Italie: l’Inter chute à domicile, la Juventus rejoint Naples en tête

L’Inter Milan s’est fait surprendre à domicile par l’Udinese 2 à 1 dimanche, tandis que la Juventus Turin a rejoint Naples en tête grâce à son succès laborieux 1 à 0 sur le terrain du Genoa.  La soirée de l’Inter avait pourtant bien commencé: le vice-champion d’Italie n’a eu besoin que de 17 minutes pour ouvrir le score grâce à Denzel Dumfries.Mais le défenseur néerlandais a provoqué à la 29e minute un pénalty transformé victorieusement par Keinan Davis pour l’égalisation, avant que le Français Arthur Atta ne réduise au silence San Siro au terme d’un contre fulgurant (40).Malgré sa domination, l’équipe de Cristian Chivu n’a pas réussi à rétablir la situation. Federico Dimarco croyait avoir égalisé (56), mais son but a été invalidé pour hors-jeu de Marcus Thuram après recours à la VAR.Les entrées de Piotr Zielinski, Carlos Augusto et Ange-Yoan Bonny, buteur dès son premier match sous le maillot de l’Inter le week-end dernier face au Torino (5-0), pour les dix dernières minutes n’ont rien changé.”On a fait des erreurs, après notre but notamment, notre intensité a baissé. Mais on s’est tout de suite dit, dès qu’on a rejoint les vestiaires, que la saison était encore longue”, a souligné Thuram.”Tout avait bien commencé, mais l’équipe a mal géré cet avantage”, a constaté Chivu qui a succédé en juin à Simone Inzaghi, parti à la surprise générale en Arabie saoudite.L’Inter a rétrogradé à la 6e place (3 pts), à trois longueurs de la Juventus Turin qui a longtemps souffert, avant de s’imposer sur le terrain du Genoa (1-0).- Vlahovic libère la Juve -Deux matches, deux victoires, six points, trois buts marqués et aucun encaissé, la Juve n’a pas raté son début de saison sur le plan comptable.Sur le plan du jeu, il y a encore beaucoup à redire.Comme contre Parme le week-end dernier (2-0), l’équipe d’Igor Tudor n’a pas convaincu ses exigeants tifosi. Elle a certes dominé mais il a fallu attendre la 73e minute pour que Dusan Vlahovic libère, de la tête, les Bianconeri.Le Serbe, désormais relégué sur le banc, est entré à la 62e minute en remplacement de Jonathan David, très discret pour son deuxième match en Serie A.Avec son deuxième but sur les trois inscrits par la Juve, Vlahovic, un temps annoncé comme partant, a propulsé son équipe aux commandes du championnat aux côtés de Naples, laborieux vainqueur de Cagliari (1-0) dans le temps additionnel (90+5) samedi.”C’est une victoire complétement méritée, j’ai vu une Juve concentrée, travailleuse, intelligente, je suis très content de mon équipe”, analysé Tudor sur la plateforme DAZN.La Lazio Rome (7e, 3 pts) a écrasé Vérone 4 à 0 avec notamment un but de Mattéo Guendouzi dès la troisième minute, son premier à domicile en championnat depuis son arrivée en Serie A.

Illinois governor calls Trump troop deployments to US cities an ‘invasion’

US President Donald Trump’s ultimate aim in sending troops to American cities is to seize control of elections in 2026, Illinois Governor JB Pritzker said Sunday, calling such deployments “an invasion.”Trump — who has unleashed unprecedented military patrols in Los Angeles to curb protests against his immigrant deportation drive and to Washington to combat what he deems out-of-control crime — has said he’s also considering sending troops to Baltimore, Chicago and other cities.Democrat Pritzker said there had been no effort by the Trump administration to coordinate such plans with officials in Illinois, a Democratic stronghold. The other cities Republican Trump has threatened to send troops to are also controlled by his political rivals. “He’d like to stop the elections in 2026 or, frankly, take control of those elections. He’ll just claim that there’s some problem with an election, and then he’s got troops on the ground that can take control,” Pritzker told CBS Sunday show “Face the Nation.”The governor said any deployment of troops against his state government’s wishes would be “an invasion with US troops, if they in fact do that.” Homeland Security Secretary Kristi Noem earlier told the network she would be adding resources to Immigration and Customs Enforcement (ICE) operations in Illinois, but that any decision to send National Guard reservists or other troops was up to Trump.If troops are sent along with ICE, “they’ll be in court pretty quickly, because that is illegal,” Pritzker said.- ‘Scaring people’ -Trump has been typically scathing in his dismissal of Pritzker’s previous criticism.”Six people were killed, and 24 people were shot, in Chicago last weekend, and JB Pritzker, the weak and pathetic Governor of Illinois, just said that he doesn’t need help in preventing CRIME,” Trump wrote on his Truth Social platform on Saturday.”He is CRAZY!!! He better straighten it out, FAST, or we’re coming!” CBS cited a sharp drop in crime during the ongoing troop deployment in Washington, which is in its third week. Homicides are down 41 percent, robberies 69 percent and carjacking 83 percent, the network said.CJ Jackson, a 35-year-old Chicago resident who works in a smoke shop, said a National Guard deployment in the Windy City would be “a great idea.” “We got some teenagers out of control here,” he said. “They shoot kids every day.”But 24-year-old Greta, a shop worker who did not want to give her last name, said she was “a little bit nervous” about the potential for military troops on the street.”There’s bad parts of every city… I think it’s scaring people more than it’s making people feel safe.”Trump has mentioned only Democratic-run cities in discussing potential troop deployments, despite high violent crime levels being spread across a number of cities, including in Republican-controlled Missouri, Texas and Tennessee.Asked if the president would consider sending troops to Republican-controlled cities and states, Noem said: “Absolutely. Every single city is evaluated for what we need to do there to make it safer.”

Angleterre: Liverpool fauche Arsenal, Manchester City chute encore

Un sublime coup franc de Dominik Szoboszlai a offert à Liverpool le premier choc de la saison en Premier League contre Arsenal (1-0), dimanche, peu après la nouvelle déconvenue de Manchester City à Brighton (2-1).La 3e journée de championnat s’est refermée en soirée par la nette victoire de Crystal Palace à Aston Villa (3-0), équipe en perdition.. Un éclair dans l’ennuiL’affiche tant attendue entre Liverpool, champion en titre, et Arsenal, son dauphin la saison dernière, a d’abord fait pschitt à Anfield, entre la sortie sur blessure de William Saliba (5e) et un manque d’étincelles.Les visiteurs ont bien allumé quelques mèches en première période du côté de Noni Madueke, une des recrues des Gunners, mais la rencontre ne s’est emballée qu’à partir de l’heure de jeu quand Liverpool a accéléré.Les Reds ont obtenu leur récompense sur une frappe merveilleuse de Szoboszlai, brossée au dessus du mur d’Arsenal et retombée près du poteau droit de David Raya (83e).Le match, bien verrouillé par les deux équipes, “devait se jouer de deux manières: sur une erreur individuelle ou un moment de magie. Szoboszlai a créé un moment incroyable, ça a fait la différence et c’est tout”, a commenté l’entraîneur des vaincus, Mikel Arteta.Ce premier but encaissé par Arsenal est synonyme de première défaite, après des débuts parfaits contre Manchester United (1-0) et Leeds (5-0).Liverpool à l’inverse tient son premier “clean sheet” (match sans but encaissé), après des succès peu maîtrisés face à Bournemouth (4-2) et Newcastle (3-2) et prend la tête du classement devant Chelsea (7 pts) et Arsenal (6 pts).. Manchester City, mauvaise passeL’équipe de Pep Guardiola avait abandonné le titre et perdu de sa superbe la saison dernière en championnat, mais elle avait attendu la 10e journée, début novembre, pour subir sa première défaite.Las, elle en compte déjà deux en trois matches, fin août, un bilan qui traduit un affaiblissement persistant du côté de Manchester City, autrefois monstre dominant en Angleterre et en Europe et désormais 13e (3 pts).”Je suis déçu parce que nous sommes Manchester City, nous venons ici pour gagner. C’est la réalité, notre réalité, nous ne sommes pas au niveau. La seule façon de progresser, c’est de se regarder dans la glace”, a d’ailleurs lâché Rodri.La première titularisation depuis septembre 2024 du Ballon d’or espagnol en championnat n’a pas permis aux Citizens de retrouver leur assise.L’ouverture du score du serial-buteur Erling Haaland, son 88e but le jour de sa 100e apparition en Premier League, n’a pas suffi non plus.Car Brighton a mis tous les ingrédients nécessaires pour renverser le match en seconde période, avec des changements opportuns et une grosse intensité.Le gardien mancunien James Trafford, encore préféré à Ederson, s’est employé sur une lourde frappe (62e) et un ballon dévié, repoussé de belle manière dans les airs (88e).Il a cependant été pris à contre-pied sur un pénalty de Milner (67e, 1-1), le vétéran de 39 ans entré plus tôt, et il a été abandonné par sa défense sur le dernier but de Gruda (89e, 2-1), un autre remplaçant.. West Ham se redresse, Aston Villa couleLa pression était énorme autour de Graham Potter, mais West Ham a ramené de Nottingham Forest (3-0) un franc succès qui écarte les nuages au-dessus de l’entraîneur anglais.Le club de l’est de Londres (16e, 3 pts) avait en effet lancé sa saison sur deux défaites en championnat (contre Sunderland et Chelsea) et une élimination en coupe de la Ligue (contre Wolverhampton).A Nottingham, la lumière est venue en fin de match des pieds de Jarrod Bowen (84e), d’un pénalty de Lucas Paqueta (88e) et de la tête de Callum Wilson (90e+1).Rien ne va plus du côté d’Aston Villa, avant-dernier sevré de victoire et incapable de marquer le moindre but en trois matches (un nul puis deux défaites).Le gardien néerlandais Marco Bizot, titularisé en l’absence d’Emiliano Martinez – la presse britannique évoque un possible transfert de l’Argentin à Manchester United – en a encaissés trois devant Jean-Philippe Mateta (21e sur pénalty), Marc Guéhi (69e) et Ismaïla Sarr (78e).

A huit jours de sa probable chute, Bayrou refuse de faire ses adieux et creuse son sillon sur la dette

“Continuons le combat”, a-t-il dit, en béarnais, en conclusion: François Bayrou a une nouvelle fois défendu ses choix budgétaires dimanche, n’entendant pas dire “au revoir” aux Français, comme l’y invitent la gauche et le RN, pressés de tourner la page de son gouvernement à la faveur du vote de confiance du 8 septembre.”Les jours qui vont venir sont cruciaux. Si vous imaginez que je peux abandonner les combats que je mène depuis des années et que je continuerai à mener après, vous vous trompez”, a-t-il lancé lors d’une interview assez décousue de près d’une heure et demi, depuis son bureau à Matignon, et retransmise sur les quatre chaînes d’information en continu. Le Premier ministre, qui a annoncé en début de semaine sa volonté de solliciter un vote de confiance de l’Assemblée sur la question budgétaire et multiplie les interventions depuis pour prendre à témoin les Français, a estimé que la “question” en jeu n’était pas “le destin du Premier ministre” mais celle du “destin de la France”.”Il n’y a aucune politique courageuse possible” sans “l’assentiment minimal des Français et de ceux qui les représentent” sur la dette, a-t-il plaidé, pour justifier le vote de confiance, se réjouissant “qu’on n’ait jamais parlé de ce sujet comme on en parle depuis huit jours”.”Si le gouvernement tombe, ça veut dire qu’on abandonnera la politique pour moi vitale pour le pays” pour une “autre” politique “plus laxiste”, “plus à la dérive”, a-t-il mis en garde.- “Bagarre” -Alors que M. Bayrou recevra à partir de lundi les chefs de parti qui le souhaitent, il s’est dit une nouvelle fois ouvert à la négociation “s’ils le veulent” sur les mesures les plus impopulaires de son plan d’économies de 44 milliards, comme la suppression de deux jours fériés.”Je pense que ça pourrait être un (jour) sans difficulté si on veut discuter”, a-t-il glissé.Mais il a écarté d’un revers de main les pistes mises sur la table par le Parti socialiste, “volontaire” pour lui succéder à Matignon, et qui a proposé un effort budgétaire deux fois moins important en 2026, passant par une hausse des recettes et une taxation des hauts patrimoines.”Les propositions du PS, ça veut dire qu’on ne fait rien” pour réduire la dette, a-t-il balayé.L’annonce par le Premier ministre d’un vote de confiance a surpris lundi, beaucoup soupçonnant le maire de Pau de vouloir prendre les devants d’une censure de son budget à l’automne et de choisir sa sortie. Le RN et la gauche ont immédiatement répondu qu’ils voteraient contre.”Le 8 septembre il devra partir. (…) Le seul mot que j’attends de lui maintenant, c’est de dire au revoir”, a martelé dimanche le premier secrétaire du PS, Olivier Faure.”Olivier Faure qu’est-ce qu’il veut ? il veut être à Matignon”, a rétorqué M. Bayrou, disant que son entretien n’est “sûrement pas un au revoir”.S’il est renversé, le maire de Pau, âgé de 74 ans, n’a pas l’intention de disparaître du paysage. “Quand vous êtes renversé (…) commence le militantisme, commence la bagarre (…) commence la rencontre avec les Français”, a-t-il déclaré en refusant d’exclure une nouvelle candidature à la présidentielle. Au sein de la classe politique, peu de réactions à l’interview de M. Bayrou dimanche soir. “La tournée d’adieu de François Bayrou s’éternise et devient pire à chacune de ses représentations”, a cinglé le président de la commission des Finances de l’Assemblée, Eric Coquerel (LFI). M. Faure a évoqué un entretien “pathétique et crépusculaire”, tandis que le vice-président du RN Sébastien Chenu a vu un “Premier ministre naufragé, au bout du rouleau”.- “Suicide collectif” -La chute probable de M. Bayrou lundi prochain ouvre une nouvelle période d’incertitude, avec Emmanuel Macron en première ligne, dans un contexte social éruptif.Le chef de l’Etat, sommé par le RN et LFI de démissionner ou de dissoudre l’Assemblée nationale, va sans doute devoir dans l’immédiat se mettre en quête d’un nouveau Premier ministre. Les noms de Catherine Vautrin, Sébastien Lecornu, Gérald Darmanin ou Xavier Bertrand circulent à nouveau.Plusieurs ténors du gouvernement se sont alarmés de la situation politique dimanche. “Voulons-nous d’un suicide collectif, pas pour le gouvernement, mais pour le pays?”, a ainsi demandé l’ancien Premier ministre Manuel Valls, invitant chacun à “trouver la voie du dialogue et du compromis”.Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a de son côté appelé les partis de gouvernement à la responsabilité, à l’heure où la “stabilité” des institutions est en jeu, citant LR et le PS, “un grand parti de gouvernement”. “La France a besoin d’un budget dans les temps”, face à une situation financière qui n’est “pas critique, mais tout de même préoccupante”, a de son côté mis en garde le premier président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici.

A huit jours de sa probable chute, Bayrou refuse de faire ses adieux et creuse son sillon sur la dette

“Continuons le combat”, a-t-il dit, en béarnais, en conclusion: François Bayrou a une nouvelle fois défendu ses choix budgétaires dimanche, n’entendant pas dire “au revoir” aux Français, comme l’y invitent la gauche et le RN, pressés de tourner la page de son gouvernement à la faveur du vote de confiance du 8 septembre.”Les jours qui vont venir sont cruciaux. Si vous imaginez que je peux abandonner les combats que je mène depuis des années et que je continuerai à mener après, vous vous trompez”, a-t-il lancé lors d’une interview assez décousue de près d’une heure et demi, depuis son bureau à Matignon, et retransmise sur les quatre chaînes d’information en continu. Le Premier ministre, qui a annoncé en début de semaine sa volonté de solliciter un vote de confiance de l’Assemblée sur la question budgétaire et multiplie les interventions depuis pour prendre à témoin les Français, a estimé que la “question” en jeu n’était pas “le destin du Premier ministre” mais celle du “destin de la France”.”Il n’y a aucune politique courageuse possible” sans “l’assentiment minimal des Français et de ceux qui les représentent” sur la dette, a-t-il plaidé, pour justifier le vote de confiance, se réjouissant “qu’on n’ait jamais parlé de ce sujet comme on en parle depuis huit jours”.”Si le gouvernement tombe, ça veut dire qu’on abandonnera la politique pour moi vitale pour le pays” pour une “autre” politique “plus laxiste”, “plus à la dérive”, a-t-il mis en garde.- “Bagarre” -Alors que M. Bayrou recevra à partir de lundi les chefs de parti qui le souhaitent, il s’est dit une nouvelle fois ouvert à la négociation “s’ils le veulent” sur les mesures les plus impopulaires de son plan d’économies de 44 milliards, comme la suppression de deux jours fériés.”Je pense que ça pourrait être un (jour) sans difficulté si on veut discuter”, a-t-il glissé.Mais il a écarté d’un revers de main les pistes mises sur la table par le Parti socialiste, “volontaire” pour lui succéder à Matignon, et qui a proposé un effort budgétaire deux fois moins important en 2026, passant par une hausse des recettes et une taxation des hauts patrimoines.”Les propositions du PS, ça veut dire qu’on ne fait rien” pour réduire la dette, a-t-il balayé.L’annonce par le Premier ministre d’un vote de confiance a surpris lundi, beaucoup soupçonnant le maire de Pau de vouloir prendre les devants d’une censure de son budget à l’automne et de choisir sa sortie. Le RN et la gauche ont immédiatement répondu qu’ils voteraient contre.”Le 8 septembre il devra partir. (…) Le seul mot que j’attends de lui maintenant, c’est de dire au revoir”, a martelé dimanche le premier secrétaire du PS, Olivier Faure.”Olivier Faure qu’est-ce qu’il veut ? il veut être à Matignon”, a rétorqué M. Bayrou, disant que son entretien n’est “sûrement pas un au revoir”.S’il est renversé, le maire de Pau, âgé de 74 ans, n’a pas l’intention de disparaître du paysage. “Quand vous êtes renversé (…) commence le militantisme, commence la bagarre (…) commence la rencontre avec les Français”, a-t-il déclaré en refusant d’exclure une nouvelle candidature à la présidentielle. Au sein de la classe politique, peu de réactions à l’interview de M. Bayrou dimanche soir. “La tournée d’adieu de François Bayrou s’éternise et devient pire à chacune de ses représentations”, a cinglé le président de la commission des Finances de l’Assemblée, Eric Coquerel (LFI). M. Faure a évoqué un entretien “pathétique et crépusculaire”, tandis que le vice-président du RN Sébastien Chenu a vu un “Premier ministre naufragé, au bout du rouleau”.- “Suicide collectif” -La chute probable de M. Bayrou lundi prochain ouvre une nouvelle période d’incertitude, avec Emmanuel Macron en première ligne, dans un contexte social éruptif.Le chef de l’Etat, sommé par le RN et LFI de démissionner ou de dissoudre l’Assemblée nationale, va sans doute devoir dans l’immédiat se mettre en quête d’un nouveau Premier ministre. Les noms de Catherine Vautrin, Sébastien Lecornu, Gérald Darmanin ou Xavier Bertrand circulent à nouveau.Plusieurs ténors du gouvernement se sont alarmés de la situation politique dimanche. “Voulons-nous d’un suicide collectif, pas pour le gouvernement, mais pour le pays?”, a ainsi demandé l’ancien Premier ministre Manuel Valls, invitant chacun à “trouver la voie du dialogue et du compromis”.Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a de son côté appelé les partis de gouvernement à la responsabilité, à l’heure où la “stabilité” des institutions est en jeu, citant LR et le PS, “un grand parti de gouvernement”. “La France a besoin d’un budget dans les temps”, face à une situation financière qui n’est “pas critique, mais tout de même préoccupante”, a de son côté mis en garde le premier président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici.

A huit jours de sa probable chute, Bayrou refuse de faire ses adieux et creuse son sillon sur la dette

“Continuons le combat”, a-t-il dit, en béarnais, en conclusion: François Bayrou a une nouvelle fois défendu ses choix budgétaires dimanche, n’entendant pas dire “au revoir” aux Français, comme l’y invitent la gauche et le RN, pressés de tourner la page de son gouvernement à la faveur du vote de confiance du 8 septembre.”Les jours qui vont venir sont cruciaux. Si vous imaginez que je peux abandonner les combats que je mène depuis des années et que je continuerai à mener après, vous vous trompez”, a-t-il lancé lors d’une interview assez décousue de près d’une heure et demi, depuis son bureau à Matignon, et retransmise sur les quatre chaînes d’information en continu. Le Premier ministre, qui a annoncé en début de semaine sa volonté de solliciter un vote de confiance de l’Assemblée sur la question budgétaire et multiplie les interventions depuis pour prendre à témoin les Français, a estimé que la “question” en jeu n’était pas “le destin du Premier ministre” mais celle du “destin de la France”.”Il n’y a aucune politique courageuse possible” sans “l’assentiment minimal des Français et de ceux qui les représentent” sur la dette, a-t-il plaidé, pour justifier le vote de confiance, se réjouissant “qu’on n’ait jamais parlé de ce sujet comme on en parle depuis huit jours”.”Si le gouvernement tombe, ça veut dire qu’on abandonnera la politique pour moi vitale pour le pays” pour une “autre” politique “plus laxiste”, “plus à la dérive”, a-t-il mis en garde.- “Bagarre” -Alors que M. Bayrou recevra à partir de lundi les chefs de parti qui le souhaitent, il s’est dit une nouvelle fois ouvert à la négociation “s’ils le veulent” sur les mesures les plus impopulaires de son plan d’économies de 44 milliards, comme la suppression de deux jours fériés.”Je pense que ça pourrait être un (jour) sans difficulté si on veut discuter”, a-t-il glissé.Mais il a écarté d’un revers de main les pistes mises sur la table par le Parti socialiste, “volontaire” pour lui succéder à Matignon, et qui a proposé un effort budgétaire deux fois moins important en 2026, passant par une hausse des recettes et une taxation des hauts patrimoines.”Les propositions du PS, ça veut dire qu’on ne fait rien” pour réduire la dette, a-t-il balayé.L’annonce par le Premier ministre d’un vote de confiance a surpris lundi, beaucoup soupçonnant le maire de Pau de vouloir prendre les devants d’une censure de son budget à l’automne et de choisir sa sortie. Le RN et la gauche ont immédiatement répondu qu’ils voteraient contre.”Le 8 septembre il devra partir. (…) Le seul mot que j’attends de lui maintenant, c’est de dire au revoir”, a martelé dimanche le premier secrétaire du PS, Olivier Faure.”Olivier Faure qu’est-ce qu’il veut ? il veut être à Matignon”, a rétorqué M. Bayrou, disant que son entretien n’est “sûrement pas un au revoir”.S’il est renversé, le maire de Pau, âgé de 74 ans, n’a pas l’intention de disparaître du paysage. “Quand vous êtes renversé (…) commence le militantisme, commence la bagarre (…) commence la rencontre avec les Français”, a-t-il déclaré en refusant d’exclure une nouvelle candidature à la présidentielle. Au sein de la classe politique, peu de réactions à l’interview de M. Bayrou dimanche soir. “La tournée d’adieu de François Bayrou s’éternise et devient pire à chacune de ses représentations”, a cinglé le président de la commission des Finances de l’Assemblée, Eric Coquerel (LFI). M. Faure a évoqué un entretien “pathétique et crépusculaire”, tandis que le vice-président du RN Sébastien Chenu a vu un “Premier ministre naufragé, au bout du rouleau”.- “Suicide collectif” -La chute probable de M. Bayrou lundi prochain ouvre une nouvelle période d’incertitude, avec Emmanuel Macron en première ligne, dans un contexte social éruptif.Le chef de l’Etat, sommé par le RN et LFI de démissionner ou de dissoudre l’Assemblée nationale, va sans doute devoir dans l’immédiat se mettre en quête d’un nouveau Premier ministre. Les noms de Catherine Vautrin, Sébastien Lecornu, Gérald Darmanin ou Xavier Bertrand circulent à nouveau.Plusieurs ténors du gouvernement se sont alarmés de la situation politique dimanche. “Voulons-nous d’un suicide collectif, pas pour le gouvernement, mais pour le pays?”, a ainsi demandé l’ancien Premier ministre Manuel Valls, invitant chacun à “trouver la voie du dialogue et du compromis”.Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a de son côté appelé les partis de gouvernement à la responsabilité, à l’heure où la “stabilité” des institutions est en jeu, citant LR et le PS, “un grand parti de gouvernement”. “La France a besoin d’un budget dans les temps”, face à une situation financière qui n’est “pas critique, mais tout de même préoccupante”, a de son côté mis en garde le premier président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici.

Yemen’s Huthi rebels detain at least 11 UN staff: envoy

The United Nations said Yemen’s Huthis detained at least 11 workers on Sunday in raids on UN premises, which came after rebel authorities had made numerous arrests following Israel’s killing of their prime minister.There has been no comment from Huthi authorities on the reported raids, but the group has previously arrested international aid workers.The United Nations envoy to Yemen, Hans Grundberg, said in a statement: “I strongly condemn the new wave of arbitrary detentions of UN personnel today in Sanaa and Hodeida… as well as the forced entry into UN premises and seizure of UN property.”He said that “at least 11 UN personnel were detained” and demanded that they be “immediately and unconditionally” released.The Huthis were already detaining 23 UN personnel, some since 2021 and 2023, he added. In January, the Huthi rebels detained eight UN workers.The Huthis claimed arrests made in June 2024 included “an American-Israeli spy network” operating under the cover of humanitarian organisations — allegations emphatically rejected by the UN.Earlier on Sunday, the World Food Programme said one of its staff members had been detained in the rebel-held capital Sanaa.It said it was “urgently seeking additional information” from the Huthi authorities, who seized the capital Sanaa in 2014 and now control large parts of Yemen.A security source in Sanaa told AFP that seven WFP employees and three UNICEF workers were arrested on Sunday after their offices had been raided.The WFP statement said that “the arbitrary detention of humanitarian staff is unacceptable. The safety and security of personnel is essential to carrying out life-saving humanitarian work.”Grundberg said the “arrests violate the fundamental obligation to respect and protect their (UN personnel) safety, dignity, and ability to carry out their essential work in Yemen”.A decade of civil war has plunged Yemen into one of the world’s worst humanitarian crises, with more than half of the population relying on aid.The arrests last year prompted the United Nations to limit its deployments and suspend activities in some regions of the Arabian Peninsula’s poorest country.- ‘Cowardly’ attack -On Saturday, a Yemeni security source told AFP that Huthi authorities had arrested dozens of people in Sanaa and other areas “on suspicion of collaborating with Israel”.It came after Israel’s strike on Thursday that killed the Huthis’ prime minister, Ahmed Ghaleb Nasser al-Rahawi, along with other officials.The Iran-backed group on Sunday vowed to intensify its attacks on Israel after the killing of Rahawi, the most senior Huthi official known to have died in a series of Israeli attacks during the Gaza war.A Sanaa resident, requesting anonymity for safety reasons, told AFP that striking a ministerial meeting was “cowardly and brutal”, expressing dismay at some in Yemen “who celebrate this violence”.Ali, another resident of Sanaa who gave only his first name, denounced “a blatant attack… against our country’s sovereignty.”A video posted online by a Yemeni comedian several hours after the announcement of Rahawi’s death has sparked uproar.The comedian, Mohammed al-Adrei, who presents himself as an adviser to Yemen’s internationally recognised government that the Huthis oppose, filmed himself dancing to festive music in traditional clothes.Writer Khaled al-Rowaishan responded on Facebook: “It is an absolute shame to celebrate the death of any Yemeni killed by Israeli missiles.”