Le bruit, pollution invisible qui mine la santé des New-Yorkais

Omniprésent mais largement négligé, le bruit constitue une véritable menace pour la santé publique. À New York, il alimente stress, troubles du sommeil et maladies cardiovasculaires, mais reste traité comme une nuisance mineure, loin derrière la pollution de l’air.Tim Mulligan, 43 ans, évite désormais de prendre le métro. Mais dans une ville à la circulation hyper dense, dominée par le bruit des marteaux-piqueurs et des sirènes, ce vétéran souffrant de stress post-traumatique n’échappe pas à la cacophonie. “J’ai recouvert ma fenêtre de mousse acoustique, installé des doubles rideaux, je dors avec des bouchons d’oreilles et je me déplace avec des casques à réduction de bruit”, raconte à l’AFP ce résident de Manhattan qui vit près de Times Square. Le métro – aérien ou sous-terrain -, le trafic automobile, les bars, les hélicoptères, les travaux : New York résonne en permanence. Une conversation normale atteint 50 à 65 décibels. La circulation automobile se situe entre 70 et 85. Un marteau-piqueur peut grimper jusqu’à 110. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande de ne pas dépasser en moyenne 70 décibels au quotidien. Or, à New York, cette limite est franchie presque partout.Les chiffres confirment ce que les oreilles subissent : en 2024, la ligne d’appel du 311 – le numéro des services municipaux – a reçu plus de 750.000 plaintes pour nuisances sonores, la réclamation la plus fréquente dans la ville. Au 14 août 2025, on en comptait déjà près d’un demi-million.Et pourtant, la mégapole fait figure d’exception aux États-Unis : elle dispose d’un “Code du bruit”, qui fixe des seuils et prévoit des sanctions, et a même déployé des caméras équipées de capteurs sonores pour verbaliser les automobilistes trop bruyants. Mais les experts jugent la réponse largement insuffisante.- Toutes les catégories d’âge concernées -Le professeur de l’Université du Michigan et spécialiste de santé publique Richard Neitzel coordonne depuis 2019 avec Apple une vaste étude nationale : plus de 200.000 volontaires portent une montre connectée qui enregistre leur exposition sonore.Les premiers résultats sont alarmants : “Un quart des Américains sont exposés à des niveaux qui menacent leur audition à long terme”, souligne-t-il. A New York, selon une étude qu’il avait réalisée entre 2010 et 2012 avec l’Université Columbia, les chiffres étaient pires encore : “Nous avions mesuré qu’environ un New-Yorkais sur dix risquait de subir une perte auditive simplement en prenant le métro tous les jours.”Et les conséquences vont bien au-delà des oreilles : manque de sommeil, augmentation du risque d’accident cardiovasculaire ou cérébral, dépression, troubles cognitifs… La liste des effets connus s’allonge, sans provoquer de réaction politique majeure.Car “contrairement à la pollution de l’air, (…) le bruit ne reçoit pas la même attention du grand public” et des autorités, regrette le chercheur.Toutes les catégories d’âge et de population sont concernées, mais certaines plus que d’autres. Les jeunes adultes de 18 à 25 ans s’exposent massivement via les écouteurs de leur téléphone, souvent à des volumes trop élevés. Dans les quartiers populaires, l’environnement sonore est souvent plus intense, en raison des grands axes routiers et des chantiers.Pour l’audiologiste Michele DiStefano, directrice du centre Shelley et Steven Einhorn, “plus l’exposition est forte et prolongée, plus la perte auditive sera sévère. Et il n’y a pas de retour possible”, même si on peut évidemment “prévenir” ce risque.Le paradoxe est que, dans certains lieux, le bruit est volontairement recherché. Dans un restaurant mexicain du quartier de Hudson Yards à la musique assourdissante, le gérant Shane Newman l’admet sans détour : “Avec la musique, l’ambiance paraît plus festive. Les clients restent plus longtemps, consomment plus.”À l’inverse, d’autres études montrent que le bruit accélère la rotation des tables, augmentant la rentabilité des établissements.

Syrian, Israeli diplomats met in Paris to discuss de-escalation: Syrian state media

Syria’s foreign minister met with an Israeli delegation in Paris to discuss de-escalation and the situation in Druze-majority Sweida province after deadly sectarian violence last month, state media reported Wednesday.Syria’s Foreign Minister Asaad al-Shaibani and Israeli Strategic Affairs Minister Ron Dermer attended the meeting on Tuesday, along with Syria’s intelligence chief, Syrian state television said, citing an unnamed government source.The meeting discussed “de-escalation and non-interference in Syria’s internal affairs” and addressed monitoring the Sweida ceasefire announced by the United States last month, state news agency SANA said.”Both sides affirmed their commitment to the unity of Syrian territory, their rejection of any projects aiming to divide it,” and emphasised that Sweida and its Druze citizens are an integral part of Syria, the broadcaster reported the source as saying.A week of violence began on July 13 with clashes between Druze fighters and Sunni Bedouin, but rapidly escalated, drawing in government forces, with Israel also carrying out strikes.Israel, which has its own Druze community, has said it acted to defend the minority group as well as to enforce its own demands for the demilitarisation of southern Syria.”These talks are taking place under US mediation, as part of diplomatic efforts aimed at enhancing security and stability in Syria and preserving the unity and integrity of its territory,” SANA said, adding they resulted in “understandings that support stability in the region”. – ‘More stable environment’ -Israel and Syria have technically remained at war since 1948.As an Islamist-led offensive late last year toppled longtime Syrian ruler Bashar al-Assad, Israel deployed troops to the UN-patrolled buffer zone on the Golan Heights which has separated Israeli and Syrian forces since the armistice that followed the 1973 Arab-Israeli war.State television said “the two sides discussed the need to reach a clear mechanism to reactivate the 1974 disengagement agreement… and establish a more stable environment”.Discussions also addressed the humanitarian situation in southern Syria, with both parties agreeing on “the need to intensify assistance for the people of Sweida and the Bedouin”, it reported.Hundreds demonstrated in Sweida on Saturday, calling for self-determination and some raising Israeli flags and accusing Damascus of imposing a blockade, something officials have denied, pointing to the entry of several aid convoys.Paris hosted a similar meeting between Shaibani and Dermer last month, while a diplomatic source previously told AFP that other face-to-face meetings were held in Baku.US envoy for Syria Thomas Barrack said on X late Tuesday that he met with Israeli Druze spiritual leader Mowafaq Tarif, discussing Sweida “and how to bring together the interests of all parties, de-escalate tensions, and build understanding”.

La Bourse de Paris en petite baisse, lestée par l’aversion pour le risque

La Bourse de Paris recule mercredi, lestée par le climat d’aversion pour le risque entraîné par la baisse des valeurs technologiques, d’abord à Wall Street, puis sur les autres marchés, les investisseurs marquant le pas avant le symposium des banquiers centraux de Jackson Hole.Vers 09H45 heure locale, l’indice vedette de la place de Paris perdait 18,85 points, soit – 0,24%, à 7.960,23 points.Mardi, le CAC 40 a terminé en nette hausse (+1,21%), à 7.979,08 points.”Les marchés mondiaux ont marqué une pause après une série record, avec une forte vente des grandes valeurs technologiques entraînant les indices à la baisse”, commente Patrick Munnelly, de Tickmill Group.”Les investisseurs ont réduit leurs positions dans les valeurs technologiques, longtemps leaders du marché, craignant que (la forte hausse) entamée en avril n’ait été trop rapide”, poursuit-il.Les valeurs technologiques européennes ne font pas exception. Vers 09H45 heure de Paris, STMicroelectronics perdait 0,40% à 22,24 euros, Soitec cédait 0,93% à 37,31 euros et Capgemini reculait de 0,79% à 125,70 euros.Stephen Innes, gérant de SPI AM, décrit une séance “d’aversion pour le risque généralisé”, pénalisant les marchés d’actions en raison de prises de risque limitées.En d’autres termes, les investisseurs ne souhaitent pas se mettre à l’achat, hormis sur des valeurs défensives, considérées comme des refuges en période d’incertitude telles que Orange (+0,63% à 14,48 euros) et Danone (+1,19 à 73,10 euros). L’attention du marché se porte sur le colloque de Jackson Hole (Wyoming), qui réunit de nombreux banquiers centraux en fin de semaine. Le président de la Réserve fédérale américaine (Fed) Jerome Powell y prononcera un discours vendredi.Carmat de retourLe fabricant français de cœurs artificiels Carmat, en redressement judiciaire, a annoncé mercredi la reprise de cotation de son action à partir de jeudi à l’ouverture des marchés.Carmat a annoncé avoir reçu une offre de reprise de la part du président de son conseil d’administration, Pierre Bastid, qui sera à nouveau examinée le 30 septembre devant le tribunal des activités économiques de Versailles.

Au Turkménistan, la lutte sans relâche pour “éradiquer” le tabagisme

Adolescent, Bekmourad Khodjaïev se cachait de ses parents pour fumer. Cinquante ans plus tard, ce retraité se cache toujours, mais désormais de la police du Turkménistan, où les autorités promettent de “libérer” ce pays reclus d’Asie centrale du tabac d’ici la fin de l’année.”Je fume dans mon appartement. Mais si l’envie me prend de fumer en ville, je cherche un endroit sans caméras de surveillance pour éviter une amende: une ruelle, une impasse, derrière des buissons hauts, des arbres, dans un endroit désert”, raconte à l’AFP ce maçon de 64 ans.”J’ai déjà été verbalisé en bas de chez moi. Depuis, j’essaie de ne plus me faire avoir” dit M. Khodjaïev.La police fait la chasse aux fumeurs pour “éradiquer le tabagisme” d’ici fin 2025 et transformer cette ex-république soviétique de quelque sept millions d’habitants en premier “pays libéré du tabac”.Un objectif fixé en 2022 par le dirigeant incontesté, Gourbangouly Berdymoukhamedov. Cet ex-dentiste exaltant un mode de vie sain a fait du Turkménistan l’un des champions du monde de lutte contre le tabagisme, avec seulement 4% de consommateurs, selon l’Organisation mondiale de la Santé, qui évalue à plus de sept millions, le nombre de morts dus au tabac chaque année.Pour satisfaire son addiction, le maçon Khodjaïev “achète des cigarettes dans des kiosques privés, car il n’y en a pas dans les magasins étatiques”, propriétés du ministère du Commerce.Dans son kiosque de la capitale Achkhabad, le vendeur Meïlis propose des cigarettes importées “d’Ouzbékistan, du Kazakhstan et d’Iran”.”La plupart du temps, je les vends à l’unité. Tout le monde ne peut pas se permettre d’acheter un paquet entier, c’est trop cher”, lâche ce jeune homme de 21 ans, craignant de dire la phrase de trop à un journaliste.- Amendes à foison -Selon plusieurs fumeurs invétérés interrogés par l’AFP, le paquet varie de 50 à 170 manats, les cigarettes entre deux et cinq.Un paquet peut représenter jusqu’à 11% du salaire moyen, qui tournait autour de 1.500 manats en 2018, d’après les dernières données turkmènes disponibles.Une somme conséquente, même si les comparaisons avec d’autres pays sont compliquées par le double taux de change au Turkménistan: l’officiel, utilisé par l’Etat pour contrôler artificiellement la monnaie, et celui, réel, du marché noir, six fois plus faible.Dans un hôpital d’Achkhabad, la médecin Soltan se félicite de la “lutte active contre le tabac”.”Nous traitons la dépendance au tabac. Le ministère de la Santé a créé des centres où les fumeurs peuvent obtenir gratuitement des conseils pour arrêter”, explique-t-elle à l’AFP.Mais les autorités misent surtout sur la coercition pour atteindre leurs objectifs: hausse des taxes douanières, de l’âge légal pour fumer; interdiction de consommer partout ou presque, limitation à deux du nombre de paquets autorisés à importer et évidemment, une hausse et multiplication des contraventions, pouvant atteindre 200 manats.”Après avoir reçu plusieurs amendes, j’ai définitivement décidé d’arrêter après un épisode où je fumais dans ma propre voiture, garée sur un parking municipal”, raconte Ilyas Byachimov, entrepreneur de 24 ans.”Un policier m’a verbalisé. J’ai protesté en disant que c’était ma voiture . Il m’a répondu : oui, la voiture est à toi, mais le parking est un lieu public” se souvient-il.- Excuses publiques -Dans ce pays vivant à “l’ère de la renaissance d’un nouvel État puissant” gouverné sans discontinuer depuis 2006 par les Berdymoukhamedov, le père Gourbangouly puis le fils Serdar, ce pouvoir quasi-absolu est mis en scène.Après l’ordre du président Serdar Berdymoukhamedov de mener une “lutte sans compromis” contre le tabac en 2023, une vingtaine de personnes exhibées à la télé ont promis de ne plus jamais fumer de chicha ou d’importer du tabac de contrebande. Et des incinérations de cigarettes de contrebande sur fond de danses et musiques traditionnelles turkmènes sont régulièrement organisées.L’année 2025 est déjà bien avancée mais les autorités n’ont pas encore crié victoire.Sollicité par l’AFP, le ministère de la Santé a refusé de répondre, rien d’étonnant pour ce pays mutique où obtenir des informations est extrêmement compliqué et les vérifier est quasiment impossible.Mais des fumeurs semblaient dubitatifs quant à l’application de cette interdiction totale.”Les cigarettes ne disparaîtront pas complètement, mais deviendront beaucoup plus chères et un marché noir apparaîtra”, pense l’ouvrier Haïdar Chikhiev, 60 ans.La vendeuse Galina Soïounova estime elle que les cigarettes “seront toujours disponibles sous le manteau, encore plus chères”.”Qui achètera des cigarettes à prix d’or ? Personne. La question du tabagisme se réglera toute seule”, conclut la quadragénaire.Et avant même d’avoir atteint son objectif avec le tabac, le Turkménistan a annoncé mi-juillet un plan d’action pour s’attaquer à l’alcool d’ici 2028.

Au Turkménistan, la lutte sans relâche pour “éradiquer” le tabagisme

Adolescent, Bekmourad Khodjaïev se cachait de ses parents pour fumer. Cinquante ans plus tard, ce retraité se cache toujours, mais désormais de la police du Turkménistan, où les autorités promettent de “libérer” ce pays reclus d’Asie centrale du tabac d’ici la fin de l’année.”Je fume dans mon appartement. Mais si l’envie me prend de fumer en ville, je cherche un endroit sans caméras de surveillance pour éviter une amende: une ruelle, une impasse, derrière des buissons hauts, des arbres, dans un endroit désert”, raconte à l’AFP ce maçon de 64 ans.”J’ai déjà été verbalisé en bas de chez moi. Depuis, j’essaie de ne plus me faire avoir” dit M. Khodjaïev.La police fait la chasse aux fumeurs pour “éradiquer le tabagisme” d’ici fin 2025 et transformer cette ex-république soviétique de quelque sept millions d’habitants en premier “pays libéré du tabac”.Un objectif fixé en 2022 par le dirigeant incontesté, Gourbangouly Berdymoukhamedov. Cet ex-dentiste exaltant un mode de vie sain a fait du Turkménistan l’un des champions du monde de lutte contre le tabagisme, avec seulement 4% de consommateurs, selon l’Organisation mondiale de la Santé, qui évalue à plus de sept millions, le nombre de morts dus au tabac chaque année.Pour satisfaire son addiction, le maçon Khodjaïev “achète des cigarettes dans des kiosques privés, car il n’y en a pas dans les magasins étatiques”, propriétés du ministère du Commerce.Dans son kiosque de la capitale Achkhabad, le vendeur Meïlis propose des cigarettes importées “d’Ouzbékistan, du Kazakhstan et d’Iran”.”La plupart du temps, je les vends à l’unité. Tout le monde ne peut pas se permettre d’acheter un paquet entier, c’est trop cher”, lâche ce jeune homme de 21 ans, craignant de dire la phrase de trop à un journaliste.- Amendes à foison -Selon plusieurs fumeurs invétérés interrogés par l’AFP, le paquet varie de 50 à 170 manats, les cigarettes entre deux et cinq.Un paquet peut représenter jusqu’à 11% du salaire moyen, qui tournait autour de 1.500 manats en 2018, d’après les dernières données turkmènes disponibles.Une somme conséquente, même si les comparaisons avec d’autres pays sont compliquées par le double taux de change au Turkménistan: l’officiel, utilisé par l’Etat pour contrôler artificiellement la monnaie, et celui, réel, du marché noir, six fois plus faible.Dans un hôpital d’Achkhabad, la médecin Soltan se félicite de la “lutte active contre le tabac”.”Nous traitons la dépendance au tabac. Le ministère de la Santé a créé des centres où les fumeurs peuvent obtenir gratuitement des conseils pour arrêter”, explique-t-elle à l’AFP.Mais les autorités misent surtout sur la coercition pour atteindre leurs objectifs: hausse des taxes douanières, de l’âge légal pour fumer; interdiction de consommer partout ou presque, limitation à deux du nombre de paquets autorisés à importer et évidemment, une hausse et multiplication des contraventions, pouvant atteindre 200 manats.”Après avoir reçu plusieurs amendes, j’ai définitivement décidé d’arrêter après un épisode où je fumais dans ma propre voiture, garée sur un parking municipal”, raconte Ilyas Byachimov, entrepreneur de 24 ans.”Un policier m’a verbalisé. J’ai protesté en disant que c’était ma voiture . Il m’a répondu : oui, la voiture est à toi, mais le parking est un lieu public” se souvient-il.- Excuses publiques -Dans ce pays vivant à “l’ère de la renaissance d’un nouvel État puissant” gouverné sans discontinuer depuis 2006 par les Berdymoukhamedov, le père Gourbangouly puis le fils Serdar, ce pouvoir quasi-absolu est mis en scène.Après l’ordre du président Serdar Berdymoukhamedov de mener une “lutte sans compromis” contre le tabac en 2023, une vingtaine de personnes exhibées à la télé ont promis de ne plus jamais fumer de chicha ou d’importer du tabac de contrebande. Et des incinérations de cigarettes de contrebande sur fond de danses et musiques traditionnelles turkmènes sont régulièrement organisées.L’année 2025 est déjà bien avancée mais les autorités n’ont pas encore crié victoire.Sollicité par l’AFP, le ministère de la Santé a refusé de répondre, rien d’étonnant pour ce pays mutique où obtenir des informations est extrêmement compliqué et les vérifier est quasiment impossible.Mais des fumeurs semblaient dubitatifs quant à l’application de cette interdiction totale.”Les cigarettes ne disparaîtront pas complètement, mais deviendront beaucoup plus chères et un marché noir apparaîtra”, pense l’ouvrier Haïdar Chikhiev, 60 ans.La vendeuse Galina Soïounova estime elle que les cigarettes “seront toujours disponibles sous le manteau, encore plus chères”.”Qui achètera des cigarettes à prix d’or ? Personne. La question du tabagisme se réglera toute seule”, conclut la quadragénaire.Et avant même d’avoir atteint son objectif avec le tabac, le Turkménistan a annoncé mi-juillet un plan d’action pour s’attaquer à l’alcool d’ici 2028.

Fukushima: des robots déployés en vue du retrait des débris radioactifs

Des techniciens de la centrale nucléaire sinistrée de Fukushima au Japon ont envoyé mardi des robots télécommandés dans le bâtiment de l’un des réacteurs endommagés dans le cadre des préparatifs pour le retrait des débris radioactifs.En raison des niveaux de radiation dangereusement élevés, l’extraction du combustible fondu et des autres débris de la centrale touchée par un énorme tsunami en 2011 est considéré comme le défi le plus épineux du projet de démantèlement, qui doit durer plusieurs décennies.Environ 880 tonnes dematières radioactives demeurent à l’intérieur de la centrale, théâtre de l’un des pires accidents nucléaires de l’Histoire.Un porte-parole de Tepco, l’opérateur de la centrale, a déclaré à l’AFP que l’entreprise avait déployé deux robots pour mesurer le niveau de radiation.”Spot” et “Packbot” sont équipés de dosimètres mesurant la radioactivité, et Spot, qui a l’allure d’un chien, dispose d’une caméra.Les résultats de l’exploration seront utilisés pour aider à décider de “la méthode de récupération des débris”, a déclaré Tepco dans un communiqué.Cette étude doit durer environ un mois, selon la chaîne de télévision publique NHK et d’autres médias.De minuscules échantillons de matériaux radioactifs ont déjà été collectés à deux reprises dans le cadre d’un projet pilote, mais des extractions à grande échelle n’ont pas encore eu lieu. Ces échantillons ont été envoyés dans un laboratoire de recherche pour analyse. Tepco a annoncé le mois dernier que l’immense opération de retrait des débris avait été retardée au moins jusqu’en 2037, au lieu de l’objectif précédent du début des années 2030.Ce nouveau report remet en question le projet commun de Tepco et du gouvernement : déclarer la centrale complètement démantelée d’ici 2051, une échéance jugée très ambitieuse.

Fukushima: des robots déployés en vue du retrait des débris radioactifs

Des techniciens de la centrale nucléaire sinistrée de Fukushima au Japon ont envoyé mardi des robots télécommandés dans le bâtiment de l’un des réacteurs endommagés dans le cadre des préparatifs pour le retrait des débris radioactifs.En raison des niveaux de radiation dangereusement élevés, l’extraction du combustible fondu et des autres débris de la centrale touchée par un énorme tsunami en 2011 est considéré comme le défi le plus épineux du projet de démantèlement, qui doit durer plusieurs décennies.Environ 880 tonnes dematières radioactives demeurent à l’intérieur de la centrale, théâtre de l’un des pires accidents nucléaires de l’Histoire.Un porte-parole de Tepco, l’opérateur de la centrale, a déclaré à l’AFP que l’entreprise avait déployé deux robots pour mesurer le niveau de radiation.”Spot” et “Packbot” sont équipés de dosimètres mesurant la radioactivité, et Spot, qui a l’allure d’un chien, dispose d’une caméra.Les résultats de l’exploration seront utilisés pour aider à décider de “la méthode de récupération des débris”, a déclaré Tepco dans un communiqué.Cette étude doit durer environ un mois, selon la chaîne de télévision publique NHK et d’autres médias.De minuscules échantillons de matériaux radioactifs ont déjà été collectés à deux reprises dans le cadre d’un projet pilote, mais des extractions à grande échelle n’ont pas encore eu lieu. Ces échantillons ont été envoyés dans un laboratoire de recherche pour analyse. Tepco a annoncé le mois dernier que l’immense opération de retrait des débris avait été retardée au moins jusqu’en 2037, au lieu de l’objectif précédent du début des années 2030.Ce nouveau report remet en question le projet commun de Tepco et du gouvernement : déclarer la centrale complètement démantelée d’ici 2051, une échéance jugée très ambitieuse.

Au Pakistan, les tatouages hindous s’effacent des visages des femmes

Après avoir mélangé du charbon à quelques gouttes de lait de chèvre, Basran Jogi, 60 ans, se tourne avec son aiguille vers ses invitées du jour: deux enfants pakistanaises venues recevoir leur premier tatouage traditionnel.Dans les villages hindous de la frontière orientale du Pakistan, près de l’Inde, les tatoueuses dessinent à l’aiguille des lignes de points, des cercles et autres ornementations géométriques sur les visages, les bras et les mains des fillettes depuis des siècles.”D’abord, on dessine deux lignes droites entre les sourcils”, explique Mme Jogi à une amie qui vient de se saisir d’une aiguille à coudre.”Et maintenant on enfonce l’aiguille entre ces deux lignes, doucement, jusqu’à ce que le sang apparaisse”, poursuit-elle.Pooja, six ans, fait la grimace alors que les points commencent à former des cercles et des triangles de points sur son front et son menton. Son aînée, Champa, sept ans, s’impatiente: “moi aussi, je suis prête!”.Cette scène, longtemps ordinaire, se fait de plus en plus rare ces dernières années, alors que de plus en plus de familles hindoues – 2% seulement des 255 millions d’habitants de la République islamique du Pakistan – partent s’installer en ville.- Se fondre dans la foule -“Ces tatouages nous rendent identifiables parmi la foule”, explique Durga Prem, étudiante en ingénierie informatique de 20 ans, originaire de Badin, une ville de la province méridionale du Sindh où se concentre la minorité hindoue.”Notre génération ne les aime plus. A l’époque des réseaux sociaux, les jeunes filles évitent de se tatouer le visage parce qu’elles trouvent qu’avec ces dessins elles seraient vues comme différentes et pas attirantes”, affirme-t-elle à l’AFP.Sa sœur Mumta a aussi refusé de se faire tatouer les points qui ornent les visages de leur mère et de leurs deux grand-mères.Mais “si on était restées au village, on aurait sûrement ces tatouages sur nos visages ou nos bras”, dit-elle.Dans un pays où les minorités non musulmanes se disent discriminées dans de nombreux domaines, “on ne peut pas forcer nos filles à continuer” à se tatouer, affirme de son côté Mukesh Meghwar, un défenseur des droits des hindous.”C’est leur choix. Mais malheureusement, nous serons probablement la dernière génération à voir des tatouages sur les visages, les cous, les mains et les bras des femmes”, poursuit-il, pointant aussi du doigt les réflexions “défavorables” de concitoyens, car certaines écoles de l’islam condamnent le tatouage.Ce serait alors la fin d’une pratique pluricentenaire, profondément ancrée dans la culture, disent les anthropologues. A tel point que la plupart des hindous rencontrés par l’AFP plaident pour le tatouage mais avouent ne pas pouvoir en expliquer le sens ou l’origine.- Eloigner les mauvais esprits -“Ces symboles font partie de la culture des populations issues de la civilisation de l’Indus”, à l’époque de l’âge de bronze, affirme l’un de ces anthropologues, Zulfiqar Ali Kalhoro.”Ces +marques+ étaient traditionnellement utilisées pour distinguer les membres d’une communauté” et pour “éloigner les mauvais esprits”, détaille-t-il.Pour Mme Jogi, le tatouage, c’est avant tout “une passion” pour embellir le visage des femmes.”On ne les fait pas pour une raison en particulier, c’est une pratique qui existe depuis longtemps”, se borne-t-elle à affirmer, en examinant avec attention les visages fraîchement tatoués de Pooja et Champa. Aujourd’hui, les points qui ornent désormais leurs fronts sont d’un noir profond, bientôt ils deviendront vert foncé et tiendront jusqu’à leur dernier souffle.Basran Jogi et Jamna Kolhi peuvent en témoigner.”Ces tatouages, c’est une amie d’enfance qui me les a dessinés, elle est morte il y a quelques années”, raconte Mme Kolhi, 40 ans.”Quand je les vois, je pense à elle et à nos jeunes années. C’est un souvenir pour toute la vie”.

Au Pakistan, les tatouages hindous s’effacent des visages des femmes

Après avoir mélangé du charbon à quelques gouttes de lait de chèvre, Basran Jogi, 60 ans, se tourne avec son aiguille vers ses invitées du jour: deux enfants pakistanaises venues recevoir leur premier tatouage traditionnel.Dans les villages hindous de la frontière orientale du Pakistan, près de l’Inde, les tatoueuses dessinent à l’aiguille des lignes de points, des cercles et autres ornementations géométriques sur les visages, les bras et les mains des fillettes depuis des siècles.”D’abord, on dessine deux lignes droites entre les sourcils”, explique Mme Jogi à une amie qui vient de se saisir d’une aiguille à coudre.”Et maintenant on enfonce l’aiguille entre ces deux lignes, doucement, jusqu’à ce que le sang apparaisse”, poursuit-elle.Pooja, six ans, fait la grimace alors que les points commencent à former des cercles et des triangles de points sur son front et son menton. Son aînée, Champa, sept ans, s’impatiente: “moi aussi, je suis prête!”.Cette scène, longtemps ordinaire, se fait de plus en plus rare ces dernières années, alors que de plus en plus de familles hindoues – 2% seulement des 255 millions d’habitants de la République islamique du Pakistan – partent s’installer en ville.- Se fondre dans la foule -“Ces tatouages nous rendent identifiables parmi la foule”, explique Durga Prem, étudiante en ingénierie informatique de 20 ans, originaire de Badin, une ville de la province méridionale du Sindh où se concentre la minorité hindoue.”Notre génération ne les aime plus. A l’époque des réseaux sociaux, les jeunes filles évitent de se tatouer le visage parce qu’elles trouvent qu’avec ces dessins elles seraient vues comme différentes et pas attirantes”, affirme-t-elle à l’AFP.Sa sœur Mumta a aussi refusé de se faire tatouer les points qui ornent les visages de leur mère et de leurs deux grand-mères.Mais “si on était restées au village, on aurait sûrement ces tatouages sur nos visages ou nos bras”, dit-elle.Dans un pays où les minorités non musulmanes se disent discriminées dans de nombreux domaines, “on ne peut pas forcer nos filles à continuer” à se tatouer, affirme de son côté Mukesh Meghwar, un défenseur des droits des hindous.”C’est leur choix. Mais malheureusement, nous serons probablement la dernière génération à voir des tatouages sur les visages, les cous, les mains et les bras des femmes”, poursuit-il, pointant aussi du doigt les réflexions “défavorables” de concitoyens, car certaines écoles de l’islam condamnent le tatouage.Ce serait alors la fin d’une pratique pluricentenaire, profondément ancrée dans la culture, disent les anthropologues. A tel point que la plupart des hindous rencontrés par l’AFP plaident pour le tatouage mais avouent ne pas pouvoir en expliquer le sens ou l’origine.- Eloigner les mauvais esprits -“Ces symboles font partie de la culture des populations issues de la civilisation de l’Indus”, à l’époque de l’âge de bronze, affirme l’un de ces anthropologues, Zulfiqar Ali Kalhoro.”Ces +marques+ étaient traditionnellement utilisées pour distinguer les membres d’une communauté” et pour “éloigner les mauvais esprits”, détaille-t-il.Pour Mme Jogi, le tatouage, c’est avant tout “une passion” pour embellir le visage des femmes.”On ne les fait pas pour une raison en particulier, c’est une pratique qui existe depuis longtemps”, se borne-t-elle à affirmer, en examinant avec attention les visages fraîchement tatoués de Pooja et Champa. Aujourd’hui, les points qui ornent désormais leurs fronts sont d’un noir profond, bientôt ils deviendront vert foncé et tiendront jusqu’à leur dernier souffle.Basran Jogi et Jamna Kolhi peuvent en témoigner.”Ces tatouages, c’est une amie d’enfance qui me les a dessinés, elle est morte il y a quelques années”, raconte Mme Kolhi, 40 ans.”Quand je les vois, je pense à elle et à nos jeunes années. C’est un souvenir pour toute la vie”.

Nouvelle-Calédonie: Manuel Valls a rencontré les indépendantistes du FLNKS

Le ministre des Outre-mer Manuel Valls a rencontré mercredi en Nouvelle-Calédonie une délégation du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), qui a rejeté la semaine dernière l’accord de Bougival sur l’avenir du territoire.La rencontre, à Nouméa, a duré deux heures et demie. La délégation du FLNKS, composée de membres de son bureau politique, n’a pas souhaité s’exprimer à la sortie, a constaté une journaliste de l’AFP. Elle doit d’abord rendre compte au président du mouvement, Christian Tein, chargé de “superviser les discussions avec l’Etat”.Plus tôt dans la matinée, Manuel Valls s’était adressé au Sénat coutumier, également critique vis-à-vis de l’accord. “L’accord de Bougival est une opportunité historique, saisissez-là”, a exhorté Manuel Valls, se disant “convaincu qu’il n’y a pas d’alternative crédible”.Le président du Sénat coutumier, Eloi Gowé, a lui estimé qu’il était “urgent, en s’inspirant de ces demi-échecs (de Bougival et de Deva en mai, ndlr), de proposer un nouveau cadre de discussion et une nouvelle approche”.Avant son départ, Manuel Valls avait déclaré au Parisien vouloir “convaincre le FLNKS de s’inscrire dans l’accord” de Bougival, conclu le 12 juillet à l’issue de plusieurs jours de négociations entre l’État, les indépendantistes et les non-indépendantistes de l’archipel.”Sans accord, sans stabilité politique, il n’y aura pas de repreneurs pour le nickel, la pénurie de soignants perdurera et les inégalités continueront de se creuser”, avait-il aussi averti après la formalisation du rejet de l’accord  par le mouvement indépendantiste, la semaine dernière.Mardi, le FLNKS a publié un communiqué dénonçant les “leçons de responsabilité” données par l’Etat. “Le ministre des Outre-mer semble engager d’ores et déjà un rapport de force et fait croire à l’opinion publique que sans cet accord, la situation économique et sociale deviendrait chaotique, alors que le pays est sous perfusion depuis plusieurs années et que les inégalités n’ont fait que se creuser depuis des décennies”, selon ce communiqué.Le FLNKS est le seul mouvement calédonien à avoir rejeté l’accord de Bougival, qui prévoit notamment la création d’un Etat de Nouvelle-Calédonie doté d’une nationalité propre, tout en restant inscrit dans la Constitution française.Les indépendantistes du Parti de libération Kanak (Palika) et de l’Union progressiste en Mélanésie (UPM), qui ont pris leurs distances du FLNKS il y a un an, ont eux donné leur feu vert, de même que l’Eveil océanien, “parti charnière” qui ne se positionne pas sur la question de l’indépendance, et l’ensemble du camp non-indépendantiste.