelensky,” he said, in apparent reference to the Ukrainian leader’s previous career as a wildly-successful comedian and comic actor.”Unlike your foreign-backed and mercenary-infested military, we Iranians know how to defend ourselves and have no need to beg foreigners for help,” he added.Foreigners are fighting in the Ukrainian army but make up only a tiny percentage of the armed forces.- ‘Drowned in blood’ -Kyiv and the West accuse Iran of providing drones and ballistic missiles to Russia for use in Ukraine. Tehran has repeatedly denied sending any weapons to Russia.In his speech in Davos, Zelensky appeared to cite the response to the protests as another example of Western inaction in the face of aggression.”There was so much talk about the protests in Iran — but they drowned in blood. The world has not helped enough the Iranian people, it has stood aside,” he said, speaking in English.Zelensky noted that the start of the protests coincided with the Christmas and New Year holidays in Europe. “By the time politicians came back to work and started forming a position, the ayatollah has already killed thousands.””What will Iran become after this bloodshed? If the regime survives, it sends a clear signal to every bully — kill enough people, and you stay in power,” he said.Iranian authorities have said well over 3,000 people were killed in the protests but have blamed the violence on “rioters” backed by the United States and Israel.Rights groups however say the toll is far higher and could be as much as 20,000, adding that confirming the numbers is hugely impeded by the now two-week shutdown of the internet in Iran.NGOs, including Amnesty International, have accused security forces of deliberately firing on protesters to suppress the demonstrations, which have now petered out.

Open d’Australie: Alcaraz, Gauff et Sabalenka au rendez-vous des 8es

Les N.1 mondiaux Carlos Alcaraz et Aryna Sabalenka se sont qualifiés vendredi pour les huitièmes de finale de l’Open d’Australie mais si l’Espagnol n’a pas tremblé, la Bélarusse a vu dans sa victoire serrée quelque chose de “magique”.En attendant le match d’Alexander Zverev (3e) en soirée contre Cameron Norrie (27e), Coco Gauff (3e) et le triple finaliste à Melbourne Daniil Medvedev (12e) ont bataillé ferme pour arracher leur place en deuxième semaine.. Alcaraz dans un fauteilCarlos Alcaraz et Corentin Moutet ne s’étaient jamais affrontés et cette opposition entre deux excellents manieurs de balle promettait du grand spectacle. Mais il n’a fallu que deux heures à l’Espagnol pour se débarrasser du 37e mondial, battu 6-2, 6-4, 6-1.Comme il l’avait promis, le dernier Français en lice à l’Open d’Australie a multiplié les coups en touché. Mais il a été débordé par la puissance de l’Espagnol, qui vise un septième titre en Grand Chelem et un premier à Melbourne.”Je suis heureux d’avoir joué contre lui, je me suis fait plaisir”, a déclaré Alcaraz après son 100e match en Grand Chelem (87 victoires, 13 défaites).”C’est toujours compliqué de rester concentré en Grand Chelem, mais contre ce genre de joueurs, ça l’est encore plus”, a poursuivi le N.1 mondial. “On ne sait jamais à quoi s’attendre, il (Moutet, NDLR) est capable de faire ce qu’il veut, donc c’est piégeux. Je suis content d’être resté bien concentré tout au long du match”, s’est satisfait Alcaraz.Pour se faire une place en quarts, il devra battre dimanche l’Américain Tommy Paul (20e) qui a bénéficié de l’abandon d’Alejandro Davidovich (14e) à 6-1, 6-1 pour l’Américain.. Sabalenka, Gauff et Medvedev ont eu très chaudAu contraire de son alter ego masculin, Sabalenka a été fortement bousculée par l’Autrichienne Anastasia Potapova (55e) avant de s’imposer 7-6 (7/4), 7-6 (9/7).”Elle a joué incroyablement bien, j’étais en permanence sur les talons. Je ne sais pas ce qui a fait basculer le match… c’est magique”, a commenté la Bélarusse, qui n’avait égaré que neuf jeux aux deux premiers tours.La triple finaliste sortante à Melbourne, où elle a remporté deux de ses quatre titres du Grand Chelem (2023, 2024), affrontera dimanche la Canadienne Victoria Mboko (16e).La lauréate du Masters 1000 de Montréal s’est qualifiée vendredi à 18 ans pour son premier huitième de finale en Grand Chelem en écartant la Danoise Clara Tauson (14e) 7-6 (7/5), 5-7, 6-3.L’Américaine Coco Gauff a elle aussi perdu un set contre sa compatriote Hailey Baptiste (70e) avant de retourner le match pour s’imposer 3-6, 6-0, 6-3.En début de match, Baptiste “dictait le jeu, en particulier côté coup droit”, a estimé Gauff en conférence de presse.”J’ai fait de mon mieux pour la neutraliser et je trouve que j’ai mieux servi dans le deuxième et le troisième sets. J’ai réussi plus de premiers services et de manière générale j’ai essayé de la mettre sur le reculoir”, s’est félicitée la double lauréate en Grand Chelem (US Open 2023 et Roland-Garros 2025).L’Italienne Jasmine Paolini (8e) a elle été éliminée 6-2, 7-6 (7/3) par la jeune Américaine Iva Jovic (27e), qualifiée à 18 ans pour son premier huitième en Grand Chelem et qui sera opposée à la Kazakhstanaise Yulia Putintseva (94e) pour une place en quarts.Quant à Medvedev, il s’est retrouvé dos au mur, mené deux sets à zéro et 5-5 dans la manche décisive face au Hongrois Fabian Marozsan (47e).”C’est là que je me suis dit qu’il fallait que je me lâche un peu plus, que si je perdais, je perdais. Mais j’ai joué mieux et je m’en suis sorti”, a déclaré le triple finaliste à Melbourne, sans avoir l’air particulièrement émoussé après sa victoire 6-7 (5/7), 4-6, 7-5, 6-0, 6-3 en 3h43.Vainqueur de l’US Open 2021, Medvedev n’avait plus passé le deuxième tour en Grand Chelem depuis son quart à Flushing Meadows en 2024. Il affrontera dimanche l’Américain Learner Tien (29e), celui-là même qui l’avait stoppé au deuxième tour l’an dernier après être sorti des qualifications.Vainqueur 7-6 (11/9), 6-4, 6-2 du Portugais Nuno Borges (46e), Tien s’est dit “super heureux” après un match “très dur physiquement”. “Gagner en trois sets va m’aider à être prêt pour le tour suivant”, a estimé le joueur de 20 ans.

Rappel de lait infantile: tous les lots concernés “ont été retirés”, assure Mme Rist

Tous les lots de laits infantiles ayant fait l’objet d’un rappel pour une possible contamination par une bactérie Bacillus Cereus ont “été retirés”, a indiqué vendredi la ministre de la Santé Stéphanie Rist sur BFM-TV.Deux enquêtes ont été ouvertes en France après les morts récentes de deux nourrissons ayant consommé un lait infantile rappelé par Nestlé pour cause de “possible contamination” par une substance d’origine bactérienne, sans “lien de causalité” établi pour l’heure, selon les autorités.S’adressant aux parents qui donnent du lait en poudre à leurs bébés, la ministre a conseillé vendredi de “vérifier” si leurs boîtes de lait ont été rappelées sur le site “rappel conso”. “Si jamais c’est le cas, il faut la mettre de côté et acheter une autre boîte de lait”, a-t-elle dit.”Si jamais le lait a été consommé hier ou avant-hier, s’il n’y a pas de signe, il n’y a pas de problème. Si jamais il y a des nausées, vomissements, des diarrhées, (…) ce qui est très fréquent en ce moment, parce qu’il y a des gastro-entérites, on ne s’inquiète pas outre mesure, mais si les symptômes existent et que le lait a été consommé d’une boîte qui devait être retirée, dans ces cas-là, (il faut) aller consulter le médecin”, a-t-elle poursuivi. Les laits potentiellement contaminés ont été “retirés” du marché, a-t-elle par ailleurs assuré. Nestlé, géant suisse de l’agroalimentaire, avait engagé le 5 janvier un vaste rappel de laits infantiles des marques Guigoz et Nidal en raison de la présence potentielle de “céréulide” dans ces produits pourtant très contrôlés.Ce composant toxique, produit dans certaines conditions par une famille de bactéries, les Bacillus cereus, peut causer d’importants vomissements dans les heures suivant sa consommation.Après Nestlé, le français Lactalis a aussi annoncé mercredi le lancement d’un vaste rappel de lait infantile dans plusieurs pays dont la France.”Ce sont les industriels qui sont en responsabilité de faire les autocontrôles”, a précisé la ministre. “A l’heure où on se parle, il n’y a pas d’alerte scientifique importante”, a-t-elle ajouté sans plus de détails.

Iran: Trump affirme qu’une “armada” navigue vers le Golfe

Donald Trump a affirmé jeudi qu’une “armada” navale américaine était en route pour le Golfe, maintenant la pression sur Téhéran, alors que la perspective d’une intervention militaire semblait s’être éloignée.Le président américain a plusieurs fois menacé de frapper l’Iran en réponse à la répression du récent mouvement de contestation dans ce pays, mais il avait semblé revenir sur cette menace la semaine dernière après avoir assuré que Téhéran avait suspendu les exécutions prévues de manifestants. “Nous avons beaucoup de navires qui se dirigent dans cette direction, au cas où”, a-t-il déclaré jeudi à des journalistes à bord de l’avion présidentiel Air Force One, qui le ramenait du Forum économique mondial de Davos, en Suisse.  “Je préférerais que rien ne se passe, mais nous les surveillons de très près”, a ajouté Donald Trump. Le chef des Gardiens de la Révolution islamique a averti jeudi Washington que ses forces avaient “le doigt sur la gâchette” après plusieurs semaines de manifestations et de répression en Iran.M. Trump n’a toutefois pas fermé la porte au dialogue. “L’Iran veut effectivement parler, et nous parlerons”, a-t-il déclaré jeudi à Davos.Mais le chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Pakpour, a mis de l’huile sur le feu jeudi.”Le Corps des Gardiens de la Révolution islamique et notre cher Iran ont le doigt sur la gâchette, plus préparés que jamais, prêts à exécuter les ordres et mesures du guide suprême, un leader qui leur est plus cher que leur propre vie”, a prévenu M. Pakpour, en faisant référence à l’ayatollah Ali Khamenei.Mohammad Pakpour avait été nommé en juin dernier par M. Khamenei pour succéder à Hossein Salami, tué lors des frappes aériennes israéliennes.Ses propos ont été lus à la télévision d’Etat à l’occasion du jour de célébration nationale des Gardiens de la Révolution islamique, bras idéologique du guide suprême et force armée extrêmement organisée, accusée par les organisations de droits humains d’avoir orchestré la répression meurtrière du vaste mouvement contestataire en Iran.- “Cibles légitimes” -Un autre haut responsable militaire iranien, le général Ali Abdollahi Aliabadi, a de son côté averti qu’en cas d’attaque américaine, “tous les intérêts, bases et centres d’influence américains” seraient des “cibles légitimes” pour les forces armées iraniennes.L’Iran et les Etats-Unis, ennemis jurés depuis la Révolution islamique de 1979, ne cessent d’échanger des menaces.Donald Trump avait ainsi haussé le ton mardi à l’égard des dirigeants iraniens, menaçant de les “rayer de la surface de la Terre” si “quoi que ce soit” lui arrivait. Plus tôt, le général iranien Abolfazl Shekarchi l’avait menacé de mort si Washington s’en prenait à la personne de l’ayatollah Ali Khamenei.Tout en brandissant lui aussi la menace d’une rispote, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, dans une tribune mardi dans le Wall Street Journal, avait assuré que l’Iran était toujours “prêt à mener des négociations réelles et sérieuses”.- Deux semaines sans internet – Déclenchée le 28 décembre, la mobilisation en Iran a pris une ampleur majeure le 8 janvier, défiant ouvertement la République islamique, avant d’être violemment réprimée.La télévision d’Etat iranienne – citant la Fondation iranienne pour les martyrs et les anciens combattants – a annoncé mercredi que 3.117 personnes avaient été tuées, un premier bilan officiel très inférieur à ceux avancés par des défenseurs des droits humains.Selon l’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège et dont les chiffres sont cités par l’ONU, au moins 3.428 manifestants ont été tués mais le bilan pourrait même dépasser les 20.000 morts.Une coupure nationale d’internet, qui a permis selon des organisations des droits humains de masquer la répression, dure depuis “deux semaines complètes”, a relevé jeudi l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks, précisant que ces derniers jours l’accès a été très sporadique et limité à des sites gouvernementaux.

Japon: un avocat rockeur en première ligne du combat pour la justice climatique

Neuf jours après avoir déposé une plainte historique pour la justice climatique, l’avocat Akihiro Shima chantait à pleins poumons dans un bar bondé de Tokyo, vêtu d’un blouson rouge vif et coiffé d’un iroquois.A 63 ans, Me Shima a rallié le mois dernier plus de 450 plaignants japonais à cette action en justice inédite visant …

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TikTok annonce créer une co-entreprise aux Etats-Unis pour y éviter son interdiction

TikTok a annoncé jeudi avoir créé une co-entreprise majoritairement détenue par des investisseurs américains pour gérer ses activités aux Etats-Unis, mettant fin à une longue saga judiciaire qui menaçait de conduire à son interdiction dans le pays.Cette nouvelle structure servira plus de 200 millions d’utilisateurs, tout en mettant en œuvre des garanties strictes en matière …

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