Record number of aid workers killed in 2024, UN says

A record 383 aid workers were killed last year, the United Nations said Tuesday, branding the figures and lack of accountability a “shameful indictment” of international apathy, and warning that this year’s toll was equally grim.The 2024 figure was up 31 percent on the year before, the UN said on World Humanitarian Day, “driven by the relentless conflicts in Gaza, where 181 humanitarian workers were killed, and in Sudan, where 60 lost their lives”.It said state actors were the most common perpetrators of the killings last year, and most of the victims were local staff attacked in the line of duty or in their homes.Besides those killed, 308 aid workers were wounded, 125 kidnapped and 45 detained.”Humanitarians must be respected and protected. They can never be targeted,” UN Secretary-General Antonio Guterres said in a statement.”This rule is non-negotiable and is binding on all parties to conflict, always and everywhere. Yet red lines are crossed with impunity,” he said, calling for perpetrators to be brought to justice.- ‘Life-saving work’ -Provisional figures from the Aid Worker Security Database show that 265 aid workers have been killed this year to August 14.”Attacks on this scale, with zero accountability, are a shameful indictment of international inaction and apathy,” said UN aid chief Tom Fletcher, head of its humanitarian agency OCHA.”Violence against aid workers is not inevitable. It must end.”OCHA spokesman Jens Laerke said “very, very few” people had “ever been brought to justice for any of these attacks”.The International Red Cross and Red Crescent Movement said 18 of its staff and volunteers had been killed so far this year “while carrying out their life-saving work”.”Each killing sends a dangerous message that their lives were expendable. They were not,” the group said.Meanwhile the UN’s World Health Organization said 1,121 health workers and patients had been killed and hundreds injured in attacks across 16 territories —  with most deaths in Sudan.”Each attack inflicts lasting harm, deprives entire communities of life-saving care when they need it the most, endangers health care providers, and weakens already strained health systems,” the WHO said.- Frustration with impunity -World Humanitarian Day marks the day in 2003 when UN rights chief Sergio Vieira de Mello and 21 other humanitarians were killed in the bombing of the UN headquarters in Baghdad.Current UN deputy human rights chief Nada al-Nashif — who survived that blast — urged countries to use the principle of universal jurisdiction to go after the perpetrators of such attacks.”It’s supreme frustration with impunity,” she told AFP.”Where the pursuit in national jurisdictions is not coming through — then we have to resort to universal jurisdiction.”Speaking of the Baghdad attack, she said: “I lost a finger, I was badly hurt, I had about six surgeries over four years, but it is nothing, it pales in comparison to what we lost that day.”I am really saddened that we are in the same place now, where the United Nations is being undermined.”We are being manipulated again, attacked, directly, and find ourselves prey to misinformation and disinformation at a time when more than ever we need a robust, vivid and dynamic UN.”

50 ans après Aléria, le nationalisme corse amène l’autonomie au Parlement

Cinquante ans après les événements d’Aléria, acte de naissance sanglant du nationalisme corse moderne, les autonomistes ont obtenu que le Parlement étudie à l’automne un projet de loi constitutionnel visant à octroyer à l’île une “autonomie dans la République”.Le 21 août 1975, une vingtaine d’autonomistes armés occupent la cave viticole d’un rapatrié d’Algérie dans ce village de Haute-Corse pour dénoncer un scandale financier lié aux vins insulaires.L’action, emmenée par le docteur Edmond Simeoni, père de l’actuel homme fort de l’île Gilles Simeoni, se solde par la mort de deux gendarmes tués le lendemain pendant l’assaut lancé par 1.500 gendarmes mobiles et CRS.Edmond Simeoni se rend. Il sera condamné à cinq ans de prison.”A Aléria, on a demandé de façon illégale, avec des armes, que cesse en Corse de prospérer le terreau de l’absence de démocratie, des fraudes, des corruptions, du népotisme, de la prévarication”, expliquait en janvier 2018 dans une interview à l’AFP Edmond Simeoni, considéré comme le père du nationalisme corse moderne.Le Premier ministre d’alors, Jacques Chirac, douche toute velléité autonomiste, assurant que “la régionalisation est une espèce de romantisme qui peut conduire aux pires excès dans un pays où les particularismes restent grands”.Les mois suivants, des commandos multiplient les actions violentes contre des caves et des policiers, jusqu’à la création le 5 mai 1976 du Front de libération nationale de la Corse (FLNC) qui revendiquera plus de 4.500 attentats en près de 40 ans d’existence clandestine.”Avec Aléria, l’Etat a voulu traiter par la force un problème qui pouvait se traiter par les voies normales du droit, en me mettant en prison. Résultat des courses, un an après est né le FLNC et il a duré 40 ans, l’Etat prenant prétexte du FLNC pour ne pas avancer sur la voie de l’autonomie”, déclarait à l’AFP M. Simeoni, décédé en décembre 2018.Politiquement, l’île obtient en 1982 un statut particulier avec la création de l’Assemblée de Corse. En 1991, la collectivité territoriale de Corse nait.Après l’assassinat du préfet Erignac à Ajaccio en 1998 puis les incendies crapuleux de paillotes du préfet Bonnet en 1999, le Premier ministre (1997-2002) Lionel Jospin mène “les accords de Matignon” octroyant en janvier 2002 un nouveau statut à l’île avec notamment une adaptation des règlements, l’enseignement de la langue corse dans le primaire et certains avantages fiscaux.- “Dans la République” -Avancées toujours insuffisantes pour les nationalistes dont l’essor électoral grandit à mesure que la violence baisse.Avec le dépôt des armes du FLNC en 2014, les autonomistes multiplient les victoires politiques en 2015, 2017 puis 2021 et dirigent la collectivité.Forts de ces succès, ils négocient difficilement avec Paris pour obtenir l’inscription de la spécificité de la Corse dans la Constitution, la co-officialité de la langue corse, la création d’un statut de résident, le rapprochement des prisonniers corses, et plus généralement une autonomie accrue.Dès juillet 2018, un projet de loi constitutionnelle prévoit un nouveau statut particulier mais il est retardé par la crise des “gilets jaunes” puis abandonné avec la pandémie du Covid-19.En mars 2022 l’agression mortelle en prison du militant indépendantiste Yvan Colonna, condamné pour l’assassinat du préfet Erignac, déclenche des semaines de violences sur l’île.Missionné par Emmanuel Macron pour ramener le calme, l’alors ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin propose des discussions pouvant aller jusqu’à l'”autonomie”, moyennant deux “principes intangibles”: “la Corse dans la République et le refus de créer deux catégories de citoyens”.S’ouvre alors le processus dit de Beauvau visant à octroyer à l’île “une autonomie dans la République”. Le projet de loi constitutionnelle qui en découle, validé en juillet par le gouvernement sans intégrer l’avis critique du conseil d’Etat, doit être étudié en octobre par le Sénat, dominé par une droite réticente. L’actuel ministre de l’Intérieur et patron de LR Bruno Retailleau a d’ailleurs exprimé son “désaccord” avec le texte en conseil des ministres.”L’enjeu fondamental de la saisie du Parlement, c’est de savoir si oui ou non la France” souhaite “clore” 50 ans de “conflit politique”, a assuré fin juillet Gilles Simeoni, prédisant, en cas d’échec, “peut-être des décennies d’incertitudes et de multiples dangers”.Pour être adoptée, la réforme devra être votée dans les mêmes termes par l’Assemblée nationale et le Sénat, puis, lors de leur réunion en Congrès, à la majorité des trois cinquièmes.

50 ans après Aléria, le nationalisme corse amène l’autonomie au Parlement

Cinquante ans après les événements d’Aléria, acte de naissance sanglant du nationalisme corse moderne, les autonomistes ont obtenu que le Parlement étudie à l’automne un projet de loi constitutionnel visant à octroyer à l’île une “autonomie dans la République”.Le 21 août 1975, une vingtaine d’autonomistes armés occupent la cave viticole d’un rapatrié d’Algérie dans ce village de Haute-Corse pour dénoncer un scandale financier lié aux vins insulaires.L’action, emmenée par le docteur Edmond Simeoni, père de l’actuel homme fort de l’île Gilles Simeoni, se solde par la mort de deux gendarmes tués le lendemain pendant l’assaut lancé par 1.500 gendarmes mobiles et CRS.Edmond Simeoni se rend. Il sera condamné à cinq ans de prison.”A Aléria, on a demandé de façon illégale, avec des armes, que cesse en Corse de prospérer le terreau de l’absence de démocratie, des fraudes, des corruptions, du népotisme, de la prévarication”, expliquait en janvier 2018 dans une interview à l’AFP Edmond Simeoni, considéré comme le père du nationalisme corse moderne.Le Premier ministre d’alors, Jacques Chirac, douche toute velléité autonomiste, assurant que “la régionalisation est une espèce de romantisme qui peut conduire aux pires excès dans un pays où les particularismes restent grands”.Les mois suivants, des commandos multiplient les actions violentes contre des caves et des policiers, jusqu’à la création le 5 mai 1976 du Front de libération nationale de la Corse (FLNC) qui revendiquera plus de 4.500 attentats en près de 40 ans d’existence clandestine.”Avec Aléria, l’Etat a voulu traiter par la force un problème qui pouvait se traiter par les voies normales du droit, en me mettant en prison. Résultat des courses, un an après est né le FLNC et il a duré 40 ans, l’Etat prenant prétexte du FLNC pour ne pas avancer sur la voie de l’autonomie”, déclarait à l’AFP M. Simeoni, décédé en décembre 2018.Politiquement, l’île obtient en 1982 un statut particulier avec la création de l’Assemblée de Corse. En 1991, la collectivité territoriale de Corse nait.Après l’assassinat du préfet Erignac à Ajaccio en 1998 puis les incendies crapuleux de paillotes du préfet Bonnet en 1999, le Premier ministre (1997-2002) Lionel Jospin mène “les accords de Matignon” octroyant en janvier 2002 un nouveau statut à l’île avec notamment une adaptation des règlements, l’enseignement de la langue corse dans le primaire et certains avantages fiscaux.- “Dans la République” -Avancées toujours insuffisantes pour les nationalistes dont l’essor électoral grandit à mesure que la violence baisse.Avec le dépôt des armes du FLNC en 2014, les autonomistes multiplient les victoires politiques en 2015, 2017 puis 2021 et dirigent la collectivité.Forts de ces succès, ils négocient difficilement avec Paris pour obtenir l’inscription de la spécificité de la Corse dans la Constitution, la co-officialité de la langue corse, la création d’un statut de résident, le rapprochement des prisonniers corses, et plus généralement une autonomie accrue.Dès juillet 2018, un projet de loi constitutionnelle prévoit un nouveau statut particulier mais il est retardé par la crise des “gilets jaunes” puis abandonné avec la pandémie du Covid-19.En mars 2022 l’agression mortelle en prison du militant indépendantiste Yvan Colonna, condamné pour l’assassinat du préfet Erignac, déclenche des semaines de violences sur l’île.Missionné par Emmanuel Macron pour ramener le calme, l’alors ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin propose des discussions pouvant aller jusqu’à l'”autonomie”, moyennant deux “principes intangibles”: “la Corse dans la République et le refus de créer deux catégories de citoyens”.S’ouvre alors le processus dit de Beauvau visant à octroyer à l’île “une autonomie dans la République”. Le projet de loi constitutionnelle qui en découle, validé en juillet par le gouvernement sans intégrer l’avis critique du conseil d’Etat, doit être étudié en octobre par le Sénat, dominé par une droite réticente. L’actuel ministre de l’Intérieur et patron de LR Bruno Retailleau a d’ailleurs exprimé son “désaccord” avec le texte en conseil des ministres.”L’enjeu fondamental de la saisie du Parlement, c’est de savoir si oui ou non la France” souhaite “clore” 50 ans de “conflit politique”, a assuré fin juillet Gilles Simeoni, prédisant, en cas d’échec, “peut-être des décennies d’incertitudes et de multiples dangers”.Pour être adoptée, la réforme devra être votée dans les mêmes termes par l’Assemblée nationale et le Sénat, puis, lors de leur réunion en Congrès, à la majorité des trois cinquièmes.

50 ans après Aléria, le nationalisme corse amène l’autonomie au Parlement

Cinquante ans après les événements d’Aléria, acte de naissance sanglant du nationalisme corse moderne, les autonomistes ont obtenu que le Parlement étudie à l’automne un projet de loi constitutionnel visant à octroyer à l’île une “autonomie dans la République”.Le 21 août 1975, une vingtaine d’autonomistes armés occupent la cave viticole d’un rapatrié d’Algérie dans ce village de Haute-Corse pour dénoncer un scandale financier lié aux vins insulaires.L’action, emmenée par le docteur Edmond Simeoni, père de l’actuel homme fort de l’île Gilles Simeoni, se solde par la mort de deux gendarmes tués le lendemain pendant l’assaut lancé par 1.500 gendarmes mobiles et CRS.Edmond Simeoni se rend. Il sera condamné à cinq ans de prison.”A Aléria, on a demandé de façon illégale, avec des armes, que cesse en Corse de prospérer le terreau de l’absence de démocratie, des fraudes, des corruptions, du népotisme, de la prévarication”, expliquait en janvier 2018 dans une interview à l’AFP Edmond Simeoni, considéré comme le père du nationalisme corse moderne.Le Premier ministre d’alors, Jacques Chirac, douche toute velléité autonomiste, assurant que “la régionalisation est une espèce de romantisme qui peut conduire aux pires excès dans un pays où les particularismes restent grands”.Les mois suivants, des commandos multiplient les actions violentes contre des caves et des policiers, jusqu’à la création le 5 mai 1976 du Front de libération nationale de la Corse (FLNC) qui revendiquera plus de 4.500 attentats en près de 40 ans d’existence clandestine.”Avec Aléria, l’Etat a voulu traiter par la force un problème qui pouvait se traiter par les voies normales du droit, en me mettant en prison. Résultat des courses, un an après est né le FLNC et il a duré 40 ans, l’Etat prenant prétexte du FLNC pour ne pas avancer sur la voie de l’autonomie”, déclarait à l’AFP M. Simeoni, décédé en décembre 2018.Politiquement, l’île obtient en 1982 un statut particulier avec la création de l’Assemblée de Corse. En 1991, la collectivité territoriale de Corse nait.Après l’assassinat du préfet Erignac à Ajaccio en 1998 puis les incendies crapuleux de paillotes du préfet Bonnet en 1999, le Premier ministre (1997-2002) Lionel Jospin mène “les accords de Matignon” octroyant en janvier 2002 un nouveau statut à l’île avec notamment une adaptation des règlements, l’enseignement de la langue corse dans le primaire et certains avantages fiscaux.- “Dans la République” -Avancées toujours insuffisantes pour les nationalistes dont l’essor électoral grandit à mesure que la violence baisse.Avec le dépôt des armes du FLNC en 2014, les autonomistes multiplient les victoires politiques en 2015, 2017 puis 2021 et dirigent la collectivité.Forts de ces succès, ils négocient difficilement avec Paris pour obtenir l’inscription de la spécificité de la Corse dans la Constitution, la co-officialité de la langue corse, la création d’un statut de résident, le rapprochement des prisonniers corses, et plus généralement une autonomie accrue.Dès juillet 2018, un projet de loi constitutionnelle prévoit un nouveau statut particulier mais il est retardé par la crise des “gilets jaunes” puis abandonné avec la pandémie du Covid-19.En mars 2022 l’agression mortelle en prison du militant indépendantiste Yvan Colonna, condamné pour l’assassinat du préfet Erignac, déclenche des semaines de violences sur l’île.Missionné par Emmanuel Macron pour ramener le calme, l’alors ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin propose des discussions pouvant aller jusqu’à l'”autonomie”, moyennant deux “principes intangibles”: “la Corse dans la République et le refus de créer deux catégories de citoyens”.S’ouvre alors le processus dit de Beauvau visant à octroyer à l’île “une autonomie dans la République”. Le projet de loi constitutionnelle qui en découle, validé en juillet par le gouvernement sans intégrer l’avis critique du conseil d’Etat, doit être étudié en octobre par le Sénat, dominé par une droite réticente. L’actuel ministre de l’Intérieur et patron de LR Bruno Retailleau a d’ailleurs exprimé son “désaccord” avec le texte en conseil des ministres.”L’enjeu fondamental de la saisie du Parlement, c’est de savoir si oui ou non la France” souhaite “clore” 50 ans de “conflit politique”, a assuré fin juillet Gilles Simeoni, prédisant, en cas d’échec, “peut-être des décennies d’incertitudes et de multiples dangers”.Pour être adoptée, la réforme devra être votée dans les mêmes termes par l’Assemblée nationale et le Sénat, puis, lors de leur réunion en Congrès, à la majorité des trois cinquièmes.

Les événements d’Aléria, acte de naissance sanglant du nationalisme corse moderne

Il y a 50 ans à Aléria (Haute-Corse), l’occupation par des autonomistes de la cave viticole d’un rapatrié d’Algérie suivie d’un assaut des forces de l’ordre dans lequel deux gendarmes sont tués marque la naissance du nationalisme insulaire moderne.Le 21 août 1975, la cave Henri Depeille, taguée “Colons Escrocs Fora” (colons, escrocs dehors: NDLR) et “Tarra Corsa a i corsi” (La terre corse aux corses: NDLR) est occupée pour dénoncer un scandale financier de chaptalisation -ajout de sucre pour augmenter la teneur en alcool- ayant déprécié les vins corses.Plus largement, l’Action pour la renaissance de la Corse (ARC), dirigée par le docteur Edmond Simeoni, père de l’actuel homme fort de l’île, Gilles Simeoni, demande “un statut d’autonomie interne au sein de la République” et dénonce ce qu’il présente comme la mainmise de groupes bancaires sur l’île en vue de sa “Baléarisation” (bétonnage et tourisme de masse), les aides financières accordées aux rapatriés d’Algérie et refusées aux agriculteurs insulaires, le refus de l’Etat de lutter contre la fraude électorale et la “négation” de la culture corse.A l’intérieur, les occupants “étaient extrêmement chaleureux avec les journalistes qu’ils avaient prévenus mais tout a changé quand les forces de l’ordre sont arrivées”, se souvient pour l’AFP Philippe Alfonsi, 86 ans, présent dans la cave comme journaliste.”Des occupants de la cave se font passer pour des otages, ce qui stoppe le premier assaut”, relate-t-il.Face à la vingtaine d’hommes armés de fusils de chasse, 1.500 gendarmes mobiles et CRS en tenue de combat et appuyés par des automitrailleuses et des hélicoptères militaires, dans une opération montée par Michel Poniatowski, ministre de l’Intérieur du gouvernement de droite de Jacques Chirac, lui-même en vacances. Le président Valéry Giscard d’Estaing est lui en safari en Afrique.”On était sidérés, comme d’ailleurs Edmond Simeoni, qui a fait sortir tous les journalistes de la cave juste au moment où les forces de l’ordre arrivaient”, se souvient Philippe Alfonsi.”Il y avait des tirs de sommation, les automitrailleuses qui avançaient et d’un coup ça a éclaté, une fusillade de quelques minutes et ces deux malheureux gendarmes se sont fait tuer à un mètre de nous par les occupants qui se sont défendus au moment de l’assaut” poursuit l’ancien journaliste, pour qui il s’agissait d’une “opération totalement disproportionnée” et d’un “fiasco phénoménal de Michel Poniatowski”.Un militant nationaliste aura aussi un pied arraché.Edmond Simeoni se rend. Il est arrêté, transféré à Paris et sera condamné à cinq ans de prison. Mais “les autres occupants de la cave sont sortis, armés, à bord d’un camion et sont partis se réfugier dans la montagne”, se rappelle, encore stupéfait, Philippe Alfonsi, se souvenant “des gendarmes mobiles dépités”.Cinq jours après l’occupation, un CRS est également tué à Bastia lors d’une nuit d’émeutes provoquée par la décision du gouvernement de dissoudre l’ARC.”A Bastia, sur la place Saint-Nicolas, tout d’un coup les fusils sont sortis des fenêtres, ça a tiré sur les forces de l’ordre qui se sont réfugiées dans la préfecture. Elles tiraient sur les réverbères pour que les Corses ne les voient pas”, se souvient encore Philippe Alfonsi parlant “d’un état d’esprit qui s’est déréglé d’un coup, déclenché par Aléria, avec une flambée de violence épidermique”. 

Les Bourses européennes terminent en hausse

Les Bourses européennes ont terminé dans le vert mardi, portées par l’espoir d’un accord de paix en Ukraine et la perspective d’une potentielle rencontre entre Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine.Paris a grimpé de 1,21%, Londres a avancé de 0,34%, Francfort de 0,45%, et Milan de 0,89%.

Cristiano Ronaldo accueilli en héros à Hong Kong, où son rival Messi avait été hué

Cristiano Ronaldo a reçu un accueil digne d’un héros mardi à Hong Kong, lors d’un match de son équipe saoudienne Al-Nassr, au contraire de son grand rival, Lionel Messi qui était devenu l’ennemi public numéro un l’année dernière pour ne pas avoir joué une rencontre de gala.L’ancien joueur vedette de Manchester United et du Real Madrid, âgé de 40 ans, a livré une passe décisive pour son équipe, qui s’est imposée (2-1) dans la Supercoupe de la Ligue saoudienne face à la formation d’Al-Ittihad de l’ancien international français Karim Benzema.Des cris “Ronaldo, Ronaldo” ont retenti dès son entrée en jeu lors d’une soirée étouffante et humide dans ce territoire du sud de la Chine où plusieurs supporters d’Al-Nassr ont tenté de rejoindre leur héros sur le terrain à la fin du match, en vain.Une réaction totalement opposée à celle qu’avait suscité Lionel Messi en février 2024.La superstar avait provoqué la colère des spectateurs en restant sur le banc pendant un match entre son club américain de l’Inter Miami et une sélection locale de joueurs. L’octuple vainqueur du Ballon d’Or avait invoqué une blessure.Les spectateurs avaient déboursé jusqu’à 4.800 dollars hongkongais (570 euros) pour assister au match et beaucoup avaient exprimé leur colère devant l’absence du joueur, mais surtout pour son attitude: il ne s’était pas adressé au public pour s’excuser.L’attaquant avait ensuite assuré que son absence sur le terrain n’était pas due à “des raisons politiques”, et rappeler ses relations “très bonnes et très étroites” avec la Chine. Messi et Ronaldo se disputent depuis plus de quinze ans le titre non officiel de meilleur joueur du monde, bien que l’Argentin soit généralement considéré comme ayant pris le dessus ces dernières années. Les deux hommes restent populaires, même au crépuscule de leur carrière. Des fans ont ainsi campé devant l’hôtel du Portugais pour l’apercevoir et certains ont même réservé des chambres dans son hôtel. Le mois dernier, un musée à sa gloire s’est ouvert dans la métropole.Les médias locaux ont récemment déclaré que Cristiano Ronaldo avait été “ému” en apprenant l’intérêt des fans locaux, en particulier des jeunes. “Cela signifie plus pour moi que n’importe quel trophée”, a-t-il déclaré, selon la presse.

Mexican drug lord Zambada to plead guilty in US court

Mexican drug trafficker Ismael “El Mayo” Zambada will plead guilty at a hearing next Monday, US court filings show, raising the prospect of a cooperation deal with prosecutors.Zambada, who cofounded the Sinaloa Cartel with notorious drug kingpin Joaquin “El Chapo” Guzman, was arrested in the United States in July 2024 along with Joaquin Guzman Lopez, a son of El Chapo.Zambada, 77, alleged that he had been kidnapped in Mexico and handed to the US against his will, caught in an apparent attempt by Guzman Lopez to gain leniency for himself and an imprisoned brother.”The August 25, 2025 status conference is converted to a change of plea hearing,” said an entry in the court docket updated Monday.Zambada will avoid a trial because of the plea.Last September, Zambada pleaded not guilty to 17 charges including murder and drug trafficking, particularly of fentanyl — a powerful narcotic 50 times stronger than cocaine, responsible for tens of thousands of US overdose deaths annually.In addition to avoiding the dock, an agreement with prosecutors could lead to a lighter sentence than that of El Chapo, who is serving life imprisonment in the United States.

La défense fait planer le doute avant le procès de l’anesthésiste Péchier

A trois semaines du procès de l’anesthésiste Frédéric Péchier, poursuivi pour 12 empoisonnements mortels, ses avocats ont dénoncé mardi leur faible rémunération, laissant planer le doute sur leur participation aux débats.Le procès de l’ancien médecin anesthésiste doit s’ouvrir le 8 septembre devant la cour d’assises du Doubs à Besançon et durer jusqu’au 19 décembre, une durée exceptionnelle justifiée par le nombre d’empoisonnements dont Frédéric Péchier est accusé: 30, dont 12 mortels. Dans le cadre actuel, “on n’assumera pas la défense de Frédéric Péchier” a indiqué un de ses avocats, Randall Schwerdorffer, joint par téléphone par l’AFP. L’avocat met en cause l’aide juridictionnelle versée par l’État aux justiciables n’ayant pas les moyens de financer leurs frais de justice: elle s’élève à 35.000 euros pour les deux avocats du médecin sur toute la durée du procès.”Cela fait 17.000 euros par cabinet pour quatre mois, c’est extraordinaire”, soupire l’avocat bisontin. “Il est hors de question d’intervenir aux frais de mon cabinet pour assumer la défense”. Frédéric Péchier, qui reste en liberté, n’exerce plus sa profession. – Des règles “connues” -En réaction, le ministère de la Justice a rappelé que les avocats de Frédéric Péchier “ont accepté de représenter leur client sous le régime de la rétribution à l’aide juridictionnelle en pleine connaissance de cause”.Il a souligné que cette aide, qu’il chiffre plutôt à 37.500 euros hors taxes, est versée “au bénéfice d’un justiciable, quel que soit le nombre d’avocats que celui-ci choisit pour assurer sa défense”.Ainsi, “ces règles étant connues depuis le début du travail des avocats, leur désistement à moins d’un mois de l’ouverture de l’audience et les conséquences de ces annonces relèvent de leur entière responsabilité”, a averti la place Vendôme.Le médiatique Randall Schwerdorffer, ancien défenseur de Jonathann Daval, souhaite que les conseils des 155 parties civiles reversent à la défense 10% de leur aide juridictionnelle, dont le cumul s’élève selon lui à 2 millions d’euros. “Comme dans le procès de Salah Abdeslam (principal accusé au procès des attentats de 2015, ndlr), il faudrait un accord avec les avocats des parties civiles. C’est la responsabilité de tous les intervenants au procès”, poursuit Me Schwerdorffer. Pour le moment, les avocats des parties civiles ont refusé de partager cette aide, selon Me Schwerdorffer. Mais une réunion de médiation avec le conseil de l’ordre des avocats est prévue le 2 septembre. A l’issue, l’avocat décidera de poursuivre ou non la défense de l’ancien anesthésiste. – “Ridicule” -Pour l’autre avocat du Dr Péchier, Lee Takhedmit, l’aide accordée au Dr Péchier est “ridicule” et le cas de l’ex-anesthésiste est symptomatique des biais de l’aide juridictionnelle. “Aujourd’hui, on fait croire que l’on finance la défense des voyous et donc les voitures de sport des avocats pénalistes avec l’argent du contribuable”, dénonce-t-il. Me Takhedmit souhaite avoir “l’occasion de s’exprimer sur des sujets globaux, de société. C’est aussi notre boulot d’avocat que de faire avancer des choses. Je pense que la loi doit changer à ce sujet-là”. Il y a quelques jours, le troisième avocat du Dr Péchier, Samuel Estève, s’était retiré pour les mêmes raisons. Frédéric Péchier, 53 ans, travaillait comme médecin anesthésiste dans des cliniques privées de Besançon. Il est accusé d’avoir, entre 2008 et 2017, volontairement empoisonné 30 patients âgés de 4 à 89 ans, entraînant la mort de 12 d’entre eux.L’accusation le soupçonne d’avoir empoisonné des patients en bonne santé afin de nuire à des collègues avec lesquels il était en conflit et démontrer en même temps ses qualités de réanimateur.Lui-même clame son innocence, et ses avocats au procès plaideront l’acquittement.En 2025, l’aide juridictionnelle représente pour le contribuable un total de 661 millions d’euros, un montant “qui a doublé depuis 2017 et qui place désormais la France dans la moyenne des pays de l’OCDE”, selon le ministère de la Justice.