RDC: ouverture à Kinshasa du procès de l’ex-président Kabila pour “crime contre la paix”

Le procès pour “crime contre la paix” de l’ex-président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila, accusé de complicité avec le groupe armé M23 soutenu par le Rwanda, s’est ouvert vendredi à Kinshasa en son absence, a constaté une journaliste de l’AFP.L’audience a commencé vers 11H20 heure locale (10H20 GMT) devant la Haute cour militaire dans la commune de la Gombe, à Kinshasa, capitale de la RDC.Joseph Kabila, qui vit à l’étranger depuis plus de deux ans, avait été vu en mai à Goma, sous contrôle du M23. Il n’a pas été revu dans le pays depuis.L’ex-président de la RDC et sénateur à vie est poursuivi pour “participation à un mouvement insurrectionnel, crime contre la paix et la sécurité de l’humanité, homicide intentionnel par balles, trahison, apologie, viol, torture et déportation, occupation à force ouverte de la ville de Goma”, selon l’acte d’accusation.”En complicité avec une puissance étrangère, en l’occurrence le Rwanda”, M. Kabila a cherché à “renverser par la force le pouvoir légalement établi” à Kinshasa, énonce l’acte d’accusation.Pour l’accusation, M. Kabila est “l’un des initiateurs de l’Alliance fleuve Congo (AFC)”, branche politique du M23. C’est dans ce contexte qu’il est accusé notamment des cas d’homicides et de viols commis par des hommes de la coalition AFC/M23 dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.Ces faits sont passibles de la peine de mort en RDC, où un moratoire sur l’exécution de la peine capitale en vigueur depuis 2003 a été levé en 2024 – aucune exécution n’a cependant eu lieu depuis. L’Est congolais, région riche en ressources naturelles frontalière du Rwanda, est déchiré par des conflits depuis 30 ans. Les violences se sont intensifiées ces derniers mois avec la prise de contrôle par le M23 de Goma et Bukavu, capitales des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Le 19 juillet au Qatar, le M23 et le gouvernement de Kinshasa ont signé une déclaration de principes comprenant un engagement pour un “cessez-le-feu” permanent.L’accord signé à Doha a été salué par la communauté internationale comme une “avancée” vers un accord de paix global dans l’est congolais. 

Aid groups warn of starving children as European powers discuss Gaza

Aid groups warned of surging numbers of malnourished children in war-ravaged Gaza as a trio of European powers prepared to hold an “emergency call” Friday on the deepening humanitarian crisis.Doctors Without Borders (MSF) said that a quarter of the young children and pregnant or breastfeeding mothers it had screened at its clinics last week were malnourished, a day after the United Nations said one in five children in Gaza City were suffering from malnutrition.With fears of mass starvation growing, Britain, France and Germany were set to hold an emergency call to push for a ceasefire between Israel and Hamas and discuss steps towards Palestinian statehood.”I will hold an emergency call with E3 partners tomorrow, where we will discuss what we can do urgently to stop the killing and get people the food they desperately need while pulling together all the steps necessary to build a lasting peace,” British Prime Minister Keir Starmer said.The call comes after hopes of a new ceasefire in Gaza faded on Thursday when Israel and the United States quit indirect negotiations with Hamas in Qatar. US envoy Steve Witkoff accused the Palestinian militant group of not “acting in good faith”.President Emmanuel Macron said Thursday that France would formally recognise a Palestinian state in September, drawing a furious rebuke from Israel.Palestinian president Mahmud Abbas on Friday welcomed the announcement, calling it a “victory for the Palestinian cause”.Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu has long opposed a Palestinian state, calling it a security risk and a potential haven for “terrorists”.On Wednesday, a large majority in Israel’s parliament passed a symbolic motion backing annexation of the occupied West Bank, the core of any future Palestinian state.- ‘Mass starvation’ -More than 100 aid and human rights groups warned this week that “mass starvation” was spreading in Gaza.Israel has rejected accusations it is responsible for the deepening crisis, which the World Health Organization has called “man-made”.Israel placed the Gaza Strip under an aid blockade in March, which it only partially eased two months later.The trickle of aid since then has been controlled by the Israeli- and US-backed Gaza Humanitarian Foundation, replacing the longstanding UN-led distribution system. Aid groups have refused to work with the GHF, accusing it of aiding Israeli military goals. The GHF system, in which Gazans have to travel long distances and join huge queues to reach one of four sites, has often proved deadly, with the UN saying that more than 750 Palestinian aid-seekers have been killed by Israeli forces near GHF centres since late May.An AFP photographer saw bloodied patients, wounded while attempting to get humanitarian aid, being treated on the floor of Nasser hospital in the southern city of Khan Yunis on Thursday.Israel has refused to return to the UN-led system, saying that it allowed Hamas to hijack aid for its own benefit.Accusing Israel of the “weaponisation of food”, MSF said that: “Across screenings of children aged six months to five years old and pregnant and breastfeeding women, at MSF facilities last week, 25 per cent were malnourished.”It said malnutrition cases had quadrupled since May 18 at its Gaza City clinic and that the facility was enrolling 25 new malnourished patients every day.- ‘High risk of dying’ -On Thursday, the UN agency for Palestinian refugees (UNRWA) said that one in five children in Gaza City were malnourished.Agency chief Philippe Lazzarini said: “Most children our teams are seeing are emaciated, weak and at high risk of dying if they don’t get the treatment they urgently need.”He also warned that “UNRWA frontline health workers, are surviving on one small meal a day, often just lentils, if at all”.Lazzarini said that the agency had “the equivalent of 6,000 loaded trucks of food and medical supplies” ready to send into Gaza if Israel allowed “unrestricted and uninterrupted” access to the territory. Israel’s military campaign in Gaza has killed 59,587 Palestinians, mostly civilians, according to the health ministry in the Hamas-run territory.Hamas’s October 2023 attack that triggered the war resulted in the deaths of 1,219 people, most of them civilians, according to an AFP tally based on official figures.Of the 251 hostages taken during the attack, 49 are still being held in Gaza, including 27 the Israeli military says are dead.

Entre l’Iran et les Européens, dialogue renoué sur le nucléaire

Les émissaires français, britanniques et allemands ont repris vendredi à Istanbul leurs entretiens sur le programme nucléaire iranien avec une délégation de Téhéran, sous la menace de potentielles sanctions européennes.L’Iran a affirmé avoir eu une discussion “franche et appronfondie” et s’être entendu avec l’Europe pour “poursuivre” les consultations, à l’issue de cette première rencontre depuis l’attaque israélienne à la mi-juin contre des sites nucléaires et militaires iraniens et une guerre de 12 jours.Les échanges ont duré plusieurs heures, selon les journalistes de l’AFP qui ont vu les voitures quitter l’enceinte du consulat iranien peu avant 14H00 (11H00 GMT).Pour Téhéran, cette réunion représentait une occasion pour l’Europe de “corriger” sa position sur le programme nucléaire iranien.Mais parallèlement, le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, s’est dit “encouragé” par le feu vert de Téhéran pour une visite de cet organe des Nations unies “dans les semaines à venir”.La visite d’une équipe technique de l’AIEA pourrait conduire au retour des inspecteurs de l’ONU en Iran, éventuellement dans le courant de l’année, a estimé M. Grossi.Téhéran a suspendu début juillet toute coopération avec l’Agence, estimaint qu’elle avait une part de responsabilité dans le déclenchement des frappes israéliennes et américaines en juin.La France, le Royaume-Uni et l’Allemagne sont, avec les Etats-unis, la Chine et la Russie, membres d’un accord sur le nucléaire conclu avec l’Iran en 2015 qui prévoyait d’importantes restrictions au programme nucléaire iranien, en échange d’une levée progressive des sanctions de l’ONU.Les Etats-Unis se sont retirés unilatéralement de ce texte en 2918 et ont réimposé leurs sanctions mais les trois pays europénes – E3 en langage diplomatique – avaient assuré leur attachement à cet accord et affirmaient vouloir poursuivre les échanges commerciaux avec l’Iran. Les sanctions onusiennes et européennes n’ont donc pas été rétablies.- “Eviter les sanctions” -Ils accusent toutefois Téhéran de ne pas avoir respecté ses engagements et ont menacé de les rétablir en vertu d’une clause prévue par l’accord qui expire en octobre, que l’Iran cherche à éviter à tout prix.Vendredi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a estimé que la rencontre en Turquie constituait “un test de réalisme pour les Européens et une occasion précieuse de corriger leurs points de vue sur la question nucléaire iranienne”, selon l’agence de presse officielle Irna.Une source européenne a précisé avant la réunion que “l’inaction n’est pas une option”.Les Européens se préparent à déclencher à l’automne le mécanisme de rétablissement des sanctions “en l’absence de solution négociée”, selon cette source, qui a apelé l’Iran à reprendre sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie nucléaire (AIEA).Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, qui devait participer aux pourparlers d’Istanbul, avait qualifié mardi de “totalement illégal” un recours à ce mécanisme dit “snapback”, affirmant que les puissances européennes ont “mis fin à leurs engagements” après le retrait des États-Unis en 2018.”Nous les avons avertis des risques, mais nous cherchons toujours un terrain d’entente”, a ajouté M. Gharibabadi.Téhéran a menacé de se retirer du traité de non-prolifération nucléaire (TNP), qui garantit l’usage pacifique de l’énergie atomique si les sanctions de l’ONU sont réimposées.L’Iran veut cependant éviter un tel scénario qui accentuerait son isolement international et la pression sur son économie déjà fragilisée.-“Fierté nationale”-Après la guerre, l’Iran a réaffirmé qu’il ne renoncerait pas à son programme nucléaire, qualifié par le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi de “fierté nationale”.”Il était important qu’ils (les Européens) sachent que les positions de l’Iran demeurent inébranlables et que notre enrichissement se poursuivra”, a encore souligné M Araghchi jeudi. M. Araghchi a souligné que l’enrichissement était actuellement “à l’arrêt” en raison des dommages “graves et sévères” causés aux installations nucléaires par les frappes américaines et israéliennes.Les Etats-Unis et l’Iran restent profondément divisés sur la question de l’enrichissement de l’uranium: Téhéran le considère comme un droit “non négociable” afin de développer un programme nucléaire civil, tandis que Washington y voit une “ligne rouge”.Israël a appelé les Européens à revenir aux sanctions.Selon l’AIEA, l’Iran est l’unique pays non doté de l’arme nucléaire à enrichir de l’uranium à un niveau élevé (60%), bien au-delà de la limite de 3,67% fixée par l’accord international conclu en 2015 avec les grandes puissances. Pour fabriquer une bombe, l’enrichissement doit être poussé jusqu’à 90%.

Entre l’Iran et les Européens, dialogue renoué sur le nucléaire

Les émissaires français, britanniques et allemands ont repris vendredi à Istanbul leurs entretiens sur le programme nucléaire iranien avec une délégation de Téhéran, sous la menace de potentielles sanctions européennes.L’Iran a affirmé avoir eu une discussion “franche et appronfondie” et s’être entendu avec l’Europe pour “poursuivre” les consultations, à l’issue de cette première rencontre depuis l’attaque israélienne à la mi-juin contre des sites nucléaires et militaires iraniens et une guerre de 12 jours.Les échanges ont duré plusieurs heures, selon les journalistes de l’AFP qui ont vu les voitures quitter l’enceinte du consulat iranien peu avant 14H00 (11H00 GMT).Pour Téhéran, cette réunion représentait une occasion pour l’Europe de “corriger” sa position sur le programme nucléaire iranien.Mais parallèlement, le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, s’est dit “encouragé” par le feu vert de Téhéran pour une visite de cet organe des Nations unies “dans les semaines à venir”.La visite d’une équipe technique de l’AIEA pourrait conduire au retour des inspecteurs de l’ONU en Iran, éventuellement dans le courant de l’année, a estimé M. Grossi.Téhéran a suspendu début juillet toute coopération avec l’Agence, estimaint qu’elle avait une part de responsabilité dans le déclenchement des frappes israéliennes et américaines en juin.La France, le Royaume-Uni et l’Allemagne sont, avec les Etats-unis, la Chine et la Russie, membres d’un accord sur le nucléaire conclu avec l’Iran en 2015 qui prévoyait d’importantes restrictions au programme nucléaire iranien, en échange d’une levée progressive des sanctions de l’ONU.Les Etats-Unis se sont retirés unilatéralement de ce texte en 2918 et ont réimposé leurs sanctions mais les trois pays europénes – E3 en langage diplomatique – avaient assuré leur attachement à cet accord et affirmaient vouloir poursuivre les échanges commerciaux avec l’Iran. Les sanctions onusiennes et européennes n’ont donc pas été rétablies.- “Eviter les sanctions” -Ils accusent toutefois Téhéran de ne pas avoir respecté ses engagements et ont menacé de les rétablir en vertu d’une clause prévue par l’accord qui expire en octobre, que l’Iran cherche à éviter à tout prix.Vendredi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a estimé que la rencontre en Turquie constituait “un test de réalisme pour les Européens et une occasion précieuse de corriger leurs points de vue sur la question nucléaire iranienne”, selon l’agence de presse officielle Irna.Une source européenne a précisé avant la réunion que “l’inaction n’est pas une option”.Les Européens se préparent à déclencher à l’automne le mécanisme de rétablissement des sanctions “en l’absence de solution négociée”, selon cette source, qui a apelé l’Iran à reprendre sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie nucléaire (AIEA).Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, qui devait participer aux pourparlers d’Istanbul, avait qualifié mardi de “totalement illégal” un recours à ce mécanisme dit “snapback”, affirmant que les puissances européennes ont “mis fin à leurs engagements” après le retrait des États-Unis en 2018.”Nous les avons avertis des risques, mais nous cherchons toujours un terrain d’entente”, a ajouté M. Gharibabadi.Téhéran a menacé de se retirer du traité de non-prolifération nucléaire (TNP), qui garantit l’usage pacifique de l’énergie atomique si les sanctions de l’ONU sont réimposées.L’Iran veut cependant éviter un tel scénario qui accentuerait son isolement international et la pression sur son économie déjà fragilisée.-“Fierté nationale”-Après la guerre, l’Iran a réaffirmé qu’il ne renoncerait pas à son programme nucléaire, qualifié par le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi de “fierté nationale”.”Il était important qu’ils (les Européens) sachent que les positions de l’Iran demeurent inébranlables et que notre enrichissement se poursuivra”, a encore souligné M Araghchi jeudi. M. Araghchi a souligné que l’enrichissement était actuellement “à l’arrêt” en raison des dommages “graves et sévères” causés aux installations nucléaires par les frappes américaines et israéliennes.Les Etats-Unis et l’Iran restent profondément divisés sur la question de l’enrichissement de l’uranium: Téhéran le considère comme un droit “non négociable” afin de développer un programme nucléaire civil, tandis que Washington y voit une “ligne rouge”.Israël a appelé les Européens à revenir aux sanctions.Selon l’AIEA, l’Iran est l’unique pays non doté de l’arme nucléaire à enrichir de l’uranium à un niveau élevé (60%), bien au-delà de la limite de 3,67% fixée par l’accord international conclu en 2015 avec les grandes puissances. Pour fabriquer une bombe, l’enrichissement doit être poussé jusqu’à 90%.

France defends move to recognise Palestinian state

France defended its decision to recognise Palestinian statehood amid domestic and international criticism on Friday, including against the charge that the move plays into the hands of militant group Hamas.President Emmanuel Macron said Thursday that his country would formally recognise a Palestinian state during a UN meeting in September, the most powerful European nation to announce such a move.Macron’s announcement drew condemnation from Israel, which said it “rewards terror”, while US Secretary of State Marco Rubio called it “reckless” and said it “only serves Hamas propaganda”.Mike Huckabee, US ambassador to Israel, quipped that Macron did not say where a future Palestinian state would be located.”I can now exclusively disclose that France will offer the French Riviera & the new nation will be called ‘Franc-en-Stine’,” he said on X.Hamas itself — which is designated a terrorist group by the United States and the European Union — praised the French initiative, saying it was “a positive step in the right direction toward doing justice to our oppressed Palestinian people”.- ‘The side of peace’ -But French Foreign Minister Jean-Noel Barrot on Friday argued that Macron’s initiative went against what the militant group wanted.”Hamas has always ruled out a two-state solution. By recognising Palestine, France goes against that terrorist organisation,” Barrot said on X.With its decision, France was “backing the side of peace against the side of war”, Barrot added.Domestic reactions ranged from praise on the left, condemnation on the right and awkward silence in the ranks of the government itself.The leader of the far-right National Rally (RN), Jordan Bardella, said the announcement was “rushed” and afforded Hamas “unexpected institutional and international legitimacy”.Marine Le Pen, the RN’s parliamentary leader, said the French move amounted to “recognising a Hamas state and therefore a terrorist state”.On the other side of the political spectrum, Jean-Luc Melenchon, boss of the far-left France Unbowed party, called Macron’s announcement “a moral victory”, although he deplored that it did not take effect immediately.By September, Gaza could be a “graveyard”, Melenchon said.Interior Minister Bruno Retailleau, a right winger whose relationship with Macron is tense, declined on Friday to give his opinion, saying he was currently busy with an unrelated “serious topic” linked to the “security of French people on holiday”.- ‘Counter-productive’, ‘pointless’ -But the vice president of his Les Republicains party, Francois-Xavier Bellamy, blasted the decision as possibly “counter-productive” or, at best, “pointless”.The move risked “endangering Israeli civilians” as well as “Palestinian civilians who are victims of Hamas’s barbarism”, he said.Bellamy said that Macron’s move was a departure from the president’s previously set conditions for recognition of Palestine, which included a Hamas de-militarisation, the movement’s exclusion from any future government, the liberation of all Israeli hostages in Gaza and the recognition of Israel by several Arab states.”None of them have been met,” he said.Among people reacting to the news in the streets of Paris was Julien Deoux, a developer, who said it had been “about time” that France recognised Palestinian statehood.”When you’ve been talking about two-state solutions for decades but you don’t recognise one of the two states, it’s a bit difficult,” he told AFP.But Gil, a 79-year-old pensioner who gave only his first name, said he felt “betrayed” by his president.”As a Frenchman, I’m ashamed to see that tomorrow Hamas could come to power in the territory,” he said.While France would be the most significant European country to recognise a Palestinian state, others have hinted they could do the same.Britain’s Prime Minister Keir Starmer announced he would hold a call on Friday with counterparts in Germany and France on efforts to stop the fighting, adding that a ceasefire would “put us on a path to the recognition of a Palestinian state”.Germany, meanwhile, said on Friday it had no plans to recognise a Palestinian state “in the short term”.Norway, Spain, Ireland and Slovenia all announced recognition following the outbreak of the Gaza conflict, along with several other non-European countries.Once France follows through on its announcement, a total of at least 142 countries will have recognised Palestinian statehood.burs-jh/djt

Meta annonce interdire les publicités politiques dans l’UE à cause des règles “impraticables” de Bruxelles

Le groupe américain Meta, qui possède notamment Facebook et Instagram, a annoncé vendredi qu’il “n’autoriserait plus les publicités politiques” sur ses plateformes à partir du mois d’octobre dans l’Union européenne, en mettant en cause les règles “impraticables” de Bruxelles.”Il s’agit d’une décision difficile”, mais Meta “n’autorisera plus les publicités politiques, électorales et sur les enjeux sociaux sur ses plateformes dans l’Union européenne, en raison des exigences impraticables” d’un règlement européen dédié à la transparence de la publicité politique, a affirmé l’entreprise de Mark Zuckerberg dans un communiqué.Meta, qui critique régulièrement la législation européenne, pointe les “importants défis opérationnels” et “incertitudes juridiques” des règles sur la publicité politique.Adopté en 2024 avec une pleine entrée en vigueur en octobre 2025, ce règlement européen vise à garantir une plus grande transparence des publicités et à se prémunir des ingérences étrangères à l’approche d’élections.La législation impose notamment aux plateformes de signaler clairement les publicités à caractère politique et d’indiquer par qui elles sont financées. Le profilage à partir de données personnelles relatives à l’origine ethnique, la religion, l’orientation sexuelle, est interdit, de même que l’utilisation des données relatives à des mineurs.L’Union européenne a notamment pris ses mesures à la suite du scandale Cambridge Analytica survenu en 2018.Ce cabinet de conseil britannique avait amassé, sans autorisation et à leur insu, les données personnelles de dizaines de millions d’utilisateurs de Facebook, utilisées ensuite à des fins de ciblage politique durant la campagne électorale américaine 2016 et le référendum sur le Brexit.Dans son communiqué, Meta souligne qu’elle n’est pas la première entreprise à dire qu’elle va renoncer aux publicités politiques dans l’UE, puisque Google l’avait fait fin 2024.”Notre décision concerne uniquement l’Union européenne”, “nous continuons à penser que la publicité politique en ligne est un élément essentiel de la politique moderne”, assure l’entreprise américaine.Ses plateformes Facebook et Instagram comptent respectivement quelque 261 millions et 272 millions d’utilisateurs actifs mensuels dans l’Union européenne.L’UE s’est dotée d’un arsenal juridique renforcé pour encadrer les grandes entreprises technologiques, ce que Meta critique ouvertement.Le géant américain des réseaux sociaux a annoncé début juillet contester en justice une amende de 200 millions d’euros infligée par la Commission européenne en avril, pour une infraction aux règles encadrant l’usage des données personnelles.Facebook et Instagram font également l’objet de plusieurs enquêtes dans le cadre de la législation européenne sur les services numériques (DSA).Dans un mouvement de rapprochement avec Donald Trump, Mark Zuckerberg avait accusé en janvier l’UE de censure et comparé les amendes européennes à des droits de douane.

“Il ne restait que des cendres”: la veuve du Franco-Syrien tué à Soueida témoigne

Amjad Zarifah, la femme du Franco-syrien tué lors des violences communautaires dans le sud de la Syrie, confie à l’AFP que sa famille n’a retrouvé que les cendres de son mari dans leur maison calcinée, et qu’il a été identifié grâce à sa montre.Firas Abou Latif, 48 ans, a été tué ainsi que son beau-frère la semaine dernière dans leur maison de la ville à majorité druze de Soueida, prise au piège dans les combats.”Le dernier message que j’ai reçu de Firas, c’était le mercredi 16 juillet (…) malheureusement c’était aussi notre date d’anniversaire de mariage”, raconte Amjad Zarifah, toute vêtue de noir, à Soueida.”Il m’a dit qu’un char tirait dans le quartier, mais qu’il allait bien. Après cela, il a envoyé un message (..) pour dire +Nous sommes assiégés+”, mais “personne n’a pu les joindre.” ajoute-t-elle, la voix tremblante.Firas “a seulement été identifié grâce à sa montre. Il ne restait de lui que des cendres”, raconte Mme Zarifah en montrant la montre brûlée de son mari.Selon elle, des snipers tiraient autour de la maison “et des jeunes du quartier sont morts en essayant de secourir” son mari et son beau-frère.Ce n’est que le lendemain que l’oncle de Firas a pu se rendre dans la maison entièrement calcinée pour identifier les deux morts.Firas Abou Latif, qui habitait près de Rouen, était parti en Syrie début juin avec son épouse, de nationalité française, et ses enfants, pour voir des membres de sa famille dans la région de Soueida.- “Retourner en France” -Les affrontements entre combattants druzes et tribus sunnites, ont fait selon une ONG plus de 1.300 morts, en majorité des druzes.L’épouse de Firas qui se trouvait chez sa propre famille à Qanaouat, une ville proche de Soueida, est retournée dans la maison où son mari est décédé : “Nous avons vu la maison, c’était absolument tragique, elle a complètement brûlé. L’incendie a duré 24 heures”.Depuis, Amjad Zarifah a fui les bombardements avec ses enfants, âgés de cinq et deux ans et les autres membres de sa famille, passant de village en village.”Ma fille me demande +Maman, quand est-ce qu’on retourne en France ?+ Je lui réponds : +Bientôt, quand la route sera ouverte.+” raconte-t-elle.”Je demande que mes enfants soient sortis de cette impasse pour qu’ils puissent reprendre leur vie en France, car ils sont nés en France, leur enfance est en France, leur maison est en France”, conclut-elle, dans le salon faiblement éclairé, entourée de sa famille. Un cessez-le-feu est entré en vigueur dimanche après le retrait des combattants tribaux de Soueida, qui reste aux mains des groupes druzes, mais les routes ne sont pas encore sures pour sortir de la ville. Selon l’Obervatoire syrien des droits de l’homme, parmi les 1.311 morts figurent 833 druzes – 533 combattants et 300 civils dont 196 “exécutés sommairement par des membres (relevant) des ministères de la Défense et de l’Intérieur”. 

Stock markets turn lower as trade deal rally fades

Stock markets mostly fell Friday as the latest trade-related rally lost momentum, with investors also digesting a mixed batch of corporate earnings.Equities have enjoyed a strong run for much of July on expectations that governments will reach agreements with the United States to pare Donald Trump’s threatened tariffs before next Friday’s deadline.Sentiment was lifted earlier in the week by the announcement of a Japan-US deal, as well as signals that the European Union could be nearing its own agreement with Washington.The “momentum has not been kept up, and European stocks are weaker at the end of the week,” said Kathleen Brooks, research director at trading group XTB.London and Frankfurt stock markets both fell on Friday, while Paris edged up.Trade optimism stayed cautiously upbeat, as Brussels and Washington appear close to a deal that would halve Trump’s threatened 30 percent levy, with a European Commission spokesman saying he believed an agreement was “within reach”. However, “there has been no confirmation from the US side… thus, sentiment towards European assets could be fragile as we lead up to that August 1 tariff deadline,” Brooks added.The EU is still forging ahead with contingency plans in case talks fail, with member states approving a 93 billion-euro ($109 billion) package of counter-tariffs.With few positive catalysts to drive buying, Asian markets turned lower heading into the weekend.Tokyo retreated after a two-day rally and Hong Kong declined following five days of gains. Shanghai was also down. While the S&P 500 and Nasdaq hit new records Thursday, another round of strong jobs data suggested the Federal Reserve might have to delay cutting borrowing costs.The dollar extended gains against its major peers as investors trimmed their rate forecasts.The US president once again pressed Fed chief Jerome Powell to slash interest rates during a visit to its headquarters on Thursday.In corporate news, German auto giant Volkswagen said US tariffs had cost it 1.3 billion euros in the first half of the year as it reported falling profit.After an initial drop, shares in the carmaker were up more than three percent by midday in Frankfurt. German sportswear maker Puma saw its shares tumble around 18 percent after slashing its sales forecast and warning of a full year loss.While UK bank NatWest topped the gainers list on the FTSE 100, rising two percent after reporting a rise in second-quarter net profit and lifting its full-year outlook.- Key figures at around 1055 GMT -London – FTSE 100: DOWN 0.4 percent at 9,104.69 pointsParis – CAC 40: UP 0.1 percent at 7,824.21 Frankfurt – DAX: DOWN 0.6 percent at 24,143.85Tokyo – Nikkei 225: DOWN 0.9 percent at 41,456.23 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: DOWN 1.1 percent at 25,388.35 (close)Shanghai – Composite: DOWN 0.3 percent at 3,593.66 (close)New York – Dow: DOWN 0.7 percent at 44,693.91 (close)Dollar/yen: UP at 147.79 yen from 146.94 yen on ThursdayEuro/dollar: DOWN at $1.1732 from $1.1756Pound/dollar: DOWN at $1.3458 from $1.3507Euro/pound: UP at 87.16 pence from 87.01 penceWest Texas Intermediate: UP 0.3 percent at $66.21 per barrelBrent North Sea Crude: UP 0.2 percent at $68.52 per barrel