Plan israélien pour Gaza: Netanyahu veut “terminer le travail”

C’est le “meilleur moyen pour terminer la guerre” contre le Hamas à Gaza: le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a justifié dimanche le nouveau plan d’opération de l’armée dans le territoire palestinien dévasté et affamé, y promettant par ailleurs une augmentation de l’aide humanitaire.Après 22 mois de guerre, M. Netanyahu est confronté à une très forte pression, en Israël sur le sort des 49 otages encore aux mains du Hamas, et à l’étranger pour faire taire les armes dans la bande de Gaza, où plus de deux millions de Palestiniens assiégés sont menacés d’une “famine généralisée” selon l’ONU.”Nous avons accompli aujourd’hui une grande partie du travail. Nous avons environ 70 à 75% de Gaza sous contrôle militaire israélien”, a déclaré M. Netanyahu, au cours d’une conférence de presse à Jérusalem. “Mais nous avons encore deux bastions restants: ce sont la ville de Gaza et les camps” d’al-Mawasi, 5 km plus loin. – “Pas d’autre choix” -Le plan israélien “est la meilleure façon de terminer la guerre” et “nous n’avons pas d’autre choix pour terminer le travail”, a-t-il affirmé. Le nouveau plan de l’armée “ne vise pas à occuper Gaza, mais à démilitariser Gaza”, a répété M. Netanyahu, résumant: “premièrement, désarmer le Hamas. Deuxièmement, tous les otages sont libérés. Troisièmement, Gaza est démilitarisée. Quatrièmement, Israël exerce un contrôle de sécurité prépondérant. Et cinquièmement, une administration civile pacifique non israélienne”.Le plan israélien a fait l’objet d’un entretien téléphonique dimanche soir entre M. Netanyahu et le président américain Donald Trump, selon le bureau du Premier ministre israélien. Ils ont discuté “des plans israéliens pour prendre le contrôle des derniers bastions du Hamas à Gaza, dans le but de mettre fin à la guerre, de libérer les otages et de vaincre le Hamas”.Un responsable du Hamas, Taher al-Nounou, a accusé le Premier ministre israélien de “continuer de mentir, de tromper et de chercher à induire le public en erreur”. Benjamin Netanyahu “continue d’exploiter la question des prisonniers (les otages, NDLR) comme prétexte pour prolonger l’agression”, a renchéri le Hamas dans un communiqué, accusant l’armée israélienne d’avoir “causé la mort de dizaines” d’otages.”La seule manière de sauvegarder” la vie des otages est de “mettre fin à l’agression et de parvenir à un accord, et non de poursuivre les bombardements et le blocus” israélien imposé à la bande de Gaza, a encore dit le Hamas.M. Netanyahu a d’autre part affirmé que dans le cadre du nouveau plan militaire annoncé pour Gaza, Israël “permettra d’abord à la population civile de quitter en toute sécurité les zones de combat pour se rendre dans des zones sûres désignées”, où “on leur fournira en abondance de la nourriture, de l’eau et des soins médicaux”.Il a promis des “couloirs protégés” et “d’augmenter le nombre de sites de distribution d’aide de la GHF” (Fondation privée soutenue par les Etats-Unis et Israël), ainsi que les “largages aériens”.- “Gagner la guerre” -“Nous parlons en termes d’un calendrier assez court parce que nous voulons mettre fin à la guerre. (…) Nous allons gagner la guerre, avec ou sans le soutien des autres”, a-t-il enfin lancé, alors que son plan a suscité la réprobation internationale.Le Conseil de sécurité a tenu une réunion urgente dimanche sur le sujet à l’initiative de plusieurs pays européens.Le sous-secrétaire général de l’ONU, Miroslav Jenca, a mis en garde contre les projets militaires israéliens, qui risquent de déclencher “une nouvelle calamité” aux graves conséquences régionales.Indéfectible allié d’Israël, les Etats-Unis ont accusé les pays ayant appelé à la réunion de “prolonger activement la guerre en répandant des mensonges sur Israël”. Les familles des otages enlevés lors de l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 voient dans le nouveau plan israélien une condamnation à mort de leurs proches. Le Hamas a prévenu qu’elle aboutirait à leur “sacrifice”.Des parents d’otages ont appelé à une grève générale pour dimanche prochain.  Sur le plan politique, des ministres d’extrême-droite ont clamé leur désaccord. “Le Premier ministre et le cabinet se sont rendus aux faibles”, a fustigé le ministre des Finances, Bezalel Smotrich. “Je veux tout Gaza, le transfert (de sa population, NDLR) et la colonisation”, a renchéri le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir.Sur le terrain, la Défense civile de Gaza a fait état de 27 personnes tuées par l’armée israélienne dimanche, dont 11 en attendant des distributions de vivres près de centres de la GHF.L’attaque du 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Les représailles israéliennes à Gaza ont déjà fait 61.430 morts, majoritairement des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Plan israélien pour Gaza: Netanyahu veut “terminer le travail”

C’est le “meilleur moyen pour terminer la guerre” contre le Hamas à Gaza: le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a justifié dimanche le nouveau plan d’opération de l’armée dans le territoire palestinien dévasté et affamé, y promettant par ailleurs une augmentation de l’aide humanitaire.Après 22 mois de guerre, M. Netanyahu est confronté à une très forte pression, en Israël sur le sort des 49 otages encore aux mains du Hamas, et à l’étranger pour faire taire les armes dans la bande de Gaza, où plus de deux millions de Palestiniens assiégés sont menacés d’une “famine généralisée” selon l’ONU.”Nous avons accompli aujourd’hui une grande partie du travail. Nous avons environ 70 à 75% de Gaza sous contrôle militaire israélien”, a déclaré M. Netanyahu, au cours d’une conférence de presse à Jérusalem. “Mais nous avons encore deux bastions restants: ce sont la ville de Gaza et les camps” d’al-Mawasi, 5 km plus loin. – “Pas d’autre choix” -Le plan israélien “est la meilleure façon de terminer la guerre” et “nous n’avons pas d’autre choix pour terminer le travail”, a-t-il affirmé. Le nouveau plan de l’armée “ne vise pas à occuper Gaza, mais à démilitariser Gaza”, a répété M. Netanyahu, résumant: “premièrement, désarmer le Hamas. Deuxièmement, tous les otages sont libérés. Troisièmement, Gaza est démilitarisée. Quatrièmement, Israël exerce un contrôle de sécurité prépondérant. Et cinquièmement, une administration civile pacifique non israélienne”.Le plan israélien a fait l’objet d’un entretien téléphonique dimanche soir entre M. Netanyahu et le président américain Donald Trump, selon le bureau du Premier ministre israélien. Ils ont discuté “des plans israéliens pour prendre le contrôle des derniers bastions du Hamas à Gaza, dans le but de mettre fin à la guerre, de libérer les otages et de vaincre le Hamas”.Un responsable du Hamas, Taher al-Nounou, a accusé le Premier ministre israélien de “continuer de mentir, de tromper et de chercher à induire le public en erreur”. Benjamin Netanyahu “continue d’exploiter la question des prisonniers (les otages, NDLR) comme prétexte pour prolonger l’agression”, a renchéri le Hamas dans un communiqué, accusant l’armée israélienne d’avoir “causé la mort de dizaines” d’otages.”La seule manière de sauvegarder” la vie des otages est de “mettre fin à l’agression et de parvenir à un accord, et non de poursuivre les bombardements et le blocus” israélien imposé à la bande de Gaza, a encore dit le Hamas.M. Netanyahu a d’autre part affirmé que dans le cadre du nouveau plan militaire annoncé pour Gaza, Israël “permettra d’abord à la population civile de quitter en toute sécurité les zones de combat pour se rendre dans des zones sûres désignées”, où “on leur fournira en abondance de la nourriture, de l’eau et des soins médicaux”.Il a promis des “couloirs protégés” et “d’augmenter le nombre de sites de distribution d’aide de la GHF” (Fondation privée soutenue par les Etats-Unis et Israël), ainsi que les “largages aériens”.- “Gagner la guerre” -“Nous parlons en termes d’un calendrier assez court parce que nous voulons mettre fin à la guerre. (…) Nous allons gagner la guerre, avec ou sans le soutien des autres”, a-t-il enfin lancé, alors que son plan a suscité la réprobation internationale.Le Conseil de sécurité a tenu une réunion urgente dimanche sur le sujet à l’initiative de plusieurs pays européens.Le sous-secrétaire général de l’ONU, Miroslav Jenca, a mis en garde contre les projets militaires israéliens, qui risquent de déclencher “une nouvelle calamité” aux graves conséquences régionales.Indéfectible allié d’Israël, les Etats-Unis ont accusé les pays ayant appelé à la réunion de “prolonger activement la guerre en répandant des mensonges sur Israël”. Les familles des otages enlevés lors de l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 voient dans le nouveau plan israélien une condamnation à mort de leurs proches. Le Hamas a prévenu qu’elle aboutirait à leur “sacrifice”.Des parents d’otages ont appelé à une grève générale pour dimanche prochain.  Sur le plan politique, des ministres d’extrême-droite ont clamé leur désaccord. “Le Premier ministre et le cabinet se sont rendus aux faibles”, a fustigé le ministre des Finances, Bezalel Smotrich. “Je veux tout Gaza, le transfert (de sa population, NDLR) et la colonisation”, a renchéri le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir.Sur le terrain, la Défense civile de Gaza a fait état de 27 personnes tuées par l’armée israélienne dimanche, dont 11 en attendant des distributions de vivres près de centres de la GHF.L’attaque du 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Les représailles israéliennes à Gaza ont déjà fait 61.430 morts, majoritairement des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Mali arrests dozens of soldiers over alleged bid to topple juntaSun, 10 Aug 2025 19:42:21 GMT

Mali has arrested dozens of soldiers suspected of plotting to overthrow the junta, which itself took power in the west African country in a coup, sources told AFP on Sunday. Since seizing the reins in Mali through back-to-back coups in 2020 and 2021, the west African country’s junta has ramped up repression of its critics in …

Mali arrests dozens of soldiers over alleged bid to topple juntaSun, 10 Aug 2025 19:42:21 GMT Read More »

Hundreds march in London against UK recognising a Palestinian state

Several hundred people marched on Sunday in London to demand Hamas release the Israeli hostages held by the Palestinian militant group in Gaza and criticise Britain’s planned recognition of the State of Palestine.Joined by several relatives of the hostages, the march ended at the 10 Downing Street office of Prime Minister Keir Starmer, who has said the UK will recognise a Palestinian state if Israel does not agree to a truce in its war with Hamas. Many of the protesters waved Israeli flags or wore yellow ribbons, a symbol of solidarity with the hostages, whose liberation the organisers of the march argue should be the Labour leader’s priority.Of the 251 hostages Hamas seized in its October 7, 2023 attack which began the war in Gaza, 49 are still held captive, including 27 who the Israeli army says are dead. Among the demonstrators were Ayelet Stavitsky, sister of dead hostage Nadav Popplewell, and Adam Ma’anit, cousin of Tsachi Idan, who died while held by Hamas.”I think that the government got it wrong with its foreign policy, that it’s time for it to correct and refocus on the hostages,” said Ma’anit, criticising Starmer’s planned recognition of a Palestinian state in September.Three people, identified as counter-protesters, were arrested, two of them for violent acts, police said.Israel has faced mounting outcry over the 22-month-long war with Hamas, with United Nations-backed experts warning of widespread famine in besieged Gaza. Prime Minister Benjamin Netanyahu is under mounting pressure to secure the release of the remaining hostages, as well as over his plans to expand the Gaza war, which he has vowed to do without the backing of Israel’s allies abroad.Starmer’s move towards recognising a State of Palestine follows on from similar pledges made by leaders including France’s President Emmanuel Macron, as international disquiet over the dire humanitarian in the Palestinian territory grows.Israel’s offensive has killed at least 61,430 Palestinians, according to the health ministry in Hamas-run Gaza, whose toll the United Nations considers reliable.Hamas’s 2023 attack on Israel, which triggered the war, resulted in the deaths of 1,219 people, according to an AFP tally based on official figures.

‘Weapons’ battles to top of North American box office

“Weapons,” a new horror film about the mysterious disappearance of a group of children from the same school class, opened atop the North American box office with $42.5 million in ticket sales, industry estimates showed Sunday.”This is an outstanding opening for an original horror film,” analyst David A. Gross of Franchise Entertainment Research said of the Warner Bros. movie starring Julia Garner (“Ozark”) and Josh Brolin (“Avengers: Infinity War”).Debuting in second place was Disney’s “Freakier Friday” starring Lindsay Lohan and Jamie Lee Curtis, the much-anticipated sequel to the 2003 family film in which body-switching leads to amusing hijinks, at $29 million, Exhibitor Relations said.”This is an excellent opening. The estimated weekend figure is well above average for a comedy follow-up sequel, and it’s also well above the first film’s opening 22 years ago,” Gross said.”The Fantastic Four: First Steps,” Disney’s debut of the rebooted Marvel Comics franchise, dropped to third place at $15.5 million. Its overall take in the United States and Canada stands at $230.4 million.Actor-of-the-moment Pedro Pascal, Vanessa Kirby, Emmy-winner Ebon Moss-Bachrach and Joseph Quinn star as the titular team of superheroes, who must save a retro-futuristic world from the evil Galactus.Universal’s family-friendly animation sequel “The Bad Guys 2,” about a squad of goofy animal criminals actually doing good in their rebranded lives, dropped to fourth, earning $10.4 million.Finishing out the top five was Paramount’s reboot of “Naked Gun,” a slapstick comedy starring Liam Neeson as Frank Drebin Jr, son of the bumbling police lieutenant from the original 1980s movie and related television series “Police Squad!”The film, which co-stars Pamela Anderson, pulled in $8.4 million in its second weekend in theaters.Rounding out the top 10 were:”Superman” ($7.8 million)”Jurassic World: Rebirth” ($4.7 million)”F1: The Movie” ($2.8 million)”Together” ($2.6 million)”Sketch” ($2.5 million)

Maire agressé en Isère: le suspect mis en examen pour tentative de meurtre

Un sexagénaire a été en examen dimanche pour tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique, après avoir admis avoir frappé à l’arme blanche le maire de son village isérois dans le cadre d’un litige “enkysté”, tout en niant avoir voulu le tuer.Cet habitant de Villeneuve-de-Marc, âgé de 60 ans et sans antécédent judiciaire, “a été placé en détention provisoire”, a précisé le procureur de la République de Grenoble Etienne Manteaux dans un communiqué.Interpellé vendredi, il a déclaré lors de sa garde à vue avoir “pété un plomb” à cause d’un conflit lié à l’effondrement du toit d’un bâtiment municipal sur son abri de jardin en 2022. Le litige s’est “enkysté” et a “manifestement généré chez cet homme un sentiment d’injustice”, a expliqué le magistrat lors d’une conférence de presse.  Le maire Gilles Dussault, à la tête depuis 2014 de cette commune de 1.171 habitants située entre Lyon et Grenoble, avait été agressé mercredi en pleine journée devant chez lui, alors qu’il arrachait du lierre de son mur. Après lui avoir porté plusieurs coups à l’arme blanche, lui transperçant un poumon et un bras, son assaillant était revenu quelques instants après en voiture et avait tenté de le renverser, lui et son fils venu à son secours.”Ses jours ne sont plus en danger aujourd’hui et on peut espérer qu’il sorte de l’hôpital dans les jours à venir”, a indiqué M. Manteaux.Son agresseur avait pris la fuite dans les bois, non sans avoir pris la précaution de se mettre en “tenue commando”, selon les gendarmes. Repéré par une connaissance, il sera arrêté sans résistance 36 heures plus tard dans un village voisin.Né en Algérie mais de nationalité française, dépeint comme “très intelligent”, le suspect fait preuve d’un “vécu persécutif, une tendance à la réinterprétation de ce qu’il vit”, a rapporté Etienne Manteaux. Lors de ses auditions, il a déclaré que le maire exerçait une “surveillance” sur lui et voulait “racheter” son terrain. Deux couteaux ont par ailleurs été retrouvés sous son oreiller, ce qu’il a expliqué par une volonté de “se défendre”, au motif que sa soeur, décédée en avril 2025, aurait été selon lui “assassinée”.- “Sourire sadique” -Juste avant son acte, le maire l’aurait regardé “avec un sourire sadique”, a-t-il avancé. “C’est l’accumulation des choses qui m’a fait péter un plomb”, a-t-il aussi dit aux enquêteurs, expliquant avoir saisi “une ferraille dans son atelier” et avoir frappé le maire, sans intention de toucher un organe vital. S’il était revenu en voiture sur les lieux quelques instants après l’agression, c’était “pour voir ce qu’il avait fait”, a-t-il poursuivi, affirmant que le maire et son fils s’étaient “jetés” sur son véhicule, a rapporté le magistrat. Il s’agit d’un homme qui avait “plutôt réussi dans la vie”, propriétaire de quatre appartements, ayant travaillé jusqu’à son licenciement en 2021 et auteur de deux livres, dont l’un portant sur l’intelligence artificielle, a souligné le procureur.Sa mise en examen pour une double tentative de meurtre sur le maire, mais aussi de tentative de meurtre sur le fils de l’élu ouvre désormais une période d’instruction qui pourrait affiner son analyse psychologique. Pour Etienne Manteaux, “on n’est a priori pas dans un tableau d’abolition du discernement” puisqu’il est conscient” de la gravité de son acte, mais plutôt “d’altération du discernement”.L’agression du maire avait été suivie de nombreuses réactions. “Quand un élu est attaqué, c’est la Nation qui est à ses côtés. Quand on s’attaque à ses représentants, la République se doit d’être sévère et intraitable”, avait réagi le président de la République Emmanuel MacronLes agressions d’élus ont augmenté de 13,5% en 2023 avant de baisser de 9,3% en 2024 avec 2.501 faits recensés, soit 48 par semaine, selon le rapport 2023-2025 publié en mai par le Centre d’analyse et de lutte contre les atteintes aux élus (Calae).

Maire agressé en Isère: le suspect mis en examen pour tentative de meurtre

Un sexagénaire a été en examen dimanche pour tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique, après avoir admis avoir frappé à l’arme blanche le maire de son village isérois dans le cadre d’un litige “enkysté”, tout en niant avoir voulu le tuer.Cet habitant de Villeneuve-de-Marc, âgé de 60 ans et sans antécédent judiciaire, “a été placé en détention provisoire”, a précisé le procureur de la République de Grenoble Etienne Manteaux dans un communiqué.Interpellé vendredi, il a déclaré lors de sa garde à vue avoir “pété un plomb” à cause d’un conflit lié à l’effondrement du toit d’un bâtiment municipal sur son abri de jardin en 2022. Le litige s’est “enkysté” et a “manifestement généré chez cet homme un sentiment d’injustice”, a expliqué le magistrat lors d’une conférence de presse.  Le maire Gilles Dussault, à la tête depuis 2014 de cette commune de 1.171 habitants située entre Lyon et Grenoble, avait été agressé mercredi en pleine journée devant chez lui, alors qu’il arrachait du lierre de son mur. Après lui avoir porté plusieurs coups à l’arme blanche, lui transperçant un poumon et un bras, son assaillant était revenu quelques instants après en voiture et avait tenté de le renverser, lui et son fils venu à son secours.”Ses jours ne sont plus en danger aujourd’hui et on peut espérer qu’il sorte de l’hôpital dans les jours à venir”, a indiqué M. Manteaux.Son agresseur avait pris la fuite dans les bois, non sans avoir pris la précaution de se mettre en “tenue commando”, selon les gendarmes. Repéré par une connaissance, il sera arrêté sans résistance 36 heures plus tard dans un village voisin.Né en Algérie mais de nationalité française, dépeint comme “très intelligent”, le suspect fait preuve d’un “vécu persécutif, une tendance à la réinterprétation de ce qu’il vit”, a rapporté Etienne Manteaux. Lors de ses auditions, il a déclaré que le maire exerçait une “surveillance” sur lui et voulait “racheter” son terrain. Deux couteaux ont par ailleurs été retrouvés sous son oreiller, ce qu’il a expliqué par une volonté de “se défendre”, au motif que sa soeur, décédée en avril 2025, aurait été selon lui “assassinée”.- “Sourire sadique” -Juste avant son acte, le maire l’aurait regardé “avec un sourire sadique”, a-t-il avancé. “C’est l’accumulation des choses qui m’a fait péter un plomb”, a-t-il aussi dit aux enquêteurs, expliquant avoir saisi “une ferraille dans son atelier” et avoir frappé le maire, sans intention de toucher un organe vital. S’il était revenu en voiture sur les lieux quelques instants après l’agression, c’était “pour voir ce qu’il avait fait”, a-t-il poursuivi, affirmant que le maire et son fils s’étaient “jetés” sur son véhicule, a rapporté le magistrat. Il s’agit d’un homme qui avait “plutôt réussi dans la vie”, propriétaire de quatre appartements, ayant travaillé jusqu’à son licenciement en 2021 et auteur de deux livres, dont l’un portant sur l’intelligence artificielle, a souligné le procureur.Sa mise en examen pour une double tentative de meurtre sur le maire, mais aussi de tentative de meurtre sur le fils de l’élu ouvre désormais une période d’instruction qui pourrait affiner son analyse psychologique. Pour Etienne Manteaux, “on n’est a priori pas dans un tableau d’abolition du discernement” puisqu’il est conscient” de la gravité de son acte, mais plutôt “d’altération du discernement”.L’agression du maire avait été suivie de nombreuses réactions. “Quand un élu est attaqué, c’est la Nation qui est à ses côtés. Quand on s’attaque à ses représentants, la République se doit d’être sévère et intraitable”, avait réagi le président de la République Emmanuel MacronLes agressions d’élus ont augmenté de 13,5% en 2023 avant de baisser de 9,3% en 2024 avec 2.501 faits recensés, soit 48 par semaine, selon le rapport 2023-2025 publié en mai par le Centre d’analyse et de lutte contre les atteintes aux élus (Calae).

Maire agressé en Isère: le suspect mis en examen pour tentative de meurtre

Un sexagénaire a été en examen dimanche pour tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique, après avoir admis avoir frappé à l’arme blanche le maire de son village isérois dans le cadre d’un litige “enkysté”, tout en niant avoir voulu le tuer.Cet habitant de Villeneuve-de-Marc, âgé de 60 ans et sans antécédent judiciaire, “a été placé en détention provisoire”, a précisé le procureur de la République de Grenoble Etienne Manteaux dans un communiqué.Interpellé vendredi, il a déclaré lors de sa garde à vue avoir “pété un plomb” à cause d’un conflit lié à l’effondrement du toit d’un bâtiment municipal sur son abri de jardin en 2022. Le litige s’est “enkysté” et a “manifestement généré chez cet homme un sentiment d’injustice”, a expliqué le magistrat lors d’une conférence de presse.  Le maire Gilles Dussault, à la tête depuis 2014 de cette commune de 1.171 habitants située entre Lyon et Grenoble, avait été agressé mercredi en pleine journée devant chez lui, alors qu’il arrachait du lierre de son mur. Après lui avoir porté plusieurs coups à l’arme blanche, lui transperçant un poumon et un bras, son assaillant était revenu quelques instants après en voiture et avait tenté de le renverser, lui et son fils venu à son secours.”Ses jours ne sont plus en danger aujourd’hui et on peut espérer qu’il sorte de l’hôpital dans les jours à venir”, a indiqué M. Manteaux.Son agresseur avait pris la fuite dans les bois, non sans avoir pris la précaution de se mettre en “tenue commando”, selon les gendarmes. Repéré par une connaissance, il sera arrêté sans résistance 36 heures plus tard dans un village voisin.Né en Algérie mais de nationalité française, dépeint comme “très intelligent”, le suspect fait preuve d’un “vécu persécutif, une tendance à la réinterprétation de ce qu’il vit”, a rapporté Etienne Manteaux. Lors de ses auditions, il a déclaré que le maire exerçait une “surveillance” sur lui et voulait “racheter” son terrain. Deux couteaux ont par ailleurs été retrouvés sous son oreiller, ce qu’il a expliqué par une volonté de “se défendre”, au motif que sa soeur, décédée en avril 2025, aurait été selon lui “assassinée”.- “Sourire sadique” -Juste avant son acte, le maire l’aurait regardé “avec un sourire sadique”, a-t-il avancé. “C’est l’accumulation des choses qui m’a fait péter un plomb”, a-t-il aussi dit aux enquêteurs, expliquant avoir saisi “une ferraille dans son atelier” et avoir frappé le maire, sans intention de toucher un organe vital. S’il était revenu en voiture sur les lieux quelques instants après l’agression, c’était “pour voir ce qu’il avait fait”, a-t-il poursuivi, affirmant que le maire et son fils s’étaient “jetés” sur son véhicule, a rapporté le magistrat. Il s’agit d’un homme qui avait “plutôt réussi dans la vie”, propriétaire de quatre appartements, ayant travaillé jusqu’à son licenciement en 2021 et auteur de deux livres, dont l’un portant sur l’intelligence artificielle, a souligné le procureur.Sa mise en examen pour une double tentative de meurtre sur le maire, mais aussi de tentative de meurtre sur le fils de l’élu ouvre désormais une période d’instruction qui pourrait affiner son analyse psychologique. Pour Etienne Manteaux, “on n’est a priori pas dans un tableau d’abolition du discernement” puisqu’il est conscient” de la gravité de son acte, mais plutôt “d’altération du discernement”.L’agression du maire avait été suivie de nombreuses réactions. “Quand un élu est attaqué, c’est la Nation qui est à ses côtés. Quand on s’attaque à ses représentants, la République se doit d’être sévère et intraitable”, avait réagi le président de la République Emmanuel MacronLes agressions d’élus ont augmenté de 13,5% en 2023 avant de baisser de 9,3% en 2024 avec 2.501 faits recensés, soit 48 par semaine, selon le rapport 2023-2025 publié en mai par le Centre d’analyse et de lutte contre les atteintes aux élus (Calae).