Trump eyes N.Korea meet as he ambushes S.Korea leader

US President Donald Trump said Monday he hoped again to meet North Korea’s leaders as he fired off an extraordinary attack against the South’s leader hours before opening talks with him.Trump, who met Kim Jong Un three times in his first term, hailed their relationship and that he knew him “better than anybody, almost, other than his sister.””Someday I’ll see him. I look forward to seeing him. He was very good with me,” Trump told reporters.Trump contended that North Korea has been firing fewer rockets since he returned to the White House on January 20.Trump has boasted that he has solved seven wars in as many months back in the job — a claim that is contested — but has been quiet on North Korea despite the unusually personal diplomacy during his 2017-2021 tenure.Trump once said that he and Kim “fell in love.” Their meetings reduced tensions but failed to produce a lasting agreement.Since then, Kim has forged a close relationship with Russia, including sending troops to fight against Ukraine, and has dug in on refusing any dismantlement of North Korea’s nuclear program.- ‘Purge or revolution’ -South Korea’s new President Lee Jae Myung is a progressive who supports dialogue with North Korea, a potential area in common with Trump.But hours before starting what he hoped would be a friendly first White House meeting, Trump took to social media to launch a surprise attack that was extraordinary even by the standards of the volatile US leader — who acknowledged he did not know if his claims were true.”WHAT IS GOING ON IN SOUTH KOREA? Seems like a Purge or Revolution. We can’t have that and do business there,” Trump posted on his Truth Social platform.He did not initially specify to what he was referring.Asked later by a reporter at the White House for clarification, Trump said: “Well, I heard that there were raids on churches over the last few days.””Very vicious raids on churches by the new government in South Korea, that they even went into our military base and got information. They probably shouldn’t have done that,” he said.”I heard bad things. I don’t know if it’s true or not. I’ll be finding out.”He said he looked forward to seeing Lee, but added: “We won’t stand for that.”Trump did not explain further but South Korea last month carried out raids on locations connected to the Unification Church, the religious movement often referred to by the derogatory term Moonies.Known for mass weddings, the church was founded by the late Sun Myung Moon, who was an avid supporter of conservative causes both in South Korea and the United States.The church, which has also come under fire in Japan, is under investigation for allegedly offering luxury items as part of lobbying efforts in Seoul.Prosecutors are investigating whether a shaman passed along a diamond necklace and designer handbag on behalf of the Unification Church to the wife of impeached former president Yoon Suk Yeol.South Korean prosecutors have also probed a far-right pastor accused of inciting a riot against a court that ordered the arrest of Yoon.Yoon, a conservative with close ties with the United States, was impeached after he briefly imposed martial law in December in a massive expansion of power in the face of a deadlock in parliament.His tactic was a throwback to South Korea’s earlier era of military rule and was swiftly reversed after an impromptu popular revolt.Trump has tested the limits of his own presidential authority, sending troops into both Washington and Los Angeles.It is not the first time Trump has stunned an unsuspecting foreign leader with a disputable claim.In May, Trump ambushed South African President Cyril Ramaphosa in a White House meeting by alleging a “genocide” against white farmers by the post-apartheid government, which denies any such campaign.

Même aux Etats-Unis, les voitures électriques sont plus écologiques

Même aux Etats-Unis où l’électricité est encore très carbonée, une voiture électrique émettra beaucoup moins de gaz à effet de serre sur tout son cycle de vie qu’une voiture thermique, ont calculé des chercheurs de l’université du Michigan dans une étude publiée lundi.Certes, la fabrication d’une voiture électrique, avec ses centaines de kilogrammes de batteries, émet plus de gaz à effet de serre que la fabrication d’une voiture thermique, ont noté les auteurs de l’étude: près de 12 tonnes d’équivalent CO2 pour un SUV moyen électrique contre moins de 8 pour son équivalent thermique.Mais cette surpollution est largement compensée ensuite lors de l’usage, le carburant d’une voiture thermique étant beaucoup plus polluant en termes d’émission de gaz à effet de serre que la production d’électricité d’une voiture électrique.Les chercheurs ont calculé qu’un SUV thermique de taille moyenne qui aura roulé pendant 15 ans sur une distance retenue d’environ 210.000 miles (337.000 km) sera à l’origine de l’émission de 84 tonnes d’équivalent CO2, contre 18 tonnes pour son équivalent électrique dans les mêmes conditions.En moyenne, un véhicule électrique avec une autonomie de 300 miles (482 kilomètres) sera à l’origine de 30% de moins d’émissions sur tout son cycle de vie qu’une voiture hybride rechargeable, autour de 60% de moins qu’une hybride non rechargeable et environ 70% de moins qu’un voiture à moteur thermique à essence.La chercheuse Elizabeth Smith et les autres auteurs de l’étude, publiée dans la revue “Environmental Science & Technology”, ont “été les premiers à démontrer que l’électrification amenait une réduction des émissions de gaz à effet de serre dans tous les comtés américains”, avancent-ils.Ainsi, même dans le comté d’Apache dans l’Arizona, “qui possède le réseau électrique le plus intensif en carbone”, un pick-up électrique émettra 40% moins de gaz à effet de serre sur tout son cycle de vie que son équivalent thermique.L’étude s’est appuyée sur un modèle statistique d’estimation des émissions de CO2 que les auteurs ont nourri avec des variables liées au profil du conducteur américain moyen ou encore à l’intensité carbone de l’électricité dans le pays.Les Etats-Unis, encore très dépendants du gaz et du charbon, ont une électricité en moyenne bien plus carbonée que dans beaucoup de pays européens.Sur les trois derniers mois, chaque kilowatt-heure d’électricité produite y a engendré 424 grammes d’équivalent CO2, contre 269 en Allemagne, 195 au Royaume-Uni, 36 en Norvège et 26 en France, selon les calculs du site franco-danois Electricity Maps.L’électrification des véhicules aux Etats-Unis est encore limitée: 2,7% des voitures en circulation sont électriques, selon des chiffres de 2024 de l’Agence internationale de l’énergie, contre 4,4% au sein de l’Union européenne et 11% en Chine.

Même aux Etats-Unis, les voitures électriques sont plus écologiques

Même aux Etats-Unis où l’électricité est encore très carbonée, une voiture électrique émettra beaucoup moins de gaz à effet de serre sur tout son cycle de vie qu’une voiture thermique, ont calculé des chercheurs de l’université du Michigan dans une étude publiée lundi.Certes, la fabrication d’une voiture électrique, avec ses centaines de kilogrammes de batteries, émet plus de gaz à effet de serre que la fabrication d’une voiture thermique, ont noté les auteurs de l’étude: près de 12 tonnes d’équivalent CO2 pour un SUV moyen électrique contre moins de 8 pour son équivalent thermique.Mais cette surpollution est largement compensée ensuite lors de l’usage, le carburant d’une voiture thermique étant beaucoup plus polluant en termes d’émission de gaz à effet de serre que la production d’électricité d’une voiture électrique.Les chercheurs ont calculé qu’un SUV thermique de taille moyenne qui aura roulé pendant 15 ans sur une distance retenue d’environ 210.000 miles (337.000 km) sera à l’origine de l’émission de 84 tonnes d’équivalent CO2, contre 18 tonnes pour son équivalent électrique dans les mêmes conditions.En moyenne, un véhicule électrique avec une autonomie de 300 miles (482 kilomètres) sera à l’origine de 30% de moins d’émissions sur tout son cycle de vie qu’une voiture hybride rechargeable, autour de 60% de moins qu’une hybride non rechargeable et environ 70% de moins qu’un voiture à moteur thermique à essence.La chercheuse Elizabeth Smith et les autres auteurs de l’étude, publiée dans la revue “Environmental Science & Technology”, ont “été les premiers à démontrer que l’électrification amenait une réduction des émissions de gaz à effet de serre dans tous les comtés américains”, avancent-ils.Ainsi, même dans le comté d’Apache dans l’Arizona, “qui possède le réseau électrique le plus intensif en carbone”, un pick-up électrique émettra 40% moins de gaz à effet de serre sur tout son cycle de vie que son équivalent thermique.L’étude s’est appuyée sur un modèle statistique d’estimation des émissions de CO2 que les auteurs ont nourri avec des variables liées au profil du conducteur américain moyen ou encore à l’intensité carbone de l’électricité dans le pays.Les Etats-Unis, encore très dépendants du gaz et du charbon, ont une électricité en moyenne bien plus carbonée que dans beaucoup de pays européens.Sur les trois derniers mois, chaque kilowatt-heure d’électricité produite y a engendré 424 grammes d’équivalent CO2, contre 269 en Allemagne, 195 au Royaume-Uni, 36 en Norvège et 26 en France, selon les calculs du site franco-danois Electricity Maps.L’électrification des véhicules aux Etats-Unis est encore limitée: 2,7% des voitures en circulation sont électriques, selon des chiffres de 2024 de l’Agence internationale de l’énergie, contre 4,4% au sein de l’Union européenne et 11% en Chine.

Trump advisor says US may take stakes in other firms after Intel

The US government could take stakes in other companies after doing so with chipmaker Intel, Donald Trump’s top economic advisor Kevin Hassett said Monday — with the president himself expressing hope to have more cases like it.Hassett, director of the National Economic Council, cited Trump’s plans for a sovereign wealth fund in a CNBC interview, saying “I’m sure that at some point there’ll be more transactions” in the semiconductor industry or others.He was responding to a question on whether a recently announced deal for the US government to take a 10-percent equity stake in Intel was the start of broader efforts towards similar moves in other industries that authorities have been funding.”I hope I’m going to have many more cases like it,” Trump told reporters separately. “There will be other cases. If I have that opportunity again, I would do that.”Under the agreement with Intel, the US government will receive 433.3 million shares of common stock, representing a 9.9-percent stake in the company, Intel said in an earlier statement.This amounts to an $8.9 billion investment, funded partially by $5.7 billion in grants awarded but not yet paid under the CHIPS and Science Act — a major law passed under former president Joe Biden, which Trump has criticized. The other portion comes from a different award.Hassett said Monday that “the federal government has been giving money away” to companies.He maintained that under potential deals like that with Intel, “these are going to be shares that don’t have voting rights,” adding that the government plans to stay out of how companies are run.- Company risks -Intel warned in a securities filing on Monday that the government’s equity stake could limit its ability to secure grants from government entities in the future — among other risks.It noted that the timing for receiving the funding, and its ability to fulfil conditions for the funds, “remain uncertain.”Intel additionally noted that its international business could be “adversely impacted” by the US government being a significant shareholder.Critics of the deal warn it could be bad for the company’s viability if politics are seen as driving business decisions.In February, shortly after Trump returned to the presidency, the White House published a plan for the world’s biggest economy to set up a sovereign wealth fund.A sovereign wealth fund is a state-owned investment fund that manages a country’s excess reserves, typically derived from natural resource revenues or trade surpluses, to generate long-term returns.For now, Hassett said the deal with Intel came out of “a very, very special circumstance because of the massive amount of CHIPS act spending that was coming Intel’s way.”

Congé menstruel: Strasbourg fait appel pour appliquer la mesure

La ville et la métropole de Strasbourg ont annoncé lundi avoir fait appel de la décision du tribunal administratif les empêchant d’instaurer un congé gynécologique pour leurs salariées.”Ce vendredi 22 août, la Ville et l’Eurométropole de Strasbourg ont conjointement fait appel du jugement prononcé par le Tribunal administratif de Strasbourg sur le dispositif expérimental de congé de santé gynécologique instauré depuis septembre 2024 au profit des agentes de la collectivité”, ont indiqué les deux collectivités dans un communiqué.Le tribunal administratif de Strasbourg, saisi par la préfecture du Bas-Rhin, a annulé fin juin cette mesure, estimant qu’elle ne pouvait pas être instituée par une collectivité, faute de cadre légal.”Le signal qui est envoyé aux femmes, c’est que leur corps n’est pas pris en compte, que leur santé et que leur souffrance n’est pas prise en compte”, a déclaré lors d’un point presse la maire (Les Ecologistes) de Strasbourg, Jeanne Barseghian. “J’ai l’impression que la vague réactionnaire qu’on connaît met à mal un certain nombre d’avancées qui sont portées par des collectivités comme Strasbourg, et donc nous faisons appel de cette décision.”La mesure retoquée permettait aux agentes souffrant de douleurs menstruelles, d’endométriose ou de symptômes de la ménopause de disposer de 13 jours annuels d’absence exceptionnelle, sur présentation d’un certificat médical.Plusieurs collectivités, majoritairement dirigées par la gauche, expérimentent une forme de congé menstruel, ciblant les règles douloureuses, ou gynécologique, qui englobe des pathologies plus larges.Parmi elles, la région Nouvelle-Aquitaine, la métropole de Lyon, la ville de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) ou plusieurs communes de la métropole grenobloise.Ces mesures sont souvent attaquées en justice par les préfectures, qui en contestent la légalité.Des propositions de loi visant à permettre aux collectivités de l’instaurer ont été rejetées en 2024 au parlement.”Nous, on est convaincus qu’on va dans le sens de l’histoire, et qu’avec nos parlementaires, nous allons pouvoir faire bouger la loi et on espère aussi que le recours participera de cette évolution”, a déclaré Jeanne Barseghian.”C’est pas beaucoup demander de juste pouvoir travailler sans être perclus de produits pour arrêter de souffrir et sans être perclus de douleurs. Pour n’importe quelle autre personne on trouverait ça normal. C’est normal pour tous, sauf pour les femmes”, a ajouté la députée (Les Ecologistes) du Bas-Rhin Sandra Regol.

Musk’s xAI sues Apple, OpenAI alleging antitrust violations

Elon Musk’s companies xAI and X filed a sweeping US antitrust lawsuit Monday against Apple and OpenAI, alleging the tech giants formed an illegal partnership to stifle competition in artificial intelligence and smartphone markets.The 61-page complaint, filed in federal court in Texas, accuses Apple and OpenAI of entering an exclusive deal that makes OpenAI’s ChatGPT the only generative AI chatbot integrated into Apple’s iPhone operating system, while blocking rivals like xAI’s Grok.”This is a tale of two monopolists joining forces to ensure their continued dominance in a world rapidly driven by the most powerful technology humanity has ever created: artificial intelligence,” the lawsuit states.The plaintiffs claim Apple holds 65 percent of the US smartphone market, while OpenAI controls at least 80 percent of the generative AI chatbot market through ChatGPT.Apple and OpenAI announced their partnership in June 2024, making ChatGPT the exclusive AI assistant accessible through Apple’s Siri voice assistant and other iPhone features.The lawsuit alleges this arrangement gives ChatGPT exclusive access to “billions of user prompts” from hundreds of millions of iPhone users.The complaint also accuses Apple of manipulating App Store rankings to favor ChatGPT while delaying approval of updates to the Grok app.Musk’s companies are seeking billions in damages and a permanent injunction to stop the alleged anticompetitive practices. They have demanded a jury trial.”This latest filing is consistent with Mr Musk’s ongoing pattern of harassment,” OpenAI said in a statement to AFP.Apple did not immediately respond to a request for comment.The lawsuit follows threats Musk made earlier this month that triggered a fiery exchange with OpenAI CEO Sam Altman.Altman called Musk’s accusation of ranking manipulation “remarkable,” charging that Musk himself “manipulates X to benefit himself and his own companies and harm his competitors and people he doesn’t like.”Musk called Altman a “liar” in the heated exchange.Both men were original founders of OpenAI before Musk’s departure in 2018 and now have a highly conflictual relationship.Musk founded xAI in 2023 to compete with OpenAI and other major AI players that have poured billions of dollars into AI since the blockbuster launch of the first version of OpenAI’s ChatGPT in late 2022.

Naissance exceptionnelle d’un tatou albinos au zoo de Beauval

Une petite femelle tatou albinos est née en mai au ZooParc de Beauval, situé dans le Loir-et-Cher, “une naissance très rare” et une première au moins en Europe, a-t-on appris lundi auprès du directeur général du parc.”C’est une naissance plus qu’exceptionnelle, atypique, on a été très surpris”, s’est réjoui auprès de l’AFP Rodolphe Delord.D’ordinaire, “les tatous sont jaunes, mais celui-ci est blanc. Il va bien et reste encore auprès de sa maman”, a-t-il ajouté.La petite femelle, née du couple Bola et Bolek, présente une carapace très claire et surtout des yeux rouges, signe caractéristique de l’albinisme. Découverte à la grande surprise des soigneurs, elle serait née le 7 mai, pèse encore moins d’un kilo et n’a pas encore de nom.Une naissance très rare selon le coordinateur du programme européen (EEP), qui avait dans un premier temps indiqué n’avoir jamais observé un cas d’albinisme chez cette espèce.”Mais il semblerait qu’il y ait eu un ou deux cas similaires aux Etats-Unis”, a précisé M. Delord.Un autre cas similaire a également été documenté chez une autre espèce de tatou, un groupe de 4 tatous à 9 bandes, observé sur l’île de Cozumel au Mexique en 2009, selon Beauval.Les tatous à trois bandes sont originaires d’Amérique du Sud et sont des espèces très menacées, notamment en raison du braconnage et de la destruction de son habitat.Ils sont classés comme animal vulnérable (VU) par l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN).

Vague de recours contre les transferts dans la prison pour narcotrafiquants de Vendin-le-Vieil

“Des erreurs de casting”: deux détenus ont contesté lundi devant le tribunal administratif de Lille leur transfert dans le nouveau quartier spécial narcotrafiquants de la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), alors que les recours se multiplient en France contre ce dispositif.”Ce que nous contestons, c’est l’erreur de casting”, a lancé l’avocate de ces deux détenus, Me Delphine Boesel, lors de sa plaidoirie en référé-suspension. Selon elle, l’administration a voulu remplir ce quartier de 100 places “sans prendre en compte la réalité des dossiers” individuels. Son premier client, qui a déjà purgé une peine de six ans de prison pour trafic de stupéfiants, exécute actuellement deux ans ferme pour “faux documents” jusqu’en juillet 2026. Il est aussi mis en examen pour corruption de surveillant. “Mais cette instruction ne peut pas justifier sa place au QLCO”, le quartier de lutte contre la criminalité organisée de Vendin-le-Vieil, selon son avocate, décrivant des conditions “pires qu’à l’isolement” qu’il subissait auparavant à la prison de la Santé à Paris.En visioconférence, le détenu dénonce une mesure “hypocrite”: “On me propose comme fin de peine de me socialiser avec les 100 plus gros narcotrafiquants de France”, ironise-t-il, rappelant avoir passé en prison l’équivalent du bac, un BTS et participé à des concours d’écriture ou d’éloquence. En juillet, “quand on me met les menottes pour m’envoyer au QLCO, je suis en état de sidération. Je suis séparé de ma famille, il n’y a pas d’unité de vie familiale ici”, déplore-t-il.Une représentante du ministère de la Justice réplique que le QLCO était “de moindre sévérité que l’isolement”. Le détenu peut recevoir ses proches, y compris ses enfants mineurs “sans hygiaphone”, et poursuivre ses cours par correspondance, assure-t-elle.Pour son second client, condamné à quinze ans de réclusion criminelle, Me Boesel a également mis en cause ce placement à Vendin-le-Vieil: “S’il ne peut pas travailler, pas aller à l’école, pas faire de formation, comment je vais accompagner un homme pour le préparer à sa sortie?” Les décisions dans ces deux dossiers sont attendues mercredi. – “Raisons populistes” -Deux autres recours similaires seront examinés mardi matin à Lille. D’autres tribunaux administratifs ont déjà été saisis, notamment à Caen, Versailles, Amiens, mais aussi Melun (Seine-et-Marne) et Paris, où des requêtes ont été rejetées: les juges du fond devront se prononcer dans les prochains mois.Me Fabien Arakelian, qui défendra mardi à Lille un autre détenu, dénonce des procédures “en dehors de la loi”. “On a voulu faire de lui un exemple”, a-t-il affirmé auprès de l’AFP, fustigeant un transfert à Vendin motivé par “des raisons populistes, électoralistes”, relevant du “fait du prince, du garde des Sceaux”. “L’opération de communication est réussie, mais c’est un recul de l’État de droit”.En visio-audience à Versailles vendredi, le détenu Sofiane Boukhedimi a décrit ses nouvelles conditions de détention à Vendin: “Je me retrouve d’une situation respectueuse avec l’administration pénitentiaire à l’isolement, à l’enfer (…). Je suis fouillé deux fois par jour, c’est extrêmement difficile”. Entre fin juillet et début août, 88 détenus, majoritairement en détention provisoire, ont rejoint ce nouveau quartier pour narcotrafiquants, le premier à avoir vu le jour en France. Parmi eux figure Mohamed Amra, dont l’évasion sanglante en mai 2024 dans l’Eure a coûté la vie à deux agents pénitentiaires.Une vingtaine de détenus ont déjà saisi la justice administrative pour contester leur transfert à Vendin, selon l’entourage du ministre de la Justice Gérald Darmanin.Parallèlement, l’Association des avocats pénalistes a saisi le Conseil d’État pour obtenir l’annulation du décret autorisant ces quartiers, et M. Darmanin est visé par une plainte pour abus d’autorité devant la Cour de justice de la République (CJR).D’autres recours, introduits devant des juges de la liberté et de la détention, ont quasiment tous été jugés irrecevables, selon l’administration pénitentiaire, qui précise que des appels ont été interjetés dans le cas contraire.burs-zl/etb/jpa

L’ambassadeur américain en France convoqué après des critiques sur la lutte contre l’antisémitisme

L’ambassadeur américain en France a été convoqué lundi au ministère des Affaires étrangères après des critiques jugées inacceptables par Paris sur “l’absence d’action suffisante” contre l’antisémitisme du président Emmanuel Macron, dont l’intention de reconnaître un Etat palestinien ulcère Israël et les Etats-Unis.Dans une lettre adressée au chef de l’Etat, Charles Kushner, père du gendre de Donald Trump, Jared Kushner, en fonction depuis quelques semaines en France, exprime “sa profonde inquiétude face à la flambée de l’antisémitisme en France et à l’absence d’action suffisante de (son) gouvernement pour le combattre”, rejoignant les récentes critiques du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu.Des accusations “inacceptables” et qui violent le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un Etat, selon le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, qui les “réfute fermement”.Le département d’Etat américain a dit “soutenir les propos” de son ambassadeur. “L’ambassadeur Kushner est le représentant du gouvernement des Etats-Unis en France et effectue un travail remarquable en faisant progresser nos intérêts nationaux dans ce rôle”, a affirmé son porte-parole adjoint, Tommy Pigott, dans un communiqué transmis à l’AFP.Sollicités lundi après-midi, ni le Quai d’Orsay ni l’ambassade américaine n’ont confirmé dans l’immédiat si le diplomate avait bien été reçu.La convocation au Quai d’Orsay d’un ambassadeur américain est un événement rare mais pas sans précédent.En octobre 2013, le représentant de Washington avait été convoqué après les révélations d’Edward Snowden selon lesquelles la NSA aurait intercepté massivement des communications en France. En juin 2015, sa successeure Jane Hartley avait également dû s’expliquer sur les documents de WikiLeaks attestant de l’écoute par la NSA des appels de trois présidents français (Chirac, Sarkozy, Hollande).Les critiques du diplomate américain interviennent quelques jours après une violente charge de Benyamin Netanyahu contre le président français qu’il accuse “d’alimenter le feu antisémite” en appelant à la reconnaissance internationale de l’État de Palestine.Une analyse “erronée, abjecte et (qui) ne demeurera pas sans réponse”, avait déjà répliqué la présidence française.Dans sa lettre, l’ambassadeur américain reprend l’argumentaire de M. Netanyahu.- Deux fois plus d’actes qu’en 2023 -“Des déclarations qui vilipendent Israël et des gestes en reconnaissance d’un État palestinien encouragent les extrémistes, fomentent la violence et mettent en péril la judéité en France”, estime M. Kushner.Selon l’ambassadeur, “il ne se passe pas un jour en France sans que des Juifs soient agressés dans les rues, des synagogues et des écoles dégradées, et des entreprises appartenant à des Juifs vandalisées”.Les actes antisémites sont en nette progression en France depuis le 7 octobre 2023, date des attaques sans précédent du Hamas contre Israël et du déclenchement de la guerre à Gaza.Entre janvier et juin 2025, 646 actes antisémites ont été recensés en France, en baisse de 27% par rapport au premier semestre 2024, selon des chiffres diffusés lundi par le ministère de l’Intérieur. Mais ils représentent plus du double que les 304 actes recensés entre janvier et juin 2023.L’antisémitisme a atteint des seuils “intolérables”, a reconnu lundi la ministre française chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé.Mais, “le combat du gouvernement français est sans ambiguïté face à l’antisémitisme”, a-t-elle assuré. “Le sujet est trop grave (…) pour être pris à partie dans des enjeux diplomatiques”, selon elle.Un avis partagé par Patrick Klugman, avocat de plusieurs victimes françaises du 7-Octobre et représentant du Mémorial de Yad Vashem en France.”Quelles que soient les positions, parfois contestables, de la France à l’égard d’Israël, les pouvoirs publics mènent une action constante, incontestable et résolue contre l’antisémitisme”, atteste-t-il dans un message à Charles Kushner publié sur X.”Depuis six ans, aucun meurtre antisémite n’a été commis en France, alors que les États-Unis en ont malheureusement connu plusieurs”, observe-t-il, appelant l’ambassadeur à être un “relais utile” pour “combattre la haine en ligne”.”Aidez-nous à convaincre les grandes plateformes — toutes américaines — de ne plus offrir un espace à la haine antisémite et de ne plus permettre son exportation hors de vos frontières”, l’enjoint-il.Fin juillet, M. Macron a annoncé que la France allait reconnaître l’Etat de Palestine à l’Assemblée générale de l’ONU en septembre. Dans la foulée plus d’une dizaine de pays occidentaux parmi lesquels le Canada, ainsi que l’Australie, ont appelé d’autre pays du monde à faire de même.

L’ambassadeur américain en France convoqué après des critiques sur la lutte contre l’antisémitisme

L’ambassadeur américain en France a été convoqué lundi au ministère des Affaires étrangères après des critiques jugées inacceptables par Paris sur “l’absence d’action suffisante” contre l’antisémitisme du président Emmanuel Macron, dont l’intention de reconnaître un Etat palestinien ulcère Israël et les Etats-Unis.Dans une lettre adressée au chef de l’Etat, Charles Kushner, père du gendre de Donald Trump, Jared Kushner, en fonction depuis quelques semaines en France, exprime “sa profonde inquiétude face à la flambée de l’antisémitisme en France et à l’absence d’action suffisante de (son) gouvernement pour le combattre”, rejoignant les récentes critiques du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu.Des accusations “inacceptables” et qui violent le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un Etat, selon le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, qui les “réfute fermement”.Le département d’Etat américain a dit “soutenir les propos” de son ambassadeur. “L’ambassadeur Kushner est le représentant du gouvernement des Etats-Unis en France et effectue un travail remarquable en faisant progresser nos intérêts nationaux dans ce rôle”, a affirmé son porte-parole adjoint, Tommy Pigott, dans un communiqué transmis à l’AFP.Sollicités lundi après-midi, ni le Quai d’Orsay ni l’ambassade américaine n’ont confirmé dans l’immédiat si le diplomate avait bien été reçu.La convocation au Quai d’Orsay d’un ambassadeur américain est un événement rare mais pas sans précédent.En octobre 2013, le représentant de Washington avait été convoqué après les révélations d’Edward Snowden selon lesquelles la NSA aurait intercepté massivement des communications en France. En juin 2015, sa successeure Jane Hartley avait également dû s’expliquer sur les documents de WikiLeaks attestant de l’écoute par la NSA des appels de trois présidents français (Chirac, Sarkozy, Hollande).Les critiques du diplomate américain interviennent quelques jours après une violente charge de Benyamin Netanyahu contre le président français qu’il accuse “d’alimenter le feu antisémite” en appelant à la reconnaissance internationale de l’État de Palestine.Une analyse “erronée, abjecte et (qui) ne demeurera pas sans réponse”, avait déjà répliqué la présidence française.Dans sa lettre, l’ambassadeur américain reprend l’argumentaire de M. Netanyahu.- Deux fois plus d’actes qu’en 2023 -“Des déclarations qui vilipendent Israël et des gestes en reconnaissance d’un État palestinien encouragent les extrémistes, fomentent la violence et mettent en péril la judéité en France”, estime M. Kushner.Selon l’ambassadeur, “il ne se passe pas un jour en France sans que des Juifs soient agressés dans les rues, des synagogues et des écoles dégradées, et des entreprises appartenant à des Juifs vandalisées”.Les actes antisémites sont en nette progression en France depuis le 7 octobre 2023, date des attaques sans précédent du Hamas contre Israël et du déclenchement de la guerre à Gaza.Entre janvier et juin 2025, 646 actes antisémites ont été recensés en France, en baisse de 27% par rapport au premier semestre 2024, selon des chiffres diffusés lundi par le ministère de l’Intérieur. Mais ils représentent plus du double que les 304 actes recensés entre janvier et juin 2023.L’antisémitisme a atteint des seuils “intolérables”, a reconnu lundi la ministre française chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé.Mais, “le combat du gouvernement français est sans ambiguïté face à l’antisémitisme”, a-t-elle assuré. “Le sujet est trop grave (…) pour être pris à partie dans des enjeux diplomatiques”, selon elle.Un avis partagé par Patrick Klugman, avocat de plusieurs victimes françaises du 7-Octobre et représentant du Mémorial de Yad Vashem en France.”Quelles que soient les positions, parfois contestables, de la France à l’égard d’Israël, les pouvoirs publics mènent une action constante, incontestable et résolue contre l’antisémitisme”, atteste-t-il dans un message à Charles Kushner publié sur X.”Depuis six ans, aucun meurtre antisémite n’a été commis en France, alors que les États-Unis en ont malheureusement connu plusieurs”, observe-t-il, appelant l’ambassadeur à être un “relais utile” pour “combattre la haine en ligne”.”Aidez-nous à convaincre les grandes plateformes — toutes américaines — de ne plus offrir un espace à la haine antisémite et de ne plus permettre son exportation hors de vos frontières”, l’enjoint-il.Fin juillet, M. Macron a annoncé que la France allait reconnaître l’Etat de Palestine à l’Assemblée générale de l’ONU en septembre. Dans la foulée plus d’une dizaine de pays occidentaux parmi lesquels le Canada, ainsi que l’Australie, ont appelé d’autre pays du monde à faire de même.