Texas Democrats flee state to block redistricting vote

Dozens of Democrats in the Texas legislature faced possible arrest Monday after fleeing the US state to block a redrawing of districts in Republicans’ favor ahead of the 2026 midterm elections.The state’s Republican leaders, following a push by President Donald Trump, plan to shift congressional district borders such that five seats become likely to flip from Democratic control.The contentious but legally permitted move, known as gerrymandering, seeks to help Republicans retain control of the US House of Representatives in next year’s midterms, when the opposition party usually does more favorably.State lawmakers draw legislative maps themselves in Texas, like in many other states across the country, but usually only do so once every 10 years following the national census.Democrats are in the minority in the Texas legislature, but enough members have fled the state to deprive the body of a quorum necessary to do business.”This is not a decision we make lightly, but it is one we make with absolute moral clarity,” Gene Wu, chair of the Texas House Democratic Caucus, said in a statement.The lawmakers left the state Sunday and most headed to Democratic-controlled Illinois, whose Governor JB Pritzker told a news conference that he would “protect” them.They face at minimum a $500 fine per day of absence. But Texas Republicans raised the stakes, passing a motion to issue warrants for the missing Democrats’ arrests.The warrants apply only within the state, however, meaning the missing legislators could only be detained on their return.Governor Greg Abbott, a close Trump ally, has also threatened to push for the lawmakers to be expelled, saying their absences amount to “an abandonment or forfeiture of an elected state office.”Democratic lawmakers have dismissed Abbott’s threats as bluster, with state representative Ann Johnson on Monday telling CNN, “I think it shows how desperate they are.”Abbott, who ordered the special session on redistricting, has sought to pile on the political pressure by concurrently calling for votes on disaster relief related to the state’s catastrophic flooding last month, which killed over 130 people.Wu said the move by Abbott “has turned the victims of a historic tragedy into political hostages.””We’re not walking out on our responsibilities; we’re walking out on a rigged system,” he added.- Domino effect -Gerrymandering has been at the center of long-running political dispute in the United States, especially as computer-assisted analysis helps refine map-making.Some Democratic-led states have also drawn maps steeply favoring their party — including Illinois — but the conservative-dominated US Supreme Court has ruled for now that only state courts can decide on the legality of partisan redistricting.The Texas push to redraw its maps mid-decade has set off a scramble of other states to potentially follow suit.Democratic-led New York and California are considering moves to pencil out Republican seats — but, unlike Texas, they have previously enacted legal constraints against such practices, deeming them undemocratic.Leaders in those state have signalled they would seek to push through those measures to respond to Texas.”This is a war. We are at war,” New York Governor Kathy Hochul told a press conference, as she welcomed some Texas legislators to her state.”That’s why the gloves are off. And I say, bring it on.”All 435 US House seats are up for election in 2026, with Republicans currently narrowly controlling the chamber by single digits.

Wall Street reprend son souffle après le recul de vendredi

La Bourse de New York a clôturé en hausse lundi, rattrapant l’essentiel de ses pertes de la semaine passée grâce à un rebond technique, les investisseurs choisissant de faire abstraction des incertitudes économiques entourant les droits de douane américains.Le Dow Jones a pris 1,34%, l’indice Nasdaq a gagné 1,95% et l’indice élargi S&P 500 a avancé de 1,47%, mettant un terme à une série de quatre séances consécutives de baisse.”Il y a eu des acheteurs à bon compte vendredi et dès que les marchés ont montré des signes de vie aujourd’hui, ils sont revenus à la charge parce que personne ne veut manquer un mouvement haussier”, commente auprès de l’AFP Steve Sosnick, d’Interactive Brokers.Selon lui, seul ce rebond technique peut expliquer cette progression de Wall Street, alors qu’aucune donnée économique d’ampleur n’a été publiée lundi et que “les prévisions de réduction des taux (d’intérêt de la Fed) n’ont pas changé de façon notable depuis vendredi”.Une très large majorité des analystes s’attend à une baisse d’un quart de point de pourcentage des taux de la banque centrale américaine lors de sa prochaine réunion de politique monétaire en septembre, selon l’outil de veille de CME.En cause: un rapport sur le marché du travail aux Etats-Unis, publié vendredi, pire qu’attendu, avec notamment une révision en forte baisse des créations d’emplois, à des niveaux plus vus depuis la pandémie de Covid-19.”Compte tenu de l’ampleur des données qui ont été publiées vendredi et de la façon dont elles se répercutent sur le prix d’autres actifs financiers clés, il est assez surprenant de voir le marché boursier les ignorer complètement”, souligne Steve Sosnick.Mais “nous avons déjà vu des marchés boursiers réagir fortement à la moindre occasion d’achat”, selon l’analyste.Il relève aussi que “les traders et les investisseurs ont gagné beaucoup d’argent” en mettant de côté les craintes liées aux droits de douane.Les nouveaux droits de douane de Donald Trump qui devraient entrer en vigueur pour la plupart jeudi sont “quasiment définitifs” et ne devraient pas faire l’objet de négociations dans l’immédiat, a déclaré le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, dans une interview diffusée dimanche sur la chaîne CBS.Au tableau des valeurs, la marque de jeans American Eagle (+23,65% à 13,28 dollars) s’est envolée, profitant des commentaires élogieux de Donald Trump sur sa campagne publicitaire avec l’actrice Sydney Sweeney, qui crée la polémique.”Sydney Sweeney, une républicaine encartée, a la publicité la plus +BRULANTE+ du moment”, y écrit notamment Donald Trump. Selon lui, grâce à cette campagne, les jeans de la marque “se vendent comme des petits pains”.Le constructeur automobile Tesla (+2,19% à 309,26 dollars) a été recherché après avoir accordé à son patron Elon Musk 96 millions d’actions pour une valeur d’environ 29 milliards de dollars. L’énorme plan de rémunération de M. Musk fait toujours l’objet d’une bataille en justice.Le géant chinois des moteurs de recherche Baidu (+1,75% à 87,64 dollars) a profité de l’annonce du lancement de ses robotaxis sur l’application de covoiturage américaine Lyft en Allemagne et en Grande-Bretagne en 2026, sous réserve de l’approbation réglementaire.

Un incendie ravage depuis un mois une partie du Grand Canyon

Le Grand Canyon, parmi les parcs naturels de l’Ouest américain les plus connus au monde, est depuis un mois la proie d’un incendie hors de contrôle qui a déjà ravagé près de 50.000 hectares et contraint les autorités à fermer sa rive nord ultra touristique.Les feux, déclenchés par la foudre le 4 juillet — jour de la fête nationale aux Etats-Unis — sont combattus jour et nuit, sur terre et dans les airs, par plus d’un millier de pompiers. “En dépit d’une humidité à un taux très faible de 4%, (les pompiers) sont parvenus à maîtriser la croissance de l’incendie”, a indiqué lundi dans un communiqué le commandement des soldats du feu de l’Etat de l’Arizona (sud-ouest).Selon le site gouvernemental InciWeb, qui surveille les incendies dans tout le pays, le “Dragon Bravo Fire”, qualifié de “méga feu”, n’est contenu qu’à 13% et risque de s’étendre dans les prochains jours en raison d’un temps très sec et très chaud en Arizona.Il est déjà le plus gros incendie de l’année aux Etats-Unis avec plus de 49.700 hectares partis en fumée à la date de lundi.Le parc du Grand Canyon, visité chaque année par quelque 4,5 millions de touristes américains et étrangers, avait fermé mi-juillet sa rive nord (North Rim) pour le reste de la saison, c’est-à-dire jusqu’au 15 octobre.La rive sud (South Rim) du Grand Canyon, préférée par l’immense majorité des visiteurs, reste, elle, encore accessible.Les autorités du parc, où une impressionnante colonne de fumée surplombe depuis un mois l’immense gorge rougeoyante creusée par le fleuve Colorado, avaient fait évacuer en juillet un demi-millier de touristes et employés.”Dragon Bravo Fire” n’a fait aucune victime mais a détruit selon les autorités “entre 50 et 80 infrastructures” sur la rive nord, dont le seul hôtel de la zone, Grand Canyon Lodge, un bâtiment des années 1930 avec une vue à couper le souffle sur l’immense site naturel.La gestion des incendies est cette année un sujet d’autant plus sensible dans l’Ouest américain que le président Donald Trump a imposé d’importantes coupes budgétaires et des licenciements à l’agence chargée des forêts, à l’agence en charge de l’observation océanique et atmosphérique (NOAA) et à la Fema, l’agence fédérale de gestion des catastrophes.

Un incendie ravage depuis un mois une partie du Grand Canyon

Le Grand Canyon, parmi les parcs naturels de l’Ouest américain les plus connus au monde, est depuis un mois la proie d’un incendie hors de contrôle qui a déjà ravagé près de 50.000 hectares et contraint les autorités à fermer sa rive nord ultra touristique.Les feux, déclenchés par la foudre le 4 juillet — jour de la fête nationale aux Etats-Unis — sont combattus jour et nuit, sur terre et dans les airs, par plus d’un millier de pompiers. “En dépit d’une humidité à un taux très faible de 4%, (les pompiers) sont parvenus à maîtriser la croissance de l’incendie”, a indiqué lundi dans un communiqué le commandement des soldats du feu de l’Etat de l’Arizona (sud-ouest).Selon le site gouvernemental InciWeb, qui surveille les incendies dans tout le pays, le “Dragon Bravo Fire”, qualifié de “méga feu”, n’est contenu qu’à 13% et risque de s’étendre dans les prochains jours en raison d’un temps très sec et très chaud en Arizona.Il est déjà le plus gros incendie de l’année aux Etats-Unis avec plus de 49.700 hectares partis en fumée à la date de lundi.Le parc du Grand Canyon, visité chaque année par quelque 4,5 millions de touristes américains et étrangers, avait fermé mi-juillet sa rive nord (North Rim) pour le reste de la saison, c’est-à-dire jusqu’au 15 octobre.La rive sud (South Rim) du Grand Canyon, préférée par l’immense majorité des visiteurs, reste, elle, encore accessible.Les autorités du parc, où une impressionnante colonne de fumée surplombe depuis un mois l’immense gorge rougeoyante creusée par le fleuve Colorado, avaient fait évacuer en juillet un demi-millier de touristes et employés.”Dragon Bravo Fire” n’a fait aucune victime mais a détruit selon les autorités “entre 50 et 80 infrastructures” sur la rive nord, dont le seul hôtel de la zone, Grand Canyon Lodge, un bâtiment des années 1930 avec une vue à couper le souffle sur l’immense site naturel.La gestion des incendies est cette année un sujet d’autant plus sensible dans l’Ouest américain que le président Donald Trump a imposé d’importantes coupes budgétaires et des licenciements à l’agence chargée des forêts, à l’agence en charge de l’observation océanique et atmosphérique (NOAA) et à la Fema, l’agence fédérale de gestion des catastrophes.

Gaza: Netanyahu dit préparer des “instructions” sur la poursuite de la guerre

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a annoncé lundi qu’il donnerait cette semaine “des instructions” sur la poursuite de la guerre dans la bande de Gaza, au moment où les pressions s’accentuent sur son gouvernement pour une issue au conflit et la libération des captifs du 7-Octobre. Israël entend aussi mettre la question des otages “au centre de l’agenda mondial”, a déclaré son chef de la diplomatie, Gideon Saar, à la veille d’une session du Conseil de sécurité de l’ONU qu’il a initiée sur ce dossier.  En conseil des ministres, M. Netanyahu a annoncé qu’il convoquerait “cette semaine” son cabinet pour “donner des instructions” à l’armée “sur la manière d’atteindre les trois objectifs de guerre que nous avons fixés”. “Nous sommes au milieu d’une guerre intense dans laquelle nous avons obtenu des succès très importants, historiques, car nous n’étions pas divisés (…) nous devons continuer à rester unis”, a-t-il ajouté. Il a rappelé les “objectifs de la guerre” qui sont “vaincre l’ennemi, libérer nos otages et garantir que Gaza ne constitue plus une menace pour Israël”.Dans la soirée, la chaine Canal 11 a affirmé que M. Netanyahu réunirait son cabinet mardi. Le Jerusalem Post, citant une source anonyme au Bureau du Premier ministre, affirme que celui-ci “a pris la décision d’occuper entièrement la bande de Gaza, y compris d’effectuer des opérations dans les zones où des otages sont retenus”. La chaîne 12 a elle aussi cité un responsable anonyme tenant les mêmes propos.Réagissant à ces affirmations, l’Autorité palestinienne a dénoncé ces “fuites sur l’occupation de Gaza” et a appellé la communauté internationale à “intervenir de toute urgence pour empêcher leur mise en oeuvre, qu’il s’agisse d’une forme de pression, de ballons d’essai pour jauger les réactions internationales, ou qu’elles soient véritablement sérieuses”.- Israël mené “à sa ruine” -En guerre contre le Hamas depuis l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien sur son sol le 7 octobre 2023, le gouvernement israélien fait face à une pression croissante pour y trouver une issue. Près de 600 anciens responsables de l’appareil sécuritaire en Israël, du Mossad et du Shin Bet notamment, ont appelé lundi le président américain Donald Trump à faire pression sur M. Netanyahu pour mettre fin à la guerre et ainsi ramener “les otages chez eux”. “Arrêtez la guerre à Gaza!”, exhorte ce courrier, signé des principaux maîtres-espions israéliens, d’une cohorte d’ex-généraux et de responsables sécuritaires. M. Netanyahu “mène Israël à sa ruine et les otages à leur mort”, a de son côté accusé le Forum des familles, la principale organisation de familles des captifs à Gaza.”Depuis 22 mois, on vend au public l’illusion que la pression militaire et les combats intenses ramèneront les otages”, mais ce “ne sont que mensonge et tromperie du public”, a-t-il encore fustigé.Sur les 251 personnes enlevées le 7-Octobre, 49 restent retenues à Gaza, dont 27 déclarées mortes par l’armée israélienne, après deux trêves ayant permis la libération des autres.- “Couloirs humanitaires” -La publication la semaine dernière par le Hamas et le Jihad islamique de trois vidéos montrant deux otages israéliens, Rom Breslevski et Evyatar David, affaiblis et décharnés, a ravivé en Israël le débat sur l’urgence d’un accord permettant le retour des captifs.Benjamin Netanyahu a sollicité dimanche l’aide du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour fournir “nourriture” et “traitement médical” aux otages.Le président israélien, Isaac Herzog, a indiqué sur X être revenu à la charge lundi auprès de la présidente du CICR, Mirjana Spoljaric. Le CICR, qui demande l’accès aux otages depuis octobre 2023, a décliné tout commentaire dans l’immédiat.Le Hamas a lui exigé en retour des “couloirs humanitaires” pour “le passage de nourriture et médicaments” dans le territoire palestinien assiégé et menacé, selon l’ONU, de “famine généralisée”.La communauté internationale presse aussi Israël, qui n’autorise que des quantités d’aide jugées insuffisantes par l’ONU, d’ouvrir en grand les vannes humanitaires à Gaza. “Refuser l’accès à la nourriture aux civils peut constituer un crime de guerre, voire un crime contre l’humanité”, a déclaré lundi le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, Volker Türk.Sur le terrain, l’armée israélienne poursuit ses bombardements et opérations. Selon la Défense civile locale, 19 Palestiniens ont été tués lundi, dont neuf venus chercher des vivres dans le centre du territoire.- “Enorme cadeau” au Hamas -Avant de partir pour New York, M. Saar s’en est pris une nouvelle fois aux pays – France, Grande-Bretagne et Canada – ayant récemment annoncé leur intention de reconnaître un Etat de Palestine. Ils font ainsi un “énorme cadeau au Hamas”, a-t-il dénoncé.”J’avais déjà averti” que cela “conduirait à tuer les chances de conclure un accord sur les otages et le cessez-le-feu. C’est exactement ce qu’il s’est passé”, a-t-il assuré, en référence à l’échec en juillet de nouvelles négociations indirectes entre Israël et le Hamas. L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Les représailles israéliennes ont fait au moins 60.933 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Gaza: Netanyahu dit préparer des “instructions” sur la poursuite de la guerre

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a annoncé lundi qu’il donnerait cette semaine “des instructions” sur la poursuite de la guerre dans la bande de Gaza, au moment où les pressions s’accentuent sur son gouvernement pour une issue au conflit et la libération des captifs du 7-Octobre. Israël entend aussi mettre la question des otages “au centre de l’agenda mondial”, a déclaré son chef de la diplomatie, Gideon Saar, à la veille d’une session du Conseil de sécurité de l’ONU qu’il a initiée sur ce dossier.  En conseil des ministres, M. Netanyahu a annoncé qu’il convoquerait “cette semaine” son cabinet pour “donner des instructions” à l’armée “sur la manière d’atteindre les trois objectifs de guerre que nous avons fixés”. “Nous sommes au milieu d’une guerre intense dans laquelle nous avons obtenu des succès très importants, historiques, car nous n’étions pas divisés (…) nous devons continuer à rester unis”, a-t-il ajouté. Il a rappelé les “objectifs de la guerre” qui sont “vaincre l’ennemi, libérer nos otages et garantir que Gaza ne constitue plus une menace pour Israël”.Dans la soirée, la chaine Canal 11 a affirmé que M. Netanyahu réunirait son cabinet mardi. Le Jerusalem Post, citant une source anonyme au Bureau du Premier ministre, affirme que celui-ci “a pris la décision d’occuper entièrement la bande de Gaza, y compris d’effectuer des opérations dans les zones où des otages sont retenus”. La chaîne 12 a elle aussi cité un responsable anonyme tenant les mêmes propos.Réagissant à ces affirmations, l’Autorité palestinienne a dénoncé ces “fuites sur l’occupation de Gaza” et a appellé la communauté internationale à “intervenir de toute urgence pour empêcher leur mise en oeuvre, qu’il s’agisse d’une forme de pression, de ballons d’essai pour jauger les réactions internationales, ou qu’elles soient véritablement sérieuses”.- Israël mené “à sa ruine” -En guerre contre le Hamas depuis l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien sur son sol le 7 octobre 2023, le gouvernement israélien fait face à une pression croissante pour y trouver une issue. Près de 600 anciens responsables de l’appareil sécuritaire en Israël, du Mossad et du Shin Bet notamment, ont appelé lundi le président américain Donald Trump à faire pression sur M. Netanyahu pour mettre fin à la guerre et ainsi ramener “les otages chez eux”. “Arrêtez la guerre à Gaza!”, exhorte ce courrier, signé des principaux maîtres-espions israéliens, d’une cohorte d’ex-généraux et de responsables sécuritaires. M. Netanyahu “mène Israël à sa ruine et les otages à leur mort”, a de son côté accusé le Forum des familles, la principale organisation de familles des captifs à Gaza.”Depuis 22 mois, on vend au public l’illusion que la pression militaire et les combats intenses ramèneront les otages”, mais ce “ne sont que mensonge et tromperie du public”, a-t-il encore fustigé.Sur les 251 personnes enlevées le 7-Octobre, 49 restent retenues à Gaza, dont 27 déclarées mortes par l’armée israélienne, après deux trêves ayant permis la libération des autres.- “Couloirs humanitaires” -La publication la semaine dernière par le Hamas et le Jihad islamique de trois vidéos montrant deux otages israéliens, Rom Breslevski et Evyatar David, affaiblis et décharnés, a ravivé en Israël le débat sur l’urgence d’un accord permettant le retour des captifs.Benjamin Netanyahu a sollicité dimanche l’aide du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour fournir “nourriture” et “traitement médical” aux otages.Le président israélien, Isaac Herzog, a indiqué sur X être revenu à la charge lundi auprès de la présidente du CICR, Mirjana Spoljaric. Le CICR, qui demande l’accès aux otages depuis octobre 2023, a décliné tout commentaire dans l’immédiat.Le Hamas a lui exigé en retour des “couloirs humanitaires” pour “le passage de nourriture et médicaments” dans le territoire palestinien assiégé et menacé, selon l’ONU, de “famine généralisée”.La communauté internationale presse aussi Israël, qui n’autorise que des quantités d’aide jugées insuffisantes par l’ONU, d’ouvrir en grand les vannes humanitaires à Gaza. “Refuser l’accès à la nourriture aux civils peut constituer un crime de guerre, voire un crime contre l’humanité”, a déclaré lundi le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, Volker Türk.Sur le terrain, l’armée israélienne poursuit ses bombardements et opérations. Selon la Défense civile locale, 19 Palestiniens ont été tués lundi, dont neuf venus chercher des vivres dans le centre du territoire.- “Enorme cadeau” au Hamas -Avant de partir pour New York, M. Saar s’en est pris une nouvelle fois aux pays – France, Grande-Bretagne et Canada – ayant récemment annoncé leur intention de reconnaître un Etat de Palestine. Ils font ainsi un “énorme cadeau au Hamas”, a-t-il dénoncé.”J’avais déjà averti” que cela “conduirait à tuer les chances de conclure un accord sur les otages et le cessez-le-feu. C’est exactement ce qu’il s’est passé”, a-t-il assuré, en référence à l’échec en juillet de nouvelles négociations indirectes entre Israël et le Hamas. L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Les représailles israéliennes ont fait au moins 60.933 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Israeli PM says to brief army on Gaza war plan

Prime Minister Benjamin Netanyahu promised Monday to update Israel’s Gaza war plan, a day before a UN Security Council meeting on the fate of hostages still held in the Palestinian territory.Addressing a cabinet meeting with the war well into its 22nd month, the Israeli leader told ministers that later in the week he would instruct the military on how “to achieve the three war objectives we have set”. Israeli broadcaster Channel 12 and the Jerusalem Post newspaper quoted officials in Netanyahu’s office saying that the “updated strategy” would be to re-occupy all of Gaza, including areas in Gaza City where the military believes hostages are being held.The cabinet would meet on Tuesday to endorse the plan, the reports said.There was no immediate official confirmation, but the Palestinian Authority’s foreign ministry denounced what it called a “leaked” plan and urged the international community to intervene to quash any new military occupation.    Netanyahu is facing mounting domestic and international pressure to bring the remaining hostages in Gaza home and allow much more aid into the starving territory.Israel — backed by the United States and Panama — is preparing to convene a UN Security Council meeting on Tuesday to highlight the fate of the hostages.Netanyahu on Monday reiterated that Israel’s three war goals remained “the defeat of the enemy, the release of our hostages and the promise that Gaza will no longer pose a threat to Israel”.His statement came after hundreds of retired Israeli security chiefs wrote to US President Donald Trump to urge him to convince Netanyahu to end the war.- ‘Immediate mortal danger’ -Foreign Minister Gideon Saar said ahead of the UN meeting that “the world must put an end to the phenomenon of kidnapping civilians. It must be front and centre on the world stage”.Of the 251 hostages seized during Hamas’s October 2023 attack on Israel, 49 are still being held in Gaza, including 27 the Israeli military says are dead.The UN session was called after Palestinian militant groups last week published three videos showing hostages Rom Braslavski and Evyatar David appearing weak and emaciated, causing shock and distress in Israel.Netanyahu said he had asked the International Committee of the Red Cross (ICRC) to provide food and medical treatment to the Israeli captives.Hamas’s armed wing said it was willing to allow access to the hostages in exchange for opening aid corridors into all of Gaza, where UN-mandated experts have warned famine is unfolding.Netanyahu’s government has faced repeated accusations by relatives of hostages and other critics that it has not done enough to rescue the captives.”Netanyahu is leading Israel and the hostages to ruin,” said the Hostages and Missing Families Forum campaign group.”For 22 months, the public has been sold the illusion that military pressure and intense fighting will bring the hostages back.”The truth must be said: expanding the war endangers the lives of the hostages, who are already in immediate mortal danger.”- ‘Only through a deal’ -Mediation efforts led by Qatar, Egypt and the United States have failed to secure a truce.Hundreds of retired Israeli security officials including former heads of intelligence agencies have urged US President Donald Trump to pressure their own government to end the war.”It is our professional judgement that Hamas no longer poses a strategic threat to Israel,” the former officials wrote in an open letter shared with the media on Monday.The war “is leading the State of Israel to lose its security and identity”, said Ami Ayalon, former director of the Shin Bet security service, in a video released to accompany the letter.The letter argued that the Israeli military “has long accomplished the two objectives that could be achieved by force: dismantling Hamas’s military formations and governance”.”The third, and most important, can only be achieved through a deal: bringing all the hostages home,” it added.- ‘We are starving’ -The October 2023 Hamas attack that sparked the war resulted in the deaths of 1,219 people, mostly civilians, according to a tally of official figures.Israel’s campaign in Gaza has killed at least 60,933 people, also mostly civilians, according to figures from the Hamas-run territory’s health ministry, which are deemed reliable by the UN.Gaza’s civil defence agency said Israeli fire on Monday killed at least 19 Palestinians, including nine who were waiting to collect food aid from a site in central Gaza.In Gaza City, Umm Osama Imad was mourning a relative she said was killed while trying to reach an aid distribution point.”We are starving… He went to bring flour for his family,” she said. “The flour is stained with blood. We don’t want the flour anymore. Enough!”UN rights chief Volker Turk on Monday said “the images of people starving in Gaza are heart-rending and intolerable. That we have reached this stage is an affront to our collective humanity.”He called on Israel to urgently allow aid into the territory, adding that denying it “may amount to a war crime”.He also described the videos of hostages as “shocking”, calling for the ICRC to be allowed immediate access to them.

Boeing defense workers launch strike over contract dispute

Thousands of members of a union representing Boeing defense industry workers in the US states of Missouri and Illinois went on strike Monday after rejecting a contract proposal.In a post on X, the International Association of Machinists & Aerospace Workers said: “3,200 highly-skilled IAM Union members at Boeing went on strike at midnight because enough is enough.”This is about respect and dignity, not empty promises.”It came hours after the union said in a statement that members at Boeing facilities in Missouri and Illinois had voted to reject a modified four-year labor agreement with Boeing.The St. Louis local’s stoppage follows a bruising Boeing strike last fall in the Pacific Northwest region of some 33,000 workers that halted production at factories that assemble Boeing commercial planes.Local broadcast media showed footage of workers picketing outside the St. Louis factory. Members of the union’s local chapter “have spoken loud and clear, they deserve a contract that reflects their skill, dedication, and the critical role they play in our nation’s defense,” said IAM District 837 representative Tom Boelling.The American aerospace giant’s initial proposal, which included a 20 percent wage increase over four years and more vacation time, was rejected a week earlier.The new offer doubled the wage increase, according to Boeing.”We’re disappointed our employees rejected an offer that featured 40 percent average wage growth and resolved their primary issue on alternative work schedules,” Dan Gillian, Boeing Air Dominance vice president and senior St. Louis, Missouri site executive, said in a statement.”We are prepared for a strike and have fully implemented our contingency plan to ensure our non-striking workforce can continue supporting our customers.”The storied company has been in crisis since last year due to production quality issues and a seven-week strike that crippled two of Boeing’s major assembly plants.IAM is one of North America’s largest unions, representing some 600,000 members in aerospace, defense, shipbuilding, transportation, health care, manufacturing and other industries.Products produced at Boeing’s St. Louis operation include the F-15 and F-18 combat aircraft, the T-7 Red Hawk Advanced Pilot Training System and the MQ-25 unmanned aircraft. The site was originally part of the McDonnell Douglas company, which Boeing acquired in 1997.Boeing Chief Executive Kelly Ortberg described the business hit from the strike in Missouri as manageable, noting that the operation has a far smaller number of workers compared with those who went on the picket lines last fall.”I wouldn’t worry too much about the implications of the strike,” Ortberg said on an earnings conference call. “We’ll manage our way through that.”Shares of Boeing rose 0.2 percent on Monday.

Grand Canyon fire rages, one month on

A month after a wildfire erupted at the edge of the Grand Canyon, US firefighters were struggling Monday to bring the blaze under control.A lightning strike on July 4 — Independence Day in the United States — sparked a fire that spread rapidly on the northern rim of the canyon, a major draw for domestic and international tourists.The Dragon Bravo Fire — named after the Dragon rock formation near the conflagration’s start — was initially allowed to burn unabated as part of a natural cycle that thins vegetation and renews the landscape.But a week later, strong winds whipped through Arizona and fanned the fire, pushing it through a major hotel, as well as the North Rim Visitor Center and some guest cabins.A nearby water treatment plant was also damaged, venting chlorine gas into the environment.The blaze, which now stands at over 123,000 acres (50,000 hectares), is being actively fought with more than 1,000 personnel on site, battling the flames from the air and from the ground.”Yesterday, crews patrolled and monitored the east and west flanks of the fire,” said a Monday update from incident commanders.”Despite relative humidities as low as four percent they were able to hold the fire’s growth to a minimum. “In the southwest part of the fire, crews were able to go direct on the fire. Last night they walked sections of the perimeter searching for signs of heat, a process required before lines can be declared contained.”The level of containment — the amount of the perimeter where firefighters have completely stopped the fire’s progress — stood at 13 percent on Monday.Operations throughout the day looked set to be helped by the local topography along the northern part of the fire, despite continued critical fire weather, the update said.”The pinon-juniper fuels in the area will assist since they do not carry the fire as effectively as mixed conifer or ponderosa stands,” it continued, in reference to the vegetation growing in the vicinity.Humidity remains low in the region, with a disappointing seasonal monsoon bringing rain far below expected levels.Scores of wildfires burn across North America every year, many of them started by lightning.Those that do not threaten population centers are now frequently left to burn by forest managers who understand the need for the kind of woodland renewal such blazes bring.The policy contrasts with what was previously in effect for much of the last 150 years, where managers took an aggressive firefighting stance.Doing so had the unintended effect of leaving some areas overstocked with fuel and liable to burn much hotter and faster when they did catch fire.While wildfire is a natural phenomenon, human activity — specifically the unchecked use of fossil fuels — is changing the climate, often making blazes more likely and more destructive.

Hache à la main, les femmes s’attaquent au bûcheronnage sportif

Débiter des rondelles de bois à la tronçonneuse, couper en deux un billot à coups de hache: les femmes se mettent au bûcheronnage sportif, avec l’espoir de devenir des championnes.Dimanche, les meilleures bûcheronnes sportives de France se sont affrontées à Sarrebourg, en Moselle, en marge des Championnats de France 2025 Stihl Timbersports.Aude Seel, 28 ans, quitte la scène et la tronçonneuse. Elle vient de terminer la première épreuve, celle du stock saw, qui requiert puissance et technique.”L’objectif c’est de faire deux rondelles entières de 10 cm de largeur, et bien sûr de faire ça le plus rapidement possible”, explique cette chargée de mission pour une fédération d’entreprises d’insertion.La jeune femme a commencé à s’entraîner il y a environ huit ans à Schirrhein en Alsace, et si elle est maintenant parisienne, elle continue de pratiquer, participant régulièrement à des compétitions.Elle concourt ce jour-là aux côtés de quatre autres Françaises et de deux invitées, une Anglaise et une Allemande, lors de cette “Ladies Cup” organisée près d’un étang de Moselle.”On est cinq Françaises à pratiquer durant cette compétition, c’est génial”, se réjouit Aude, qui loue la “super bonne entente” entre les concurrentes. – Hache en cadeau de Noël -Parmi elles, Julia Barwicki, 21 ans mais déjà une longue pratique.”J’ai commencé à mes 15-16 ans, on m’a offert une hache à Noël, et du coup j’ai commencé grâce à ça” raconte la jeune femme originaire de Sainte-Croix-aux-mines, une ville du Haut-Rhin située dans une vallée vosgienne.Seule femme de son club, elle s’entraîne au moins une fois par semaine, un passe-temps qui surprend parfois ses interlocuteurs.”Sur le coup, ils ne me croient pas vraiment, ils ne pensent pas que je suis capable de faire ça, surtout une femme, et de mon gabarit”, dit cette brune d’1m64 pour 54 kilos, qui confie sa “fierté” de leur prouver le contraire.Maëva Jaffré, 24 ans, qui vient du Finistère, savoure elle “l’adrénaline” de son premier championnat.Educatrice, la jeune femme a découvert cette pratique atypique par le biais de son conjoint, qui a créé un club de bûcheronnage sportif en 2022 au lycée forestier et agricole du Nivot, à Lopérec.Fine et fluette, la Bretonne détonne à côté des gros bras qui s’affrontent dans la catégorie masculine.- Petit gabarit, grandes ambitions -“Je fais 1m58 et 50 kilos, donc c’est sûr que c’est un petit gabarit et je n’ai pas plus de force que ça dans les bras, donc j’essaie de miser sur la précision le plus possible”, explique la jeune femme.Ce qu’elle préfère c’est l’Underhand Chop, une épreuve dans laquelle il faut se tenir debout sur un tronc de bois placé horizontalement, et le découper par les deux côtés avec une hache.Si elle arrive cette fois-ci à la dernière place du championnat, Maëva compte bien “dans quelques années peut-être avoir le titre de championne de France”.”J’espère aussi que les filles vont de plus en plus venir nous rejoindre dans la compétition”, ajoute-t-elle, soulignant que c’est un sport “super au niveau de la confiance en soi”.Créées en 1985 aux Etats-Unis, les compétitions Stihl Timbersports sont arrivés en Europe en 2000. Les championnats se déroulent sur quatre continents et comptent environ 2.000 participants de plus de 20 pays.En France il existe aujourd’hui neuf clubs de bûcheronnage sportif, pour environ 150 licenciés, explique Chantal Renault, coordinatrice des événements Timbersports en France. “En France, on avait peu de féminines et puis elles avaient du mal à vraiment performer au niveau européen et international. Mais voilà, elles s’entraînent beaucoup”, décrit Mme Renault. “Le but, c’est qu’elles puissent très rapidement jouer un rôle dans les compétitions internationales”.