Dermatose: manifestation “symbolique” de l’intersyndicale agricole à Toulouse

Quelque 80 manifestants défilent samedi à Toulouse lors d’une action “symbolique” de l’intersyndicale agricole de Haute-Garonne visant à rappeler leurs revendications concernant la gestion de la dermatose bovine par le gouvernement et le Mercosur, ont constaté des journalistes de l’AFP.Après le blocage de nombreux axes routiers et le déversement de tonnes de lisier et déchets agricoles devant des préfectures un peu partout en France depuis mi-décembre, les membres de cette intersyndicale ont voulu aller “à proximité des Toulousains pour leur expliquer” leur démarche, a expliqué Luc Mesbah, secrétaire général de la FDSEA 31.Lors de ce défilé que M. Mesbah a décrit comme “symbolique”, les manifestants ont brandi plusieurs dizaines de croix portant les prénoms – Victoire, Tina, Clara… – de certaines des 106 vaches abattues en Haute-Garonne depuis le début de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC).”On est contre l’abattage, et même si les vaches sont vaccinées, elle se font tuer. C’est pas normal. On est aussi contre le Mercosur. L’Etat n’écoute rien, ils n’en ont rien à faire”, a regretté auprès de l’AFP Lydia Michel, agricultrice céréalière de 54 ans, installée à Cintegabelle (Haute-Garonne).A l’appel de l’intersyndicale, bonnets jaunes de la Coordination rurale, casquettes rouges des Jeunes agriculteurs, drapeaux de la FNSEA et de la confédération paysanne cohabitent dans ce cortège parti du palais de justice, en direction de la préfecture, en passant par la place du Capitole.Arrivés à l’hôtel de ville, les manifestants ont entonné la Marseillaise a capella avant d’observer une minute de silence face à la statue de vache remorquée par un petit tracteur orange.”C’est une honte ce qui se passe (…) Il faut les soutenir parce qu’ils crèvent et on les entends pas”, a lancé Joëlle Fournier, secrétaire à la retraite, 64 ans, venue manifester avec les agriculteurs, une petite croix appuyée sur l’épaule.Depuis l’apparition des premiers cas de DNC en France, en Savoie cet été, l’Etat tente de contenir la propagation du virus en se basant sur “trois piliers”: l’abattage systématique, la vaccination – autour des foyers et généralisée dans 10 départements du Sud-Ouest – et la restriction de mouvements au sein de zones réglementées.Vendredi, 113 vaches ont ainsi été abattues dans un élevage de l’Ariège, autre département occitan d’où est partie la colère agricole après l’abattage mi-décembre de plus de 200 bovins dans une ferme des Bordes-sur-Arize.

Venezuela : Nicolas Maduro, chute d’un homme du peuple à la poigne de fer

Successeur d’Hugo Chavez en 2013, investi il y a moins d’un an pour un troisième mandat contesté par l’opposition, le président du Venezuela Nicolas Maduro, dont Donald Trump a annoncé samedi la capture et l’exfiltration par les Etats-Unis, avait su se maintenir d’une main de fer à la tête de ce pays pétrolier.Il a fallu une intervention extérieure pour l’évincer du pouvoir.Grand, la moustache fièrement portée, l’ancien chauffeur de bus de 63 ans rappelait fréquemment ses origines et aimait cultiver cette image d’homme du peuple, simple et terre-à-terre. Il se plaisait à évoquer le bon sens, à massacrer des mots anglais, à parler de baseball ou de ses soirées télé avec sa femme Cilia Flores, la “première combattante”, une ancienne procureure omniprésente sur la scène politique vénézuélienne. Agée de 69 ans, celle-ci a également été arrêtée. “C’est un genre qu’il se donne. Pour l’anglais, il a été ministre des Affaires étrangères pendant des années (2006-2013). Difficile de croire qu’il ne le maîtrise pas parfaitement”, confiait une source diplomatique. En faisant de lui son héritier en 2012, un an avant sa mort, Hugo Chavez (1999-2013) avait loué “l’un des jeunes dirigeants ayant les meilleures capacités” pour prendre la tête du Venezuela.Considéré à ses débuts comme un syndicaliste sans envergure, il s’était imposé face à ses rivaux au sein du Parti socialiste unifié (PSUV) dont il est le président et manœuvrer au moment des manifestations – durement réprimées – qui ont suivi les élections contestées de 2018 et de 2024 en s’appuyant sur des appareils policier et judiciaire à ses ordres.Nicolas Maduro avait également réussi à survivre à une crise économique sans précédent, aux sanctions internationales, à la pandémie et à des scandales de corruption se chiffrant en milliards de dollars. Tout en déjouant des complots, réels et imaginaires, qu’il dénonçait régulièrement. – “Super-moustache” -La propagande lui a consacré un dessin animé, dans lequel il est présenté en “Super-Bigote” (“Super-Moustache”), super-héros “indestructible” qui, tel Superman, défend le Venezuela contre les monstres et les méchants que sont les Etats-Unis ou des “opposants-saboteurs”.Il n’a pas le charisme ou l’éloquence d’un Chavez mais passait des heures à la télévision ou sur les réseaux sociaux avec une communication bien huilée.Alliant discours politique pur et dur, blagues parfois lourdes et parenthèses personnelles, il savait tenir une foule en haleine.Une image sympathique jurant avec sa manière de diriger le Venezuela, qui reposait en grande partie sur l’armée et l’appareil sécuritaire. L’opposition l’accusait d’être un “dictateur”.Face à la crise économique et derrière le discours socialiste, Nicolas Maduro avait coupé dans toutes les dépenses sociales, supprimé les droits de douane à l’importation pour permettre le réapprovisionnement d’un pays qui manque de tout et autorisé la dollarisation pour juguler l’hyperinflation.- “Marxiste et chrétien” -Intransigeant dans son discours antiaméricain, il savait aussi négocier en catimini. Et jeudi, il avait encore proposé: “S’ils (Etats-Unis) veulent discuter sérieusement d’un accord de lutte contre le narcotrafic, nous sommes prêts; s’ils veulent du pétrole du Venezuela, le Venezuela est prêt pour des investissements américains (…), quand ils le veulent, où ils le veulent et comme ils le veulent”. Nicolas Maduro avait notamment su obtenir la libération de deux neveux de Cilia Flores, condamnés pour trafic de drogue aux Etats-Unis et d’Alex Saab, considéré comme un des principaux intermédiaires du Venezuela, incarcéré aux Etats-Unis pour blanchiment.Aujourd’hui, c’est lui qui va se retrouver devant des juges américains, Washington l’accusant d’être à la tête d’un trafic de drogue et du Cartel des Soles, un gang dont l’existence est mise en doute par de nombreux experts.S’il se dit toujours marxiste, il avait soutenu la béatification par l’Eglise catholique de José Gregorio, le “médecin des pauvres”, en 2021. Mais il avait surtout opéré un virage vers les Eglises évangéliques. Certains y voyaient une manœuvre en direction d’une manne électorale. D’autres une vraie foi. Il avait affirmé récemment que son “bunker” contre Trump était “Dieu”. Nicolas Maduro se résumait d’ailleurs ainsi : “Bolivarien (de Simon Bolivar, né au Venezuela et figure emblématique de l’émancipation des colonies espagnoles en Amérique du Sud), marxiste et chrétien”.

Le Vénézuélien Maduro capturé et exfiltré par les Etats-Unis, qui veulent le juger

Le président américain Donald Trump a annoncé samedi que les forces américaines avaient capturé et exfiltré le président vénézuélien, Nicolas Maduro, qui sera jugé aux Etats-Unis, après avoir lancé une “attaque de grande envergure” contre le pays sud-américain.La ministre de la Justice Pamela Bondi a expliqué sur X que M. Maduro et son épouse, dont on ignore où ils se trouvent, “feraient bientôt face à toute la rigueur de la justice américaine, sur le sol américain, devant des tribunaux américains”, après les événements dramatiques de la nuit au Venezuela. Mme Bondi a rappelé que le couple Maduro était inculpé devant un tribunal fédéral de New York pour des chefs de “narcoterrorisme” et de “complot pour importation de cocaïne” aux Etats-Unis.”Les Etats-Unis d’Amérique ont mené avec succès une attaque de grande envergure contre le Venezuela et son dirigeant, le président Nicolas Maduro, qui, avec son épouse, a été capturé et exfiltré du pays”, a écrit auparavant M. Trump sur son réseau Truth Social.Le président républicain doit donner une conférence de presse à 11H00 (16H00 GMT) dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride, au sujet de ces frappes dont le bilan humain est dans l’immédiat inconnu. Dans une brève déclaration au New York Times, Donald Trump s’est félicité d’une opération “remarquable” ayant impliqué “une bonne préparation et beaucoup de bons, bons soldats”, notamment contre le complexe militaire de Fuerte Tiuna, le plus grand du Venezuela, au sud de Caracas, et la base aérienne de Carlota, au nord.La vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodriguez, a déclaré ignorer où se trouve le président socialiste de 63 ans, au pouvoir depuis 2013, et exigé des Etats-Unis “une preuve de vie” du couple Maduro après cette opération spectaculaire.  En pleine nuit, les frappes nocturnes ont embrasé le ciel de Caracas et de ses environs, tirant les habitants brutalement de leur sommeil. Dans beaucoup de quartiers, ils se sont rués à leur fenêtres et terrasses pour tenter de comprendre ce qui se passait.De premières puissantes explosions ont été entendues peu avant 02H00 du matin (06H00 GMT) à Caracas et dans les environs de la capitale, jusqu’à 03H15 (07H15 GMT), a constaté l’AFP. – “J’ai pleuré” -Les explosions “m’ont soulevée hors du lit par la force, et sur le moment j’ai pensé : ‘Mon Dieu, le jour est arrivé’, et j’ai pleuré”, a raconté à l’AFP María Eugenia Escobar, une habitante de La Guaira, âgée de 58 ans.Des explosions ont été entendues à l’aéroport et au port de Caracas, a affirmé une habitante de la Guaira à l’AFP. D’autres habitants ont dit à l’AFP avoir entendu des explosions à Higuerote, à une centaine de km à l’est de Caracas.Francis Peña, 29 ans, a lui “commencé à préparer (…) un sac avec les affaires les plus importantes: passeport, cartes, liquide, bougie, une tenue de rechange, des conserves. On est déjà habillées, au cas où”, dit-il.A fuerte Tiuna, épicentre des bombardements de la nuit, des gens fuyaient l’enclave avec des valises et des sacs remplis de vêtements. Certains ont expliqué à l’AFP qu’ils partaient pour protéger leur famille. “Ils ont failli nous tuer”, a expliqué l’un des résidents.Caracas a dénoncé une “très grave agression militaire” après les frappes que le président colombien, Gustavo Petro, a attribuées à une attaque “de missiles”.”Le Venezuela rejette et dénonce (…) la très grave agression militaire perpétrée par (…) les Etats-Unis contre le territoire et la population vénézuéliens”, a indiqué un communiqué du gouvernement. “L’objectif de cette attaque n’est autre que de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, en particulier de son pétrole et de ses minerais, en tentant de briser par la force l’indépendance politique de la Nation”, poursuit le communiqué.Le gouvernement “appelle toutes les forces sociales et politiques du pays à activer les plans de mobilisation”, selon le texte qui annonce que Nicolas Maduro “a signé et ordonné (…) l’état d’urgence”.- Déploiement massif -Le ministre vénézuélien de la Défense a accusé, sur les réseaux sociaux, l’armée américaine d’avoir “frappé des zones résidentielles”. “Les forces envahisseuses (…) ont profané notre sol (…) allant jusqu’à frapper, au moyen de missiles et de roquettes tirés depuis leurs hélicoptères de combat, des zones résidentielles”, a déclaré le général Vladimir Padrino Lopez, indiquant être de “train de recueillir les informations relatives aux blessés et aux morts”. Il a aussi promis “le déploiement massif de tous les moyens terrestres, aériens, navals, fluviaux et balistiques, système d’armes pour la défense intégrale”.L’offensive américaine survient alors que Donald Trump avait évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et affirmé que les jours du président Maduro étaient “comptés”, après avoir fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes contre le narcotrafic et mené des frappes meurtrières contre des bateaux.”Alerte générale, ils ont attaqué le Venezuela”, a écrit sur son compte X le président colombien, proche de M. Maduro. M. Petro a demandé une réunion “immédiate” de l’Organisation des Etats américains (OEA) et de l’ONU pour se prononcer sur la “légalité internationale” de cette “agression”.Il a annoncé avoir ordonné le déploiement de militaires à la frontière avec le Venezuela. M. Petro a qualifié les bombardements américains d'”agression contre la souveraineté” de l’Amérique latine et affirmé qu’elles entraîneraient une crise humanitaire.- “Les principes du droit international” -L’Iran, qui entretient des liens étroits avec le Venezuela, a condamné “fermement l’attaque militaire américaine”, que la Russie a jugée “profondément inquiétante et condamnable”. Moscou a demandé des éclaircissements “immédiats” sur la situation de M. Maduro. L’Espagne a “appelé à la désescalade et à la modération” et s’est dite “disposée à offrir ses bons offices”. L’Allemagne, l’Italie et la Pologne ont indiqué suivre la situation de près, avec inquiétude. L’Union européenne, par la voix de sa cheffe de la diplomatie, Kaja Kallas, a “appelé à la retenue” et rappelé qu'”en toutes circonstances, les principes du droit international et de la Charte des Nations unies doivent être respectés”. A Londres, le Premier ministre Keir Starmer a rappelé le respect des mêmes principes.Inquiet de la “stabilité régionale”, le Mexique a condamné “avec la plus grande fermeté”, comme le président Lula au Brésil, les frappes américaines, à l’inverse saluées par un tonitruant “La liberté avance, vive la liberté, bordel !” du président argentin pro-trump, Javier Milei.

Attaque américaine contre le Venezuela: ce que l’on sait

Les États-Unis ont mené dans la nuit de vendredi à samedi une série d’attaques aériennes sur le Venezuela, et le président américain Donald Trump a affirmé que ses forces avaient capturé et exfiltré son homologue vénézuélien, Nicolas Maduro.- Quand ont été lancées les frappes ? -De premières puissantes explosions ont été entendues peu avant 02H00 du matin (06H00 GMT) à Caracas et dans les environs de la capitale, jusqu’à 03H15 (07H15 GMT), a constaté l’AFP.Des images sur les réseaux sociaux ont montré des missiles fendant le ciel puis s’abattant sur leur cible. Des hélicoptères ont également été vus dans le ciel de Caracas. Peu avant 11H00 GMT, un sénateur américain a affirmé que les États-Unis avaient achevé leur action militaire.- Qu’ont visé ces attaques ? -Des explosions suivies de panaches de fumée et d’incendies ont visé le Fuerte Tiuna, le complexe militaire le plus important du Venezuela, qui abrite le ministère de la Défense et l’Académie militaire. De très vaste étendue, il abrite non seulement des structures militaires, mais aussi des espaces urbains de logement de troupes où vivent des milliers de familles.A une des portes d’entrée – toujours gardée -, un petit blindé et un camion portaient des impacts visibles de balles, ont constaté des journalistes de l’AFP.Des habitants fuyaient la zone au petit matin avec valises et sacs. Ils ont refusé d’être interviewés, mais une habitante a lancé qu’elle partait “parce qu’ils ont failli nous tuer”.D’autres explosions ont retenti près du complexe aéronautique de La Carlota, aéroport militaire et de vols privés, dans l’est de Caracas. Un petit blindé brûlant et un bus calciné étaient visibles, ont constaté des journalistes de l’AFP.Des explosions ont également été rapportées dans l’ouest du pays, à la Guaira (aéroport international et port de Caracas), à Maracay, capitale de l’État d’Aragua (100 km au sud-ouest de Caracas), et à Higuerote (100 km à l’est de Caracas) dans l’État de Miranda, sur la côte Caraïbe.- Quel bilan de victimes ? -Le ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino Lopez, a accusé l’armée américaine d’avoir frappé “au moyen de missiles et de roquettes tirés depuis leurs hélicoptères de combat des zones résidentielles de population civile”.Aucun bilan humain n’était disponible, M. Padrino disant être “en train de recueillir les informations relatives aux blessés et aux morts”.- Le président Maduro arrêté et exfiltré ? -“Le président Nicolas Maduro avec son épouse (Cilia Flores) a été capturé et exfiltré du pays”, a écrit M. Trump sur son réseau Truth Social.On ne sait pas comment le président Maduro a pu être capturé. Des hélicoptères américains ont été vus dans le ciel de Caracas.Personne ne savait exactement où résidait le président vénézuélien, auquel on prêtait de changer souvent de résidence ces derniers mois. Jeudi, la télévision avait diffusé une interview de M. Maduro dans laquelle il circulait en voiture dans Caracas. La vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodriguez, a exigé une “preuve de vie” du couple présidentiel. La Russie a demandé “des éclaircissements immédiats” sur la situation de M. Maduro.- Quelles réactions internationales ? -La Russie, allié principal du Venezuela, a condamné “un acte d’agression armée”, rejetant “les prétextes utilisés pour justifier de telles actions” et regrettant que “l’hostilité idéologique ait triomphé du pragmatisme d’usage”.Autre soutien du Venezuela, l’Iran a pointé une “violation flagrante de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale du pays”, fustigeant “l’agression illégale des États-Unis”, ennemi de la République islamique.En Europe, la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, a appelé à la “retenue” et au respect des “principes du droit international et de la Charte des Nations unies”. L’Espagne s’est proposée pour jouer les intermédiaires, se disant “disposée à offrir ses bons offices pour parvenir à une solution pacifique et négociée à la crise actuelle”.Le Venezuela a demandé samedi une réunion d’urgence du Conseil de sécurité.

Trump hails capture of Maduro as US vows legal ‘wrath’

President Donald Trump on Saturday hailed the capture by the US military of Nicolas Maduro, as his attorney general vowed the Venezuelan leader would face the “full wrath” of American justice.Maduro and his wife both face drug and terrorism charges in the United States, which has waged a months-long pressure campaign against the leftist president.In a stunning denouement, the US army’s elite Delta Force snatched the Maduros as bombs fell on Caracas, US media reported, with Trump set to give further details in a press conference at 11:00 am (1600 GMT).”The United States of America has successfully carried out a large scale strike against Venezuela and its leader, President Nicolas Maduro, who has been, along with his wife, captured and flown out of the Country,” Trump said on Truth Social.”This operation was done in conjunction with U.S. Law Enforcement,” added Trump, who is at his Mar-a-Lago residence in Florida, near the end of a two-week Christmas and New Year’s vacation.In a brief phone interview with The New York Times, Trump said “it was a brilliant operation, actually.””A lot of good planning and lot of great, great troops and great people,” the paper quoted Trump as saying — adding that he did not answer a question about whether he had sought congressional approval.US Attorney General Pam Bondi said Maduro and his wife Cilia Flores had been indicted in the Southern District of New York on charges including “Narco-Terrorism Conspiracy,” conspiracy to import cocaine, and charges related to machineguns.”They will soon face the full wrath of American justice on American soil in American courts,” Bondi said on X.The indictment against Maduro was lodged in 2020 while the indictment against his wife was not previously known. Trump’s administration in August doubled a reward for information leading to his capture to $50 million, accusing him of leading the alleged “Cartel of the Suns” drug trafficking organization.- ‘The tyrant is gone’ -The US military action was now complete with “no further action in Venezuela now that Maduro is in US custody,” a senator quoted Secretary of State Marco Rubio as saying.The strikes on Venezuela were designed to “protect and defend those executing the arrest warrant,” said Mike Lee, a Republican initially critical of the operation, wrote on X. Rubio meanwhile reposted a social media message from earlier this year in which he said Maduro was not the legitimate president of Venezuela following elections that international observers said were riddled with irregularities.Rubio’s number two hailed a “new dawn” for Venezuela. “The tyrant is gone. He will now — finally — face justice for his crimes,” Deputy Secretary of State Christopher Landau wrote on X.Trump has given differing arguments for his campaign against Venezuela, including the claim that the country is a major drug exporter to the United States and that Venezuela seized US oil interests.The US president said in December “it would be smart for (Maduro)” to step down and has also said that the Venezuelan leader’s “days are numbered.”But the Maduro capture — along with US strikes on Nigeria on Christmas Day — also come despite Trump billing himself as a “peace president” who should win the Nobel Prize.Asked by reporters on New Year’s Eve what his resolution for 2026 was, Trump replied: “Peace on Earth.”Trump’s claim of Maduro’s capture comes just two days after the Venezuelan attempted renewed engagement, offering cooperation on fighting drug trafficking and illegal migration.The capture of Maduro came — coincidentally or not — on the anniversary of Panamanian leader Manuel Noriega’s surrender to US forces on January 3, 1990. Noriega was then tried and jailed in the United States.It also comes on the anniversary of a US strike that killed Iranian Revolutionary Guards commander Qasem Soleimani on January 3, 2020, in Baghdad.

US bombs Venezuela and captures Maduro, according to Trump

President Donald Trump said Saturday that US forces had captured Venezuela’s leader Nicolas Maduro after bombing the capital Caracas and other cities in a dramatic climax to a months-long standoff between Trump and his Venezuelan arch-foe.In a series of fast-moving events, Caracas was rocked by explosions, accompanied by the sound of attack helicopters, around 2:00 am (0600 GMT).The strikes, which targeted a major military base and an airbase, among other sites, continued for nearly an hour, AFP journalists said.”The United States of America has successfully carried out a large scale strike against Venezuela and its leader, President Nicolas Maduro, who has been, along with his wife, captured and flown out of the Country,” Trump said on Truth Social, around two hours after the attacks began.Attorney General Pamela Bondi said in a post on X that Maduro and his wife would face “the full wrath of American justice on American soil in American courts” over drug and terrorism charges.Deputy Secretary of State Christopher Landau hailed “a new dawn for Venezuela,” on X adding: “A tyrant is gone.”The Venezuelan government accused the United States of an “extremely serious military aggression” and called for an emergency meeting of the UN Security Council.Vice President Delcy Rodriguez said she did not know the whereabouts of Maduro and his wife, Cilia Flores, speaking to Venezuelan TV by telephone.  Rodriguez demanded that Washington provide “proof of life” of Venezuela’s leader of the past 12 years, whose re-election in 2024 elections was widely dismissed by the international community as fraudulent.Russia, a leading Venezuela ally, condemned the “armed aggression” and demanded “immediate” clarity about Maduro’s fate, its foreign ministry said in a statement.US Senator Mike Lee quoted Secretary of State Marco Rubio in a call as saying that Maduro would “stand trial” in the United States, where he is wanted on charges of drug trafficking.Trump said he would give a news conference at 11:00 am (1600 GMT) at his Mar-a-Lago residence in Florida, where he is on vacation.Venezuelan opposition leader, Nobel Peace Prize laureate, Maria Corina Machado, had yet to react to the latest events.In a post on X on December 31, the US-backed Machado had expressed confidence that 2026 would bring “consolidation of our nation’s liberty.” – A ‘brilliant’ operation -Venezuelans had for months been bracing for attacks on its territory, following repeated threats by Trump to escalate his campaign against Maduro’s administration.Trump hailed a “brilliant” operation which involved “a lot of good planning and lot of great, great troops and great people,” in a brief phone interview with The New York Times.Fort Tiuna, Venezuela’s largest military complex, situated in the south of Caracas, and Carlota airbase in the north were among the targets of the strikes.La Guaira, north of the capital, where Caracas’ airport and port are located, was also struck. “I felt like (the explosions) lifted me out of bed, and I immediately thought, ‘God, the day has come,’ and I cried,” Maria Eugenia Escobar, a 58-year-old resident of La Guaira, told AFP.The government said Maduro had declared a state of emergency but the 63-year-old socialist, who as recently as Thursday offered to cooperate with the United States, was nowhere to be seen.The defense ministry accused the United States of targeting residential areas and announced a “massive deployment” of its military resources.Iran, Cuba and Colombia’s leftist leader Gustavo Petro condemned the attacks, while the EU’s top diplomat urged restraint in a call with Rubio.Meanwhile, Spain offered to mediate in the crisis in an attempt to broker a negotiated and peaceful solution.Petro said he was deploying troops to the border with Venezuela.No casualty figures were immediately available.Residents of Caracas rushed to their windows and terraces to try to make sense of events as the bombings began.Others hid in safe, windowless spaces, fearful of breaking glass.Some social media users celebrated Trump’s claims that he deposed the unpopular Maduro, while others rejected what they saw as Trump’s war-mongering.- ‘They’re bombing’ -Francis Pena, a 29-year-old communications professional living in eastern Caracas, told AFP that he was sleeping and his girlfriend said “they’re bombing.””I can’t see the explosions, but I hear the planes. We’re starting to prepare a bag with the most important things at home — passport, cards, cash, candles, a change of clothes, canned food,” Pena said.Trump deployed an aircraft carrier and several warships to the Caribbean late last year as part of what he initially presented as an anti-drug smuggling campaign.But in recent weeks, he has had made no secret of his hope to unseat Maduro from his position.On Monday, Trump said it would be “smart” for the Venezuelan to step down and announced that the the US had hit and destroyed a docking area for alleged Venezuelan drug boats.The Trump administration has also accused Maduro of heading a drug cartel.Venezuela rubbished the claims, saying Washington was seeking to overthrow him because Venezuela has the largest known reserves of oil on Earth.As part of an escalating pressure campaign, Washington informally closed Venezuela’s airspace, imposed more sanctions and ordered the seizure of tankers loaded with Venezuelan oil.US forces have also carried out numerous strikes on boats in both the Caribbean Sea and eastern Pacific Ocean since September, targeting what Washington says are drug smugglers, that have killed at least 107 people, according to the US military.