Trump entend “dicter” les décisions du Venezuela jusqu’à nouvel ordre
Les Etats-Unis entendent “dicter” jusqu’à nouvel ordre les décisions des autorités du Venezuela, en gardant en particulier le contrôle de la commercialisation du pétrole vénézuélien pour une durée “indéterminée”, a fait savoir mercredi l’administration Trump.Confirmant encore cette emprise américaine, Donald Trump a affirmé que le Venezuela n’achèterait que des produits fabriqués aux Etats-Unis avec les recettes du pétrole commercialisé par Washington, aux termes d’un accord passé avec Caracas.”Nous restons en étroite coordination avec les autorités par intérim et les Etats-Unis vont continuer à dicter leurs décisions”, a dit la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt. “Nous disposons évidemment d’un effet de levier maximal”, a-t-elle ajouté.Si la présidente par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez a estimé que l’échange commercial avec les Etats-Unis n’avait “rien d’extraordinaire ni d’irrégulier”, elle a toutefois regretté “une tache” dans les relations entre Caracas et Washington depuis la capture de Nicolas Maduro.Selon le Wall Street Journal, l’arrivée au pouvoir de cette femme de 56 ans était le scénario favori de la CIA en cas de chute du président Maduro.Le secrétaire d’Etat, Marco Rubio, s’est lui défendu de toute “improvisation” de la part des autorités américaines après l’opération militaire menée au Venezuela et la capture du président Nicolas Maduro, aujourd’hui détenu aux Etats-Unis.- Plan en trois étapes -Le chef de la diplomatie américaine a assuré à la presse que Washington avait un plan en trois étapes pour le Venezuela. “La première étape est la stabilisation du pays”, la deuxième, nommée “rétablissement”, consiste à “s’assurer que les entreprises américaines, occidentales, et autres aient accès au marché vénézuélien de manière juste”, tandis que la troisième serait “bien sûr, de transition”, a-t-il ajouté.Karoline Leavitt a pour sa part répété que du point de vue de Washington, il était “prématuré” d’évoquer l’organisation d’élections.La porte-parole de la Maison Blanche a également annoncé que Donald Trump verrait vendredi les patrons de grands groupes pétroliers américains pour “discuter des immenses possibilités qui s’offrent à ces sociétés” au Venezuela.Le ministre américain de l’Energie, Chris Wright, a affirmé mercredi que Washington contrôlerait “pour une période indéterminée” la commercialisation du pétrole vénézuélien, principale ressource du pays.”Les ressources sont immenses”, s’est enthousiasmé le ministre, s’attendant à “obtenir plusieurs centaines de milliers de barils par jour de production supplémentaire à court et moyen terme, si les conditions sont réunies”.Après ces propos, la compagnie pétrolière publique du Venezuela, PDVSA, a annoncé négocier la vente de pétrole avec les Etats-Unis.”Je viens d’être informé que le Venezuela n’achètera(it) que des produits fabriqués aux Etats-Unis avec l’argent de notre nouvel accord pétrolier. Ces achats concerneront, entre autres, des produits agricoles américains, et des médicaments américains, des équipements médicaux et du matériel pour améliorer le réseau électrique et les infrastructures énergétiques”, a écrit pour sa part le président américain sur son réseau Truth Social.- “Contrôlé par moi” -Dès mardi soir, il avait assuré que le Venezuela allait remettre aux Etats-Unis “entre 30 et 50 millions de barils de pétrole”, ajoutant: “Ce pétrole sera vendu aux prix du marché et l’argent sera contrôlé par moi”.Caracas dispose des plus grandes réserves prouvées du monde avec plus de 303 milliards de barils, selon l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). Mais sa production reste faible, de l’ordre d’un million de barils par jour, après des décennies de sous-investissement dans les infrastructures.La pression américaine, au travers de saisies répétées de navires transportant du pétrole vénézuélien, perturbe le secteur dans le pays, où de nombreuses compagnies maritimes ont restreint leurs activités.Conséquence, les capacités de stockage sont saturées.”Nous avons les réservoirs pleins de pétrole et c’est dangereux, on ne peut pas garder des tanks avec un risque de débordement”, ont déclaré à l’AFP des sources consultées dans l’Etat pétrolier du Zulia (ouest).
Trump pulls US out of key climate treaty, science body: White House
President Donald Trump is withdrawing the United States from a foundational climate treaty and the world’s leading global warming assessment body, as part of a sweeping exit from the United Nations system, the White House announced Wednesday.A total of 66 international organizations were named in a White House memorandum as “contrary to the interests of the United States.”Most notable among them is the United Nations Framework Convention on Climate Change (UNFCCC), the parent treaty underpinning all major international climate agreements. Trump, who has thrown the full weight of his domestic policy behind fossil fuels, has openly scorned the scientific consensus that human activity is warming the planet, deriding climate science as a “hoax” at the UN’s high-level summit last September.The UNFCCC was adopted at the Rio Earth Summit in June 1992 and approved later that year by the US Senate during George H.W. Bush’s presidency.The US Constitution allows presidents to enter treaties “provided two thirds of Senators present concur,” but it is silent on the process for withdrawing from them — a legal ambiguity that could invite challenges.Trump has already withdrawn from the landmark Paris climate accord since returning to office, just as he did during his first term, a move that Democratic president Joe Biden later reversed.Exiting the underlying treaty could introduce additional legal uncertainty around any future US effort to rejoin.”President Trump’s withdrawal of the United States from the bedrock global treaty to tackle climate change is a new low and yet another sign that this authoritarian, anti-science administration is determined to sacrifice people’s well-being and destabilize global cooperation,” Rachel Cleetus of the Union of Concerned Scientists told AFP.The memo also directs the United States to withdraw from the Intergovernmental Panel on Climate Change, the UN body responsible for assessing climate science, alongside other climate-related organizations including the International Renewable Energy Agency, UN Oceans and UN Water.As in his first term, Trump has also withdrawn the United States from the Paris Agreement and from UNESCO — the UN Educational, Scientific and Cultural Organization — which Washington had rejoined under Biden.Trump has likewise pulled the US out of the World Health Organization and sharply reduced foreign aid, slashing funding for numerous UN agencies and forcing them to scale back operations on the ground, including the High Commissioner for Refugees and the World Food Programme.Other prominent bodies named in the memo include the UN Population Fund (UNFPA), which works on sexual and reproductive health and rights, and the UN Conference on Trade and Development (UNCTAD), which focuses on trade, investment and development.Speaking before the General Assembly in September, Trump delivered a scathing broadside against the UN, saying it was “not even coming close to living up” to its potential.


