Présidentielle en Bolivie: l’espoir d’un “changement” après vingt ans de socialisme

Excédés par la crise économique, les Boliviens ont voté dimanche pour élire leur prochain président avec l’espoir d’un “changement” après deux décennies de gouvernements socialistes.Les bureaux de vote ont fermé à 16H00 locales (20H00 GMT) ouvrant la voie au dépouillement, selon une source du Tribunal suprême électoral (TSE). Les premiers résultats sortie des urnes sont attendus à 20H00 locales (00H00 GMT). Le scrutin s’est déroulé dans un contexte de grave crise économique marqué par une pénurie chronique de dollars et de carburant, tandis que l’inflation annuelle avoisine les 25%, un niveau inédit depuis 17 ans. Tenu pour responsable de la débâcle, le président sortant Luis Arce, autrefois soutenu par l’ancien président Evo Morales (2006-2019), mais désormais en conflit avec lui, a renoncé à un second mandat. Andronico Rodriguez, le président du Sénat également issu de la gauche, et le candidat du Mouvement vers le socialisme (MAS) au pouvoir depuis 2006, Eduardo del Castillo, restent largement distancés dans les enquêtes.”Je veux un changement. Je pense que la gauche nous a fait beaucoup de mal”, a estimé Miriam Escobar, une retraité de 60 ans. “Il n’y a pas de travail, pas d’essence, pas de diesel, tout est très cher”, a-t-elle déploré après avoir voté à La Paz, la capitale administrative située à 3.600 mètres d’altitude.Dans ce contexte, deux candidats de droite, parmi les huit en lice, se disputent la première place avec environ 20% des intentions de vote : le millionnaire de centre-droit Samuel Doria Medina, 66 ans, et l’ancien président de droite Jorge “Tuto” Quiroga, 65 ans. Tous deux promettent de rompre avec le modèle étatiste instauré par Morales, en lançant un plan de choc combinant coupes budgétaires et ouverture accrue aux investissements privés. Sous Morales, la pauvreté a reculé et le PIB triplé, mais la chute des revenus gaziers depuis 2017 a plongé le pays dans la crise.”Aujourd’hui, est un jour très important pour les Boliviens car grâce au vote nous allons sortir de cette crise économique de manière pacifique et démocratique”, a lancé Doria Medina en votant à La Paz. L’influent homme d’affaires, candidat pour la quatrième fois à la présidence, s’engage à “un gouvernement d’austérité”.- “fin d’un cycle” -“C’est la fin d’un cycle”, a déclaré Jorge “Tuto” Quiroga, après avoir voté également à La Paz. Cet ingénieur, qui avait assuré un intérim à la tête du pays pendant un an (2001-2002), promet “un changement radical” en cas de victoire.Les deux favoris devraient s’affronter selon les sondages lors d’un second tour le 19 octobre, et infliger à la gauche son plus lourd revers depuis l’arrivée au pouvoir d’Evo Morales.L’ancien chef d’Etat de 65 ans espérait briguer un quatrième mandat présidentiel, mais la justice, en les limitant à deux, l’a écarté de la course. Visé par un mandat d’arrêt dans une affaire de traite de mineure qu’il conteste, l’ancien syndicaliste des planteurs de coca vit retranché dans son fief du centre du pays.En votant, chaussé de sandales, Evo Morales a dénoncé un scrutin “sans légitimité”, affirmant que le vote nul, qu’il a encouragé durant la campagne, allait l’emporter, tandis que ses partisans formaient un cordon autour de lui, a constaté l’AFP. Aucune présence policière n’était visible aux alentours. Malgré son éviction, le premier chef d’Etat bolivien d’origine indigène garde de solides appuis dans certains bastions ruraux et autochtones. Mais son conflit avec Arce a fracturé le MAS, et même ceux qui ont pendant longtemps bénéficié des politiques sociales expriment aujourd’hui leur désenchantement.Pour Daniel Valverde, politologue à l’université Gabriel René Moreno, “le pire ennemi de la gauche a été la gauche elle-même”. “La corruption, la mauvaise gestion, le manque de décisions et l’improvisation ont fini par fatiguer la population”, juge-t-il.Outre le président et le vice-président, les près de huit millions d’électeurs du pays doivent aussi renouveler le parlement bicaméral.

Présidentielle en Bolivie: l’espoir d’un “changement” après vingt ans de socialisme

Excédés par la crise économique, les Boliviens ont voté dimanche pour élire leur prochain président avec l’espoir d’un “changement” après deux décennies de gouvernements socialistes.Les bureaux de vote ont fermé à 16H00 locales (20H00 GMT) ouvrant la voie au dépouillement, selon une source du Tribunal suprême électoral (TSE). Les premiers résultats sortie des urnes sont attendus à 20H00 locales (00H00 GMT). Le scrutin s’est déroulé dans un contexte de grave crise économique marqué par une pénurie chronique de dollars et de carburant, tandis que l’inflation annuelle avoisine les 25%, un niveau inédit depuis 17 ans. Tenu pour responsable de la débâcle, le président sortant Luis Arce, autrefois soutenu par l’ancien président Evo Morales (2006-2019), mais désormais en conflit avec lui, a renoncé à un second mandat. Andronico Rodriguez, le président du Sénat également issu de la gauche, et le candidat du Mouvement vers le socialisme (MAS) au pouvoir depuis 2006, Eduardo del Castillo, restent largement distancés dans les enquêtes.”Je veux un changement. Je pense que la gauche nous a fait beaucoup de mal”, a estimé Miriam Escobar, une retraité de 60 ans. “Il n’y a pas de travail, pas d’essence, pas de diesel, tout est très cher”, a-t-elle déploré après avoir voté à La Paz, la capitale administrative située à 3.600 mètres d’altitude.Dans ce contexte, deux candidats de droite, parmi les huit en lice, se disputent la première place avec environ 20% des intentions de vote : le millionnaire de centre-droit Samuel Doria Medina, 66 ans, et l’ancien président de droite Jorge “Tuto” Quiroga, 65 ans. Tous deux promettent de rompre avec le modèle étatiste instauré par Morales, en lançant un plan de choc combinant coupes budgétaires et ouverture accrue aux investissements privés. Sous Morales, la pauvreté a reculé et le PIB triplé, mais la chute des revenus gaziers depuis 2017 a plongé le pays dans la crise.”Aujourd’hui, est un jour très important pour les Boliviens car grâce au vote nous allons sortir de cette crise économique de manière pacifique et démocratique”, a lancé Doria Medina en votant à La Paz. L’influent homme d’affaires, candidat pour la quatrième fois à la présidence, s’engage à “un gouvernement d’austérité”.- “fin d’un cycle” -“C’est la fin d’un cycle”, a déclaré Jorge “Tuto” Quiroga, après avoir voté également à La Paz. Cet ingénieur, qui avait assuré un intérim à la tête du pays pendant un an (2001-2002), promet “un changement radical” en cas de victoire.Les deux favoris devraient s’affronter selon les sondages lors d’un second tour le 19 octobre, et infliger à la gauche son plus lourd revers depuis l’arrivée au pouvoir d’Evo Morales.L’ancien chef d’Etat de 65 ans espérait briguer un quatrième mandat présidentiel, mais la justice, en les limitant à deux, l’a écarté de la course. Visé par un mandat d’arrêt dans une affaire de traite de mineure qu’il conteste, l’ancien syndicaliste des planteurs de coca vit retranché dans son fief du centre du pays.En votant, chaussé de sandales, Evo Morales a dénoncé un scrutin “sans légitimité”, affirmant que le vote nul, qu’il a encouragé durant la campagne, allait l’emporter, tandis que ses partisans formaient un cordon autour de lui, a constaté l’AFP. Aucune présence policière n’était visible aux alentours. Malgré son éviction, le premier chef d’Etat bolivien d’origine indigène garde de solides appuis dans certains bastions ruraux et autochtones. Mais son conflit avec Arce a fracturé le MAS, et même ceux qui ont pendant longtemps bénéficié des politiques sociales expriment aujourd’hui leur désenchantement.Pour Daniel Valverde, politologue à l’université Gabriel René Moreno, “le pire ennemi de la gauche a été la gauche elle-même”. “La corruption, la mauvaise gestion, le manque de décisions et l’improvisation ont fini par fatiguer la population”, juge-t-il.Outre le président et le vice-président, les près de huit millions d’électeurs du pays doivent aussi renouveler le parlement bicaméral.

L’ouragan Erin menace de se renforcer à nouveau à l’approche des Bahamas

L’ouragan Erin risque encore de se renforcer dans les prochains jours à l’approche des Bahamas, dans les Caraïbes, vaste région de l’Atlantique nord déjà touchée par des vents violents et de fortes pluies avec un risque de crues et de glissements de terrain, ont prévenu dimanche les services météorologiques américains.A Porto Rico, territoire américain meurtri et dévasté en 2017 par l’ouragan Maria, plus de 150.000 habitants sont déjà privés de courant à cause d’Erin.  Le premier ouragan de la saison au-dessus de l’Atlantique nord s’est renforcé samedi jusqu’à atteindre la catégorie maximale 5, qualifiée de “catastrophique” par le centre américain des ouragans (NHC), avant que la vitesse des vents ne diminue et qu’il soit rétrogradé en catégorie 3.Mais dimanche vers 14H00 (18H00 GMT), le NHC a averti qu'”Erin allait probablement se renforcer de nouveau au cours des prochains jours” et qu'”une alerte à la tempête tropicale était émise pour le sud-est des Bahamas”, non loin des côtes de Floride, dans le sud-est des Etats-Unis.En passant dans la nuit de samedi à dimanche à environ 225 kilomètres au nord de San Juan, capitale de Porto Rico, l’ouragan soufflait des vents atteignant jusqu’à 205 kilomètres par heure.- Intensification rapide -Plus tôt samedi, la vitesse avait atteint 255 km/h.”Le cœur de l’ouragan Erin devrait passer à l’est des îles Turques-et-Caïques et du sud-est des Bahamas dans la nuit de dimanche à lundi”, a indiqué le NHC dans un bulletin.”Des fluctuations d’intensité sont attendues dans les prochains jours en raison de changements dans la structure interne du système. Erin devient un système plus vaste”, a ajouté cette organisation spécialisée dans les ouragans et basée à Miami qui, comme d’autres services météo américains, a subi des coupes budgétaires imposées par l’administration de Donald Trump.L’ouragan Erin avait atteint le niveau maximal de l’échelle de Saffir-Simpson un peu plus de 24 heures après avoir été classé en catégorie 1 — une intensification rapide que les scientifiques associent de plus en plus au réchauffement climatique.Il pourrait déverser jusqu’à 200 millimètres de pluie sur certaines zones isolées, selon le NHC, mettant en garde contre des “inondations importantes, ainsi que des glissements de terrain ou coulées de boue”.- Vagues dangereuses -A Porto Rico, peuplé de plus de 3,2 millions d’habitants, “près de 155,000 clients sont privés de courant”, a annoncé sur X la compagnie d’électricité locale Luma.À Luquillo, une ville côtière de Porto Rico, des surfeurs ont profité des vagues tandis que les promeneurs flânaient sur la plage sous un ciel couvert, samedi, avant l’arrivée de la tempête, selon des images diffusées par l’AFP.Les houles générées par Erin affectent une partie des îles du nord des Petites Antilles, des Îles Vierges américaines et britanniques, de Porto Rico, de l’île d’Hispaniola, que se partagent Haïti et la République dominicaine, ainsi que des îles Turques-et-Caïques.Elles s’étendront ensuite en début de semaine aux Bahamas, aux Bermudes et à la côte est et sud-est des Etats-Unis, provoquant des vagues et courants particulièrement dangereux, selon le NHC.Si Erin devrait rester assez loin des côtes américaines, il pourrait néanmoins entraîner d’importantes vagues et une érosion côtière, notamment en Caroline du Nord, dans le sud-est.La saison des ouragans, qui s’étire de début juin à fin novembre, devrait cette année être plus intense que la normale, selon les prévisions des autorités météorologiques américaines.En 2024, la région a été marquée par plusieurs tempêtes très puissantes et meurtrières, parmi lesquelles l’ouragan Hélène qui a fait plus de 200 morts dans le sud-est des Etats-Unis.En réchauffant les mers, le changement climatique rend plus probable l’intensification rapide des tempêtes et augmente le risque de phénomènes plus puissants, selon les scientifiques.burs-nr/pno

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

L’ouragan Erin menace de se renforcer à nouveau à l’approche des Bahamas

L’ouragan Erin risque encore de se renforcer dans les prochains jours à l’approche des Bahamas, dans les Caraïbes, vaste région de l’Atlantique nord déjà touchée par des vents violents et de fortes pluies avec un risque de crues et de glissements de terrain, ont prévenu dimanche les services météorologiques américains.A Porto Rico, territoire américain meurtri et dévasté en 2017 par l’ouragan Maria, plus de 150.000 habitants sont déjà privés de courant à cause d’Erin.  Le premier ouragan de la saison au-dessus de l’Atlantique nord s’est renforcé samedi jusqu’à atteindre la catégorie maximale 5, qualifiée de “catastrophique” par le centre américain des ouragans (NHC), avant que la vitesse des vents ne diminue et qu’il soit rétrogradé en catégorie 3.Mais dimanche vers 14H00 (18H00 GMT), le NHC a averti qu'”Erin allait probablement se renforcer de nouveau au cours des prochains jours” et qu'”une alerte à la tempête tropicale était émise pour le sud-est des Bahamas”, non loin des côtes de Floride, dans le sud-est des Etats-Unis.En passant dans la nuit de samedi à dimanche à environ 225 kilomètres au nord de San Juan, capitale de Porto Rico, l’ouragan soufflait des vents atteignant jusqu’à 205 kilomètres par heure.- Intensification rapide -Plus tôt samedi, la vitesse avait atteint 255 km/h.”Le cœur de l’ouragan Erin devrait passer à l’est des îles Turques-et-Caïques et du sud-est des Bahamas dans la nuit de dimanche à lundi”, a indiqué le NHC dans un bulletin.”Des fluctuations d’intensité sont attendues dans les prochains jours en raison de changements dans la structure interne du système. Erin devient un système plus vaste”, a ajouté cette organisation spécialisée dans les ouragans et basée à Miami qui, comme d’autres services météo américains, a subi des coupes budgétaires imposées par l’administration de Donald Trump.L’ouragan Erin avait atteint le niveau maximal de l’échelle de Saffir-Simpson un peu plus de 24 heures après avoir été classé en catégorie 1 — une intensification rapide que les scientifiques associent de plus en plus au réchauffement climatique.Il pourrait déverser jusqu’à 200 millimètres de pluie sur certaines zones isolées, selon le NHC, mettant en garde contre des “inondations importantes, ainsi que des glissements de terrain ou coulées de boue”.- Vagues dangereuses -A Porto Rico, peuplé de plus de 3,2 millions d’habitants, “près de 155,000 clients sont privés de courant”, a annoncé sur X la compagnie d’électricité locale Luma.À Luquillo, une ville côtière de Porto Rico, des surfeurs ont profité des vagues tandis que les promeneurs flânaient sur la plage sous un ciel couvert, samedi, avant l’arrivée de la tempête, selon des images diffusées par l’AFP.Les houles générées par Erin affectent une partie des îles du nord des Petites Antilles, des Îles Vierges américaines et britanniques, de Porto Rico, de l’île d’Hispaniola, que se partagent Haïti et la République dominicaine, ainsi que des îles Turques-et-Caïques.Elles s’étendront ensuite en début de semaine aux Bahamas, aux Bermudes et à la côte est et sud-est des Etats-Unis, provoquant des vagues et courants particulièrement dangereux, selon le NHC.Si Erin devrait rester assez loin des côtes américaines, il pourrait néanmoins entraîner d’importantes vagues et une érosion côtière, notamment en Caroline du Nord, dans le sud-est.La saison des ouragans, qui s’étire de début juin à fin novembre, devrait cette année être plus intense que la normale, selon les prévisions des autorités météorologiques américaines.En 2024, la région a été marquée par plusieurs tempêtes très puissantes et meurtrières, parmi lesquelles l’ouragan Hélène qui a fait plus de 200 morts dans le sud-est des Etats-Unis.En réchauffant les mers, le changement climatique rend plus probable l’intensification rapide des tempêtes et augmente le risque de phénomènes plus puissants, selon les scientifiques.burs-nr/pno

L’ouragan Erin menace de se renforcer à nouveau à l’approche des Bahamas

L’ouragan Erin risque encore de se renforcer dans les prochains jours à l’approche des Bahamas, dans les Caraïbes, vaste région de l’Atlantique nord déjà touchée par des vents violents et de fortes pluies avec un risque de crues et de glissements de terrain, ont prévenu dimanche les services météorologiques américains.A Porto Rico, territoire américain meurtri et dévasté en 2017 par l’ouragan Maria, plus de 150.000 habitants sont déjà privés de courant à cause d’Erin.  Le premier ouragan de la saison au-dessus de l’Atlantique nord s’est renforcé samedi jusqu’à atteindre la catégorie maximale 5, qualifiée de “catastrophique” par le centre américain des ouragans (NHC), avant que la vitesse des vents ne diminue et qu’il soit rétrogradé en catégorie 3.Mais dimanche vers 14H00 (18H00 GMT), le NHC a averti qu'”Erin allait probablement se renforcer de nouveau au cours des prochains jours” et qu'”une alerte à la tempête tropicale était émise pour le sud-est des Bahamas”, non loin des côtes de Floride, dans le sud-est des Etats-Unis.En passant dans la nuit de samedi à dimanche à environ 225 kilomètres au nord de San Juan, capitale de Porto Rico, l’ouragan soufflait des vents atteignant jusqu’à 205 kilomètres par heure.- Intensification rapide -Plus tôt samedi, la vitesse avait atteint 255 km/h.”Le cœur de l’ouragan Erin devrait passer à l’est des îles Turques-et-Caïques et du sud-est des Bahamas dans la nuit de dimanche à lundi”, a indiqué le NHC dans un bulletin.”Des fluctuations d’intensité sont attendues dans les prochains jours en raison de changements dans la structure interne du système. Erin devient un système plus vaste”, a ajouté cette organisation spécialisée dans les ouragans et basée à Miami qui, comme d’autres services météo américains, a subi des coupes budgétaires imposées par l’administration de Donald Trump.L’ouragan Erin avait atteint le niveau maximal de l’échelle de Saffir-Simpson un peu plus de 24 heures après avoir été classé en catégorie 1 — une intensification rapide que les scientifiques associent de plus en plus au réchauffement climatique.Il pourrait déverser jusqu’à 200 millimètres de pluie sur certaines zones isolées, selon le NHC, mettant en garde contre des “inondations importantes, ainsi que des glissements de terrain ou coulées de boue”.- Vagues dangereuses -A Porto Rico, peuplé de plus de 3,2 millions d’habitants, “près de 155,000 clients sont privés de courant”, a annoncé sur X la compagnie d’électricité locale Luma.À Luquillo, une ville côtière de Porto Rico, des surfeurs ont profité des vagues tandis que les promeneurs flânaient sur la plage sous un ciel couvert, samedi, avant l’arrivée de la tempête, selon des images diffusées par l’AFP.Les houles générées par Erin affectent une partie des îles du nord des Petites Antilles, des Îles Vierges américaines et britanniques, de Porto Rico, de l’île d’Hispaniola, que se partagent Haïti et la République dominicaine, ainsi que des îles Turques-et-Caïques.Elles s’étendront ensuite en début de semaine aux Bahamas, aux Bermudes et à la côte est et sud-est des Etats-Unis, provoquant des vagues et courants particulièrement dangereux, selon le NHC.Si Erin devrait rester assez loin des côtes américaines, il pourrait néanmoins entraîner d’importantes vagues et une érosion côtière, notamment en Caroline du Nord, dans le sud-est.La saison des ouragans, qui s’étire de début juin à fin novembre, devrait cette année être plus intense que la normale, selon les prévisions des autorités météorologiques américaines.En 2024, la région a été marquée par plusieurs tempêtes très puissantes et meurtrières, parmi lesquelles l’ouragan Hélène qui a fait plus de 200 morts dans le sud-est des Etats-Unis.En réchauffant les mers, le changement climatique rend plus probable l’intensification rapide des tempêtes et augmente le risque de phénomènes plus puissants, selon les scientifiques.burs-nr/pno

Mass rally in Tel Aviv calls for end to Gaza war, hostage deal

Tens of thousands of demonstrators gathered on Sunday evening in Tel Aviv to call for an end to the war in Gaza and the release of hostages, one of the largest demonstrations in Israel since the start of the fighting in October 2023.The rally was the culmination of a day of nationwide protests and a general strike to pressure the government to halt the military campaign.”Bring them all home! Stop the war!” shouted the vast crowd which had converged on the so-called “Hostage Square” in Tel Aviv plaza — a focal point for protesters throughout the war.The Hostage and Missing Families Forum, the initiator of the day of protest, estimated that about 500,000 people joined the evening demonstration in Tel Aviv — a figure not confirmed by the police.”We demand a comprehensive and achievable agreement and an end to the war. We demand what is rightfully ours — our children,” said Einav Zangauker, mother of hostage Matan and a leading figure of the protest movement. “The Israeli government has transformed a just war into a pointless war,” she told the crowd.National media published a video message by Matan Zangauker on Sunday, in which the hostage, weak and emaciated, addressed his family and told them he missed them. The video was filmed by Hamas and found in Gaza by the army, the family said.”This is probably the last minute we have to save the hostages,” demonstrator Ofir Penso, 50, told AFP.- A day of protests -The protests come more than a week after Israel’s security cabinet approved plans to capture Gaza City, 22 months into a war that has created a dire humanitarian crisis in the Palestinian territory.The Hostages and Missing Families Forum campaign group vowed Sunday that protesters would “shut down the country” with the goal of bringing back the hostages and ending the war.Throughout the country, demonstrators blocked traffic arteries, set tyres on fire and clashed with the police. More than 30 protesters were arrested, law enforcement said.In many places, though, AFP journalists saw businesses carrying on unimpeded.In Jerusalem’s main shopping district, it was business as usual.A shop assistant in the city centre said the owner supported the campaign for the hostages’ return but chose not to participate in the strike.”Everyone is helping the way they can,” she said, declining to give her name.Netanyahu slammed the protesters, saying their actions “not only harden Hamas’s position and draw out the release of our hostages, but also ensure that the horrors of October 7 will reoccur”.Egypt said in recent days mediators were leading a renewed push to secure a 60-day truce deal that includes hostages being released, after the last round of talks in Qatar ended without a breakthrough.Some Israeli government members who oppose any deal with Hamas slammed Sunday’s demonstrations.Israel’s far-right Finance Minister Bezalel Smotrich decried “a perverse and harmful campaign that plays into the hands of Hamas” and calls for “surrender”.However, Benny Gantz, an opposition leader, condemned the government for “attacking the families of the hostages” while “bearing responsibility for the captivity of their children by Hamas for nearly two years”.- Famine warnings -The Israeli plan to expand the war into Gaza City and nearby refugee camps has sparked an international outcry as well as domestic opposition.On Sunday, Israeli military chief of staff Lieutenant General Eya Zamir said the army was moving ahead with a plan “focusing on Gaza City”.Hamas warned it would result in “a new wave of extermination and mass displacement”.Army Radio said residents would be evacuated before troops encircled and seized Gaza City in the coming weeks, with tens of thousands of reservists called up.UN-backed experts have warned of widespread famine unfolding in the territory, where Israel has heavily limited the amount of humanitarian aid it allows in.Gaza’s civil defence agency said Israeli fire on Sunday killed over sixty Palestinians, including at least 37 waiting to collect food aid near two sites.The conflict began with Palestinian militant group Hamas’s October 7, 2023 attack on Israel, during which 251 people were taken hostage. Forty-nine captives remain in Gaza, including 27 the Israeli military says are dead.Hamas’s assault resulted in the deaths of 1,219 people, mostly civilians, according to an AFP tally based on official figures.Israel’s offensive has killed more than 61,944 Palestinians, most of them civilians, according to figures from the health ministry in Hamas-run Gaza which the United Nations considers reliable.

Air Canada suspend la reprise de ses vols, la grève se poursuivant

La compagnie aérienne Air Canada a annoncé dimanche suspendre son projet de reprise des vols après que ses hôtesses et stewards ont décidé de braver une décision administrative, poursuivant leur grève pour réclamer une meilleure rémunération.Les vols ne vont finalement pas reprendre de sitôt: malgré un signal dans ce sens envoyé en début de matinée, le conflit social paralysant la plus grande compagnie aérienne du Canada semblait dans une impasse dimanche après-midi.Air Canada “a suspendu son projet de reprise partielle des vols (…) après que le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) a illégalement ordonné à ses agents de bord de désobéir à une directive du Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) leur enjoignant de reprendre le travail”, a annoncé l’entreprise sur son site.Samedi matin, des membres de bord de la compagnie avaient débrayé à l’appel du syndicat SCFP, poussant la compagnie aérienne à annuler des centaines vols, au pic de la saison estivale.Face à cette crise sociale risquant d’alourdir le “fardeau financier” des Canadiens, le gouvernement avait décidé samedi d’intervenir pour obliger les deux parties à recourir à un arbitrage indépendant.Le Conseil canadien des relations industrielles sollicité a “ordonné à Air Canada de reprendre ses activités et à tous les agents de bord d’Air Canada et d’Air Canada Rouge (filiale à bas coûts d’Air Canada, ndlr) de reprendre leurs fonctions avant 14H00 EDT (18H00 GMT)”, avait fait savoir dimanche la compagnie aérienne.Mais le SCFP représentant les grévistes a appelé ses adhérents à braver cette directive.”Le syndicat affirme que ses membres demeureront en grève tant que leurs revendications sur les salaires et la rémunération du temps au sol ne seront pas respectées”, écrit-il ainsi sur son site.Outre des augmentations de salaires, les agents de bord demandent en effet que leurs heures de travail au sol, par exemple lors de l’embarquement des passagers, soient comptabilisées, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.- “Conflit d’intérêt” -Le syndicat avait dénoncé plus tôt l’intervention du gouvernement et l’existence selon lui de “conflit d’intérêts” entre Maryse Tremblay, la présidente du CCRI chargé d’arbitrer le dossier, et la compagnie aérienne, Mme Tremblay ayant travaillé comme conseillère juridique pour Air Canada.”Nous invitons Air Canada à revenir à la table des négociations pour conclure un accord équitable, plutôt que de compter sur le gouvernement fédéral pour faire le sale boulot à sa place lorsque les négociations deviennent un peu difficiles”, a-t-il déclaré dans un communiqué.L’entreprise avait détaillé jeudi une offre de compromis prévoyant de porter le salaire annuel moyen d’un agent de bord senior à 87.000 dollars canadiens (54.000 euros) d’ici 2027, mais le SCFP avait jugé les propositions insuffisantes au regard notamment de l’inflation.Air Canada transporte 130.000 passagers par jour et 180 villes sont desservies par des vols directs dans le monde.Ce n’est pas la première fois que le gouvernement canadien intervient dans un conflit social. En novembre 2024, il avait ainsi ordonné la reprise immédiate des opérations dans plusieurs ports canadiens, puis en août de la même année le retour au travail des cheminots.L’économie canadienne, bien que montrant des signes de résilience, commence à éprouver les effets de la guerre commerciale engagée par le président américain Donald Trump, avec des droits de douane affectant des secteurs cruciaux pour le pays comme l’automobile, l’aluminium et l’acier.Dans ce contexte, le Conseil des affaires canadien, qui regroupe des dirigeants de plus d’une centaine de grandes entreprises, a jugé que la grève était susceptible de causer “un préjudice immédiat et considérable à tous les Canadiens”.

Air Canada suspend la reprise de ses vols, la grève se poursuivant

La compagnie aérienne Air Canada a annoncé dimanche suspendre son projet de reprise des vols après que ses hôtesses et stewards ont décidé de braver une décision administrative, poursuivant leur grève pour réclamer une meilleure rémunération.Les vols ne vont finalement pas reprendre de sitôt: malgré un signal dans ce sens envoyé en début de matinée, le conflit social paralysant la plus grande compagnie aérienne du Canada semblait dans une impasse dimanche après-midi.Air Canada “a suspendu son projet de reprise partielle des vols (…) après que le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) a illégalement ordonné à ses agents de bord de désobéir à une directive du Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) leur enjoignant de reprendre le travail”, a annoncé l’entreprise sur son site.Samedi matin, des membres de bord de la compagnie avaient débrayé à l’appel du syndicat SCFP, poussant la compagnie aérienne à annuler des centaines vols, au pic de la saison estivale.Face à cette crise sociale risquant d’alourdir le “fardeau financier” des Canadiens, le gouvernement avait décidé samedi d’intervenir pour obliger les deux parties à recourir à un arbitrage indépendant.Le Conseil canadien des relations industrielles sollicité a “ordonné à Air Canada de reprendre ses activités et à tous les agents de bord d’Air Canada et d’Air Canada Rouge (filiale à bas coûts d’Air Canada, ndlr) de reprendre leurs fonctions avant 14H00 EDT (18H00 GMT)”, avait fait savoir dimanche la compagnie aérienne.Mais le SCFP représentant les grévistes a appelé ses adhérents à braver cette directive.”Le syndicat affirme que ses membres demeureront en grève tant que leurs revendications sur les salaires et la rémunération du temps au sol ne seront pas respectées”, écrit-il ainsi sur son site.Outre des augmentations de salaires, les agents de bord demandent en effet que leurs heures de travail au sol, par exemple lors de l’embarquement des passagers, soient comptabilisées, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.- “Conflit d’intérêt” -Le syndicat avait dénoncé plus tôt l’intervention du gouvernement et l’existence selon lui de “conflit d’intérêts” entre Maryse Tremblay, la présidente du CCRI chargé d’arbitrer le dossier, et la compagnie aérienne, Mme Tremblay ayant travaillé comme conseillère juridique pour Air Canada.”Nous invitons Air Canada à revenir à la table des négociations pour conclure un accord équitable, plutôt que de compter sur le gouvernement fédéral pour faire le sale boulot à sa place lorsque les négociations deviennent un peu difficiles”, a-t-il déclaré dans un communiqué.L’entreprise avait détaillé jeudi une offre de compromis prévoyant de porter le salaire annuel moyen d’un agent de bord senior à 87.000 dollars canadiens (54.000 euros) d’ici 2027, mais le SCFP avait jugé les propositions insuffisantes au regard notamment de l’inflation.Air Canada transporte 130.000 passagers par jour et 180 villes sont desservies par des vols directs dans le monde.Ce n’est pas la première fois que le gouvernement canadien intervient dans un conflit social. En novembre 2024, il avait ainsi ordonné la reprise immédiate des opérations dans plusieurs ports canadiens, puis en août de la même année le retour au travail des cheminots.L’économie canadienne, bien que montrant des signes de résilience, commence à éprouver les effets de la guerre commerciale engagée par le président américain Donald Trump, avec des droits de douane affectant des secteurs cruciaux pour le pays comme l’automobile, l’aluminium et l’acier.Dans ce contexte, le Conseil des affaires canadien, qui regroupe des dirigeants de plus d’une centaine de grandes entreprises, a jugé que la grève était susceptible de causer “un préjudice immédiat et considérable à tous les Canadiens”.