Google, condamné pour monopole, échappe à l’obligation de vendre Chrome

Google a échappé mardi à l’obligation de se séparer de son navigateur Chrome, réclamée par le gouvernement américain mais refusée par un juge de Washington, qui a toutefois imposé de lourdes exigences pour rétablir une concurrence équitable.En août 2024, le juge Amit Mehta avait reconnu Google coupable d’avoir maintenu illégalement son monopole dans la recherche en ligne grâce à des accords de distribution exclusive à plusieurs milliards de dollars par an avec les constructeurs de smartphones comme Apple ou Samsung.Il restait toutefois à connaître la peine de Google, finalement rendue mardi : le juge Mehta impose des exigences strictes à Google sur le partage des données afin de rétablir la concurrence dans la recherche en ligne, mais il ne l’oblige pas à céder son navigateur phare Chrome, comme exigé par le ministère américain de la Justice.Cette décision est l’une des plus importantes depuis deux décennies dans la lutte contre les pratiques monopolistiques des entreprises, et aurait pu radicalement bouleverser l’avenir du géant technologique.Le gouvernement américain demandait au juge d’ordonner à Google de vendre son navigateur Chrome, de partager certaines données avec des concurrents, de ne plus payer Apple et d’autres sociétés pour installer son moteur de recherche par défaut sur leurs appareils, et de limiter ses investissements dans d’autres entreprises d’intelligence artificielle (IA).Mais le juge lui a répondu qu’une vente de Chrome “serait extrêmement compliquée et très risquée”, estimant que le ministère avait outrepassé ses droits en formulant cette demande.”C’est un peu une victoire pour Google”, au moins à court terme, “mais peut-être une victoire à la Pyrrhus” qui va les contraindre à réorienter leur stratégie commerciale future, a commenté Carl Tobias, professeur de droit à l’université de Richmond. “Ils ont évité le pire pour l’instant, mais ils sont sous surveillance”.Dans la foulée de l’annonce, le cours d’Alphabet, maison mère de Google, augmentait de plus de 7% vers 21H30 GMT dans les échanges électroniques après la fermeture de Wall Street. Apple prenait plus de 3%.- “Préjudices importants” -Le magistrat estime aussi qu’une interdiction pure et simple des accords entre Google et les fabricants de téléphone n’était pas souhaitable, invoquant un risque trop important de répercussions sur d’autres entreprises.”La suppression des paiements de Google entraînerait presque certainement des préjudices importants, voire paralysants dans certains cas, pour les partenaires de distribution, les marchés connexes et les consommateurs”, précise le jugement.En revanche, Google devra mettre à la disposition des “concurrents qualifiés” certaines données d’indexation de recherche et d’informations sur les interactions des utilisateurs pour que ses rivaux puissent améliorer leurs services.L’entreprise devra également distribuer des résultats de recherche à ses concurrents, jusqu’à cinq ans dans certains cas.La décision aborde aussi de manière spécifique la menace émergente que représentent les chatbots d’intelligence artificielle générative tels que ChatGPT, en étendant les restrictions afin d’empêcher Google d’utiliser des accords exclusifs pour dominer le secteur de l’IA.Un comité technique supervisera la mise en œuvre des mesures correctives, qui prendront effet 60 jours après le prononcé du jugement définitif, censé être rendu plus tard, après un travail de concertation entre les parties d’ici au 10 septembre.- Offensives anti-monopoles -Google fait face à une autre affaire judiciaire, en Virginie, où une cour fédérale doit rendre sa décision finale concernant les activités publicitaires du géant du web: il y a quelques mois un juge a statué que Google détenait en la matière un monopole illégal qui étouffait la concurrence.Ces affaires s’inscrivent dans le cadre d’une offensive plus large du gouvernement, aussi bien sous l’administration démocrate que celle des républicains, contre les géants de la technologie. Les États-Unis ont actuellement cinq affaires antitrust en cours contre de grandes entreprises technologiques.Outre l’affaire initiale sur Google et son moteur de recherche, un dossier visant Meta a été engagé sous la première administration Trump en 2020.L’administration Biden a maintenu ces poursuites tout en engageant de nouvelles affaires contre Apple et Amazon, ainsi que le dossier sur la publicité chez Google.

Gérard Depardieu, déjà condamné pour agressions sexuelles, sera jugé pour viols

Déjà condamné pour agressions sexuelles, l’acteur français Gérard Depardieu, 76 ans, devrait être traduit en justice au cours d’un nouveau procès, cette fois devant la cour criminelle départementale de Paris, pour viols sur la comédienne Charlotte Arnould.M. Depardieu pourrait comparaître prochainement lors d’un retentissant procès dans la capitale, sous réserve d’une décision différente de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris.L’avocat de l’acteur, Jérémie Assous, a en effet annoncé sur BFMTV qu’il allait faire appel, possible en matière criminelle, de l’ordonnance de renvoi, rendue le 28 août.”Le magistrat instructeur a œuvré depuis 2020, date de la mise en examen, à ce que Gérard Depardieu soit renvoyé devant une juridiction de jugement. Elle n’a jamais pensé un instant (qu’il) pouvait bénéficier comme tout à chacun d’une instruction à charge et à décharge”, a-t-il dénoncé.La comédienne, née en 1995, a de son côté salué le renvoi, sur Instagram : “Sept ans après, sept ans d’horreur et d’enfer… (…). L’ordonnance vient rétablir une forme de vérité judiciaire. Je crois que j’ai du mal a réaliser tant c’est énorme. Je suis soulagée”.Comme requis par le parquet de Paris, la juge d’instruction “ordonne le renvoi de Gérard Depardieu devant la cour criminelle pour des agressions sexuelles et viols par pénétration digitale à deux dates, les 7 et 13 août 2018” au domicile parisien de l’acteur, a déclaré à l’AFP son avocate Me Carine Durrieu Diebolt.Et d’ajouter: “Nous sommes soulagées et confiantes, ma cliente et moi (…). Cette ordonnance est également une réponse aux allégations mensongères portées à son encontre dans certains médias”.- “Je survis” -La comédienne avait déposé plainte en août 2018 dans les Bouches-du-Rhône, quelques jours après les faits. Ses accusations avaient fuité dans la presse.Le parquet de Paris avait récupéré l’enquête puis l’avait classée en juin 2019 pour “infraction insuffisamment caractérisée”. Charlotte Arnould a obtenu ensuite par une nouvelle plainte la désignation à l’été 2020 d’une juge d’instruction, qui a mis en examen l’acteur le 16 décembre suivant.Un an plus tard, choquée de voir que “rien ne se passe” et que Gérard Depardieu continuait sa carrière “alors que je survis”, Charlotte Arnould avait révélé son identité sur Twitter (devenu X). Puis en avril 2023, deux semaines après un article de Mediapart annonçant que treize femmes accusaient l’acteur de violences sexuelles, la plaignante avait raconté au magazine Elle sa version.Cet été 2018, la jeune femme alors âgée de 22 ans, sur les rails d’une carrière de danseuse mais souffrant d’anorexie, change de voie et est retenue pour une pièce mise en scène par Fanny Ardant. A son invitation, elle se rend chez l’acteur, un “ami de la famille”, au courant de sa “maladie”, qu’elle considérait comme son “petit père du cinéma” et en qui elle avait “forcément confiance”. – “Non-consentement” -“Au bout de 10 minutes”, celui qui “pourrait être (son) grand-père” a mis “sa main dans (sa) culotte”, a-t-elle également affirmé. Viol, d’après elle. Relation consentie, selon lui.”Jamais au grand jamais, je n’ai abusé d’une femme”, avait répliqué l’acteur dans une lettre publiée dans Le Figaro en octobre 2023, soutenant que Charlotte Arnould serait venue “de son plein gré dans (sa) chambre”.Selon des éléments de l’ordonnance de mise en accusation obtenus par l’AFP, la magistrate instructrice a souligné les “déclarations claires et précises” de Charlotte Arnould dès sa plainte puis au cours de l’instruction, corroborées ensuite par la vidéosurveillance du domicile de l’acteur qui a eu lui au contraire des “déclarations fluctuantes”.La magistrate a estimé que l’acteur “a commis les faits en toute connaissance du non-consentement de Charlotte Arnould”, ajoutant qu’il avait “admis en confrontation que Charlotte Arnould n’était pas consentante mais qu’il (ne l’)avait pas perçu” alors.Multiprimé du “Dernier métro” à “Cyrano de Bergerac”, Gérard Depardieu a été pendant plusieurs décennies considéré comme un géant du cinéma français, connu dans le monde entier, avant d’être rattrapé par ses outrances verbales et des accusations de violences sexuelles. Mi-mai, il a été condamné à 18 mois de prison avec sursis pour les agressions sexuelles de deux femmes sur le tournage en 2021 des “Volets verts” de Jean Becker. Il a fait appel.

Procès Bolsonaro: face aux Etats-Unis, la justice brésilienne rejette les “pressions”

Le juge chargé du procès historique de l’ancien président Jair Bolsonaro pour tentative de coup d’Etat au Brésil a rejeté mardi les “pressions externes”, face à l’offensive lancée par l’administration Trump à l’approche du verdict.Dans l’enceinte solennelle de la Cour suprême à Brasilia s’est tenue la première de cinq journées d’audience cruciales.Jair Bolsonaro, 70 ans, qui présida le plus grand pays d’Amérique latine de 2019 à 2022, joue son avenir.Le leader d’extrême droite risque jusqu’à 43 ans de prison pour avoir, selon l’accusation, cherché son “maintien autoritaire au pouvoir” après sa défaite face au président actuel de gauche Luiz Inacio Lula da Silva au scrutin de 2022.Visé par de lourdes sanctions financières américaines, le rapporteur du procès, Alexandre de Moraes, a d’emblée défendu le travail de la justice.La Cour suprême “sera absolument inflexible dans la défense de la souveraineté nationale” et elle va ignorer “les pressions internes ou externes”, a lancé ce magistrat aussi puissant que clivant.Dénonçant une “chasse aux sorcières” contre son allié, le président américain Donald Trump a imposé depuis le 6 août une surtaxe punitive de 50% sur une part des exportations brésiliennes.- “Dictature” -Assigné à résidence depuis début août et inéligible jusqu’en 2030, M. Bolsonaro clame son innocence et se dit victime d’une “persécution politique”, à un peu plus d’un an de la présidentielle de 2026.Avec ses sept co-accusés, dont plusieurs anciens ministres et militaires hauts gradés, l’ex-président connaîtra le verdict d’ici au 12 septembre.Absent mardi, il n’assistera pas à la phase finale du procès car “il est affaibli”, a dit devant des journalistes son avocat Paulo Costa Cunha, évoquant une “conséquence du coup de couteau” qu’il a reçu en 2018. Cette attaque en pleine campagne électorale lui vaut des problèmes de santé récurrents.C’est la première fois qu’un ancien chef de l’Etat brésilien est jugé pour un projet présumé de coup d’Etat.Un moment historique, 40 ans après la fin de la dictature militaire (1964-1985), dont les responsables n’ont jamais été traduits en justice.”Nous déplorons que l’histoire républicaine brésilienne ait été à nouveau marquée par une tentative de coup d’Etat, portant atteinte aux institutions et à la démocratie, cherchant à installer un Etat d’exception et une véritable dictature”, a dit le juge Moraes.Barrières, agents armés, chiens renifleurs: à Brasilia, la sécurité a été renforcée sur l’emblématique place des Trois-Pouvoirs, où se côtoient palais présidentiel, Parlement et Cour suprême.C’est sur cette place que, le 8 janvier 2023, des milliers de sympathisants bolsonaristes avaient saccagé les lieux de pouvoir, réclamant une intervention militaire pour déloger Lula.M. Bolsonaro, qui se trouvait alors aux Etats-Unis, est accusé par le parquet d’avoir été l’instigateur des émeutes.Le projet putschiste incluait aussi, selon l’accusation, un décret d’état de siège et un plan pour assassiner Lula avant son installation, ainsi que le juge Moraes.- Amnistie -Le fait que M. Bolsonaro ait discuté avec les chefs de l’armée d’un “document formalisant un coup d’Etat” prouve le “processus criminel”, a estimé le procureur général Paulo Gonet.Selon l’accusation, c’est précisément faute de soutien dans la hiérarchie militaire que le supposé plan a échoué.La défense de l’ex-président doit délivrer sa plaidoirie mercredi matin. Les cinq juges devraient voter pour décider du verdict la semaine prochaine.Si ses alliés estiment que Jair Bolsonaro est pratiquement condamné d’avance, ils misent sur l’approbation au Parlement d’une amnistie pour lui éviter la prison.Des parlementaires se sont réunis mardi pour tenter de mettre à l’agenda de façon “immédiate” un projet de loi en ce sens, a dit Luciano Zucco, un député bolsonariste.Devant l’entrée de la résidence de luxe à Brasilia où l’ancien chef d’Etat est confiné, une altercation a brièvement opposé quelques-uns de ses sympathisants à des partisans de Lula, quand les premiers ont voulu casser une pancarte sur laquelle était écrit “Bolsonaro en prison”, ont constaté des journalistes de l’AFP.Avec une popularité renforcée par les attaques américaines, Lula, 79 ans, affiche son intention de briguer un nouveau mandat, se posant en champion de la “souveraineté” brésilienne.Il a lui-même été incarcéré en 2018-2019 pour corruption passive et blanchiment. Sa condamnation a ensuite été annulée pour vice de forme.A l’époque “je n’ai pas pleuré, je suis allé au combat”, a-t-il dit mardi, souhaitant que “justice soit faite”.

Procès Bolsonaro: face aux Etats-Unis, la justice brésilienne rejette les “pressions”

Le juge chargé du procès historique de l’ancien président Jair Bolsonaro pour tentative de coup d’Etat au Brésil a rejeté mardi les “pressions externes”, face à l’offensive lancée par l’administration Trump à l’approche du verdict.Dans l’enceinte solennelle de la Cour suprême à Brasilia s’est tenue la première de cinq journées d’audience cruciales.Jair Bolsonaro, 70 ans, qui présida le plus grand pays d’Amérique latine de 2019 à 2022, joue son avenir.Le leader d’extrême droite risque jusqu’à 43 ans de prison pour avoir, selon l’accusation, cherché son “maintien autoritaire au pouvoir” après sa défaite face au président actuel de gauche Luiz Inacio Lula da Silva au scrutin de 2022.Visé par de lourdes sanctions financières américaines, le rapporteur du procès, Alexandre de Moraes, a d’emblée défendu le travail de la justice.La Cour suprême “sera absolument inflexible dans la défense de la souveraineté nationale” et elle va ignorer “les pressions internes ou externes”, a lancé ce magistrat aussi puissant que clivant.Dénonçant une “chasse aux sorcières” contre son allié, le président américain Donald Trump a imposé depuis le 6 août une surtaxe punitive de 50% sur une part des exportations brésiliennes.- “Dictature” -Assigné à résidence depuis début août et inéligible jusqu’en 2030, M. Bolsonaro clame son innocence et se dit victime d’une “persécution politique”, à un peu plus d’un an de la présidentielle de 2026.Avec ses sept co-accusés, dont plusieurs anciens ministres et militaires hauts gradés, l’ex-président connaîtra le verdict d’ici au 12 septembre.Absent mardi, il n’assistera pas à la phase finale du procès car “il est affaibli”, a dit devant des journalistes son avocat Paulo Costa Cunha, évoquant une “conséquence du coup de couteau” qu’il a reçu en 2018. Cette attaque en pleine campagne électorale lui vaut des problèmes de santé récurrents.C’est la première fois qu’un ancien chef de l’Etat brésilien est jugé pour un projet présumé de coup d’Etat.Un moment historique, 40 ans après la fin de la dictature militaire (1964-1985), dont les responsables n’ont jamais été traduits en justice.”Nous déplorons que l’histoire républicaine brésilienne ait été à nouveau marquée par une tentative de coup d’Etat, portant atteinte aux institutions et à la démocratie, cherchant à installer un Etat d’exception et une véritable dictature”, a dit le juge Moraes.Barrières, agents armés, chiens renifleurs: à Brasilia, la sécurité a été renforcée sur l’emblématique place des Trois-Pouvoirs, où se côtoient palais présidentiel, Parlement et Cour suprême.C’est sur cette place que, le 8 janvier 2023, des milliers de sympathisants bolsonaristes avaient saccagé les lieux de pouvoir, réclamant une intervention militaire pour déloger Lula.M. Bolsonaro, qui se trouvait alors aux Etats-Unis, est accusé par le parquet d’avoir été l’instigateur des émeutes.Le projet putschiste incluait aussi, selon l’accusation, un décret d’état de siège et un plan pour assassiner Lula avant son installation, ainsi que le juge Moraes.- Amnistie -Le fait que M. Bolsonaro ait discuté avec les chefs de l’armée d’un “document formalisant un coup d’Etat” prouve le “processus criminel”, a estimé le procureur général Paulo Gonet.Selon l’accusation, c’est précisément faute de soutien dans la hiérarchie militaire que le supposé plan a échoué.La défense de l’ex-président doit délivrer sa plaidoirie mercredi matin. Les cinq juges devraient voter pour décider du verdict la semaine prochaine.Si ses alliés estiment que Jair Bolsonaro est pratiquement condamné d’avance, ils misent sur l’approbation au Parlement d’une amnistie pour lui éviter la prison.Des parlementaires se sont réunis mardi pour tenter de mettre à l’agenda de façon “immédiate” un projet de loi en ce sens, a dit Luciano Zucco, un député bolsonariste.Devant l’entrée de la résidence de luxe à Brasilia où l’ancien chef d’Etat est confiné, une altercation a brièvement opposé quelques-uns de ses sympathisants à des partisans de Lula, quand les premiers ont voulu casser une pancarte sur laquelle était écrit “Bolsonaro en prison”, ont constaté des journalistes de l’AFP.Avec une popularité renforcée par les attaques américaines, Lula, 79 ans, affiche son intention de briguer un nouveau mandat, se posant en champion de la “souveraineté” brésilienne.Il a lui-même été incarcéré en 2018-2019 pour corruption passive et blanchiment. Sa condamnation a ensuite été annulée pour vice de forme.A l’époque “je n’ai pas pleuré, je suis allé au combat”, a-t-il dit mardi, souhaitant que “justice soit faite”.

USA: des économistes, dont des prix Nobel, en soutien de la responsable de la Fed Lisa Cook

Près de 600 économistes, dont plusieurs récipiendaires du prix de la Banque de Suède en mémoire d’Alfred Nobel, ont signé ces derniers jours une lettre de soutien en faveur de la responsable de la Réserve fédérale (Fed) Lisa Cook, menacée par Donald Trump d’être démise de ses fonctions.Dans le courrier, qui comptait mardi 593 signatures, les économistes ont rappelé qu'”une bonne politique économique nécessite des institutions monétaires crédibles”, ce qui passe notamment, à leurs yeux, par “une Réserve fédérale indépendante”.”Les récentes déclarations visant la gouverneure Cook – dont les menaces de limogeage et l’affirmation qu’elle l’a été – sont venues sur la base d’accusations non démontrées”, poursuit le courrier. “Cette approche menace le principe fondamental de l’indépendance de la banque centrale et sape la confiance dans l’une des institutions les plus importantes des Etats-Unis”.La lettre a été adressée à la Maison Blanche, aux membres du Congrès, ainsi que sous forme de lettre ouverte.Lisa Cook est depuis deux semaines sous la pression de la Maison Blanche, Donald Trump lui ayant notamment adressé une lettre pour l’informer qu’elle était “limogée avec effet immédiat”.Mme Cook, nommée à la Fed par le démocrate Joe Biden, a rapidement fait savoir qu’elle se battrait en justice.Première femme afro-américaine à siéger au conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale (Fed), elle est accusée par le camp présidentiel d’avoir menti pour obtenir des emprunts immobiliers à des taux plus favorables en 2021. Mme Cook n’a jusqu’ici pas publiquement contesté le fond des accusations mais a saisi la justice, estimant que le président américain ne disposait pas du pouvoir nécessaire pour la pousser vers la sortie, et agissait de manière contraire à la Constitution en ne lui garantissant pas un procès équitable.Mardi ses avocats ont envoyé une réponse écrite aux arguments avancés par le gouvernement américain dans le cadre de la procédure judiciaire, dénonçant “un copié-collé d’accusations soigneusement triées” pour paraître à charge.La volonté est de “permettre d’offrir une couverture au président pour se débarrasser d’une membre (de la Fed) avec qui il n’est pas d’accord” en terme de politique monétaire, ont-ils ajouté, en soulignant qu’empêcher Mme Cook de rester à son poste durant l’enquête pourrait “ébranler le sentiment d’indépendance de la Réserve fédérale existant depuis près d’un siècle”.Le départ de la responsable offrirait à M. Trump la possibilité de nommer une nouvelle personnalité partageant ses idées, alors qu’il pousse depuis plusieurs mois en faveur d’une forte baisse des taux de la banque centrale.Le républicain avait jusqu’ici concentré ses flèches sur Jerome Powell, qu’il avait pourtant lui-même proposé au poste de président de la Fed pendant son premier mandat.Il avait envisagé le renvoyer avant de renoncer devant la fébrilité des marchés financiers, qui comptent sur la banque centrale pour lutter contre l’inflation, et paraît désormais préférer attendre la fin du mandat de M. Powell, en mai prochain.

Euro de basket: les Bleus, portés par Yabusele, rebondissent contre la Pologne

Portés par un grand Guerschon Yabusele, les Bleus ont effacé la déception d’une défaite contre Israël en faisant tomber le pays hôte polonais (83-76) mardi dans la bouillante ambiance de la Spodek Arena de Katowice.Qualifiés quelques heures plus tôt grâce aux victoires des Israéliens et de la Slovénie, les vice-champions olympiques restent pour le moment troisièmes et connaîtront désormais leur place dans le groupe D jeudi, après un ultime match contre l’Islande.En bon capitaine, Guerschon Yabusele avait exigé “une réaction” deux jours après le revers infligé par Israël. Il en a été une des têtes de file, au point même d’en entendre quelques “MVP” s’échapper de tribunes pourtant totalement et logiquement acquises à la cause des basketteurs polonais, qui évoluaient devant le footballeur Robert Lewandowski.”Il a assumé son rôle de la plus belle des manières”, a salué le sélectionneur Frédéric Fauthoux, heureux de l'”orgueil” montré par ses joueurs.Avec 36 points – son record en Bleu – “l’Ours dansant” a montré la voie, alors qu’il peinait lui-même à exceller offensivement depuis le début de l’Euro.”Il était frustré oui (…) je me dis que ce rôle de capitaine peut parfois faire en sorte qu’on fait plus attention aux autres, qu’on essaie d’être plus collectif, et il a peut-être un peu oublié qu’il pouvait être entre guillemets plus joueur. Mais ce qui est sûr est qu’il a fait une très grosse performance”, a ajouté Fauthoux.Son capitaine a semblé en pleine confiance, comme a pu le prouver sa réussite à trois points (6/12), domaine dans lequel les Bleus ont encore peiné mardi (9/32).- Okobo se distingue aussi -Car tout n’a pas été parfait, notamment en première période.A de très bonnes phases, sont venus se greffer des passages à vide et erreurs défensives alors que les Français ont mené de jusqu’à neuf points dans le premier acte.Les Polonais en ont profité, infligeant un 6-0 dans les dernières minutes précédant la mi-temps pour virer en tête (44-41).Mais qui était encore là ? Yabusele, évidemment. C’est lui qui a enchaîné les bons tirs pour permettre aux siens de répondre avec un 10-0 après la pause. Lui encore qui, à l’entrée du dernier quart-temps, a harangué ses coéquipiers et marqué deux nouveaux tirs primés coup sur coup pour porter l’écart à 11 points (66-55).”Il a pu montrer de quoi il était capable, il +lead+ (il est le patron de, NDLR) cette équipe aujourd’hui”, a déclaré son coéquipier Elie Okobo, lui même excellent avec un double-double (14 points, 10 passses).C’est d’ailleurs le Monégasque qui a définitivement enteriné le succès tricolore en s’offrant un dernier shoot à trois points alors que les Polonais de Jordan Loyd (18 pts, 5 rebonds) s’étaient rebiffés une dernière fois. Pour Yabusele et les siens, il n’y a cette fois pas eu de mauvaise surprise.

Gold hits high, stocks retreat as investors seek safety

Stock markets fell and gold hit a record high Tuesday as investors fled to safe havens over concerns about US President Donald Trump’s Federal Reserve fight, tariffs uncertainty and Europe’s public finances.Wall Street’s main indices spent the entire session in the red after investors returned from the Labor Day holiday, while European stock markets lost significant ground at the close.The borrowing costs of the United States, France and Britain rose as the yield on their sovereign bonds jumped.Frankfurt’s DAX index shed 2.3 percent while London lost 0.9 percent.”September can be a strange month for financial markets, as stocks historically tend to underperform,” noted Kathleen Brooks, research director at XTB traders. “However, a selloff in the bond market and a rush to the dollar and gold are signs that investors are rushing into safe havens and liquid assets,” she added.Chris Beauchamp, chief market analyst at investing and trading platform IG, said “markets often see a burst of volatility after US holidays, but today seemed to have something more about it, as European markets nosedived in early trading and bond yields continued to rise.” Near 2030 GMT, gold stood at $3,536.56 an ounce Tuesday, easily topping its previous record of $3,500.10 in April.Wall Street analysts pointed to the drag from a US court ruling Friday blocking many of Trump’s tariffs. The US president has vowed to appeal.”We’re thrown back in that place of uncertainty” regarding trade, said Art Hogan of B. Riley Wealth Management.The court decision, and Trump’s appeal, “prolongs the end or the exit from this trade war,” said Hogan, dashing hopes the trade war was nearing an end.Investors were also watching developments in Trump’s bid to oust Fed Governor Lisa Cook, with a court hearing her challenge on Tuesday.The case has major implications for the US central bank and its independence.”Investors are increasingly concerned about President Trump’s interference with the running of the US Federal Reserve,” said David Morrison, senior market analyst at financial service firm Trade Nation.”This combination of tariff uncertainty, Fed concerns, and seasonal weakness left markets on edge as the month began,” Morrison said.The yield on 30-year Treasury bonds rose to almost five percent.The dollar, however, rallied against the euro and British pound as French and UK government borrowing costs hit multi-year highs.France’s long-term borrowing cost jumped to its highest level since the eurozone debt crisis in 2011 as investors fret over a confidence vote next week that could topple the minority government.The yield on 30-year government bonds topped 4.5 percent ahead of Monday’s vote, which was called by Prime Minister Francois Bayrou to settle a budget fight but which he is tipped to lose.The yield on 30-year UK government bonds hit the highest level since 1998 owing to worries over Britain’s struggling economy.On the corporate front, shares in Nestle retreated around 0.7 percent after the Swiss food giant sacked chief executive Laurent Freixe, citing a romantic relationship with a direct subordinate.- Key figures at around 2030 GMT -New York – Dow: DOWN 0.6 percent at 45,295.81 (close)New York – S&P 500: DOWN 0.7 percent at 6,415.54 (close) New York – Nasdaq: DOWN 0.8 percent at 21,279.63 (close)London – FTSE 100: DOWN 0.9 percent at 9,116.69 (close)Paris – CAC 40: DOWN 0.7 percent at 7,654.25 (close)Frankfurt – DAX: DOWN 2.3 percent at 23,494.74 (close)Tokyo – Nikkei 225: UP 0.3 percent at 42,310.49 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: DOWN 0.5 percent at 25,496.55 (close)Shanghai – Composite: DOWN 0.5 percent at 3,858.13 (close)Euro/dollar: DOWN at $1.1640 from $1.1711 on MondayPound/dollar: DOWN at 1.3394 at from $1.3545Dollar/yen: UP at 148.37 from 147.18 yen Euro/pound: UP at 86.92 pence from 86.45 penceBrent North Sea Crude: UP 1.5 percent at $69.14 per barrelWest Texas Intermediate: UP 2.5 percent at $65.59 per barrelburs-jmb/dw