“Ramener tout le monde”: manifestations en Israël pour la libération des otages à Gaza

Des manifestations se tiennent dimanche dans plusieurs villes d’Israël pour demander au Premier ministre Benjamin Netanyahu de mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza et obtenir un accord pour la libération des otages qui y sont retenus.Un immense drapeau israélien, floqué de portraits de personnes kidnappées, a été déployé à Tel-Aviv sur la “place des otages”, devenue emblématique depuis le début de la guerre, déclenchée le 7 octobre 2023 par l’attaque sans précédent du Hamas en Israël.Cette mobilisation survient alors qu’Israël a annoncé se préparer à prendre le contrôle de Gaza-ville et de camps de réfugiés voisins avec pour but affiché de vaincre le mouvement islamiste palestinien et libérer les otages enlevés le 7-Octobre.Cette annonce a suscité en Israël l’effroi de familles d’otages qui craignent que l’opération entraîne la mort de leurs proches, et exigent un accord négocié pour la libération de tous les captifs.Plusieurs importants axes routiers ont été temporairement coupés par des manifestants, notamment l’autoroute reliant Tel-Aviv à Jérusalem.- “Faites pression sur le Hamas” -Dimanche, premier jour de la semaine en Israël, l’activité était nettement réduite dans les rues de Jérusalem, et de nombreux magasins fermés à Tel-Aviv, a-t-on également constaté.Tôt le matin, des dizaines de manifestants postés devant la résidence de M. Netanyahu à Jérusalem demandaient au gouvernement de “mettre fin à la guerre” et “ramener tout le monde”, en référence aux otages.A Tel-Aviv, des centaines de personnes, brandissant là aussi les portraits des kidnappés, drapeaux israéliens et bannières jaunes, la couleur symbole des otages, ont commencé à se rassembler sur la “place des otages”, épicentre de la protestation où une manifestation doit se tenir en fin d’après-midi.”Nous faisons tous les efforts pour les ramener (…) On peut avoir des désaccords, mais en vérité, tout le peuple d’Israël veut que nos frères et sœurs rentrent à la maison”, a déclaré sur cette place le président israélien Isaac Herzog.”Nous ne vous oublions pas un seul instant”, a encore lancé M. Herzog à l’attention des otages. “Je veux dire aux familles endeuillées et inquiètes: Nous sommes avec vous”. “Et je veux dire au monde: (…) Faites pression sur le Hamas”, a-t-il ajouté.Le Forum des familles et des disparus, principale association des proches d’otages, mais aussi l’opposition, une partie du monde économique et syndical, ont appelé à une grève de solidarité ce dimanche avec les otages à Gaza.Dans un communiqué, le Forum a assuré que des “centaines de milliers de citoyens israéliens paralyseront le pays aujourd’hui avec une revendication claire: Ramenez les 50 otages, mettez fin à la guerre”.”Si nous ne les ramenons pas maintenant, nous les perdrons à jamais”, s’est alarmé le Forum.”Depuis 22 mois, nous appelons à un accord global, mais nos appels tombent dans l’oreille de sourds et des cœurs endurcis. Le temps presse (…) Seul le peuple pourra ramener les otages à la maison”, a-t-il plaidé.- “Le jeu du Hamas” -Des partisans de M. Netanyahu et de l’extrême droite ont fustigé le mouvement. “Bloquer les routes principales en Israël et perturber la vie des citoyens est une grave erreur et une récompense pour l’ennemi”, a déploré le ministre de la Culture, Miki Zohar.Le ministre d’extrême droite des Finances, Bezalel Smotrich, a également dénoncé une “campagne (…) qui fait le jeu du Hamas”.”Attaquer les familles des otages alors que vous portez la responsabilité de la captivité de leurs enfants par le Hamas depuis près de deux ans nous affaiblit et nous divise. Les soutenir est ce qui nous renforce et les renforce”, a riposté l’opposant Benny Gantz. Le chef de l’opposition, Yair Lapid, a lui dénoncé une “vague de messages répugnants” de ces ministres. “N’avez-vous aucune honte?”, a-t-il apostrophé.La police israélienne a indiqué que des “milliers de policiers et de soldats des forces de sécurité frontalières” avaient été déployés dans tout le pays. En fin de matinée, elle a fait état de 32 manifestants arrêtés pour avoir troublé l’ordre public et entravé la liberté de circulation.Parmi les 251 otages capturés lors de l’attaque du 7-Octobre, 49 restent détenus à Gaza, dont 27 décédés, selon l’armée israélienne.Le Hamas et le Jihad islamique ont diffusé début août trois vidéos montrant deux otages décharnés et affaiblis, qui ont choqué en Israël et suscité une condamnation internationale.Après 22 mois de guerre, le Premier ministre est sous forte pression interne et internationale, sur le sort des otages et pour faire taire les armes dans la bande de Gaza, dévastée et en proie à une catastrophe humanitaire. L’attaque du 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.L’opération israélienne à Gaza y déjà fait 61.897, majoritairement des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

“Ramener tout le monde”: manifestations en Israël pour la libération des otages à Gaza

Des manifestations se tiennent dimanche dans plusieurs villes d’Israël pour demander au Premier ministre Benjamin Netanyahu de mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza et obtenir un accord pour la libération des otages qui y sont retenus.Un immense drapeau israélien, floqué de portraits de personnes kidnappées, a été déployé à Tel-Aviv sur la “place des otages”, devenue emblématique depuis le début de la guerre, déclenchée le 7 octobre 2023 par l’attaque sans précédent du Hamas en Israël.Cette mobilisation survient alors qu’Israël a annoncé se préparer à prendre le contrôle de Gaza-ville et de camps de réfugiés voisins avec pour but affiché de vaincre le mouvement islamiste palestinien et libérer les otages enlevés le 7-Octobre.Cette annonce a suscité en Israël l’effroi de familles d’otages qui craignent que l’opération entraîne la mort de leurs proches, et exigent un accord négocié pour la libération de tous les captifs.Plusieurs importants axes routiers ont été temporairement coupés par des manifestants, notamment l’autoroute reliant Tel-Aviv à Jérusalem.- “Faites pression sur le Hamas” -Dimanche, premier jour de la semaine en Israël, l’activité était nettement réduite dans les rues de Jérusalem, et de nombreux magasins fermés à Tel-Aviv, a-t-on également constaté.Tôt le matin, des dizaines de manifestants postés devant la résidence de M. Netanyahu à Jérusalem demandaient au gouvernement de “mettre fin à la guerre” et “ramener tout le monde”, en référence aux otages.A Tel-Aviv, des centaines de personnes, brandissant là aussi les portraits des kidnappés, drapeaux israéliens et bannières jaunes, la couleur symbole des otages, ont commencé à se rassembler sur la “place des otages”, épicentre de la protestation où une manifestation doit se tenir en fin d’après-midi.”Nous faisons tous les efforts pour les ramener (…) On peut avoir des désaccords, mais en vérité, tout le peuple d’Israël veut que nos frères et sœurs rentrent à la maison”, a déclaré sur cette place le président israélien Isaac Herzog.”Nous ne vous oublions pas un seul instant”, a encore lancé M. Herzog à l’attention des otages. “Je veux dire aux familles endeuillées et inquiètes: Nous sommes avec vous”. “Et je veux dire au monde: (…) Faites pression sur le Hamas”, a-t-il ajouté.Le Forum des familles et des disparus, principale association des proches d’otages, mais aussi l’opposition, une partie du monde économique et syndical, ont appelé à une grève de solidarité ce dimanche avec les otages à Gaza.Dans un communiqué, le Forum a assuré que des “centaines de milliers de citoyens israéliens paralyseront le pays aujourd’hui avec une revendication claire: Ramenez les 50 otages, mettez fin à la guerre”.”Si nous ne les ramenons pas maintenant, nous les perdrons à jamais”, s’est alarmé le Forum.”Depuis 22 mois, nous appelons à un accord global, mais nos appels tombent dans l’oreille de sourds et des cœurs endurcis. Le temps presse (…) Seul le peuple pourra ramener les otages à la maison”, a-t-il plaidé.- “Le jeu du Hamas” -Des partisans de M. Netanyahu et de l’extrême droite ont fustigé le mouvement. “Bloquer les routes principales en Israël et perturber la vie des citoyens est une grave erreur et une récompense pour l’ennemi”, a déploré le ministre de la Culture, Miki Zohar.Le ministre d’extrême droite des Finances, Bezalel Smotrich, a également dénoncé une “campagne (…) qui fait le jeu du Hamas”.”Attaquer les familles des otages alors que vous portez la responsabilité de la captivité de leurs enfants par le Hamas depuis près de deux ans nous affaiblit et nous divise. Les soutenir est ce qui nous renforce et les renforce”, a riposté l’opposant Benny Gantz. Le chef de l’opposition, Yair Lapid, a lui dénoncé une “vague de messages répugnants” de ces ministres. “N’avez-vous aucune honte?”, a-t-il apostrophé.La police israélienne a indiqué que des “milliers de policiers et de soldats des forces de sécurité frontalières” avaient été déployés dans tout le pays. En fin de matinée, elle a fait état de 32 manifestants arrêtés pour avoir troublé l’ordre public et entravé la liberté de circulation.Parmi les 251 otages capturés lors de l’attaque du 7-Octobre, 49 restent détenus à Gaza, dont 27 décédés, selon l’armée israélienne.Le Hamas et le Jihad islamique ont diffusé début août trois vidéos montrant deux otages décharnés et affaiblis, qui ont choqué en Israël et suscité une condamnation internationale.Après 22 mois de guerre, le Premier ministre est sous forte pression interne et internationale, sur le sort des otages et pour faire taire les armes dans la bande de Gaza, dévastée et en proie à une catastrophe humanitaire. L’attaque du 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.L’opération israélienne à Gaza y déjà fait 61.897, majoritairement des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

L’ouragan Erin atteint les Caraïbes et entraîne de fortes pluies

L’ouragan Erin a été rétrogradé en tempête de catégorie 3 tôt dimanche à l’approche des Caraïbes, touchées par des vents violents et de fortes pluies avec un risque de crues éclair et de glissements de terrain, selon les services météorologiques américains.Il devrait approcher plusieurs îles caribéennes sans toutefois atteindre la terre ferme.Le premier ouragan de la saison au-dessus de l’Atlantique nord s’était brièvement renforcé samedi  jusqu’à atteindre en fin de journée la catégorie maximale 5, qualifiée de “catastrophique” par les autorités américaines, avant que la vitesse des vents ne diminue.Dimanche à 06H00 GMT, Erin se trouvait à environ 225 kilomètres au nord de San Juan, à Porto Rico. Il était alors retombé en catégorie 3, avec des vents soutenus atteignant jusqu’à 205 kilomètres par heure, selon le Centre américain des ouragans (NHC) basé à Miami.”Le cœur de l’ouragan Erin devrait passer à l’est des îles Turques-et-Caïques et du sud-est des Bahamas dans la nuit de dimanche à lundi”, a indiqué le NHC dans son dernier communiqué, précisant toutefois qu’il s’attendait à de nouvelles variations de la tempête.”Des fluctuations d’intensité sont attendues dans les prochains jours en raison de changements dans la structure interne du système. Erin devient un système plus vaste”, a ajouté le centre américain.Une alerte de tempête tropicale était en vigueur pour les îles Turques-et-Caïques, tandis que les îles Vierges, Porto Rico ainsi que le sud-est et le centre des Bahamas étaient invités à suivre attentivement l’évolution de l’ouragan.L’ouragan Erin avait atteint le niveau maximal de l’échelle de Saffir-Simpson un peu plus de 24 heures après avoir été classé en catégorie 1 — une intensification rapide que les scientifiques associent de plus en plus au réchauffement climatique.Il pourrait déverser jusqu’à 20 centimètres de pluie sur certaines zones isolées, selon le NHC, mettant en garde contre des “inondations importantes, ainsi que des glissements de terrain ou coulées de boue”.- Aléa climatique -À Luquillo, une ville côtière de Porto Rico, des surfeurs ont profité des vagues tandis que les promeneurs flânaient sur la plage sous un ciel couvert, samedi, avant l’arrivée de la tempête, selon des images diffusées par l’AFP.Les houles générées par Erin affecteront une partie des îles du nord des Petites Antilles, des Iles Vierges, de Porto Rico, de l’île d’Hispaniola, que se partagent Haïti et la République dominicaine, ainsi que des îles Turques-et-Caïques.Elles s’étendront ensuite en début de semaine aux Bahamas, aux Bermudes et à la côte est et sud-est des Etats-Unis, provoquant des vagues et courants particulièrement dangereux, selon le NHC.Si Erin devrait rester assez loin des côtes américaines, il pourrait néanmoins entraîner d’importantes vagues et une érosion côtière, notamment en Caroline du Nord, dans le sud-est des Etats-Unis.La saison des ouragans, qui s’étire de début juin à fin novembre, devrait cette année être plus intense que la normale, selon les prévisions des autorités météorologiques américaines.En 2024, la région a été marquée par plusieurs tempêtes très puissantes et meurtrières, parmi lesquelles l’ouragan Hélène qui a fait plus de 200 morts dans le sud-est des Etats-Unis.En réchauffant les mers, le changement climatique rend plus probable l’intensification rapide des tempêtes et augmente le risque de phénomènes plus puissants, selon les scientifiques.burs-nr-cha/gge/bpi

L’ouragan Erin atteint les Caraïbes et entraîne de fortes pluies

L’ouragan Erin a été rétrogradé en tempête de catégorie 3 tôt dimanche à l’approche des Caraïbes, touchées par des vents violents et de fortes pluies avec un risque de crues éclair et de glissements de terrain, selon les services météorologiques américains.Il devrait approcher plusieurs îles caribéennes sans toutefois atteindre la terre ferme.Le premier ouragan de la saison au-dessus de l’Atlantique nord s’était brièvement renforcé samedi  jusqu’à atteindre en fin de journée la catégorie maximale 5, qualifiée de “catastrophique” par les autorités américaines, avant que la vitesse des vents ne diminue.Dimanche à 06H00 GMT, Erin se trouvait à environ 225 kilomètres au nord de San Juan, à Porto Rico. Il était alors retombé en catégorie 3, avec des vents soutenus atteignant jusqu’à 205 kilomètres par heure, selon le Centre américain des ouragans (NHC) basé à Miami.”Le cœur de l’ouragan Erin devrait passer à l’est des îles Turques-et-Caïques et du sud-est des Bahamas dans la nuit de dimanche à lundi”, a indiqué le NHC dans son dernier communiqué, précisant toutefois qu’il s’attendait à de nouvelles variations de la tempête.”Des fluctuations d’intensité sont attendues dans les prochains jours en raison de changements dans la structure interne du système. Erin devient un système plus vaste”, a ajouté le centre américain.Une alerte de tempête tropicale était en vigueur pour les îles Turques-et-Caïques, tandis que les îles Vierges, Porto Rico ainsi que le sud-est et le centre des Bahamas étaient invités à suivre attentivement l’évolution de l’ouragan.L’ouragan Erin avait atteint le niveau maximal de l’échelle de Saffir-Simpson un peu plus de 24 heures après avoir été classé en catégorie 1 — une intensification rapide que les scientifiques associent de plus en plus au réchauffement climatique.Il pourrait déverser jusqu’à 20 centimètres de pluie sur certaines zones isolées, selon le NHC, mettant en garde contre des “inondations importantes, ainsi que des glissements de terrain ou coulées de boue”.- Aléa climatique -À Luquillo, une ville côtière de Porto Rico, des surfeurs ont profité des vagues tandis que les promeneurs flânaient sur la plage sous un ciel couvert, samedi, avant l’arrivée de la tempête, selon des images diffusées par l’AFP.Les houles générées par Erin affecteront une partie des îles du nord des Petites Antilles, des Iles Vierges, de Porto Rico, de l’île d’Hispaniola, que se partagent Haïti et la République dominicaine, ainsi que des îles Turques-et-Caïques.Elles s’étendront ensuite en début de semaine aux Bahamas, aux Bermudes et à la côte est et sud-est des Etats-Unis, provoquant des vagues et courants particulièrement dangereux, selon le NHC.Si Erin devrait rester assez loin des côtes américaines, il pourrait néanmoins entraîner d’importantes vagues et une érosion côtière, notamment en Caroline du Nord, dans le sud-est des Etats-Unis.La saison des ouragans, qui s’étire de début juin à fin novembre, devrait cette année être plus intense que la normale, selon les prévisions des autorités météorologiques américaines.En 2024, la région a été marquée par plusieurs tempêtes très puissantes et meurtrières, parmi lesquelles l’ouragan Hélène qui a fait plus de 200 morts dans le sud-est des Etats-Unis.En réchauffant les mers, le changement climatique rend plus probable l’intensification rapide des tempêtes et augmente le risque de phénomènes plus puissants, selon les scientifiques.burs-nr-cha/gge/bpi

L’ouragan Erin atteint les Caraïbes et entraîne de fortes pluies

L’ouragan Erin a été rétrogradé en tempête de catégorie 3 tôt dimanche à l’approche des Caraïbes, touchées par des vents violents et de fortes pluies avec un risque de crues éclair et de glissements de terrain, selon les services météorologiques américains.Il devrait approcher plusieurs îles caribéennes sans toutefois atteindre la terre ferme.Le premier ouragan de la saison au-dessus de l’Atlantique nord s’était brièvement renforcé samedi  jusqu’à atteindre en fin de journée la catégorie maximale 5, qualifiée de “catastrophique” par les autorités américaines, avant que la vitesse des vents ne diminue.Dimanche à 06H00 GMT, Erin se trouvait à environ 225 kilomètres au nord de San Juan, à Porto Rico. Il était alors retombé en catégorie 3, avec des vents soutenus atteignant jusqu’à 205 kilomètres par heure, selon le Centre américain des ouragans (NHC) basé à Miami.”Le cœur de l’ouragan Erin devrait passer à l’est des îles Turques-et-Caïques et du sud-est des Bahamas dans la nuit de dimanche à lundi”, a indiqué le NHC dans son dernier communiqué, précisant toutefois qu’il s’attendait à de nouvelles variations de la tempête.”Des fluctuations d’intensité sont attendues dans les prochains jours en raison de changements dans la structure interne du système. Erin devient un système plus vaste”, a ajouté le centre américain.Une alerte de tempête tropicale était en vigueur pour les îles Turques-et-Caïques, tandis que les îles Vierges, Porto Rico ainsi que le sud-est et le centre des Bahamas étaient invités à suivre attentivement l’évolution de l’ouragan.L’ouragan Erin avait atteint le niveau maximal de l’échelle de Saffir-Simpson un peu plus de 24 heures après avoir été classé en catégorie 1 — une intensification rapide que les scientifiques associent de plus en plus au réchauffement climatique.Il pourrait déverser jusqu’à 20 centimètres de pluie sur certaines zones isolées, selon le NHC, mettant en garde contre des “inondations importantes, ainsi que des glissements de terrain ou coulées de boue”.- Aléa climatique -À Luquillo, une ville côtière de Porto Rico, des surfeurs ont profité des vagues tandis que les promeneurs flânaient sur la plage sous un ciel couvert, samedi, avant l’arrivée de la tempête, selon des images diffusées par l’AFP.Les houles générées par Erin affecteront une partie des îles du nord des Petites Antilles, des Iles Vierges, de Porto Rico, de l’île d’Hispaniola, que se partagent Haïti et la République dominicaine, ainsi que des îles Turques-et-Caïques.Elles s’étendront ensuite en début de semaine aux Bahamas, aux Bermudes et à la côte est et sud-est des Etats-Unis, provoquant des vagues et courants particulièrement dangereux, selon le NHC.Si Erin devrait rester assez loin des côtes américaines, il pourrait néanmoins entraîner d’importantes vagues et une érosion côtière, notamment en Caroline du Nord, dans le sud-est des Etats-Unis.La saison des ouragans, qui s’étire de début juin à fin novembre, devrait cette année être plus intense que la normale, selon les prévisions des autorités météorologiques américaines.En 2024, la région a été marquée par plusieurs tempêtes très puissantes et meurtrières, parmi lesquelles l’ouragan Hélène qui a fait plus de 200 morts dans le sud-est des Etats-Unis.En réchauffant les mers, le changement climatique rend plus probable l’intensification rapide des tempêtes et augmente le risque de phénomènes plus puissants, selon les scientifiques.burs-nr-cha/gge/bpi

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En Afghanistan, l’eau manque et les femmes sont les premières victimes

Dans le village reculé de Shibar comme ailleurs en Afghanistan, les tâches quotidiennes qui nécessitent de l’eau sont souvent dévolues aux femmes, devenues les premières à subir la sécheresse accrue qui frappe le pays.”La cuisine, la vaisselle, aller chercher de l’eau, la lessive, s’occuper des enfants et les laver: l’eau, c’est surtout une affaire de femmes”, explique Choukria Attaye, institutrice dans cette localité perchée en haut d’une montagne de la province centrale de Bamiyan.Avant que le village ne soit pourvu de toilettes et d’une source d’eau claire grâce à l’ONG française Solidarités International (SI), les enfants tombaient souvent malades du fait de l’eau contaminée par les déjections humaines et animales.Les filles et les femmes devaient en outre faire des kilomètres pour aller puiser de l’eau dans des ruisseaux et des puits.”Transporter des litres et des litres leur causait des douleurs au dos”, souligne Mme Attaye.L’accès à l’eau est un problème récurrent dans le pays, l’un des plus vulnérables aux effets du changement climatique, et où les 48 millions d’habitants sont déjà englués dans la pauvreté et la malnutrition.L’Unicef estimait en mai que 31% des Afghans n’avaient pas accès à l’eau potable et 42% à des produits d’hygiène de base, “un fardeau encore plus lourd pour les femmes et les filles”.Les autorités talibanes affirment que les zones rurales disposent en réalité de davantage d’eau propre grâce, assure à l’AFP Motiullah Abid, porte-parole du ministère de l’Eau, à ses propres projets d’accès à l’eau potable et à l’hygiène.- Un bain par semaine -Avant qu’Aziza Shouja, une intervenante de Solidarités International, n’organise des sessions de sensibilisation auprès de femmes, “nombre d’entre elles ne savaient pas ce qu’était une bonne hygiène”, dit-elle à l’AFP.Ces réunions dans sa province natale de Bamiyan ont fait baisser le nombre de malades mais le problème “ne peut être résolu en cinq ou six mois, cela demande un effort continu”, estime-t-elle.Elle constate de nombreux cas de diarrhées et de problèmes cutanés sévères. L’eau impropre à la consommation peut aussi causer des nausées et des maladies respiratoires et entraîner la fièvre typhoïde et la malnutrition, relève Mme Shouja.En contrebas de Shibar, le village de Qavriyak est lui aussi confronté à une pénurie d’eau.”Il n’y en a pas assez pour se laver ou prendre une douche tous les jours et on n’a pas de toilettes propres”, relate Massouma Darweshi, 26 ans, à l’AFP.Les enfants prennent un bain une fois par semaine et l’eau manque pour laver les couches, mais aussi les serviettes de coton utilisées pour les menstruations.Les serviettes hygiéniques disponibles au supermarché du village sont un luxe hors de portée, dit Massouma Darweshi.Dans le village, les femmes tombent souvent malades. Pour se rendre à la clinique la plus proche, il faut emprunter une route cahoteuse, à motocyclette ou à dos d’âne.Les femmes utilisent aussi des ânes pour aller chercher de l’eau à travers des gorges quasi asséchées.- Puits inaccessibles -Dans la province centrale de Maidan Wardak, tous les puits du village de Chinzai, où vit Gol Babo, ont été bouchés par les crues subites de juin, qui plutôt que d’apporter l’eau qui manquait, ont dévasté les maisons et emporté le bétail.Désormais, les femmes doivent partager les toilettes avec les hommes du village. Une source de gène pour les habitants, qui baignent dans une culture très conservatrice renforcée par l'”apartheid de genre” imposé par les talibans depuis leur retour au pouvoir en 2021, selon l’ONU.Autre conséquence du manque d’eau, Gol Babo et sa fille doivent improviser des serviettes en découpant des vêtements sales quand elles ont leurs règles.Tout ce qui reste à Gol Babo est posé près de la tente où sa famille vit désormais, sans matelas ou tapis pour les protéger des insectes.”L’eau que nous avons suffit juste pour boire, donc nous n’en avons pas pour laver nos affaires”, dit-elle. “Tout est dehors, sale”.

Sécheresse et crues subites jettent des Afghans désemparés sur les routes

Dans le nord de l’Afghanistan, Marouf attend, ses maigres affaires près de lui, qu’une voiture l’amène vers un autre village, le sien étant frappé d’une telle sécheresse qu’il n’a plus d’autre choix que d’aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs.La plupart des maisons en terre de son village, à 35 km de Mazar-e-Sharif, sont déjà désertées. Les habitants ont fui “la soif, la faim et une vie sans avenir”, explique à l’AFP ce père de famille de 50 ans.”Nos champs nous ont lâchés. Dans ces conditions, les gens sont forcés de partir”, dit-il. “Quand on a des enfants dont on est responsable, comment rester dans un tel néant?”Plusieurs décennies de guerres ont poussé des millions d’Afghans sur les routes, mais depuis que les talibans ont repris le pouvoir en 2021, la principale cause de déplacement n’est plus politique ou sécuritaire.En Afghanistan, l’un des pays les plus vulnérables aux effets du changement climatique, presque cinq millions d’habitants ont été affectés et 400.000 déplacés par des événements météorologiques début 2025, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).La majorité des 48 millions d’Afghans, déjà confrontés à l’une des pires crises humanitaires au monde, vivent dans des maisons en terre et dépendent de l’agriculture, directement affectée par la hausse des températures et des phénomènes climatiques extrêmes.Sur les cinq dernières années, quatre ont été marquées par une sécheresse accrue, tandis que certaines régions ont souffert de crues subites dévastatrices, emportant avec elles maisons, récoltes et bétail.- “Au bord d’un précipice” -“Mauvaises récoltes, pâturages secs et sources d’eau qui disparaissent poussent des communautés rurales au bord d’un précipice”, alerte l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). “Il devient de plus en plus difficile pour les familles de produire de la nourriture, de gagner un revenu et de rester où elles vivent.”Le nord du pays est le plus touché.Dans la province de Jawzjan, Abdul Jalil Rassouli a vu son village de Bakawal changer. Là où les melons poussaient comme par magie, il faut désormais en acheter en ville car la terre n’en donne plus.”Tout revient toujours à l’eau”, philosophe M. Rassouli, 64 ans, à l’ombre d’un des rares arbres qui en procure encore. “La pénurie d’eau ravage tout: l’agriculture est dévastée, les arbres dépérissent et on ne plante plus.”Des habitants ont gagné l’Iran et le Pakistan voisins il y a déjà une décennie, dans l’espoir d’un avenir meilleur. Mais beaucoup sont depuis rentrés, chassés de ces pays comme plus de 4 millions d’Afghans depuis fin 2023, selon l’Office international des migrations, quand le Pakistan a débuté des expulsions massives.De retour, ils ne travaillent pas la terre mais ont des petits boulots.Abdul Jalil Rassouli espère que le canal de Qosh Tepa, dans les tuyaux depuis des années, permettra d’irriguer les champs à partir de la rivière Amu Darya. Mais celui-ci pourrait encore mettre plus d’un an avant de voir le jour, d’après des responsables talibans.- “Jamais vu ça” -Enumérant des projets de barrages et de canaux, Abdul Latif Mansour, ministre de l’Energie et de l’Eau, a reconnu en juillet que “les mesures prises n’ont pas été suffisantes”. “Il y a de nombreux épisodes de sécheresse. Nous devons nous tourner vers Dieu”, a-t-il plaidé, alors que les autorités talibanes organisent régulièrement des prières pour la pluie.Mais celle-ci n’est pas toujours une bonne nouvelle.En cas de crues subites, la terre asséchée ne parvient pas à retenir l’eau.Or d’après l’ONU, les précipitations sont arrivées plus tôt que prévu cette année dans le pays, sur fond de températures plus élevées que d’ordinaire, augmentant le risque d’inondations.En juin, elles ont tout emporté sur leur passage dans la province de Maidan Wardak (centre).”J’ai 54 ans et nous n’avons jamais vu ça”, témoigne Mohammed Qassim, dans le lit craquelé d’une rivière, plein de cailloux.Wahidullah, 18 ans, a vu son bétail noyé et sa maison endommagée au point de ne plus être habitable.Sa famille de 11 personnes dort sous une tente sur une parcelle légèrement surélevée avec quelques affaires sauvées des eaux. Wahidullah ne peut s’empêcher d’imaginer le scénario catastrophe: “en cas de nouvelle inondation, nous n’aurons plus rien du tout et nulle part où aller”.

Sécheresse et crues subites jettent des Afghans désemparés sur les routes

Dans le nord de l’Afghanistan, Marouf attend, ses maigres affaires près de lui, qu’une voiture l’amène vers un autre village, le sien étant frappé d’une telle sécheresse qu’il n’a plus d’autre choix que d’aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs.La plupart des maisons en terre de son village, à 35 km de Mazar-e-Sharif, sont déjà désertées. Les habitants ont fui “la soif, la faim et une vie sans avenir”, explique à l’AFP ce père de famille de 50 ans.”Nos champs nous ont lâchés. Dans ces conditions, les gens sont forcés de partir”, dit-il. “Quand on a des enfants dont on est responsable, comment rester dans un tel néant?”Plusieurs décennies de guerres ont poussé des millions d’Afghans sur les routes, mais depuis que les talibans ont repris le pouvoir en 2021, la principale cause de déplacement n’est plus politique ou sécuritaire.En Afghanistan, l’un des pays les plus vulnérables aux effets du changement climatique, presque cinq millions d’habitants ont été affectés et 400.000 déplacés par des événements météorologiques début 2025, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).La majorité des 48 millions d’Afghans, déjà confrontés à l’une des pires crises humanitaires au monde, vivent dans des maisons en terre et dépendent de l’agriculture, directement affectée par la hausse des températures et des phénomènes climatiques extrêmes.Sur les cinq dernières années, quatre ont été marquées par une sécheresse accrue, tandis que certaines régions ont souffert de crues subites dévastatrices, emportant avec elles maisons, récoltes et bétail.- “Au bord d’un précipice” -“Mauvaises récoltes, pâturages secs et sources d’eau qui disparaissent poussent des communautés rurales au bord d’un précipice”, alerte l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). “Il devient de plus en plus difficile pour les familles de produire de la nourriture, de gagner un revenu et de rester où elles vivent.”Le nord du pays est le plus touché.Dans la province de Jawzjan, Abdul Jalil Rassouli a vu son village de Bakawal changer. Là où les melons poussaient comme par magie, il faut désormais en acheter en ville car la terre n’en donne plus.”Tout revient toujours à l’eau”, philosophe M. Rassouli, 64 ans, à l’ombre d’un des rares arbres qui en procure encore. “La pénurie d’eau ravage tout: l’agriculture est dévastée, les arbres dépérissent et on ne plante plus.”Des habitants ont gagné l’Iran et le Pakistan voisins il y a déjà une décennie, dans l’espoir d’un avenir meilleur. Mais beaucoup sont depuis rentrés, chassés de ces pays comme plus de 4 millions d’Afghans depuis fin 2023, selon l’Office international des migrations, quand le Pakistan a débuté des expulsions massives.De retour, ils ne travaillent pas la terre mais ont des petits boulots.Abdul Jalil Rassouli espère que le canal de Qosh Tepa, dans les tuyaux depuis des années, permettra d’irriguer les champs à partir de la rivière Amu Darya. Mais celui-ci pourrait encore mettre plus d’un an avant de voir le jour, d’après des responsables talibans.- “Jamais vu ça” -Enumérant des projets de barrages et de canaux, Abdul Latif Mansour, ministre de l’Energie et de l’Eau, a reconnu en juillet que “les mesures prises n’ont pas été suffisantes”. “Il y a de nombreux épisodes de sécheresse. Nous devons nous tourner vers Dieu”, a-t-il plaidé, alors que les autorités talibanes organisent régulièrement des prières pour la pluie.Mais celle-ci n’est pas toujours une bonne nouvelle.En cas de crues subites, la terre asséchée ne parvient pas à retenir l’eau.Or d’après l’ONU, les précipitations sont arrivées plus tôt que prévu cette année dans le pays, sur fond de températures plus élevées que d’ordinaire, augmentant le risque d’inondations.En juin, elles ont tout emporté sur leur passage dans la province de Maidan Wardak (centre).”J’ai 54 ans et nous n’avons jamais vu ça”, témoigne Mohammed Qassim, dans le lit craquelé d’une rivière, plein de cailloux.Wahidullah, 18 ans, a vu son bétail noyé et sa maison endommagée au point de ne plus être habitable.Sa famille de 11 personnes dort sous une tente sur une parcelle légèrement surélevée avec quelques affaires sauvées des eaux. Wahidullah ne peut s’empêcher d’imaginer le scénario catastrophe: “en cas de nouvelle inondation, nous n’aurons plus rien du tout et nulle part où aller”.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Aux Philippines: le marché du combat de coqs en ligne continue de prospérer, malgré son interdiction

Pendant des semaines cet été, des plongeurs ont exploré les profondeurs d’un lac au sud de Manille à la recherche de corps de disparus, victimes d’une véritable industrie nationale: les paris en ligne sur les combats de coqs.Des hommes tués, selon un témoignage, pour leur implication présumée dans des matchs truqués pendant la pandémie de Covid-19, durant laquelle une véritable folie de l'”e-sabong” s’est emparée du pays.A la suite de ces disparitions, l’ex-président Rodrigo Duterte a interdit en 2022 ces paris en ligne. Mais trois ans plus tard, le marché lucratif de l’e-sabong reste florissant.A Bulacan, une banlieue de Manille, dans un local bondé où s’affrontent des coqs équipés d’éperons métalliques tranchants, les billets passent de main en main.Marcelo Parang, 60 ans, y officie en toute sérénité: les paris en présentiel restent autorisés. “Nous n’avons pas peur… Ici, nous sommes tranquilles. Les matches se déroulent en toute légalité”, explique-t-il alors que montent les clameurs d’un combat qui se termine. Une ambiance bien différente de l’enfer du pari en ligne dans lequel Ray Gibraltar, comme de nombreux autres aficionados, est tombé lors de la pandémie.- “Je ne dormais plus” -Issu d’une famille d’amateurs de combats de coqs, il avait lui aussi longtemps fréquenté les “tarians”, ces arènes dédiées.Mais avec le confinement, il a commencé à parier en ligne, à un rythme effréné, gagnant ou – le plus souvent – perdant jusqu’à 15.000 dollars par jour. “Je ne mangeais pas. Je ne faisais que boire du café et fumer… je ne dormais plus”, raconte cet ancien cadre, ajoutant qu’avec l’argent perdu il aurait “pu acheter une maison et une voiture”. Avant d’entrer en cure de désintoxication, il a misé les derniers 300 pesos de son portefeuille électronique. “Dans les tarians, il faut se déplacer pour parier”, contrairement au pari en ligne, note Reagan Praferosa, qui a créé le Centre de rétablissement pour joueurs des Philippines.Celui-ci a accueilli ses premiers joueurs d’e-sabong en 2020. Aujourd’hui, ils représentent environ 30% de l’activité du centre.Jay, 24 ans, un artiste graphiste qui s’exprime sous couvert de l’anonymat, dit qu’il continue à se connecter dès qu’il reçoit son salaire.Il montre comment avec seulement 10 pesos (environ 0,15 euros) il peut miser sur les coqs qui apparaissent sur son écran de téléphone.”Je ne cherche pas à gagner de l’argent, c’est l’excitation”, explique-t-il.Les autorités estiment à des millions de dollars par semaine les revenus générés par cette industrie. Une manne qui alimente le crime organisé.- Sites fermés -Depuis l’interdiction de l’e-sabong, les autorités ont fermé plus de 6.800 sites, a indiqué à l’AFP le brigadier-général de police Bernard Yang.Mais l’utilisation de VPN rend l’identification des utilisateurs le plus souvent impossible.Tout en reconnaissant que les peines – des amendes ne dépassant pas 1.000 pesos (15 euros) – ne sont pas très dissuasives, M. Yang assure que le problème n’est “plus aussi grave” qu’auparavant.La situation reste toutefois assez préoccupante pour que la Banque centrale, interpellée au Congrès, ait ordonné vendredi aux entreprises de portefeuilles électroniques de cesser toute activité avec des sites illégaux dans les 48 heures.Car pour Rolando Valeriano, membre du Congrès, la situation reste “très alarmante”.Partout, “il y a des enfants qui savent (comment parier) sur l’e-sabong”, souligne pour l’AFP ce parlementaire, auteur d’une proposition de loi visant à alourdir les peines.Une entreprise qui n’est pas gagnée d’avance, concède-t-il.Début juillet, une photo vérifiée par l’AFP a commencé à circuler dans les médias. C’était l’image d’un élu fixant l’écran de son téléphone pendant un vote au Congrès. Il suivait un combat de coqs.