Retrait des États-Unis: un “colossal but contre son camp”, regrette le chef de l’ONU Climat

Le chef de l’ONU Climat a critiqué jeudi la décision de Donald Trump de retirer les États-Unis d’un traité de référence sur le climat, qualifiant cette décision de “colossal but contre son camp”.Le président américain a lancé une nouvelle charge contre la diplomatie climatique, ordonnant le retrait des États-Unis d’un traité et du comité scientifique de référence sur le climat, organisations parmi des dizaines identifiées par Washington comme ne servant “plus les intérêts américains”.Le décret signé mercredi par le président américain ordonne au total le retrait des États-Unis de 66 organisations, dont environ une moitié liée à l’ONU, a annoncé la Maison Blanche, une décision que le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres “regrette”.Parmi elles, la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), traité fondateur de tous les autres accords climatiques internationaux, conclu en 1992 lors du sommet de la Terre de Rio. Un retrait effectif un an après la notification officielle, pas encore reçue par l’ONU.Simon Stiell, secrétaire exécutif de la CCNUCC, a regretté un “colossal but contre son camp qui laissera les États-Unis moins sûrs et moins prospères”. Mais “les portes restent ouvertes”, a-t-il souligné.C’est dans son cadre qu’a notamment été signé l’accord de Paris de 2015, dont Donald Trump a claqué la porte une deuxième fois dès son retour à la Maison Blanche il y a un an.Lors de son premier mandat, il avait également quitté l’accord de Paris, mais pas la CCNUCC, permettant aux États-Unis de continuer à participer aux conférences annuelles sur le climat.Le commissaire européen au Climat, Wopke Hoekstra, a déploré une décision “malheureuse” du deuxième émetteur mondial.Ce retrait supplémentaire “est un coup majeur pour l’action climatique mondiale, fracturant le consensus durement gagné et posant le plus grand défi aux efforts climatiques depuis l’adoption de l’accord de Paris”, a déclaré à l’AFP l’analyste Li Shuo, de l’Asia Society Policy Institute. Cette annonce pourrait également représenter un défi juridique, alors que la Constitution américaine, qui permet au président de rejoindre un traité après un vote de deux tiers des sénateurs, ne dit rien sur sa sortie.Jean Su, avocate pour le Centre de la diversité biologique, a jugé auprès de l’AFP qu’il était “illégal pour le président de sortir unilatéralement d’un traité qui requiert un vote de deux tiers du Sénat”.Le décret ordonne également le retrait des États-Unis du groupe d’experts scientifiques de l’ONU sur le climat (Giec), la référence en matière de science climatique, ainsi que d’autres organisations liées à la protection de la planète, comme l’Agence internationale pour les énergies renouvelables ou l’Union internationale pour la conservation de la nature. Le Trésor américain a aussi annoncé la sortie du Fonds vert pour le climat (GCF), qui aide les pays en développement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à s’adapter au changement climatique.- “Idéologie progressiste” -En septembre, depuis la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, Donald Trump avait provoqué de vives réactions en s’en prenant sans détours à la science climatique, qualifiant le réchauffement de “plus grande arnaque de notre histoire” et faisant l’éloge du charbon “propre et magnifique”.Le climat n’est pas la seule cible de l’administration Trump qui s’en prend à d’autres principes défendus par les Objectifs de développement durable de l’ONU destinés à améliorer l’avenir de l’humanité, comme l’égalité femme-homme. Le décret publié mercredi ordonne par exemple la sortie des États-Unis du Fonds des Nations unies pour la population, spécialisé dans la santé de la mère et de l’enfant, et d’ONU-Femmes. “Que ce soit sur le climat, la protection des enfants des violences, ou les questions de genre, nous continuons notre travail avec détermination”, a réagi jeudi le porte-parole de l’ONU Stéphane Dujarric.Dans un communiqué, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a accusé les organisations visées de promouvoir une “idéologie progressiste”, dénonçant notamment “les campagnes pour +l’égalité de genre+ et l’orthodoxie climatique”.Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a largement coupé l’aide américaine à l’étranger, amputant les budgets de nombreuses agences onusiennes forcées de réduire leurs activités humanitaires sur le terrain.Il a plus généralement accusé l’ONU d’être “très loin de réaliser son potentiel”, et n’a pas payé la contribution américaine au budget ordinaire de l’organisation en 2025.bur-abd-alb-jmi/eml

“Amazing!”: le “Trump chinois” fait rire des deux côtés du Pacifique

Mains ouvertes en V comme Donald Trump, il imite la voix et la gestuelle du président américain à la quasi-perfection: le Chinois Ryan Chen, 42 ans, devient un phénomène sur les réseaux sociaux avec ses vidéos humoristiques.Rien ne prédestinait l’ex-directeur commercial à cette carrière, qui a véritablement décollé en 2025 avec le retour de M. …

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Lidl critique la “réglementation” et renonce à la publicité à la télé française

Mauvaise nouvelle pour le petit écran tricolore: Lidl, l’un des premiers annonceurs de France, va arrêter ses achats publicitaires à la télévision traditionnelle, le discounter allemand invoquant une réglementation trop restrictive, six mois après une lourde condamnation pour “pratiques commerciales trompeuses”.”Nous n’investirons plus dans la TV linéaire (télévision classique par rapport notamment aux plateformes en …

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Depuis “La Casa de papel”, l’envol des fictions espagnoles sur les plateformes

“La Casa de papel” a ouvert la voie: depuis le carton de cette série Netflix, les productions espagnoles ont proliféré sur les plateformes, notamment en France, explorant avec succès des registres très éclectiques, du thriller “El Jardinero” au drame sentimental “Los Años nuevos”.”Ça fait quelques années qu’il y a pas seulement un engouement mais aussi …

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Trump étudie “activement” un achat du Groenland, affirme la Maison Blanche

Donald Trump étudie “activement” un achat du Groenland, a déclaré mercredi la porte-parole de la Maison Blanche, tout en refusant une nouvelle fois d’exclure l’option militaire pour acquérir ce territoire semi-autonome du Danemark, qui a toujours dit ne pas être à vendre.Les intentions américaines suscitent l’inquiétude des alliés européens, qui se préparent à “riposter” à …

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Retour en France du chercheur français Vinatier échangé contre un basketteur russe

Le chercheur français Laurent Vinatier, emprisonné en Russie depuis juin 2024, a été libéré et est rentré à Paris jeudi, en échange de la libération et du retour en Russie du basketteur russe Daniil Kasatkin, qui était réclamé par la justice américaine. Cette libération intervient alors que Paris et Moscou ont récemment manifesté leur intérêt d’un …

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“Amazing!”: le “Trump chinois” fait rire des deux côtés du Pacifique

Mains ouvertes en V comme Donald Trump, il imite la voix et la gestuelle du président américain à la quasi-perfection: le Chinois Ryan Chen, 42 ans, devient un phénomène sur les réseaux sociaux avec ses vidéos humoristiques.Rien ne prédestinait l’ex-directeur commercial à cette carrière, qui a véritablement décollé en 2025 avec le retour de M. …

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Washington suspend son aide à la Somalie et à une partie du Soudan du Sud

Washington a partiellement suspendu son aide au Soudan du Sud jeudi, accusant les autorités du pays instable de vols, après avoir interrompu “tous les programmes américains d’assistance” à la Somalie suite à des vols présumés de dizaines de tonnes de vivres. Les autorités américaines avaient évoqué une “politique de tolérance zéro” en matière de gaspillage ou …

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UN climate chief says Trump scores ‘own goal’ with treaty retreat

The UN climate chief led a chorus of criticism Thursday over President Donald Trump’s decision to withdraw the United States from a bedrock climate treaty, calling it a “colossal own goal” that will only harm his country.Trump released a presidential memorandum Wednesday ordering the withdrawal from 66 global organizations and treaties — roughly half affiliated with the United Nations — for being “contrary to the interests of the United States.”Most notable among them is the United Nations Framework Convention on Climate Change (UNFCCC), which underpins all major international climate agreements.UNFCCC executive secretary Simon Stiell said Trump’s decision would “only harm the US economy, jobs and living standards.””It is a colossal own goal which will leave the US less secure and less prosperous,” Stiell said in a statement.His remarks were followed by comments from UN Secretary-General Antonio Guterres, who said he “regrets” the US decision to withdraw from multiple international bodies, without naming any one organization.”The United Nations has a responsibility to deliver for those who depend on us, and we will continue to carry out our mandates with determination,” Guterres said, while reminding member states of their legal obligations to fund the world body’s budget.Critics warned Trump’s move will further isolate the country on the global stage. “It’s critical the United States is a participant in and is actively trying to reduce climate change — it’s the world’s largest economy, the world’s biggest historical emitter,” Jake Schmidt of the Natural Resources Defense Council told AFP, noting that the United States would be the first of 198 parties to ever leave. The treaty adopted in 1992 is a global pact by nations to cooperate to drive down planet-warming greenhouse gas emissions and adapt to the impacts of climate change.”The decision by the world’s largest economy and second-largest emitter to retreat from it is regrettable and unfortunate,” European Union climate chief Wopke Hoekstra said.Trump has thrown the full weight of his domestic policy behind fossil fuels and derides climate science as a “hoax.”- Fight looms -His administration sent no representative to November’s UN climate summit in Brazil, which is held annually under UNFCCC auspices.The US Treasury Department announced Thursday it was also pulling out of the UN’s Green Climate Fund, the world’s largest multilateral climate fund.The UNFCCC was adopted 34 years ago at the Rio Earth Summit and approved by the US Senate by a 92-0 vote during George H.W. Bush’s presidency.The US Constitution allows presidents to enter treaties “provided two thirds of Senators present concur,” but it is silent on the process for withdrawing from them — a legal ambiguity that could invite court challenges.Trump has already withdrawn from the landmark Paris climate accord since returning to office, just as he did during his first term from 2017–2021 in a move later reversed by his successor, Democratic president Joe Biden.”A future US administration could both rejoin the UNFCCC and the Paris Agreement on day one, without needing to go back to the Senate for another round of advice and consent,” Schmidt said. But this would be uncharted territory and legal scholars are not in full agreement.- ‘Gift to China’ -Jean Su, a senior attorney for the nonprofit Center for Biological Diversity, told AFP: “It’s our contention that it’s illegal for the president to unilaterally pull out of a treaty that required two thirds of the Senate vote,” she continued. “We are looking at legal options to pursue that line of argument.”California Governor Gavin Newsom, an outspoken Trump critic who is widely seen as a presidential contender, said “our brainless president is surrendering America’s leadership on the world stage and weakening our ability to compete in the economy of the future — creating a leadership vacuum that China is already exploiting.”China is the world’s biggest polluter, but it has also become the global leader in renewable energy.Trump’s memorandum also directs the US to withdraw from the Intergovernmental Panel on Climate Change, the UN body responsible for assessing climate science, alongside other climate-related organizations.

Prison avec sursis pour un ex-patron de la DGSE dans une affaire de tentative d’extorsion

Au terme de dix années de procédure judiciaire, l’ex-directeur des services secrets français, Bernard Bajolet, a été condamné jeudi à un an de prison avec sursis pour avoir orchestré une tentative d’extorsion contre un homme d’affaires qui, selon la DGSE, l’aurait arnaquée.L’ex-directeur de la Direction générale de la sécurité extérieure entre 2013 et 2017 a été reconnu coupable par le tribunal correctionnel de Bobigny de complicité de tentative d’extorsion et d’atteinte arbitraire à la liberté individuelle par personne dépositaire de l’autorité publique.Les faits qui lui sont reprochés remontent au 12 mars 2016. C’est donc une décennie d’enquête et de rebondissements judiciaires qui auront été nécessaires pour aboutir à cette condamnation, plus lourde que les six à huit mois d’emprisonnement avec sursis requis par le parquet.Conformément aux réquisitions, cette condamnation ne sera toutefois pas inscrite au casier judiciaire de M. Bajolet, 76 ans, du fait de ses états de service pour le pays.- Investissements infructueux -Le 12 mars 2016, Alain Dumenil, homme d’affaires franco-suisse impliqué dans pléthore d’affaires judiciaires et de litiges commerciaux, est arrêté par la police aux frontières à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle alors qu’il doit se rendre en Suisse.Les policiers l’emmènent sous prétexte de devoir vérifier son passeport et le conduisent dans une salle.Deux hommes en civil, appartenant à la DGSE mais jamais identifiés, entrent dans la pièce et informent M. Dumenil qu’il doit rembourser 15 millions d’euros à la France. Les services de renseignement estiment qu’il les a escroqués au début des années 2000, lorsqu’ils l’ont appelé à la rescousse pour sortir la DGSE d’investissements infructueux. Ceux-ci avaient été réalisés avec un fonds secret, confié par l’Etat il y a des décennies dans une volonté d’indépendance de l’institution en cas d’occupation étrangère ou de disparition du gouvernement. Les agents menacent M. Dumenil, dont les manœuvres financières lui ont valu d’être mis en examen pour banqueroute, notamment en lui montrant un album de photographies de ses proches. L’homme d’affaires s’emporte et annonce porter plainte. Les agents s’éclipsent.Au cours du procès, qui s’est tenu en novembre et a parfois semblé devenir celui des services secrets tout entier, Bernard Bajolet a toujours reconnu avoir validé le principe d’une rencontre mais sans avoir jamais imaginé, a-t-il assuré, que cela se ferait avec “une forme quelconque de contrainte”.”Les choses ne se sont pas passées comme elles auraient dû”, avait toutefois reconnu M. Bajolet qui, avec ses avocats, n’a pas souhaité faire de commentaire jeudi après lecture de la décision.- “Souffrances” -Le tribunal, qui a qualifié les méthodes employées de “choquantes”, “inquiétantes” et “contraires à l’Etat de droit”, a considéré qu'”il est peu probable que des agents puissent agir en toute autonomie” dans un dossier “aussi sensible”.De plus, selon le président du tribunal, si M. Bajolet avait fini par disqualifier la manière dont s’était déroulée l’entrevue avec M. Dumenil, il n’a pour autant jamais signalé ces faits à la justice ni engagé de démarche disciplinaire à l’égard des agents, jamais identifiés, le secret défense ayant été invoqué à plusieurs reprises lors de l’instruction.”Cette décision marque après des années de combat judiciaire une étape importante”, en rappelant que “la justice peut établir des responsabilités, y compris lorsque l’affaire touche à des pouvoirs d’Etat particulièrement sensibles et en dépit des obstacles qui lui sont opposés”, a réagi Me Nicolas Huc-Morel, avocat de M. Dumenil qui, lui, était absent lors de l’annonce de la décision. M. Bajolet a par ailleurs été condamné à verser 25.000 euros à M. Dumenil, dont 15.000 euros pour “les souffrances endurées”, le reste étant pour les frais de justice.Lors de l’audience de novembre, M. Dumenil était apparu très marqué, accusant, dans une déclaration quelque peu confuse, la DGSE de tentatives d’assassinat contre sa personne et de pression sur la justice. Il avait demandé trois millions d’euros.