Trump reçoit le président nationaliste polonais avec des égards particuliers

Donald Trump a reçu mercredi avec des égards particuliers le nouveau président polonais Karol Nawrocki, un nationaliste à la rhétorique décliniste très proche de la sienne.La guerre en Ukraine devrait dominer la rencontre, alors que les efforts de médiation de Donald Trump restent pour l’instant vains.Fait rarissime, des avions de combat ont survolé la Maison Blanche sous le regard des deux dirigeants, peu après l’arrivée du chef d’Etat polonais.Le survol se voulait un hommage à un pilote de l’armée de l’air polonaise ayant trouvé la mort le 28 août lorsque le F-16 qu’il pilotait s’est écrasé lors des préparatifs d’un show aérien en Pologne.Cette démonstration aérienne “illustre la relation spéciale entre nos deux pays”, a commenté la porte-parole adjointe de la Maison Blanche, Anna Kelly, auprès de l’AFP.Karol Nawrocki et Donald Trump s’étaient déjà rencontrés brièvement en mai, pendant que le premier était encore en campagne.L’historien polonais, admirateur déclaré du milliardaire de 79 ans, avait assisté à un événement religieux à la Maison Blanche.Il avait aussi posé avec le président américain dans le Bureau ovale, une marque de faveur inhabituelle, soulignant le soutien de Donald Trump à sa candidature.Le nouveau chef d’Etat polonais, investi le 6 août, a promis de combattre le “déclin” de son pays et de faire passer “les Polonais d’abord”, des mots d’ordre très proches de ceux utilisés par Donald Trump pendant sa propre campagne.Lors de son investiture, Karol Nawrocki avait souligné l’importance de l’alliance de la Pologne avec les Etats-Unis et promis que son pays jouerait un rôle actif dans l’Otan mais sans évoquer l’Ukraine.Il est extrêmement critique de l’actuel gouvernement pro-européen polonais, dirigé par le centriste Donald Tusk et qui détient l’essentiel des pouvoirs exécutifs.Le président a toutefois un pouvoir de veto, et Karol Nawrocki l’a utilisé très récemment pour bloquer un projet de loi prolongeant la protection et les aides aux réfugiés ukrainiens vivant en Pologne.Si les présidents polonais et américain sont sur la même longueur d’onde idéologique, leurs intérêts stratégiques pourraient toutefois diverger un peu.Varsovie souhaite que les Etats-Unis maintiennent une présence militaire forte en Pologne, qui a par ailleurs été un solide soutien de l’Ukraine depuis l’invasion par la Russie, en février 2022.Donald Trump entend lui conditionner tout soutien militaire américain à des efforts financiers ou commerciaux des pays concernés.Il refuse pour sa part d’attribuer la responsabilité de la guerre en Ukraine à la Russie.Les tentatives de médiation du président américain n’ont jusqu’ici rien donné. En particulier, son projet de réunir le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le président russe Vladimir Poutine autour d’une même table est pour l’heure bloqué.

Les Bourses européennes terminent dans le vert

Les Bourses européennes ont terminé dans le vert mercredi, portées par la dynamique de la tech et les espoirs de baisse des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed) qui éclipsent les craintes des investisseurs sur la soutenabilité des dettes publiques.Paris a pris 0,86%, Francfort 0,46% et Londres 0,67%. Milan a gagné 0,14%.

At least 21,000 children disabled in Gaza war: UN committee

At least 21,000 children in Gaza have been disabled since the war between Israel and Hamas began on October 7, 2023, a United Nations committee said Wednesday.Around 40,500 children have suffered “new war-related injuries” in the nearly two years since the war erupted, with more than half of them left disabled, said the UN Committee on the Rights of Persons with Disabilities.Reviewing the situation in the Palestinian territories, it said Israeli evacuation orders during the army’s offensive in Gaza were “often inaccessible” to people with hearing or visual impairments, “rendering evacuation impossible”.At a news conference, committee member Muhannad Al-Azzeh cited the example of a deaf mother in Rafah killed alongside her children, unaware of instructions to evacuate.”Reports also described people with disabilities being forced to flee in unsafe and undignified conditions, such as crawling through sand or mud without mobility assistance,” the committee said.Restrictions on humanitarian aid being brought into the Gaza Strip were disproportionately impacting the disabled, said the committee.”People with disabilities faced severe disruptions in assistance, leaving many without food, clean water, or sanitation and dependent on others for survival,” it said.- Gaza aid restrictions -The decision to centralise aid distribution in Gaza has also made it far more difficult for the disabled to access desperately needed assistance, the committee warned.While the new private US- and Israel-backed Gaza Humanitarian Foundation has four distribution points across the territory, the UN system it has largely replaced had about 400.”We can’t expect children with disabilities… to be able to run and go to the (aid) points,” said Azzeh.”This is why one of our main recommendations is that children with disabilities must be reached out to,” as a high priority for humanitarian aid, he said.Physical obstacles, such as war debris and the loss of mobility aids under the rubble, have also prevented people from reaching the relocated aid points.The committee said 83 percent of disabled people had lost their assistive devices, with most unable to afford alternatives such as donkey carts.It voiced concern that devices like wheelchairs, walkers, canes, splints and prosthetics were considered “dual-use items” by the Israeli authorities and were therefore not included in aid shipments.The committee called for the delivery of “massive humanitarian aid to persons with disabilities” affected by the war.It said it had been informed of at least 157,114 people sustaining injuries, with over 25 percent at risk of life-long impairments, between October 7, 2023 and August 21 this year.There were “at least 21,000 children with disabilities in Gaza as a result of impairments, acquired since October 7, 2023”, it said.The committee urged Israel to adopt specific measures for protecting children with disabilities from attacks, and implement evacuation protocols that take into account persons with disabilities.Israel should ensure disabled people are “allowed to return safely to their homes and are assisted in doing so”, it added.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Gel, grêle, canicules: une saison en enfer pour l’agriculture turque

“On a eu d’abord le gel, qui a ruiné les fleurs. Puis la grêle, quand les fruits étaient à peine naissants”, grimace Aleaddin Cogal, producteur de citrons. Ensuite “un soleil tellement brûlant qu’il les a cuits”.L’agriculteur de 42 ans énumère la succession de catastrophes climatiques qui ont frappé cette année la région d’Adana, dans le sud de la Turquie, l’une des zones agricoles les plus fertiles du pays.”On a perdu près de 40% de nos récoltes avec ces trois désastres”, assure-t-il en désignant ses arbres chargés de fruits vert pâle, leur peau fendue ou couverte de vilaines cloques brunes dues aux envolées torrides de l’été.”C’est comme si un incendie avait ravagé la récolte. Je n’ai jamais vécu de journées comme celles-ci”, renchérit Kemal Siga, ouvrier agricole.La Turquie a subi une multiplication de phénomènes météorologiques extrêmes, effets du réchauffement climatique qui s’accélère, selon les experts, dont les communautés agricoles ont été les premières victimes. Les épisodes de gel ont porté un coup dur aux vergers de citronniers, particulièrement sensibles au froid, dont la vallée de Cukurova, près d’Adana, assure 40% de la production turque, selon Mehmet Akin Dogan, directeur de la chambre d’agriculture locale.”Cukurova est l’une des principales régions agricoles de Turquie et contribue à sa production et à sa sécurité alimentaires. Mais les effets du changement climatique commencent à menacer nos activités”, explique-t-il à l’AFP.- Gelées et chaleurs intenses -“Nous avons subi des gelées et des vagues de chaleur comme jamais auparavant”, déplore Mehmet Akin Dogan.Fin février, le mercure a chuté à -8°C, puis de nouveau en avril, rappelle le responsable, qui évoque également la grêle et même des tornades.Début août, à l’inverse, Adana a connu “la journée la plus chaude depuis 95 ans”, avec une température record de 47,5°C, poursuit-il. “La seule chose qui nous a manquée, c’est une chute de météorite!” “Les effets du changement climatique sont visibles, les agriculteurs ne savent plus quoi faire”, insiste-t-il, en espérant un “soutien urgent du gouvernement”.Selon le relevé mensuel de la météo nationale (MGM), la température moyenne en juillet en Turquie (26,9°C) a dépassé de 1,9°C la moyenne de la période 1991-2020 (25°C). Au 8 août, les précipitations étaient à 80% des niveaux habituels autour de la mer Egée et même 95% à Marmara (sud-ouest), où elles ont atteint leur niveau le plus bas en 65 ans.Un record de 50,5°C a été relevé fin juillet à Silopi (sud-est).Cette météo hors norme a affecté d’importantes cultures d’exportations pour la Turquie, comme les abricots, les pommes, les figues ou les noisettes (70% de la production mondiale), qui fournissent le géant italien Ferrero pour sa pâte à tartiner, fauchées par le gel d’avril.Le ministre de l’Agriculture, Ibrahim Yumakli, a évoqué 2,3 milliards de livres turques de dégâts (48 millions d’euros) pour les noisetiers.- “Pire que le séisme” -“Je fais de l’abricot depuis 40 ans, je n’ai jamais rien vu de tel. Les gens n’essaient plus de sauver leur récolte mais leurs arbres”, confiait au printemps Orhan Karaca, directeur de la chambre d’agriculture de Malatya, en Anatolie orientale (est). “Pire que les ravages causés par le séisme” de 2023, avançait-il.Selon le président turc Recep Tayyip Erdogan, les pertes agricoles s’élèvent au total à 23 milliards de livres turques (480 millions d’euros) pour les 50.000 agriculteurs assurés. Il a promis une aide de l’Etat aux 420.000 sans aucune couverture, de plus en plus nombreux alors que leurs revenus s’effondrent.Les citrons risquent d’être “une denrée rare cet hiver” avec des prix déjà élevés qui vont encore augmenter, avertit Aleaddin Cogal. “Ici à Cukurova, on les paye déjà plus cher qu’en Finlande”, jure-t-il. “Trois euros le kilo, là-bas c’est deux.””C’est une perte pour notre pays. J’allais exporter, ç’aurait rapporté de l’argent. Mais avec le réchauffement qui embrouille le climat, ça n’arrivera pas”, s’émeut-il. 

Gel, grêle, canicules: une saison en enfer pour l’agriculture turque

“On a eu d’abord le gel, qui a ruiné les fleurs. Puis la grêle, quand les fruits étaient à peine naissants”, grimace Aleaddin Cogal, producteur de citrons. Ensuite “un soleil tellement brûlant qu’il les a cuits”.L’agriculteur de 42 ans énumère la succession de catastrophes climatiques qui ont frappé cette année la région d’Adana, dans le sud de la Turquie, l’une des zones agricoles les plus fertiles du pays.”On a perdu près de 40% de nos récoltes avec ces trois désastres”, assure-t-il en désignant ses arbres chargés de fruits vert pâle, leur peau fendue ou couverte de vilaines cloques brunes dues aux envolées torrides de l’été.”C’est comme si un incendie avait ravagé la récolte. Je n’ai jamais vécu de journées comme celles-ci”, renchérit Kemal Siga, ouvrier agricole.La Turquie a subi une multiplication de phénomènes météorologiques extrêmes, effets du réchauffement climatique qui s’accélère, selon les experts, dont les communautés agricoles ont été les premières victimes. Les épisodes de gel ont porté un coup dur aux vergers de citronniers, particulièrement sensibles au froid, dont la vallée de Cukurova, près d’Adana, assure 40% de la production turque, selon Mehmet Akin Dogan, directeur de la chambre d’agriculture locale.”Cukurova est l’une des principales régions agricoles de Turquie et contribue à sa production et à sa sécurité alimentaires. Mais les effets du changement climatique commencent à menacer nos activités”, explique-t-il à l’AFP.- Gelées et chaleurs intenses -“Nous avons subi des gelées et des vagues de chaleur comme jamais auparavant”, déplore Mehmet Akin Dogan.Fin février, le mercure a chuté à -8°C, puis de nouveau en avril, rappelle le responsable, qui évoque également la grêle et même des tornades.Début août, à l’inverse, Adana a connu “la journée la plus chaude depuis 95 ans”, avec une température record de 47,5°C, poursuit-il. “La seule chose qui nous a manquée, c’est une chute de météorite!” “Les effets du changement climatique sont visibles, les agriculteurs ne savent plus quoi faire”, insiste-t-il, en espérant un “soutien urgent du gouvernement”.Selon le relevé mensuel de la météo nationale (MGM), la température moyenne en juillet en Turquie (26,9°C) a dépassé de 1,9°C la moyenne de la période 1991-2020 (25°C). Au 8 août, les précipitations étaient à 80% des niveaux habituels autour de la mer Egée et même 95% à Marmara (sud-ouest), où elles ont atteint leur niveau le plus bas en 65 ans.Un record de 50,5°C a été relevé fin juillet à Silopi (sud-est).Cette météo hors norme a affecté d’importantes cultures d’exportations pour la Turquie, comme les abricots, les pommes, les figues ou les noisettes (70% de la production mondiale), qui fournissent le géant italien Ferrero pour sa pâte à tartiner, fauchées par le gel d’avril.Le ministre de l’Agriculture, Ibrahim Yumakli, a évoqué 2,3 milliards de livres turques de dégâts (48 millions d’euros) pour les noisetiers.- “Pire que le séisme” -“Je fais de l’abricot depuis 40 ans, je n’ai jamais rien vu de tel. Les gens n’essaient plus de sauver leur récolte mais leurs arbres”, confiait au printemps Orhan Karaca, directeur de la chambre d’agriculture de Malatya, en Anatolie orientale (est). “Pire que les ravages causés par le séisme” de 2023, avançait-il.Selon le président turc Recep Tayyip Erdogan, les pertes agricoles s’élèvent au total à 23 milliards de livres turques (480 millions d’euros) pour les 50.000 agriculteurs assurés. Il a promis une aide de l’Etat aux 420.000 sans aucune couverture, de plus en plus nombreux alors que leurs revenus s’effondrent.Les citrons risquent d’être “une denrée rare cet hiver” avec des prix déjà élevés qui vont encore augmenter, avertit Aleaddin Cogal. “Ici à Cukurova, on les paye déjà plus cher qu’en Finlande”, jure-t-il. “Trois euros le kilo, là-bas c’est deux.””C’est une perte pour notre pays. J’allais exporter, ç’aurait rapporté de l’argent. Mais avec le réchauffement qui embrouille le climat, ça n’arrivera pas”, s’émeut-il. 

Le gouverneur de la Banque d’Angleterre “très inquiet” des menaces sur l’indépendance de la Fed

Le gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoE) s’est dit mercredi “très inquiet” des menaces sur l’indépendance de la Réserve fédérale (Fed) face aux dernières pressions du président Donald Trump.”Il s’agit d’une situation très grave, et je suis très préoccupé”, a déclaré Andrew Bailey à une commission parlementaire au Trésor britannique, rejoignant les inquiétudes émises lundi par la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde.Le président américain tente actuellement de révoquer la gouverneure de la Fed Lisa Cook, accusée par le camp présidentiel d’avoir menti pour obtenir des emprunts immobiliers à des taux plus favorables. L’affaire est devant la justice américaine.Le départ de la responsable offrirait au chef de l’Etat la possibilité de nommer une nouvelle personnalité partageant ses idées.Donald Trump s’est également attaqué à plusieurs reprises au patron de la Fed, Jerome Powell, qui tarde selon lui à baisser les taux américains.La Fed est une “banque centrale de premier plan”, qui “s’est forgée une solide réputation d’indépendance et de capacité décisionnelle”, a rappelé le gouverneur de la BoE.Toucher à cette indépendance constitue selon lui “une voie très dangereuse”. “Je prends donc très au sérieux les menaces qui pèsent sur ce sujet”, a-t-il indiqué.Plus tôt cette semaine, la présidente de la BCE Christine Lagarde avait jugé qu’une prise de contrôle de la politique monétaire américaine par Donald Trump serait “un danger très sérieux” pour l’économie américaine et mondiale.Si la Fed a laissé ses taux inchangés en juillet dans une fourchette entre 4,25% et 4,50%, le marché estime qu’elle devrait les abaisser à l’issue de sa prochaine réunion des 16 et 17 septembre.De son côté, la BoE a réduit son taux directeur à 4% en août, à l’issue d’un vote serré, pour soutenir une économie à la peine.

La Chine est “inarrêtable”, dit le président Xi devant Poutine et Kim

Une image pour l’Histoire : le président chinois Xi Jinping, son homologue russe Vladimir Poutine et le leader nord-coréen Kim Jong Un ont assisté ensemble mercredi à Pékin à un gigantesque défilé aux allures de démonstration de force militaire et diplomatique de la part d’un pays “inarrêtable” selon son chef.Le président américain Donald Trump a répondu par le sarcasme tout en accusant Chine, Russie et Corée du Nord de “conspirer” contre les Etats-Unis. Et la cheffe de la diplomatie l’Union européenne Kaja Kallas a jugé que cette réunion était un “défi direct au système international basé sur des règles”.Les trois dirigeants, M. Xi au centre, ont suivi côte à côte assis au balcon de Tiananmen la parade grandiose célébrant la victoire contre le Japon et la fin de la Seconde Guerre mondiale il y a 80 ans. M. Xi les avait fait placer à ses côtés pour rejoindre la place Tiananmen sur le tapis rouge en tête du groupe des dirigeants.Ils ont vu la chorégraphie impeccable des soldats marchant au pas sous les drapeaux, et toute la gamme des armements air, sol, mer: drones sous-marins, chars, arme laser, avions et hélicoptères dessinant le chiffre 80 dans le ciel légèrement voilé.L’armée chinoise a aussi présenté pour la première fois de nouveaux missiles anti-navires et ce qui serait la dernière version de son colossal missile balistique intercontinental DF-5, le DF-5C, qui serait capable de transporter plusieurs têtes nucléaires en n’importe quel point de la Terre.Des milliers de participants ont entonné des chants patriotiques sur l’immense place pavoisée d’oriflammes rouges. M. Xi, debout dans sa voiture à toit ouvrant descendant l’avenue de la Paix éternelle, a passé les troupes en revue en répondant à leur salut martial.”La renaissance de la nation chinoise est inarrêtable et la noble cause de la paix et du développement de l’humanité triomphera assurément”, a-t-il proclamé dans un discours.Dans une période de tensions géopolitiques et de guerre commerciale, il a mis en garde: “L’humanité fait de nouveau face à un choix entre la paix ou la guerre, le dialogue ou la confrontation”. M. Xi a appelé à prévenir la réédition de “tragédies historiques” comme celle qui a vu mourir des millions de Chinois face aux troupes japonaises il y a plus de 80 ans.Il s’est gardé de toute référence explicite aux Etats-Unis ou aux sujets de discorde comme Taïwan ou les droits de douanes.- “Aucune considération négative” -Aucun dirigeant occidental de premier plan ne se trouvait dans l’assistance.La présence de Kim Jong Un en compagnie de ses deux puissants voisins était une première.Jamais depuis son accession au pouvoir fin 2011 le dirigeant nord-coréen, qui limite les sorties hors de son pays reclus et soumis à de lourdes sanctions occidentales, ne s’est montré dans une telle réunion de dirigeants étrangers.”Que le président Xi et le merveilleux peuple chinois passent une excellente journée de célébrations”, a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.”Veuillez transmettre mes salutations les plus chaleureuses à Vladimir Poutine et Kim Jong Un pendant que vous conspirez contre les Etats-Unis d’Amérique”, a-t-il ajouté.”Le président américain ne manque pas de sens de l’humour. Nous nous connaissons bien. Nous entretenons une bonne relation et nous appelons par notre prénom (…). Au cours de ces quatre jours, personne n’a émis la moindre considération négative à l’égard de l’actuelle administration américaine”, a répondu Vladimir Poutine lors d’une conférence de presse.La journée marquait le point d’orgue d’une séquence au cours de laquelle la Chine a également accueilli lundi un sommet régional réunissant les dirigeants d’une vingtaine de pays eurasiatiques.- “Traité avec respect” -Malgré les pressions américaines, la Chine montre qu’elle “possède la faculté de rassembler et l’influence politique pour réunir Poutine et Kim”, relève Lam Peng Er, chercheur à la National University de Singapour.La Chine a tenu tête aux droits de douane infligés à ses produits par les Etats-Unis après le retour de M. Trump à la Maison Blanche. En Chine depuis dimanche, Vladimir Poutine a affiché son entente avec M. Xi. Il n’a montré aucun signe de céder aux pressions de Donald Trump pour un arrêt des combats en Ukraine, malgré leur rencontre le 15 août en Alaska.”Tous les groupements des forces armées russes sont à l’offensive” dans tous les secteurs du front et Moscou atteindra ses objectifs en Ukraine par la voie militaire si les négociations avec Kiev échouent, a averti M. Poutine depuis Pékin. Quant à la Corée du Nord, les trois rencontres que M. Trump avait eues avec M. Kim en 2018 et 2019, au cours de son premier mandat, pour enrayer la menace nucléaire nord-coréenne, sont également restées sans lendemain.En venant à Pékin, M. Kim “démontre aux Nord-Coréens et au monde qu’il a de puissants amis russes et chinois qui le traitent avec respect”, dit l’expert Lam Peng Er.La Corée du Nord a envoyé des milliers de soldats combattre avec les Russes. M. Poutine a remercié M. Kim pour ce qu’il a appelé sa participation “à la lutte contre le néonazisme contemporain”, lors d’un entretien bilatéral à Pékin.

La Chine est “inarrêtable”, dit le président Xi devant Poutine et Kim

Une image pour l’Histoire : le président chinois Xi Jinping, son homologue russe Vladimir Poutine et le leader nord-coréen Kim Jong Un ont assisté ensemble mercredi à Pékin à un gigantesque défilé aux allures de démonstration de force militaire et diplomatique de la part d’un pays “inarrêtable” selon son chef.Le président américain Donald Trump a répondu par le sarcasme tout en accusant Chine, Russie et Corée du Nord de “conspirer” contre les Etats-Unis. Et la cheffe de la diplomatie l’Union européenne Kaja Kallas a jugé que cette réunion était un “défi direct au système international basé sur des règles”.Les trois dirigeants, M. Xi au centre, ont suivi côte à côte assis au balcon de Tiananmen la parade grandiose célébrant la victoire contre le Japon et la fin de la Seconde Guerre mondiale il y a 80 ans. M. Xi les avait fait placer à ses côtés pour rejoindre la place Tiananmen sur le tapis rouge en tête du groupe des dirigeants.Ils ont vu la chorégraphie impeccable des soldats marchant au pas sous les drapeaux, et toute la gamme des armements air, sol, mer: drones sous-marins, chars, arme laser, avions et hélicoptères dessinant le chiffre 80 dans le ciel légèrement voilé.L’armée chinoise a aussi présenté pour la première fois de nouveaux missiles anti-navires et ce qui serait la dernière version de son colossal missile balistique intercontinental DF-5, le DF-5C, qui serait capable de transporter plusieurs têtes nucléaires en n’importe quel point de la Terre.Des milliers de participants ont entonné des chants patriotiques sur l’immense place pavoisée d’oriflammes rouges. M. Xi, debout dans sa voiture à toit ouvrant descendant l’avenue de la Paix éternelle, a passé les troupes en revue en répondant à leur salut martial.”La renaissance de la nation chinoise est inarrêtable et la noble cause de la paix et du développement de l’humanité triomphera assurément”, a-t-il proclamé dans un discours.Dans une période de tensions géopolitiques et de guerre commerciale, il a mis en garde: “L’humanité fait de nouveau face à un choix entre la paix ou la guerre, le dialogue ou la confrontation”. M. Xi a appelé à prévenir la réédition de “tragédies historiques” comme celle qui a vu mourir des millions de Chinois face aux troupes japonaises il y a plus de 80 ans.Il s’est gardé de toute référence explicite aux Etats-Unis ou aux sujets de discorde comme Taïwan ou les droits de douanes.- “Aucune considération négative” -Aucun dirigeant occidental de premier plan ne se trouvait dans l’assistance.La présence de Kim Jong Un en compagnie de ses deux puissants voisins était une première.Jamais depuis son accession au pouvoir fin 2011 le dirigeant nord-coréen, qui limite les sorties hors de son pays reclus et soumis à de lourdes sanctions occidentales, ne s’est montré dans une telle réunion de dirigeants étrangers.”Que le président Xi et le merveilleux peuple chinois passent une excellente journée de célébrations”, a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.”Veuillez transmettre mes salutations les plus chaleureuses à Vladimir Poutine et Kim Jong Un pendant que vous conspirez contre les Etats-Unis d’Amérique”, a-t-il ajouté.”Le président américain ne manque pas de sens de l’humour. Nous nous connaissons bien. Nous entretenons une bonne relation et nous appelons par notre prénom (…). Au cours de ces quatre jours, personne n’a émis la moindre considération négative à l’égard de l’actuelle administration américaine”, a répondu Vladimir Poutine lors d’une conférence de presse.La journée marquait le point d’orgue d’une séquence au cours de laquelle la Chine a également accueilli lundi un sommet régional réunissant les dirigeants d’une vingtaine de pays eurasiatiques.- “Traité avec respect” -Malgré les pressions américaines, la Chine montre qu’elle “possède la faculté de rassembler et l’influence politique pour réunir Poutine et Kim”, relève Lam Peng Er, chercheur à la National University de Singapour.La Chine a tenu tête aux droits de douane infligés à ses produits par les Etats-Unis après le retour de M. Trump à la Maison Blanche. En Chine depuis dimanche, Vladimir Poutine a affiché son entente avec M. Xi. Il n’a montré aucun signe de céder aux pressions de Donald Trump pour un arrêt des combats en Ukraine, malgré leur rencontre le 15 août en Alaska.”Tous les groupements des forces armées russes sont à l’offensive” dans tous les secteurs du front et Moscou atteindra ses objectifs en Ukraine par la voie militaire si les négociations avec Kiev échouent, a averti M. Poutine depuis Pékin. Quant à la Corée du Nord, les trois rencontres que M. Trump avait eues avec M. Kim en 2018 et 2019, au cours de son premier mandat, pour enrayer la menace nucléaire nord-coréenne, sont également restées sans lendemain.En venant à Pékin, M. Kim “démontre aux Nord-Coréens et au monde qu’il a de puissants amis russes et chinois qui le traitent avec respect”, dit l’expert Lam Peng Er.La Corée du Nord a envoyé des milliers de soldats combattre avec les Russes. M. Poutine a remercié M. Kim pour ce qu’il a appelé sa participation “à la lutte contre le néonazisme contemporain”, lors d’un entretien bilatéral à Pékin.