Un homme décède en garde à vue à Paris, enquête ouverte
Un homme, interpellé en possession de résine de cannabis, est mort après avoir perdu connaissance dans les locaux du commissariat du XXe arrondissement de Paris, a appris jeudi l’AFP de source policière et auprès du parquet.Le parquet de Paris a ouvert une enquête en recherche des causes de la mort, confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices, a-t-il indiqué, sollicité par l’AFP.L’homme avait été interpellé mercredi dans la soirée par des policiers des Brigades territoriales de contact (BTC), “qui l’ont vu rouler un joint de cannabis”, a précisé le parquet.Il s’était alors rebellé et les policiers avaient été contraints d’utiliser leur pistolet à impulsion électrique, “en mode contact” au niveau du mollet, pour le maîtriser, d’après la source policière.Selon le parquet, lors de son interpellation, il a chuté au sol, entraînant deux policiers.Le dépistage d’alcoolémie de la personne gardée à vue s’est avéré négatif, a encore expliqué le parquet, mais il était en possession de faux documents administratifs et de matière brunâtre s’apparentant à du cannabis.Blessé à l’arcade, il était dans l’attente de son transport à l’hôpital quand il est tombé du banc où il était installé et, malgré l’intervention des secours, est décédé.Le corps de la victime a été transporté à l’institut médico-légal pour une autopsie.
Ouganda: fin du scrutin perturbé par des problèmes techniques, résultats attendus sous 48 heures
L’Ouganda a commencé à compter ses bulletins de vote jeudi à l’issue d’une journée électorale marquée par d’importants problèmes techniques, le résultat des scrutins présidentiel et législatifs étant attendu dans les 48 heures.Sur la chaîne NBS, une télévision privée, le dépouillement était filmé dans plusieurs bureaux du pays. Des agents vêtus de chasubles égrainaient, souvent en extérieur, les noms présents sur les bulletins, devant quelques dizaines de personnes.Nombre d’observateurs voient dans ces élections une formalité pour le président sortant Yoweri Museveni, ex-guérillero âgé de 81 ans, qui vise un septième mandat consécutif en s’appuyant sur un contrôle total de l’appareil électoral et sécuritaire.La population n’a pas accès au réseau internet, coupé depuis mardi par les autorités. Un important dispositif sécuritaire a été mis en place à travers le pays.Le principal adversaire de M. Museveni est l’ancien chanteur de raggamuffin Bobi Wine, 43 ans, qui se présente comme le “président du ghetto”, en référence à son quartier natal situé dans un des bidonvilles de la capitale Kampala.D’importants problèmes techniques ont perturbé le vote à travers le pays, potentiellement causés par le blocage d’internet. Pour l’opposition, ces perturbations sont un acte “délibéré” pour garantir la victoire de Yoweri Museveni. Après avoir voté, encadré par un important dispositif sécuritaire et une foule de supporters, M. Wine, de son vrai nom Robert Kyagulanyi, a pointé du doigt les problèmes techniques du jour “parmi d’autres irrégularités”.- “Bourrage des urnes” -Sur X, il a accusé le gouvernement de “bourrage massif des urnes” et d’avoir arrêté des cadres de son parti à la faveur du blocage d’internet. Ces informations n’ont pas pu être vérifiées par l’AFP. Le président Museveni a de son côté accusé jeudi l’opposition d’avoir “bourré les urnes” lors de l’élection présidentielle de 2021, qu’il a affirmé avoir remporté à “plus de 70%” et non avec 58% des suffrages, comme l’avait déclaré la commission électorale.Il s’est dit confiant d’obtenir 80% des suffrages, mais a reconnu des difficultés techniques rencontrées par les machines biométriques censées vérifier l’identité des votants, qu’il a pu constater lui-même.”J’ai mis l’empreinte de mon pouce droit. La machine ne l’a pas acceptée. Alors j’ai mis le gauche. Elle ne l’a pas accepté”, mais “mon visage a été accepté par la machine”, a raconté M. Museveni à la presse en fin de matinée après avoir voté à Rwakitura (ouest).Plus tôt jeudi, des journalistes de l’AFP ont vu des électeurs voter après une longue attente, et de nombreux bureaux contraints de recourir à une vérification manuelle de l’identité des électeurs.”Ils essaient de truquer l’élection”, s’est indignée Respy, une jeune femme d’une vingtaine d’années. “Ils essaient de nous épuiser et de nous faire rentrer chez nous.”Les résultats doivent constitutionnellement être communiqués sous 48 heures, soit d’ici samedi 17H00 (14H00 GMT), la commission électorale ayant repoussé d’une heure la fermeture des bureaux de vote jeudi, à l’origine prévue à 16H00 (13H00 GMT). – “Intimidation généralisée” -Le vote se déroule dans un climat “marqué par une répression et une intimidation généralisées”, a pointé l’ONU.Au moins 400 partisans de Bobi Wine ont été arrêtés durant sa campagne, selon l’ONG Amnesty international. L’opposant, qui avait été détenu et torturé en 2021, a pris l’habitude de porter un gilet pare-balles.L’autre grand chef de l’opposition, Kizza Besigye, qui s’est présenté à quatre reprises contre M. Museveni, a été enlevé en 2024 au Kenya pour être ramené en Ouganda, où il reste détenu pour des accusations de trahison.Une dizaine d’ONG se sont vu intimer l’ordre de cesser immédiatement leurs activités dans le pays.Et malgré des promesses répétées qu’il ne le ferait pas, le gouvernement a coupé l’accès à internet mardi pour une durée indéterminée, présentant la mesure comme un moyen de contenir la “désinformation” et l'”incitation à la violence”.En Tanzanie voisine, internet avait été bloqué plusieurs jours à partir du 29 octobre dernier, jour d’élections jugées frauduleuses par des observateurs étrangers. Des manifestations antipouvoir avaient alors été réprimées dans le sang, avec plus de 2.000 personnes tuées selon l’opposition, dans l’opacité la plus totale.Yoweri Museveni reste néanmoins pour beaucoup le “père de la nation”, qui a tiré le pays du chaos politique et économique à l’issue d’une guerre de brousse contre ses rivaux dans les années 1980. Plus de 70% de la population ougandaise a moins de 30 ans et n’a connu que lui au pouvoir. Bobi Wine a promis des manifestations en cas de fraude électorale, ce qui fait craindre des violences, évitées jeudi.”Après avoir voté (…) je ne resterai pas ici”, a déclaré Irene, une supportrice de Bobi Wine, sans donner son nom de famille, anticipant des brutalités policières : “J’ai peur.”
Procès en vue pour l’ancien nageur Yannick Agnel, accusé de viol sur mineure
L’ancien champion olympique de natation Yannick Agnel sera bien jugé devant la cour criminelle du Haut-Rhin pour viol sur la fille de son entraîneur, âgée de 13 ans au moment des faits présumés, suite au rejet jeudi de son appel.En mai, un juge d’instruction de Mulhouse avait ordonné le renvoi devant la cour criminelle de l’ancien champion de 33 ans. Yannick Agnel, qui a toujours plaidé une relation consentie et amoureuse, avait fait appel de cette décision.Mais la cour d’appel de Colmar a estimé jeudi qu’il existait des charges suffisantes à son encontre, et qu’en conséquence il devra bien être jugé pour des faits de viol et d’agression sexuelle.Me Thomas Wetterer, l’avocat de la jeune femme, a exprimé à l’AFP sa “satisfaction”, tout en ajoutant attendre le procès pour s’exprimer davantage.En mai, il avait salué la perspective d’un procès. “Le juge d’instruction mulhousien réaffirme quelque chose qui devrait être naturel dans le sens commun, c’est qu’un homme de 23 ans ne peut pas avoir de rapport sexuel avec une enfant de 13 ans”, avait-il souligné. Les avocats du mis en examen, qui n’avaient eux pas fait le déplacement à Colmar, ont encore cinq jours pour éventuellement se pourvoir en cassation. L’ancien nageur, sous contrôle judiciaire depuis décembre 2021, encourt une peine de vingt ans d’emprisonnement.- Plainte en juillet 2021 -Ancien pensionnaire du Mulhouse Olympic Natation, Yannick Agnel est accusé de viols et d’agressions sexuelles survenus entre le 1er janvier et le 31 août 2016 sur la fille de son entraîneur Lionel Horter, chez qui il était hébergé. Les faits présumés se seraient déroulés à Mulhouse, mais également à l’étranger, en Thaïlande (où le Mulhouse Olympic Natation se rend régulièrement en stage, ndlr) ou à Rio de Janeiro, ville hôte des Jeux olympiques de 2016.L’enquête avait débuté à l’été 2021 à la suite du dépôt de plainte de la jeune femme – également licenciée au club à l’époque, elle a depuis abandonné la natation. Yannick Agnel avait été mis en examen cinq mois plus tard, le 11 décembre 2021. A l’issue de 48 heures de garde à vue, il avait “reconnu la matérialité des faits reprochés, même si pour certains viols il a un problème de mémoire”, avait expliqué la procureure de la République d’alors, Edwige Roux-Morizot.Le nageur a toujours nié l’emprise qu’il pouvait avoir sur la jeune fille. Mais Mme Roux-Morizot avait estimé que les faits étaient “constitutifs de viols et d’agressions sexuelles en raison de la différence d’âge” et d’une “véritable contrainte morale”.Yannick Agnel possède l’un des plus beaux palmarès de la natation française: il a été double champion olympique à Londres en 2012 sur le 200 m nage libre et le relais 4×100 m, avant d’être sacré champion du monde dans ces deux disciplines en 2013.
Gambia opens its first trial of member of notorious ‘death squad’Thu, 15 Jan 2026 16:30:05 GMT
The Gambia opened its first trial Thursday against a member of the country’s notorious “Junglers” paramilitary unit, which acted as a death squad under the reign of ex-dictator Yahya Jammeh.Sanna Manjang, who was the head of the squad, pleaded not guilty to two counts of murder at the country’s High Court in Banjul.In December, Manjang …
Canadian killed by Iranian authorities during protest: Ottawa
Iranian authorities have killed a Canadian citizen during one of the protests that have spread across the Islamic Republic, Ottawa said Thursday.”I have just learned that a Canadian citizen has died in Iran at the hands of Iranian authorities,” Canada’s Foreign Minister Anita Anand said on X, giving no further details.”Peaceful protests by the Iranian people — asking that their voices be heard in the face of the Iranian regime’s repression and ongoing human rights violations — have led the regime to flagrantly disregard human life,” Anand added.A Canadian foreign ministry official, speaking on background, told AFP that Ottawa understands the individual was killed by Iranian authorities during a protest.In a separate statement, the foreign ministry said consular officials have been in touch with the individual’s family in Canada.”Canada strongly condemns the horrific killing of protesters in Iran,” the statement said.”Canadians in Iran should leave now if they can do so safely,” the statement added, addressing the estimated 3,000 Canadians thought to still be in the Islamic Republic.
UN chief attacks world leaders putting cooperation on ‘deathwatch’
UN Secretary-General Antonio Guterres lashed out Thursday at world leaders who he said were seeking to “put international cooperation on deathwatch” amid brazen violations of international law, but held off naming offending countries.He also reiterated that he was “deeply concerned about the violent repression in Iran,” ahead of an emergency Security Council meeting on the crisis scheduled for later Thursday.Guterres, who will step down at the end of 2026, was giving his last annual speech setting out his priorities for the year ahead and said the world was riven with “self-defeating geopolitical divides (and) brazen violations of international law.”He also slammed “wholesale cuts in development and humanitarian aid” — an apparent reference to deep cuts to the budgets of UN agencies made by the United States under the Trump administration’s “America First” policies. “These forces and more are shaking the foundations of global cooperation and testing the resilience of multilateralism itself,” Guterres told the General Assembly. “At a time when we need international cooperation the most, we seem to be the least inclined to use it and invest in it. Some seek to put international cooperation on deathwatch.”Guterres said the UN is “totally committed in the cause of peace in Gaza, Ukraine, Sudan and far beyond and tireless in delivering life-saving aid to those so desperate for support.”Those three deadly, protracted conflicts have come to define Guterres’s time at the helm of the UN, with critics arguing the organization has proved ineffective at conflict prevention.Trump has questioned the UN’s relevance and attacked its priorities. The organization’s top decision-making body, the Security Council, is paralyzed because of tensions between the United States and Russia and China, all three of which are permanent, veto-wielding members.”As we meet today, the snares of conflict have trapped millions of members of the human family in miserable, prolonged cycles of violence, hunger and displacement,” Guterres said.On Gaza, the UN chief called for humanitarian aid to “flow unimpeded” and on Ukraine he said “we must spare no effort” to stop the fighting.He also called for the resumption of talks to bring about a lasting ceasefire in Sudan.Guterres also used his wide-ranging remarks urge action against the abuse of artificial intelligence, to call for efforts to fight inequality.






