Wall Street poursuit son ascension après l’inflation américaine

La Bourse de New York évolue en hausse mercredi, continuant sa progression entamée la veille après des perspectives d’un assouplissement de la politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed).Vers 14H10 GMT, le Dow Jones prenait 0,95%, l’indice Nasdaq avançait de 0,34% et l’indice élargi S&P 500 gagnait 0,41%.”Au cours des deux dernières semaines, nous sommes restés bloqués dans une fourchette” contenue et “hier nous en sommes sortis pour la première fois”, commente auprès de l’AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.En l’absence de nouveaux catalyseurs, “la dynamique se poursuit ce matin”, note l’analyste.Les investisseurs ont accueilli avec optimisme la publication mardi de l’indice des prix à la consommation (CPI) aux Etats-Unis.L’indice a progressé en juillet au même rythme qu’en juin (+2,7% sur un an), contenu par la baisse du coût du pétrole (-9,5% sur un an), alors que les marchés s’attendaient à une accélération en raison des nouveaux droits de douane.Sur un mois, sa progression ralentit même, à +0,2% après +0,3% en juin.Cette publication “a renforcé les anticipations d’une baisse d’un quart de point de pourcentage des taux d’intérêt” de la Fed en septembre, notent les analystes de Briefing.com.Désormais, les experts sont pratiquement unanimes à attendre une baisse lors de la prochaine réunion du comité de politique monétaire de l’institution, selon l’outil de veille de CME. Et ils sont une majorité à attendre une deuxième réduction de taux en octobre.Ces perspectives d’assouplissement monétaire profitent aux petites capitalisations, note Art Hogan, qui étaient jusque-là “sous-performantes”.L’indice Russell 2000, qui comprend 2.000 PME, avançait de 0,90%.Parmi les indicateurs “susceptibles de changer la perception des investisseurs”, M. Hogan note la publication jeudi de l’indice des prix à la production (PPI) et le lendemain des ventes au détail.Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d’Etat américains à dix ans se détendait nettement à 4,24% contre 4,28% à la clôture mardi. L’échéance à deux ans, plus sensible aux évolutions monétaires, se détendait à 3,68% contre 3,73% à la clôture lundi.Côté entreprises, la start-up américaine spécialisée dans l’informatique à distance (“cloud computing”) CoreWeave glissait de plus de 12% à 130,53 dollars malgré des résultats supérieurs aux prévisions, dont un chiffre d’affaires de 1,21 milliard de dollars au deuxième trimestre.Selon l’entreprise, sa croissance est contrainte par des difficultés à accélérer ses capacités, alors que la demande reste soutenue.La plateforme d’échanges de cryptomonnaies Bullish va faire son entrée à la Bourse de New York mercredi, avec un prix initial de 37 dollars par action, au-delà des attentes. Cette opération devrait permettre à l’entreprise de lever 1,1 milliard de dollars pour une valorisation totale dépassant les 5 milliards.Le groupe de textile américain HanesBrands (+6,55% à 6,59 dollars) continuait sa progression après son bond de la veille provoqué par l’annonce de son rachat par le fabricant canadien de vêtements de sport Gildan, une opération à 4,4 milliards de dollars.

Nouvelle-Calédonie: le FLNKS rejette l’accord de Bougival, Valls regrette un choix “incompréhensible”

Le Front de libération nationale kanak socialiste (FLNKS), principal mouvement indépendantiste de Nouvelle-Calédonie, a acté mercredi son rejet de l’accord sur l’avenir du territoire signé en juillet, choix jugé “incompréhensible” par le ministre des Outre-mer Manuel Valls qui appelle à poursuivre le dialogue.”Ma porte reste évidemment ouverte pour comprendre les raisons peu explicites de ce choix incompréhensible”, a-t-il déclaré dans un message publié sur Facebook, assurant “ne pas se résigner” à trouver un compromis alors qu’il doit se rendre dans l’archipel la semaine prochaine.Défendant un accord “inédit” permettant la création d’un “État de Nouvelle-Calédonie” doté d’une loi fondamentale, d’une nationalité calédonienne et de la compétence en relations internationales, Manuel Valls a aussi assuré que le texte de Bougival reconnaissait l’identité kanak. Plus tôt, le FLNKS avait confirmé sans surprise qu’il rejetait l’accord signé début juillet avec l’Etat et les non-indépendantistes à l’issue de plusieurs jours de négociations entre les différentes forces politiques calédoniennes.Le “projet d’accord de Bougival” est incompatible “avec les fondements et acquis de notre lutte”, a affirmé Dominique Fochi, secrétaire général de l’Union calédonienne et membre du bureau politique du FLNKS, lors d’une conférence de presse à Nouméa, quelques jours après un congrès extraordinaire du mouvement.Le texte, pourtant signé par les délégués du FLNKS, a suscité une levée de boucliers chez une partie du camp indépendantiste qui estime qu’il ne va pas assez loin dans la souveraineté du territoire français du Pacifique.En visioconférence depuis Mulhouse (Haut-Rhin), où il a été incarcéré pendant près d’un an, le président du FLNKS, Christian Tein, a dénoncé “un accord à marche forcée proposé par Macron”.”Bougival est derrière nous”, a affirmé Marie-Pierre Goyetche (Parti travailliste), également membre du bureau politique du FLNKS: “C’est un rejet en bloc, nous ne participerons pas au comité de rédaction” proposé par Manuel Valls pour clarifier certains termes de l’accord.  L’accord de Bougival continue d’être défendu localement par l’ensemble du camp non-indépendantiste, par l’Eveil océanien, parti “ni-ni” (ni indépendantiste, ni loyaliste), et par le Parti de libération kanak (Palika) et l’Union progressiste en Mélanésie (UPM), deux mouvements indépendantistes qui ont quitté le FLNKS en 2024. – “Nouvelle trahison” -Dans un communiqué, les deux principaux mouvements non-indépendantistes (Les Loyalistes et le Rassemblement-LR) ont déploré la décision du FLNKS, y voyant “un reniement de sa signature” et “une nouvelle trahison”.Ils appellent à la création “d’un comité ad hoc, composé de loyalistes et d’indépendantistes favorables à l’accord de Bougival, de membres de la société civile et d’experts” pour en “approfondir certains aspects techniques”.Sans attendre l’officialisation de ce rejet, Manuel Valls avait annoncé se rendre “la semaine du 18 août” en Nouvelle-Calédonie pour tenter de sauver l’accord.”Je rencontrerai toutes les délégations politiques, j’installerai le comité de rédaction. Nous examinerons le projet”, a-t-il déclaré mercredi, expliquant que “chacun devra assumer ses responsabilités”.Le FLNKS souhaite lui “ouvrir le dialogue” pour la “signature d’un accord de Kanaky (nom donné au territoire par les indépendantistes, NDLR) le 24 septembre 2025”, conduisant à “l’accession de la Nouvelle-Calédonie à la pleine souveraineté avant l’élection présidentielle de 2027”, selon Dominique Fochi.Il a également insisté sur la tenue de discussions “sous la supervision” de M. Tein. Libéré de prison en juin, celui-ci reste mis en examen pour son rôle présumé dans les émeutes de mai 2024, qui ont fait 14 morts et plusieurs milliards d’euros de dégâts. Le leader politique a toujours nié avoir appelé à la violence.”Nous en profiterons pour lui dire que nous voulons que les élections provinciales se tiennent en novembre (…) pour connaître la réelle légitimité des uns et des autres”, a-t-il ajouté.Ces élections, cruciales en Nouvelle-Calédonie, auraient dû se tenir fin 2024. Mais elles avaient été repoussées à novembre 2025 au plus tard après les émeutes causées l’an passé par le projet d’élargissement du corps électoral calédonien.Selon Manuel Valls, une proposition de loi organique (PPLO) a justement été déposée mercredi par six présidents de groupe du Sénat pour reporter ces élections à juin 2026, conformément au calendrier fixé par l’accord de Bougival.

Nouvelle-Calédonie: le FLNKS rejette l’accord de Bougival, Valls regrette un choix “incompréhensible”

Le Front de libération nationale kanak socialiste (FLNKS), principal mouvement indépendantiste de Nouvelle-Calédonie, a acté mercredi son rejet de l’accord sur l’avenir du territoire signé en juillet, choix jugé “incompréhensible” par le ministre des Outre-mer Manuel Valls qui appelle à poursuivre le dialogue.”Ma porte reste évidemment ouverte pour comprendre les raisons peu explicites de ce choix incompréhensible”, a-t-il déclaré dans un message publié sur Facebook, assurant “ne pas se résigner” à trouver un compromis alors qu’il doit se rendre dans l’archipel la semaine prochaine.Défendant un accord “inédit” permettant la création d’un “État de Nouvelle-Calédonie” doté d’une loi fondamentale, d’une nationalité calédonienne et de la compétence en relations internationales, Manuel Valls a aussi assuré que le texte de Bougival reconnaissait l’identité kanak. Plus tôt, le FLNKS avait confirmé sans surprise qu’il rejetait l’accord signé début juillet avec l’Etat et les non-indépendantistes à l’issue de plusieurs jours de négociations entre les différentes forces politiques calédoniennes.Le “projet d’accord de Bougival” est incompatible “avec les fondements et acquis de notre lutte”, a affirmé Dominique Fochi, secrétaire général de l’Union calédonienne et membre du bureau politique du FLNKS, lors d’une conférence de presse à Nouméa, quelques jours après un congrès extraordinaire du mouvement.Le texte, pourtant signé par les délégués du FLNKS, a suscité une levée de boucliers chez une partie du camp indépendantiste qui estime qu’il ne va pas assez loin dans la souveraineté du territoire français du Pacifique.En visioconférence depuis Mulhouse (Haut-Rhin), où il a été incarcéré pendant près d’un an, le président du FLNKS, Christian Tein, a dénoncé “un accord à marche forcée proposé par Macron”.”Bougival est derrière nous”, a affirmé Marie-Pierre Goyetche (Parti travailliste), également membre du bureau politique du FLNKS: “C’est un rejet en bloc, nous ne participerons pas au comité de rédaction” proposé par Manuel Valls pour clarifier certains termes de l’accord.  L’accord de Bougival continue d’être défendu localement par l’ensemble du camp non-indépendantiste, par l’Eveil océanien, parti “ni-ni” (ni indépendantiste, ni loyaliste), et par le Parti de libération kanak (Palika) et l’Union progressiste en Mélanésie (UPM), deux mouvements indépendantistes qui ont quitté le FLNKS en 2024. – “Nouvelle trahison” -Dans un communiqué, les deux principaux mouvements non-indépendantistes (Les Loyalistes et le Rassemblement-LR) ont déploré la décision du FLNKS, y voyant “un reniement de sa signature” et “une nouvelle trahison”.Ils appellent à la création “d’un comité ad hoc, composé de loyalistes et d’indépendantistes favorables à l’accord de Bougival, de membres de la société civile et d’experts” pour en “approfondir certains aspects techniques”.Sans attendre l’officialisation de ce rejet, Manuel Valls avait annoncé se rendre “la semaine du 18 août” en Nouvelle-Calédonie pour tenter de sauver l’accord.”Je rencontrerai toutes les délégations politiques, j’installerai le comité de rédaction. Nous examinerons le projet”, a-t-il déclaré mercredi, expliquant que “chacun devra assumer ses responsabilités”.Le FLNKS souhaite lui “ouvrir le dialogue” pour la “signature d’un accord de Kanaky (nom donné au territoire par les indépendantistes, NDLR) le 24 septembre 2025”, conduisant à “l’accession de la Nouvelle-Calédonie à la pleine souveraineté avant l’élection présidentielle de 2027”, selon Dominique Fochi.Il a également insisté sur la tenue de discussions “sous la supervision” de M. Tein. Libéré de prison en juin, celui-ci reste mis en examen pour son rôle présumé dans les émeutes de mai 2024, qui ont fait 14 morts et plusieurs milliards d’euros de dégâts. Le leader politique a toujours nié avoir appelé à la violence.”Nous en profiterons pour lui dire que nous voulons que les élections provinciales se tiennent en novembre (…) pour connaître la réelle légitimité des uns et des autres”, a-t-il ajouté.Ces élections, cruciales en Nouvelle-Calédonie, auraient dû se tenir fin 2024. Mais elles avaient été repoussées à novembre 2025 au plus tard après les émeutes causées l’an passé par le projet d’élargissement du corps électoral calédonien.Selon Manuel Valls, une proposition de loi organique (PPLO) a justement été déposée mercredi par six présidents de groupe du Sénat pour reporter ces élections à juin 2026, conformément au calendrier fixé par l’accord de Bougival.

Nouvelle-Calédonie: le FLNKS rejette l’accord de Bougival, Valls regrette un choix “incompréhensible”

Le Front de libération nationale kanak socialiste (FLNKS), principal mouvement indépendantiste de Nouvelle-Calédonie, a acté mercredi son rejet de l’accord sur l’avenir du territoire signé en juillet, choix jugé “incompréhensible” par le ministre des Outre-mer Manuel Valls qui appelle à poursuivre le dialogue.”Ma porte reste évidemment ouverte pour comprendre les raisons peu explicites de ce choix incompréhensible”, a-t-il déclaré dans un message publié sur Facebook, assurant “ne pas se résigner” à trouver un compromis alors qu’il doit se rendre dans l’archipel la semaine prochaine.Défendant un accord “inédit” permettant la création d’un “État de Nouvelle-Calédonie” doté d’une loi fondamentale, d’une nationalité calédonienne et de la compétence en relations internationales, Manuel Valls a aussi assuré que le texte de Bougival reconnaissait l’identité kanak. Plus tôt, le FLNKS avait confirmé sans surprise qu’il rejetait l’accord signé début juillet avec l’Etat et les non-indépendantistes à l’issue de plusieurs jours de négociations entre les différentes forces politiques calédoniennes.Le “projet d’accord de Bougival” est incompatible “avec les fondements et acquis de notre lutte”, a affirmé Dominique Fochi, secrétaire général de l’Union calédonienne et membre du bureau politique du FLNKS, lors d’une conférence de presse à Nouméa, quelques jours après un congrès extraordinaire du mouvement.Le texte, pourtant signé par les délégués du FLNKS, a suscité une levée de boucliers chez une partie du camp indépendantiste qui estime qu’il ne va pas assez loin dans la souveraineté du territoire français du Pacifique.En visioconférence depuis Mulhouse (Haut-Rhin), où il a été incarcéré pendant près d’un an, le président du FLNKS, Christian Tein, a dénoncé “un accord à marche forcée proposé par Macron”.”Bougival est derrière nous”, a affirmé Marie-Pierre Goyetche (Parti travailliste), également membre du bureau politique du FLNKS: “C’est un rejet en bloc, nous ne participerons pas au comité de rédaction” proposé par Manuel Valls pour clarifier certains termes de l’accord.  L’accord de Bougival continue d’être défendu localement par l’ensemble du camp non-indépendantiste, par l’Eveil océanien, parti “ni-ni” (ni indépendantiste, ni loyaliste), et par le Parti de libération kanak (Palika) et l’Union progressiste en Mélanésie (UPM), deux mouvements indépendantistes qui ont quitté le FLNKS en 2024. – “Nouvelle trahison” -Dans un communiqué, les deux principaux mouvements non-indépendantistes (Les Loyalistes et le Rassemblement-LR) ont déploré la décision du FLNKS, y voyant “un reniement de sa signature” et “une nouvelle trahison”.Ils appellent à la création “d’un comité ad hoc, composé de loyalistes et d’indépendantistes favorables à l’accord de Bougival, de membres de la société civile et d’experts” pour en “approfondir certains aspects techniques”.Sans attendre l’officialisation de ce rejet, Manuel Valls avait annoncé se rendre “la semaine du 18 août” en Nouvelle-Calédonie pour tenter de sauver l’accord.”Je rencontrerai toutes les délégations politiques, j’installerai le comité de rédaction. Nous examinerons le projet”, a-t-il déclaré mercredi, expliquant que “chacun devra assumer ses responsabilités”.Le FLNKS souhaite lui “ouvrir le dialogue” pour la “signature d’un accord de Kanaky (nom donné au territoire par les indépendantistes, NDLR) le 24 septembre 2025”, conduisant à “l’accession de la Nouvelle-Calédonie à la pleine souveraineté avant l’élection présidentielle de 2027”, selon Dominique Fochi.Il a également insisté sur la tenue de discussions “sous la supervision” de M. Tein. Libéré de prison en juin, celui-ci reste mis en examen pour son rôle présumé dans les émeutes de mai 2024, qui ont fait 14 morts et plusieurs milliards d’euros de dégâts. Le leader politique a toujours nié avoir appelé à la violence.”Nous en profiterons pour lui dire que nous voulons que les élections provinciales se tiennent en novembre (…) pour connaître la réelle légitimité des uns et des autres”, a-t-il ajouté.Ces élections, cruciales en Nouvelle-Calédonie, auraient dû se tenir fin 2024. Mais elles avaient été repoussées à novembre 2025 au plus tard après les émeutes causées l’an passé par le projet d’élargissement du corps électoral calédonien.Selon Manuel Valls, une proposition de loi organique (PPLO) a justement été déposée mercredi par six présidents de groupe du Sénat pour reporter ces élections à juin 2026, conformément au calendrier fixé par l’accord de Bougival.

Trump et Poutine en Alaska, rencontre déjà historique

L’issue du plus sanglant conflit en Europe depuis la Seconde guerre mondiale s’esquissera-t-elle vendredi à 7.500 kilomètres de Kiev? Donald Trump et Vladimir Poutine se retrouvent à Anchorage, en Alaska, pour un tête-à-tête déjà historique.Le président américain n’est guère connu pour sa prudence, pourtant il s’efforce de tempérer les attentes, lui qui se faisait fort il n’y a pas si longtemps de mettre fin à la guerre en Ukraine en un clin d’oeil.Le républicain de 79 ans a dit lundi vouloir “tâter le terrain” pendant cette première rencontre en personne avec le maître du Kremlin depuis 2019. Elle suit de multiples coups de fil depuis son retour au pouvoir en janvier.La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, assure qu’il s’agira “d’écouter” Vladimir Poutine lors de cette entrevue réclamée par le président russe – Washington insiste lourdement sur ce point.Le sommet, en l’absence de Volodymyr Zelensky, n’est évidemment pas une conférence de paix.- “Déçu” -Tout l’enjeu, pour le président ukrainien et les Européens, est qu’Anchorage ne devienne pas une sorte de Yalta, une réunion pendant laquelle les grandes puissances délimitent des territoires et des zones d’influence, comme celle de février 1945 entre Etats-Unis, Royaume-Uni et Union soviétique.”Les dirigeants européens ont bien compris que celui qui parle en dernier à Donald Trump fait la plus forte impression”, explique Liana Fix, spécialiste de l’Europe au Council on Foreign Relations. Surtout quand il s’agit d’un dirigeant dont l’exercice autoritaire du pouvoir fascine le milliardaire.Le président américain, qui avait rompu l’isolement diplomatique de Vladimir Poutine dès son retour à la Maison Blanche, a laissé éclater son impatience récemment après des attaques particulièrement brutales contre l’Ukraine. Il s’est dit “déçu” par son homologue russe.Le lui dira-t-il en face à face? Ou se retournera-t-il, après la réunion, contre Volodymyr Zelensky?Donald Trump a souvent accusé le chef d’Etat ukrainien de faire obstacle à la fin du conflit déclenché en février 2022 par l’invasion russe. – “Echange” de territoires -Le président américain, qui n’a jamais attribué la responsabilité de la guerre à Moscou, s’est dit lundi “contrarié” du refus opposé par Kiev à ce qu’il appelle un éventuel “échange” de territoires avec la Russie, laquelle occupe 20% du territoire ukrainien.L’Etat où les deux hommes se retrouvent, l’Alaska, a lui-même changé de mains, en étant racheté par les Etats-Unis à la Russie au 19e siècle.La base militaire Elmendorf-Richardson, près d’Anchorage, a été choisie pour le sommet.Le milliardaire semble tiraillé entre deux instincts contradictoires.D’une part, la tentation de faire vendredi des annonces éclatantes, vagues au besoin, lui permettant de se présenter en “faiseur de paix”.D’autre part, la volonté de ne pas passer pour le “caniche” de Vladimir Poutine.Ce surnom lui avait été donné par ses opposants après un sommet à Helsinki en 2018, marqué par une visible connivence entre les deux dirigeants.Volodymyr Zelensky a estimé que la tenue de la rencontre en Alaska était déjà une “victoire” pour le dirigeant russe.Vladimir Poutine n’a “rien offert de significatif” pour décrocher cette entrevue, rappelle à l’AFP l’analyste politique russe Konstantin Kalachev.- “Poser un cadre” -Mais Donald Trump a rejeté mercredi sur sa plateforme Truth Social l’idée que le président russe avait déjà gagné, et s’est plaint de “médias très injustes” avec lui sur cette rencontre.”Si j’obtenais Moscou et Leningrad dans le cadre de l’accord avec la Russie, les +Fake News+ diraient que j’ai fait un mauvais accord!”, a-t-il lancé, utilisant l’ancien nom soviétique de Saint-Petersbourg.Pour George Beebe, ancien spécialiste de la Russie au sein de la CIA, expert au Quincy Institute for Responsible Statecraft, dans le meilleur des cas le sommet de vendredi posera “un cadre pour la poursuite de négociations”.Selon lui, la Russie pourrait par exemple accepter que l’Ukraine rejoigne l’Union européenne, si elle renonce à intégrer l’Otan.Bien plus délicate sera la question d’éventuelles concessions territoriales, à l’heure où l’armée russe gagne du terrain en Ukraine.Moscou réclame quatre régions partiellement occupées (Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson), en plus de la Crimée annexée en 2014, des exigences inacceptables pour Kiev.Donald Trump a promis de parler à Volodymyr Zelensky et aux Européens après son entrevue avec Vladimir Poutine.”Peut-être que je leur dirai +Bonne chance, continuez à vous battre+. Ou peut-être que je leur dirai: +Nous pouvons trouver un accord+”, a-t-il lancé lundi. 

Trump et Poutine en Alaska, rencontre déjà historique

L’issue du plus sanglant conflit en Europe depuis la Seconde guerre mondiale s’esquissera-t-elle vendredi à 7.500 kilomètres de Kiev? Donald Trump et Vladimir Poutine se retrouvent à Anchorage, en Alaska, pour un tête-à-tête déjà historique.Le président américain n’est guère connu pour sa prudence, pourtant il s’efforce de tempérer les attentes, lui qui se faisait fort il n’y a pas si longtemps de mettre fin à la guerre en Ukraine en un clin d’oeil.Le républicain de 79 ans a dit lundi vouloir “tâter le terrain” pendant cette première rencontre en personne avec le maître du Kremlin depuis 2019. Elle suit de multiples coups de fil depuis son retour au pouvoir en janvier.La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, assure qu’il s’agira “d’écouter” Vladimir Poutine lors de cette entrevue réclamée par le président russe – Washington insiste lourdement sur ce point.Le sommet, en l’absence de Volodymyr Zelensky, n’est évidemment pas une conférence de paix.- “Déçu” -Tout l’enjeu, pour le président ukrainien et les Européens, est qu’Anchorage ne devienne pas une sorte de Yalta, une réunion pendant laquelle les grandes puissances délimitent des territoires et des zones d’influence, comme celle de février 1945 entre Etats-Unis, Royaume-Uni et Union soviétique.”Les dirigeants européens ont bien compris que celui qui parle en dernier à Donald Trump fait la plus forte impression”, explique Liana Fix, spécialiste de l’Europe au Council on Foreign Relations. Surtout quand il s’agit d’un dirigeant dont l’exercice autoritaire du pouvoir fascine le milliardaire.Le président américain, qui avait rompu l’isolement diplomatique de Vladimir Poutine dès son retour à la Maison Blanche, a laissé éclater son impatience récemment après des attaques particulièrement brutales contre l’Ukraine. Il s’est dit “déçu” par son homologue russe.Le lui dira-t-il en face à face? Ou se retournera-t-il, après la réunion, contre Volodymyr Zelensky?Donald Trump a souvent accusé le chef d’Etat ukrainien de faire obstacle à la fin du conflit déclenché en février 2022 par l’invasion russe. – “Echange” de territoires -Le président américain, qui n’a jamais attribué la responsabilité de la guerre à Moscou, s’est dit lundi “contrarié” du refus opposé par Kiev à ce qu’il appelle un éventuel “échange” de territoires avec la Russie, laquelle occupe 20% du territoire ukrainien.L’Etat où les deux hommes se retrouvent, l’Alaska, a lui-même changé de mains, en étant racheté par les Etats-Unis à la Russie au 19e siècle.La base militaire Elmendorf-Richardson, près d’Anchorage, a été choisie pour le sommet.Le milliardaire semble tiraillé entre deux instincts contradictoires.D’une part, la tentation de faire vendredi des annonces éclatantes, vagues au besoin, lui permettant de se présenter en “faiseur de paix”.D’autre part, la volonté de ne pas passer pour le “caniche” de Vladimir Poutine.Ce surnom lui avait été donné par ses opposants après un sommet à Helsinki en 2018, marqué par une visible connivence entre les deux dirigeants.Volodymyr Zelensky a estimé que la tenue de la rencontre en Alaska était déjà une “victoire” pour le dirigeant russe.Vladimir Poutine n’a “rien offert de significatif” pour décrocher cette entrevue, rappelle à l’AFP l’analyste politique russe Konstantin Kalachev.- “Poser un cadre” -Mais Donald Trump a rejeté mercredi sur sa plateforme Truth Social l’idée que le président russe avait déjà gagné, et s’est plaint de “médias très injustes” avec lui sur cette rencontre.”Si j’obtenais Moscou et Leningrad dans le cadre de l’accord avec la Russie, les +Fake News+ diraient que j’ai fait un mauvais accord!”, a-t-il lancé, utilisant l’ancien nom soviétique de Saint-Petersbourg.Pour George Beebe, ancien spécialiste de la Russie au sein de la CIA, expert au Quincy Institute for Responsible Statecraft, dans le meilleur des cas le sommet de vendredi posera “un cadre pour la poursuite de négociations”.Selon lui, la Russie pourrait par exemple accepter que l’Ukraine rejoigne l’Union européenne, si elle renonce à intégrer l’Otan.Bien plus délicate sera la question d’éventuelles concessions territoriales, à l’heure où l’armée russe gagne du terrain en Ukraine.Moscou réclame quatre régions partiellement occupées (Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson), en plus de la Crimée annexée en 2014, des exigences inacceptables pour Kiev.Donald Trump a promis de parler à Volodymyr Zelensky et aux Européens après son entrevue avec Vladimir Poutine.”Peut-être que je leur dirai +Bonne chance, continuez à vous battre+. Ou peut-être que je leur dirai: +Nous pouvons trouver un accord+”, a-t-il lancé lundi. 

For Trump, Putin summit presents the ultimate test of dealmaking

Among the constants in Donald Trump’s turbulent career have been a flair for drama and a belief in his dealmaking powers. In inviting Vladimir Putin, Trump will have plenty of the first — and put the second to the ultimate test.Trump will speak to his Russian counterpart about the Ukraine war on Friday in Alaska, the two presidents’ first standalone summit since a 2018 meeting in Helsinki where Trump’s cowed appearance haunted him long afterward.US officials said that Putin himself suggested the meeting. Trump agreed to invite him despite publicly saying how frustrated he has been with Putin’s refusal to accept any proposal to halt the war.Trump’s invitation to Putin, who is under indictment by the International Criminal Court, effectively ends the West’s shunning of the Russian president since the February 2022 invasion of Ukraine, whose leader Volodymyr Zelensky has called the Alaska trip a “personal victory” for Putin.Trump and his aides have quickly tried to play down the significance. Trump, voicing uncharacteristic humility about his diplomacy, said it was a “feel-out meeting” that would not in itself lead to a deal on Ukraine.But he rounded on the “fired losers and really dumb people” who have described the summit a propaganda victory for Putin, singling out in particular John Bolton, who served as his national security advisor for part of his first term. “If I got Moscow and Leningrad free, as part of the deal with Russia, the Fake News would say that I made a bad deal!” Trump thundered on his website, Truth Social.Trump has said he will speak with Zelensky and other European leaders immediately after the summit, which is expected to take place at Joint Base Elmendorf–Richardson in Anchorage.All have insisted that Ukraine not be excluded from talks on its fate.”European leaders, in the past, had the experience that whoever talks to Donald Trump last makes the most important impressions,” said Liana Fix, a fellow at the Council on Foreign Relations.There is “a very strong urge in Donald Trump to be the one who brings peace to Ukraine — even for a fleeting moment of time, to have the picture of him agreeing with Vladimir Putin to a ceasefire,” she said.- Latest swing in strategy -Trump had vowed to end the war, which has killed tens of thousands, within 24 hours of returning to the White House. But he has found the path difficult — and his tactics have swung drastically.Trump berated Zelensky during a heated on-camera meeting at the White House where Vice President JD Vance accused Ukraine of ingratitude for US support, which Trump briefly shut down.Ukraine quickly realized it had to stomach Trump’s approach and signed on to his ceasefire bid. When Putin did not, Trump threatened sanctions on Russia, only to agree to meet Putin.”The mere fact of holding such a summit will be a victory for Putin,” Russian political analyst Konstantin Kalachev said.”Putin has not offered Trump anything significant, and Trump is already inviting him to Alaska,” he added, also calling the lack of new US sanctions by Trump an “unconditional victory” for Russia.Trump has rejected criticism that he is soft, noting that he ramped up tariffs on India, a key buyer of Russian oil.But Trump has also pushed for concessions from Zelensky, who has refused to surrender any land that Russia seized by force.George Beebe, the former director of Russia analysis at the CIA who is now director of grand strategy at the Quincy Institute, which supports military restraint, said that Trump could begin to work out the outlines of a deal to end the war.Russia could begrudgingly accept eventual European Union membership for Ukraine if it, in turn, stays out of NATO, the transatlantic military alliance, Beebe said.”As long as that relationship is limited to political and economic ties rather than military commitments, I think that’s something that they can live with,” Beebe said of Russia.But he said that such a short-notice summit at the presidential level raised expectations that may not be met.”Trump is tackling an issue that is fraught with political danger, and there’s absolutely no guarantee that this is going to be a success,” Beebe said.

Le traité sur le plastique “au bord du gouffre”

A Genève, les représentants de 184 pays ont beaucoup de difficultés mercredi à s’entendre sur les mesures nécessaires pour réduire la pollution plastique au niveau mondial, et les négociateurs censés rendre un texte de traité international jeudi sont “au bord du gouffre”, selon une déléguée.Dans la dernière phase de négociation, des dizaines de ministres sont arrivés à Genève pour tenter de débloquer le processus piloté par des diplomates, mais les négociations qui opposent de gros blocs de pays dans un climat tendu sont “très difficiles”, a indiqué le ministre danois de l’Environnement Magnus Heunicke. Une nouvelle mouture du texte de traité sur lequel travaillent les délégués depuis neuf jours, simplifiée par le président des débats, est attendue dans la journée, ont indiqué à l’AFP plusieurs sources, et une réunion plénière pour faire le point a été fixée à 19H00.Le débat oppose toujours un groupe de pays pétroliers qui refusent toute contrainte sur le niveau de production du plastique, dérivé du pétrole, et toute interdiction de molécules jugées dangereuses pour l’environnement ou la santé au niveau mondial. Deux mesures vivement soutenues par un groupe de pays “ambitieux” plus important, ainsi que les ONG.Ils font valoir des vices de forme sur le début du processus de négociation adopté par l’Assemblée des Nations Unies pour l’Environnement en 2022 (sans l’Arabie Saoudite absente), et remettent en question même la portée du traité, estimant qu’il doit seulement porter sur la gestion du traitement des déchets, mais pas sur l’aval du cycle de production du plastique, ni sur des sujets de santé.David Azoulay, directeur du programme de santé environnementale au sein du groupe de réflexion suisse CIEL, s’attend à ce que le texte de synthèse que doit publier dans la journée le président des débats, soit “le plus petit dénominateur commun”, “très faible”, et qu’il ne soit pas à la hauteur d’un traité censé régler la crise du plastique.”Les négociateurs sont au bord du gouffre”, a ajouté Pamela Miller, coprésidente de l’ONG IPEN (International pollutants elimination network). Selon elle, “le traité plastique c’est le pétrole contre notre santé. Les gouvernements à Genève doivent dire de quel côté ils se trouvent”.Eirik Lindebjerg, de l’organisation environnementale WWF, craint “des compromis” et un “mauvais accord” de dernière minute, alors que WWF dit avoir recensé “plus de 150 pays en faveur d’une interdiction de certains plastiques et produits toxiques dangereux” et 136 souhaitant que le texte puisse à l’avenir être renforcé. Idem pour Graham Forbes, chef de la délégation de Greenpeace: “les ministres doivent rejeter un traité faible”, a-t-il dit à l’AFP mercredi.”Un traité vidé de sa substance risque d’être contre-productif” a averti Marie-France Dignac, chercheuse française de l’INRAE qui pilote la délégation des scientifiques français présents aux négociations. Mais Aleksandar Rankovic, du groupe de réflexion The Common Initiative, estime qu’il “n’y a pas assez de place dans ces discussions pour les transformations industrielles nécessaires dans les pays producteurs”. “Certains abordent le sujet sous un angle de politique industrielle, de commerce international et d’accès au marché, alors que de l’autre côté, on ne les écoute pas et on parle de réglementation, d’environnement et de santé, ça ne peut pas marcher”, a-t-il dit à l’AFP.

Le traité sur le plastique “au bord du gouffre”

A Genève, les représentants de 184 pays ont beaucoup de difficultés mercredi à s’entendre sur les mesures nécessaires pour réduire la pollution plastique au niveau mondial, et les négociateurs censés rendre un texte de traité international jeudi sont “au bord du gouffre”, selon une déléguée.Dans la dernière phase de négociation, des dizaines de ministres sont arrivés à Genève pour tenter de débloquer le processus piloté par des diplomates, mais les négociations qui opposent de gros blocs de pays dans un climat tendu sont “très difficiles”, a indiqué le ministre danois de l’Environnement Magnus Heunicke. Une nouvelle mouture du texte de traité sur lequel travaillent les délégués depuis neuf jours, simplifiée par le président des débats, est attendue dans la journée, ont indiqué à l’AFP plusieurs sources, et une réunion plénière pour faire le point a été fixée à 19H00.Le débat oppose toujours un groupe de pays pétroliers qui refusent toute contrainte sur le niveau de production du plastique, dérivé du pétrole, et toute interdiction de molécules jugées dangereuses pour l’environnement ou la santé au niveau mondial. Deux mesures vivement soutenues par un groupe de pays “ambitieux” plus important, ainsi que les ONG.Ils font valoir des vices de forme sur le début du processus de négociation adopté par l’Assemblée des Nations Unies pour l’Environnement en 2022 (sans l’Arabie Saoudite absente), et remettent en question même la portée du traité, estimant qu’il doit seulement porter sur la gestion du traitement des déchets, mais pas sur l’aval du cycle de production du plastique, ni sur des sujets de santé.David Azoulay, directeur du programme de santé environnementale au sein du groupe de réflexion suisse CIEL, s’attend à ce que le texte de synthèse que doit publier dans la journée le président des débats, soit “le plus petit dénominateur commun”, “très faible”, et qu’il ne soit pas à la hauteur d’un traité censé régler la crise du plastique.”Les négociateurs sont au bord du gouffre”, a ajouté Pamela Miller, coprésidente de l’ONG IPEN (International pollutants elimination network). Selon elle, “le traité plastique c’est le pétrole contre notre santé. Les gouvernements à Genève doivent dire de quel côté ils se trouvent”.Eirik Lindebjerg, de l’organisation environnementale WWF, craint “des compromis” et un “mauvais accord” de dernière minute, alors que WWF dit avoir recensé “plus de 150 pays en faveur d’une interdiction de certains plastiques et produits toxiques dangereux” et 136 souhaitant que le texte puisse à l’avenir être renforcé. Idem pour Graham Forbes, chef de la délégation de Greenpeace: “les ministres doivent rejeter un traité faible”, a-t-il dit à l’AFP mercredi.”Un traité vidé de sa substance risque d’être contre-productif” a averti Marie-France Dignac, chercheuse française de l’INRAE qui pilote la délégation des scientifiques français présents aux négociations. Mais Aleksandar Rankovic, du groupe de réflexion The Common Initiative, estime qu’il “n’y a pas assez de place dans ces discussions pour les transformations industrielles nécessaires dans les pays producteurs”. “Certains abordent le sujet sous un angle de politique industrielle, de commerce international et d’accès au marché, alors que de l’autre côté, on ne les écoute pas et on parle de réglementation, d’environnement et de santé, ça ne peut pas marcher”, a-t-il dit à l’AFP.

Le traité sur le plastique “au bord du gouffre”

A Genève, les représentants de 184 pays ont beaucoup de difficultés mercredi à s’entendre sur les mesures nécessaires pour réduire la pollution plastique au niveau mondial, et les négociateurs censés rendre un texte de traité international jeudi sont “au bord du gouffre”, selon une déléguée.Dans la dernière phase de négociation, des dizaines de ministres sont arrivés à Genève pour tenter de débloquer le processus piloté par des diplomates, mais les négociations qui opposent de gros blocs de pays dans un climat tendu sont “très difficiles”, a indiqué le ministre danois de l’Environnement Magnus Heunicke. Une nouvelle mouture du texte de traité sur lequel travaillent les délégués depuis neuf jours, simplifiée par le président des débats, est attendue dans la journée, ont indiqué à l’AFP plusieurs sources, et une réunion plénière pour faire le point a été fixée à 19H00.Le débat oppose toujours un groupe de pays pétroliers qui refusent toute contrainte sur le niveau de production du plastique, dérivé du pétrole, et toute interdiction de molécules jugées dangereuses pour l’environnement ou la santé au niveau mondial. Deux mesures vivement soutenues par un groupe de pays “ambitieux” plus important, ainsi que les ONG.Ils font valoir des vices de forme sur le début du processus de négociation adopté par l’Assemblée des Nations Unies pour l’Environnement en 2022 (sans l’Arabie Saoudite absente), et remettent en question même la portée du traité, estimant qu’il doit seulement porter sur la gestion du traitement des déchets, mais pas sur l’aval du cycle de production du plastique, ni sur des sujets de santé.David Azoulay, directeur du programme de santé environnementale au sein du groupe de réflexion suisse CIEL, s’attend à ce que le texte de synthèse que doit publier dans la journée le président des débats, soit “le plus petit dénominateur commun”, “très faible”, et qu’il ne soit pas à la hauteur d’un traité censé régler la crise du plastique.”Les négociateurs sont au bord du gouffre”, a ajouté Pamela Miller, coprésidente de l’ONG IPEN (International pollutants elimination network). Selon elle, “le traité plastique c’est le pétrole contre notre santé. Les gouvernements à Genève doivent dire de quel côté ils se trouvent”.Eirik Lindebjerg, de l’organisation environnementale WWF, craint “des compromis” et un “mauvais accord” de dernière minute, alors que WWF dit avoir recensé “plus de 150 pays en faveur d’une interdiction de certains plastiques et produits toxiques dangereux” et 136 souhaitant que le texte puisse à l’avenir être renforcé. Idem pour Graham Forbes, chef de la délégation de Greenpeace: “les ministres doivent rejeter un traité faible”, a-t-il dit à l’AFP mercredi.”Un traité vidé de sa substance risque d’être contre-productif” a averti Marie-France Dignac, chercheuse française de l’INRAE qui pilote la délégation des scientifiques français présents aux négociations. Mais Aleksandar Rankovic, du groupe de réflexion The Common Initiative, estime qu’il “n’y a pas assez de place dans ces discussions pour les transformations industrielles nécessaires dans les pays producteurs”. “Certains abordent le sujet sous un angle de politique industrielle, de commerce international et d’accès au marché, alors que de l’autre côté, on ne les écoute pas et on parle de réglementation, d’environnement et de santé, ça ne peut pas marcher”, a-t-il dit à l’AFP.