‘My soul is aching,’ says Diaz after AFCON penalty missMon, 19 Jan 2026 17:31:21 GMT

The day after Brahim Diaz’s penalty miss cost Morocco the Africa Cup of Nations final against Senegal, the Real Madrid player promised on Monday to repay his country’s fans.”My soul is aching,” Diaz posted on Instagram. “I dreamt of this title because of all the love you have given me, for every message, for every …

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CAN-2025: les Sénégalais dans l’attente du retour de leurs champions “héroïques”

Après une nuit de liesse, les Sénégalais étaient dans l’attente du retour au pays prévu lundi soir des Lions de la Teranga, sacrés champions d’Afrique des nations grâce à leur victoire sur le Maroc dimanche à Rabat, à l’issue d’une finale électrique.En fin d’après-midi, le centre de la capitale Dakar résonnait à nouveau de vuvuzelas assourdissants, coups de klaxons et chants de supporters brandissant de grands drapeaux du Sénégal.L’équipe du Sénégal doit atterrir à l’aéroport de Dakar vers 20h30 locales (et GMT), où elle sera accueillie par le président Bassirou Diomaye Faye lui-même et son gouvernement, a-t-on appris auprès de la Fédération sénégalaise de football.La “grande parade populaire” dans les rues de Dakar se déroulera mardi à partir de 11h00 locales et devrait durer plusieurs heures, avant que les joueurs ne soient reçus officiellement devant le palais présidentiel en fin d’après-midi.”Héroïques !”, a titré lundi en Une le quotidien Le Soleil. “De l’enfer au paradis, les Lions sont passés par toutes les émotions” au terme d’un “scénario fou” lors de cette finale remportée 1-0 après prolongation, écrit le journal.Ce moment d’immense joie est l’un des rares qu’ait connu ces dernières années le pays, qui a vécu entre 2021 et 2024 de graves troubles politiques ayant fait des dizaines de morts. Le Sénégal est aussi confronté actuellement à une situation économique et sociale éprouvante.”Inoubliable”, “Incroyable sacre”, a titré en Une L’Observateur, qui salue “Sadio, l’homme qui a refusé la défaite de l’Histoire”, avec un portrait du joueur brandissant la coupe.Face à l’hôte marocain, la star sénégalaise Sadio Mané – alors que ses coéquipiers furieux avaient quitté le terrain pour protester contre le penalty discutable accordé à Brahim Diaz dans le temps additionnel, juste après un but refusé au Sénégal – les a enjoints à revenir sur la pelouse pour terminer la rencontre.Les supporters des Lions de la Teranga ont aussi tenté d’envahir le terrain pendant près de 15 minutes, difficilement contenus dans une bagarre générale par les stadiers, secondés par les forces de l’ordre.Pour l’Obs, le sacre du Sénégal est né d’une “finale âpre et hostile, presque confisquée et pourtant transcendée par la hauteur morale d’un homme et la foi tranquille d’un peuple”, qualifiant Sadio Mané de “guide”.- “Le sport vecteur d’espoir” -Pas de danse endiablés, cris de joie, klaxon, feux d’artifice: Dakar, sa périphérie et plusieurs villes du pays ont été en ébullition dans la nuit de dimanche à lundi, des centaines de milliers de supporters dont de nombreux jeunes fêtant la victoire dans les rues. Ce titre vient récompenser la deuxième nation africaine au classement Fifa derrière le Maroc, et l’équipe la plus régulière du continent avec trois finales (pour deux titres en 2021 et 2025) de Coupe d’Afrique lors des quatre dernières éditions.La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a félicité l’équipe du Sénégal pour sa “performance exceptionnelle”, qui constitue une “fierté pour toute la région ouest-africaine” et démontre “une fois de plus le rôle fédérateur du sport comme vecteur d’espoir pour la jeunesse africaine”, selon un communiqué.Cette finale s’est cependant déroulée dans un contexte électrique, nourri de tensions survenues plusieurs jours avant le match et de critiques au Sénégal sur l’accueil réservé aux joueurs à Rabat, notamment l’absence alléguée de sécurité lors de leur arrivée à la gare de Rabat, dénoncée par le sélectionneur du Sénégal Pape Thiaw.- “Toute l’Afrique qui gagne” -Lundi, le président de la Fifa, Gianni Infantino, a condamné “des scènes inacceptables” lors de la finale, mettant en cause certains joueurs et une partie du staff du Sénégal qui ont quitté le terrain plusieurs minutes en plein match. Il a appelé “les instances disciplinaires compétentes de la CAF” (Confédération africaine de football) à prendre “les mesures appropriées”.Réagissant à ces déclarations, plusieurs supporters interrogés à Dakar ont confié à l’AFP leur incompréhension face à ces menaces.”Avec tout ce qui s’est passé avant la finale, pendant la finale, c’est à nous d’être sanctionnés, de payer les pots cassés ?”, s’est ainsi interrogé Lucien Pinto.Un autre supporter a estimé que si une sanction devait être prise, elle “devrait être commune, franchement”.”D’accord la CAN s’est déroulée au Maroc, c’est le Sénégal et le Maroc qui étaient en finale, c’est le Sénégal qui a remporté la coupe, mais c’est toute l’Afrique qui gagne aujourd’hui”, a-t-il conclu.De son côté, dans un communiqué publié lundi, le ministère sénégalais des Affaires étrangères a souhaité “féliciter le gouvernement et le peuple marocains pour la parfaite organisation de cette compétition continentale de très haut niveau”. La finale “a mis en scène deux pays frères, unis par des liens forts de tous ordres”, a estimé le ministère.   

CAN-2025: les Sénégalais dans l’attente du retour de leurs champions “héroïques”

Après une nuit de liesse, les Sénégalais étaient dans l’attente du retour au pays prévu lundi soir des Lions de la Teranga, sacrés champions d’Afrique des nations grâce à leur victoire sur le Maroc dimanche à Rabat, à l’issue d’une finale électrique.En fin d’après-midi, le centre de la capitale Dakar résonnait à nouveau de vuvuzelas assourdissants, coups de klaxons et chants de supporters brandissant de grands drapeaux du Sénégal.L’équipe du Sénégal doit atterrir à l’aéroport de Dakar vers 20h30 locales (et GMT), où elle sera accueillie par le président Bassirou Diomaye Faye lui-même et son gouvernement, a-t-on appris auprès de la Fédération sénégalaise de football.La “grande parade populaire” dans les rues de Dakar se déroulera mardi à partir de 11h00 locales et devrait durer plusieurs heures, avant que les joueurs ne soient reçus officiellement devant le palais présidentiel en fin d’après-midi.”Héroïques !”, a titré lundi en Une le quotidien Le Soleil. “De l’enfer au paradis, les Lions sont passés par toutes les émotions” au terme d’un “scénario fou” lors de cette finale remportée 1-0 après prolongation, écrit le journal.Ce moment d’immense joie est l’un des rares qu’ait connu ces dernières années le pays, qui a vécu entre 2021 et 2024 de graves troubles politiques ayant fait des dizaines de morts. Le Sénégal est aussi confronté actuellement à une situation économique et sociale éprouvante.”Inoubliable”, “Incroyable sacre”, a titré en Une L’Observateur, qui salue “Sadio, l’homme qui a refusé la défaite de l’Histoire”, avec un portrait du joueur brandissant la coupe.Face à l’hôte marocain, la star sénégalaise Sadio Mané – alors que ses coéquipiers furieux avaient quitté le terrain pour protester contre le penalty discutable accordé à Brahim Diaz dans le temps additionnel, juste après un but refusé au Sénégal – les a enjoints à revenir sur la pelouse pour terminer la rencontre.Les supporters des Lions de la Teranga ont aussi tenté d’envahir le terrain pendant près de 15 minutes, difficilement contenus dans une bagarre générale par les stadiers, secondés par les forces de l’ordre.Pour l’Obs, le sacre du Sénégal est né d’une “finale âpre et hostile, presque confisquée et pourtant transcendée par la hauteur morale d’un homme et la foi tranquille d’un peuple”, qualifiant Sadio Mané de “guide”.- “Le sport vecteur d’espoir” -Pas de danse endiablés, cris de joie, klaxon, feux d’artifice: Dakar, sa périphérie et plusieurs villes du pays ont été en ébullition dans la nuit de dimanche à lundi, des centaines de milliers de supporters dont de nombreux jeunes fêtant la victoire dans les rues. Ce titre vient récompenser la deuxième nation africaine au classement Fifa derrière le Maroc, et l’équipe la plus régulière du continent avec trois finales (pour deux titres en 2021 et 2025) de Coupe d’Afrique lors des quatre dernières éditions.La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a félicité l’équipe du Sénégal pour sa “performance exceptionnelle”, qui constitue une “fierté pour toute la région ouest-africaine” et démontre “une fois de plus le rôle fédérateur du sport comme vecteur d’espoir pour la jeunesse africaine”, selon un communiqué.Cette finale s’est cependant déroulée dans un contexte électrique, nourri de tensions survenues plusieurs jours avant le match et de critiques au Sénégal sur l’accueil réservé aux joueurs à Rabat, notamment l’absence alléguée de sécurité lors de leur arrivée à la gare de Rabat, dénoncée par le sélectionneur du Sénégal Pape Thiaw.- “Toute l’Afrique qui gagne” -Lundi, le président de la Fifa, Gianni Infantino, a condamné “des scènes inacceptables” lors de la finale, mettant en cause certains joueurs et une partie du staff du Sénégal qui ont quitté le terrain plusieurs minutes en plein match. Il a appelé “les instances disciplinaires compétentes de la CAF” (Confédération africaine de football) à prendre “les mesures appropriées”.Réagissant à ces déclarations, plusieurs supporters interrogés à Dakar ont confié à l’AFP leur incompréhension face à ces menaces.”Avec tout ce qui s’est passé avant la finale, pendant la finale, c’est à nous d’être sanctionnés, de payer les pots cassés ?”, s’est ainsi interrogé Lucien Pinto.Un autre supporter a estimé que si une sanction devait être prise, elle “devrait être commune, franchement”.”D’accord la CAN s’est déroulée au Maroc, c’est le Sénégal et le Maroc qui étaient en finale, c’est le Sénégal qui a remporté la coupe, mais c’est toute l’Afrique qui gagne aujourd’hui”, a-t-il conclu.De son côté, dans un communiqué publié lundi, le ministère sénégalais des Affaires étrangères a souhaité “féliciter le gouvernement et le peuple marocains pour la parfaite organisation de cette compétition continentale de très haut niveau”. La finale “a mis en scène deux pays frères, unis par des liens forts de tous ordres”, a estimé le ministère.   

Valentino, le couturier romain amoureux du rouge

Emblème de la dolce vita des années 60, le couturier Valentino Garavani, mort lundi à 93 ans, a inventé la haute-couture romaine dont les lignes sensuelles et intemporelles ont affolé les plus belles femmes du monde pendant près d’un demi-siècle.  D’Elisabeth Taylor à Ava Gardner, Lana Turner ou Audrey Hepburn en passant par Sharon Stone, Julia Roberts ou encore Gwyneth Paltrow, Valentino s’est fait une spécialité d’habiller et de sympathiser avec le tout Hollywood.  Son carnet d’adresse rassemble tout le gotha: l’épouse du patron de Fiat Marella Agnelli, Lady Diana, Farah Diba qui fuit l’Iran dans un de ses manteaux, Nancy Reagan et bien sûr Jackie Kennedy, qui va lui assurer une notoriété planétaire. Il voyageait avec ses cinq chiens carlins à bord de son jet privé, entre son palais à Rome, un appartement à New York, un château près de Paris, un chalet à Gstaad et un yacht de 50 mètres. Prénommé Valentino en hommage à la star du cinéma muet, le couturier au teint éternellement hâlé et au brushing figé, est né le 11 mai 1932 à Voghera, une petite ville au sud de Milan, dans une famille bourgeoise. Très jeune, il réclame des chaussures sur mesure et se passionne pour la mode. “J’ai cette maladie depuis que je suis petit, je n’aime que les belles choses. Je n’aime pas voir des hommes sans cravate, en pull-over, des femmes au maquillage criard et aux pantalons informes. C’est un signe de mauvaise éducation et de manque de respect envers soi-même”, a déclaré l’esthète dans le magazine Elle. Son père, propriétaire d’une entreprise de câbles électriques, le laisse partir à 17 ans pour les Beaux-Arts de Paris et la Chambre syndicale de la couture. Le style d’alors, tout juste revu par Dior, va marquer la future esthétique de Valentino: la femme, la taille sanglée et juchée sur des talons aiguille, y est fétichisée.En 1952, il intègre la maison Jean Dessès, qui habille riches clientes et altesses royales, avant de rejoindre Guy Laroche en 1957. “Quand il a décidé de retourner à Rome, je lui ai dit qu’il était fou de quitter la mecque de la mode. Rome n’était rien, c’était la province par comparaison!”, se remémore la styliste Jacqueline de Ribes, citée par la fondation Valentino.- “Faire tourner les têtes” –  Et pourtant, il y ouvre sa maison en 1960 avec l’aide de Giancarlo Giammetti, son compagnon et partenaire indéfectible jusqu’à sa retraite en 2008. Cet homme d’affaires et de goût saura transformer la maison Valentino en marque internationale au gré de rachats successifs.”Etre l’ami, l’amant et l’employé de Valentino depuis plus de 45 ans exige beaucoup de patience”, confiait-il dans le documentaire “Valentino, le dernier empereur”. Dans les années 1960, Rome devient une succursale d’Hollywood grâce aux studios de Cinecitta. Anita Ekberg, Sofia Loren, Liz Taylor s’habillent chez lui. Sa première collection en 1962, au palais Pitti à Florence, est signée de son emblématique rouge impérial, le rouge “Valentino”. Sa rencontre avec Jackie Kennedy en 1964 est déterminante. Il lui refait sa garde-robe et elle choisit, pour se marier avec Onassis en 1968, un modèle ivoire réhaussé de dentelle tirée de sa fameuse “Collection blanche”. Le succès est immense aux Etats-Unis. En 1970, il est le premier couturier italien à ouvrir une boutique à New York. Dès lors, Valentino, considéré comme le porte-parole de la haute-couture de son pays, associe l’artisanat italien, la couture française et le prêt-à-porter américain.Ses créations, cousues entièrement à la main dans des matières nobles et à même la peau, épousent la silhouette avec des points d’ancrage aux épaules et à la taille. Pour lui, “une femme doit faire tourner les têtes quand elle entre dans une pièce”. Le créateur choisit en 1989 de ne plus défiler à Milan mais à Paris qu’il adore et où il reçoit la légion d’honneur en 2006. Après avoir célébré avec faste ses 45 ans de carrière en 2007 et clôturé son dernier défilé dans les larmes, Valentino prend sa retraite en janvier 2008. “Valentino sera le dernier d’une lignée de grands noms à avoir apposé son nom à une marque capable de définir la différence entre hier et aujourd’hui”, affirmait alors Giancarlo Giammetti. 

Stop ‘appeasing’ bully Trump, Amnesty chief tells Europe

The leader of global rights group Amnesty International urged European countries Monday to stop “appeasing” US President Donald Trump and resist him and other “bullies” who she said were intent on destroying the rules-based order in place since World War II.”We need much more resistance,” Amnesty secretary general Agnes Callamard told AFP in an interview on the sidelines of the World Economic Forum in Davos, Switzerland.”Europe’s credibility is at stake.”Her comments came as Trump doubled down on his threats to take over Greenland “one way or the other”, insisting such a move is necessary for world security, prompting European countries to close ranks against his designs on the vast Danish territory.German and French leaders denounced as “blackmail” Trump’s weekend threats to wield new tariffs against countries which oppose his plans for the Arctic island, suggesting Europe was preparing trade countermeasures.But German Chancellor Friedrich Merz, who was due to meet Trump in Davos on Wednesday, also stressed that Europe was eager to “avoid any escalation” in the dispute.- ‘Say no’ -Callamard urged governments to show more “courage” and to “say no”.”Stop thinking you can make deals with bullies, stop thinking you can agree to the rules of the predators and not become yourself a victim of them.”The Amnesty chief highlighted that the US bid to seize Greenland was only the latest indication that the world is facing the “destruction of the rules-based order”.She lamented that global and regional “superpowers” seemed “intent on destroying what has been established after World War II, dedicated to finding common rules to our common problems”.Since Trump’s return to the White House a year ago, he has taken “a range of decisions that have led to the demise of many rules around the world”, while Russia was destroying the system “through its aggression in Ukraine”, she said.European powers have been treading a thin line over Ukraine in recent months, relying on Washington to try to help settle the conflict but resisting terms too favourable to Moscow.The post-WWII order “is also being destroyed by Israel that has completely ignored international law in its genocide of Palestinians in Gaza,” she added.Amnesty and other rights groups have repeatedly accused Israel of carrying out a genocide against Palestinians in Gaza, a term vehemently rejected by the Israeli government. Callamard stressed that the rules-based order was established in response to “a global war that had killed millions of people, as a response to extermination camps that had killed six million Jews, as a response to authoritarianism that had led to the most daunting global repression the world over”.- ‘Abyss’ -“The fact that it is now being destroyed without any plan B, just for the sake of destroying the rules, should send shivers to all of us,” she said, warning that the only alternative to the rules-based system was “falling down into an abyss”.”That’s what we need to prevent.”The Davos gathering this year is taking place under the tagline “A Spirit of Dialogue”, but Callamard warned “there is no evidence of dialogue” currently among the world’s decision-makers.”There is evidence of bullying. There is evidence of destruction. There is evidence of countries using their military power, their economic power, to force others into agreeing to their one-sided deals.”Such tactics had for the past 12 months been met with European “appeasement”.”We have sought to appease the bully, the predator living in Washington,” she said.”Where has this led us? To more and more attacks, to more and more threats.”Callamard, who is French, recalled that the European project was not just about economics, but also about values, humanity and the rule of law.”I’m hoping that our leaders will recall that… history and see in the current challenges a way of re-insisting on the European project and demanding human rights protection for the sake of humanity,” she said.”That demands stopping the appeasement politics, (which) simply is not working”. “Please stop it. Resist. Resist.”

Central African Republic top court says Touadera won 78% of voteMon, 19 Jan 2026 16:53:43 GMT

Faustin Archange Touadera, who has led the Central African Republic since 2016, was re-elected for a third term as president in last month’s election with 78 percent of the vote, the constitutional court said Monday, announcing final results.In an address immediately afterwards before a group of supporters from his United Hearts Movement, Touadera thanked Central …

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Epilogue pour le budget: Lecornu va recourir au 49.3

Sébastien Lecornu a mis fin au suspense lundi, officialisant un recours au 49.3 pour faire passer sans vote le budget de l’Etat 2026. Une manoeuvre qui exposera le Premier ministre à plusieurs motions de censure, pour lesquelles il comptera sur la mansuétude des socialistes, en échange de concessions sur le texte.Plusieurs sources parlementaires et au sein de l’exécutif ont confirmé que le chef du gouvernement avait tranché en faveur de cet outil, plutôt que de recourir à une ordonnance budgétaire inédite.M. Lecornu, qui s’exprimera lundi après-midi dans la foulée d’un Conseil des ministres réuni depuis 16H00, s’apprête donc à engager sa responsabilité à plusieurs reprises à l’Assemblée nationale, jusqu’à trois fois pour enjamber les différentes étapes restantes pour l’adoption d’un budget.La présidente du groupe LFI, Mathilde Panot, a déjà prévenu que ses députés déposeraient en retour une motion de censure du gouvernement, et “un budget de malheur”.S’il pourrait arriver à faire adopter un budget, c’est aussi un revers sur la forme pour Sébastien Lecornu, qui s’était engagé au début des discussions budgétaires à l’automne à renoncer à cette arme tant décriée.”On aurait été les premiers à aimer qu’un compromis puisse se trouver”, a regretté dimanche la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.L’autre option à la main du Premier ministre est celle de l’ordonnance budgétaire prise par l’exécutif sans l’aval du Parlement. Inédite, cette procédure paraissait plus risquée politiquement, car elle ne permet pas, en théorie, de retenir des mesures différentes du texte initial. De nombreux dirigeants politiques, notamment au PS, ont promis que cette hypothèse vaudrait censure immédiate.Le 49.3 pourrait être activé dès mardi à l’Assemblée nationale sur le volet “recettes” du projet de loi de finances, puis une deuxième fois quelques jours plus tard sur le volet dédié aux dépenses. Le texte ira ensuite rapidement au Sénat, puis reviendra à l’Assemblée pour un troisième et dernier 49.3. Selon le calendrier retenu, un budget définitif pourrait alors être promulgué autour de la mi-février… A condition que Sébastien Lecornu résiste aux motions de censure.Avant de trancher, le gouvernement avait déclaré vouloir “la garantie” de différentes forces politiques qu’il ne serait pas censuré car sinon “vous n’avez ni budget ni gouvernement pour reproposer un budget”, a expliqué sur BFMTV/RMC la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.- Surtaxe -Cela semble bien parti, car le Parti socialiste, qui détient une bonne partie des clés de la censure, s’est montré satisfait des annonces gouvernementales. Celles-ci permettent “d’envisager une non-censure”, a confirmé le chef des députés PS, Boris Vallaud. Et le 49.3 “était la moins mauvaise des solutions”, a estimé le porte-parole du groupe PS, Romain Eskenazi, estimant avoir obtenu sur le fond du texte “une rupture dans la politique du macronisme”.Les vœux du PS ont en effet été exaucés sur le pouvoir d’achat, avec une hausse de la prime d’activité, mais également sur la jeunesse, avec les repas à un euro pour les étudiants, une hausse des moyens des bailleurs sociaux et du fonds vert…”Les mesures de Sébastien Lecornu pour acheter les socialistes, c’est la verroterie avec laquelle les colons achetaient les indigènes dans certains pays”, s’est indigné le vice-président du RN, Sébastien Chenu, sur Europe 1/Cnews. C’est également la proposition PS de surtaxe sur les bénéfices de 300 grandes entreprises qui a été retenue in fine, pour un rendement de huit milliards d’euros en 2026, comme en 2025.Pour contenir le déficit public à 5% du PIB au maximum sans augmenter la fiscalité des ménages, la taxation des grandes entreprises a fini par faire office de variable d’ajustement.”Une nouvelle crise politique affaiblirait notre pays et pèserait encore plus directement et lourdement sur l’activité et l’emploi”, s’est justifié dimanche Sébastien Lecornu dans un courrier aux entrepreneurs, promettant la “stabilisation” des “règles fiscales”.Et ce même si les modalités de cette surtaxe risquent d’irriter les parlementaires du bloc central qui visaient une contribution bien moindre.”Le budget proposé par le gouvernement reprend tous les ingrédients socialistes qui ont conduit au déclin de la France: plus de dépenses et plus d’impôts qui pèsent et découragent ceux qui produisent”, a vertement critiqué lundi le patron de LR, Bruno Retailleau, estimant que “ce budget entérine le fait qu’il faudra attendre l’élection présidentielle pour mener les réformes dont le pays a besoin”.ama-far-sl-sac/jmt/bfi

Epilogue pour le budget: Lecornu va recourir au 49.3

Sébastien Lecornu a mis fin au suspense lundi, officialisant un recours au 49.3 pour faire passer sans vote le budget de l’Etat 2026. Une manoeuvre qui exposera le Premier ministre à plusieurs motions de censure, pour lesquelles il comptera sur la mansuétude des socialistes, en échange de concessions sur le texte.Plusieurs sources parlementaires et au sein de l’exécutif ont confirmé que le chef du gouvernement avait tranché en faveur de cet outil, plutôt que de recourir à une ordonnance budgétaire inédite.M. Lecornu, qui s’exprimera lundi après-midi dans la foulée d’un Conseil des ministres réuni depuis 16H00, s’apprête donc à engager sa responsabilité à plusieurs reprises à l’Assemblée nationale, jusqu’à trois fois pour enjamber les différentes étapes restantes pour l’adoption d’un budget.La présidente du groupe LFI, Mathilde Panot, a déjà prévenu que ses députés déposeraient en retour une motion de censure du gouvernement, et “un budget de malheur”.S’il pourrait arriver à faire adopter un budget, c’est aussi un revers sur la forme pour Sébastien Lecornu, qui s’était engagé au début des discussions budgétaires à l’automne à renoncer à cette arme tant décriée.”On aurait été les premiers à aimer qu’un compromis puisse se trouver”, a regretté dimanche la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.L’autre option à la main du Premier ministre est celle de l’ordonnance budgétaire prise par l’exécutif sans l’aval du Parlement. Inédite, cette procédure paraissait plus risquée politiquement, car elle ne permet pas, en théorie, de retenir des mesures différentes du texte initial. De nombreux dirigeants politiques, notamment au PS, ont promis que cette hypothèse vaudrait censure immédiate.Le 49.3 pourrait être activé dès mardi à l’Assemblée nationale sur le volet “recettes” du projet de loi de finances, puis une deuxième fois quelques jours plus tard sur le volet dédié aux dépenses. Le texte ira ensuite rapidement au Sénat, puis reviendra à l’Assemblée pour un troisième et dernier 49.3. Selon le calendrier retenu, un budget définitif pourrait alors être promulgué autour de la mi-février… A condition que Sébastien Lecornu résiste aux motions de censure.Avant de trancher, le gouvernement avait déclaré vouloir “la garantie” de différentes forces politiques qu’il ne serait pas censuré car sinon “vous n’avez ni budget ni gouvernement pour reproposer un budget”, a expliqué sur BFMTV/RMC la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.- Surtaxe -Cela semble bien parti, car le Parti socialiste, qui détient une bonne partie des clés de la censure, s’est montré satisfait des annonces gouvernementales. Celles-ci permettent “d’envisager une non-censure”, a confirmé le chef des députés PS, Boris Vallaud. Et le 49.3 “était la moins mauvaise des solutions”, a estimé le porte-parole du groupe PS, Romain Eskenazi, estimant avoir obtenu sur le fond du texte “une rupture dans la politique du macronisme”.Les vœux du PS ont en effet été exaucés sur le pouvoir d’achat, avec une hausse de la prime d’activité, mais également sur la jeunesse, avec les repas à un euro pour les étudiants, une hausse des moyens des bailleurs sociaux et du fonds vert…”Les mesures de Sébastien Lecornu pour acheter les socialistes, c’est la verroterie avec laquelle les colons achetaient les indigènes dans certains pays”, s’est indigné le vice-président du RN, Sébastien Chenu, sur Europe 1/Cnews. C’est également la proposition PS de surtaxe sur les bénéfices de 300 grandes entreprises qui a été retenue in fine, pour un rendement de huit milliards d’euros en 2026, comme en 2025.Pour contenir le déficit public à 5% du PIB au maximum sans augmenter la fiscalité des ménages, la taxation des grandes entreprises a fini par faire office de variable d’ajustement.”Une nouvelle crise politique affaiblirait notre pays et pèserait encore plus directement et lourdement sur l’activité et l’emploi”, s’est justifié dimanche Sébastien Lecornu dans un courrier aux entrepreneurs, promettant la “stabilisation” des “règles fiscales”.Et ce même si les modalités de cette surtaxe risquent d’irriter les parlementaires du bloc central qui visaient une contribution bien moindre.”Le budget proposé par le gouvernement reprend tous les ingrédients socialistes qui ont conduit au déclin de la France: plus de dépenses et plus d’impôts qui pèsent et découragent ceux qui produisent”, a vertement critiqué lundi le patron de LR, Bruno Retailleau, estimant que “ce budget entérine le fait qu’il faudra attendre l’élection présidentielle pour mener les réformes dont le pays a besoin”.ama-far-sl-sac/jmt/bfi