Les Etats commencent de “difficiles” négociations pour juguler la “crise mondiale” de la pollution plastique

Les représentants de 184 pays ont débuté mardi à Genève de “difficiles” négociations sous l’égide de l’ONU: ils ont dix jours pour tenter d’écrire ensemble le premier traité résolvant la “crise mondiale” de la pollution plastique qui menace d’asphyxier la planète.Le diplomate Equatorien Luis Vayas Valdivieso qui préside les débats du comité de négociation (CIN5-2), a mis les Etats devant leur responsabilité face à cette “crise mondiale” en ouvrant les débats.”La pollution plastique endommage les écosystèmes, pollue nos océans et nos rivières, menace la biodiversité, affecte la santé humaine et pèse de façon injuste sur les plus vulnérables. L’urgence est réelle, la preuve est claire et la responsabilité repose sur nous”, a-t-il lancé.En discussion depuis trois ans, ce texte “juridiquement contraignant” pour les Etats “n’arrivera pas automatiquement”, avait-il prévenu lundi en recevant les représentants de plus de 600 ONG.Dans un contexte de tensions géopolitiques et commerciales exacerbées, cette session supplémentaire de dix jours de négociations intergouvernementales a été ajoutée après l’échec de discussions similaires à Busan, en Corée du Sud, fin 2024. Un groupe de pays producteurs de pétrole y a bloqué toute avancée.”Il y a eu beaucoup de diplomatie depuis Busan”, a indiqué à l’AFP la directrice exécutive du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), Inger Andersen, qui organise les débats. “La plupart des pays à qui j’ai parlé ont dit qu’ils venaient à Genève pour trouver un accord”, a-t-elle ajouté en faisant part de sa “détermination”.- “Difficiles” – Optimisme tempéré par la ministre française de la transition énergétique Agnès Pannier Runacher qui prévoit de venir à Genève soutenir la fin des négociations. Elle a jugé mardi que les discussions seraient “difficiles”.Au premier rang des demandes du groupe des pays “ambitieux” dont font partie de nombreux pays européens dont la France, le souhait de voir figurer dans le traité “un objectif mondial de réduction” de la production et de la consommation de polymères plastiques primaires.Or les pays producteurs de pétrole et l’industrie pétrochimique n’en veulent à aucun prix, poussant plutôt pour un traité qui porte uniquement sur le recyclage et le traitement des déchets. Ce point, l’un des plus épineux à Busan, divise aussi en Europe. La directrice de l’agence suisse de l’Environnement, Katrin Schneeberger, a pris la parole devant la presse en tant que pays hôte des négociations, pour dire “qu’il n’y a pas d’appel à des réductions de production contrairement à ce que disent certains articles de presse”.Sans confirmer ni infirmer, Inger Andersen, à ses côtés a préféré souligner que le traité porterait sur “toute la durée de vie des plastiques”: “Du début à la fin, et non pas seulement la moitié” de leur vie, lorsqu’ils sont devenus déchets, a-t-elle affirmé.Le délégué représentant le Panama, Juan Monterrey Gomez, également favorable à des réductions de production, s’est pour sa part déclaré plus optimiste sur un possible traité signé en fin de session.Le début (des discussions) “est mieux que celui de Busan” a-t-il confié à l’AFP. “Nous sommes contents de la façon dont le travail est organisé par le président”. Le fait que personne ne veut être rendu responsable d’un nouvel échec “est probablement “le principal élément sur lequel nous pouvons nous appuyer” a-t-il jugé.Lundi, scientifiques et ONG avaient fait monter la pression sur les délégués.La pollution plastique est un “danger grave, croissant et sous-estimé” pour la santé qui coûte au monde au moins 1.500 milliards de dollars par an, ont averti des experts dans la revue médicale The Lancet.Pour matérialiser le sujet, une installation artistique éphémère et évolutive, baptisée “Le fardeau du Penseur” a été installée devant le lieu des négociations à Genève: une reproduction de la célèbre statue du sculpteur Auguste Rodin se retrouve engluée dans une mer de déchets plastique.Le représentant de l’industrie chimique américaine Matthew Kastner, présent à Genève, a lui défendu le plastique et les services qu’il rend aux sociétés modernes. Il est “vital pour la santé publique”, a-t-il affirmé, notamment grâce à tous les équipements médicaux stériles, masques chirurgicaux, tuyaux, tubes, emballages, qui permettent d’améliorer l’hygiène et la sécurité alimentaire notamment.Plus de 500 ONG francophones issues de 40 pays lui ont répondu mardi par une lettre demandant un traité “contraignant, équitable, et centré sur la réduction de la production plastique afin de limiter la pollution à la source”.

Dans le centre de l’Ukraine, une guerre chaque jour plus présente

Malgré un vaste champ de blé bien fourni aux épis gorgés de soleil, Serguiï Dovjenko est fébrile; ces dernières semaines, des drones russes ont tué des cultivateurs dans sa région de Dnipropetrovsk, au centre-est de l’Ukraine.Bien que ciblée par les attaques aériennes, cette région industrielle était jusqu’alors épargnée des combats qui font rage sur le front.Mais après des mois d’intenses affrontements, Moscou a grignoté le territoire jusqu’à revendiquer depuis début juillet trois localités, Datchné, Maliïvka et Sitchnévé, une première en trois ans d’invasion de l’Ukraine.”J’ai peur”, dit Serguiï d’une voix basse. “Chaque année, la ligne de front se rapproche. Il y a un an, elle était à 60 km”.  Maintenant, il regarde constamment le ciel, les drones explosifs russes pouvant voler jusqu’à lui, à une trentaine de kilomètres du front. À cause d’eux, “les champs brûlent”, dit-il. “Les gens partent, laissant derrière eux des terres nues”.Face à cette avancée, Kiev continue de construire des lignes de défense, de plus en plus profondément vers l’ouest.Ces dernières semaines, les terres de Serguiï se sont griffées de larges tranchées et hérissées de barbelés.”C’est probablement la dernière année que nous récoltons ici”, lâche l’agriculteur.Moscou revendique l’annexion de cinq régions de l’Ukraine, dont quatre sont toujours partiellement contrôlées par Kiev. Franchir la frontière virtuelle de celle de Dnipropetrovsk pourrait conduire le Kremlin à revendiquer l’ensemble de ce territoire, grand comme la Belgique.- Symboles -Mais dans les rues de Mejova, ville garnison proche des combats, les soldats ukrainiens réfutent la prise du village de Datchné, assurant que les troupes russes y ont pénétré avant d’en être repoussées.”Les Russes aiment les symboles”, assure Andriï, commandant de régiment. “Ils envoient des soldats à la mort, juste pour planter un drapeau”.Au sud de la ville, peu de gens s’aventurent sur la route qui mène vers les combats, à 12 km. À part Olya et Zoya, qui, assises sur un banc, regardent un nuage de fumée noire s’élever au-dessus d’un champ calciné : un cultivateur a été pris pour cible par un drone FPV. La semaine auparavant, un de leurs amis a été tué de la même façon, “un homme bon”.”Nous espérions que les troupes feraient demi-tour”, se désole Olya, 71 ans, qui assure que la situation s’est aggravée début juillet, quand Moscou a atteint la frontière de la région.Si elle a prévu de partir à contrecœur, Zoya, 72 ans, s’y refuse, ne voulant laisser sa vache Lypka.”Je ne sais pas combien de temps il me reste à vivre”, dit-elle avant de fondre en sanglots. “Pas assez longtemps pour voir la victoire” ukrainienne. À 80 km de là, le centre pour déplacés de Pavlohrad, grande ville de la région, ne désemplit pas.Des centaines de personnes se déversent de fourgons, quand s’entassent valises, sacs plastiques et animaux de compagnie. Certains pleurent au téléphone, d’autres ont le regard perdu dans le vide.Quelques-uns viennent de l’est de l’Ukraine. Ils ont fui une première fois les combats et se sont reconstruit une vie dans la région de Dnipropetrovsk.Pour Alla Ryabtseva, coordinatrice du centre de 57 ans, elle-même déplacée de l’Est, ces gens n’ont pas hésité à partir car “ils ont déjà connu la peur et comprennent le danger”. Elle estime l’arrivée de la première vague importante de déplacés à début juin, avec l’intensification des combats à la lisière de la région.Pour juin et juillet, 2.628 personnes dont 212 enfants ont fui ces zones selon l’administration régionale, qui y a ordonné des évacuations à partir d’avril.- Forteresse -“Anxiété, inquiétude excessive, insomnie…”; à l’hôpital de Pavlohrad, Nathan, un psychiatre, pose crûment la liste de maux que les nouvelles du front provoquent à la population de Dnipropetrovsk. Surtout “la peur de ne pas savoir ce qu’il va se passer ensuite; partir ou rester”.Même si l’angoisse est quotidienne à cause des attaques aériennes, “quand les informations annoncent que nos troupes ont repoussé les Russes, les gens redeviennent plus calmes”, analyse le médecin de 44 ans pour l’AFP.Dans les coursives, des hommes aux traits tirés patientent devant le bureau de Marina Gubner, cheffe du service de rééducation.”Le front se rapproche, il y a des bombardements, des nuits blanches”, explique-t-elle à l’AFP. “Ça va faire quatre ans que cette guerre dure, et elle a laissé des traces”.D’ici à la ligne de front, il n’y a pas d’autre hôpital, ramenant vers l’établissement un flot de déplacés, qui tentent de trouver un peu de répit. Les équipes font aussi des tournées dans les villages proches de combat, malgré la fatigue des nuits de bombardements.”En fait, nous sommes ici comme une forteresse, en première ligne”, conclut Mme Gubner.

“Il faut le sauver!”: le frère d’un otage israélien en appelle au monde

“Il faut le sauver!”: le frère de l’otage israélien Evyatar David, retenu par le Hamas à Gaza et apparu très affaibli dans une vidéo qui a choqué Israël, a appelé “le monde à s’unir maintenant” pour “exiger sa libération”, dans un entretien mardi avec l’AFP.Evyatar David, 24 ans, est l’un des 251 otages capturés par le Hamas et ses partisans lors de l’attaque sanglante du 7 octobre 2023 en territoire israélien depuis la bande de Gaza. Le Hamas a diffusé samedi une vidéo de propagande où l’otage, la peau sur les os et très affaibli, apparait creusant, pelle à la main, le sol sablonneux de l’étroit tunnel où il est retenu, feignant de creuser sa propre tombe.La famille a autorisé la diffusion de ces images, qui ont fait le tour du monde, et le jeune homme, retenu en otage depuis près de 22 mois, est depuis lors en passe de devenir le symbole du calvaire des 49 otages restant -dont 27 sont présumés morts selon l’armée israélienne- encore aux mains du mouvement islamiste palestinien et de ses alliés à Gaza.”Le monde doit s’unir maintenant et exiger sa libération, il faut le sauver”, implore son frère Ilay, rencontré à Kfar Saba, non loin de Tel-Aviv, au domicile de ses parents où la fratrie a été élevée.Ilay David témoignera mardi soir lors d’une session spéciale à New York du Conseil de sécurité de l’ONU, initiée par Israël, consacrée à la question des otages, selon le Forum des familles, principale organisation de proches des kidnappés israéliens à Gaza.Dans le salon familial, sur un piano, plusieurs photos du fils otage et affiches barrées de rouge et de noir demandant sa libération, du genre de celles collées habituellement sur les murs d’Israël en solidarité avec les otages.Le 23 février, le Hamas avait déjà diffusé une vidéo du jeune homme dans une voiture, au côté d’un autre otage, assistant à la libération d’autres captifs.”C’est le dernier signe de vie que nous avions de lui”, explique à l’AFP Ilay David.- “Pas même la main” -“On pensait alors que c’était le sommet de la cruauté (…) Et vraiment, on n’imaginait pas qu’ils pouvaient tomber encore plus bas que ça”, lâche le jeune homme.Ilay reconnait n’avoir vu que des photos extraites de la dernière vidéo de cinq minutes du Hamas. “Je n’ai pas été capable de regarder ni d’écouter. Avec ma mère, cela nous détruirait complètement”.Evyatar “est mon petit frère, on a grandi ensemble, on jouait ensemble de la musique, on m’a appris qu’il faut protéger son petit frère”, enchaine-t-il, visiblement ému. “Il n’a pas renoncé, nous non plus ne renonçons pas jusqu’à ce qu’il soit de retour”, affirme-t-il.Dans son communiqué, la famille David a prévenu que son “fils n’a plus que quelques jours à vivre dans son état actuel”, révoltée de “la famine intentionnelle, la torture et des abus infligés” à leur enfant. Evyatar a été enlevé avec son ami d’enfance Guy Gilboa-Dalal du festival de musique Nova, à la lisière de la bande de Gaza, où plus de 370 personnes ont été tuées et 44 prises en otage.Dans les tunnels du Hamas, les deux amis ont passé plus de huit mois de détention avec Tal Shoham, un père de famille enlevé dans un kibboutz et libéré après plus de 500 jours en captivité.Dans un entretien mardi avec l’AFP, M. Shoham a décrit leur calvaire en commun. “Nous avons souffert de famine sévère. J’ai perdu 30 kilos pendant ma captivité, Guy et Evyatar en ont perdu au moins 25 chacun. Et maintenant, je pense qu’ils ont perdu encore 15 ou 20 kilos”.Il raconte les humiliations de leurs geôliers, se nourrissant de viande devant eux en ne leur donnant parfois qu’un pain pita par jour.”En juin 2024, ils nous ont transférés dans des tunnels. Je croyais avoir connu le pire, je me trompais”, dit-il. Assurant avoir reconnu dans la dernière vidéo le tunnel dans lequel il a vécu des mois sur un matelas, M. Shoham se souvient “de la faim, de l’humidité, de l’impossibilité de respirer”.Sur les dernières images, il croit voir “dans les yeux d’Evyatar qu’il a perdu tout espoir”.”J’imaginais leur retour, les larmes, les retrouvailles, les embrassades. Mais aujourd’hui, je ne sais plus”, confie-t-il. “Peut-être que je ne les reverrai que dans un cimetière”.

“Il faut le sauver!”: le frère d’un otage israélien en appelle au monde

“Il faut le sauver!”: le frère de l’otage israélien Evyatar David, retenu par le Hamas à Gaza et apparu très affaibli dans une vidéo qui a choqué Israël, a appelé “le monde à s’unir maintenant” pour “exiger sa libération”, dans un entretien mardi avec l’AFP.Evyatar David, 24 ans, est l’un des 251 otages capturés par le Hamas et ses partisans lors de l’attaque sanglante du 7 octobre 2023 en territoire israélien depuis la bande de Gaza. Le Hamas a diffusé samedi une vidéo de propagande où l’otage, la peau sur les os et très affaibli, apparait creusant, pelle à la main, le sol sablonneux de l’étroit tunnel où il est retenu, feignant de creuser sa propre tombe.La famille a autorisé la diffusion de ces images, qui ont fait le tour du monde, et le jeune homme, retenu en otage depuis près de 22 mois, est depuis lors en passe de devenir le symbole du calvaire des 49 otages restant -dont 27 sont présumés morts selon l’armée israélienne- encore aux mains du mouvement islamiste palestinien et de ses alliés à Gaza.”Le monde doit s’unir maintenant et exiger sa libération, il faut le sauver”, implore son frère Ilay, rencontré à Kfar Saba, non loin de Tel-Aviv, au domicile de ses parents où la fratrie a été élevée.Ilay David témoignera mardi soir lors d’une session spéciale à New York du Conseil de sécurité de l’ONU, initiée par Israël, consacrée à la question des otages, selon le Forum des familles, principale organisation de proches des kidnappés israéliens à Gaza.Dans le salon familial, sur un piano, plusieurs photos du fils otage et affiches barrées de rouge et de noir demandant sa libération, du genre de celles collées habituellement sur les murs d’Israël en solidarité avec les otages.Le 23 février, le Hamas avait déjà diffusé une vidéo du jeune homme dans une voiture, au côté d’un autre otage, assistant à la libération d’autres captifs.”C’est le dernier signe de vie que nous avions de lui”, explique à l’AFP Ilay David.- “Pas même la main” -“On pensait alors que c’était le sommet de la cruauté (…) Et vraiment, on n’imaginait pas qu’ils pouvaient tomber encore plus bas que ça”, lâche le jeune homme.Ilay reconnait n’avoir vu que des photos extraites de la dernière vidéo de cinq minutes du Hamas. “Je n’ai pas été capable de regarder ni d’écouter. Avec ma mère, cela nous détruirait complètement”.Evyatar “est mon petit frère, on a grandi ensemble, on jouait ensemble de la musique, on m’a appris qu’il faut protéger son petit frère”, enchaine-t-il, visiblement ému. “Il n’a pas renoncé, nous non plus ne renonçons pas jusqu’à ce qu’il soit de retour”, affirme-t-il.Dans son communiqué, la famille David a prévenu que son “fils n’a plus que quelques jours à vivre dans son état actuel”, révoltée de “la famine intentionnelle, la torture et des abus infligés” à leur enfant. Evyatar a été enlevé avec son ami d’enfance Guy Gilboa-Dalal du festival de musique Nova, à la lisière de la bande de Gaza, où plus de 370 personnes ont été tuées et 44 prises en otage.Dans les tunnels du Hamas, les deux amis ont passé plus de huit mois de détention avec Tal Shoham, un père de famille enlevé dans un kibboutz et libéré après plus de 500 jours en captivité.Dans un entretien mardi avec l’AFP, M. Shoham a décrit leur calvaire en commun. “Nous avons souffert de famine sévère. J’ai perdu 30 kilos pendant ma captivité, Guy et Evyatar en ont perdu au moins 25 chacun. Et maintenant, je pense qu’ils ont perdu encore 15 ou 20 kilos”.Il raconte les humiliations de leurs geôliers, se nourrissant de viande devant eux en ne leur donnant parfois qu’un pain pita par jour.”En juin 2024, ils nous ont transférés dans des tunnels. Je croyais avoir connu le pire, je me trompais”, dit-il. Assurant avoir reconnu dans la dernière vidéo le tunnel dans lequel il a vécu des mois sur un matelas, M. Shoham se souvient “de la faim, de l’humidité, de l’impossibilité de respirer”.Sur les dernières images, il croit voir “dans les yeux d’Evyatar qu’il a perdu tout espoir”.”J’imaginais leur retour, les larmes, les retrouvailles, les embrassades. Mais aujourd’hui, je ne sais plus”, confie-t-il. “Peut-être que je ne les reverrai que dans un cimetière”.

Programmation énergétique: Bayrou a retardé le décret afin de conduire “la concertation et les consultations nécessaires”

François Bayrou a retardé la publication du décret sur la programmation pluriannuelle énergétique (PPE) “pour que soient conduites la concertation et les consultations nécessaires” avec les partis et les groupes parlementaires, a-t-il expliqué mardi à l’AFP.Ce décret, qui fixe la feuille de route du pays en matière de production d’énergie “est nécessaire”, a souligné M. Bayrou. “J’étais prêt à le publier quand j’ai mesuré que les groupes parlementaires n’avaient été ni suffisamment associés, ni correctement informés de sa publication. Ce n’est pas ma manière de voir les choses. Je pense que quand on prend des décisions de cet ordre, il faut que tout le monde soit associé si possible, informé à coup sûr. Des textes de cette importance ne peuvent pas être pris par surprise”, a déclaré le Premier ministre.”Il y a des raisons impérieuses pour que ce décret soit pris: la PPE actuelle, sous l’empire de laquelle nous sommes, a été prise il y a plus de cinq ans et elle prévoyait la réduction massive de l’électricité d’origine nucléaire. C’est dire que ce texte est complétement dépassé. Et si on veut faire les investissements nécessaires, à la fois pour le nucléaire, les centrales nucléaires, et pour le renouvelable, la part des renouvelables qui doit être prise en compte, il faut qu’il y ait une nouvelle PPE”, a poursuivi M. Bayrou.”Mais je pense très nécessaire que personne ne soit pris par surprise. Ce n’est pas ma philosophie. Voilà exactement pourquoi j’ai retardé cette publication, pour que soient conduites la concertation et les consultations nécessaires”, a ajouté M. Bayrou, qui prévoit une publication en “août, septembre”.Le 8 juillet, le Sénat a de nouveau approuvé une proposition de loi dite Gremillet sur l’avenir énergétique de la France, consacrant une relance massive du nucléaire et censée aider l’exécutif à finaliser son décret sur la PPE.La loi doit désormais faire son retour fin septembre à l’Assemblée, où les débats inauguraux sur ce texte ont déjà été très chaotiques, conduisant à son rejet en première lecture après une tentative du RN et de la droite d’imposer un moratoire sur les nouvelles installations renouvelables.Mi-juillet, une vingtaine de syndicats et fédérations professionnelles de l’électricité ont appelé le gouvernement à publier “sans délai” le décret, un texte qui a déjà deux ans de retard.La publication de la PPE est très attendue par les acteurs de l’énergie pour lancer des appels d’offre, notamment dans l’éolien en mer, sécuriser des investissements, anticiper les besoins de formation et d’emploi et prévoir les infrastructures.

Programmation énergétique: Bayrou a retardé le décret afin de conduire “la concertation et les consultations nécessaires”

François Bayrou a retardé la publication du décret sur la programmation pluriannuelle énergétique (PPE) “pour que soient conduites la concertation et les consultations nécessaires” avec les partis et les groupes parlementaires, a-t-il expliqué mardi à l’AFP.Ce décret, qui fixe la feuille de route du pays en matière de production d’énergie “est nécessaire”, a souligné M. Bayrou. “J’étais prêt à le publier quand j’ai mesuré que les groupes parlementaires n’avaient été ni suffisamment associés, ni correctement informés de sa publication. Ce n’est pas ma manière de voir les choses. Je pense que quand on prend des décisions de cet ordre, il faut que tout le monde soit associé si possible, informé à coup sûr. Des textes de cette importance ne peuvent pas être pris par surprise”, a déclaré le Premier ministre.”Il y a des raisons impérieuses pour que ce décret soit pris: la PPE actuelle, sous l’empire de laquelle nous sommes, a été prise il y a plus de cinq ans et elle prévoyait la réduction massive de l’électricité d’origine nucléaire. C’est dire que ce texte est complétement dépassé. Et si on veut faire les investissements nécessaires, à la fois pour le nucléaire, les centrales nucléaires, et pour le renouvelable, la part des renouvelables qui doit être prise en compte, il faut qu’il y ait une nouvelle PPE”, a poursuivi M. Bayrou.”Mais je pense très nécessaire que personne ne soit pris par surprise. Ce n’est pas ma philosophie. Voilà exactement pourquoi j’ai retardé cette publication, pour que soient conduites la concertation et les consultations nécessaires”, a ajouté M. Bayrou, qui prévoit une publication en “août, septembre”.Le 8 juillet, le Sénat a de nouveau approuvé une proposition de loi dite Gremillet sur l’avenir énergétique de la France, consacrant une relance massive du nucléaire et censée aider l’exécutif à finaliser son décret sur la PPE.La loi doit désormais faire son retour fin septembre à l’Assemblée, où les débats inauguraux sur ce texte ont déjà été très chaotiques, conduisant à son rejet en première lecture après une tentative du RN et de la droite d’imposer un moratoire sur les nouvelles installations renouvelables.Mi-juillet, une vingtaine de syndicats et fédérations professionnelles de l’électricité ont appelé le gouvernement à publier “sans délai” le décret, un texte qui a déjà deux ans de retard.La publication de la PPE est très attendue par les acteurs de l’énergie pour lancer des appels d’offre, notamment dans l’éolien en mer, sécuriser des investissements, anticiper les besoins de formation et d’emploi et prévoir les infrastructures.

US trade gap shrinks on imports retreat as tariffs fuel worries

The US trade gap narrowed in June, government data showed Tuesday, as imports pulled back more than exports while businesses grappled with President Donald Trump’s tariffs on allies and competitors alike.The overall trade deficit in the world’s biggest economy narrowed by 16 percent to $60.2 billion, down from a revised $71.7 billion figure in May, the Department of Commerce said.The narrowing was more than analysts expected but largely reflected a drop in goods imports — including consumer goods as Trump’s wide-ranging tariffs added to businesses’ costs of bringing in foreign products.In April, Trump imposed a 10-percent duty on most US trading partners and he has also slapped much steeper tariffs on steel, aluminum and autos.This baseline tariff is set to rise to varying levels for dozens of economies including Japan and the European Union come Thursday.Given that plans have been set out for higher rates to take effect, policy uncertainty has eased somewhat, said Nationwide financial markets economist Oren Klachkin.”But businesses hoping tariffs were just threats must now adjust to the reality they are here to stay,” he added in a note.”We think the negative impact of high tariff rates will outweigh any positives from lower policy uncertainty,” Klachkin said.The June deficit narrowed on the back of a fall in imports, by 3.7 percent to $337.5 billion, while exports also dropped by 0.5 percent to $277.3 billion.The drop in imports came as those of consumer goods decreased $8.4 billion, while those of industrial supplies and materials fell by $2.7 billion. Imports of autos and parts also dropped by $1.3 billion.The retreat in exports, meanwhile, came as goods exports declined by $1.3 billion, with decreases seen in industrial supplies as well.The goods deficit with China dropped by $4.6 billion, to $9.4 billion in June.Washington and Beijing slapped escalating tariffs on each other’s products in April, reaching prohibitive triple-digit levels and snarling supply lines between the world’s two biggest economies.But in May, the countries reached a temporary agreement to bring these duties to a lower level until August 12.

US trade gap shrinks on imports retreat as tariffs fuel worries

The US trade gap narrowed in June, government data showed Tuesday, as imports pulled back more than exports while businesses grappled with President Donald Trump’s tariffs on allies and competitors alike.The overall trade deficit in the world’s biggest economy narrowed by 16 percent to $60.2 billion, down from a revised $71.7 billion figure in May, the Department of Commerce said.The narrowing was more than analysts expected but largely reflected a drop in goods imports — including consumer goods as Trump’s wide-ranging tariffs added to businesses’ costs of bringing in foreign products.In April, Trump imposed a 10-percent duty on most US trading partners and he has also slapped much steeper tariffs on steel, aluminum and autos.This baseline tariff is set to rise to varying levels for dozens of economies including Japan and the European Union come Thursday.Given that plans have been set out for higher rates to take effect, policy uncertainty has eased somewhat, said Nationwide financial markets economist Oren Klachkin.”But businesses hoping tariffs were just threats must now adjust to the reality they are here to stay,” he added in a note.”We think the negative impact of high tariff rates will outweigh any positives from lower policy uncertainty,” Klachkin said.The June deficit narrowed on the back of a fall in imports, by 3.7 percent to $337.5 billion, while exports also dropped by 0.5 percent to $277.3 billion.The drop in imports came as those of consumer goods decreased $8.4 billion, while those of industrial supplies and materials fell by $2.7 billion. Imports of autos and parts also dropped by $1.3 billion.The retreat in exports, meanwhile, came as goods exports declined by $1.3 billion, with decreases seen in industrial supplies as well.The goods deficit with China dropped by $4.6 billion, to $9.4 billion in June.Washington and Beijing slapped escalating tariffs on each other’s products in April, reaching prohibitive triple-digit levels and snarling supply lines between the world’s two biggest economies.But in May, the countries reached a temporary agreement to bring these duties to a lower level until August 12.

Plus de 200 crocodiles abattus dans une ferme de Cisjordanie

L’administration civile israélienne a annoncé lundi avoir abattu plus de 200 crocodiles du Nil représentant “un danger”, dans une ferme située dans une colonie israélienne en Cisjordanie occupée, un geste dénoncé par le propriétaire et des organisations de défense des animaux. Ces crocodiles “étaient détenus dans un enclos abandonné dans des conditions déplorables qui constituaient de la maltraitance animale, avec un accès insuffisant à la nourriture, ce qui les avait poussés à adopter un comportement cannibale”, a assuré le Cogat, l’organisme de défense israélien qui gère les affaires civiles en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.Après des discussions avec des experts vétérinaires, il a été décidé que le “risque réel pour la vie des habitants de la zone devait être traité immédiatement”, a ajouté l’administration civile, qui n’a pas précisé comment les animaux ont été tués.Ouverte aux touristes dans les années 1990 dans la vallée du Jourdain, la ferme des crocodiles, à Petzael, avait été reconvertie en élevage commercial après une baisse de fréquentation liée à la seconde Intifada.En 2013, une loi interdisant l’élevage d’animaux sauvages pour la revente de leur peau a entraîné la fermeture du site, alors laissé à l’abandon. Gadi Bitan, propriétaire de la ferme depuis plus de 30 ans, a affirmé au média israélien Ynet n’avoir pas été averti de l’abattage, survenu dimanche. “C’était une exécution pure et simple”, a-t-il dénoncé, expliquant que son employé, sur place, s’est vu confisquer son téléphone portable pendant l’opération. “Ces animaux étaient en bonne santé, nourris, et aucun accident grave n’a jamais été signalé à la ferme”, a-t-il assuré. “Cet acte constitue un massacre cruel et injustifiable d’animaux protégés”, a dénoncé l’ONG israélienne Let the Animals Live, qui rappelle qu’Israël est signataire de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES).L’association a demandé l’ouverture immédiate d’une enquête. Des vidéos diffusées au printemps avaient montré des adolescents israéliens jetant des pierres sur des crocodiles de la ferme. Depuis sa fermeture officielle, certains des sauriens s’en seraient échappés à plusieurs reprises, inquiétant les habitants et visiteurs des réserves naturelles alentours.Le Cogat souligne que “plusieurs incidents” ont été signalés, où “des crocodiles se sont échappés de la ferme vers des communautés et des réserves naturelles voisines, posant ainsi une menace réelle et immédiate pour les habitants” du coin.”Depuis que la loi a été modifiée en 2013, désignant le crocodile du Nil comme un animal sauvage protégé et interdisant son commerce (en tant qu’espèce sauvage en captivité), l’administration civile a fait des tentatives répétées pour aider le propriétaire de la ferme à trouver des solutions pour les animaux abandonnés, mais ces efforts” ont été vains, vu le manque de coopération” du propriétaire des lieux, qui “n’a entrepris aucune action”.La même administration a tenté, à ses frais, de reconstruire des clôtures de la ferme ces dernières années mais “cela n’a pas suffit”, toujours selon le Cogat.”Après 12 ans de recherche de solutions et à la lumière des événements récents indiquant un danger immédiat et grave pour la vie humaine, il a été déterminé que le danger devait être traité sans délai”, a encore justifié le Cogat.L’organisme ne précise pas par ailleurs le sort des dépouilles des 200 animaux appartenant à une espèce qui atteint facilement les quatre mètres de longueur pour plus de 500 kilos.

US-S.Africa relations at ‘a low’ as US interferes with domestic issues: FMTue, 05 Aug 2025 16:28:08 GMT

US attempts to interfere with South Africa’s domestic issues have brought relations between the nations to “a low”, Foreign Minister Ronald Lamola told AFP in an interview Tuesday.Tariffs of 30 percent — the highest on any sub-Saharan African country — are set to hit certain South African exports Friday in the absence of a trade …

US-S.Africa relations at ‘a low’ as US interferes with domestic issues: FMTue, 05 Aug 2025 16:28:08 GMT Read More »