Les incendies ont déjà ravagé 343.000 hectares en 2025 en Espagne, un nouveau record

Contraintes d’évacuer leur maison ou de porter des masques pour supporter fumée et odeur de brûlé, des milliers de personnes sont toujours lundi sous la menace des incendies ravageant l’Espagne, où plus de 343.000 hectares ont été calcinés depuis le début de l’année, un record.”Il y a comme un brouillard, on ne voit pas les montagnes qui sont à 1 km, certaines personnes portent des masques”, a décrit à l’AFP Andrea Fernandez, 29 ans, une habitante de Ribadelago (Castille-et-León, nord-ouest) jointe par téléphone.Dans cette région, qui, avec la Galice (nord-ouest) et l’Extrémadure (ouest), est une de celles frappées depuis une quinzaine de jours par de violents incendies qui ont fait quatre morts en Espagne, des milliers d’évacuations se préparent face à l’avancée des flammes.Depuis sa fenêtre, Andrea Fernandez voit avions et hélicoptères se succéder autour du lac de Sanabria, pour faire des réserves d’eau et les déverser sur les zones en feu. Les éleveurs de la zone, eux, ont descendu leurs bêtes des pâturages pour les mettre à l’abri.A une centaine de kilomètres, à Benavente, José Carlos Fernandez, lui, n’a pu apercevoir le soleil qu’à partir de 11H00 tant la fumée était épaisse. – “Irrespirable” -“L’air est irrespirable, très dense, l’odeur de brûlé entre dans les maisons”, explique à l’AFP ce masseur de 47 ans, lui aussi joint par téléphone. Les activités de plein air au centre aéré de son fils ont toutes été annulées, et lui dit avoir conseillé à sa mère, qui souffre d’une maladie respiratoire, de porter un masque, même chez elle.Il ressent “une immense indignation” face au manque de moyens: “C’était prévisible: nous avons eu un printemps très pluvieux, avec une explosion de la nature”, autant de combustible pour qu’un feu s’embrase rapidement une fois l’été arrivé et la sécheresse installée.Les flammes ont déjà ravagé plus de 343.000 hectares depuis le début de l’année en Espagne, un nouveau record pour le pays, selon le Système Européen d’Information sur les Incendies de Forêt (EFFIS). L’année 2022 avait jusqu’à présent été la pire en Espagne sur le front des incendies (306.000 hectares calcinés).Le Portugal détient quant à lui le record européen, depuis le début des relevés en 2006, avec 563.000 hectares brûlés en 2017, lors d’incendies ayant fait 119 morts. Depuis le début de l’année, plus de 560.000 hectares ont brûlé dans les deux pays, toujours en proie à de violents sinistres cet été, particulièrement virulents depuis le début d’une vague de chaleur il y a 15 jours, et qui ont déjà fait six morts.Seule petite note d’espoir: cette vague de chaleur, carburant des incendies, touche à sa fin, selon l’Agence météorologique espagnole (Aemet).Mais en attendant d’éventuels effets bénéfiques d’une baisse des températures, qui ont atteint jusqu’à 45°C dans le sud de l’Espagne, aucune accalmie n’était en vue lundi.- “Très difficile” -“Nous avons actuellement 23 incendies actifs de niveau 2″, des feux représentant une menace grave et directe pour la population, a résumé lundi matin à la télévision publique TVE Virginia Barcones, directrice générale de la Protection civile et des Urgences en Espagne.Une partie du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle entre Astorga et Ponferrada est fermée, ont annoncé les secours, demandant aux pélerins de s’arrêter.”C’est une situation très difficile, très compliquée”, a expliqué à TVE la ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles, évoquant la “virulence” et l'”ampleur” des incendies, ainsi que la fumée, visible depuis l’espace et qui complique “les interventions par voie aérienne”.Au cours des dernières heures, ces sinistres ont en outre fait deux nouvelles victimes, un pompier en Espagne dont le véhicule est tombé dans un ravin, et un autre pompier au Portugal, dans un accident de la route. Ces décès portent à quatre le nombre de morts dus aux incendies en Espagne, et à deux au Portugal.Dans ce pays, c’est l’incendie d’Arganil, dans le centre, qui préoccupe le plus. La moitié des 2.000 pompiers mobilisés sur le terrain y sont déployés.lf-al-bur-mig/mdm/oca

Les incendies ont déjà ravagé 343.000 hectares en 2025 en Espagne, un nouveau record

Contraintes d’évacuer leur maison ou de porter des masques pour supporter fumée et odeur de brûlé, des milliers de personnes sont toujours lundi sous la menace des incendies ravageant l’Espagne, où plus de 343.000 hectares ont été calcinés depuis le début de l’année, un record.”Il y a comme un brouillard, on ne voit pas les montagnes qui sont à 1 km, certaines personnes portent des masques”, a décrit à l’AFP Andrea Fernandez, 29 ans, une habitante de Ribadelago (Castille-et-León, nord-ouest) jointe par téléphone.Dans cette région, qui, avec la Galice (nord-ouest) et l’Extrémadure (ouest), est une de celles frappées depuis une quinzaine de jours par de violents incendies qui ont fait quatre morts en Espagne, des milliers d’évacuations se préparent face à l’avancée des flammes.Depuis sa fenêtre, Andrea Fernandez voit avions et hélicoptères se succéder autour du lac de Sanabria, pour faire des réserves d’eau et les déverser sur les zones en feu. Les éleveurs de la zone, eux, ont descendu leurs bêtes des pâturages pour les mettre à l’abri.A une centaine de kilomètres, à Benavente, José Carlos Fernandez, lui, n’a pu apercevoir le soleil qu’à partir de 11H00 tant la fumée était épaisse. – “Irrespirable” -“L’air est irrespirable, très dense, l’odeur de brûlé entre dans les maisons”, explique à l’AFP ce masseur de 47 ans, lui aussi joint par téléphone. Les activités de plein air au centre aéré de son fils ont toutes été annulées, et lui dit avoir conseillé à sa mère, qui souffre d’une maladie respiratoire, de porter un masque, même chez elle.Il ressent “une immense indignation” face au manque de moyens: “C’était prévisible: nous avons eu un printemps très pluvieux, avec une explosion de la nature”, autant de combustible pour qu’un feu s’embrase rapidement une fois l’été arrivé et la sécheresse installée.Les flammes ont déjà ravagé plus de 343.000 hectares depuis le début de l’année en Espagne, un nouveau record pour le pays, selon le Système Européen d’Information sur les Incendies de Forêt (EFFIS). L’année 2022 avait jusqu’à présent été la pire en Espagne sur le front des incendies (306.000 hectares calcinés).Le Portugal détient quant à lui le record européen, depuis le début des relevés en 2006, avec 563.000 hectares brûlés en 2017, lors d’incendies ayant fait 119 morts. Depuis le début de l’année, plus de 560.000 hectares ont brûlé dans les deux pays, toujours en proie à de violents sinistres cet été, particulièrement virulents depuis le début d’une vague de chaleur il y a 15 jours, et qui ont déjà fait six morts.Seule petite note d’espoir: cette vague de chaleur, carburant des incendies, touche à sa fin, selon l’Agence météorologique espagnole (Aemet).Mais en attendant d’éventuels effets bénéfiques d’une baisse des températures, qui ont atteint jusqu’à 45°C dans le sud de l’Espagne, aucune accalmie n’était en vue lundi.- “Très difficile” -“Nous avons actuellement 23 incendies actifs de niveau 2″, des feux représentant une menace grave et directe pour la population, a résumé lundi matin à la télévision publique TVE Virginia Barcones, directrice générale de la Protection civile et des Urgences en Espagne.Une partie du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle entre Astorga et Ponferrada est fermée, ont annoncé les secours, demandant aux pélerins de s’arrêter.”C’est une situation très difficile, très compliquée”, a expliqué à TVE la ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles, évoquant la “virulence” et l'”ampleur” des incendies, ainsi que la fumée, visible depuis l’espace et qui complique “les interventions par voie aérienne”.Au cours des dernières heures, ces sinistres ont en outre fait deux nouvelles victimes, un pompier en Espagne dont le véhicule est tombé dans un ravin, et un autre pompier au Portugal, dans un accident de la route. Ces décès portent à quatre le nombre de morts dus aux incendies en Espagne, et à deux au Portugal.Dans ce pays, c’est l’incendie d’Arganil, dans le centre, qui préoccupe le plus. La moitié des 2.000 pompiers mobilisés sur le terrain y sont déployés.lf-al-bur-mig/mdm/oca

Les incendies ont déjà ravagé 343.000 hectares en 2025 en Espagne, un nouveau record

Contraintes d’évacuer leur maison ou de porter des masques pour supporter fumée et odeur de brûlé, des milliers de personnes sont toujours lundi sous la menace des incendies ravageant l’Espagne, où plus de 343.000 hectares ont été calcinés depuis le début de l’année, un record.”Il y a comme un brouillard, on ne voit pas les montagnes qui sont à 1 km, certaines personnes portent des masques”, a décrit à l’AFP Andrea Fernandez, 29 ans, une habitante de Ribadelago (Castille-et-León, nord-ouest) jointe par téléphone.Dans cette région, qui, avec la Galice (nord-ouest) et l’Extrémadure (ouest), est une de celles frappées depuis une quinzaine de jours par de violents incendies qui ont fait quatre morts en Espagne, des milliers d’évacuations se préparent face à l’avancée des flammes.Depuis sa fenêtre, Andrea Fernandez voit avions et hélicoptères se succéder autour du lac de Sanabria, pour faire des réserves d’eau et les déverser sur les zones en feu. Les éleveurs de la zone, eux, ont descendu leurs bêtes des pâturages pour les mettre à l’abri.A une centaine de kilomètres, à Benavente, José Carlos Fernandez, lui, n’a pu apercevoir le soleil qu’à partir de 11H00 tant la fumée était épaisse. – “Irrespirable” -“L’air est irrespirable, très dense, l’odeur de brûlé entre dans les maisons”, explique à l’AFP ce masseur de 47 ans, lui aussi joint par téléphone. Les activités de plein air au centre aéré de son fils ont toutes été annulées, et lui dit avoir conseillé à sa mère, qui souffre d’une maladie respiratoire, de porter un masque, même chez elle.Il ressent “une immense indignation” face au manque de moyens: “C’était prévisible: nous avons eu un printemps très pluvieux, avec une explosion de la nature”, autant de combustible pour qu’un feu s’embrase rapidement une fois l’été arrivé et la sécheresse installée.Les flammes ont déjà ravagé plus de 343.000 hectares depuis le début de l’année en Espagne, un nouveau record pour le pays, selon le Système Européen d’Information sur les Incendies de Forêt (EFFIS). L’année 2022 avait jusqu’à présent été la pire en Espagne sur le front des incendies (306.000 hectares calcinés).Le Portugal détient quant à lui le record européen, depuis le début des relevés en 2006, avec 563.000 hectares brûlés en 2017, lors d’incendies ayant fait 119 morts. Depuis le début de l’année, plus de 560.000 hectares ont brûlé dans les deux pays, toujours en proie à de violents sinistres cet été, particulièrement virulents depuis le début d’une vague de chaleur il y a 15 jours, et qui ont déjà fait six morts.Seule petite note d’espoir: cette vague de chaleur, carburant des incendies, touche à sa fin, selon l’Agence météorologique espagnole (Aemet).Mais en attendant d’éventuels effets bénéfiques d’une baisse des températures, qui ont atteint jusqu’à 45°C dans le sud de l’Espagne, aucune accalmie n’était en vue lundi.- “Très difficile” -“Nous avons actuellement 23 incendies actifs de niveau 2″, des feux représentant une menace grave et directe pour la population, a résumé lundi matin à la télévision publique TVE Virginia Barcones, directrice générale de la Protection civile et des Urgences en Espagne.Une partie du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle entre Astorga et Ponferrada est fermée, ont annoncé les secours, demandant aux pélerins de s’arrêter.”C’est une situation très difficile, très compliquée”, a expliqué à TVE la ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles, évoquant la “virulence” et l'”ampleur” des incendies, ainsi que la fumée, visible depuis l’espace et qui complique “les interventions par voie aérienne”.Au cours des dernières heures, ces sinistres ont en outre fait deux nouvelles victimes, un pompier en Espagne dont le véhicule est tombé dans un ravin, et un autre pompier au Portugal, dans un accident de la route. Ces décès portent à quatre le nombre de morts dus aux incendies en Espagne, et à deux au Portugal.Dans ce pays, c’est l’incendie d’Arganil, dans le centre, qui préoccupe le plus. La moitié des 2.000 pompiers mobilisés sur le terrain y sont déployés.lf-al-bur-mig/mdm/oca

Zelensky et Trump campent sur leurs positions avant une rencontre cruciale

A quelques heures d’une rencontre cruciale, Donald Trump et Volodymyr Zelensky ont exposé lundi des visions opposées d’une possible issue au conflit en Ukraine, où la Russie a continué ses frappes meurtrières.Assistera-t-on dans le Bureau ovale à une nouvelle humiliation publique du président ukrainien comme le 28 février?Ou parviendront-ils à trouver un terrain d’entente, sous la pression de dirigeants européens qui se déplacent également à la Maison Blanche pour faire corps autour de Volodymyr Zelensy?Ce dernier a redit lundi qu’il appartenait à la Russie de “mettre fin à cette guerre qu’elle a déclenchée” et qu’il ne fallait pas qu’elle soit “récompensée” pour avoir envahi son pays en février 2022.Donald Trump a lui écrit auparavant sur son réseau Truth Social que le chef de l’Etat ukrainien “pouvait mettre fin à la guerre avec la Russie presque immédiatement s’il le voulait, ou (pouvait) continuer à combattre”.- Costume -Le président américain, qui n’a jamais attribué la responsabilité du conflit à Moscou, n’a obtenu aucune concession de Vladimir Poutine après une rencontre vendredi en Alaska.Il a revanche exposé très clairement dimanche soir sur son réseau social ce qu’il attendait de Kiev: renoncer à la Crimée, occupée par la Russie depuis 2014, ainsi qu’à une adhésion à l’Otan.Dans une démonstration de solidarité exceptionnelle, Volodymyr Zelensky est accompagné dans la capitale américaine par le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz, la Première ministre italienne Giorgia Meloni, le Premier ministre britannique Keir Starmer, le président finlandais Alexander Stubb, le chef de l’Otan Mark Rutte et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.Le président ukrainien tiendra d’abord “une réunion préparatoire” avec les dirigeants européens, lesquels se rendront ensuite à la Maison Blanche.Volodymyr Zelensky y arrivera séparément et sera reçu par Donald Trump vers 13h00 (17h00 GMT). Suivra ensuite une réunion élargie avec les Européens.Certains médias spéculent déjà sur la tenue de Volodymyr Zelensky, très critiqué dans le camp trumpiste la dernière fois pour avoir porté son habituelle tenue d’inspiration militaire plutôt qu’un costume.- Frappes meurtrières -Chaque détail vestimentaire, intonation, geste aura son importance, surtout que Donald Trump semble aborder la rencontre dans une humeur plutôt chagrine, à lire ses derniers messages sur Truth Social.Toujours soucieux de se montrer en position de force, il s’en est pris violemment à la presse américaine, dont une partie l’accuse d’avoir plié en Alaska face à son homologue russe. Donald Trump n’a pas décroché comme il l’espérait un cessez-le-feu pendant sa rencontre en Alaska avec Vladimir Poutine, et lundi l’offensive russe se poursuivait.Moscou a tiré quelques 140 drones et quatre missiles balistiques dans la nuit de dimanche à lundi, a annoncé l’armée de l’air ukrainienne.Une frappe de drone russe a fait sept morts et des blessés à Kharkiv, dans l’est de l’Ukraine, selon les autorités locales.Deux personnes ont été tuées dans des frappes ukrainiennes dans les régions de Kherson et Donetsk, dont d’importantes parties sont sous contrôle des troupes russes, selon les autorités d’occupation.La réunion à Washington doit permettre d’aborder de possibles concessions territoriales et des garanties de sécurité, pour mettre fin au conflit le plus sanglant en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.- “Rayer toute ma vie” -Outre la question de la Crimée, un responsable au courant d’échanges téléphoniques samedi entre le président américain et des dirigeants européens a affirmé à l’AFP que Donald Trump soutenait une proposition de Moscou selon laquelle Kiev céderait les régions de Donetsk et Lougansk (est), et le front serait gelé dans celles de Kherson et Zaporijjia (sud).L’émissaire américain Steve Witkoff a assuré que Moscou avait fait “certaines concessions” territoriales.”Dois-je simplement tirer un trait sur toute ma vie là-bas? Comment peut-on abandonner sa patrie?”, se désole Lioudmyla Bondareva, originaire de la ville de Bakhmout, opposée à la cession de sa région aujourd’hui rasée et occupée par les troupes de Moscou.En rentrant d’Alaska, Donald Trump a évoqué la piste d’une clause de sécurité collective inspirée de l’article 5 de l’Otan, en dehors toutefois du cadre de l’Alliance atlantique, considérée par Moscou comme une menace existentielle.Selon Emmanuel Macron, les Européens vont demander au président américain “jusqu’à quel point” il se joindra à des garanties de sécurité.Si “tout marche bien” lundi, le milliardaire républicain a laissé entrevoir un sommet tripartite avec MM. Poutine et Zelensky.

Zelensky et Trump campent sur leurs positions avant une rencontre cruciale

A quelques heures d’une rencontre cruciale, Donald Trump et Volodymyr Zelensky ont exposé lundi des visions opposées d’une possible issue au conflit en Ukraine, où la Russie a continué ses frappes meurtrières.Assistera-t-on dans le Bureau ovale à une nouvelle humiliation publique du président ukrainien comme le 28 février?Ou parviendront-ils à trouver un terrain d’entente, sous la pression de dirigeants européens qui se déplacent également à la Maison Blanche pour faire corps autour de Volodymyr Zelensy?Ce dernier a redit lundi qu’il appartenait à la Russie de “mettre fin à cette guerre qu’elle a déclenchée” et qu’il ne fallait pas qu’elle soit “récompensée” pour avoir envahi son pays en février 2022.Donald Trump a lui écrit auparavant sur son réseau Truth Social que le chef de l’Etat ukrainien “pouvait mettre fin à la guerre avec la Russie presque immédiatement s’il le voulait, ou (pouvait) continuer à combattre”.- Costume -Le président américain, qui n’a jamais attribué la responsabilité du conflit à Moscou, n’a obtenu aucune concession de Vladimir Poutine après une rencontre vendredi en Alaska.Il a revanche exposé très clairement dimanche soir sur son réseau social ce qu’il attendait de Kiev: renoncer à la Crimée, occupée par la Russie depuis 2014, ainsi qu’à une adhésion à l’Otan.Dans une démonstration de solidarité exceptionnelle, Volodymyr Zelensky est accompagné dans la capitale américaine par le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz, la Première ministre italienne Giorgia Meloni, le Premier ministre britannique Keir Starmer, le président finlandais Alexander Stubb, le chef de l’Otan Mark Rutte et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.Le président ukrainien tiendra d’abord “une réunion préparatoire” avec les dirigeants européens, lesquels se rendront ensuite à la Maison Blanche.Volodymyr Zelensky y arrivera séparément et sera reçu par Donald Trump vers 13h00 (17h00 GMT). Suivra ensuite une réunion élargie avec les Européens.Certains médias spéculent déjà sur la tenue de Volodymyr Zelensky, très critiqué dans le camp trumpiste la dernière fois pour avoir porté son habituelle tenue d’inspiration militaire plutôt qu’un costume.- Frappes meurtrières -Chaque détail vestimentaire, intonation, geste aura son importance, surtout que Donald Trump semble aborder la rencontre dans une humeur plutôt chagrine, à lire ses derniers messages sur Truth Social.Toujours soucieux de se montrer en position de force, il s’en est pris violemment à la presse américaine, dont une partie l’accuse d’avoir plié en Alaska face à son homologue russe. Donald Trump n’a pas décroché comme il l’espérait un cessez-le-feu pendant sa rencontre en Alaska avec Vladimir Poutine, et lundi l’offensive russe se poursuivait.Moscou a tiré quelques 140 drones et quatre missiles balistiques dans la nuit de dimanche à lundi, a annoncé l’armée de l’air ukrainienne.Une frappe de drone russe a fait sept morts et des blessés à Kharkiv, dans l’est de l’Ukraine, selon les autorités locales.Deux personnes ont été tuées dans des frappes ukrainiennes dans les régions de Kherson et Donetsk, dont d’importantes parties sont sous contrôle des troupes russes, selon les autorités d’occupation.La réunion à Washington doit permettre d’aborder de possibles concessions territoriales et des garanties de sécurité, pour mettre fin au conflit le plus sanglant en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.- “Rayer toute ma vie” -Outre la question de la Crimée, un responsable au courant d’échanges téléphoniques samedi entre le président américain et des dirigeants européens a affirmé à l’AFP que Donald Trump soutenait une proposition de Moscou selon laquelle Kiev céderait les régions de Donetsk et Lougansk (est), et le front serait gelé dans celles de Kherson et Zaporijjia (sud).L’émissaire américain Steve Witkoff a assuré que Moscou avait fait “certaines concessions” territoriales.”Dois-je simplement tirer un trait sur toute ma vie là-bas? Comment peut-on abandonner sa patrie?”, se désole Lioudmyla Bondareva, originaire de la ville de Bakhmout, opposée à la cession de sa région aujourd’hui rasée et occupée par les troupes de Moscou.En rentrant d’Alaska, Donald Trump a évoqué la piste d’une clause de sécurité collective inspirée de l’article 5 de l’Otan, en dehors toutefois du cadre de l’Alliance atlantique, considérée par Moscou comme une menace existentielle.Selon Emmanuel Macron, les Européens vont demander au président américain “jusqu’à quel point” il se joindra à des garanties de sécurité.Si “tout marche bien” lundi, le milliardaire républicain a laissé entrevoir un sommet tripartite avec MM. Poutine et Zelensky.

Wall Street cherche la direction à suivre

La Bourse de New York a ouvert sans grand mouvement lundi, à l’entame d’une semaine marquée par l’absence de données économiques d’ampleur mais avec la publication de résultats de plusieurs grands distributeurs.Dans les premiers échanges, le Dow Jones reculait de 0,08%, l’indice Nasdaq de 0,03% et l’indice élargi S&P 500 lâchait 0,07%.

Espagne: “nous avançons pas à pas”, assure Xabi Alonso avant ses débuts en Liga comme entraîneur du Real Madrid

Le nouvel entraîneur du Real Madrid Xabi Alonso, qui souhaite ramener le géant espagnol au sommet du football mondial, a assuré lundi que son projet collectif avançait “pas à pas”, à la veille de ses débuts en Liga contre Osasuna.”Nous avançons pas à pas. C’est sûr qu’il nous reste du chemin à parcourir, mais le principal, et les idées fondamentales nous avons commencé à les introduire au Mondial des clubs et on a insisté dessus ces deux dernières semaines. Les sensations sont bonnes”, a résumé le technicien basque, qui succède à l’Italien Carlo Ancelotti sur le banc madrilène.Interrogé à propos de ses consignes envers ses stars Kylian Mbappé et Vinicius Junior, l’ancien entraîneur du Bayer Leverkusen a répété que ses attaquants devraient “revenir aider en défense” pour éviter que l’équipe soit déséquilibrée.”La ligne défensive doit aussi faire monter le bloc lorsque l’on attaque. Nous voulons fonctionner en tant qu’équipe. Réduire les distances entre les joueurs est essentiel, quand nous attaquons et quand nous défendons”, a-t-il ajouté.L’ex-milieu de terrain merengue s’est dit “pressé” de revenir au Santiago Bernabéu, mardi (21H), face à Osasuna, et de placer son équipe “sur le bon chemin” pour revenir au sommet du football européen après une saison décevante, sans trophée majeur.Pour sa première en Liga sur le banc de la Maison Blanche, Xabi Alonso devra faire sans le milieu de terrain français Eduardo Camavinga, touché à la cheville, et l’Anglais Jude Bellingham, qui se remet de son opération de l’épaule gauche.Le latéral français Ferland Mendy et le jeune brésilien Endrick ne se sont pas entrainés lundi et ne seront pas disponibles non plus pour cette première rencontre de la saison, où les recrues Dean Huijsen, Alvaro Carreras, Trent Alexander-Arnold et Franco Mastantuono pourraient faire leurs débuts officiels en championnat.

Italie: Lukaku blessé et absent pour l’entame de saison avec Naples

L’attaquant belge de Naples Romelu Lukaku, blessé à la cuisse gauche jeudi en match de préparation, va manquer le premier match de la saison des champions d’Italie en titre, a annoncé lundi le club napolitain.”Suite à sa blessure lors du match contre l’Olympiakos, Romelu Lukaku a subi des examens (….) qui ont révélé une lésion sévère du muscle fémoral droit de la cuisse gauche”, a indiqué le club dans un communiqué.L’international de 32 ans “a déjà commencé sa rééducation et passera également une consultation chirurgicale”, a ajouté le Napoli, sans préciser la durée de son indisponibilité. Mais selon les médias italiens, il pourrait être absent au moins jusqu’au mois de novembre. Naples se déplace sur la pelouse du promu Sassuolo samedi pour la première journée du Championnat d’Italie.Romelu Lukaku a été un élément clé du titre napolitain la saison dernière avec 14 buts et 10 passes décisives en 36 matches de Championnat. Cette saison, son association avec son coéquipier chez les Diables Rouges Kevin De Bruyne, transféré de Manchester City, est très attendue en Serie A et en Ligue des champions.  

Fresh Pakistan monsoon rains kill 20, halt rescue efforts

Fresh torrential rains in northern Pakistan killed at least 20 people on Monday, local officials said, as the region is ravaged by an unusually intense monsoon season that has left more than 300 people dead in recent days.Torrential rains across the country’s north have caused flooding and landslides that have swept away entire villages, leaving many residents trapped in the rubble and around 200 still missing.”A cloudburst in Swabi completely destroyed several houses, killing more than 20 people,” an official in the district, located in northwestern Khyber Pakhtunkhwa province, told AFP on Monday.Several villages were wiped out by the huge amount of rain falling in a short period of time, a second local official said, confirming the death toll.Since the first heavy rains on Thursday most of the deaths — more than 340 — were reported in Khyber Pakhtunkhwa, according to the provincial disaster agency, which warned of new flash floods over the next few days.The latest heavy rains halted the ongoing search efforts for the missing, with volunteers and rescue workers racing to find possible survivors and retrieve bodies.”This morning fresh rains forced a halt to relief operations,” said Nisar Ahmad, 31, a volunteer in worst-hit Buner district, adding that 12 villages had been destroyed and 219 bodies recovered.”Dozens of bodies are still buried under the mud and rocks, which can only be recovered with heavy machinery. However the makeshift tracks built to access the area have once again been destroyed by the new rains.”- ‘We feel scared’ -Many people fled to seek shelter under damaged infrastructure and in the mountains in Buner, an area with difficult terrain.”Even if it rains a little now, we feel scared because there was light rain that day. And then the unsuspecting people were swept away by the storm,” said Buner resident Ghulam Hussain, 35.”Children and women are running and screaming up the mountains to escape,” Hazrat Ullah, 18, told AFP.Volunteer Ahmad said there were also fears for the future due to a lack of food supplies and clean water.”Many livestock have also perished in the cloudburst, and their decomposing bodies are spreading a foul odour in several places. Right now, our most urgent need is clean drinking water, and I appeal to the government to provide it,” he said.The monsoon season brings about three-quarters of South Asia’s annual rainfall, which is vital for agriculture and food security but also causes widespread destruction.- ‘Lies in ruins’ -According to the National Disaster Agency, the intensity of this year’s monsoon is about 50 to 60 percent higher than last year. Preliminary government estimates put the cost of flood damage to government and private property at around $445,000, the prime minister’s office said in a statement Monday.A senior official from Khyber Pakhtunkhwa’s Provincial Disaster Management Authority (PDMA) told AFP that hundreds of houses, dozens of schools, and at least 23 buildings were damaged by the heavy rains.Sharif Khan, a 47-year-old flour dealer from Buner, lost his house and moved into his cousin’s home with his wife and four children.”Nothing compares to one’s own home. I had built that house over six years… and now it lies in ruins,” Khan said. “Since most houses in my area have been destroyed, it seems likely I will have to move outside the area.”Landslides and flash floods are common during the monsoon season, which typically begins in June and lasts until the end of September.The heavy rains that have battered Pakistan since the start of the summer monsoon have claimed the lives of more than 650 people, with over 920 injured.Pakistan is among the world’s most vulnerable countries to the effects of climate change and is increasingly facing extreme weather events.In 2022, monsoon floods submerged one-third of the country and resulted in approximately 1,700 deaths.