Wall Street termine en baisse, retient son souffle avant Jackson Hole
La Bourse de New York a clôturé dans le rouge jeudi, toujours plombée par la faiblesse de la tech, les investisseurs se montrant aussi particulièrement prudents avant la prise de parole du président de la Réserve fédérale (Fed) Jerome Powell à Jackson Hole.Le Dow Jones et l’indice Nasdaq ont tous les deux perdu 0,34% tandis que l’indice élargi S&P 500 a lâché 0,40%.”Il n’y pas vraiment de conviction sur le marché aujourd’hui”, résume auprès de l’AFP Patrick O’Hare, de Briefing.com. “Tout le monde est un peu sur le qui-vive, attendant de voir ce que M. Powell va dire demain”, ajoute l’analyste.Le président de la Fed doit prendre la parole vendredi à 14H00 GMT à l’occasion du colloque de Jackson Hole (Wyoming), qui réunit de nombreux banquiers centraux.Les investisseurs seront à l’affût d’indices pouvant les renseigner sur la trajectoire monétaire privilégiée par l’institution américaine.La part d’opérateurs privilégiant une baisse de taux à l’issue de la prochaine réunion de la Fed en septembre a quelque peu baissé depuis mercredi, d’après l’outil de veille de CME, FedWatch, mais reste majoritaire.”Il y a peut-être eu une légère remise en question quant à la certitude d’une baisse des taux”, en particulier après “certaines déclarations de responsables de la Fed”, juge Patrick O’Hare.Jeudi, la présidente de la Fed de Cleveland, Beth Hammack, a souligné auprès de Yahoo Finance la persistance de l’inflation aux Etats-Unis, assurant que si la réunion de politique monétaire de la banque centrale américaine “avait lieu demain, (elle) ne verrai(t) pas de raison de réduire les taux d’intérêt”.Côté indicateurs, l’activité du secteur privé a progressé en août aux Etats-Unis à son rythme le plus élevé depuis décembre et les ventes de logements anciens aux Etats-Unis sont reparties à la hausse au mois de juillet.En revanche, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté à 235.000, là où les analystes tablaient sur une stabilisation à 225.000 demandes.Ces chiffres “laissent entrevoir un nouvel affaiblissement du marché du travail”, selon Nancy Vanden Houten, d’Oxford Economics, qui prévient toutefois que “des facteurs saisonniers ont pu influencer” cette hausse.Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d’État américains à dix ans se tendait à 4,33% vers 20H10 GMT contre 4,30% à la clôture mercredi.Côté entreprises, les investisseurs observent toujours “une relative faiblesse des actions à très forte capitalisation”, notamment dans le secteur technologique, selon M. O’Hare.”Beaucoup d’entre elles ont connu des hausses spectaculaires et sont actuellement en recul, les investisseurs réalisant des prises de bénéfices”, ajoute l’expert.Apple a par exemple lâché 0,49% à 224,90 dollars, Nvidia a perdu 0,24% à 174,98 dollars et Meta (Facebook, Instagram) a reculé de 1,15% à 739,10 dollars.La chaîne américaine d’hypermarchés Walmart a relevé une partie de ses prévisions pour son exercice fiscal décalé 2026 après une hausse de près de 5% de son chiffre d’affaires au deuxième trimestre. Mais l’enseigne a été boudée (-4,50% à 97,95 dollars) à cause de son bénéfice net par action à données comparables inférieur aux attentes, à 68 cents.Le constructeur aéronautique américain Boeing a terminé dans le rouge (-0,51% à 224,46 dollars). Le titre avait progressé en début de séance après des informations de presse selon lesquelles le groupe était en discussions avec les autorités chinoises au sujet d’une commande pouvant atteindre jusqu’à 500 avions.
Gaza: Netanyahu ordonne des négociations pour libérer les otages, l’armée pilonne Gaza-ville
Benjamin Netanyahu a ordonné jeudi l’ouverture de négociations pour libérer “tous” les otages à Gaza, en réponse à une nouvelle proposition de trêve dans le territoire palestinien, où l’armée israélienne resserre son étau sur la ville de Gaza en vue d’une offensive annoncée. “J’ai donné des instructions pour lancer immédiatement des négociations pour la libération de tous nos otages et mettre fin à la guerre dans des conditions acceptables pour Israël”, a déclaré le Premier ministre.Sans la citer explicitement, il répondait ainsi à la dernière proposition des médiateurs – Egypte, Qatar et Etats Unis – en vue d’un cessez-le-feu dans le territoire palestinien, ravagé par plus de 22 mois d’une guerre qui y a fait des dizaines de milliers de morts. Le plan a été accepté lundi par le Hamas, dont l’attaque sans précédent en Israël le 7 octobre 2023 a déclenché le conflit. Il prévoit selon des sources palestiniennes une trêve de 60 jours durant laquelle doivent être liberés en deux temps les otages du 7-Octobre toujours captifs à Gaza, au nombre de 49 dont 27 morts selon l’armée.M. Netanyahu a en parallèle affirmé être sur le point d’ “approuver les plans” militaires “visant à prendre le contrôle de la ville de Gaza”, la plus grande du territoire palestinien, considérée comme un des derniers bastions du Hamas, et à “vaincre” ce dernier. – “Evacuation complète” -Signalant que cette offensive pourrait être imminente, l’armée a annoncé avoir commencé à appeler hôpitaux et responsables médicaux de Gaza-ville pour les prévenir d’une prochaine “évacuation complète” et leur enjoindre de “préparer un plan pour transférer le matériel médical du nord au sud”.L’armée a dit avoir assuré ces interlocuteurs qu’elle leur fournirait “un lieu pour opérer, que ce soit un hôpital de campagne ou tout autre hôpital”. Le ministère de la Santé de Gaza, sous l’autorité du Hamas, a rejeté ces exigences, affirmant que cela “affaiblirait ce qui reste du système de santé”, et “priverait plus d’un million de personnes de leur droit aux soins médicaux”.Cinq divisions doivent, selon l’armée, participer à l’assaut contre Gaza-ville et ses environs. L’armée va aussi rappeler pour début septembre 60.000 réservistes supplémentaires.Le ministre de la Défense Israël Katz a approuvé mercredi l’opération, l’armée disant être désormais positionnée “en périphérie” de Gaza-ville. – 48 morts selon la Défense civile – Sur le terrain, les bombardements ont continué à Gaza-ville, en particulier dans les secteurs périphériques de Jabalia et Nazla (nord-ouest) et de Sabra, un quartier oriental déja pilonné depuis une semaine comme celui voisin de Zeitoun, selon des témoins.Une journaliste de l’AFP, du côté israélien de la frontière a entendu jeudi de très fortes explosions provenant de la ville de Gaza, dont au moins une après un bombardement par un avion militaire. Des panaches de fumée étaient visibles s’élevant vers le ciel, et le rythme des explosions s’est accéléré en début de soirée.Débarqués par camions, près d’une centaine de soldats ont pris place à bord d’un convoi d’une trentaine d’engins blindés stationnés sur la frontière, où l’activité militaire semblait néanmoins relativement normale. La Défense civile de Gaza a fait état d’au moins 48 personnes tuées jeudi par des tirs et bombardements israéliens. Comme elle le fait quotidiennement, l’armée a rejeté ce bilan. Le cabinet de sécurité présidé par M. Netanyahu a approuvé début août un plan de conquête de Gaza-ville et des camps de réfugiés du centre du territoire, pour prendre le contrôle sécuritaire de toute la bande de Gaza et libérer les otages. Israël contrôle aujourd’hui environ 75% du territoire palestinien, dont les plus de deux millions d’habitants assiégés et affamés, confrontés à une catastrophe humanitaire. – “Sauver les otages” – La proposition des médiateurs prévoit une trêve de 60 jours, la remise de 10 otages vivants et des dépouilles de 18 otages décédés en échange de la libération de prisonniers palestiniens, ainsi que l’entrée de plus d’aide humanitaire à Gaza, selon des sources du Hamas et du Jihad islamique, son allié. Les captifs restants seraient libérés lors d’une deuxième échange, dans le délai de la trêve, durant laquelle doivent se tenir des négociations en vue d’un cessez-le-feu permanent.Les proches d’otages plaident pour qu’Israël accepte cette proposition, “qui peut sauver des otages” souligne Lishay Miran Lavi, épouse du captif Omri Miran. son rejet par Israël “condamnerait les otages vivants à mort et les morts à l’oubli”, a-t-elle mis en garde. Deux précédentes trêves en novembre 2023 et début 2025 avaient permis le retour d’otages ou de corps de captifs en échange de la libération de prisonniers palestiniens. Mais les efforts des médiateurs ont échoué jusque-là à aboutir à un cessez-le-feu durable à Gaza.
Gaza: Netanyahu ordonne des négociations pour libérer les otages, l’armée pilonne Gaza-ville
Benjamin Netanyahu a ordonné jeudi l’ouverture de négociations pour libérer “tous” les otages à Gaza, en réponse à une nouvelle proposition de trêve dans le territoire palestinien, où l’armée israélienne resserre son étau sur la ville de Gaza en vue d’une offensive annoncée. “J’ai donné des instructions pour lancer immédiatement des négociations pour la libération de tous nos otages et mettre fin à la guerre dans des conditions acceptables pour Israël”, a déclaré le Premier ministre.Sans la citer explicitement, il répondait ainsi à la dernière proposition des médiateurs – Egypte, Qatar et Etats Unis – en vue d’un cessez-le-feu dans le territoire palestinien, ravagé par plus de 22 mois d’une guerre qui y a fait des dizaines de milliers de morts. Le plan a été accepté lundi par le Hamas, dont l’attaque sans précédent en Israël le 7 octobre 2023 a déclenché le conflit. Il prévoit selon des sources palestiniennes une trêve de 60 jours durant laquelle doivent être liberés en deux temps les otages du 7-Octobre toujours captifs à Gaza, au nombre de 49 dont 27 morts selon l’armée.M. Netanyahu a en parallèle affirmé être sur le point d’ “approuver les plans” militaires “visant à prendre le contrôle de la ville de Gaza”, la plus grande du territoire palestinien, considérée comme un des derniers bastions du Hamas, et à “vaincre” ce dernier. – “Evacuation complète” -Signalant que cette offensive pourrait être imminente, l’armée a annoncé avoir commencé à appeler hôpitaux et responsables médicaux de Gaza-ville pour les prévenir d’une prochaine “évacuation complète” et leur enjoindre de “préparer un plan pour transférer le matériel médical du nord au sud”.L’armée a dit avoir assuré ces interlocuteurs qu’elle leur fournirait “un lieu pour opérer, que ce soit un hôpital de campagne ou tout autre hôpital”. Le ministère de la Santé de Gaza, sous l’autorité du Hamas, a rejeté ces exigences, affirmant que cela “affaiblirait ce qui reste du système de santé”, et “priverait plus d’un million de personnes de leur droit aux soins médicaux”.Cinq divisions doivent, selon l’armée, participer à l’assaut contre Gaza-ville et ses environs. L’armée va aussi rappeler pour début septembre 60.000 réservistes supplémentaires.Le ministre de la Défense Israël Katz a approuvé mercredi l’opération, l’armée disant être désormais positionnée “en périphérie” de Gaza-ville. – 48 morts selon la Défense civile – Sur le terrain, les bombardements ont continué à Gaza-ville, en particulier dans les secteurs périphériques de Jabalia et Nazla (nord-ouest) et de Sabra, un quartier oriental déja pilonné depuis une semaine comme celui voisin de Zeitoun, selon des témoins.Une journaliste de l’AFP, du côté israélien de la frontière a entendu jeudi de très fortes explosions provenant de la ville de Gaza, dont au moins une après un bombardement par un avion militaire. Des panaches de fumée étaient visibles s’élevant vers le ciel, et le rythme des explosions s’est accéléré en début de soirée.Débarqués par camions, près d’une centaine de soldats ont pris place à bord d’un convoi d’une trentaine d’engins blindés stationnés sur la frontière, où l’activité militaire semblait néanmoins relativement normale. La Défense civile de Gaza a fait état d’au moins 48 personnes tuées jeudi par des tirs et bombardements israéliens. Comme elle le fait quotidiennement, l’armée a rejeté ce bilan. Le cabinet de sécurité présidé par M. Netanyahu a approuvé début août un plan de conquête de Gaza-ville et des camps de réfugiés du centre du territoire, pour prendre le contrôle sécuritaire de toute la bande de Gaza et libérer les otages. Israël contrôle aujourd’hui environ 75% du territoire palestinien, dont les plus de deux millions d’habitants assiégés et affamés, confrontés à une catastrophe humanitaire. – “Sauver les otages” – La proposition des médiateurs prévoit une trêve de 60 jours, la remise de 10 otages vivants et des dépouilles de 18 otages décédés en échange de la libération de prisonniers palestiniens, ainsi que l’entrée de plus d’aide humanitaire à Gaza, selon des sources du Hamas et du Jihad islamique, son allié. Les captifs restants seraient libérés lors d’une deuxième échange, dans le délai de la trêve, durant laquelle doivent se tenir des négociations en vue d’un cessez-le-feu permanent.Les proches d’otages plaident pour qu’Israël accepte cette proposition, “qui peut sauver des otages” souligne Lishay Miran Lavi, épouse du captif Omri Miran. son rejet par Israël “condamnerait les otages vivants à mort et les morts à l’oubli”, a-t-elle mis en garde. Deux précédentes trêves en novembre 2023 et début 2025 avaient permis le retour d’otages ou de corps de captifs en échange de la libération de prisonniers palestiniens. Mais les efforts des médiateurs ont échoué jusque-là à aboutir à un cessez-le-feu durable à Gaza.
EU gets 15% US tariff for cars, but fails to get wine reprieve
The US and EU released details of a trade deal Thursday that foresees lower car tariffs but no relief for Europe’s wine sector, but Brussels said it would push for further concessions.US President Donald Trump and EU Commission President Ursula von der Leyen clinched a framework accord in July for most EU exports to face a 15-percent US levy.But many aspects remained unclear, as the EU sought to win carve-outs for some sectors and Trump threatened higher tariffs on others.A joint statement Thursday brought some clarity, although negotiations are not over and some moving parts remain.The “maximum, all-inclusive” 15-percent rate would apply to the vast majority of European exports, including cars, pharmaceuticals, semiconductors and lumber, the EU said.”This is the most favourable trade deal the US has extended to any partner,” EU trade commissioner Maros Sefcovic told journalists in Brussels, explaining the levy will not come on top of existing tariffs.In recent weeks Trump had raised the possibility of additional tariffs hitting certain sectors such as pharmaceuticals, which account for 20 percent of the EU’s exports to the United States, and semiconductors.Sefcovic said he was confident that the rate for cars, which is lower than the current 27.5 percent, will apply retroactively from August 1, having received assurances on the matter from his US counterpart.But this will happen only once the EU introduces legislation to eliminate its own tariffs on US industrial products, something Sefcovic said the commission was “working very hard” on.Welcoming the clarity provided by the joint statement, Sigrid de Vries, director of European auto lobby ACEA, urged the commission to implement its part of the deal “without delay, mitigating the tariff impact which already has cost automakers millions of euros in duties every day.”- Wine woes -The 15-percent rate will also apply to wine and spirits despite a push by France, Italy and other wine-making countries to win a zero tariff exemption.”Unfortunately, here we didn’t succeed,” Sefcovic said, adding negotiations would continue, but did not want to give “false promises”. “These doors are not closed forever,” he said.The French wine exporters federation said it was “hugely disappointed”.”We are certain that this will create major difficulties for the wines and spirits sector,” said the head of the wine and spirits federation FEVS Gabriel Picard.France exports 25 percent of its wines and spirits to the United States and Agriculture Minister Annie Genevard said “the situation cannot remain unresolved”.In a post on X, she called the agreement “unbalanced” and said European negotiators needed to make the issue a priority as a matter of urgency. She also expected “strong European measures to support producers”.Christophe Chateau, a spokesman for a group representing Bordeaux wine producers, described this as “bad news” — but better than the worst case scenario, as Trump had at one point threatened tariffs as high as 200 percent.”It further hinders the trade and export of Bordeaux wines to the United States,” which is by far their largest market, Chateau told AFP. The US Distilled Spirits Council, a trade group, also expressed disappointment, saying it favoured tariff-free trade on both sides of the Atlantic. “These new higher tariffs on EU spirits products will further compound the challenges facing restaurants and bars nationwide,” said the group’s CEO, Chris Swonger. – Bisons and planes – French trade minister Laurent Saint-Martin said his government would seek “additional exemptions” in the trade deal.The office of Italian Prime Minister Giorgia Meloni said the agreement was “not yet an ideal or final point” but a “trade war” had been avoided. Under the agreement, the EU committed to significantly improving market access to a range of US seafood and agricultural goods, including tree nuts, dairy products, fruits, vegetables, pork and bison meat.On the other hand, a special more favourable regime will apply as of September 1 to a number of EU exports to the US including “unavailable natural resources” such as cork, all aircraft and aircraft parts and generic pharmaceuticals.These would effectively face a “zero or close to zero” rate, the commission said.”Faced with a challenging situation, we have delivered for our Member States and industry, and restored clarity and coherence to transatlantic trade,” said commission chief Ursula von der Leyen.”This is not the end of the process, we continue to engage with the US to agree more tariff reductions, to identify more areas of cooperation, and to create more economic growth potential”.ub-burs/phz/jxb
Droits de douane américains: voitures à 15%, pas d’exemptions pour le vin européen
Les voitures et produits pharmaceutiques européens seront taxés à 15% à leur entrée aux Etats-Unis, selon un communiqué commun publié jeudi par l’UE et l’administration Trump qui ne prévoit aucune exemption pour les vins et spiritueux.”Malheureusement, nous n’avons pas réussi à ce que ce secteur” soit inclus dans les exemptions, a déclaré depuis Bruxelles le commissaire européen Maros Sefcovic, au grand regret de la filière.Le responsable européen a ajouté que les discussions se poursuivraient et que “ces portes n’étaient pas fermées pour toujours”, tout en affirmant ne pas vouloir faire de “fausses promesses” pour le secteur.”Je ne veux pas dire que cela sera facile, ou que ça aura lieu la semaine prochaine”, a affirmé celui qui est chargé de négocier cet accord avec l’administration Trump, au nom des 27 Etats membres de l’UE.Cette exemption aux droits de douane de 15% pour les vins et spiritueux était vivement réclamée en particulier en France et en Italie.Le ministre français délégué au Commerce extérieur, Laurent Saint-Martin, s’est d’ailleurs engagé à travailler à des “exemptions additionnelles” pour le secteur. “L’histoire n’est pas finie”, a-t-il assuré.”La situation ne peut en rester là”, a renchéri la ministre française de l’Agriculture Annie Genevard dans un message sur X dans la soirée, alors que la France écoule 25% de ses vins et spiritueux vers les Etats-Unis.Dénonçant un accord “déséquilibré”, elle a demandé “instamment” aux négociateurs européens de faire de ce sujet une priorité de leurs prochains échanges avec les autorités américaines, et attend en outre “des mesures européennes fortes pour soutenir les producteurs”.- “Mauvaise nouvelle” – La Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) français a quant à elle fait part de son “immense déception”, prédisant de “grosses difficultés” pour la filière.”C’est une mauvaise nouvelle parce que c’est un frein supplémentaire au commerce et à l’exportation des vins de Bordeaux aux Etats-Unis”, qui représentent de loin leur premier marché, a renchéri auprès de l’AFP Christophe Chateau, du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux. Après des mois de négociations très âpres, Bruxelles et Washington ont scellé fin juillet un accord commercial basé sur des droits de douane de 15% sur les produits européens qui arrivent aux Etats-Unis.C’est bien plus que le taux en vigueur avant le retour au pouvoir du président américain, autour de 4,8%. Mais moins que ce que le milliardaire républicain menaçait d’imposer au Vieux continent, faute d’accord.Concernant le calendrier d’application de ces droits de douane de 15% sur les voitures, contre 27,5% aujourd’hui, le commissaire européen s’est dit confiant dans le fait qu’ils seraient appliqués rétroactivement au 1er août, affirmant avoir reçu des assurances des Américains en ce sens.Le texte commun précise en effet que les 15% rentreront en vigueur lorsque l’UE aura introduit un texte de loi pour réduire ses propre taxes douanières. “Nous travaillons avec détermination pour lancer le processus législatif” aussi rapidement que possible, a souligné Maros Sefcovic.- “Prévisibilité”-Dans un court message posté sur X, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a évoqué un texte qui offre “prévisibilité pour nos entreprises et nos consommateurs”.Le Premier ministre irlandais, Micheal Martin, s’est lui réjoui de “la clarté” apportée par la déclaration commune, tout particulièrement le fait que le secteur pharmaceutique, qui représente la moitié des exportations du pays et emploie 50.000 personnes, se verra bien appliquer la taxe plafond de 15%.Cet accord, noué entre la cheffe de l’exécutif européen et Donald Trump en Ecosse, a été très critiqué par plusieurs autres Etats membres et industriels européens.L’UE rétorque qu’il s’agit du meilleur accord qu’elle pouvait obtenir, face aux menaces commerciales du président américain. Il intervient à un moment où les Européens cherchent par tous les moyens à peser dans les discussions extrêmement difficiles autour de l’avenir de l’Ukraine. Et veulent s’assurer que les Américains participeront à des garanties de sécurité pour Kiev en cas d’accord de paix avec Moscou.En plus des droits de douane imposés aux produits européens, l’UE s’est engagée à 750 milliards de dollars d’achats d’énergie et à 600 milliards d’investissements supplémentaires aux Etats-Unis.
Droits de douane américains sur le vin: les exportateurs français déçus mais pas résignés
Une “immense déception”: producteurs et exportateurs français de vins ont déploré jeudi l’échec des négociations pour exempter leurs produits des 15% de droits de douane américains, tout en insistant sur la possibilité de poursuivre les discussions avec les Etats-Unis, premier marché de la filière à l’export.”Il y a une immense déception, parce qu’on a travaillé énormément pour obtenir l’exemption et elle était à portée de main. Nous avons la certitude que cela entraînera de grosses difficultés pour la filière des vins et spiritueux”, a déclaré à l’AFP Gabriel Picard, président de la Fédération française des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS).Selon lui, ces 15% s’ajouteront aux “15% d’effets de change que la filière observe déjà” en exportant aux Etats-Unis, son premier marché, du fait de la faiblesse actuelle du dollar par rapport à l’euro.En 2024, l’UE a exporté pour 8 milliards d’euros d’alcools, dont plus de 5 milliards de vin, aux Etats-Unis, son premier marché à l’exportation.La France représente environ la moitié: 2,4 milliards d’euros de vin et 1,5 milliard de spiritueux ont été écoulés aux Etats-Unis (environ 25% de ses exportations).”La défense de nos secteurs à l’export reste notre priorité. L’accord laisse ouverte la possibilité d’exemptions additionnelles, nous y travaillerons”, a réagi pour sa part le ministre français du Commerce extérieur Laurent Saint-Martin.”La situation ne peut en rester là. Ce point n’est d’ailleurs pas clos”, a renchéri la ministre française de l’Agriculture Annie Genevard dans un message sur X dans la soirée.Dénonçant un accord “déséquilibré”, elle a demandé “instamment” aux négociateurs européens de faire de ce sujet une priorité de leurs prochains échanges avec les autorités américaines, et attend en outre “des mesures européennes fortes pour soutenir les producteurs”.Gabriel Picard, qui a salué l’engagement de la Commission européenne et de la France auprès de la filière, espère que “ce n’est pas la fin de l’histoire”: “il y a encore des portes ouvertes pour négocier (…) des exemptions ou des aménagements (…) on a encore un fil de discussion ouvert, ça ne va pas changer le très court terme, mais on espère que ça pourra changer le moyen terme”.La FEVS avertit sur les risques pour les producteurs européens mais aussi pour les secteurs liés au vin aux Etats-Unis: “un dollar expédié aux Etats-Unis, c’est cinq dollars d’activité générés aux Etats-Unis”, selon Gabriel Picard pour qui c’est l’argument qui pourrait convaincre le président américain Donald Trump qu’une exemption serait “gagnant-gagnant”.- Champagne et rosé de Provence -Pour Christophe Chateau, directeur de la communication du CIVB (Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux), après les menaces de Donald Trump ces derniers mois de taxes douanières à 200%, puis 20% ou 50%, cela “aurait pu être pire, mais ce n’est jamais une bonne nouvelle”.”La sanction est tombée, maintenant on va réfléchir à la réaction – au niveau individuel, pas au niveau collectif: c’est-à-dire une négociation entre les entreprises et les distributeurs et importateurs américains”, a réagi Maxime Toubart, coprésident du Comité Champagne. Cette discussion est d’autant plus cruciale selon lui que le marché américain représentait 10% des exportations pour le champagne en volume, soit 820 millions d’euros en 2024. Il sera difficile de “réorienter” de tels volumes vers d’autres régions, a-t-il ajouté.Côté syndical, la déception est tout aussi forte.”Au moment où on débute les vendanges dans un climat particulièrement difficile, avec des sujets de déconsommation, de climat, c’est une nouvelle épreuve”, a réagi Jérôme Despey, premier vice-président du puissant syndicat agricole FNSEA et lui-même viticulteur dans l’Hérault.Il redoute “des pertes de parts de marché qui seront difficiles à regagner”. “Il ne faut pas désarmer. Il faut arriver à trouver des appuis aux Etats-Unis parmi les importateurs de vin et de spiritueux pour montrer l’intérêt économique – y compris pour le secteur américain – d’avoir des droits de douane nuls” pour les exportateurs européens, affirme-t-il.En Provence, région qui exporte près de 40% de sa production aux Etats-Unis, essentiellement du vin rosé, l’amertume est là: “On n’a aucune marge de négociation. On est des otages”, dénonce le président du Comité interprofessionnel des Vins de Provence, Eric Pastorino.Il craint des “baisses de chiffre d’affaires” qui pourront “jouer indirectement sur les emplois”: car malgré l’amour des Américains pour le rosé de Provence, qui pourra continuer à acheter des vins “au-delà de 20 dollars”?, se demande-t-il.
Violences entre supporters en Argentine: 19 blessés dont 3 graves, plus de 100 arrestations
Les autorités judiciaires et sportives ont ouvert des enquêtes jeudi au lendemain des violents affrontements entre supporters de football argentins et chiliens à Buenos Aires, qui ont fait 19 blessés dont trois graves, une centaine de personnes ayant été arrêtées.La rencontre de Copa Sudamericana entre les Argentins d’Independiente et les Chiliens d’Universidad Chile (l’U) a été arrêtée à la 48e minute alors qu’éclataient des affrontements dans les tribunes du stade Libertadores de América, au sud de Buenos Aires. Les deux équipes étaient à égalité (1-1).Les incidents ont commencé lorsque les supporters chiliens ont lancé des projectiles, dont des sièges et une bombe artisanale, vers les tribunes inférieures et latérales où se trouvaient des supporters argentins qui les ont renvoyés, a constaté un journaliste de l’AFP.Au milieu du chaos, sans que les forces de sécurité n’interviennent, les supporters argentins ont escaladé la tribune supérieure pour s’en prendre à leurs homologues chiliens. Des images diffusées sur les réseaux sociaux ont montré des personnes se battant à coups de bâtons ou de matraques.Un supporter – apparemment chilien – a sauté dans le vide depuis la tribune supérieure après avoir été acculé. Selon l’ambassadeur du Chili en Argentine, José Antonio Viera-Gallo, l’homme est hors de danger, un toit ayant amorti sa chute.Le ministère chilien des Affaires étrangères a indiqué que 19 de ses citoyens avaient été hospitalisés et que 101 personnes avaient été arrêtées. Six mineurs ont été remis en liberté.Un rapport médical cité par la presse argentine indique que trois Chiliens sont gravement blessés, dont deux avec un pronostic réservé. Tous présentent un traumatisme crânien, l’un d’eux s’étant blessé après s’être jeté dans le vide depuis la tribune, acculé par des supporters locaux. Bien que son état ait évolué favorablement après une opération, il reste grave, ont précisé les autorités sanitaires.”Par miracle il n’y a pas eu de morts”, a estimé le président du club de l’U, Michael Clark. “Ils ne savent pas organiser un match de cette envergure, tout le monde sait que des objets volent d’un côté à l’autre”, a déclaré à l’AFP un supporter chilien, Victor Cepeda, attendant des amis arrêtés devant un commissariat.Face à la “gravité de ce qui s’est passé”, le président du Chili, Gabriel Boric, a dénoncé un “lynchage inacceptable de Chiliens” et annoncé l’envoi en Argentine de son ministre de l’Intérieur, Alvaro Elizalde. “Nous allons protéger les droits de nos citoyens sans préjuger des responsabilités que pourrait établir la justice”, a-t-il écrit sur X.- “Passivité”, “irresponsabilité” -L’Association nationale de football professionnel (ANFP) chilienne a critiqué la “passivité” des personnels de sécurité du stade. Le président chilien a pointé une “irresponsabilité évidente dans l’organisation”.Au moins 650 policiers et agents de sociétés privées devaient assurer la sécurité au sein et en dehors de l’enceinte sportive.Le ministre de la Sécurité de la province de Buenos Aires, Javier Alonso, a rejeté la responsabilité sur l’organisateur de la compétition, la Confédération sud-américaine de football (Conmebol), qui aurait dû “suspendre le match” car il était selon lui “évident qu’il y avait une attitude très hostile” de la part des supporters chiliens, a-t-il déclaré à Infobae.Une enquête a été ouverte par le parquet argentin. Des enquêteurs procédaient jeudi à l’inspection du stade et ont réclamé les images de vidéosurveillance, selon une source du club d’Independiente à l’AFP.La Conmebol a indiqué jeudi que “l’affaire a été transférée (à ses) organes judiciaires” et qu’elle “agirait avec la plus grande fermeté”. Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a demandé que “les autorités compétentes imposent des sanctions exemplaires”.Le football sud-américain est régulièrement en proie aux violences et aux débordements. En avril, deux jeunes chiliens sont morts quand des supporters ont tenté d’entrer de force dans un stade de Santiago.Selon des études académiques ou sous l’égide d’ONG, plus de 100 personnes sont mortes au cours des 20 dernières années en Argentine, 157 au Brésil entre 2009 et 2019, et 170 en Colombie entre 2001 et 2019.Il existe une idée “que les stades sont des espaces où il est légitime de commettre des actes de violence, non seulement physique, mais aussi de racisme ou d’homophobie”, affirme à l’AFP l’expert argentin Diego Murze. Selon lui, il y a une “logique tribale qui a toujours prédominé dans le football”.Pour de nombreux fans, “le football est un canalisateur de frustrations”, assure le sociologue colombien Germán Gómez. “Il existe une poétisation de ce que représente la victoire de l’équipe dans la vie de ces supporters, ce qui conduit à cette perte de contrôle émotionnel lorsqu’un match est gagné, et même lorsqu’il est perdu”.
Zelensky attend les garanties de sécurité, avant une rencontre avec Poutine
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a affirmé attendre les grandes lignes des garanties de sécurité des Occidentaux pour son pays avant sa première rencontre avec Vladimir Poutine depuis le début de l’invasion russe en février 2022, à un moment où Moscou intensifie la pression sur le terrain.Paris a dénoncé jeudi une “absence de volonté” de la Russie de mettre fin à la guerre après son attaque massive de drones et de missiles sur l’Ukraine dans la nuit de mercredi à jeudi.Moscou a utilisé 574 drones et 40 missiles, selon l’armée de l’air ukrainienne, un nombre record depuis la mi-juillet.Ces frappes ont fait deux morts une à Kherson et une autre à Lviv, dans l’ouest du pays d’habitude moins visé par les bombardements, ont indiqué les autorités locales.Des explosions ont retenti à Kiev toute la nuit, ont constaté des journalistes de l’AFP. Volodymyr Zelensky a déclaré qu’il souhaitait comprendre “l’architecture des garanties de sécurité d’ici sept à dix jours” devant un groupe de médias parmi lesquels l’AFP ; des déclarations faites mercredi mais sous embargo jusqu’à jeudi matin.Une fois que cela sera fait, “nous devrions avoir une réunion bilatérale dans une semaine ou deux”, comme le souhaite le président américain, Donald Trump, a expliqué M. Zelensky, pour lequel il s’agirait de la première rencontre avec son homologue russe depuis 2019. – “Europe neutre” – En fonction de ses résultats, le président américain pourrait ensuite participer à une réunion trilatérale avec les deux dirigeants, selon M. Zelensky.Les contacts diplomatiques se sont accélérés ces dernières semaines pour trouver une issue à la guerre provoquée par l’invasion russe lancée le 24 février 2022, mais les inconnues restent nombreuses tant les positions de Moscou et Kiev sont opposées, notamment sur la question des territoires ukrainiens occupés et sur les garanties de sécurité que Kiev négocie avec ses alliés.Le président ukrainien a mentionné la Suisse, l’Autriche ou la Turquie pour sa rencontre avec son homologue russe. Il a en revanche écarté la Hongrie restée proche du Kremlin, préférant une “Europe neutre”.Vladimir Poutine semble avoir accepté le principe de cette rencontre, qu’il refusait jusque-là. Mais ni date ni lieu n’a été annoncé, et Moscou a semblé calmer les ardeurs mercredi en soulignant qu’une telle rencontre devait être “préparée avec le plus grand soin”.Pour le président Zelensky, la Russie cherche en réalité à “se soustraire” à la “nécessité” d’organiser une rencontre avec M. Poutine pour trouver une issue à la guerre.”A l’heure actuelle, les signaux envoyés par la Russie sont tout simplement indécents. Ils essaient de se soustraire à la nécessité d’organiser une réunion”, a accusé jeudi M. Zelensky dans son adresse quotidienne sur les réseaux sociaux.Trouver un accord sur les garanties de sécurité s’annonce également complexe.Européens et Américains ont évoqué ces derniers mois différentes possibilités allant de garanties similaires au fameux “article 5” de l’Otan au déploiement d’un contingent militaire en Ukraine ou encore à un soutien en matière de formation, aérien ou naval.Epine dorsale de l’Otan, l’article 5 du traité de l’Atlantique Nord est un mécanisme de défense collective qui stipule que toute attaque contre un des pays membres de l’alliance est considérée comme une attaque contre tous.L’Ukraine considère que, même si une issue est trouvée à cette guerre, la Russie tentera encore de l’envahir, d’où l’importance de ces garanties.Moscou, qui considère l’expansion de l’Otan à ses frontières comme l’une des “causes profondes” ayant mené au conflit, rejette de son côté catégoriquement la plupart de ces éventualités et veut que ses exigences soient prises en compte.Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a averti jeudi que tout déploiement d’un contingent militaire européen en Ukraine serait “inacceptable” pour Moscou, affirmant que l’Ukraine ne voulait pas d’un “règlement juste et durable” de la guerre. Volodymyr Zelensky a en outre exclu l’idée de Moscou que la Chine soit un garant de sécurité pour l’Ukraine.- Nouveau missile – L’Ukraine cherche à augmenter sa production d’armement, une façon de réduire sa dépendance à l’aide des alliés.Volodymyr Zelensky a affirmé que son pays avait testé avec succès un nouveau missile d’une portée de 3.000 kilomètres appelé Flamingo.”Il s’agit actuellement de notre missile le plus performant”, a-t-il salué, évoquant une production de masse possible d’ici la fin de l’année ou début 2026.Sur le front, la Russie a déclaré avoir pris le village d’Oleksandro-Shultyne, dans la région orientale de Donetsk, dernière conquête en date d’une longue série de gains territoriaux. Le village se trouve à moins de huit kilomètres de Kostiantynivka, une ville fortifiée de la région de Donetsk que la Russie tente de prendre d’assaut des deux côtés.







