Yémen: frappes israéliennes meurtrières contre des cibles des rebelles houthis

Israël a mené des frappes dimanche contre des sites des rebelles houthis à Sanaa, faisant deux morts et 35 blessés, une semaine après des raids similaires sur la capitale yéménite, ont indiqué les insurgés pro-iraniens.Affirmant agir en solidarité avec les Palestiniens de Gaza, en proie à la guerre entre Israël et le Hamas, les Houthis lancent régulièrement des attaques aux missiles et drones en direction du territoire israélien, mais la plupart sont interceptés.”Agression israélienne sur la capitale Sanaa”, la capitale aux mains des Houthis, a écrit la chaîne des rebelles, Al-Massirah, sur X. “Plusieurs frappes ont visé une station de la compagnie pétrolière rue al-Sittine” et une “centrale électrique” dans le sud de Sanaa, déjà bombardée par Israël il y a une semaine.Le ministère de la Santé des Houthis a fait état de deux morts et 35 blessés dans les frappes israéliennes.Une source de sécurité des Houthis a, elle, indiqué à l’AFP que l’attaque avait visé “le bâtiment de la Sécurité de la municipalité, dans le centre de Sanaa”. En Israël, l’armée a indiqué dans un communiqué “avoir frappé des infrastructures militaires du régime terroriste houthi dans la région de Sanaa”.Elle a cité les cibles: “un site militaire situé dans le palais présidentiel, les centrales électriques d’Assar et de Hezyaz, ainsi qu’un site de stockage de carburant, tous utilisés pour les activités militaires” des Houthis. Le ministère israélien de la Défense a diffusé une photo montrant le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le ministre de la Défense Israël Katz et le chef d’état-major, le lieutenant-général Herzi Halevi, suivant l’opération militaire au Yémen depuis un bunker de commandement.- “Ils payeront cher” -Vendredi soir, les Houthis ont tiré un missile en direction d’Israël, situé à quelque 1.800 km. Les autorités israéliennes ont indiqué qu’il s’était “très probablement désintégré en plein vol”.Outre les tirs contre Israël, les Houthis ont repris en juillet, après une pause de plusieurs mois, leurs attaques, lancées après le début de la guerre à Gaza au large du Yémen, contre les navires qu’ils accusent de liens avec Israël.En mai, ils avaient conclu une trêve avec les Etats-Unis ayant mis fin à des mois de bombardements américains au Yémen.Les Houthis, qui contrôlent de larges pans du Yémen, en guerre depuis 2014, font partie d’une alliance contre Israël mise en place par l’Iran, qui comprend d’autres groupes comme le Hezbollah au Liban et le Hamas palestinien.Israël a mené plusieurs frappes de représailles au Yémen, ciblant des régions sous contrôle des Houthis, notamment des ports de l’ouest du pays et l’aéroport de Sanaa.”Les Houthis paieront cher pour chaque tentative de tir vers Israël”, a déclaré il y a une semaine Israël Katz. “Nous imposons un blocus aérien et maritime qui leur fait très mal (…)”.En juin dernier, il avait déjà menacé les rebelles houthis d’un “blocus naval et aérien”, sans aucune suite visible sur le terrain.Au Yémen, la guerre a fait des centaines de milliers de morts et plongé le pays le plus pauvre de la péninsule arabique dans l’une des pires crises humanitaires au monde. La guerre à Gaza, déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, a fait des dizaines de milliers de morts dans le territoire palestinien, frappé par la famine selon l’ONU.

Corps dans la Seine: le suspect mis en examen pour une série de quatre meurtres

Le mystère entourant les quatre corps retrouvés dans la Seine le 13 août en région parisienne se dissipe peu à peu: un jeune homme sans-abri a été mis en examen pour les quatre homicides, avant son probable placement en détention provisoire. Le parquet de Créteil a confirmé dimanche après-midi à l’AFP la “mise en examen pour meurtres au préjudice des quatre victimes”. Le suspect, un sans-abri d’une vingtaine d’années, devait dans la foulée être présenté à un juge des libertés et de la détention (JLD) en vue de son placement en détention.Cet homme, dont l’identité reste “incertaine” de l’aveu même du parquet, est, selon cette source, “un homme SDF, âgé d’une vingtaine d’années, de type nord-africain et de nationalité non établie”.Après quatre jours de garde à vue, il a été présenté à un juge dimanche matin “dans le cadre d’une information judiciaire ouverte du chef de meurtres en concours au préjudice des quatre victimes”, selon un communiqué du parquet de Créteil. – “Lien” avec les victimes -Contacté dimanche matin, son avocat, Me Antoine Ory, n’a pas souhaité s’exprimer. Depuis mercredi, l’homme a répondu “succinctement aux enquêteurs sur ses éléments de vie” mais a refusé de s’exprimer sur les faits qui lui sont reprochés, indique le ministère public.La garde à vue d’un deuxième homme “en lien” avec le suspect et deux des victimes, débutée jeudi, a elle été levée samedi en début de soirée. “Aucune charge (n’est) retenue” contre lui à ce stade, détaille le parquet.Toujours selon cette source, les investigations ont permis de mettre en évidence un “lien” entre le suspect et “chacune des victimes dans un temps concomitant à leur disparition”.Ce dernier fréquentait ces berges de Seine, où évoluent quelques pêcheurs mais aussi à certains endroits des personnes SDF comme l’a constaté vendredi un journaliste de l’AFP.Des “constatations sur les lieux, l’exploitation des vidéoprotections (et) l’étude de la téléphonie” ont conduit les enquêteurs vers le suspect, “habituellement présent aux abords du lieu de découverte des corps”, détaille ainsi le parquet.Il y avait déjà été interpellé le 5 août en possession de documents dont il n’était pas le titulaire et “laissé libre avec une convocation judiciaire pour recel”.  En réalité, ces papiers appartiennent à la deuxième victime identifiée, “non encore portée disparue” à cette date, révèle le ministère public.Puis le 13 août, jour de la macabre découverte, les premiers effectifs qui interviennent sur place le contrôlent. Le parquet ne précise pas si ce contrôle a donné lieu à une quelconque mesure le jour même.- Lieu de rencontres homosexuelles -Le suspect est connu de la justice toujours selon cette source pour un vol avec dégradation dans un véhicule en janvier pour lequel il devait être jugé en septembre, ainsi qu’un recel de vol en lien avec son interpellation du 5 août.Quant aux victimes, si l’enquête n’a pour l’instant pas permis d’établir qu’elles se connaissaient toutes, le ministère public indique qu'”un lien” existe entre elles et le lieu de découverte des corps, non loin “d’un local technique abandonné fréquenté par des SDF”.Toutes ont progressivement été identifiées par comparaison ADN. Deux des victimes, elles-mêmes sans-abri et disparues depuis fin juillet, un Algérien de 21 ans et un Tunisien de 26 ans, fréquentaient “régulièrement les abords” de l’endroit, explique le parquet. Le premier corps identifié, un Français de 48 ans résident à Créteil disparu depuis le 11 août, “pouvait fréquenter les abords du lieu de découverte des corps, connus pour être un lieu de rencontres homosexuelles éphémères”.Sur un site dédié au “cruising”, nom qualifiant ces rencontres, un interlocuteur évoque sous couvert d’anonymat les alentours de la gare RER de la commune val-de-marnaise “le long des berges de la Seine” comme un endroit “intéressant”.La dernière victime, un Algérien de 21 ans domicilié à Choisy-le-Roi, avait disparu depuis le 7 août. Deux des corps retrouvés présentent des lésions “évocatrices d’une strangulation”, un troisième une “trace suspecte dont l’origine ne pouvait pas être déterminée”. Des examens complémentaires sont en cours pour déterminer la cause du décès des deux hommes. 

Espagne: le désarroi des personnes âgées face aux incendies

“Leur plus grande peur” était que tout ce qu’ils possèdent “puisse brûler” raconte à l’AFP la maire de Benavente, Beatriz Asensio, à propos des nombreuses personnes âgées qui se sont réfugiées dans sa ville, dans le nord-est de l’Espagne, face aux incendies qui ont principalement ravagé les zones rurales où vit une population vieillissante.   Beatriz Asensio déambule attentivement dans ce refuge improvisé dans la province de Zamora, où la majorité des personnes âgées font passer le temps en bavardant, en regardant des films ou en jouant aux dominos ou aux cartes. Zamora, qui appartient à la région de Castille-et-Léon, est la province espagnole qui compte la plus forte proportion de personnes âgées de plus de 80 ans (12,29 % de la population), suivie de près par celle de Ourense (12,14 %) en Galice, selon les données de l’Institut national de statistique.Ce sont également les deux provinces les plus touchées par les incendies qui ont ravagé l’Espagne en août et qui sont sur le point d’être maîtrisés, coûtant la vie à quatre personnes et ravageant plus de 350.000 hectares.  “Dans la province de Zamora, nous avons une population très âgée. Beaucoup d’entre eux vivent seuls, parfois démunis”, explique à l’AFP Jesús José González Tejada, chef des opérations de la Garde civile de Zamora, qui a été en charge des évacuations.”Ce sont des moments où il faut les accompagner : +s’il vous plaît, emportez vos médicaments, ce dont vous pourriez avoir besoin, votre téléphone portable pour prévenir votre famille, n’oubliez pas le chargeur c’est important+”, raconte-t-il.    – “Repartir à zéro n’aurait pas de sens” -En plus de ces attentions nécessaires, les personnes âgées sont habitées par la crainte d’une perte irréparable et d’une reconstruction impossible, en raison de leur âge et de leur situation financière.Amelia Bueno, 79 ans, originaire d’Asturies, également dans le nord du pays, passe depuis trois décennies ses vacances dans le village de Ribadelago Nuevo, qui a aussi été évacué, et elle n’envisage pas de changer ses plans.”Cela fait 32 ans que je viens en vacances dans la zone de Sanabria. Qu’on ne m’en prive pas et qu’on ne m’envoie pas ailleurs”, lance-t-elle à l’AFP.Avec résignation, elle accepte néanmoins la situation actuelle. “Ce qui compte, c’est que personne ne soit blessé. Et que nous allions bien et que nous soyons accompagnés alors que nous vivons la chose la plus difficile qui puisse nous arriver”, souligne-t-elle.Comme beaucoup d’habitants des environs, Pedro Fernández, 85 ans, est parti vivre dans sa jeunesse à Barcelone pour travailler, conservant la maison de ses parents à Vigo de Sanabria, où il se rendait pour les vacances. “Repartir à zéro à mon âge n’aurait aucun sens”, confie-t-il à l’AFP.   “J’ai eu très peur pour ma maison” admet l’octogénaire. “C’est une maison héritée de mon père, et si elle était détruite, je ne pourrais plus la récupérer. Aujourd’hui reconstruire une telle maison coûterait une véritable fortune”.  M.Fernández et ses voisins évacués de Vigo de Sanabria ont finalement pu retourner chez eux vendredi. Leurs habitations n’ont pas été endommagées, contrairement à celle d’autres villages moins chanceux, où les flammes ont dévoré sur leur passage de nombreux souvenirs.  

Foot: poussé dehors par l’OM, l’Anglais Jonathan Rowe rejoint Bologne (officiel)

Une semaine après son altercation avec son coéquipier Adrien Rabiot, l’attaquant anglais Jonathan Rowe s’est engagé avec Bologne, en Italie, a annoncé dimanche l’Olympique de Marseille.Arrivé il y a un an à Marseille, l’international espoirs (22 ans) “portera en 2025-2026 les couleurs du club italien”, a indiqué le club phocéen dans un communiqué, en lui souhaitant “une pleine réussite pour la suite de son parcours”.L’attaquant anglais a disputé 30 matches avec l’OM la saison dernière, inscrivant trois buts et délivrant quatre passes décisives.Ce transfert, pour lequel ni la durée ni le montant n’ont été divulgués, a été confirmé par Bologne, qui évolue en Série A.D’après les médias italiens et le quotidien régional La Provence, il s’agit d’un contrat de quatre ans et le montant du transfert avoisine 19,5 millions d’euros.Dans un message d’adieu posté sur son compte instagram, le joueur a exprimé ses remerciements aux Marseillais, sans allusion explicite à ses récents déboires.”Cela a été une montagne russe d’émotions, mais je tiens à vous remercier sincèrement pour la foi et le soutien que vous avez eus en moi tout au long du chemin”, a-t-il écrit, en français.”Je ne veux pas entrer dans trop de détails. Je veux me concentrer sur les remerciements aux joueurs, aux entraîneurs et au personnel de l’arrière-salle de m’avoir poussé jour après jour à me battre pour le badge (l’écusson, ndlr), a-t-il ajouté. “Bonne chance mon frère”, a notamment répondu un autre anglais de l’effectif olympien, Mason Greenwood.Déjà sur le départ, Jonathan Rowe avait été officiellement écarté par le club marseillais après la bagarre qui l’a opposé à son coéquipier international français Adrien Rabiot le 15 août, dans le vestiaire, juste après la défaite (1-0) à Rennes, en ouverture de la saison de L1.Le président du club phocéen Pablo Longoria avait par la suite dénoncé auprès de l’AFP “un événement d’une gravité et d’une violence extrême, quelque chose d’inouï”, justifiant le choix de placer les deux joueurs sur la liste des transferts.Si la mesure a été décrite comme irrévocable par les dirigeants de l’OM, l’entraîneur Roberto De Zerbi a ouvert la porte à une réconciliation avec Adrien Rabiot samedi, après la victoire (5-2) contre le Paris FC, en espérant qu’il y ait “les conditions pour réparer les choses”.

L’émissaire américain Keith Kellogg en Ukraine pour le jour de son indépendance

L’émissaire américain Keith Kellogg pour l’Ukraine est à Kiev dimanche où il a assisté à la célébration du Jour de l’Indépendance ukrainienne, alors que les efforts diplomatiques sous l’égide américaine pour régler le conflit semble s’enliser.”Aujourd’hui, le représentant spécial du président Trump, le général Keith Kellogg, est en Ukraine”, a déclaré le dirigeant ukrainien Volodymyr Zelensky aux côtés du Premier ministre canadien Mark Carney, sous le regard de l’émissaire américain dans la délégation américaine.M. Kellogg s’est vu décerné l’Ordre du mérite par le dirigeant ukrainien, lors d’une cérémonie pour célébrer les 34 ans de l’indépendance de l’Ukraine, en présence de M. Carney et d’autres officiels occidentaux.”Ensemble, les Ukrainiens et nos partenaires, nous nous efforçons de pousser la Russie à la paix”, a déclaré le dirigeant Zelensky durant cette cérémonie.Au même moment, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a accusé les pays occidentaux de “chercher un prétexte pour empêcher les négociations” de paix, dans une interview à la chaîne de télévision publique Rossia diffusée sur Telegram.Il a également dénoncé la position du président ukrainien Volodymyr Zelensky qui, selon lui, “s’entête, pose des conditions, réclame — coûte que coûte — une rencontre immédiate” avec son homologue russe Vladimir Poutine.Malgré les efforts de médiations lancés par le président Donald Trump, dont un sommet mi août avec son homologue russe, puis la réception à la Maison Blanche de M. Zelensky et ses alliés européens, les positions des deux camps semblent irréconciliables.Moscou et Kiev s’accusent respectivement de bloquer l’organisation d’une éventuelle réunion entre leurs dirigeants.- “Plus jamais contrainte” -Dans la nuit de samedi à dimanche, l’Ukraine a lancé une série d’attaques aux drones sur le territoire russe, provoquant des incendies dans une centrale nucléaire et un terminal pétrolier russe.”Voici comment l’Ukraine réagit lorsque ses appels à la paix sont ignorés”, avait déclaré le président Volodymyr Zelensky, illustrant l’enlisement des pourparlers de paix.L’un des drones “a explosé et endommagé un transformateur auxiliaire” sur le terrain de la centrale nucléaire située dans la région russe frontalière de Koursk, a annoncé son opérateur sur son compte Telegram.”Le niveau de radiation sur le site industriel de la centrale nucléaire de Koursk et dans les environs n’a pas changé et correspond aux niveaux normaux”, selon la même source.Sur la côte de la Baltique, l’interception de 10 drones sur le port d’Oust-Louga, près de Saint-Pétersbourg, a provoqué un incendie dans un terminal pétrolier du groupe russe Novatek, a indiqué le gouverneur régional Alexandre Drozdenko sur Telegram.Les services de sécurité ukrainiens et les forces spéciales ukrainiennes ont revendiqué cette frappe assurant avoir touché le complexe du “plus grand producteur de gaz liquéfié de Russie”.L’Ukraine “ne sera plus jamais contrainte dans l’histoire à endurer la honte que les Russes appellent un +compromis+”, a martelé Volodymyr Zelensky, insistant sur le fait que Kiev avait besoin “d’une paix juste”.La Norvège a, elle, annoncé dimanche le financement à hauteur de 7 milliards de couronnes – environ 600 millions d’euros – de la fourniture de deux systèmes Patriot américains à l’Ukraine, en collaboration avec l’Allemagne.  Ces systèmes de défenses aériennes sont primordiaux pour l’Ukraine qui tente de défendre son ciel contre des bombardements russes quasi quotidiens depuis plus de trois ans de guerre.- Avancées russes -Sur le front, Moscou a accru ses gains territoriaux ces derniers mois face à des forces ukrainiennes moins nombreuses et moins bien équipées.Elle a revendiqué samedi la prise de deux villages dans la région de Donetsk (est), progressant notamment vers la ville de Kostyantynivka, bastion important sur la route de Kramatorsk, un point important pour la logistique ukrainienne.Ce jour de l’Indépendance a un “goût de sueur et de sang”, a expliqué samedi à l’AFP Dobriï, médecin de combat, au milieu de la fumée d’une formation tactique non loin du front de l’Est.”Je suis un patriote dans l’âme, mais quand le Jour de l’Indépendance est devenu un jour de combat, le sentiment est un peu différent”, regrette-t-il.Alors que l’Ukraine est quotidiennement bombardée, une femme de 47 ans est morte dimanche matin dans une frappe de drone russe dans la région de Dnipropetrovsk (est), selon le gouverneur régional.Lors de cette attaque, la Russie a lancé 72 drones de type Shahed et divers types de leurres ainsi qu’un missile balistique, ont indiqué les forces aériennes ukrainiennes, qui ont enregistré “les impacts de 24 drones et d’un missile (…) à 10 endroits”.Alors que Moscou et Kiev s’accusent respectivement de bloquer l’organisation d’une éventuelle réunion avec son homologue russe, Donald Trump a annoncé vendredi se donner “deux semaines” pour décider de sa ligne concernant ce conflit.

L’émissaire américain Keith Kellogg en Ukraine pour le jour de son indépendance

L’émissaire américain Keith Kellogg pour l’Ukraine est à Kiev dimanche où il a assisté à la célébration du Jour de l’Indépendance ukrainienne, alors que les efforts diplomatiques sous l’égide américaine pour régler le conflit semble s’enliser.”Aujourd’hui, le représentant spécial du président Trump, le général Keith Kellogg, est en Ukraine”, a déclaré le dirigeant ukrainien Volodymyr Zelensky aux côtés du Premier ministre canadien Mark Carney, sous le regard de l’émissaire américain dans la délégation américaine.M. Kellogg s’est vu décerné l’Ordre du mérite par le dirigeant ukrainien, lors d’une cérémonie pour célébrer les 34 ans de l’indépendance de l’Ukraine, en présence de M. Carney et d’autres officiels occidentaux.”Ensemble, les Ukrainiens et nos partenaires, nous nous efforçons de pousser la Russie à la paix”, a déclaré le dirigeant Zelensky durant cette cérémonie.Au même moment, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a accusé les pays occidentaux de “chercher un prétexte pour empêcher les négociations” de paix, dans une interview à la chaîne de télévision publique Rossia diffusée sur Telegram.Il a également dénoncé la position du président ukrainien Volodymyr Zelensky qui, selon lui, “s’entête, pose des conditions, réclame — coûte que coûte — une rencontre immédiate” avec son homologue russe Vladimir Poutine.Malgré les efforts de médiations lancés par le président Donald Trump, dont un sommet mi août avec son homologue russe, puis la réception à la Maison Blanche de M. Zelensky et ses alliés européens, les positions des deux camps semblent irréconciliables.Moscou et Kiev s’accusent respectivement de bloquer l’organisation d’une éventuelle réunion entre leurs dirigeants.- “Plus jamais contrainte” -Dans la nuit de samedi à dimanche, l’Ukraine a lancé une série d’attaques aux drones sur le territoire russe, provoquant des incendies dans une centrale nucléaire et un terminal pétrolier russe.”Voici comment l’Ukraine réagit lorsque ses appels à la paix sont ignorés”, avait déclaré le président Volodymyr Zelensky, illustrant l’enlisement des pourparlers de paix.L’un des drones “a explosé et endommagé un transformateur auxiliaire” sur le terrain de la centrale nucléaire située dans la région russe frontalière de Koursk, a annoncé son opérateur sur son compte Telegram.”Le niveau de radiation sur le site industriel de la centrale nucléaire de Koursk et dans les environs n’a pas changé et correspond aux niveaux normaux”, selon la même source.Sur la côte de la Baltique, l’interception de 10 drones sur le port d’Oust-Louga, près de Saint-Pétersbourg, a provoqué un incendie dans un terminal pétrolier du groupe russe Novatek, a indiqué le gouverneur régional Alexandre Drozdenko sur Telegram.Les services de sécurité ukrainiens et les forces spéciales ukrainiennes ont revendiqué cette frappe assurant avoir touché le complexe du “plus grand producteur de gaz liquéfié de Russie”.L’Ukraine “ne sera plus jamais contrainte dans l’histoire à endurer la honte que les Russes appellent un +compromis+”, a martelé Volodymyr Zelensky, insistant sur le fait que Kiev avait besoin “d’une paix juste”.La Norvège a, elle, annoncé dimanche le financement à hauteur de 7 milliards de couronnes – environ 600 millions d’euros – de la fourniture de deux systèmes Patriot américains à l’Ukraine, en collaboration avec l’Allemagne.  Ces systèmes de défenses aériennes sont primordiaux pour l’Ukraine qui tente de défendre son ciel contre des bombardements russes quasi quotidiens depuis plus de trois ans de guerre.- Avancées russes -Sur le front, Moscou a accru ses gains territoriaux ces derniers mois face à des forces ukrainiennes moins nombreuses et moins bien équipées.Elle a revendiqué samedi la prise de deux villages dans la région de Donetsk (est), progressant notamment vers la ville de Kostyantynivka, bastion important sur la route de Kramatorsk, un point important pour la logistique ukrainienne.Ce jour de l’Indépendance a un “goût de sueur et de sang”, a expliqué samedi à l’AFP Dobriï, médecin de combat, au milieu de la fumée d’une formation tactique non loin du front de l’Est.”Je suis un patriote dans l’âme, mais quand le Jour de l’Indépendance est devenu un jour de combat, le sentiment est un peu différent”, regrette-t-il.Alors que l’Ukraine est quotidiennement bombardée, une femme de 47 ans est morte dimanche matin dans une frappe de drone russe dans la région de Dnipropetrovsk (est), selon le gouverneur régional.Lors de cette attaque, la Russie a lancé 72 drones de type Shahed et divers types de leurres ainsi qu’un missile balistique, ont indiqué les forces aériennes ukrainiennes, qui ont enregistré “les impacts de 24 drones et d’un missile (…) à 10 endroits”.Alors que Moscou et Kiev s’accusent respectivement de bloquer l’organisation d’une éventuelle réunion avec son homologue russe, Donald Trump a annoncé vendredi se donner “deux semaines” pour décider de sa ligne concernant ce conflit.

LFI déposera une proposition de loi pour abroger la loi Duplomb

La France insoumise déposera dans sa prochaine “niche” parlementaire à l’Assemblée nationale une proposition de loi pour abroger l’ensemble de la loi Duplomb sur l’agriculture, après la censure partielle par le Conseil constitutionnel de sa disposition la plus contestée sur un pesticide, a annoncé dimanche Mathilde Panot.”Le groupe parlementaire insoumis déposera dans sa niche parlementaire une loi d’abrogation totale de la loi Duplomb”, a déclaré la cheffe des députés LFI, lors d’un discours aux universités d’été du mouvement de gauche radicale.”Grâce à la mobilisation exceptionnelle qu’il y a eu pendant l’été, grâce au recours que nous, Insoumis, avons déposé au Conseil constitutionnel, nous avons gagné une première victoire”, a-t-elle lancé.Mais “il ne reste absolument que des horreurs dans cette loi”, a estimé la députée du Val-de-Marne, accusant cette dernière de “favoriser les fermes-usines (…) et les mégabassines”. “Entre les intérêts de l’argent et la survie de l’espèce humaine, il faut choisir. Et nous avons choisi”, a-t-elle encore dit. La prochaine “niche” parlementaire de La France insoumise, journée au cours de laquelle un groupe fixe l’ordre du jour à l’Assemblée, sera le 27 novembre. La loi Duplomb destinée à lever les contraintes pesant sur le métier d’agriculteur, adoptée au Parlement début juillet avec le soutien des macronistes, de LR et l’extrême droite, a fait l’objet d’un vaste mouvement de protestation, y compris au sein du monde scientifique. Une pétition réclamant son abrogation a réuni plus de 2,1 millions de signatures sur le site de l’Assemblée nationale, du jamais vu, permettant la tenue d’un futur débat, essentiellement symbolique, à l’Assemblée.Le 7 août, le Conseil constitutionnel a censuré la disposition la plus contestée de la loi Duplomb, qui prévoyait la réintroduction sous conditions d’un pesticide interdit de la famille des néonicotinoïdes.La semaine suivante, Emmanuel Macron a promulgué la loi, en écartant la possibilité de demander une nouvelle délibération du Parlement.