Santé et biodiversité: l’État devra revoir des autorisations de pesticides
L’État a été condamné mercredi à revoir ses procédures d’autorisation des pesticides, jugées par la cour administrative d’appel de Paris insuffisantes pour garantir le maintien de la biodiversité et la protection de la santé.Dans cette affaire dite “Justice pour le vivant”, les associations de défense de l’environnement ont obtenu gain de cause. L’une d’elle, Pollinis, a salué dans un communiqué une “victoire historique” et appelé le gouvernement à se plier à cette décision, sans saisir la juridiction suprême, le Conseil d’État.La cour ordonne de procéder “dans un délai de 24 mois” à “un réexamen des autorisations de mise sur le marché déjà délivrées”, pour réparer un “préjudice écologique résultant de l’usage des produits phytopharmaceutiques”, notamment envers “la santé humaine”, a-t-elle résumé dans un communiqué accompagnant la décision.”Il est enjoint à l’État de mettre en œuvre une évaluation des risques présentés par les produits phytopharmaceutiques à la lumière du dernier état des connaissances scientifiques, notamment en ce qui concerne les espèces non ciblées”, indique l’arrêt.Les services de l’État se voient reprocher d’avoir méconnu les exigences du règlement européen qui encadre la commercialisation des pesticides, édicté en 2009. Ce texte oblige les pesticides à ne pas avoir “d’effet nocif immédiat ou différé sur la santé humaine ou animale” ni “d’effets inacceptables sur les végétaux ou sur l’environnement”.L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), chargée d’évaluer et d’autoriser la mise sur le marché des pesticides, “a commis une faute en ne procédant pas à l’évaluation des produits phytopharmaceutiques au vu du dernier état des connaissances scientifiques”, souligne la cour administrative d’appel dans son communiqué.- “Réexamen des autorisations” -Cette juridiction ordonne donc “de procéder, le cas échéant, au réexamen des autorisations de mises sur le marché déjà délivrées et pour lesquelles la méthodologie d’évaluation n’aurait pas été conforme à ces exigences, dans un délai de vingt-quatre mois”.Le nombre de produits concernés reste à déterminer. L’État a six mois pour communiquer une liste à la cour administrative d’appel.L’organisation professionnelle Phyteis, lobby de 18 producteurs de pesticides dont les filiales françaises de Bayer, BASF ou Syngenta, a pour sa part estimé dans un communiqué que “le processus d’évaluation des produits phytopharmaceutiques et leur autorisation de mise sur le marché ne sont pas remis en cause” de manière systématique. Mais reconnaît que les produits devront subir un “passage en revue” pour vérifier que leurs autorisations ont bien respecté une méthodologie de référence.La cour est allée plus loin que le tribunal administratif qui, en première instance, en juin 2023, avait “enjoint au gouvernement de prendre toutes les mesures utiles de nature à réparer le préjudice écologique”.Les associations, partiellement satisfaites, avaient alors fait appel en espérant “obliger l’État à combler les failles des méthodes d’évaluation des risques des pesticides”. C’est ce qu’elles ont obtenu mercredi.L’État devra en outre verser 3.000 euros au titre des frais de justice, à répartir entre six associations.Le succès en juillet d’une pétition contre la loi Duplomb, signée par plus de 2,1 millions de personnes, avait montré l’hostilité aux pesticides d’une bonne partie de l’opinion publique française.Le 7 août, le Conseil constitutionnel a censuré la disposition la plus contestée de cette loi qui allège certaines contraintes pour les agriculteurs: la réintroduction sous conditions d’un pesticide interdit de la famille des néonicotinoïdes.
New York’s Met Opera unveils Saudi collaboration to boost finances
The Metropolitan Opera in New York announced Wednesday an agreement to perform in Saudi Arabia and provide artistic training in the oil-rich kingdom as it works to shore up a creaky financial outlook.The prestigious cultural institution, which received a Moody’s credit downgrade just days ago, will travel to Riyadh for five years to perform during the opera house’s winter break under an agreement with the Saudi Music Commission.The performances will be at the Royal Diriyah Opera House, which is expected to open in 2028.The agreement commits Met creative staff to provide training to Saudi opera singers, composers, directors and other artisans. The collaboration also envisions the commissioning of a new opera, according to a joint press release by the Met and Saudi Arabia’s Ministry of Culture.”Music is a universal language that transcends borders, uniting people through creativity,” said a statement from Paul Pacifico, the CEO of the Saudi Music Commission.”This collaboration is more than a cultural exchange; it is an opportunity to forge new connections, share our stories through music, and contribute to a vibrant global arts community.” The venture reflects the “increasingly challenging” economics of producing Grand Opera, Met General Manager Peter Gelb told AFP.”The Met cannot survive based on the earned revenue sources and the annual fundraising,” said Gelb, who declined to provide financial details about the venture. “This agreement with the Saudi government helps us meet our financial needs.”On August 27, Moody’s Ratings downgraded the Met two notches to “B3,” placing the institution more deeply into the non-investment grade category, reflecting “persistent and increasing deterioration in the operating performance.”A note from Moody’s emphasized Met moves to tap its endowment to cover deficits, noting a $70 million draw in 2023 and 2024 and another $50 million authorized in 2025.”These draws will reduce future support to budgetary operations as regular draws decline in line with lower reserves,” Moody’s said.Gelb said the Met is actively exploring other sources of raising funds. These include licensing agreements of its intellectual property, as well as naming rights to the Met building at Lincoln Center.
New York’s Met Opera unveils Saudi collaboration to boost finances
The Metropolitan Opera in New York announced Wednesday an agreement to perform in Saudi Arabia and provide artistic training in the oil-rich kingdom as it works to shore up a creaky financial outlook.The prestigious cultural institution, which received a Moody’s credit downgrade just days ago, will travel to Riyadh for five years to perform during the opera house’s winter break under an agreement with the Saudi Music Commission.The performances will be at the Royal Diriyah Opera House, which is expected to open in 2028.The agreement commits Met creative staff to provide training to Saudi opera singers, composers, directors and other artisans. The collaboration also envisions the commissioning of a new opera, according to a joint press release by the Met and Saudi Arabia’s Ministry of Culture.”Music is a universal language that transcends borders, uniting people through creativity,” said a statement from Paul Pacifico, the CEO of the Saudi Music Commission.”This collaboration is more than a cultural exchange; it is an opportunity to forge new connections, share our stories through music, and contribute to a vibrant global arts community.” The venture reflects the “increasingly challenging” economics of producing Grand Opera, Met General Manager Peter Gelb told AFP.”The Met cannot survive based on the earned revenue sources and the annual fundraising,” said Gelb, who declined to provide financial details about the venture. “This agreement with the Saudi government helps us meet our financial needs.”On August 27, Moody’s Ratings downgraded the Met two notches to “B3,” placing the institution more deeply into the non-investment grade category, reflecting “persistent and increasing deterioration in the operating performance.”A note from Moody’s emphasized Met moves to tap its endowment to cover deficits, noting a $70 million draw in 2023 and 2024 and another $50 million authorized in 2025.”These draws will reduce future support to budgetary operations as regular draws decline in line with lower reserves,” Moody’s said.Gelb said the Met is actively exploring other sources of raising funds. These include licensing agreements of its intellectual property, as well as naming rights to the Met building at Lincoln Center.
Assassinat de Kevin et Leslie: cinq hommes renvoyés devant les assises
Cinq hommes mis en examen dans l’enquête sur l’assassinat en 2022 de Kevin Trompat et Leslie Hoorelbeke, couple porté disparu dans les Deux-Sèvres et retrouvé mort trois mois plus tard, ont été renvoyés mercredi devant les assises, a-t-on appris auprès du parquet.Très médiatisée, l’affaire a donné lieu à de nombreuses fausses pistes dès la disparition des deux victimes, âgées respectivement de 21 et 22 ans, à Prahecq, près de Niort, avant d’aboutir en février 2023 à l’interpellation de Tom Trouillet, un ami qui logeait le couple le soir du drame.Ce dernier est renvoyé pour assassinats et pour instigation à l’assassinat, tandis que deux autres mis en cause, Nathan B. et Mickaël Z., sont mis en accusation pour assassinats, a-t-on appris auprès du parquet de Poitiers, confirmant des informations du quotidien Le Parisien.Un quatrième suspect, Enzo C., est renvoyé pour complicité d’assassinats et le dernier, Stevan M., pour modification de la scène de crime et recel de cadavre.Ces mises en accusation sont conformes aux réquisitions du ministère public, a précisé à l’AFP Rachel Bray, procureure de la République à Poitiers.Les quatre premiers encourent la réclusion criminelle à perpétuité, tandis que le dernier cité encourt trois ans de prison “Les parties civiles entrevoient enfin la tenue d’un procès pour juger ce crime abominable, ne se faisant guère d’illusion que les accusés sous contrôle judiciaire fassent appel de cette ordonnance”, ont réagi Me Adrien Souet et Me Lionel Béthune de Moro, avocats de la famille de Leslie.Les mis en cause ont dix jours pour déposer un recours contre l’ordonnance de mise en accusation rendue mercredi par le magistrat instructeur.Dans ce dossier, seuls deux des cinq suspects restent placés en détention provisoire, dont Tom Trouillet.Kevin Trompat et Leslie Hoorelbeke, ensemble depuis moins d’un mois au moment des faits, avaient disparu dans la nuit du 25 au 26 novembre 2022 à Prahecq (Deux-Sèvres). Les deux jeunes gens, victimes de multiples coups, ont été retrouvés morts en Charente-Maritime après trois mois d’enquête.Les mobiles restent à établir, au cours de l’enquête le parquet avait évoqué la piste d’une “déception sentimentale et/ou (de) dettes financières”.
‘Ketamine Queen’ pleads guilty over Matthew Perry death
A dealer dubbed the “Ketamine Queen” pleaded guilty to supplying the drugs that killed “Friends” actor Matthew Perry, when she appeared in a California court on Wednesday.Jasveen Sangha could face over six decades in prison after admitting to a bevy of charges, including one count of distributing ketamine resulting in death or serious bodily injury.Sangha, who is a dual citizen of the United States and Britain, has been in federal custody since August 2024, and is expected to be sentenced on December 10.The 42-year-old is the fifth person to admit playing a part in the death of the beloved actor, who had openly struggled for decades with substance addiction.Perry, 54, was found dead in the hot tub of his Los Angeles home in October 2023.A criminal investigation was launched soon after an autopsy discovered he had high levels of ketamine — an anesthetic — in his system.Dr Salvador Plasencia pleaded guilty to four counts of distribution of ketamine relating to the the weeks before Perry’s death.Another doctor, Mark Chavez, admitted last year to conspiring to distribute ketamine to Perry.Plasencia allegedly bought ketamine off Chavez and sold it to the American-Canadian actor at hugely inflated prices.”I wonder how much this moron will pay,” Plasencia wrote in one text message.Prosecutors said addict Perry was paying $2,000 per vial of ketamine; his dealers paid just $12.Sangha worked with a middleman, Erik Fleming, to sell 51 vials of ketamine to Perry’s live-in personal assistant, Kenneth Iwamasa.Iwamasa repeatedly injected Perry with the ketamine that she had supplied, including on October 28, 2023, when he administered at least three shots of Sangha’s drugs, which killed the actor.When Sangha heard news reports about Perry’s sudden death, she tried to cover her tracks.”Delete all our messages,” she instructed Fleming.When investigators raided Sangha’s home in North Hollywood they found methamphetamine, ketamine, ecstasy, cocaine, and counterfeit Xanax pills, as well as a money counting machine, a scale, and devices to detect wireless signals and hidden cameras.- ‘Mostly sober’ -Sangha on Wednesday pleaded guilty to one count of maintaining a drug-involved premises, three counts of distribution of ketamine and one count of distribution of ketamine resulting in death or serious bodily injury.Her plea acknowledges that she also sold four vials of ketamine to another man, 33-year-old Cody McLaury, in August 2019. McLaury died hours later from an overdose.”She’s taking responsibility for her actions,” her lawyer Mark Geragos told AFP earlier.The other people involved in the supply of drugs to Perry are expected to appear in court over the coming months to learn their fates.Perry had been taking ketamine as part of supervised therapy for depression.But prosecutors say that before his death he became addicted to the substance, which also has psychedelic properties and is a popular party drug.”Friends,” which followed the lives of six New Yorkers navigating adulthood, dating and careers, drew a massive following and made megastars of previously unknown actors.Perry’s role as the sarcastic man-child Chandler brought him fabulous wealth, but hid a dark struggle with addiction to painkillers and alcohol.In 2018, he suffered a drug-related burst colon and underwent multiple surgeries.In his 2022 memoir “Friends, Lovers and the Big Terrible Thing,” Perry described going through detox dozens of times.”I have mostly been sober since 2001,” he wrote, “save for about sixty or seventy little mishaps.”
Mercosur: l’UE pousse les 27 à valider l’accord, avec un geste pour Paris
La France va-t-elle donner son feu vert? La Commission européenne a appelé mercredi les 27 à approuver rapidement l’accord commercial avec les pays latino-américains du Mercosur, en promettant des garanties “robustes” aux agriculteurs, dont Paris s’est félicité.Les commissaires européens ont validé en milieu de journée le texte de l’accord, première étape avant de le soumettre aux Etats membres et aux eurodéputés.Bruxelles espère obtenir leur aval avant fin décembre, tant que le Brésilien Lula occupe la présidence tournante du Mercosur.Jusqu’ici, la France menait la fronde au sein des 27. Pour la convaincre et rassurer les agriculteurs européens, la Commission promet désormais de compléter l’accord par un “acte juridique” renforçant les mesures de sauvegarde pour “les produits européens sensibles”.L’exécutif européen s’engage à intervenir en cas d’impact négatif des importations sur certaines filières, comme le boeuf, la volaille, le sucre et l’éthanol.La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, affirme avoir “écouté attentivement” agriculteurs et États membres. “Nous avons mis en place des garanties encore plus solides, juridiquement contraignantes, pour les rassurer”, a-t-elle souligné sur le réseau social X.Des mesures immédiatement saluées à Paris. La porte-parole du gouvernement Sophie Primas s’est réjouie que l’UE “ait entendu les réserves” françaises.Le gouvernement a encore “besoin d’analyser cette clause de sauvegarde”, a-t-elle nuancé.”S’il y a une réponse technique qui nous donne satisfaction, nous regarderons le texte avec plus de bienveillance. Sinon, nous resterons opposés”, a dit le ministre français du Commerce extérieur Laurent Saint-Martin au Télégramme.Bruxelles ne cesse de marteler la nécessité de diversifier les partenariats avec des “alliés fiables”, alors que la concurrence est féroce avec la Chine et que les taxes douanières sur les produits européens augmentent dans les Etats-Unis de Donald Trump.Cet accord doit notamment permettre à l’Union européenne d’exporter davantage de voitures, de machines, de vins et de spiritueux en Argentine, au Brésil, en Uruguay et au Paraguay.En retour, il faciliterait l’entrée de viande, sucre, riz, miel ou soja sud-américains, au risque de fragiliser certaines filières agricoles européennes.- “Trahison” -Depuis la conclusion des négociations en décembre dernier, les syndicats des agriculteurs de l’UE sont vent debout.Le Copa-Cogeca, lobby agricole européen, a dénoncé “un passage en force politique” de la Commission, “profondément dommageable”.Une mobilisation d’agriculteurs est annoncée jeudi à Bruxelles.L’alliance FNSEA-Jeunes agriculteurs, première force syndicale agricole en France, a estimé, elle, que cet accord restait “toxique”, et appelé Emmanuel Macron “à honorer sa parole et à exprimer publiquement son opposition claire à cet accord”.L’exécutif européen remet le dossier du Mercosur sur la table au moment où la France est plongée dans une nouvelle tempête politique. Le gouvernement pourrait tomber lundi lors d’un vote de confiance très mal engagé pour le Premier ministre François Bayrou.Dans l’opposition, le RN dénonce déjà une “trahison” d’Emmanuel Macron si Paris change de pied sur le Mercosur, tandis que LFI fustige une “capitulation” de la France. Au Parlement européen, ces partis d’extrême droite et de gauche radicale ont chacun annoncé leur intention de déposer une motion de censure contre Ursula von der Leyen, aux chances de succès quasi nulles.Avec des sociaux-démocrates et des Verts, l’eurodéputé centriste Pascal Canfin a lancé quant à lui une initiative transpartisane pour tenter de “suspendre l’adoption” de l’accord, “en l’absence de transparence et de garanties claires”.L’un des sujets sensibles concerne les normes sanitaires et environnementales. Les agriculteurs européens accusent leurs concurrents latino-américains de ne pas respecter les normes de l’UE, faute de contrôles suffisants.Mais l’accord avec le Mercosur compte aussi de nombreux partisans en Europe, à commencer par l’Allemagne qui veut offrir de nouveaux débouchés à ses entreprises industrielles. Selon Bruxelles, il permettrait aux exportateurs européens d’économiser plus de 4 milliards d’euros de droits de douane par an en Amérique latine, dans une zone de libre-échange rassemblant 700 millions de consommateurs de part et d’autre de l’Atlantique.Si la France maintient son opposition à l’accord, elle ne pourra pas le faire capoter seule. Il lui faudrait réunir une “minorité de blocage”, soit au moins quatre Etats représentant plus de 35% de la population de l’UE.L’ajout de cet “acte juridique” par la Commission mercredi ne nécessite pas de renégociation avec les pays du Mercosur, mais les Européens devront tout de même rassurer leurs partenaires latino-américains, inquiets d’une éventuelle brèche dans l’accord conclu en décembre.
Mercosur: l’UE pousse les 27 à valider l’accord, avec un geste pour Paris
La France va-t-elle donner son feu vert? La Commission européenne a appelé mercredi les 27 à approuver rapidement l’accord commercial avec les pays latino-américains du Mercosur, en promettant des garanties “robustes” aux agriculteurs, dont Paris s’est félicité.Les commissaires européens ont validé en milieu de journée le texte de l’accord, première étape avant de le soumettre aux Etats membres et aux eurodéputés.Bruxelles espère obtenir leur aval avant fin décembre, tant que le Brésilien Lula occupe la présidence tournante du Mercosur.Jusqu’ici, la France menait la fronde au sein des 27. Pour la convaincre et rassurer les agriculteurs européens, la Commission promet désormais de compléter l’accord par un “acte juridique” renforçant les mesures de sauvegarde pour “les produits européens sensibles”.L’exécutif européen s’engage à intervenir en cas d’impact négatif des importations sur certaines filières, comme le boeuf, la volaille, le sucre et l’éthanol.La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, affirme avoir “écouté attentivement” agriculteurs et États membres. “Nous avons mis en place des garanties encore plus solides, juridiquement contraignantes, pour les rassurer”, a-t-elle souligné sur le réseau social X.Des mesures immédiatement saluées à Paris. La porte-parole du gouvernement Sophie Primas s’est réjouie que l’UE “ait entendu les réserves” françaises.Le gouvernement a encore “besoin d’analyser cette clause de sauvegarde”, a-t-elle nuancé.”S’il y a une réponse technique qui nous donne satisfaction, nous regarderons le texte avec plus de bienveillance. Sinon, nous resterons opposés”, a dit le ministre français du Commerce extérieur Laurent Saint-Martin au Télégramme.Bruxelles ne cesse de marteler la nécessité de diversifier les partenariats avec des “alliés fiables”, alors que la concurrence est féroce avec la Chine et que les taxes douanières sur les produits européens augmentent dans les Etats-Unis de Donald Trump.Cet accord doit notamment permettre à l’Union européenne d’exporter davantage de voitures, de machines, de vins et de spiritueux en Argentine, au Brésil, en Uruguay et au Paraguay.En retour, il faciliterait l’entrée de viande, sucre, riz, miel ou soja sud-américains, au risque de fragiliser certaines filières agricoles européennes.- “Trahison” -Depuis la conclusion des négociations en décembre dernier, les syndicats des agriculteurs de l’UE sont vent debout.Le Copa-Cogeca, lobby agricole européen, a dénoncé “un passage en force politique” de la Commission, “profondément dommageable”.Une mobilisation d’agriculteurs est annoncée jeudi à Bruxelles.L’alliance FNSEA-Jeunes agriculteurs, première force syndicale agricole en France, a estimé, elle, que cet accord restait “toxique”, et appelé Emmanuel Macron “à honorer sa parole et à exprimer publiquement son opposition claire à cet accord”.L’exécutif européen remet le dossier du Mercosur sur la table au moment où la France est plongée dans une nouvelle tempête politique. Le gouvernement pourrait tomber lundi lors d’un vote de confiance très mal engagé pour le Premier ministre François Bayrou.Dans l’opposition, le RN dénonce déjà une “trahison” d’Emmanuel Macron si Paris change de pied sur le Mercosur, tandis que LFI fustige une “capitulation” de la France. Au Parlement européen, ces partis d’extrême droite et de gauche radicale ont chacun annoncé leur intention de déposer une motion de censure contre Ursula von der Leyen, aux chances de succès quasi nulles.Avec des sociaux-démocrates et des Verts, l’eurodéputé centriste Pascal Canfin a lancé quant à lui une initiative transpartisane pour tenter de “suspendre l’adoption” de l’accord, “en l’absence de transparence et de garanties claires”.L’un des sujets sensibles concerne les normes sanitaires et environnementales. Les agriculteurs européens accusent leurs concurrents latino-américains de ne pas respecter les normes de l’UE, faute de contrôles suffisants.Mais l’accord avec le Mercosur compte aussi de nombreux partisans en Europe, à commencer par l’Allemagne qui veut offrir de nouveaux débouchés à ses entreprises industrielles. Selon Bruxelles, il permettrait aux exportateurs européens d’économiser plus de 4 milliards d’euros de droits de douane par an en Amérique latine, dans une zone de libre-échange rassemblant 700 millions de consommateurs de part et d’autre de l’Atlantique.Si la France maintient son opposition à l’accord, elle ne pourra pas le faire capoter seule. Il lui faudrait réunir une “minorité de blocage”, soit au moins quatre Etats représentant plus de 35% de la population de l’UE.L’ajout de cet “acte juridique” par la Commission mercredi ne nécessite pas de renégociation avec les pays du Mercosur, mais les Européens devront tout de même rassurer leurs partenaires latino-américains, inquiets d’une éventuelle brèche dans l’accord conclu en décembre.
Mercosur: l’UE pousse les 27 à valider l’accord, avec un geste pour Paris
La France va-t-elle donner son feu vert? La Commission européenne a appelé mercredi les 27 à approuver rapidement l’accord commercial avec les pays latino-américains du Mercosur, en promettant des garanties “robustes” aux agriculteurs, dont Paris s’est félicité.Les commissaires européens ont validé en milieu de journée le texte de l’accord, première étape avant de le soumettre aux Etats membres et aux eurodéputés.Bruxelles espère obtenir leur aval avant fin décembre, tant que le Brésilien Lula occupe la présidence tournante du Mercosur.Jusqu’ici, la France menait la fronde au sein des 27. Pour la convaincre et rassurer les agriculteurs européens, la Commission promet désormais de compléter l’accord par un “acte juridique” renforçant les mesures de sauvegarde pour “les produits européens sensibles”.L’exécutif européen s’engage à intervenir en cas d’impact négatif des importations sur certaines filières, comme le boeuf, la volaille, le sucre et l’éthanol.La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, affirme avoir “écouté attentivement” agriculteurs et États membres. “Nous avons mis en place des garanties encore plus solides, juridiquement contraignantes, pour les rassurer”, a-t-elle souligné sur le réseau social X.Des mesures immédiatement saluées à Paris. La porte-parole du gouvernement Sophie Primas s’est réjouie que l’UE “ait entendu les réserves” françaises.Le gouvernement a encore “besoin d’analyser cette clause de sauvegarde”, a-t-elle nuancé.”S’il y a une réponse technique qui nous donne satisfaction, nous regarderons le texte avec plus de bienveillance. Sinon, nous resterons opposés”, a dit le ministre français du Commerce extérieur Laurent Saint-Martin au Télégramme.Bruxelles ne cesse de marteler la nécessité de diversifier les partenariats avec des “alliés fiables”, alors que la concurrence est féroce avec la Chine et que les taxes douanières sur les produits européens augmentent dans les Etats-Unis de Donald Trump.Cet accord doit notamment permettre à l’Union européenne d’exporter davantage de voitures, de machines, de vins et de spiritueux en Argentine, au Brésil, en Uruguay et au Paraguay.En retour, il faciliterait l’entrée de viande, sucre, riz, miel ou soja sud-américains, au risque de fragiliser certaines filières agricoles européennes.- “Trahison” -Depuis la conclusion des négociations en décembre dernier, les syndicats des agriculteurs de l’UE sont vent debout.Le Copa-Cogeca, lobby agricole européen, a dénoncé “un passage en force politique” de la Commission, “profondément dommageable”.Une mobilisation d’agriculteurs est annoncée jeudi à Bruxelles.L’alliance FNSEA-Jeunes agriculteurs, première force syndicale agricole en France, a estimé, elle, que cet accord restait “toxique”, et appelé Emmanuel Macron “à honorer sa parole et à exprimer publiquement son opposition claire à cet accord”.L’exécutif européen remet le dossier du Mercosur sur la table au moment où la France est plongée dans une nouvelle tempête politique. Le gouvernement pourrait tomber lundi lors d’un vote de confiance très mal engagé pour le Premier ministre François Bayrou.Dans l’opposition, le RN dénonce déjà une “trahison” d’Emmanuel Macron si Paris change de pied sur le Mercosur, tandis que LFI fustige une “capitulation” de la France. Au Parlement européen, ces partis d’extrême droite et de gauche radicale ont chacun annoncé leur intention de déposer une motion de censure contre Ursula von der Leyen, aux chances de succès quasi nulles.Avec des sociaux-démocrates et des Verts, l’eurodéputé centriste Pascal Canfin a lancé quant à lui une initiative transpartisane pour tenter de “suspendre l’adoption” de l’accord, “en l’absence de transparence et de garanties claires”.L’un des sujets sensibles concerne les normes sanitaires et environnementales. Les agriculteurs européens accusent leurs concurrents latino-américains de ne pas respecter les normes de l’UE, faute de contrôles suffisants.Mais l’accord avec le Mercosur compte aussi de nombreux partisans en Europe, à commencer par l’Allemagne qui veut offrir de nouveaux débouchés à ses entreprises industrielles. Selon Bruxelles, il permettrait aux exportateurs européens d’économiser plus de 4 milliards d’euros de droits de douane par an en Amérique latine, dans une zone de libre-échange rassemblant 700 millions de consommateurs de part et d’autre de l’Atlantique.Si la France maintient son opposition à l’accord, elle ne pourra pas le faire capoter seule. Il lui faudrait réunir une “minorité de blocage”, soit au moins quatre Etats représentant plus de 35% de la population de l’UE.L’ajout de cet “acte juridique” par la Commission mercredi ne nécessite pas de renégociation avec les pays du Mercosur, mais les Européens devront tout de même rassurer leurs partenaires latino-américains, inquiets d’une éventuelle brèche dans l’accord conclu en décembre.
Trump reçoit le président nationaliste polonais avec tous les égards
Donald Trump a reçu mercredi avec des égards particuliers le nouveau président polonais Karol Nawrocki, un nationaliste à la rhétorique décliniste très proche de la sienne.Il s’est dit prêt à déployer “plus” de militaires américains dans le pays.”Nous n’avons même jamais pensé retirer des militaires de Pologne (…) Nous aiderons la Pologne à se protéger”, a encore dit le président américain, assis aux côtés de son invité dans le Bureau ovale.”Aujourd’hui, nous avons 10.000 soldats (américains) et cela signale au monde et aussi à la Russie que nous sommes ensemble”, a dit Karol Nawrocki.Il a souligné que la Pologne n’était pas un “passager clandestin” dans l’Otan, en mettant en avant le niveau de dépenses militaires du pays, dont il a promis qu’elles atteindraient 5% du Produit intérieur brut.Il s’agit du seuil fixé par le président américain pour le budget de défense des membres de l’alliance de défense transatlantique.- Salut aérien -Fait rarissime, des avions de combat ont survolé la Maison Blanche sous le regard des deux dirigeants, peu après l’arrivée du chef d’Etat polonais.Le survol se voulait un hommage à un pilote de l’armée de l’air polonaise ayant trouvé la mort le 28 août lorsque le F-16 qu’il pilotait s’est écrasé pendant les préparatifs d’un show aérien en Pologne.Le pilote en question, Maciej Krakowian, dit “Slab”, était à 37 ans l’un des aviateurs polonais les plus expérimentés et les plus reconnus. Les avions de combat ont survolé la Maison Blanche mercredi dans une formation particulière (“missing man”, “formation du disparu”), réservée à ce type d’hommage.Ce salut aérien “illustre la relation spéciale entre nos deux pays”, a commenté la porte-parole adjointe de la Maison Blanche, Anna Kelly, auprès de l’AFP.Karol Nawrocki et Donald Trump s’étaient déjà rencontrés brièvement en mai, pendant que le premier était encore en campagne.L’historien polonais, admirateur déclaré du milliardaire de 79 ans, avait assisté à un événement religieux à la Maison Blanche.- “Polonais d’abord” -Il avait aussi posé avec le président américain dans le Bureau ovale, une marque de faveur inhabituelle, soulignant l’appui de Donald Trump à sa candidature, un soutien que le président américain n’a d’ailleurs pas manqué de rappeler mercredi.Le nouveau chef d’Etat polonais, investi le 6 août, a promis de combattre le “déclin” de son pays, ainsi que de faire passer “la Pologne d’abord” et “les Polonais d’abord”, des mots d’ordre très proches de ceux utilisés par Donald Trump pendant sa propre campagne.Lors de son investiture, Karol Nawrocki avait souligné l’importance de l’alliance de la Pologne avec les Etats-Unis et promis que son pays jouerait un rôle actif dans l’Otan mais sans évoquer l’Ukraine.Il est extrêmement critique de l’actuel gouvernement pro-européen polonais, dirigé par le centriste Donald Tusk et qui détient l’essentiel des pouvoirs exécutifs.Le président a toutefois un pouvoir de veto, et Karol Nawrocki l’a utilisé très récemment pour bloquer un projet de loi prolongeant la protection et les aides aux réfugiés ukrainiens vivant en Pologne.Les tentatives du président américain pour mettre fin à la guerre en Ukraine n’ont jusqu’ici rien donné, malgré une intense activité diplomatique.En particulier, son projet de réunir le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le président russe Vladimir Poutine autour d’une même table est pour l’heure bloqué.








