Peinture rouge et tags hostiles sur les locaux de la compagnie israélienne El Al à Paris

L’entrée des locaux de la compagnie aérienne israélienne El Al à Paris a été recouverte de peinture rouge et de tags hostiles dans la nuit de mercredi à jeudi, Israël condamnant un “acte barbare”.Des journalistes de l’AFP ont constaté jeudi matin des inscriptions “Palestine vivra, Palestine vaincra”, “Fuck zionism” ou encore “El Al Genocide Airline” sur les murs entourant la porte d’entrée de l’immeuble abritant les locaux de la compagnie, rue de Turbigo (IIIe arrondissement), dans le centre de la capitale.La façade et le sol avaient été aspergés de peinture rouge.Des inscriptions rouges en arabe ont également été découvertes sur la façade de la banque voisine de l’immeuble, selon une source policière.Le parquet de Paris a indiqué à l’AFP avoir ouvert une enquête pour des faits de dégradation ou de détérioration du bien d’autrui commis en réunion en raison de la race, de l’ethnie, de la nation ou de la religion. Elle a été confiée au commissariat local.La ministre israélienne des Transports, Miri Regev, a condamné sur X un “acte barbare et violent contre El Al”.”J’attends des autorités françaises chargées de l’application de la loi qu’elles localisent les criminels et prennent des mesures fortes à leur encontre”, a-t-elle ajouté.”Aujourd’hui c’est El Al, demain c’est Air France. Lorsque le président français Macron annonce des cadeaux au Hamas, voici le résultat”, a aussi écrit la ministre. Emmanuel Macron a annoncé fin juillet que la France reconnaîtrait l’Etat de Palestine en septembre à l’ONU.L’ambassadeur d’Israël en France, Joshua Zarka, s’est quant à lui rendu devant la façade dégradée en fin de matinée.”C’est un acte de terrorisme parce que ça a pour but de terroriser, de terroriser les employés d’El Al, de terroriser les citoyens israéliens, de leur faire peur et d’essayer de leur faire sentir qu’ils ne sont pas les bienvenus, que ce soit en France ou en dehors de leur pays”, a déclaré à la presse le diplomate.Selon la compagnie, citée par la chaîne de télévision israélienne N12, “l’incident s’est produit alors que le bâtiment était vide et qu’il n’y avait aucun danger pour les employés de l’entreprise”.”El Al arbore fièrement le drapeau israélien sur la queue de ses avions et condamne toute forme de violence, en particulier celle fondée sur l’antisémitisme”, a ajouté la compagnie nationale.Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a dénoncé sur X “une nouvelle manifestation d’antisémitisme décomplexé”, qu’il a qualifiée d'”inadmissible”. Son collègue des Transports, Philippe Tabarot, a lui condamné également sur X des “actes de vandalisme”, soulignant que “les actes de haine et d’antisémitisme n’ont pas leur place dans notre République”.Début juin, plusieurs lieux juifs à Paris avaient été aspergés de peinture verte, et trois Serbes ont été mis en examen et écroués, suspectés par les enquêteurs d’avoir agi dans le but de servir les intérêts d’une puissance étrangère, possiblement la Russie.Israël est en guerre dans la bande de Gaza contre le Hamas depuis l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien sur son sol le 7 octobre 2023.Cette attaque a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.L’offensive israélienne menée en représailles a fait au moins 61.158 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.dmv-bla-sm-mvn-cco/asl/dch   

Une rencontre Trump-Poutine prévue pour “dans les prochains jours”, selon le Kremlin

Le Kremlin a annoncé jeudi un “accord de principe” pour une rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump “dans les prochains jours”, tout en écartant dans l’immédiat un sommet à trois avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui insiste pour négocier directement avec son homologue russe.M. Poutine a estimé que les “conditions” n’étaient pas réunies pour un tête-à-tête avec M. Zelensky. Moscou avait précédemment fait savoir qu’un tel scénario n’avait de sens qu’en phase finale des négociations de paix.Donald Trump avait lui aussi évoqué mercredi une possible réunion “très bientôt” avec le chef de l’Etat russe, ce qui constituerait une première depuis son retour à la Maison Blanche en janvier.- “Accord de principe” -Le président américain avait repris contact avec M. Poutine dans l’espoir de mettre rapidement fin à l’offensive russe en Ukraine déclenchée en 2022 mais s’est montré de plus en plus frustré ces dernières semaines. Il a lancé à la Russie un ultimatum qui expire vendredi, la sommant de trouver un accord avec Kiev sous peine de sanctions sévères.”Sur la suggestion de la partie américaine, un accord de principe a été conclu pour organiser un sommet bilatéral dans les prochains jours”, a assuré jeudi le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov.Selon lui, cette rencontre pourrait se dérouler “la semaine prochaine” et M. Poutine a précisé que les Emirats arabes unis étaient l’un des endroits envisagés pour l’accueillir.”Nous avons beaucoup d’amis qui sont prêts à nous aider à organiser ce type d’événements. L’un d’entre eux est le président des Emirats arabes unis”, a déclaré le président russe aux côtés de son homologue émirati, Mohammed ben Zayed, qu’il recevait au Kremlin.Un responsable américain à la Maison Blanche, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a, quant à lui, affirmé que le lieu de la réunion n’avait pas encore été convenu entre Moscou et Washington et que cette dernière pourrait intervenir la semaine prochaine.- Pas de rencontre avec Zelensky -M. Ouchakov a en revanche souligné que Moscou n’envisageait pas pour l’heure de sommet à trois entre Donald Trump, Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky, un format qui a été proposé par Washington.Et concernant une rencontre Poutine-Zelensky, le chef de l’Etat russe a dit “n’avoir rien contre” si “certaines conditions” sont réunies. “Or, malheureusement, nous sommes encore loin de ces conditions”, a-t-il affirmé.M. Zelensky avait encore insisté jeudi matin pour qu’une telle réunion soit organisée, la qualifiant de “priorité claire” pour l’Ukraine.Cette accélération diplomatique intervient à la suite de la visite à Moscou mercredi de l’émissaire spécial du président américain, Steve Witkoff, qui s’est entretenu avec Vladimir Poutine.Le chef de l’Etat ukrainien s’est de son côté entretenu mercredi soir au téléphone avec Donald Trump, une conversation à laquelle ont pris part plusieurs dirigeants européens.M. Zelensky a demandé que les Européens soient inclus dans les négociations de paix sur l’Ukraine, desquelles ils ont jusqu’à présent été tenus à l’écart malgré les tentatives de Paris, Berlin et Londres d’influer sur elles.”L’Europe doit donc participer au processus”, a-t-il plaidé jeudi.Le président ukrainien et le chancelier allemand Friedrich Merz ont néanmoins “loué” au cours d’une conversation téléphonique “les efforts de médiation” de Donald Trump, selon Berlin.M. Zelensky a également dit avoir informé au téléphone jeudi le président français Emmanuel Macron des derniers évènements.- Menace de sanctions -La dernière réunion en chair et en os entre Donald Trump et Vladimir Poutine a eu lieu en 2019 en marge d’un sommet du G20 au Japon mais c’est surtout leur sommet de juillet 2018 à Helsinki qui est resté dans les mémoires.Agacé par le blocage des pourparlers entre Moscou et Kiev, le président américain a donné à la Russie jusqu’à ce vendredi pour cesser les hostilités, sous peine de nouvelles sanctions. Un ultimatum dont on ignore pour le moment s’il est toujours d’actualité compte tenu de l’annonce d’un prochain sommet.Les pays qui commercent avec la Russie sont notamment visés, comme l’Inde et la Chine. M. Trump a déjà dit porter à 50% au lieu de 25% les droits de douane sur les importations en provenance d’Inde, en raison des achats indiens de pétrole russe.Vladimir Poutine a à cet égard reçu jeudi le conseiller à la sécurité nationale du Premier ministre indien Narendra Modi, Ajit Doval, selon les agences de presse russes.Malgré les efforts diplomatiques américains, rien n’indique que la Russie est revenue sur les conditions qu’elle pose pour mettre fin à son assaut en Ukraine.Elle réclame que ce pays lui cède quatre régions partiellement occupées (celles de Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson), en plus de la Crimée annexée en 2014, et qu’elle renonce aux livraisons d’armes occidentales et à toute adhésion à l’Otan. Des exigences inacceptables pour Kiev.

Une rencontre Trump-Poutine prévue pour “dans les prochains jours”, selon le Kremlin

Le Kremlin a annoncé jeudi un “accord de principe” pour une rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump “dans les prochains jours”, tout en écartant dans l’immédiat un sommet à trois avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui insiste pour négocier directement avec son homologue russe.M. Poutine a estimé que les “conditions” n’étaient pas réunies pour un tête-à-tête avec M. Zelensky. Moscou avait précédemment fait savoir qu’un tel scénario n’avait de sens qu’en phase finale des négociations de paix.Donald Trump avait lui aussi évoqué mercredi une possible réunion “très bientôt” avec le chef de l’Etat russe, ce qui constituerait une première depuis son retour à la Maison Blanche en janvier.- “Accord de principe” -Le président américain avait repris contact avec M. Poutine dans l’espoir de mettre rapidement fin à l’offensive russe en Ukraine déclenchée en 2022 mais s’est montré de plus en plus frustré ces dernières semaines. Il a lancé à la Russie un ultimatum qui expire vendredi, la sommant de trouver un accord avec Kiev sous peine de sanctions sévères.”Sur la suggestion de la partie américaine, un accord de principe a été conclu pour organiser un sommet bilatéral dans les prochains jours”, a assuré jeudi le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov.Selon lui, cette rencontre pourrait se dérouler “la semaine prochaine” et M. Poutine a précisé que les Emirats arabes unis étaient l’un des endroits envisagés pour l’accueillir.”Nous avons beaucoup d’amis qui sont prêts à nous aider à organiser ce type d’événements. L’un d’entre eux est le président des Emirats arabes unis”, a déclaré le président russe aux côtés de son homologue émirati, Mohammed ben Zayed, qu’il recevait au Kremlin.Un responsable américain à la Maison Blanche, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a, quant à lui, affirmé que le lieu de la réunion n’avait pas encore été convenu entre Moscou et Washington et que cette dernière pourrait intervenir la semaine prochaine.- Pas de rencontre avec Zelensky -M. Ouchakov a en revanche souligné que Moscou n’envisageait pas pour l’heure de sommet à trois entre Donald Trump, Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky, un format qui a été proposé par Washington.Et concernant une rencontre Poutine-Zelensky, le chef de l’Etat russe a dit “n’avoir rien contre” si “certaines conditions” sont réunies. “Or, malheureusement, nous sommes encore loin de ces conditions”, a-t-il affirmé.M. Zelensky avait encore insisté jeudi matin pour qu’une telle réunion soit organisée, la qualifiant de “priorité claire” pour l’Ukraine.Cette accélération diplomatique intervient à la suite de la visite à Moscou mercredi de l’émissaire spécial du président américain, Steve Witkoff, qui s’est entretenu avec Vladimir Poutine.Le chef de l’Etat ukrainien s’est de son côté entretenu mercredi soir au téléphone avec Donald Trump, une conversation à laquelle ont pris part plusieurs dirigeants européens.M. Zelensky a demandé que les Européens soient inclus dans les négociations de paix sur l’Ukraine, desquelles ils ont jusqu’à présent été tenus à l’écart malgré les tentatives de Paris, Berlin et Londres d’influer sur elles.”L’Europe doit donc participer au processus”, a-t-il plaidé jeudi.Le président ukrainien et le chancelier allemand Friedrich Merz ont néanmoins “loué” au cours d’une conversation téléphonique “les efforts de médiation” de Donald Trump, selon Berlin.M. Zelensky a également dit avoir informé au téléphone jeudi le président français Emmanuel Macron des derniers évènements.- Menace de sanctions -La dernière réunion en chair et en os entre Donald Trump et Vladimir Poutine a eu lieu en 2019 en marge d’un sommet du G20 au Japon mais c’est surtout leur sommet de juillet 2018 à Helsinki qui est resté dans les mémoires.Agacé par le blocage des pourparlers entre Moscou et Kiev, le président américain a donné à la Russie jusqu’à ce vendredi pour cesser les hostilités, sous peine de nouvelles sanctions. Un ultimatum dont on ignore pour le moment s’il est toujours d’actualité compte tenu de l’annonce d’un prochain sommet.Les pays qui commercent avec la Russie sont notamment visés, comme l’Inde et la Chine. M. Trump a déjà dit porter à 50% au lieu de 25% les droits de douane sur les importations en provenance d’Inde, en raison des achats indiens de pétrole russe.Vladimir Poutine a à cet égard reçu jeudi le conseiller à la sécurité nationale du Premier ministre indien Narendra Modi, Ajit Doval, selon les agences de presse russes.Malgré les efforts diplomatiques américains, rien n’indique que la Russie est revenue sur les conditions qu’elle pose pour mettre fin à son assaut en Ukraine.Elle réclame que ce pays lui cède quatre régions partiellement occupées (celles de Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson), en plus de la Crimée annexée en 2014, et qu’elle renonce aux livraisons d’armes occidentales et à toute adhésion à l’Otan. Des exigences inacceptables pour Kiev.

Stock markets brush aside higher US tariffs

Most stock markets climbed Thursday even as US President Donald Trump’s new tariffs on dozens of countries took effect, with investors eyeing exemptions from his threatened 100-percent levy on semiconductors.Sentiment was also lifted by hopes of easing geopolitical tensions after the Kremlin said Trump and Russia’s leader Vladimir Putin were set to meet for talks in the coming days.Wall Street’s main indices climbed as trading got underway, but the blue-chip Dow slipped into the red during morning trading and the S&P 500 was flat.Tech stocks were lifted by Trump’s pledge of chip-tariff exemptions for companies that invest heavily in the United States or commit to do so.”Donald Trump’s latest tariff move was taken with a positive twist after the president confirmed a 100-percent levy on imported semiconductors, but threw a lifeline to firms like Apple, saying US-based manufacturers would be exempt,” said City Index and FOREX.com analyst Fawad Razaqzada.Shares in Apple climbed 2.9 percent, adding to a gain of more than five percent on Wednesday.Shares in AI chipmaker Nvidia rose 1.0 percent. Some Asian semiconductor firms also got a boost.Taiwanese chip-making giant TSMC climbed five percent as Taipei said it would be exempt from Trump’s threatened levies on the sector.Seoul-listed Samsung, which is also pumping billions into the world’s number-one economy, rose more than two percent while South Korean rival SK Hynix was up more than one percent.Analysts said that while the chip tariff threat was steep, there was optimism the final level would be lower.And the entry into force of new US tariffs on many of its key trading partners as part of Trump’s efforts to reshape the global economy did not spook investors.”Trump’s global web of tariffs is now in place, but the stock market appears largely unfazed,” said Jochen Stanzl, chief market analyst at CMC Markets.Even Switzerland’s stock market rose 0.9 percent despite top officials failing to convince Washington not to impose a 39-percent tariff on Swiss goods.Stanzl added that buying was driven by “the potential for an interest rate cut by the Federal Reserve in just over a month and a possible meeting between Trump, (Ukraine leader Volodymyr) Zelensky, and Putin as early as next week”.In Europe, London was a rare faller despite the Bank of England cutting interest rates as expected and raising its growth forecast for the British economy.The decision to cut was split and the BoE made clear that bringing down inflation is its main concern, putting in doubt further rate cuts in the immediate future and sending the pound higher.Shares in chip maker Intel fell 3.3 percent after Trump demanded its new boss resign after a Republican Senator reportedly raised national security concerns over his links to firms in China.The price of bitcoin rose to near its record high on reports that Trump was about to sign an order that would allow US 401k pension savings accounts to use the cryptocurrency as an asset. – Key figures at around 1530 GMT -New York – Dow: DOWN 0.6 percent at 43,909.88 pointsNew York – S&P 500: FLAT at 6,340.70New York – Nasdaq Composite: UP 0.4 percent at 21,262.39London – FTSE 100: DOWN 0.7 percent at 9,100.77 (close)Paris – CAC 40: UP 1.0 percent at 7,709.32 (close)Frankfurt – DAX: UP 1.1 percent at 24,192.50 (close)Tokyo – Nikkei 225: UP 0.7 percent at 41,059.15 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: UP 0.7 percent at 25,081.63 (close)Shanghai – Composite: UP 0.2 percent at 3,639.67 (close)Euro/dollar: DOWN at $1.1630 from $1.1659 on WednesdayPound/dollar: UP at $1.3413 from $1.3358Dollar/yen: UP at 147.45 yen from 147.38 yenEuro/pound: DOWN at 86.72 pence from 87.23 penceBrent North Sea Crude: DOWN 0.3 percent at $66.68 per barrelWest Texas Intermediate: DOWN 0.3 percent at $64.13 per barrelburs-rl/rlp

Les Bourses européennes terminent majoritairement en hausse

Les Bourses européennes ont terminé dans le vert jeudi, portées par les espoirs de désescalade géopolitique en Ukraine et les anticipations d’une baisse des taux de la Fed en septembre, à l’exception de Londres où les investisseurs craignent que la Banque d’Angleterre n’abaisse plus ses taux avant plusieurs mois.En Europe, la Bourse de Paris a terminé en hausse de 0,97%, Francfort de 1,12% et Milan de 0,93%. Seule Londres a reculé (-0,69%).

Journée décisive dans l’Aude pour combattre l’incendie d’une ampleur inédite

Les soldats du feu veulent “taper vite et fort” jeudi, une journée “décisive de bascule” pour venir à bout de l’incendie d’une ampleur inédite, qui ravage l’Aude depuis près de 48 heures.En parcourant 17.000 hectares, le feu de forêt est d’ores et déjà le pire incendie depuis au moins 50 ans sur le pourtour méditerranéen français, selon une base de données gouvernementale répertoriant les feux de forêt depuis 1973.”L’objectif est de pouvoir fixer” le feu d’ici la fin de journée, a indiqué à l’AFP le colonel Christophe Magny, chef des pompiers de l’Aude, à la tête des opérations.En début d’après-midi, l’incendie n’était “pas encore fixé”, mais avait cessé de s’étendre, a déclaré à la presse le préfet de l’Aude, Christian Pouget.Cependant, “la bataille n’est pas encore terminée, le feu peut repartir de manière plus importante”, a-t-il ajouté, précisant que quelque 2.000 personnes évacuées n’avaient pas encore pu regagner leur domicile.Jeudi matin, 2.000 foyers étaient encore privés d’électricité, a fait savoir Enedis à l’AFP, indiquant que “la priorité immédiate (…) est d’assurer la continuité des services essentiels”, comme l’accès à l’eau ou aux réseaux de télécommunications.Parti mardi après-midi du village de Ribaute, entre Carcassonne et Narbonne, le sinistre géant a parcouru 17.000 hectares de végétation et de pinède, dont 13.000 brûlés, selon la sécurité civile. Il a aussi détruit ou endommagé 36 habitations et brûlé une quarantaine de véhicules, selon le bilan provisoire de la préfecture.À Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, une dame de 65 ans qui avait refusé de quitter sa maison a été retrouvée morte mercredi à son domicile dévasté par les flammes. La préfecture a également décompté 13 blessés: deux habitants hospitalisés, dont un grièvement brûlé, et onze sapeurs-pompiers, dont un souffre d’un traumatisme crânien, selon le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau.- “On se relèvera pas” -Dans cette commune, la plus affectée par l’incendie, une épaisse fumée se dégageait jeudi des collines de pins surplombant les vignobles où les herbes sèches s’embrasaient, a constaté un journaliste de l’AFP.Le préfet a évalué “de 800 à 900 hectares” les vignobles perdus.”Si on n’est pas aidés, on ne se relèvera pas. On perd gros. C’est un désespoir complet. Ça m’écœure, cette vigne, toutes ces années de travail, c’est parti en fumée en une heure”, confie à l’AFP Fabien Vergnes, 52 ans, dans sa propriété de 20 hectares à Tournissan, à quelques kilomètres de Saint-Laurent.-Météo “plutôt favorable”-Les conditions météo jeudi “sont plutôt favorables”, selon les pompiers de l’Aude. La tramontane, un vent sec et chaud qui renforce le feu, a été supplantée par un vent marin qui “va apporter de l’air plus humide qu’avant, ce qui est moins favorable à la propagation du feu”, a déclaré à l’AFP François Gourand, prévisionniste à Météo-France.”Notre stratégie c’est de taper vite et fort avant que ce vent ne se relève”, ont précisé les pompiers à l’AFP.Le vent qui poussait les flammes vers le littoral méditerranéen a tourné mercredi après-midi, redirigeant le danger vers le massif des Corbières et quinze communes déjà directement ou indirectement impactées par le sinistre.Le vent et “les températures de 32°C”, attendues dans l’après-midi, “nous amènent à rester prudents”, tempère le colonel Magny.- Stratégie militaire de lutte -Le dispositif aérien de quatre Canadair et trois hélicoptères bombardiers d’eau est mobilisé “toute la journée”, pour traiter le feu toujours actif sur divers secteurs, précisent les pompiers du département.  Le Premier ministre François Bayrou a qualifié l’incendie de “catastrophe d’une ampleur inédite” en estimant que l’épisode était “lié au “réchauffement climatique” et “à la sécheresse”. Dans un message de solidarité sur X, le chef de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a prévenu: “La crise climatique est à nos portes. Si aucune action n’est prise rapidement et collectivement, une catastrophe va arriver, c’est une question de +quand+ et non pas de +si+”.Au troisième jour de combat contre le feu, plus de 2.000 pompiers et 500 engins restent mobilisés jeudi. L’Union européenne a également annoncé se tenir “prête à mobiliser” des ressources. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes du feu, encore inconnues. Le Premier ministre a évoqué un départ de feu en bord de route.Fin juillet, à la moitié de la saison estivale, la sécurité civile avait comptabilisé plus de 15.000 hectares brûlés sur le territoire national pour 9.000 départs de feu, principalement sur le littoral méditerranéen.bur-chv-skh-dmc/dch/abl  

Journée décisive dans l’Aude pour combattre l’incendie d’une ampleur inédite

Les soldats du feu veulent “taper vite et fort” jeudi, une journée “décisive de bascule” pour venir à bout de l’incendie d’une ampleur inédite, qui ravage l’Aude depuis près de 48 heures.En parcourant 17.000 hectares, le feu de forêt est d’ores et déjà le pire incendie depuis au moins 50 ans sur le pourtour méditerranéen français, selon une base de données gouvernementale répertoriant les feux de forêt depuis 1973.”L’objectif est de pouvoir fixer” le feu d’ici la fin de journée, a indiqué à l’AFP le colonel Christophe Magny, chef des pompiers de l’Aude, à la tête des opérations.En début d’après-midi, l’incendie n’était “pas encore fixé”, mais avait cessé de s’étendre, a déclaré à la presse le préfet de l’Aude, Christian Pouget.Cependant, “la bataille n’est pas encore terminée, le feu peut repartir de manière plus importante”, a-t-il ajouté, précisant que quelque 2.000 personnes évacuées n’avaient pas encore pu regagner leur domicile.Jeudi matin, 2.000 foyers étaient encore privés d’électricité, a fait savoir Enedis à l’AFP, indiquant que “la priorité immédiate (…) est d’assurer la continuité des services essentiels”, comme l’accès à l’eau ou aux réseaux de télécommunications.Parti mardi après-midi du village de Ribaute, entre Carcassonne et Narbonne, le sinistre géant a parcouru 17.000 hectares de végétation et de pinède, dont 13.000 brûlés, selon la sécurité civile. Il a aussi détruit ou endommagé 36 habitations et brûlé une quarantaine de véhicules, selon le bilan provisoire de la préfecture.À Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, une dame de 65 ans qui avait refusé de quitter sa maison a été retrouvée morte mercredi à son domicile dévasté par les flammes. La préfecture a également décompté 13 blessés: deux habitants hospitalisés, dont un grièvement brûlé, et onze sapeurs-pompiers, dont un souffre d’un traumatisme crânien, selon le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau.- “On se relèvera pas” -Dans cette commune, la plus affectée par l’incendie, une épaisse fumée se dégageait jeudi des collines de pins surplombant les vignobles où les herbes sèches s’embrasaient, a constaté un journaliste de l’AFP.Le préfet a évalué “de 800 à 900 hectares” les vignobles perdus.”Si on n’est pas aidés, on ne se relèvera pas. On perd gros. C’est un désespoir complet. Ça m’écœure, cette vigne, toutes ces années de travail, c’est parti en fumée en une heure”, confie à l’AFP Fabien Vergnes, 52 ans, dans sa propriété de 20 hectares à Tournissan, à quelques kilomètres de Saint-Laurent.-Météo “plutôt favorable”-Les conditions météo jeudi “sont plutôt favorables”, selon les pompiers de l’Aude. La tramontane, un vent sec et chaud qui renforce le feu, a été supplantée par un vent marin qui “va apporter de l’air plus humide qu’avant, ce qui est moins favorable à la propagation du feu”, a déclaré à l’AFP François Gourand, prévisionniste à Météo-France.”Notre stratégie c’est de taper vite et fort avant que ce vent ne se relève”, ont précisé les pompiers à l’AFP.Le vent qui poussait les flammes vers le littoral méditerranéen a tourné mercredi après-midi, redirigeant le danger vers le massif des Corbières et quinze communes déjà directement ou indirectement impactées par le sinistre.Le vent et “les températures de 32°C”, attendues dans l’après-midi, “nous amènent à rester prudents”, tempère le colonel Magny.- Stratégie militaire de lutte -Le dispositif aérien de quatre Canadair et trois hélicoptères bombardiers d’eau est mobilisé “toute la journée”, pour traiter le feu toujours actif sur divers secteurs, précisent les pompiers du département.  Le Premier ministre François Bayrou a qualifié l’incendie de “catastrophe d’une ampleur inédite” en estimant que l’épisode était “lié au “réchauffement climatique” et “à la sécheresse”. Dans un message de solidarité sur X, le chef de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a prévenu: “La crise climatique est à nos portes. Si aucune action n’est prise rapidement et collectivement, une catastrophe va arriver, c’est une question de +quand+ et non pas de +si+”.Au troisième jour de combat contre le feu, plus de 2.000 pompiers et 500 engins restent mobilisés jeudi. L’Union européenne a également annoncé se tenir “prête à mobiliser” des ressources. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes du feu, encore inconnues. Le Premier ministre a évoqué un départ de feu en bord de route.Fin juillet, à la moitié de la saison estivale, la sécurité civile avait comptabilisé plus de 15.000 hectares brûlés sur le territoire national pour 9.000 départs de feu, principalement sur le littoral méditerranéen.bur-chv-skh-dmc/dch/abl  

Journée décisive dans l’Aude pour combattre l’incendie d’une ampleur inédite

Les soldats du feu veulent “taper vite et fort” jeudi, une journée “décisive de bascule” pour venir à bout de l’incendie d’une ampleur inédite, qui ravage l’Aude depuis près de 48 heures.En parcourant 17.000 hectares, le feu de forêt est d’ores et déjà le pire incendie depuis au moins 50 ans sur le pourtour méditerranéen français, selon une base de données gouvernementale répertoriant les feux de forêt depuis 1973.”L’objectif est de pouvoir fixer” le feu d’ici la fin de journée, a indiqué à l’AFP le colonel Christophe Magny, chef des pompiers de l’Aude, à la tête des opérations.En début d’après-midi, l’incendie n’était “pas encore fixé”, mais avait cessé de s’étendre, a déclaré à la presse le préfet de l’Aude, Christian Pouget.Cependant, “la bataille n’est pas encore terminée, le feu peut repartir de manière plus importante”, a-t-il ajouté, précisant que quelque 2.000 personnes évacuées n’avaient pas encore pu regagner leur domicile.Jeudi matin, 2.000 foyers étaient encore privés d’électricité, a fait savoir Enedis à l’AFP, indiquant que “la priorité immédiate (…) est d’assurer la continuité des services essentiels”, comme l’accès à l’eau ou aux réseaux de télécommunications.Parti mardi après-midi du village de Ribaute, entre Carcassonne et Narbonne, le sinistre géant a parcouru 17.000 hectares de végétation et de pinède, dont 13.000 brûlés, selon la sécurité civile. Il a aussi détruit ou endommagé 36 habitations et brûlé une quarantaine de véhicules, selon le bilan provisoire de la préfecture.À Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, une dame de 65 ans qui avait refusé de quitter sa maison a été retrouvée morte mercredi à son domicile dévasté par les flammes. La préfecture a également décompté 13 blessés: deux habitants hospitalisés, dont un grièvement brûlé, et onze sapeurs-pompiers, dont un souffre d’un traumatisme crânien, selon le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau.- “On se relèvera pas” -Dans cette commune, la plus affectée par l’incendie, une épaisse fumée se dégageait jeudi des collines de pins surplombant les vignobles où les herbes sèches s’embrasaient, a constaté un journaliste de l’AFP.Le préfet a évalué “de 800 à 900 hectares” les vignobles perdus.”Si on n’est pas aidés, on ne se relèvera pas. On perd gros. C’est un désespoir complet. Ça m’écœure, cette vigne, toutes ces années de travail, c’est parti en fumée en une heure”, confie à l’AFP Fabien Vergnes, 52 ans, dans sa propriété de 20 hectares à Tournissan, à quelques kilomètres de Saint-Laurent.-Météo “plutôt favorable”-Les conditions météo jeudi “sont plutôt favorables”, selon les pompiers de l’Aude. La tramontane, un vent sec et chaud qui renforce le feu, a été supplantée par un vent marin qui “va apporter de l’air plus humide qu’avant, ce qui est moins favorable à la propagation du feu”, a déclaré à l’AFP François Gourand, prévisionniste à Météo-France.”Notre stratégie c’est de taper vite et fort avant que ce vent ne se relève”, ont précisé les pompiers à l’AFP.Le vent qui poussait les flammes vers le littoral méditerranéen a tourné mercredi après-midi, redirigeant le danger vers le massif des Corbières et quinze communes déjà directement ou indirectement impactées par le sinistre.Le vent et “les températures de 32°C”, attendues dans l’après-midi, “nous amènent à rester prudents”, tempère le colonel Magny.- Stratégie militaire de lutte -Le dispositif aérien de quatre Canadair et trois hélicoptères bombardiers d’eau est mobilisé “toute la journée”, pour traiter le feu toujours actif sur divers secteurs, précisent les pompiers du département.  Le Premier ministre François Bayrou a qualifié l’incendie de “catastrophe d’une ampleur inédite” en estimant que l’épisode était “lié au “réchauffement climatique” et “à la sécheresse”. Dans un message de solidarité sur X, le chef de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a prévenu: “La crise climatique est à nos portes. Si aucune action n’est prise rapidement et collectivement, une catastrophe va arriver, c’est une question de +quand+ et non pas de +si+”.Au troisième jour de combat contre le feu, plus de 2.000 pompiers et 500 engins restent mobilisés jeudi. L’Union européenne a également annoncé se tenir “prête à mobiliser” des ressources. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes du feu, encore inconnues. Le Premier ministre a évoqué un départ de feu en bord de route.Fin juillet, à la moitié de la saison estivale, la sécurité civile avait comptabilisé plus de 15.000 hectares brûlés sur le territoire national pour 9.000 départs de feu, principalement sur le littoral méditerranéen.bur-chv-skh-dmc/dch/abl  

Aéroport Paris-Roissy: moins de stress pour les correspondances courtes

Accélérer les correspondances de mois d’une heure: Air France-KLM et le gestionnaire des aéroports parisiens ont pris une première mesure à Roissy-Charles-de-Gaulle pour défendre le “hub” parisien face à des plateformes de correspondance ultra-compétitives comme Doha, Dubaï ou Istanbul.Dans le cadre de leur partenariat stratégique scellé il y a un mois, le groupe ADP (Aéroports de Paris) et le groupe aérien franco-néerlandais, qui est son principal client, ont lancé un dispositif pour sécuriser les correspondances courtes. “Short Connection Pass” (pass courte correspondance): c’est la notification que reçoivent désormais les passagers dont la correspondance est jugée “à risque” d’après les données en temps réel des deux acteurs – temps de trajet estimé jusqu’à la porte d’embarquement, attente aux contrôles, horaire actualisé du prochain vol…Ce pass leur donne un accès prioritaire aux contrôles de sécurité et aux formalités de police à l’aéroport Roissy-CDG, “le hub le plus puissant d’Europe en termes d’offres de correspondances”, selon Air France.”C’est un enjeu extrêmement fort pour Air France” dont la moitié des clients (jusqu’à 140.000 par jour) sont en correspondance, explique à l’AFP Arthur Schmitt directeur du service clients hub pour Air France.”La correspondance génère toujours un stress. L’enjeu pour nous c’est de rendre CDG le plus attractif possible pour ce type de voyage”, a-t-il ajouté. Selon lui, il est essentiel que le passager n’ait pas à “courir” et puisse effectuer sa correspondance de façon “sereine”. Lorsque le temps de connexion passe sous un certain seuil – 45 minutes par exemple entre un vol Toulouse-Paris et un départ vers New York – un traitement prioritaire est automatiquement déclenché, explique Air France.Air France, qui dispose des coordonnées de près de 80% de ses clients, leur enverra ce pass par SMS et par mail 30 minutes avant leur arrivée à Paris-Charles de Gaulle.Si le client n’a pas reçu ce message, il sera automatiquement identifié dès le premier scan de sa carte d’embarquement.”L’élément nouveau, c’est que nos agents de prévenance qui scannent systématiquement la carte d’embarquement savent que le passager doit être accompagné et qu’il doit passer de façon prioritaire”, souligne à l’AFP Valérie Senentz, directrice des aérogares de Paris-CDG.Sous l’oeil du président Emmanuel Macron, Philippe Pascal, nouveau PDG du Groupe ADP, et Benjamin Smith, le directeur général de l’entreprise franco-néerlandaise, ont officialisé au salon du Bourget en juin un “partenariat inédit” entre leurs deux sociétés baptisé “Connect France” pour améliorer l’expérience client.

A Gaza, un petit carré de terre “pour survivre un jour de plus”

Entre les tentes d’un camp de déplacés à Gaza-ville, un petit carré de verdure émerge de la terre poussiéreuse: dans le chaos de la guerre, Ibrahim Abu Jabal, un agriculteur palestinien, prend soin de ses tomates, concombres et poivrons en espérant ainsi subvenir aux besoins de sa famille.”Nos corps ont besoin de tomates, de concombres”, raconte à l’AFP cet homme de 39 ans, père de neuf enfants.”Et ces produits sont chers ici. Pas seulement chers, ils ne sont même pas disponibles. Il n’y a pas de tomates, et même s’il y en avait, nous n’aurions pas l’argent pour les acheter.”Sur une parcelle de 120 mètres carrés près de sa tente, au milieu de ce camp où vivent des dizaines de milliers de Palestiniens, l’agriculteur cultive le sol sablonneux après avoir récupéré des graines de légumes séchés.Il parvient généralement à arroser ses rangées de plantes à partir d’un tuyau où l’eau coule une heure par jour et à remplir de grandes cruches pour les rapporter jusqu’à sa parcelle.”En raison de la situation que nous traversons, du coût de la vie élevé et de l’envolée des prix des légumes, j’ai dû retourner à mon ancien métier”, témoigne Ibrahim Abu Jabal.”J’ai préparé cette parcelle pour pouvoir recommencer à planter, juste pour que mes enfants et moi puissions survivre un jour de plus, ou un peu plus longtemps.”- L’accès à l’aide “bloqué” -Après 22 mois de guerre entre l’armée israélienne et le Hamas dans la bande de Gaza, assiégée par Israël, l’ONU et les ONG s’alarment d’un risque de “famine généralisée” parmi les plus de deux millions d’habitants du territoire palestinien.Un blocus hermétique imposé par Israël début mars, puis assoupli fin mai, a provoqué de très graves pénuries de nourriture notamment. Fin juillet, Israël a annoncé des pauses limitées dans les combats pour permettre l’acheminement de l’aide humanitaire, qui reste cependant insuffisante, selon les organisations internationales, face aux besoins immenses de la population.   Mercredi, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a affirmé que seulement 1,5% des terres agricoles de Gaza étaient encore cultivables, en se basant sur des données satellitaires.Avant la guerre, déclenchée par l’attaque sanglante du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, l’agriculture représentait environ 10% de l’économie gazaouie et environ un quart de la population vivait au moins partiellement de l’agriculture, de l’élevage ou de la pêche, selon la FAO.”Gaza est aujourd’hui au bord d’une famine généralisée”, a affirmé mercredi le directeur général de cette agence, Qu Dongyu.”Les gens meurent de faim non pas parce qu’il n’y a pas de nourriture, mais parce que l’accès à celle-ci est bloqué, que les systèmes agroalimentaires locaux se sont effondrés et que les familles ne peuvent plus subvenir à leurs besoins les plus élémentaires”.- “Tenir une journée” -Les sites de distribution d’aide gérés depuis la fin mai par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), un organisme soutenu par les Etats-Unis et Israël, ont souvent été le théâtre de scènes chaotiques et meurtrières.Le 22 juillet, le bureau des droits de l’homme de l’ONU a affirmé que plus de mille Palestiniens qui tentaient d’obtenir de la nourriture avaient été tués par des tirs israéliens depuis le début des opérations de la GHF, dont près des trois quarts à proximité de sites de distribution.Une fille d’Ibrahim Abu Jabal, âgée de neuf ans, a été blessée près d’une cuisine caritative.”L’aide américaine ne répond pas aux besoins des gens, pas même d’un enfant”, remarque-t-il. “Au mieux, cela m’aide à tenir une journée. Pour quelqu’un comme moi qui a neuf enfants, en quoi une seule boîte d’aide peut-elle aider?”.