Angleterre: de Cherki à Le Bris, les nouveaux Français de Premier League

Plusieurs Français partent à l’assaut de la très relevée Premier League cette saison, parfois escortés par des attentes aussi élevées que le montant de leur transfert. Leur nouvelle vie débute ce week-end.. Rayan Cherki (Manchester City)C’est au Molineux stadium de Wolverhampton, à 120 km de son nouveau chez lui, que Rayan Cherki va découvrir les joies du championnat d’Angleterre, samedi (18h30), à la veille de son 22e anniversaire.Le nouvel attaquant de Manchester City n’a connu jusqu’ici que la Ligue 1 et son club formateur, l’Olympique lyonnais, qu’il a quitté après 15 années et 185 matches disputés en professionnel.Le dribbleur va devoir jouer des coudes face à deux ennemis: les rugueuses défenses du royaume anglais, d’un côté, et la féroce concurrence qui l’attend en interne, de l’autre.. Hugo Ekitiké (Liverpool)Le longiligne attaquant de 23 ans a aussi fait un pas de géant, cet été, en quittant Francfort pour Liverpool, le champion en titre, lors d’un transfert estimé à près de 90 millions d’euros.Formé à Reims et brièvement passé par le PSG, Ekitiké a gagné en maturité en Allemagne (22 buts toutes compétitions confondues l’an dernier), où il a perfectionné ses courses et son jeu dos au but, entre autres.”Il y a des moments où il peut couper le rythme, faire faute, il s’implique dans les duels qui font mal”, disait de lui Dino Toppmöller, l’entraîneur de l’Eintracht, troisième de la dernière Bundesliga.Si l’ancien Espoir tricolore peut parfois manquer d’efficacité, il a marqué son premier but pour Liverpool dans les cinq premières minutes du Community Shield face à Crystal Palace (défaite aux tirs au but).. Régis Le Bris (Sunderland)A 16h00 contre West Ham, samedi, Régis Le Bris entrera dans le club très fermé des entraîneurs français ayant officié dans l’élite anglaise, comme Gérard Houllier (Liverpool), Arsène Wenger (Arsenal) ou encore Patrick Vieira (Crystal Palace), le dernier de ses huit prédécesseurs.Le Breton né à Pont-l’Abbé (Finistère) s’est offert ce privilège avec Sunderland, qu’il a fait remonter dans l’élite un an après son arrivée et au bout d’un incroyable scénario.Quatrième de Championship (2e div.), les “Black Cats” ont forcé le barrage d’accession avec deux buts en or: le premier au bout de la prolongation en demi-finale retour contre Coventry, le second dans le temps additionnel d’une finale renversante contre Sheffield United.L’ancien entraîneur de Lorient (49 ans) découvrira les sommets de Premier League en même temps que le milieu français Enzo Le Fée (25 ans), prêté l’hiver dernier par l’AS Roma et définitivement transféré cet été.. Maxime Estève (Burnley)L’ancien Montpelliérain a eu un avant-goût de la Premier League en 2024, déjà avec Burnley, mais l’expérience s’était soldée par une relégation.Le défenseur central de 23 ans s’est donné le droit d’y revenir après une saison 2024-2025 étincelante en Championship, à la fois collectivement et individuellement.Les Clarets ont terminé l’exercice avec 100 points, une deuxième place et seulement 16 buts encaissés en 46 matches, qu’Estève a tous disputés, quasiment intégralement.Tottenham a exprimé un intérêt pour le grand gaucher (1,93 m), selon la presse spécialisée, mais il a finalement prolongé son contrat au coeur de l’été.. Adrien Truffert (Bournemouth)A 23 ans, dont dix passés sous le maillot de Rennes, le latéral gauche a mis le cap vers l’étranger pour la première fois de sa carrière avec pour point de chute Bournemouth, sur la côte sud de l’Angleterre.Adrien Truffert entrera dans le grand bain directement vendredi (21h00) à Anfield face au champion en titre Liverpool et son nouvel arrière gauche, Milos Kerkez, que le Français est chargé de remplacer chez les Cherries.Le gaucher né à Liège (Belgique) arrive en Premier League avec un CV déjà épaissi par 150 matches en Ligue 1, une sélection chez les Bleus en 2022 et une médaille d’argent aux Jeux olympiques en 2024.

Angleterre: Liverpool défend sa couronne, après les larmes et les transferts

L’ombre de l’attaquant Diogo Jota, mort subitement début juillet, plane encore au-dessus de Liverpool et d’Anfield, où le roi d’Angleterre lance la défense de son titre vendredi, après un été très dispendieux sur le front des transferts.Une éternité, un drame et un torrent de larmes sont passés depuis l’ultime match de championnat, bouclé le 25 mai dans l’euphorie des festivités sur un trophée porté à bout de bras par un Jota extatique face à des tribunes tremblantes de bonheur.Le souvenir du N.20 portugais sera encore dans tous les esprits à l’occasion de la reprise, vendredi (21h00/19h00 GMT) contre Bournemouth, le premier match officiel disputé à Anfield sans lui.Mais sur le terrain, les Reds devront mettre leurs émotions de côté pour lancer la campagne 2025/2026 sans fausse note face à une concurrence qui se régalera du moindre faux-pas.Les propriétaires américains ont investi massivement pour renouveler la défense (Jeremie Frimpong et Milos Kerkez) et enrichir le secteur offensif, avec l’Allemand Florian Wirtz et le Français Hugo Ekitiké en principales prises de guerre.- Arsenal se renforce -Les principaux concurrents de Liverpool, à commencer par Manchester City, ont aussi participé activement à la course à l’armement.Pep Guardiola a obtenu un renfort par poste: le défenseur international algérien Rayan Aït-Nouri, le milieu néerlandais Tijjani Reijnders et l’attaquant français Rayan Cherki.L’entraîneur a ressenti le besoin d’injecter du sang neuf après avoir abandonné le trône d’Angleterre, sur lequel City était assis de 2018 à 2024 (à l’exception de 2020), et après avoir montré la porte de sortie à Kevin De Bruyne, son meneur de la dernière décennie.Arsenal aura également son mot à dire dans la lutte pour le titre après avoir terminé deuxième les trois dernières saisons, à respectivement cinq (2023), deux (2024) et dix points (2025) du champion.Mikel Arteta a permis aux Gunners de retrouver les sommets du football anglais, et européen, mais le peu de trophées gagnés depuis son arrivée en décembre 2019 commence à l’exposer aux critiques.La Coupe d’Angleterre 2020 paraît bien lointaine aux supporters d’Arsenal, mis au supplice en mai dernier quand le grand rival du nord de Londres, Tottenham, a triomphé en Ligue Europa.Ils ont cependant vu de nombreux renforts débarquer cet été, à commencer par Martin Zubimendi, Noni Madueke et Viktor Gyökeres.A Tottenham, les principaux mouvements ont eu lieu dans le sens des départs: l’attaquant star et capitaine Son Heung-min a mis les voiles après une décennie au club, et l’entraîneur Ange Postecoglou a été démis de ses fonctions.L’Australien a été plombé par un bilan calamiteux en championnat: 22 défaites en 38 matches, de quoi terminer à la dix-septième place, la première au-dessus de la zone de relégation.Son successeur Thomas Frank, arrivé de Brentford, n’aura pas pour objectif de remporter la Premier League, mais plutôt d’apporter un équilibre à une équipe qui en a tant manqué l’an dernier. L’entame de leur saison aurait sans douté mérité mieux, mais le Paris SG les a privés de la Supercoupe d’Europe mercredi à l’issue des tirs au but (2-2 à la fin du temps réglementaire). – United attendu au tournant -Les ambitions seront bien plus élevées du côté de Chelsea, quatrième la saison dernière avec l’effectif le plus jeune du championnat, et encore renforcé cet été à coups de millions d’euros, particulièrement en attaque (Liam Delap, Estevao Willian, Jamie Gittens, Joao Pedro).Dimanche, les Blues lancent leur nouvelle saison avec une confiance au zénith, un mois après avoir soulevé la Coupe du monde des clubs au nez et à la barbe du Paris Saint-Germain, qu’ils ont laminés 3-0 en finale.La modestie sera davantage de mise du côté de Manchester United.L’équipe de Ruben Amorim voudra effacer le triste souvenir de la saison passée, terminée à la quinzième place avec un bilan famélique de 44 buts marqués en 38 matches.Pour éviter de revivre une telle déception, la direction a sorti le carnet de chèques et recruté trois attaquants: Matheus Cunha de Wolverhampton, Bryan Mbeumo de Brentford, et Benjamin Sesko du RB Leipzig.Quant à Leeds, Burnley et Sunderland, leur mission est à la fois simple à définir, et très difficile à réaliser: se maintenir, ce qu’aucun promu n’a réussi à accomplir les deux saisons précédentes.

Les Bourses européennes ouvrent en hausse

Les Bourses européennes ont ouvert en hausse vendredi, en attendant la publication de plusieurs indicateurs économiques aux Etats-Unis, et avant la rencontre en Alaska entre les présidents Trump et Poutine, qui doivent notamment échanger sur la guerre en Ukraine.Dans les premiers échanges, la Bourse de Londres prenait 0,40%, Francfort avançait de 0,61% et Paris s’octroyait 0,56%.

Les dermatologues à fleur de peau sur la question de leurs effectifs

Retraités non remplacés, rendez-vous raréfiés: les dermatologues alertent sur leurs effectifs fondus comme neige au soleil, alors qu’ils sont centraux face aux cancers de la peau, un des dangers de l’été pointé par les pouvoirs publics.La colère et l’amertume des “dermatos” sont attisées depuis la publication au Journal officiel du 31 juillet du nombre d’internes du secteur, fixé à 102 pour la rentrée universitaire 2025-26.”Ce n’est clairement pas suffisant, on est hyper-déçus, on voudrait 125 nouveaux internes par an”, soupire auprès de l’AFP Gaëlle Quéreux, une des dirigeantes de la Société française de dermatologie (SFD). Mariam Deriouich, une des responsables de la FDVF, association des futurs “dermatos”, décrit à l’AFP une “pénurie de dermatologues”, avec “seulement 3,26 pour 100.000 habitants” en France métropolitaine. Par comparaison, ce taux s’élève à 5,93 pour l’ophtalmologie, selon l’Ordre des médecins. “Il y a 15 ans, on était environ 4.000, maintenant, on est 2.900”, assène encore Gaëlle Quéreux, qui est cheffe des services de dermatologie au CHU de Nantes.La relève “ne suffit pas à combler les départs en retraite”, souligne-t-elle. Un déficit “voué à s’aggraver dans les prochaines années avec le vieillissement de la profession”, selon Mariam Deriouich, interne en dermatologie au CHU de Caen.- “De 3 à 6 mois” -Près de la moitié des “dermatos” ont plus de 55 ans, selon l’Ordre des médecins.Et les délais pour les rendez-vous s’étirent, “autour de 3 à 6 mois” selon Gaëlle Quéreux.”A la difficulté de trouver un dermatologue, s’ajoute celle d’en trouver un sensibilisé à des cas singuliers, qui renvoie vers le bon centre de référence”, éclaire pour l’AFP Sylvie Le Moal, présidente de l’Association française des malades atteints de porphyries, maladies rares aux formes cutanées, entre autres. Actuellement le mot “dermatologue” résonne dans les campagnes de sensibilisation sur les risques de cancers de la peau liés à l’exposition au soleil. Et Santé publique France rappelle son rôle dans l’examen de “l’ensemble de la peau du corps – y compris le cuir chevelu, les ongles, les paumes des mains et plantes des pieds – à la recherche d’anomalies”.”Je comprends cet agacement, cette colère de se dire qu’on n’arrive pas à avoir un rendez-vous chez le dermatologue pour une surveillance de grain de beauté ou quand on a une suspicion de cancer”, rebondit Gaëlle Quéreux.- Esthétique en question -Comment expliquer alors un nombre limité d’internes? “On nous répond qu’on manque cruellement de médecins généralistes et que, depuis le Covid, on réalise qu’il faut également des réanimateurs, des infectiologues”, brosse cette oncodermatologue, c’est-à-dire spécialiste des cancers cutanés. C’est l’Observatoire national de la démographie des professions de santé (ONDPS) qui propose aux ministres de la Santé et de l’Enseignement supérieur le nombre et la répartition des effectifs de professionnels de santé à former. Sollicité par l’AFP, cet organe n’a pas donné suite.Mariam Deriouich dénonce aussi une “croyance actuelle”: les dermatologues délaisseraient “la médecine au profit de l’esthétique”. L’Assurance maladie préconise d’ailleurs dans son rapport de juin de “limiter les soins de confort, esthétique” devant les “difficultés d’accès aux soins” chez des “médecins généralistes ou dermatologues”.A titre personnel, et sans rapport avec la porphyrie concernant son fils, Sylvie Le Moal a voulu “très récemment consulter pour une tache un peu inquiétante” à Paris. Et de constater: “Pour la dermato-esthétique, on a pléthore de rendez-vous possibles sur Doctolib, pour le dermato-médical, les premières consultations sont très difficiles à obtenir”.Gaëlle Quéreux rétorque que si “64% des dermatologues font de l’esthétique”, pour “la plupart d’entre eux c’est moins de 10% de leur activité au quotidien”. “Ces préjugés nous desservent”, appuie Mariam Deriouich.

La première compétition mondiale de robots humanoïdes commence en Chine

Des centaines d’androïdes ont enchaîné chutes saccadées et montées en puissance lors de la toute première compétition mondiale de robots humanoïdes qui a commencé vendredi à Pékin, lors d’affrontements allant du 100 mètres haies au kung-fu.Les Jeux mondiaux de robots humanoïdes, la première compétition mondiale à impliquer des robots qui ressemblent à des humains, ont lieu à l’anneau national de patinage de vitesse de la capitale chinoise, construit spécifiquement pour les jeux Olympiques d’hiver de 2022.Les jeux qui impliquent plus de 500 robots issus de 16 pays incluent aussi bien des sports traditionnels comme des disciplines de l’athlétisme et le basket-ball, que des tâches particulières comme la catégorisation de médicaments ou le nettoyage.”Je pense que d’ici 10 ans environ, les robots seront essentiellement au même niveau que les humains”, a déclaré avec enthousiasme Chen Ruiyuan, un spectateur de 18 ans, à l’AFP.Mais les athlètes humains n’ont pas encore de raison de trembler face à cette concurrence nouvelle.Lors de l’un des premiers événements vendredi matin, un match de football à cinq, 10 robots à taille d’enfants se sont lourdement déplacés sur le terrain, se retrouvant souvent coincés dans une mêlée ou tombant en masse.Cependant, lors d’une course de 1.500 mètres, les humanoïdes de l’entreprise nationale Unitree ont foulé la piste à un rythme impressionnant, distançant facilement leurs rivaux. Le robot le plus rapide observé par l’AFP a toutefois terminé en 6:29:37, bien loin du record mondial masculin humain de 3:26:00.Le gouvernement chinois a placé les humanoïdes au “centre de sa stratégie nationale”, a écrit la Fédération Internationale de Robotique dans un article jeudi.En mars, Pékin a annoncé des plans d’investissements massifs dans les startups technologiques, y compris celles dans la robotique et l’IA.Le pays est déjà le plus grand marché mondial pour les robots industriels, selon les statistiques officielles, et en avril, Pékin a organisé ce que les organisateurs ont qualifié de premier semi-marathon de robots humanoïdes au monde.

Facing US tariffs, India’s Modi vows self-reliance

Prime Minister Narendra Modi said Friday that India is seeking self-reliance in energy independence and the development of its own powerful defence systems, vowing to defend his country’s interests “like a wall”.Modi delivered his annual Independence Day address from the imposing ramparts of New Delhi’s Red Fort at a time when India faces intense pressure and threats of additional tariffs from the United States.”Self-reliance is the foundation of developed India,” Modi said after a flypast of military helicopters scattered flower petals above an invited crowd of thousands.”Freedom becomes meaningless if someone becomes too dependent on others”.Ties between New Delhi and Washington have been strained by Trump’s ultimatum that India end its purchases of Russian oil, a key source of revenue for Moscow as it wages its military offensive in Ukraine.India has said it “stands ready” to support efforts to end the Ukraine war and endorses a summit to be held between Trump and Russian President Vladimir Putin in Alaska on Friday.But the United States says it will double new import tariffs on India from 25 percent to 50 percent by August 27 if New Delhi does not switch crude suppliers.”We know that we remain dependent on many countries to meet our energy needs”, said Modi, leader of the world’s most populous nation and fifth-biggest economy.”But to build a truly self-reliant India, we must achieve energy independence.”US Secretary of State Marco Rubio, in a statement congratulating India’s Independence Day, said the relations between the two nations were “consequential and far-reaching”, and wanted to “ensure a brighter future for both”.- ‘Blood and water’ -Modi urged scientists and engineers to focus on building key sectors and technologies including fighter jet engines, semiconductor chips and military hardware systems.”We will have India-made semiconductor chips in the market by the year’s end,” Modi said.He added that the country was also working towards building a space station and would have a “defence shield” in the next decade, without giving further details.Modi also honoured the Indian armed forces, which took part in a four-day conflict with arch-rival Pakistan that ended in a ceasefire on May 10. “India will give a befitting reply to any other misadventure by the enemy,” he added, and referred to New Delhi’s suspension of its cross-border water sharing treaty with Pakistan.”India has decided that blood and water will not flow together”, he added.Modi did not speak directly about Trump, but said he would “stand like a wall” against any policy that hurts the interests of farmers.Agriculture employs vast numbers of people in India and has been a key sticking point in trade negotiations.”When economic selfishness is rising day by day… we must not just sit and worry about the crisis but instead focus on our strengths,” Modi said.