Des méduses forcent l’arrêt de la centrale nucléaire de Gravelines

La centrale nucléaire de Gravelines (Nord), la plus grande d’Europe occidentale, est complètement à l’arrêt depuis lundi matin en raison d’une “présence massive” de méduses dans les stations de pompage de l’eau servant au refroidissement de ses réacteurs, un incident rare.Les unités de production n°2, 3, 4 et 6 se sont automatiquement arrêtées entre la nuit de dimanche et lundi matin à cause de cette “présence massive et non prévisible” de méduses dans les tambours filtrants des stations de pompage, a annoncé EDF sur son site.Selon Elvire Antajan, chercheuse à l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), “plusieurs milliers de méduses” sont entrées dans le port de Dunkerque, où la centrale pompe ses eaux de refroidissement.Cela n’a “pas eu de conséquence sur la sûreté des installations, la sécurité du personnel ou sur l’environnement”, assure l’opérateur, rappelant que les stations de pompage se situent dans la partie non nucléaire de la centrale.Celle-ci se retrouve ainsi provisoirement complètement à l’arrêt, car ses deux autres unités de production, les n°1 et 5, sont actuellement en maintenance.L’incident “a interrompu la production d’électricité mais n’a pas affecté le refroidissement des équipements assurant la sûreté des réacteurs”, souligne l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), interrogée par l’AFP.”Ce risque est connu et la centrale de Gravelines dispose de procédures en cas d’afflux d’éléments marins (méduses, algues) susceptibles de colmater ses dispositifs de filtration”, relève encore l’ASNR.Située au bord de la mer du Nord, Gravelines est la plus grande centrale nucléaire d’Europe occidentale, par son nombre de réacteurs et sa capacité de production (6 réacteurs à eau pressurisée de 900 mégawatts chacun). Le site doit par ailleurs accueillir deux réacteurs de nouvelle génération (EPR2) de 1.600 MW chacun à l’horizon 2040.- Redémarrage dans les prochains jours -Selon EDF, les unités de production n°2, 3 et 4 se sont arrêtées automatiquement dimanche entre 23H00 et minuit, “conformément aux dispositifs de sûreté et de protection”, et “l’unité n°6 s’est arrêtée automatiquement à son tour” lundi à 06H20.”Les équipes de la centrale sont mobilisées et procèdent actuellement aux diagnostics et interventions nécessaires pour pouvoir redémarrer les unités de production en toute sûreté”, assure encore EDF.Leur redémarrage est prévu l’une après l’autre dans les prochains jours, a précisé ultérieurement EDF.”Il n’y a pas de risque de pénurie” pour le réseau électrique à cause de cet incident, a affirmé à l’AFP une porte-parole du groupe, car d’autres centrales nucléaires et d’autres sources d’énergie fonctionnent en ce moment, comme le solaire.Des réacteurs nucléaires paralysés à cause d’une invasion de méduses, c’est “assez rare”, mais EDF a déjà connu ça “dans les années 1990”, toujours selon cette porte-parole.Des cas similaires se sont déjà produits aux États-Unis, en Écosse, en Suède ou encore au Japon.Les méduses en cause à Gravelines sont des “Rhizostoma octopus”, selon Mme Antajan de l’Ifremer, des “organismes qui n’ont pas une capacité de nage suffisante pour décider dans quelle direction elles vont aller” et qui sont donc “transportées par les courants”.La prolifération dans le monde des méduses, animaux marins gélatineux et urticants, est due à plusieurs facteurs, dont le réchauffement des océans avec celui du climat, mais aussi la surpêche, qui élimine certains de leurs prédateurs directs comme le thon.La présence de méduses sur le littoral du nord de la France “est régulière et saisonnière”, explique à l’AFP Dominique Mallevoy, responsable aquariologie au centre national de la mer Nausicaá à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais).”Quasiment tous les étés maintenant il y a des signalements de grands bancs de méduses”, relève cet expert. Avec la raréfaction du poisson, elles ont moins de prédateurs et davantage de plancton disponible pour leur alimentation, donc “elles vont croître sans problème”.La hausse des températures de la mer peut aussi jouer un rôle dans leur prolifération accrue en été, car une eau qui se réchauffe plus vite au printemps facilite la naissance des bébés-méduses, toujours selon M. Mallevoy.

Colombie: décès du candidat présidentiel blessé lors d’une attentat en juin

Le candidat à la présidence de la Colombie et sénateur Miguel Uribe, blessé par balles lors d’une réunion publique en juin à Bogota, est décédé après deux mois en soins intensifs, a annoncé lundi son épouse.”Tu seras toujours l’amour de ma vie. Merci pour une vie pleine d’amour”, a écrit Claudia Tarazona sur son compte Instagram, ajoutant: “repose en paix (…), je veillerai sur nos enfants”.Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, s’est rapidement dit “profondément attristé” par la mort du candidat à la présidentielle colombienne de 39 ans.”Les Etats-Unis sont solidaires de sa famille, du peuple colombien, à la fois dans le deuil et pour demander que justice soit rendue pour les responsables” de sa mort, a écrit M. Rubio sur le réseau social X.Miguel Uribe Turbay, candidat favori de la droite en Colombie, avait été touché de deux balles à la tête et une balle dans la jambe par un tueur à gages présumé, âgé de 15 ans, alors qu’il prononçait un discours dans la capitale, le 7 juin. Les autorités pointent la responsabilité d’une branche dissidente de l’ex-guérilla des Farc. Le candidat conservateur avait ensuite subi plusieurs interventions chirurgicales. Samedi, la clinique où il avait été hospitalisé avait annoncé que son état était “redevenu critique” à la suite d’une nouvelle hémorragie cérébrale. Le jeune sénateur, avocat de formation, laisse derrière lui un jeune fils ainsi que trois adolescentes, filles de son épouse lors d’une précédente union, qu’il avait adoptées.Le président de gauche Gustavo Petro, dont Miguel Uribe était un féroce critique, a écrit sur X que le rôle du gouvernement était de “répudier le crime (…) indépendamment de l’idéologie” et a assuré que la sécurité des Colombiens était sa principale priorité. Sa vice-présidente Francia Márquez a regretté “un jour triste pour le pays”. “La violence ne peut continuer à marquer notre destin. La démocratie ne se construit pas avec des balles ni avec du sang, elle se construit avec respect, avec dialogue”, a-t-elle ajouté.- “Ils ont tué l’espoir” -Membre du parti Centre démocratique de l’ancien président de droite Alvaro Uribe — avec lequel il n’a pas de lien de parenté — Miguel Uribe avait annoncé en octobre 2024 son souhait de se présenter à l’élection présidentielle de mai 2026.L’attaque le visant a rappelé la violence des années 1980 et 1990, lorsque meurtres politiques et attentats secouaient la Colombie. Quatre candidats à la présidence avaient été assassinés.La vie de Miguel Uribe, qui voulait oeuvrer pour la réconciliation en Colombie, a été marquée par la violence du conflit armé dans son pays. Sa mère a perdu la vie alors qu’il n’avait que quatre ans, séquestrée sur ordre du narcotrafiquant Pablo Escobar, en 1991. Célèbre journaliste, Diana Turbay est morte lors d’une opération menée par des hommes en uniforme qui tentaient de la libérer. “Le mal détruit tout, ils ont tué l’espoir. Que le combat de Miguel soit une lumière qui éclaire le bon chemin pour la Colombie”, a écrit sur X l’ancien président colombien et chef de file de la droite Álvaro Uribe, qui depuis début août est en résidence surveillée après avoir été condamné dans une affaire de subornation de témoins. Outre le tireur, cinq autres personnes en lien avec l’attentat ont depuis été arrêtées, dont le présumé cerveau logistique, Elder José Arteaga Hernández, surnommé “El Costeño”. Le parquet a indiqué lundi à l’AFP que leurs poursuites vont être requalifiées en “homicide aggravé”.La semaine dernière, le directeur de la police colombienne, Carlos Fernando Triana, a déclaré que “très probablement la Segunda Marquetalia”, une dissidence de la guérilla fondée par le leader historique des FARC Iván Márquez, était à l’origine de la planification de l’attentat.Sur la place où Miguel Uribe a été mortellement blessé, plusieurs personnes se sont réunies lundi, déposant des fleurs, bougies ou priant.”Nous ressentons de la tristesse parce que notre vie est méprisée par les structures criminelles qui nous gouvernent”, a déclaré à l’AFP Pablo Peña, un professeur de 64 ans.La dépouille de Miguel Uribe doit être transférée dans l’après-midi au Parlement colombien pour un hommage jusqu’à mercredi.

Trump says Nvidia to give US cut of China chip sales

President Donald Trump on Monday confirmed reports that semiconductor giant Nvidia would pay the United States 15 percent of its revenues from sales of certain artificial intelligence chips to China.Speaking to reporters at the White House, Trump argued that Nvidia’s “H20” chips are “obsolete,” despite previously being targeted for export restrictions.He said that to lift the restrictions, he had agreed to a 15-percent cut from Nvidia: “If I’m going to do that, I want you to pay us as a country something, because I’m giving you a release. I released them only from the H20.”The California-based company produces some of the world’s most advanced semiconductors but cannot ship its most cutting-edge chips to China due to concerns that Beijing could use them to enhance military capabilities.Nvidia developed the H20 — a less powerful version of its AI processing units — specifically for export to China. That plan stalled when the Trump administration tightened export licensing requirements in April.Nvidia CEO Jensen Huang met with Trump at the White House last week and agreed to give the federal government the cut from its revenues, a highly unusual arrangement in the international tech trade, according to reports in the Financial Times, Bloomberg and New York Times.”While we haven’t shipped H20 to China for months, we hope export control rules will let America compete in China and worldwide,” a Nvidia spokesperson told AFP.The company spokesperson added: “America cannot repeat 5G and lose telecommunication leadership. America’s AI tech stack can be the world’s standard if we race.” Investors are betting that AI will transform the global economy, and last month Nvidia — the world’s most valuable company and a leading designer of high-end AI chips — became the first company ever to hit $4 trillion in market value.The firm has, however, become entangled in trade tensions between China and the United States, which are waging a heated battle for dominance to produce the chips that power AI.’Political tariff’The United States has been restricting which chips Nvidia can export to China on national security grounds.After Huang’s meeting with Trump, the Commerce Department on Friday started granting the licenses for chip sales, according to media reports.Silicon Valley-based AMD will also pay 15 percent of revenue on Chinese sales of its MI308 chips, which it was previously barred from exporting to the country.AMD did not respond to requests for comment.The move comes as the Trump administration has been imposing stiff tariffs, with goals varying from addressing US trade imbalances, wanting to reshore manufacturing, and pressuring foreign governments to change policies.A 100 percent tariff on many semiconductor imports came into effect last week, with exceptions for tech companies that announce major investments in the United States.”It’s a political tariff in everything but name, brokered in the shadow of heightened US-China tech tensions,” Stephen Innes of SPI Asset Management said. 

US judge denies govt request to release Maxwell transcripts

A federal judge on Monday rejected the Trump administration’s request to unseal grand jury transcripts from the criminal case against Ghislaine Maxwell, the convicted accomplice of sex offender Jeffrey Epstein.District Judge Paul Engelmayer said there is little in the transcripts that is not already in the public record, and they do not identify anyone other than Maxwell and Epstein as having had sexual contact with underage girls.The Justice Department had sought to release the transcripts to help defuse spiraling anger among President Donald Trump’s own supporters over what they have long seen as a cover-up of Epstein’s crimes and high-level connections.Engelmayer dismissed government arguments that the grand jury transcripts should be released because of “abundant public interest” in the case.”Its entire premise — that the Maxwell grand jury materials would bring to light meaningful new information about Epstein’s and Maxwell’s crimes, or the Government’s investigation into them — is demonstrably false,” he wrote.”Insofar as the motion to unseal implies that the grand jury materials are an untapped mine lode of undisclosed information about Epstein or Maxwell or confederates, they definitively are not that,” the judge said.”There is no ‘there’ there.”The Manhattan-based judge also cast doubt on the Trump administration’s motivation for seeking the public release of the Maxwell transcripts and suggested it was “disingenuous.””A member of the public, appreciating that the Maxwell grand jury materials do not contribute anything to public knowledge, might conclude that the Government’s motion for their unsealing was aimed not at ‘transparency’ but at diversion — aimed not at full disclosure but at the illusion of such,” he said.- Maxwell opposed release of transcripts-Maxwell, 63, is serving a 20-year sentence after being convicted in 2021 of recruiting underage girls for Epstein, who died in a New York jail in 2019 while awaiting trial for sex trafficking.Her lawyers had opposed releasing the transcripts, saying it could potentially impact her ongoing legal appeals of her conviction.The Justice Department is also seeking the release of the secret grand jury transcripts in Epstein’s case. That request is being handled by a different judge.Trump’s supporters have been obsessed with the Epstein case for years and have been up in arms since the FBI and Justice Department said last month that the wealthy financier had committed suicide while in jail, did not blackmail any prominent figures, and did not keep a “client list.”In a bid to calm the furor, the Justice Department asked for the release of the grand jury transcripts from the cases against Epstein and Maxwell.US Deputy Attorney General Todd Blanche — who is also Trump’s former personal lawyer — met recently with Maxwell but has not revealed what was discussed.She was later moved to a minimum security prison.Trump, 79, was once a friend of Epstein, and The Wall Street Journal reported last month that the president’s name was among hundreds found during a Justice Department review of the so-called “Epstein files,” though there has not been evidence of wrongdoing.Maxwell is the only former Epstein associate convicted in connection with his activities, which right-wing conspiracy theorists allege included trafficking young girls for VIPs and other elites.

Ukraine : Zelensky et les Européens parleront à Trump, “contrarié” par le refus de Kiev de céder des territoires

Volodymyr Zelensky et les dirigeants européens s’adresseront mercredi à Donald Trump, “contrarié” par le refus de son homologue ukrainien de céder des territoires, pour peser sur sa rencontre avec Vladimir Poutine, redoutant un accord aux dépens de l’Ukraine.Avant le sommet en Alaska, prévu pour vendredi et dont le président américain a déclaré lundi à la Maison Blanche s’attendre à ce qu’il soit “constructif”, les Européens s’efforcent de faire front commun et redoublent d’activité diplomatique.Lundi après-midi, l’Allemagne a annoncé que le chancelier Friedrich Merz avait “invité” les dirigeants de pays européens – France, Royaume-Uni, Italie, Pologne et Finlande – et de l’UE, ceux de l’Ukraine et de l’Otan mais aussi Donald Trump et son vice-président JD Vance à des “discussions” par visioconférence mercredi.Organisées par “groupes thématiques”, elles porteront sur d’éventuelles “actions supplémentaires” pour “exercer une pression sur la Russie” mais aussi sur “la préparation de possibles négociations de paix” et les questions “relatives aux revendications territoriales et aux garanties de sécurité” qui en découlent, a poursuivi Berlin.La présidence française a par la suite précisé que cette initiative avait été prise en commun par le chef de l’Etat français Emmanuel Macron, le Premier ministre britannique Keir Starmer et M. Merz.Selon le journal Bild, Volodymyr Zelensky, les Européens et le secrétaire général de l’Alliance atlantique Mark Rutte se réuniront d’abord sans les Américains, avant de leur communiquer les résultats de leurs consultations dans un deuxième temps.Les ministres des Affaires étrangères des Etats membres de l’Union européenne se retrouvent déjà lundi d’urgence pour éviter un accord entre Washington et Moscou au détriment de l’Ukraine.En Alaska, il doit être question, selon le président américain, d’un possible accord prévoyant “des échanges de territoires” pour mettre fin au conflit déclenché par la Russie en Ukraine le 24 février 2022.En l’état, la présence de Volodymyr Zelensky n’est pas programmée, même si les Etats-Unis ne l’excluent pas.M. Zelensky a une nouvelle fois appelé à ne pas céder aux exigences de Vladimir Poutine.”La Russie refuse d’arrêter les massacres et ne doit donc pas recevoir de récompenses ou d’avantages. Et ce n’est pas seulement une position morale, c’est une position rationnelle”, a écrit le président ukrainien sur Facebook.Pour la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, tout accord entre les Etats-Unis et la Russie “doit inclure l’Ukraine et l’UE” car “c’est une question de sécurité pour l’Ukraine et pour l’ensemble de l’Europe”.- Poussée russe -Le chef de l’Etat ukrainien, qui s’est entretenu ces derniers jours avec une douzaine de dirigeants européens, a souligné que Kiev travaillait “bien sûr” avec les Etats-Unis.Vladimir Poutine a pour sa part conversé avec neuf chefs d’Etat ou de gouvernement en trois jours dont Xi Jinping, Narendra Modi et Inacio Lula da Silva.Donald Trump, qui avait promis de régler le conflit ukrainien en 24 heures à son retour à la Maison Blanche, a entamé un spectaculaire rapprochement avec le président russe. Mais il a montré une frustration grandissante, la Russie ayant intensifié ses bombardements de l’Ukraine ces derniers mois.L’annonce du sommet en Alaska est intervenue vendredi, le jour-même de l’expiration d’un ultimatum lancé au Kremlin pour mettre un terme au pire conflit armé en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale.Les affrontements ont depuis continué avec six morts recensés dans des frappes russes dimanche en Ukraine.Vingt personnes ont en outre été blessées quand une bombe planante russe a atteint, le même jour, la gare routière centrale, très fréquentée, de Zaporijjia (est).Le ministère russe de la Défense a revendiqué lundi la prise d’un nouveau village dans la région ukrainienne de Donetsk (est), celui de Fedorivka, situé au nord-est de Pokrovsk et de Myrnograd, des villes menacées d’encerclement du fait de l’avancée continue des troupes russes dans ce secteur depuis plus d’un mois.L’armée russe contrôle actuellement environ 20% du territoire ukrainien.Moscou réclame que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées (Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson), en plus de la Crimée annexée en 2014, et qu’elle renonce aux livraisons d’armes occidentales et à toute adhésion à l’Otan. Des exigences inacceptables pour Kiev.

Ukraine : Zelensky et les Européens parleront à Trump, “contrarié” par le refus de Kiev de céder des territoires

Volodymyr Zelensky et les dirigeants européens s’adresseront mercredi à Donald Trump, “contrarié” par le refus de son homologue ukrainien de céder des territoires, pour peser sur sa rencontre avec Vladimir Poutine, redoutant un accord aux dépens de l’Ukraine.Avant le sommet en Alaska, prévu pour vendredi et dont le président américain a déclaré lundi à la Maison Blanche s’attendre à ce qu’il soit “constructif”, les Européens s’efforcent de faire front commun et redoublent d’activité diplomatique.Lundi après-midi, l’Allemagne a annoncé que le chancelier Friedrich Merz avait “invité” les dirigeants de pays européens – France, Royaume-Uni, Italie, Pologne et Finlande – et de l’UE, ceux de l’Ukraine et de l’Otan mais aussi Donald Trump et son vice-président JD Vance à des “discussions” par visioconférence mercredi.Organisées par “groupes thématiques”, elles porteront sur d’éventuelles “actions supplémentaires” pour “exercer une pression sur la Russie” mais aussi sur “la préparation de possibles négociations de paix” et les questions “relatives aux revendications territoriales et aux garanties de sécurité” qui en découlent, a poursuivi Berlin.La présidence française a par la suite précisé que cette initiative avait été prise en commun par le chef de l’Etat français Emmanuel Macron, le Premier ministre britannique Keir Starmer et M. Merz.Selon le journal Bild, Volodymyr Zelensky, les Européens et le secrétaire général de l’Alliance atlantique Mark Rutte se réuniront d’abord sans les Américains, avant de leur communiquer les résultats de leurs consultations dans un deuxième temps.Les ministres des Affaires étrangères des Etats membres de l’Union européenne se retrouvent déjà lundi d’urgence pour éviter un accord entre Washington et Moscou au détriment de l’Ukraine.En Alaska, il doit être question, selon le président américain, d’un possible accord prévoyant “des échanges de territoires” pour mettre fin au conflit déclenché par la Russie en Ukraine le 24 février 2022.En l’état, la présence de Volodymyr Zelensky n’est pas programmée, même si les Etats-Unis ne l’excluent pas.M. Zelensky a une nouvelle fois appelé à ne pas céder aux exigences de Vladimir Poutine.”La Russie refuse d’arrêter les massacres et ne doit donc pas recevoir de récompenses ou d’avantages. Et ce n’est pas seulement une position morale, c’est une position rationnelle”, a écrit le président ukrainien sur Facebook.Pour la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, tout accord entre les Etats-Unis et la Russie “doit inclure l’Ukraine et l’UE” car “c’est une question de sécurité pour l’Ukraine et pour l’ensemble de l’Europe”.- Poussée russe -Le chef de l’Etat ukrainien, qui s’est entretenu ces derniers jours avec une douzaine de dirigeants européens, a souligné que Kiev travaillait “bien sûr” avec les Etats-Unis.Vladimir Poutine a pour sa part conversé avec neuf chefs d’Etat ou de gouvernement en trois jours dont Xi Jinping, Narendra Modi et Inacio Lula da Silva.Donald Trump, qui avait promis de régler le conflit ukrainien en 24 heures à son retour à la Maison Blanche, a entamé un spectaculaire rapprochement avec le président russe. Mais il a montré une frustration grandissante, la Russie ayant intensifié ses bombardements de l’Ukraine ces derniers mois.L’annonce du sommet en Alaska est intervenue vendredi, le jour-même de l’expiration d’un ultimatum lancé au Kremlin pour mettre un terme au pire conflit armé en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale.Les affrontements ont depuis continué avec six morts recensés dans des frappes russes dimanche en Ukraine.Vingt personnes ont en outre été blessées quand une bombe planante russe a atteint, le même jour, la gare routière centrale, très fréquentée, de Zaporijjia (est).Le ministère russe de la Défense a revendiqué lundi la prise d’un nouveau village dans la région ukrainienne de Donetsk (est), celui de Fedorivka, situé au nord-est de Pokrovsk et de Myrnograd, des villes menacées d’encerclement du fait de l’avancée continue des troupes russes dans ce secteur depuis plus d’un mois.L’armée russe contrôle actuellement environ 20% du territoire ukrainien.Moscou réclame que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées (Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson), en plus de la Crimée annexée en 2014, et qu’elle renonce aux livraisons d’armes occidentales et à toute adhésion à l’Otan. Des exigences inacceptables pour Kiev.

Trump deploys National Guard in Washington crime crackdown

Donald Trump on Monday deployed military and federal law enforcement to curb violent crime in Washington, as he seeks to make good on his campaign pledge to be a “law and order” president.The Republican leader said he would place the city’s Metropolitan Police under federal government control while also sending the National Guard onto the streets of the US capital.The overwhelmingly Democratic city faces allegations from Republican politicians that it is overrun by crime, plagued by homelessness and financially mismanaged — although violent offenses are down.”This is Liberation Day in DC, and we’re going to take our capital back,” Trump said.Trump — a convicted felon who granted blanket clemency to nearly 1,600 people involved in the 2021 US Capitol riot in Washington — has complained that local police and prosecutors aren’t tough enough. He said 800 DC National Guardsmen — “and much more if necessary” — would be deployed to the city of 700,000.As Trump was speaking at the White House, several dozen demonstrators gathered outside.”There is absolutely no need for the National Guard here,” said 62-year-old retiree Elizabeth Critchley, who brandished a sign with the slogan “DC says freedom not fascism.””It’s all for show. It’s just a big theater,” she said.Defense Secretary Pete Hegseth, who was among several cabinet officials flanking Trump, said “other specialized” National Guard units could also be deployed.”They will be strong, they will be tough, and they will stand with their law enforcement partners,” he said.The new approach echoes Trump’s immigration policies that have effectively sealed the southern border amid mass deportations while deploying active-duty troops against protesters in Los Angeles.- New York, Chicago next? -The president told reporters he planned to roll out the policy to other cities, spotlighting New York and Chicago.Unlike the 50 states, Washington operates under a unique relationship with the federal government that limits its autonomy and grants Congress extraordinary control over local matters.Since the mid-1970s, the Home Rule Act has allowed residents to elect a mayor and a city council, although Congress still controls the city’s budget.Data from Washington police show significant drops in violent crime between 2023 and 2024, although that was coming off the back of a post-pandemic surge.Trump posted on social media ahead of the news conference that he also wants to tackle homeless encampments, after signing an order last month making it easier to arrest homeless people.  He promised individuals “places to stay,” but “FAR from the Capital.” Trump said criminals would be jailed and that it would all happen “very fast.”Federal law enforcement have already increased their presence after a former Department of Government Efficiency staffer was beaten during an attempted carjacking. “Last week my administration surged 500 federal agents into the district including from the FBI, ATF, DEA, Park Police, the US Marshals Service, the Secret Service, and the Department of Homeland Security,” Trump said.”You know a lot of nations, they don’t have anything like that… They made dozens of arrests.”A Gallup poll in October found that 64 percent of Americans believed crime had risen in 2024, although FBI data shows the lowest levels of violent crime nationwide in more than half a century.”Let me be crystal clear — crime in DC is ending, and it’s ending today,” said Attorney General Pam Bondi.

Stocks cautious before tariff updates, US inflation data

Equity markets moved little in cautious European and US trading Monday as investors await key US inflation data this week that could offer guidance on rate cuts long sought by President Donald Trump.Reports that chip giants Nvidia and AMD would give Washington a 15-percent cut of the revenue from AI sales to China also bolstered expectations of a new pause on Washington’s tariffs against China.”The market seems very relaxed ahead of tomorrow’s deadline on US-China trade talks, reflecting the assumption an extension is in the offing and a deal will eventually be reached,” said AJ Bell investment director Russ Mould.Also in view is a high-stakes summit between Trump and Russian President Vladimir Putin on Friday in Alaska, which could pave the way for a Ukraine ceasefire and ease tough Western sanctions against Moscow.London’s FTSE 100 index edged higher but Paris and Frankfurt closed lower, pulled down in particular by defence stocks as investors calculated the chances of an end to the Ukraine war.The key Wall Street indices came under moderate pressure after the Nasdaq climbed to another record high on Friday, bolstered by solid earnings from tech giants in particular.”Markets are bracing for a surprisingly busy week, with several key events and data releases likely to shape sentiment,” notably US inflation, said Jim Reid, managing director at Deutsche Bank.  The US consumer price index on Tuesday could provide grist for Trump’s campaign against Federal Reserve chief Jerome Powell.Powell has been in the president’s crosshairs over his refusal to cut interest rates while awaiting the impact of Trump’s tariffs blitz on the economy.But investors have ramped up their bets the Fed will lower borrowing costs at its September meeting following a series of reports — particularly on jobs — indicating the world’s biggest economy was slowing.Stocks in Hong Kong and Shanghai rose on Monday, while Tokyo was closed for a public holiday.Gold futures retreated after hitting a record high Friday following reports of an unexpected US tariff on gold bars from Switzerland.In company news, Nvidia and AMD advanced on the reports they had agreed to pay Washington 15 percent of AI chip sales to China.US officials had blocked the sale of the cutting-edge chips citing security concerns, which both companies had warned would deprive them of massive profits.Investors are betting that AI will transform the global economy, and last month Nvidia, the world’s largest semiconductor producer, became the first company to hit $4 trillion in market value.Elsewhere, shares in Danish renewable energy firm Orsted plunged 30 percent in Copenhagen as the company said it would raise $9.4 billion by selling new shares.The company added that it dropped plans to sell a stake in its Sunrise Wind project over Trump’s decision to freeze federal permitting and loans for all offshore and onshore wind projects.- Key figures at around 1600 GMT -New York – Dow: DOWN 0.3 percent at 44,052.71 pointsNew York – S&P 500: FLAT at 6,392.60New York – Nasdaq: UP 0.2 percent at 21,496.75London – FTSE 100: UP 0.4 percent at 9,129.71 (close)Paris – CAC 40: DOWN 0.6 percent at 7,698.52 (close)Frankfurt – DAX: DOWN 0.3 percent at 24,081.34 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: UP 0.2 percent at 24,906.81 (close)Shanghai – Composite: UP 0.3 percent at 3,647.55 (close)Tokyo – Nikkei 225: Closed for a holidayEuro/dollar: DOWN at $1.1608 from $1.1643Pound/dollar: DOWN at $1.3417 from $1.3451 on FridayDollar/yen: UP at 147.97 yen from 147.79 yenEuro/pound: DOWN at 86.52 pence from 86.54 penceBrent North Sea Crude: FLAT at $66.57 per barrelWest Texas Intermediate: FLAT percent at $63.88 per barrelburs-ajb/js/kjm

The shrill is gone: AOL to shut down dial-up internet

The ear-piercing beeps, squeals and buzzes of 90s-era dial-up internet will vanish from thousands of holdout American homes in September as historic provider AOL shuts down the service.The raucous sounds of modems establishing their connection to distant servers marked a generation of internet users and still pop up in memes to this day.It also made AOL one of the biggest tech firms of the era, but in the following decades the dial-up connections were steadily replaced with much faster ADSL and then fibre-optic lines.”AOL routinely evaluates its products and services and has decided to discontinue dial-up internet,” the pioneering internet service provider (ISP) said in a blog post. AOL did not say how many users would be affected by the September 30 shutoff.CNBC reported that numbers using dial-up had fallen from around 2.1 million in 2015 to just a few thousand in 2021.AOL merged with Time Warner in a 2001 mega-deal worth $162 billion at the peak of the dotcom bubble.After splitting off again, it was sold to Verizon in 2015 for a far humbler $4.4 billion.AOL was merged with another early internet heavyweight, Yahoo, and sold to the investment fund Apollo Global Management for $5 billion in 2021.Its once widely used chat programme AIM, launched in 1997 and beloved of early-2000s teens, was shut down in 2017.

Al Jazeera journalists hold vigil for staff slain in Gaza

Al Jazeera staff gathered at the news network’s Doha headquarters on Monday for a televised memorial for five colleagues killed by Israel overnight in Gaza.Anas al-Sharif, a recognisable face on the channel, correspondent Mohammed Qreiqeh and camera operators Ibrahim Zaher, Mohammed Noufal and Moamen Aliwa were killed in the Israeli attack on Sunday.  Scores congregated in an Al Jazeera Arabic studio and newsroom in the Qatari capital to condemn the killings, promising to continue their reporting on the 22-month war between Israel and Hamas in Gaza.Some held pictures of the journalists killed in a strike on their tent in Gaza City in the north of the Palestinian territory. Among those present in Doha were Al Jazeera’s Gaza bureau chief Wael al-Dahdouh, whose wife and children were killed in Israeli strikes, and camera operator Fadi Al Wahidi who was left paralysed by a gunshot wound to the neck while reporting in the territory.”Every time we lose a loved one and a colleague, we lose a part of this… family of journalists. This is something extremely difficult and painful,” Al-Dahdouh told AFP following the vigil. “We stand in solidarity… and we take whatever action we can, but blatant attacks against international law and against everything continue,” he added.The Israeli military confirmed that it had carried out the attack on Al-Sharif, alleging that he was a “terrorist” who “posed as a journalist”. Tamer Almisshal, a senior presenter at Al Jazeera overseeing coverage in Gaza, told AFP the Israeli assertions were “fabricated” and “baseless”, adding that it was not the first time the Qatar-based channel’s journalists in Gaza had been accused of being affiliated with militant groups after being killed. “Israel, by killing and targeting our correspondents and our team in Gaza, they want to kill the truth,” Almisshal added.In July, the Committee to Protect Journalists called for Al-Sharif’s protection and accused the Israeli military of carrying out online attacks on the reporter by claiming that he was a member of Hamas.With Gaza sealed off, many media groups around the world, including AFP, depend on photo, video and text coverage of the conflict provided by Palestinian reporters.Media watchdog Reporters Without Borders (RSF) said in early July that more than 200 journalists had been killed in Gaza since the war began, including several Al Jazeera journalists.Al-Dahdouh explained those journalists still in Gaza “face attacks, murder, fear, hunger, displacement, thirst… after a while, we couldn’t recognise many of our colleagues because they had simply lost half their body weight”. “Their love for this profession… keeps them connected and carrying out this duty,” he added.