Crise Netanyahu-Macron: le Crif dénonce de “vaines polémiques”, la gauche une “instrumentalisation” de l’antisémitisme

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a dénoncé mercredi de “vaines polémiques” au lendemain de la passe d’armes entre l’Elysée et Benjamin Netanyahu qui a accusé Emmanuel Macron de nourrir la haine contre les juifs avec son intention de reconnaître l’Etat palestinien.”La relation entre la France et Israël, fondée sur des valeurs démocratiques partagées et des combats communs notamment contre le terrorisme, mérite mieux que de vaines polémiques”, a réagi le président du Crif Yonathan Arfi sur X.”Le combat contre l’antisémitisme doit rassembler et non diviser”, a poursuivi le patron du Crif qui fédère plus de soixante-dix associations juives françaises.Dans un courrier officiel adressé au président français, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a accusé ce dernier “d’alimenter le feu antisémite” en France en appelant à la reconnaissance internationale de l’Etat de Palestine.”Je suis préoccupé par la montée alarmante de l’antisémitisme en France et par le manque d’actions décisives de votre gouvernement pour y faire face. Ces dernières années, l’antisémitisme a ravagé les villes françaises”, écrit M. Netanyahu. Il affirme que l’antisémitisme a encore augmenté depuis que M. Macron a annoncé fin juillet que la France allait reconnaître l’Etat de Palestine à l’Assemblée générale de l’ONU en septembre. Cette analyse “est erronée, abjecte et ne demeurera pas sans réponse”, a répondu la présidence française. “La période exige gravité et responsabilité, pas amalgames et manipulations”, a-t-elle ajouté, indiquant que “la République protège et protègera toujours ses compatriotes de confession juive”.Selon les derniers chiffres fournis par le ministère de l’Intérieur, entre janvier et mai 2025, un total de 504 actes antisémites ont été recensés (dont 323 atteintes aux personnes). C’est une baisse de 24% sur un an, mais un doublement (+134%) par rapport à la même période de 2013.”Je ne dis pas que la République ne fait pas, la République fait énormément mais il y a tellement d’actes d’antisémitisme qu’aujourd’hui il semble que ça déborde”, a souligné mercredi sur Franceinfo l’ambassadeur d’Israël en France Joshua Zarka, précisant qu’une lettre a aussi été envoyée au Premier ministre d’Australie.Les institutions juives ont établi un “dialogue régulier avec les pouvoirs publics concernant la lutte contre l’antisémitisme depuis une vingtaine d’années”, a souligné le Crif dans son communiqué.- “Arme diplomatique” -Son président rappelle cependant “sa désapprobation du projet de reconnaissance d’un Etat palestinien par la France et son inquiétude de la manière dont cette annonce galvanise les agitateurs de LFI et les prêcheurs de haine antisémite qui les entourent”. A gauche, c’est “l’instrumentalisation” de l’antisémitisme par le leader israélien qui est dénoncée.”Netanyahu est un leader d’extrême droite qui instrumentalise la notion d’antisémitisme, alors même que l’antisémitisme est bien réel dans notre pays”, a commenté Chloé Ridel, porte-parole du PS sur Franceinfo.”Instrumentaliser l’antisémitisme comme une arme diplomatique est honteux”, a déclaré la présidente du groupe insoumis à l’Assemblée nationale Mathilde Panot, dont le parti est lui-même régulièrement accusé d’ambiguïtés sur cette question. Dans un message posté sur X, le président du Fonds social juif unifié (FSJU) Ariel Goldman a, lui, indiqué que “l’antisémitisme n’a jamais eu besoin de prétexte politique ou diplomatique pour exister”. “Les désaccords entre responsables ne doivent pas affaiblir le combat contre cette haine ancestrale: Français juifs, autorités françaises et israéliennes doivent rester unis et vigilants contre ce fléau !”, a-t-il écrit.Après avoir affiché sa solidarité avec Israël après le 7-Octobre, Emmanuel Macron a depuis pris ses distances et multiplié les critiques à l’égard de la stratégie du gouvernement israélien à Gaza.M. Macron a de nouveau affirmé mercredi que “l’offensive militaire que prépare Israël”, avec le rappel de 60.000 réservistes pour la prise de Gaza-ville, “ne peut conduire qu’à un véritable désastre pour les deux peuples”, palestinien et israélien.Fin juillet, le chef de l’Etat a annoncé que Paris allait reconnaître l’Etat de Palestine en septembre, à l’Assemblée générale de l’ONU qui prendra fin le 23 septembre. M. Netanyahu a sommé le président français de “remplacer la faiblesse par l’action” sur la lutte contre l’antisémitisme avant cette date qui est aussi le début de la nouvelle année juive.

Crise Netanyahu-Macron: le Crif dénonce de “vaines polémiques”, la gauche une “instrumentalisation” de l’antisémitisme

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a dénoncé mercredi de “vaines polémiques” au lendemain de la passe d’armes entre l’Elysée et Benjamin Netanyahu qui a accusé Emmanuel Macron de nourrir la haine contre les juifs avec son intention de reconnaître l’Etat palestinien.”La relation entre la France et Israël, fondée sur des valeurs démocratiques partagées et des combats communs notamment contre le terrorisme, mérite mieux que de vaines polémiques”, a réagi le président du Crif Yonathan Arfi sur X.”Le combat contre l’antisémitisme doit rassembler et non diviser”, a poursuivi le patron du Crif qui fédère plus de soixante-dix associations juives françaises.Dans un courrier officiel adressé au président français, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a accusé ce dernier “d’alimenter le feu antisémite” en France en appelant à la reconnaissance internationale de l’Etat de Palestine.”Je suis préoccupé par la montée alarmante de l’antisémitisme en France et par le manque d’actions décisives de votre gouvernement pour y faire face. Ces dernières années, l’antisémitisme a ravagé les villes françaises”, écrit M. Netanyahu. Il affirme que l’antisémitisme a encore augmenté depuis que M. Macron a annoncé fin juillet que la France allait reconnaître l’Etat de Palestine à l’Assemblée générale de l’ONU en septembre. Cette analyse “est erronée, abjecte et ne demeurera pas sans réponse”, a répondu la présidence française. “La période exige gravité et responsabilité, pas amalgames et manipulations”, a-t-elle ajouté, indiquant que “la République protège et protègera toujours ses compatriotes de confession juive”.Selon les derniers chiffres fournis par le ministère de l’Intérieur, entre janvier et mai 2025, un total de 504 actes antisémites ont été recensés (dont 323 atteintes aux personnes). C’est une baisse de 24% sur un an, mais un doublement (+134%) par rapport à la même période de 2013.”Je ne dis pas que la République ne fait pas, la République fait énormément mais il y a tellement d’actes d’antisémitisme qu’aujourd’hui il semble que ça déborde”, a souligné mercredi sur Franceinfo l’ambassadeur d’Israël en France Joshua Zarka, précisant qu’une lettre a aussi été envoyée au Premier ministre d’Australie.Les institutions juives ont établi un “dialogue régulier avec les pouvoirs publics concernant la lutte contre l’antisémitisme depuis une vingtaine d’années”, a souligné le Crif dans son communiqué.- “Arme diplomatique” -Son président rappelle cependant “sa désapprobation du projet de reconnaissance d’un Etat palestinien par la France et son inquiétude de la manière dont cette annonce galvanise les agitateurs de LFI et les prêcheurs de haine antisémite qui les entourent”. A gauche, c’est “l’instrumentalisation” de l’antisémitisme par le leader israélien qui est dénoncée.”Netanyahu est un leader d’extrême droite qui instrumentalise la notion d’antisémitisme, alors même que l’antisémitisme est bien réel dans notre pays”, a commenté Chloé Ridel, porte-parole du PS sur Franceinfo.”Instrumentaliser l’antisémitisme comme une arme diplomatique est honteux”, a déclaré la présidente du groupe insoumis à l’Assemblée nationale Mathilde Panot, dont le parti est lui-même régulièrement accusé d’ambiguïtés sur cette question. Dans un message posté sur X, le président du Fonds social juif unifié (FSJU) Ariel Goldman a, lui, indiqué que “l’antisémitisme n’a jamais eu besoin de prétexte politique ou diplomatique pour exister”. “Les désaccords entre responsables ne doivent pas affaiblir le combat contre cette haine ancestrale: Français juifs, autorités françaises et israéliennes doivent rester unis et vigilants contre ce fléau !”, a-t-il écrit.Après avoir affiché sa solidarité avec Israël après le 7-Octobre, Emmanuel Macron a depuis pris ses distances et multiplié les critiques à l’égard de la stratégie du gouvernement israélien à Gaza.M. Macron a de nouveau affirmé mercredi que “l’offensive militaire que prépare Israël”, avec le rappel de 60.000 réservistes pour la prise de Gaza-ville, “ne peut conduire qu’à un véritable désastre pour les deux peuples”, palestinien et israélien.Fin juillet, le chef de l’Etat a annoncé que Paris allait reconnaître l’Etat de Palestine en septembre, à l’Assemblée générale de l’ONU qui prendra fin le 23 septembre. M. Netanyahu a sommé le président français de “remplacer la faiblesse par l’action” sur la lutte contre l’antisémitisme avant cette date qui est aussi le début de la nouvelle année juive.

Chikungunya, dengue, West Nile… Les cas continuent à augmenter en métropole

Les cas de chikungunya, dengue et fièvre “West Nile”, tous transmis via des piqûres de moustiques, ont continué à progresser ces derniers jours en métropole, a annoncé mercredi l’agence Santé publique France, l’été 2025 s’avérant sans précédent en la matière.Au 19 août, “27 épisodes de chikungunya totalisant 154 cas (…) ont été identifiés en France hexagonale”, a résumé l’agence sanitaire dans un bilan hebdomadaire. La semaine précédente, le bilan comptait 23 foyers pour 115 cas.Il s’agit de cas autochtones, qui résultent d’une contamination sur le territoire, et non importés à la suite d’une contamination à l’extérieur.Même si plusieurs de ces épisodes sont désormais clos, l’été 2025 est d’une ampleur sans précédent en matière de cas autochtones de chikungunya, dont le virus se transmet d’un humain à l’autre via des piqûres de moustiques tigres, en métropole.Ces cas dépassent de loin leurs records des précédentes années – jamais plus d’une trentaine au cours d’un même été -, une situation alimentée par une épidémie majeure de chikungunya en début d’année à La Réunion, la plus grosse depuis une vingtaine d’années. Celle-ci a facilité l’arrivée de cas importés qui ont ensuite donné lieu à des contaminations sur place.Autre maladie transmise par le moustique tigre, la dengue ne totalise pas, pour l’heure, autant de cas autochtones qu’en 2024 – avec un record de 66 en métropole. Mais une hausse hebdomadaire a aussi été enregistrée, avec sept foyers identifiés – un clos – pour 13 cas, contre six foyers et onze cas la semaine précédente.Cette situation s’inscrit dans un contexte où le moustique tigre, habitué des climats chauds et encore absent de la métropole voici quelques décennies, est désormais présent sur presque tout le territoire, sur fond de réchauffement climatique.Enfin, une autre maladie vient s’ajouter depuis quelques semaines à ce tableau exceptionnel: la fièvre “West Nile” ou fièvre du Nil occidental, qui n’est pas transmise par le moustique tigre mais la variété Culex, plus courante en France métropolitaine.Les cas autochtones ne sont pas encore records cet été en métropole – 13 au dernier décompte, contre plusieurs dizaines certaines années – mais se distinguent par leur implantation plus large: pour la première fois, plusieurs ont été identifiés en région parisienne et non seulement le Sud.Les trois maladies ont des symptômes proches, s’apparentant à un état grippal avec de la fièvre et des douleurs musculaires.

Le bruit, pollution invisible qui mine la santé des New-Yorkais

Omniprésent mais largement négligé, le bruit constitue une véritable menace pour la santé publique. À New York, il alimente stress, troubles du sommeil et maladies cardiovasculaires, mais reste traité comme une nuisance mineure, loin derrière la pollution de l’air.Tim Mulligan, 43 ans, évite désormais de prendre le métro. Mais dans une ville à la circulation hyper dense, dominée par le bruit des marteaux-piqueurs et des sirènes, ce vétéran souffrant de stress post-traumatique n’échappe pas à la cacophonie. “J’ai recouvert ma fenêtre de mousse acoustique, installé des doubles rideaux, je dors avec des bouchons d’oreilles et je me déplace avec des casques à réduction de bruit”, raconte à l’AFP ce résident de Manhattan qui vit près de Times Square. Le métro – aérien ou sous-terrain -, le trafic automobile, les bars, les hélicoptères, les travaux : New York résonne en permanence. Une conversation normale atteint 50 à 65 décibels. La circulation automobile se situe entre 70 et 85. Un marteau-piqueur peut grimper jusqu’à 110. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande de ne pas dépasser en moyenne 70 décibels au quotidien. Or, à New York, cette limite est franchie presque partout.Les chiffres confirment ce que les oreilles subissent : en 2024, la ligne d’appel du 311 – le numéro des services municipaux – a reçu plus de 750.000 plaintes pour nuisances sonores, la réclamation la plus fréquente dans la ville. Au 14 août 2025, on en comptait déjà près d’un demi-million.Et pourtant, la mégapole fait figure d’exception aux États-Unis : elle dispose d’un “Code du bruit”, qui fixe des seuils et prévoit des sanctions, et a même déployé des caméras équipées de capteurs sonores pour verbaliser les automobilistes trop bruyants. Mais les experts jugent la réponse largement insuffisante.- Toutes les catégories d’âge concernées -Le professeur de l’Université du Michigan et spécialiste de santé publique Richard Neitzel coordonne depuis 2019 avec Apple une vaste étude nationale : plus de 200.000 volontaires portent une montre connectée qui enregistre leur exposition sonore.Les premiers résultats sont alarmants : “Un quart des Américains sont exposés à des niveaux qui menacent leur audition à long terme”, souligne-t-il. A New York, selon une étude qu’il avait réalisée entre 2010 et 2012 avec l’Université Columbia, les chiffres étaient pires encore : “Nous avions mesuré qu’environ un New-Yorkais sur dix risquait de subir une perte auditive simplement en prenant le métro tous les jours.”Et les conséquences vont bien au-delà des oreilles : manque de sommeil, augmentation du risque d’accident cardiovasculaire ou cérébral, dépression, troubles cognitifs… La liste des effets connus s’allonge, sans provoquer de réaction politique majeure.Car “contrairement à la pollution de l’air, (…) le bruit ne reçoit pas la même attention du grand public” et des autorités, regrette le chercheur.Toutes les catégories d’âge et de population sont concernées, mais certaines plus que d’autres. Les jeunes adultes de 18 à 25 ans s’exposent massivement via les écouteurs de leur téléphone, souvent à des volumes trop élevés. Dans les quartiers populaires, l’environnement sonore est souvent plus intense, en raison des grands axes routiers et des chantiers.Pour l’audiologiste Michele DiStefano, directrice du centre Shelley et Steven Einhorn, “plus l’exposition est forte et prolongée, plus la perte auditive sera sévère. Et il n’y a pas de retour possible”, même si on peut évidemment “prévenir” ce risque.Le paradoxe est que, dans certains lieux, le bruit est volontairement recherché. Dans un restaurant mexicain du quartier de Hudson Yards à la musique assourdissante, le gérant Shane Newman l’admet sans détour : “Avec la musique, l’ambiance paraît plus festive. Les clients restent plus longtemps, consomment plus.”À l’inverse, d’autres études montrent que le bruit accélère la rotation des tables, augmentant la rentabilité des établissements.

Rentrée scolaire: la CGT appelle à boycotter les fournitures du groupe Hamelin

À l’approche de la rentrée scolaire, le syndicat CGT appelle à boycotter les fournitures du papetier Hamelin en dénonçant la situation des salariés d’une filiale en Charente, “sans ressources” après un plan social suivi d’une liquidation judiciaire.En février, le groupe basé à Caen, l’un des leaders européens du secteur, a fermé son site de Lecas Industries à Nersac près d’Angoulême, en licenciant 69 salariés dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE).Les syndicats avaient négocié diverses mesures d’accompagnement mais leur mise en œuvre a été suspendue depuis la liquidation judiciaire de l’entreprise, fin juin.”L’allocation de rentrée scolaire (versée par l’État aux familles en fonction de leurs revenus, NDLR) ne doit pas servir à un patron voyou”, accuse la CGT dans un communiqué en appelant à boycotter les agendas et cahiers de marques Oxford, L’Étudiant ou Conquérant, parmi d’autres fournitures vendues par Hamelin.Pour le syndicat, en se plaçant en faillite, le groupe a voulu “se soustraire à ses obligations” envers les salariés licenciés dans le cadre du PSE.”Depuis juin, ils sont sans revenus”, déplore Philippe Desbordes, délégué CGT. Pas d’indemnité, pas de salaire, pas de formation, pas de possibilité de s’inscrire au chômage, détaille-t-il. “On ne peut rien faire, on est sans ressources, à moins de s’asseoir sur les conditions d’un PSE qu’on a mis quatre mois à négocier.”Contacté par l’AFP, le président du directoire du groupe Hamelin, Éric Joan, “déplore sincèrement” une situation dont le groupe, selon lui, “ne peut toutefois absolument pas être tenue pour responsable”.L’intervention de l’Inspection du Travail “pour interdire le licenciement de neuf salariés protégés (délégués du personnel, NDLR) a créé une charge incapable à assumer”, explique le dirigeant, alors que les salaires et le PSE “allaient être intégralement pris en charge par les actifs résiduels de l’entreprise et le fonds national de garantie des salaires” (AGS).Me Ralph Blindauer, avocat des salariés, met en cause de son côté “une cessation de paiements artificielle” et a saisi la justice pénale pour “escroquerie”.Le parquet de Caen a fait appel, lui, de la décision rendue par le tribunal de commerce de la ville. La date de l’audience n’est pas encore connue. Les salariés espèrent, in fine, que la justice annulera la liquidation et fera appliquer le PSE. En parallèle, 55 des 69 licenciés ont saisi les prud’hommes en réclamant les salaires et les indemnités impayés depuis juin. 

Rentrée scolaire: la CGT appelle à boycotter les fournitures du groupe Hamelin

À l’approche de la rentrée scolaire, le syndicat CGT appelle à boycotter les fournitures du papetier Hamelin en dénonçant la situation des salariés d’une filiale en Charente, “sans ressources” après un plan social suivi d’une liquidation judiciaire.En février, le groupe basé à Caen, l’un des leaders européens du secteur, a fermé son site de Lecas Industries à Nersac près d’Angoulême, en licenciant 69 salariés dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE).Les syndicats avaient négocié diverses mesures d’accompagnement mais leur mise en œuvre a été suspendue depuis la liquidation judiciaire de l’entreprise, fin juin.”L’allocation de rentrée scolaire (versée par l’État aux familles en fonction de leurs revenus, NDLR) ne doit pas servir à un patron voyou”, accuse la CGT dans un communiqué en appelant à boycotter les agendas et cahiers de marques Oxford, L’Étudiant ou Conquérant, parmi d’autres fournitures vendues par Hamelin.Pour le syndicat, en se plaçant en faillite, le groupe a voulu “se soustraire à ses obligations” envers les salariés licenciés dans le cadre du PSE.”Depuis juin, ils sont sans revenus”, déplore Philippe Desbordes, délégué CGT. Pas d’indemnité, pas de salaire, pas de formation, pas de possibilité de s’inscrire au chômage, détaille-t-il. “On ne peut rien faire, on est sans ressources, à moins de s’asseoir sur les conditions d’un PSE qu’on a mis quatre mois à négocier.”Contacté par l’AFP, le président du directoire du groupe Hamelin, Éric Joan, “déplore sincèrement” une situation dont le groupe, selon lui, “ne peut toutefois absolument pas être tenue pour responsable”.L’intervention de l’Inspection du Travail “pour interdire le licenciement de neuf salariés protégés (délégués du personnel, NDLR) a créé une charge incapable à assumer”, explique le dirigeant, alors que les salaires et le PSE “allaient être intégralement pris en charge par les actifs résiduels de l’entreprise et le fonds national de garantie des salaires” (AGS).Me Ralph Blindauer, avocat des salariés, met en cause de son côté “une cessation de paiements artificielle” et a saisi la justice pénale pour “escroquerie”.Le parquet de Caen a fait appel, lui, de la décision rendue par le tribunal de commerce de la ville. La date de l’audience n’est pas encore connue. Les salariés espèrent, in fine, que la justice annulera la liquidation et fera appliquer le PSE. En parallèle, 55 des 69 licenciés ont saisi les prud’hommes en réclamant les salaires et les indemnités impayés depuis juin. 

Wall Street évolue en baisse, attend un signe de la Fed

La Bourse de New York évolue en baisse mercredi au lendemain d’une séance marquée par les pertes du secteur technologique, les investisseurs cherchant par ailleurs à en savoir plus sur la trajectoire monétaire privilégiée par la Réserve fédérale (Fed).Vers 13H55 GMT, le Dow Jones était proche de l’équilibre (-0,07%), l’indice Nasdaq lâchait 1,45% et l’indice élargi S&P 500 reculait de 0,66%.La veille, “le secteur technologique a connu une baisse (…) et il reste sous pression aujourd’hui”, note auprès de l’AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.La majeure partie des “Sept Magnifiques” –le surnom donné aux géants du secteur technologique– creusaient leurs pertes, à l’instar du géant des semiconducteurs Nvidia (-1,02% à 173,85 dollars), d’Apple (-1,25% à 227,67 dollars), de Tesla (-0,26% à 328,44 dollars) ou d’Amazon (-1,06% à 225,58 dollars).Côté indicateurs, “l’agenda est léger”, selon M. Hogan, mais les investisseurs ont gardé un œil sur les demandes de prêts immobiliers, qui ont largement diminué.La place américaine sera aussi attentive à la publication mercredi à 18H00 GMT du compte-rendu (“minutes”) de la dernière réunion monétaire de la banque centrale américaine de juillet.Mais “le sujet principal de la semaine” sera le colloque de Jackson Hole (Wyoming), qui réunit de nombreux banquiers centraux en fin de semaine, selon Art Hogan. A cette occasion, le président de la banque centrale américaine (Fed), Jerome Powell, prononcera un discours vendredi.Les investisseurs seront à l’affût d’indices pouvant les renseigner sur la trajectoire monétaire privilégiée par l’institution américaine.M. Powell “s’est toujours montré réticent à prédire les décisions que prendra la Fed lors de ses prochaines réunions (…) et cela pourrait donc bien décevoir les marchés”, prévient toutefois M. Hogan.Les opérateurs privilégient toujours l’hypothèse d’une baisse de taux à l’issue de la prochaine réunion de la Fed des 16 et 17 septembre, d’après l’outil de veille de CME, FedWatch.Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d’État américains à dix ans se détendait très légèrement à 4,30% contre 4,31% à la clôture mardi.Ailleurs, à la cote, la place américaine digérait les résultats trimestriels de plusieurs grands distributeurs américains.La chaîne de supermarchés Target reculait franchement (-8,44% à 96,47 dollars). Le groupe a dépassé les attentes de Wall Street en termes de chiffre d’affaires mais s’attend à ce que ses ventes annuelles chutent.L’entreprise de Minneapolis (Minnesota) a par ailleurs annoncé un changement à sa tête, l’actuel patron Brian Cornell devant être remplacé à partir du 1er février prochain par Michael Fiddelke.La holding de magasins à bas coûts TJX (+4,94% à 141,27 dollars), qui contrôle notamment les enseignes TJMaxx (habillement), HomeGoods (articles de décoration) et Marshalls (prêt-à-porter), était recherchée après avoir fait mieux qu’escompté pour le second trimestre et avoir revu ses prévisions annuelles à la hausse. Le groupe américain de cosmétiques Estée Lauder (-4,35% à 85,96 dollars) reculait après avoir annoncé mercredi dans un communiqué une lourde perte au quatrième trimestre de son exercice décalé, causée notamment par la mise en œuvre de son plan de restructuration annoncé en février.Ce plan d’entreprise est conçu pour tenter de redresser la situation d’un groupe en perte de vitesse, souffrant d’une consommation en berne en particulier dans le gros marché qu’est la Chine pour lui.

Kneecap rapper in court on terrorism charge over Hezbollah flag

Hundreds of supporters of Irish rap band Kneecap protested outside a London court Wednesday, as one of the band members appeared charged with a terrorism offence for allegedly supporting Hezbollah.Liam O’Hanna, 27, who performs under the stage name Mo Chara, was charged in May accused of displaying a Hezbollah flag during a London concert in November.He arrived at Westminster Magistrates’ Court in central London with other band members to cheers from a sea of supporters brandishing banners and chanting “Free Palestine” and “Free Mo Chara”.Wednesday’s hearing dealt with legal arguments, with the defence team seeking to have the charges thrown out on a legal technicality.The court adjourned the case until September 26 for a decision.Since the Iran-backed Lebanese group Hezbollah was banned in the UK in 2019, it has been an offence to show any support for it.In recent months, Kneecap has grabbed headlines for provocative statements denouncing the war in Gaza and against Israel.The hearing comes amid a growing UK controversy over government moves to prosecute those deemed to show support for banned organisations.More than 700 people have been arrested, mostly at demonstrations, since the Palestine Action group was outlawed in early July under the Terrorism Act 2000.The government ban on Palestine Action came into force days after it took responsibility for a break-in at an air force base in southern England that caused an estimated £7.0 million ($9.3 million) of damage to two aircraft.The group said its activists were responding to Britain’s indirect military support for Israel during the war in Gaza.Supporting a proscribed group is a criminal offence punishable by up to 14 years in prison.- Provocative -There has been huge support for Kneecap and O’Hanna, Liam Og O hAnnaidh in Irish, from the band’s fans since his first court appearance in June.Mary Hobbs, 31, from Belfast told AFP on Wednesday: “I’m glad I could make it. I took a day off just to be here.””The charges are ludicrous, ludicrous. The justice system is just broken when you have things like this happening.”Prosecutor Michael Bisgrove told the previous hearing the case was “not about Mr O’Hanna’s support for the people of Palestine or his criticism of Israel”.”He is well within his rights to voice his opinions and his solidarity,” Bisgrove said.Instead, the prosecutor said, the case was about O’Hanna wearing and displaying “the flag of Hezbollah, a proscribed terrorist organisation, while allegedly saying ‘Up Hamas, up Hezbollah'”.After Wednesday’s hearing, O’Hanna thanked the crowds outside the court for their support, and urged everyone “to continue to speak about Palestine” and what is happening in the conflict with Israel.The raucous punk-rap group has denied the accusations and said the video that led to the charge was taken out of context.Daring provocateurs to their fans, dangerous extremists to their detractors, the group’s members rap in the Irish language as well as English.Formed in 2017, the group is no stranger to controversy. Their lyrics are filled with references to drugs, they have repeatedly clashed with the UK’s previous Conservative government and have vocally opposed British rule in Northern Ireland.Last year, the group was catapulted to international fame by a semi-fictional film based on them that scooped multiple awards including at the Sundance festival.

Syria says US-led coalition killed senior IS leader in northwest

Syrian state media said a US-led anti-jihadist coalition killed an Iraqi leader from the Islamic State group during an operation on Wednesday in the country’s northwest.”Coalition forces carried out an air drop targeting a house in the town of Atme” in Idlib province, state television cited an unidentified security source as saying.The operation targeted Iraqi national Salah Numan, known as Ali, who was “a leader in the Daesh (IS) organisation”, the source said, calling him “one of the most dangerous men wanted for his involvement in activating and mobilising IS cells in Syria”.The coalition has not released any statements about an operation in northwest Syria.But three witnesses, including the owner of the building where Numan was living, told AFP the raid took place after midnight, reporting the sound of aircraft and gunfire.State television said coalition forces raided the house where Numan was living with his family and mother, shooting him dead after he jumped from the balcony of their first-floor flat.An Iraqi security source, requesting anonymity, told AFP that Numan was the brother of a top IS leader who was killed in 2020 in a coalition strike in eastern Syria’s Deir Ezzor province.Iraqi intelligence led to Wednesday’s operation, the security source said, adding that Numan’s wives were arrested.Mohammed al-Sheikh, who owns and lives in the building, told AFP that at around 2:30 am (2330 GMT Tuesday), he heard noise and went outside to find coalition forces ordering him to surrender.”I started calling to my family one by one,” he said, adding that “the translator’s accent was Iraqi”.Sheikh said the forces blindfolded his family, led them away and took their details including fingerprints.He said he rented the house to Numan “via a real estate agency and had no connection to him”.Neighbour Abdel-Qader al-Sheikh said Numan had lived there for two years, adding: “We didn’t have anything to do with him.”The US-led coalition has often carried out strikes in Idlib targeting IS officials, including a raid announced in June. Several former IS leaders have been killed in the province, including in coalition strikes.IS seized swathes of Syrian and Iraqi territory in 2014 during Syria’s civil war, before being territorially defeated in the country five years later.Its fighters still maintain a presence there, particularly in Syria’s vast desert.burs-lk/lg/jsa