Gold nears $5,000, silver shines as stocks churn to end turbulent week

Global stocks were subdued and precious metals hit new highs Friday as US President Donald Trump followed up conciliatory comments on Greenland with a fresh warning on Iran.Trump, who on Wednesday backed away from threatened tariffs on Europe over Greenland, told reporters the United States was sending a “massive fleet” toward Iran “just in case.”Gold — a safe-haven asset — pushed closer to a record $5,000 an ounce, while fellow safe haven silver also kept rising, blasting through $102 an ounce amid worries over what Trump may say next, or actually do.The dollar retreated, falling to a four-month low against the euro.Sentiment had calmed over the past two days after the US president pulled back from his threat to hit several European nations with levies because of their opposition to Washington taking over the Danish autonomous territory of Greeland.Trump has repeatedly left open the option of new military action against Iran after Washington backed and joined Israel’s 12-day war in June aimed at degrading Iran’s nuclear and ballistic missile programs.The prospect of immediate American action seemed to recede in recent days, with both sides insisting on giving diplomacy a chance.European markets sought direction in vain, Frankfurt closing just in the green as London and Paris fell on the red side of the line at the end of the week.Wall Street painted a similar picture, with the Dow retreating while the Nasdaq pushed higher. Intel plunged 17 percent after lackluster expectations on the chip maker’s earnings.Asian markets closed higher.- Powell under pressure -Trump’s latest salvo against allies revived trade war fears and uncertainty about US investment, putting downward pressure on the dollar this week.Analysts said there was no guarantee that Europe-US relations had improved durably.The US president’s willingness to threaten tariffs over any issue had rattled confidence on trading floors, boosting safe-haven metals, analysts said.Investors were also preparing for next week’s Federal Reserve meeting following economic data broadly in line with forecasts and after US prosecutors took aim at boss Jerome Powell, which has raised fears over the bank’s independence.The bank is tipped to hold interest rates steady, after cutting them in the previous three meetings.The meeting also comes as Trump considers candidates to replace Powell when the Fed chair’s term comes to an end in May.The Bank of Japan left its key interest rate unchanged ahead of a snap election next week, which could impact government spending plans.After sharp volatility in the wake of the announcement, the yen traded slightly higher.Next week’s US earnings calendar is packed with results from Apple, Microsoft, Boeing, Tesla, Meta and other corporate giants.- Key figures at around 2120 GMT -New York – Dow: DOWN 0.6 percent at 49,098.71 (close)New York – S&P 500: FLAT at 6,915.61 (close)New York – NASDAQ: UP 0.3 percent at 23,501.24 (close)London – FTSE 100: DOWN 0.1 percent at 10,143.44 (close)Paris – CAC 40: DOWN 0.1 percent at 8,143.05 (close)Frankfurt – DAX: UP 0.2 percent at 24,900.71 (close)Tokyo – Nikkei 225: UP 0.3 percent at 53,846.87 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: UP 0.5 percent at 26,749.51 (close)Shanghai – Composite: UP 0.3 percent at 4,136.16 (close)Euro/dollar: UP at $1.1823 from $1.1755 on ThursdayPound/dollar: UP at $1.3636 from $1.3501Dollar/yen: DOWN at 157.00 yen from 158.41 yenEuro/pound: DOWN at 86.70 pence from 87.07 penceWest Texas Intermediate: UP 2.9 percent at $61.07 per barrelBrent North Sea Crude: UP 2.8 percent at $65.88 per barrel

Des jihadistes européens transférés de Syrie en Irak, pays qui réclame leur rapatriement

Des Européens figurent parmi les détenus de haut rang de l’organisation Etat islamique (EI) que les Etats-Unis ont transférés de Syrie vers l’Irak voisin, qui a réclamé vendredi leur rapatriement dans leurs pays d’origine.Sous la pression militaire de l’armée syrienne, les forces kurdes se sont retirées cette semaine des prisons où elles gardaient des jihadistes du groupe Etat islamique (EI) depuis sa chute en 2019, ainsi que des camps où elles surveillaient leurs familles, dans le nord-est de la Syrie.Les Etats-Unis ont commencé cette semaine à transférer 7.000 prisonniers de l’EI depuis la Syrie vers l’Irak.Parmi 150 premiers prisonniers de haut rang déjà transférés dans une prison de Bagdad figurent des Européens, ont indiqué à l’AFP deux responsables de sécurité irakiens. Amnesty International a jugé vendredi que le groupe de 7.000 détenus en partance pour l’Irak “comprend certainement des Syriens, des Irakiens et d’autres étrangers, ainsi qu’environ 1.000 garçons et jeunes hommes”.L’ONG des droits humains a prié les Etats-Unis de “mettre en place de toute urgence des garanties avant de procéder à d’autres transferts” et demandé à l’Irak d’organiser “des procès équitables, sans recourir à la peine de mort”.Vendredi, le chef du gouvernement irakien Mohamed Chia al-Soudani a appelé, lors d’une conversation téléphonique avec le président français Emmanuel Macron, les pays européens à rapatrier leurs ressortissants, ce qu’ils refusent jusqu’à présent.Malgré les appels répétés des Kurdes et des Etats-Unis dans le passé, les gouvernements étrangers ont généralement évité de rapatrier leurs ressortissants, craignant des menaces sécuritaires et des réactions politiques négatives.- “Vide sécuritaire” – En 2014, l’EI s’est emparé de vastes territoires en Syrie et en Irak, commettant des massacres et réduisant les femmes et les filles à l’esclavage sexuel, mais avec le soutien d’une coalition menée par les Etats-Unis, les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, ont finalement vaincu les jihadistes en Syrie cinq ans plus tard.Ils avaient capturé des milliers de combattants du groupe, qui avait établi un “califat” à cheval entre l’Irak et la Syrie.Dans le plus grand camp de proches de jihadistes, al-Hol, la situation était “volatile” ces derniers jours, a indiqué vendredi l’ONU.Les Kurdes s’en étaient retirés mardi et les forces syriennes y sont entrées le lendemain.Un ancien employé humanitaire ayant requis l’anonymat a indiqué à l’AFP que des détenus ont profité du “vide sécuritaire” pour s’évader, sans en préciser le nombre ou la nationalité.Al-Hol abrite plus de 23.000 personnes, en grand nombre des femmes et des enfants, dont près de 15.000 Syriens et plus de 2.200 Irakiens. Outre les Irakiens, les étrangers du camp sont au nombre de 6.280, en majorité des Arabes et des Asiatiques, mais aussi un petit nombre d’Occidentaux, selon l’administration précédente.- Du pain et de l’eau -Après avoir dû suspendre leur présence durant trois jours pour des raisons sécuritaires, des employés du Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) ont pu à nouveau entrer vendredi en fin de journée à l’intérieur du camp d’al-Hol, accompagnés par des représentants du gouvernement syrien.  “La livraison de fournitures essentielles a repris”, a annoncé l’agence sur le réseau X, ajoutant que “des camions transportant du pain” sont rentrés dans le camp. Le HCR et l’Unicef avaient pu y faire livrer de l’eau la veille.L’agence avait pris en charge la gestion du camp le 1er janvier, avant le début des hostilités entre Damas et les forces kurdes, a précisé sa porte-parole Céline Schmitt.Un deuxième camp plus petit, Roj, qui reste sous contrôle des FDS, abrite 2.328 personnes, pour la plupart des étrangers dont des Occidentaux, parmi lesquels des Français.Un cessez-le-feu, proclamé mardi soir, est globalement respecté entre l’armée syrienne et les Kurdes.En vertu d’un accord, quelque 800 combattants kurdes qui étaient retranchés dans la prison d’Al-Aqtan à Raqa, où ils gardaient des prisonniers de l’EI, ont été évacués sous la garde des forces syriennes.Un journaliste de l’AFP à Raqa a vu des cars et des voitures quitter la prison dans la nuit de jeudi à vendredi, escortés par des véhicules des forces syriennes.Lundi, le ministère syrien de l’Intérieur avait affirmé que 120 membres de l’EI s’étaient évadés d’une autre prison, Chaddadi, mais qu’il avait réussi à en arrêter 81.”Les récentes évasions présumées de détenus de Daech (acronyme de l’EI) au milieu des affrontements sont extrêmement préoccupantes”, a déclaré vendredi un porte-parole de la Commission européenne, Anouar El Anouni.

Lecornu se donne pour objectif la construction de “2 millions de logements d’ici à 2030”, soit 400.000 par an

Sébastien Lecornu s’est donné vendredi un objectif de construction de “2 millions de logements d’ici à 2030″ incluant 125.000 logements sociaux dès 2026, afin de présenter les réponses dans le budget pour ce secteur en crise.”Je ne doute pas que nous serons surveillés dans notre capacité collective, avec la profession, à réussir et être capables de sortir 2 millions de logements d’ici à 2030. Donc c’est absolument colossal. C’est 400.000 logements par an”, a affirmé le Premier ministre lors d’un point presse à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Le logement fait partie “des grandes urgences dans le pays” qui “ne pourront pas attendre le grand débat de (la présidentielle) de 2027″.Dans le parc social, il ambitionne d'”atteindre 125.000 logements construits dès 2026”.Pour atteindre ces objectifs, le gouvernement a annoncé une augmentation “inédite” des moyens dédiés au logement social: 500 millions d’euros seront alloués à 700 bailleurs sociaux, afin “qu’ils construisent plus et rénovent davantage”.Cette annonce est l’objectif principal d’un plan de relance pour le logement, présenté comme “un des plans les plus radicaux de ces dix dernières années dans sa philosophie”, afin de “relancer massivement la construction et la rénovation”.Sébastien Lecornu a présenté plusieurs principes pour ce futur plan. “Il ne faut pas emmerder les Français”, a-t-il déclaré, une manière d’appeler à plus de souplesse pour relancer le secteur, de même qu’il ne faut pas selon lui opposer “le social contre le privé et le privé contre le social”, ainsi que “le rural et l’urbain”.Le Premier ministre entend appliquer au logement la méthodologie “de Notre-Dame et des Jeux olympiques”.Les leviers mobilisés pour y parvenir sont “un soutien financier inédit aux bailleurs sociaux” inscrit dans le budget 2026, “l’épargne des Français pour relancer l’investissement locatif” ainsi qu'”un calendrier d’engagements pour simplifier les projets immobiliers”, en s’appuyant sur les élus locaux et les acteurs du secteur.Par ailleurs, dans un communiqué, le Premier ministre a dit souhaiter “l’accélération de la transformation du tertiaire” vers “le résidentiel et la production de logement”.Il ambitionne également de “faciliter les travaux de rénovation énergétique” pour remettre sur le marché “des biens anciennement F et G”. Enfin, il a annoncé vouloir faciliter le financement de la rénovation énergétique des logements sociaux et “sécuriser” les propriétaires “contre les impayés de loyer”.Un nouveau dispositif d’investissement locatif, qui pourrait prendre le nom de Vincent Jeanbrun, en remplacement du dispositif Pinel, a été salué par les professionnels du secteur.Il s’agit d’une version améliorée du “statut du bailleur privé”, un avantage fiscal destiné à encourager les particuliers à investir dans un logement pour le louer. Ce dispositif va “permettre de construire près de 50.000 logements en plus par an”, selon le ministre du Logement, et devrait générer plus de 500 millions d’euros de recettes fiscales.

Pour Laurent Vinatier, ex-prisonnier en Russie, “le traumatisme” et le “miracle”

Le soulagement d’être un homme libre est incommensurable pour celui qui a cru mourir dans une prison russe. C’est “comme un miracle”, confie Laurent Vinatier, dans un entretien à l’AFP où il décrit le traumatisme de l’incarcération, qui l’a changé “de manière cardinale”.Il ne sait rien “des détails, des négociations” entre la France et la …

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Incendie meurtrier d’un bar en Suisse : le propriétaire français libéré, les familles “sidérées”

La justice suisse a ordonné vendredi la libération du propriétaire français du bar de Crans-Montana ravagé par un incendie qui a fait 40 morts la nuit du nouvel an, suscitant la colère des avocats des familles des victimes.”Un scandale et une honte à l’égard des victimes et de leurs familles”, a réagi auprès de l’AFP …

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Musk veut commercialiser ses robots Optimus d’ici fin 2027

Tesla devrait commencer à commercialiser ses robots humanoïdes Optimus d’ici fin 2027, a promis jeudi à Davos son patron multimilliardaire Elon Musk.”D’ici la fin de l’année prochaine, je pense que nous vendrons des robots humanoïdes au public”, a-t-il affirmé lors d’une intervention à la réunion annuelle du Forum économique mondial, qui se tient cette semaine …

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Collision ferroviaire en Espagne : la rupture d’un rail avant l’accident, hypothèse privilégiée

L’enquête sur l’origine de la collision de deux trains qui a fait 45 morts dimanche dans le sud de l’Espagne s’oriente vers la piste d’une “rupture” d’un rail au niveau d’une soudure qui se serait produite juste avant la catastrophe.Le drame s’est produit lorsque les trois dernières voitures d’un train allant de Malaga à Madrid …

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La direction de l’AFP détaille son plan d’économies, rejeté par le personnel

La direction de l’AFP a détaillé vendredi son plan d’économies, qui passe par une réforme de l’expatriation des journalistes de l’agence de presse mondiale et dont les modalités ont été rejetées par les salariés en assemblée générale.Le personnel “s’oppose aux projets (…) de la direction” et “exige l’ouverture immédiate de réelles négociations”, selon une motion …

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Ukrainiens, Russes et Américains ont tenu leurs premiers pourparlers à Abou Dhabi

Des négociateurs russes, ukrainiens et américains ont discuté vendredi à Abou Dhabi, pour la première fois sous ce format, des conditions pour mettre fin à quatre années de guerre en Ukraine, alors que Moscou continue d’exiger de Kiev un retrait de ses forces du Donbass.Selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, l’épineuse question des territoires reste le principal point de blocage dans ces négociations qui doivent durer jusqu’à samedi.Ces pourparlers marquent les premières négociations directes connues entre Moscou et Kiev sur le plan américain de règlement de la guerre, qui a fait des dizaines de milliers de morts depuis 2022.Selon le négociateur en chef ukrainien, Roustem Oumerov, les entretiens de vendredi ont porté “sur les paramètres permettant de mettre fin à la guerre menée par la Russie et sur la suite logique du processus de négociation visant à progresser vers une paix digne et durable”.”D’autres réunions sont prévues pour demain”, a-t-il ajouté.Côté russe, la délégation est menée par le général Igor Kostioukov, qui dirige le renseignement militaire (GRU).Washington est notamment représentée par les émissaire spéciaux Steve Witkoff et Jared Kushner, le gendre de Donald Trump.- “Quitter le Donbass” -Ces pourparlers s’inscrivent dans un contexte difficile pour l’Ukraine, dont le réseau énergétique a été sévèrement mis à mal par une série de frappes russes, provoquant des coupures d’électricité et de chauffage d’ampleur par des températures glaciales, notamment à Kiev.Sur le front, les troupes ukrainiennes sont sur le recul depuis près de deux ans face à un adversaire plus nombreux et mieux armé, Kiev dépendant en grande partie du soutien financier et militaire occidental.Le Kremlin, qui affirme que ses objectifs en Ukraine seront atteints par la voie militaire si la diplomatie venait à échouer, a répété vendredi l’une de ses conditions majeures pour mettre fin à son offensive.”Les forces armées ukrainiennes doivent quitter le Donbass, elles doivent s’en retirer. C’est une condition très importante”, a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.”Sans règlement de la question territoriale (…), il est inutile d’espérer la conclusion d’un accord de long terme”, a-t-il ajouté.Cette réunion à Abou Dhabi s’est tenue au lendemain de deux rencontres à un plus haut niveau : l’une à Davos entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump, et l’autre à Moscou entre Vladimir Poutine et les émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner.Des négociations directes entre Russes et Ukrainiens avaient déjà eu lieu lors de la première année du conflit, en 2022, et à plusieurs reprises au cours de l’année 2025 à Istanbul.Ces pourparlers n’avaient débouché que sur des échanges de prisonniers et de dépouilles de soldats.”La question du Donbass est clé”, a reconnu vendredi Volodymyr Zelensky, en référence à ce territoire industriel et minier de l’est de l’Ukraine aujourd’hui en grande partie contrôlé par la Russie, qui exige que l’armée ukrainienne se retire des zones restantes.Une autre rencontre, consacrée aux questions économiques, s’est tenue également vendredi à Abou Dhabi entre M. Witkoff et l’émissaire du Kremlin aux questions économiques internationales, Kirill Dmitriev.- Ingérence -Ces pourparlers se tiennent loin de l’Europe et sans participation des pays de l’UE, qui craignent que Washington ne pousse Kiev à accepter un accord jugé trop favorable à Moscou. La Russie n’a pour sa part eu de cesse de critiquer l’ingérence des Européens dans les négociations.A Davos la veille, M. Zelensky avait tenu un discours très dur envers ses principaux soutiens politiques et financiers, disant voir une Europe “fragmentée” et “perdue” lorsqu’il s’agit d’influer sur les positions de Donald Trump, et manquant de “volonté politique” face à Vladimir Poutine.En marge du Forum économique mondial, il s’était brièvement entretenu avec M. Trump, assurant avoir obtenu du dirigeant américain un accord sur les garanties de sécurité pour l’Ukraine, qui doit désormais être finalisé par les deux dirigeants et les Parlements des deux pays.Sur le terrain, les bombardements se sont poursuivis. Dans la région orientale de Donetsk, une frappe russe a fait quatre morts jeudi soir, dont un enfant de cinq ans, tandis qu’un autre tir russe a tué trois civils vendredi dans la région de Kharkiv (nord-est), selon les autorités ukrainiennes.

Lait infantile: Danone élargit son rappel, situation sous contrôle en France, selon le gouvernement

Le géant agroalimentaire Danone a annoncé vendredi élargir son rappel de laits infantiles à d’autres marchés après Singapour, alors qu’en France, les autorités ont assuré que tous les lots concernés par une possible contamination d’origine bactérienne avaient été retirés du marché.”Afin de se conformer aux dernières recommandations” de certains pays, “Danone procédera au retrait, sur certains marchés ciblés, d’un nombre très limité de lots spécifiques de laits infantiles”, a indiqué vendredi soir le groupe dans un communiqué.Une source proche du dossier a évoqué “l’évolution de recommandations de certaines autorités, en l’occurrence notamment l’Irlande”. Plusieurs lots de lait infantile commercialisés en France comme à l’international, notamment par Nestlé et Lactalis, ont récemment fait l’objet de rappels en raison de la présence potentielle de céréulide, une toxine produite par certaines bactéries.Danone applique “un principe de précaution maximal, motivé par ces nouvelles recommandations réglementaires”, a ajouté la source proche du dossier.Le groupe assure que “les contrôles de routine et les analyses ciblées supplémentaires” “confirment” que ses produits “sont sûrs et pleinement conformes à l’ensemble des réglementations applicables en matière de sécurité alimentaire”.Mercredi, le titre de Danone a dévissé à la Bourse de Paris, après l’annonce du blocage par l’agence alimentaire de Singapour de quelques palettes de lots de lait Dumex 1er âge.En France, tous les lots de laits infantiles concernés par une possible contamination d’origine bactérienne ont “été retirés” du marché, a assuré vendredi la ministre de la Santé, Stéphanie Rist.Deux enquêtes pénales ont été ouvertes à Bordeaux et Angers après les morts récentes de deux nourrissons ayant consommé un lait infantile rappelé par Nestlé pour cause de “possible contamination” par une substance toxique liée à la bactérie Bacillus Cereus (céréulide), sans “lien de causalité” établi pour l’heure, selon les autorités.S’adressant aux parents qui donnent du lait en poudre à leurs bébés, la ministre a conseillé vendredi de “vérifier” si leurs boîtes de lait avaient été rappelées sur le site “rappel conso”. “Si jamais c’est le cas, il faut la mettre de côté et acheter une autre boîte de lait”, a-t-elle déclaré sur BFMTV.- Condoléances de Nestlé -Nestlé avait engagé le 5 janvier un vaste rappel de laits infantiles des marques Guigoz et Nidal en raison de la présence potentielle de “céréulide” dans ces produits pourtant très contrôlés. Ce composant toxique, produit dans certaines conditions par une famille de bactéries, les Bacillus cereus, peut causer d’importants vomissements dans les heures suivant sa consommation.Si le lien de causalité avec le décès des deux nourrissons n’est pas établi, le géant suisse de l’agroalimentaire a exprimé vendredi ses “plus sincères condoléances aux familles qui sont en deuil”, disant rester “à la disposition des autorités” pour collaborer à l’enquête.Le fabricant de l’huile riche en acide arachidonique (ARA) à l’origine de la présence potentielle de céréulide est le producteur chinois Cabio Biotech, a-t-on appris de sources proches du dossier.Cette entreprise, fondée en 2004 et dont le siège se trouve à Wuhan, est le principal producteur chinois de ce type d’huiles et fournit de nombreux producteurs de lait infantile locaux ou internationaux (Nestlé, Danone, notamment).Après Nestlé, le français Lactalis a aussi annoncé mercredi le lancement d’un vaste rappel de lait infantile dans plusieurs pays dont la France.D’une manière générale, les contrôles de sécurité alimentaire sont particulièrement stricts pour les produits très sensibles comme le lait infantile, selon un point réalisé par l’AFP avec le géant mondial des laboratoires d’analyses, le Français Eurofins.La recherche des bactéries de la famille des Bacillus cereus, est systématiquement proposée mais la céréulide, une toxine produite par certaines souches de Bacillus cereus dans certaines conditions, ne fait pas partie des contrôles classiques.Néanmoins, selon Eurofins, dans le contexte actuel, ce test est en ce moment demandé car l’ensemble des acteurs des produits laitiers en général et des poudres infantiles en particulier se préoccupent de la situation.bur-pan-ito-ned-ngu/jbo/bfi