Conflit Afghanistan-Pakistan: “Ouvrez” la frontière, demandent des Pakistanais côté afghan

“Ouvrez la route!” demandent des étudiants, des commerçants et des familles pakistanaises bloqués en Afghanistan depuis que le conflit entre les deux pays voisins a conduit à la fermeture de la frontière, il y a près de trois mois.”La plupart des étudiants ne peuvent plus rentrer chez eux, ils ne sont en contact avec leur famille que par téléphone, les problèmes financiers augmentent. Nous demandons aux deux pays d’ouvrir la route pour que les étudiants puissent voir leurs proches”, lance Shah Fahad Amjad, un Pakistanais de 22 ans inscrit en médecine à Jalalabad, dans l’est de l’Afghanistan.Environ 600 étudiants pakistanais seraient dans ce cas dans la seule province orientale de Nangarhar, selon un représentant étudiant. “Il y a des tas de problèmes pour nous qui étudions en Afghanistan, mais aussi pour les Afghans étudiant au Pakistan”, explique à l’AFP Barkat Ullah Wazir, 23 ans, également en médecine.Longtemps proches, les deux pays s’affrontent sporadiquement depuis que les autorités talibanes ont repris le contrôle de Kaboul en 2021. Islamabad accuse son voisin d’abriter des militants armés qui lancent des attaques sur son territoire, ce que le gouvernement afghan dément.Mi-octobre, des affrontements meurtriers d’une ampleur inédite ont fait 70 morts. La frontière qui sépare les deux pays sur plus de 2.600 kilomètres a été fermée, affectant les importants échanges commerciaux, mais aussi la vie de milliers de citoyens, habitués à passer régulièrement d’un côté à l’autre.Car la “ligne Durand”, tracée par les autorités coloniales britannique au XIXe siècle pour démarquer la limite entre les deux pays, coupe en deux des communautés pachtounes (ethnie des talibans) qui ont gardé des liens étroits. Certains bâtiments ont même un mur au Pakistan et l’autre en Afghanistan.Le ministère pakistanais des Affaires étrangères a indiqué jeudi que 1.199 personnes avaient demandé l’aide de son ambassade à Kaboul pour rentrer dont 549 étudiants. Au total, 15 d’entre eux et 291 autres personnes ont pu revenir au Pakistan fin décembre.  Au sud de l’Afghanistan, dans la ville de Kandahar, Ehsanullah Himmat, un commerçant pakistanais de 21 ans, raconte lui être venu avec sa famille pour le mariage de proches. Il devait rester deux jours, il est là depuis environ trois mois “Les combats ont éclaté et nous ne pouvons plus rentrer”.- “Notre vie en dépend” -“Avec nos enfants, nous restons chez un proche, puis chez un autre, mais c’est embarrassant”, explique-t-il.”Nous ne pouvons pas faire appel à des passeurs pour rentrer (au Pakistan), il y a aussi d’autres voies mais c’est long et cher (…) et nous n’avons pas les moyens”, ajoute-t-il.Certains Pakistanais rejoignent Kaboul pour prendre un avion vers leur pays, mais cette option est bien trop coûteuse pour la majorité.Aux postes-frontières terrestres, seuls passent encore les réfugiés ou migrants afghans que le gouvernement pakistanais expulse en masse. Plus de 960.000 d’entre eux sont arrivés en 2025, pour la plupart démunis et sans point d’ancrage en Afghanistan.A Spin Boldak (sud), des barrières bloquent la route vers le sud-ouest du Pakistan. Haji Musa Kaleem, un Pakistanais de Chaman, juste de l’autre côté de la frontière ne peut plus revoir ses enfants. “Je rentrais tous les jours, et là ça fait des mois que je suis bloqué”, témoigne ce négociant en pièces automobiles.Khan Muhammad, 39 ans, originaire de Quetta (sud-ouest du Pakistan), a son camion immobilisé côté afghan. “Je n’ai pas chargé un seul kilo de fret depuis deux mois et demi” confie-t-il. “Cette fermeture fait beaucoup de mal aux gens. Le travail est à l’arrêt”.”Notre vie dépend de ce point frontière, insiste-t-il, cette route doit être ouverte, les gens des deux côtés seront heureux et le travail reprendra!”.

Rassemblements à Téhéran, affrontements dans l’ouest de l’Iran

De nouveaux rassemblements se sont tenus samedi soir à Téhéran tandis que des violences ont été rapportées dans des régions de l’ouest de l’Iran, a indiqué dimanche une agence de presse au huitième jour de contestation.Le mouvement, initialement lié au coût de la vie, a débuté le 28 décembre dans la capitale iranienne et s’est depuis étendu au reste du pays avec des revendications politiques.La contestation touche ou a touché, à des degrés divers, une quarantaine de villes, essentiellement petites et moyennes et principalement situées dans l’ouest du pays, selon un décompte de l’AFP basé sur les annonces officielles et des médias.Au moins 12 personnes ont été tuées depuis le 30 décembre lors d’affrontements localisés, dont des membres des forces de sécurité, selon un bilan basé sur des annonces officielles.Des rassemblements samedi soir à Téhéran ont été qualifiés de “limités” par l’agence de presse Fars et décrits comme étant “généralement composés de groupes de 50 à 200 jeunes”. La capitale compte environ 10 millions d’habitants.Ces rassemblements se sont tenus dans les quartiers Novobat et Tehran Pars (est), Ekbatan, Sadeghieh et Sattarkhan (ouest), Naziabad et Abdolabad (sud), a ajouté Fars.Selon l’agence de presse, des slogans politiques tels que “+Mort au dictateur+” ont été entendus mais aucun débordement notable n’a eu lieu, hormis “quelques jets de pierres et l’incendie de quelques poubelles”. Toujours d’après Fars, cette situation “contraste avec une intensification des violences et des attaques organisées dans d’autres régions, notamment dans l’ouest du pays”.A Malekshahi, un comté d’environ 20.000 habitants où vit une importante population kurde, des affrontements ont coûté la vie samedi à un membre des forces de sécurité, selon les médias iraniens.Selon Fars, “des émeutiers (avaient) tenté de pénétrer dans un commissariat”. “Deux assaillants ont été abattus”, a ajouté l’agence.Les médias iraniens ont rapporté ces derniers jours des violences et dégradations, principalement localisées dans l’ouest du pays, à plusieurs centaines de kilomètres de Téhéran.Les autorités et les médias iraniens ne communiquent pas nécessairement et en détail sur tous les incidents, ce qui complique l’appréciation des événements. Des vidéos sur la mobilisation inondent les réseaux sociaux, mais toutes ne peuvent pas être authentifiées.

Birmanie: la junte libère plus de 6.000 prisonniers dans une amnistie annuelle

Plus de 6.000 prisonniers ont été libérés dimanche en Birmanie à la faveur d’une amnistie annuelle accordée par la junte pour la fête de l’Indépendance, une semaine après le début de législatives dénoncées comme une mascarade par des observateurs internationaux.L’armée a pris le pouvoir lors d’un coup d’Etat en 2021 qui a déclenché une guerre civile opposant des rebelles pro‑démocratie aux forces de la junte. Des milliers de militants ont été arrêtés depuis le putsch.Dimanche, une douzaine de bus remplis de détenus libérés ont quitté la prison d’Insein, dans la région de Yangon, certains faisant des signes à des foules de sympathisants, ont constaté des journalistes de l’AFP.Des proches massés devant la prison ont brandi des pancartes portant les noms de leurs proches incarcérés. Un homme a émis l’espoir de voir son père, emprisonné pour avoir “fait de la politique”.”Sa peine touche à sa fin. J’espère qu’il sera libéré dès que possible”, a déclaré cet homme qui a refusé de décliner son identité pour des raisons de sécurité.Le chef de la junte, Min Aung Hlaing, a gracié 6.134 ressortissants birmans emprisonnés, et 52 détenus étrangers devaient également être libérés puis expulsés, a indiqué le Conseil national de défense et de sécurité.L’amnistie annuelle des prisonniers, “pour des raisons humanitaires et de compassion”, a été annoncée au moment où le pays célèbre le 78e anniversaire de son indépendance après la colonisation britannique.Plusieurs hommes et femmes libérés se sont étreints en larmes devant Insein, prison tristement célèbre pour de présumées violations des droits humains.Certains ont indiqué à l’AFP avoir été arrêtés pour des affaires de drogue, de vol et d’autres délits non politiques.”Je suis très heureux de retrouver ma famille”, a déclaré Yazar Tun, 35 ans, tenant dans ses bras l’un de ses trois enfants devant Insein. Il a dit avoir purgé environ huit mois d’une peine d’un an pour vagabondage.- Plus de 22.000 détenus -Nang Mwe San, femme mannequin et ancien médecin, figurait également parmi les personnes libérées, a constaté un journaliste de l’AFP. Elle avait été arrêtée en 2022 pour “atteinte à la culture et à la dignité” après avoir publié en ligne des vidéos jugées à caractère sexuel.Plus de 22.000 personnes sont actuellement détenues par la junte, selon l’Association d’assistance aux prisonniers politiques.La junte birmane a organisé il y a une semaine des législatives échelonnées sur un mois, ses dirigeants assurant que ce scrutin apporterait la démocratie et la réconciliation nationale.Toutefois, des défenseurs des droits humains et des diplomates occidentaux l’ont condamné comme une imposture.Le Parti de la solidarité et du développement de l’Union (USDP), favorable aux militaires, dispose d’un avantage décisif lors de la première phase, ayant remporté 90% des sièges de la chambre basse annoncés jusqu’ici, selon les résultats officiels publiés dans les médias d’Etat samedi et dimanche.De nombreux analystes décrivent l’USDP comme un relais civil de l’armée. Deux autres phases, avec un vote dans d’autres cantons, sont prévues les 11 et 25 janvier.La très populaire mais dissoute Ligue nationale pour la démocratie (LND) de la figure de proue démocrate Aung San Suu Kyi n’apparaissait pas sur les bulletins de vote, et elle est emprisonnée depuis le coup d’Etat.L’armée avait annulé les résultats du dernier scrutin en date en 2020, après une nette victoire de la LND sur l’USDP. L’armée et l’USDP avaient alors allégué une fraude électorale massive, des accusations que des observateurs internationaux ont jugé infondées.La junte a indiqué que la participation lors de la première phase des législatives en décembre avait dépassé 50% des électeurs inscrits, en‑deçà du taux d’environ 70% enregistré en 2020.

Bar incendié en Suisse: les premiers étrangers identifiés parmi les corps

L’identification des corps des victimes de l’incendie en Suisse d’un bar se poursuit dimanche, avec 24 personnes identifiées dont les premiers étrangers, tandis que la station alpine de Crans-Montana célébrait la mémoire des 40 morts lors d’une messe.Outre les huit Suisses précédemment identifiés, les autorités du canton du Valais ont annoncé l’identification de dix autres Suisses (quatre femmes et six hommes) âgés de 14 à 31 ans, de deux Italiens de 16 ans, d’un Français de 39 ans, d’un ressortissant ayant la double nationalité italienne et émiratie de 16 ans, d’un Roumain de 18 ans, et d’un Turc âgé de 18 ans.A ce jour, l’identité de onze mineurs a pu être établie. Vendredi, la police avait annoncé avoir formellement identifié 113 des 119 blessés.Parmi eux se trouvent 71 Suisses, 14 Français (16 selon le ministère français des Affaires étrangères samedi), 11 Italiens, quatre Serbes, mais aussi un Bosniaque, un Belge, un Luxembourgeois, un Polonais et un Portugais.Plusieurs patients grands brûlés ont été transférés dans des hôpitaux en France, en Belgique, en Allemagne et en Italie.- Messe et marche silencieuse -La messe dominicale à l’intention des victimes a été suivie d’une marche silencieuse à laquelle ont participé plusieurs centaines de personnes dans Crans-Montana, jusqu’à la chapelle ardente installée à proximité du lieu du drame.”Les objectifs des médias du monde entier sont braqués sur notre station. Merci à eux de solliciter la compassion dont les familles des victimes blessées ou défuntes ont tellement besoin”, a déclaré pendant l’office Mgr Jean-Marie Lovey, évêque de Sion.”Parmi les victimes, beaucoup étaient apprentis, collégiens collégiennes, étudiants”, a rappelé le pasteur Gilles Cavin, représentant l’Eglise réformée de Suisse.Dans une église bondée, il a souligné que “nous sommes ici pour dire que face à l’indicible, face à la brutalité de la mort et à la souffrance nous ne voulons pas détourner le regard. Nous sommes ici pour dire notre compassion, notre proximité”.L’église, située à 300 mètres du bar, était pleine à craquer bien avant le début de la messe, retransmise sur un écran géant à l’extérieur. Malgré des températures descendant jusqu’à -9 °C, des centaines de personnes se tenaient dehors, certaines des bouquets de fleurs à la main, d’autres une simple rose rouge. Des secouristes en uniforme ont marché ensemble vers l’église, leurs casques à la main.- Bougies et mousse -Selon les premiers éléments et témoignages, des bougies incandescentes, fixées sur des bouteilles de champagne placées trop près du plafond du sous-sol du bar Le Constellation, seraient à l’origine du drame qui s’est déroulé la nuit de nouvel an.Les autorités suisses ont ouvert une enquête pénale contre les deux gérants français du bar, accusés d'”homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence”.Avant d’envisager un éventuel procès, cette enquête devra établir la responsabilité de ce couple, Jacques et Jessica Moretti, et portera sur les travaux effectués au sein de l’établissement, les matériaux utilisés, les autorisations d’exploiter et les mesures de sécurité. L’enquête se penchera également sur la pose au plafond de la mousse acoustique qui s’est très rapidement embrasée. Elle déterminera si ce matériau insonorisant était conforme aux normes et s’il est à l’origine de la catastrophe.- “Colère froide” -La question de la praticabilité de la sortie de secours est également posée par des témoignages. Mais les autorités n’ont rien dit à ce sujet pour l’instant.Sur des vidéos du drame, on voit des jeunes qui tentent désespérément de sortir du bar, d’une capacité maximale de 300 personnes.Le président de la commune de Crans-Montana, Nicolas Féraud, a assuré de son côté à la radio-télévision publique suisse RTS qu’il n’y avait eu aucun laxisme de la part de sa commune.”C’est l’horreur absolue pour nous, (…) c’est tous des jeunes de familles qu’on connaît depuis toujours”, a déclaré à l’AFP Charles-André Bagnoud, notaire à Crans Montana.Pour Patricia Mazzoni, habitante de 55 ans de Bienne (nord-ouest de la Suisse) venue en vacances à Crans-Montana, c’est l’incompréhension: “Comment c’est possible, en plus en Suisse, jamais j’aurais imaginé ça”.”J’ai une colère froide”, a-t-elle dit à l’AFP.

Ligue 1: un PSG tenu d’accélérer et un PFC au point mort étrennent leur derby

Le premier derby entre Paris SG et Paris FC depuis 1978-1979 doit être l’occasion pour le champion d’Europe de chasser les incertitudes du début de saison, et se lancer vers ses reconquêtes, dimanche au Parc des Princes (20h45).La Ligue 1 est à la fête puisqu’elle renoue avec le principe d’un derby, qui implique traditionnellement deux clubs rivaux d’une même ville, si familier aux Anglais, Espagnols ou Italiens. Mais au-delà du prestige d’un tel rendez-vous, les enjeux sportifs prendront vite le pas au coup d’envoi.Le PSG a plutôt réussi son début de saison si l’on s’en tient au seul plan comptable: certes la première place de Ligue 1 est occupée avec quatre points d’avance par un Lens intenable, mais en Ligue des champions, le PSG est troisième de la phase de ligue. Il a remporté la Supercoupe d’Europe et la Coupe intercontinentale pour parachever l’historique saison 2024-25 à six trophées.En revanche, l’entraîneur Luis Enrique se serait bien passé des blessures à répétition, qui l’ont empêché de programmer la montée en puissance en vue de la seconde partie de saison. “J’espère désormais avoir tous les joueurs en bonne condition physique”, a soufflé l’Espagnol.L’attaque en particulier a été sinistrée. Dimanche, le Ballon d’or Ousmane Dembélé ou encore Désiré Doué, plombés par une alternance d’arrêts et de reprises, seront donc très attendus.- Cap, pas cap ? -Dans les buts, Lucas Chevalier doit aussi se montrer, lui qui a laissé transpirer de la fébrilité depuis son arrivée en remplacement de Gianluigi Donnarumma l’été dernier. A cause d’une blessure à une cheville, il a donné l’occasion à Matvey Safonov de s’exprimer et le Russe n’a pas laissé passer sa chance, remettant le débat sur les gardiens sur le devant de la scène. Maintenant que Safonov est à son tour blessé, à l’ancien Lillois de mettre les points sur les “i”.Si le PSG a montré une certaine résilience en l’absence de cadres, les individualités vont compter pour reformer le collectif parfaitement huilé du printemps 2025. D’autant que Luis Enrique et le conseiller sportif Luis Campos ne comptent pas réaliser d’investissements significatifs sur le marché des transferts hivernal (1 janvier – 2 février).C’est en tout début d’année que le PSG avait vraiment passé un cap en 2025, c’est donc donc tout naturellement qu’il sera scruté dès dimanche contre son tout nouveau rival de la capitale.Ensuite, les événements s’enchaîneront avec un mois de janvier chargé: pas moins de sept matches dont le Trophée des champions contre Marseille le 8 au Koweït, un deuxième rendez-vous avec le PFC en Coupe de France, dès lundi 12, et deux matches de Ligue des champions.- “Il faudra souffrir” -Côté PFC, on est sur “une autre planète”, dixit le président Pierre Ferracci. L’ambitieux promu, racheté par la richissime famille Arnault, n’est que 14e du championnat et son entraîneur Stéphane Gilli traverse ses premières difficultés de la saison. Le PFC ne vise certes pas le podium dès sa première année en Ligue 1 mais les récentes performances ont inquiété, avec deux points pris seulement sur les cinq derniers matches.Pour le gardien Kevin Trapp, qui a porté les couleurs du PSG de 2015 à 2019, “il n’y a pas de meilleure façon de commencer l’année que d’affronter la meilleure équipe en Europe et de savoir où on est”.Avec la perspective de deux matches d’affilée contre le géant voisin, “on peut beaucoup apprendre, ajoute l’Allemand. On doit être tous à 100%, il faudra souffrir aussi beaucoup dans ce match, beaucoup défendre et surtout y croire, ne pas penser qu’on est déjà battus avant ce match”.”Ce sera compliqué, on ne va pas se mentir”, prévient pour sa part le capitaine du PFC Maxime Lopez. Mille de ses supporters feront le très, très court déplacement de 44 mètres qui sépare leur stade Jean-Bouin du Parc des Princes.”Je suis content de jouer un derby à Paris. C’est beau pour la ville”, a déclaré de son côté Luis Enrique. Ce sont des matches différents, particuliers, j’espère voir un beau match.”