Agriculture: le sénateur Duplomb dénonce une pétition “instrumentalisée”

Le sénateur LR Laurent Duplomb a dénoncé lundi une pétition “instrumentalisée” contre la loi qui porte son nom, qui serait destinée à “mettre la pression sur le Conseil constitutionnel”, alors que celle-ci a franchi la barre du million de signatures sur le site de l’Assemblée nationale.”Ce système de pétition, il est fait pour mettre de la pression au Conseil constitutionnel et espérer qu’il ne valide pas la loi”, a dénoncé le sénateur sur RMC alors que le Conseil doit se prononcer sur le texte d’ici le 10 août.Cette pétition a été lancée par une étudiante le 10 juillet, deux jours après l’adoption de la loi qui prévoit notamment la réintroduction à titre dérogatoire et sous conditions de l’acétamipride, pesticide de la famille des néonicotinoïdes, interdit en France mais autorisé en Europe.Elle récoltait 1,2 million de signatures lundi matin alors qu’à partir du seuil des 500.000 signatures, la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale peut décider d’organiser un débat en séance publique. La présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet a déjà indiqué être favorable à la tenue d’un débat à la rentrée parlementaire mais, s’il était décidé, il ne réexaminera pas la loi sur le fond. Pour cela, il faudrait un autre texte législatif.”Ce débat sera fait à l’Assemblée nationale, mais en aucun cas il ne reviendra sur la loi”, a assuré M. Duplomb qui a relativisé le succès de la pétition. “Je ne suis pas sûr que, si elle n’avait pas été instrumentalisée par l’extrême gauche et par les écologistes, les Français se seraient saisis de cette pétition de façon spontanée et auraient autant signé”, a-t-il jugé. “Quand on diabolise les choses et quand on fait peur à tout le monde, par définition, on peut avoir ce résultat”, a-t-il estimé. Ce pesticide est réclamé par les producteurs de betteraves ou de noisettes, qui estiment n’avoir aucune alternative contre les ravageurs et subir une concurrence déloyale. A contrario, les apiculteurs mettent en garde contre “un tueur d’abeilles”. Ses effets sur l’humain sont aussi source de préoccupations, même si les risques restent incertains, faute d’études d’ampleur.

“Une lutte des classes”: à Porto Rico, l’opposition à la gentrification

Gloria Cuevas pensait vivre toute sa vie dans une maison centenaire aux murs roses sur la côte ouest de Porto Rico, prisée des surfeurs pour ses eaux mirifiques et ses plages d’éden. Mais son propriétaire en a décidé autrement en transformant les lieux en Airbnb.La maison a été repeinte en mauve, divisée en deux unités, et Gloria a déménagé plus au sud, loin de la gentrification qui a fait exploser le coût de la vie à Rincon comme dans d’autres villes de Porto Rico, avec les locations à court terme et les investissements étrangers.”Avant je ne pouvais pas revenir ici, ça me rendait triste et en colère en même temps”, souffle Gloria, 68 ans, devant la maison qu’elle occupait. “Le colonialisme nous tue, nous étouffe. C’est un thème global en fait: la lutte des classes”, ajoute-t-elle.Gloria n’est pas seule à se sentir dépossédée sur l’île caribéenne, où les annonces de villas de luxe se multiplient comme les logos d’Airbnb sur des maisons ou appartements où vivaient encore récemment des Portoricains. En 2012, les lois locales ont permis aux étrangers et aux Américains continentaux de ne pas payer d’impôt s’ils achetaient une résidence sur place ce qui a contribué, selon une partie de la population, à faire grimper le prix des logements et à favoriser l’évasion fiscale.- “Injuste” -Ricki Ribeiro, 30 ans, a posé ses pénates il y a un peu plus d’un an à San Juan, la capitale de l’île, où il a relocalisé son entreprise d’emballage et de marketing spécialisé dans le secteur florissant du cannabis.Cette décision, explique-t-il à l’AFP, a permis à son entreprise de sauver des millions de dollars, et à lui personnellement de ne pas payer d’impôt. L’équivalent d’un deuxième salaire qu’il dit réinvestir dans l’économie locale.”La population locale est probablement frustrée de ne pas profiter des mêmes avantages que moi”, dit l’entrepreneur dont la famille vit dans les Etats de Pennsylvanie et de l’Oklahoma. Territoire rattaché et appartenant aux Etats-Unis, Porto Rico ne jouit pas de ce statut d’Etat, et la population qui y réside ne peut pas voter à la présidentielle américaine.Le système est “injuste, mais ce n’est pas moi qu’il faut blâmer pour ça, ce n’est pas moi qui ai créé ce programme”, se défend Ricki Ribeiro. – Méga-projet -Dans la ville balnéaire de Cabo Rojo, à environ une heure de route au sud de Rincon, des habitants prennent les choses en main pour protester contre le projet immobilier Esencia, qui aspire à transformer huit kilomètres carrés de terrain et cinq kilomètres de plage en un complexe hôtelier et résidentiel de luxe valant 2 milliards de dollars.Ce projet “changerait radicalement le paysage” de la ville, fait valoir Dafne Javier, 77 ans, dont l’arrière-grand-père fut le dernier maire de la municipalité sous l’occupation espagnole et le premier sous la domination américaine en 1898.Les opposants affirment que ce vaste complexe détruirait l’habitat naturel de la faune, notamment des espèces menacées, tout en aggravant les problèmes d’eau potable, d’électricité et de ramassage des ordures pour les autres habitants de la ville.Les investisseurs, pour qui Porto Rico est “l’un des marchés en croissance les plus prometteurs au monde”, ont promis la création “de milliers d’emplois”. Mais ces emplois seront au salaire minimum, prédit Dafne Javier, qui craint l’arrivée de nouveaux riches qui “ne se mélangeront pas” à la population locale.”Ils n’ont aucune idée de ce qu’ils détruisent, et s’ils en ont une, alors ils devraient avoir honte”, déplore Christopher Powers, établi depuis 20 ans à Cabo Rojo, où il vit avec son épouse portoricaine et leurs enfants.”Ce projet est non seulement écologiquement destructeur (…) mais il est aussi contraire à l’esprit et aux valeurs des +Caborojinos+”, la population locale, dit-il sur place.De retour à Rincon, plus au nord, Gloria Cuevas espère que son histoire et celles d’autres personnes déplacées par la gentrification permettront à la population de l’île de comprendre ce qu’elle risque de perdre. “Nous devons continuer à nous battre. Nous devons éduquer notre jeunesse. Avez-vous entendu parler de Bad Bunny ?”, lance la sexagénaire en évoquant la superstar portoricaine dont la musique et les 30 concerts locaux, cet été à San Juan, servent de caisse de résonance au débat sur les craintes d’une dilution de l’identité locale.Pour Gloria, le message est clair: “cette île nous appartient, nous ne partirons pas”

Japon: malgré sa débâcle électorale, Ishiba s’accroche au pouvoir

L’impopulaire Premier ministre japonais Shigeru Ishiba a manifesté son intention de rester au pouvoir malgré la cuisante défaite aux élections sénatoriales de dimanche, à l’issue desquelles il ne dispose plus de majorité dans aucune des deux chambres du Parlement.Lors du scrutin de dimanche, qui a renouvelé 125 des 248 sièges de la chambre haute, le Parti libéral-démocrate (PLD, droite conservatrice) de M. Ishiba et son allié Komeito (centre-droit) n’ont remporté que 47 sièges à eux deux, selon les résultats officiels rapportés lundi par la télévision publique NHK et d’autres médias.Quoique supérieur aux projections initiales des médias locaux, ce résultat reste en-deçà des 50 sièges nécessaires aux deux partis pour conserver leur majorité. Ils ne compteront plus que 122 sénateurs, même si l’opposition, très fragmentée, n’apparaît pas en mesure de former une majorité alternative.De quoi exacerber les spéculations sur une démission de Shigeru Ishiba, 68 ans, en fonction depuis dix mois seulement.Interrogé dimanche soir sur son intention de rester en place, le Premier ministre a répondu à un média local: “c’est bien cela”.”Des changements dans l’environnement extérieur, comme la situation internationle, ou des désastres climatiques, ne peuvent pas attendre que la situation politique s’améliore”, a expliqué M. Ishiba au cours d’une conférence de presse lundi. “Pour cette raison, bien que je sois tout à fait conscient de notre profonde responsabilité dans le résultat des élections, pour ne pas paralyser les affaires politiques, je pense que je dois assurer ma responsabilité en tant que parti ayant recueilli le plus de suffrages”, a-t-il dit.Pour Takeshi Nemoto, 80 ans, un militant du PLD, interrogé par l’AFP, le choix d’un nouveau chef de file “serait un combat perdu d’avance pour le parti” et compliquerait en outre les discussions sur les taxes douanières avec le président américain Donald Trump.- Terrain inconnu -La coalition gouvernementale est déjà en minorité à la chambre basse du Parlement, depuis une débâcle aux élections législatives anticipées de l’automne – que M. Ishiba avait lui-même convoquées après avoir pris en septembre la tête du PLD.Le PLD gouverne le Japon de manière quasi ininterrompue depuis 1955, malgré de fréquents changements de dirigeants.Le Japon entre désormais “en terrain inconnu, avec un gouvernement en minorité dans les deux chambres du Parlement, situation inédite depuis la Seconde Guerre mondiale”, rappelle Toru Yoshida, professeur de sciences politiques à l’Université Doshisha.Le Parti démocrate constitutionnel (centre-gauche), principale force d’opposition, a lui gagné 22 sièges, et le Parti démocrate du peuple (centriste) 17 sièges.Surtout, le parti populiste anti-immigration Sanseito, au slogan “Le Japon d’abord”, fait une forte percée avec 14 sièges remportés dans la chambre haute, contre deux auparavant.- Riz cher -En raison de leur absence de majorité à la Diète, le PLD et Komeito devaient déjà transiger avec l’opposition pour faire voter leurs textes, alors même que la conjoncture s’assombrit.L’inflation reste forte (+3,3% en juin hors produits frais), tirée par une vertigineuse flambée des prix du riz, qui ont doublé en un  an.Pour atténuer l’impact inflationniste, M. Ishiba a étendu les aides au logement, prolongé des subventions à l’énergie, et s’est engagé à verser des chèques d’aides aux citoyens. Les autorités ont également débloqué une partie des réserves stratégiques de riz pour faire baisser les prix, sans succès pour l’heure.Par ailleurs, l’offensive douanière de Donald Trump a fait plonger d’un quart les ventes automobiles vers les Etats-Unis, un secteur qui représente 8% des emplois dans l’archipel. La menace de surtaxes américaines généralisées de 25% au 1er août fragilise le tissu économique nippon, très dépendant des exportations.Alors que le négociateur japonais Ryosei Akazawa s’est rendu à sept reprises aux Etats-Unis, les pourparlers avec Washington s’enlisent. Les marchés financiers s’inquiètent, eux, des dérives budgétaires, les massifs plans de relance et d’aides du gouvernement Ishiba aggravant un endettement déjà lourd. Plusieurs émissions obligataires de Tokyo ont été boudées ces derniers mois, faisant s’envoler les taux nippons.

Japon: malgré sa débâcle électorale, Ishiba s’accroche au pouvoir

L’impopulaire Premier ministre japonais Shigeru Ishiba a manifesté son intention de rester au pouvoir malgré la cuisante défaite aux élections sénatoriales de dimanche, à l’issue desquelles il ne dispose plus de majorité dans aucune des deux chambres du Parlement.Lors du scrutin de dimanche, qui a renouvelé 125 des 248 sièges de la chambre haute, le Parti libéral-démocrate (PLD, droite conservatrice) de M. Ishiba et son allié Komeito (centre-droit) n’ont remporté que 47 sièges à eux deux, selon les résultats officiels rapportés lundi par la télévision publique NHK et d’autres médias.Quoique supérieur aux projections initiales des médias locaux, ce résultat reste en-deçà des 50 sièges nécessaires aux deux partis pour conserver leur majorité. Ils ne compteront plus que 122 sénateurs, même si l’opposition, très fragmentée, n’apparaît pas en mesure de former une majorité alternative.De quoi exacerber les spéculations sur une démission de Shigeru Ishiba, 68 ans, en fonction depuis dix mois seulement.Interrogé dimanche soir sur son intention de rester en place, le Premier ministre a répondu à un média local: “c’est bien cela”.”Des changements dans l’environnement extérieur, comme la situation internationle, ou des désastres climatiques, ne peuvent pas attendre que la situation politique s’améliore”, a expliqué M. Ishiba au cours d’une conférence de presse lundi. “Pour cette raison, bien que je sois tout à fait conscient de notre profonde responsabilité dans le résultat des élections, pour ne pas paralyser les affaires politiques, je pense que je dois assurer ma responsabilité en tant que parti ayant recueilli le plus de suffrages”, a-t-il dit.Pour Takeshi Nemoto, 80 ans, un militant du PLD, interrogé par l’AFP, le choix d’un nouveau chef de file “serait un combat perdu d’avance pour le parti” et compliquerait en outre les discussions sur les taxes douanières avec le président américain Donald Trump.- Terrain inconnu -La coalition gouvernementale est déjà en minorité à la chambre basse du Parlement, depuis une débâcle aux élections législatives anticipées de l’automne – que M. Ishiba avait lui-même convoquées après avoir pris en septembre la tête du PLD.Le PLD gouverne le Japon de manière quasi ininterrompue depuis 1955, malgré de fréquents changements de dirigeants.Le Japon entre désormais “en terrain inconnu, avec un gouvernement en minorité dans les deux chambres du Parlement, situation inédite depuis la Seconde Guerre mondiale”, rappelle Toru Yoshida, professeur de sciences politiques à l’Université Doshisha.Le Parti démocrate constitutionnel (centre-gauche), principale force d’opposition, a lui gagné 22 sièges, et le Parti démocrate du peuple (centriste) 17 sièges.Surtout, le parti populiste anti-immigration Sanseito, au slogan “Le Japon d’abord”, fait une forte percée avec 14 sièges remportés dans la chambre haute, contre deux auparavant.- Riz cher -En raison de leur absence de majorité à la Diète, le PLD et Komeito devaient déjà transiger avec l’opposition pour faire voter leurs textes, alors même que la conjoncture s’assombrit.L’inflation reste forte (+3,3% en juin hors produits frais), tirée par une vertigineuse flambée des prix du riz, qui ont doublé en un  an.Pour atténuer l’impact inflationniste, M. Ishiba a étendu les aides au logement, prolongé des subventions à l’énergie, et s’est engagé à verser des chèques d’aides aux citoyens. Les autorités ont également débloqué une partie des réserves stratégiques de riz pour faire baisser les prix, sans succès pour l’heure.Par ailleurs, l’offensive douanière de Donald Trump a fait plonger d’un quart les ventes automobiles vers les Etats-Unis, un secteur qui représente 8% des emplois dans l’archipel. La menace de surtaxes américaines généralisées de 25% au 1er août fragilise le tissu économique nippon, très dépendant des exportations.Alors que le négociateur japonais Ryosei Akazawa s’est rendu à sept reprises aux Etats-Unis, les pourparlers avec Washington s’enlisent. Les marchés financiers s’inquiètent, eux, des dérives budgétaires, les massifs plans de relance et d’aides du gouvernement Ishiba aggravant un endettement déjà lourd. Plusieurs émissions obligataires de Tokyo ont été boudées ces derniers mois, faisant s’envoler les taux nippons.

En Nouvelle-Calédonie, un centre pour “réparer” les conjoints violents

C’est un centre discret de dix places, au cœur de Nouméa, mais qui porte l’ambition d’accompagner des conjoints violents en attente de jugement à comprendre et désamorcer leur comportement.Ouvert en novembre 2024 en présence du garde des Sceaux de l’époque Éric Dupond-Moretti, ce centre est le deuxième du genre en Outre-mer alors que la Nouvelle-Calédonie détient le triste record des violences intrafamiliales de l’ensemble des territoires français.Près de deux tiers des 600 détenus incarcérés au Camp Est, le centre pénitentiaire local, le sont pour ce motif. Si les taux de récidive ne sont pas documentés, tous les spécialistes s’accordent sur le fait qu’ils sont sans doute particulièrement élevés.Ce centre, qui permet d’écarter les conjoints du domicile familial, évitant ainsi à la victime de devoir en partir, veut briser “le cycle de violences”, souligne Moana, une éducatrice qui a souhaité rester anonyme, comme toutes les personnes citées.Après quelques mois de fonctionnement, le centre géré par l’Aravif (association pour la réinsertion des auteurs de violences intrafamiliales) commence à trouver son rythme, malgré les préjugés que reconnaissent certains membres du personnel.”Franchement, au début, j’ai fait la formation avec la rage. Toute ma vie, j’ai vu des tontons cogner leurs femmes. Je me disais +Je vais aider des gars comme ça?+”, confie Edmond, un agent.Au contact des résidents, il a néanmoins fini par “comprendre qu’ils ont besoin d’outils pour changer”.Un sentiment partagé par Moana, la seule femme de l’équipe, dont le mari était inquiet. Cette ancienne commerciale, reconvertie dans le social, avait peur de leur agressivité. “Finalement, ils sont souvent plus à l’écoute qu’on ne le pense”, constate-t-elle.”Ce sont des hommes, pas des monstres”, poursuit Moana. “Ils ont fait des choses graves, mais si on les réduit à ça, on les enferme encore plus. De l’extérieur, on voit des bourreaux, mais ici on voit des hommes paumés, abîmés”.Moana se sent d’autant plus impliquée qu’elle dit faire ce travail “pour ces femmes (…) Si on veut qu’elles soient protégées, il faut que les hommes changent”.- “Se regarder en face” – Sans rien excuser, les éducateurs soulignent l’importance de la prise de conscience pour des personnes qui, souvent, “ont vécu des violences dans leur enfance, ont été témoins de violences conjugales (…) et entrent dans un mécanisme très répétitif”.C’est le cas d’Aliki, dont l’enfance douloureuse a été marquée par des violences. “Ma vie éclatée m’empêche d’avancer mais je commence à réfléchir à mon parcours depuis petit”, témoigne-t-il.Au fil des entretiens avec le psychiatre et le psychologue, au travers des groupes de parole, il apprend à mettre des mots sur ses émotions et à prendre conscience de la violence qui l’a rongé. “Je ne veux pas qu’ils vivent ce que j’ai vécu”, dit-il en parlant de ses enfants.Son séjour est parfois difficile. Les introspections le ramènent à des événements douloureux mais l’envie de “remettre sa vie en ordre” et ses enfants lui redonnent du courage.Il apprend à identifier sa colère et à utiliser des outils pour la faire redescendre. L’interdiction d’alcool et l’intervention d’un addictologue aident aussi à contrôler les consommations, quasi systématiquement associées aux violences.Comme d’autres, Aliki appréhende sa sortie. “J’ai peur de ce qui m’attend dehors”, explique-t-il. La peur de ne pas être là pour ses enfants et de ne pas réussir à aimer sa compagne “comme il faut”.Marcel a lui aussi grandi entouré de coups. Il n’avait aucune idée du mal que causaient ses “gifles” appuyées à sa compagne. Un premier passage en prison l’a rendu “encore plus violent”, explique-t-il, disant mesurer sa chance d’être accueilli au centre où il s’est réellement “confronté à ses actes pour la première fois”.”Ce n’est pas une punition ici. C’est une chance. Une occasion de se regarder en face”, résume un éducateur.En 2023, 3.184 faits de violences intrafamiliales, dont 70% conjugales, ont été enregistrés en Nouvelle-Calédonie, qui compte environ 270.000 habitants.

Alaska Airlines annonce suspendre tous ses vols à cause d’une panne informatique

La compagnie aérienne américaine Alaska Airlines a annoncé la suspension de tous ses vols, ainsi que de ceux de sa filiale Horizon Air, en raison d’une panne informatique dimanche soir.La compagnie aérienne a déclaré à l’AFP que dimanche, elle avait “subi une panne informatique affectant ses opérations” et qu’elle avait “demandé une interruption temporaire, à l’échelle de l’ensemble du système, de tous les vols d’Alaska Airlines et Horizon Air jusqu’à la résolution du problème”.Alaska Airlines n’a pas précisé la nature exacte de cette panne. Le site internet de la compagnie apparaissait en dérangement depuis environ 03H00 GMT lundi, selon des sites spécialisés.”Nous nous excusons auprès de nos clients pour ce désagrément”, a indiqué la compagnie dans un communiqué. “Il y aura des impacts résiduels sur nos opérations tout au long de la soirée”.La déclaration, également publiée sur X, a suscité des réactions négatives de la part de passagers apparemment frustrés. “C’est brutal. Cela fait deux heures que nous sommes assis à l’aéroport”, a répondu un utilisateur de X nommé Caleb Heimlich.Un autre utilisateur, BetterDays, a commenté: “Cela a commencé à 20 heures et vous ne publiez cela que maintenant ! Votre service s’est considérablement dégradé au cours des cinq dernières années”.Cet incident survient plus d’un an après qu’une porte-bouchon – opercule condamnant une issue de secours redondante – d’un Boeing 737 Max 9 nouvellement livré s’est détachée lors d’un vol d’Alaska Airlines entre Portland (Oregon) et Ontario (Californie) en janvier 2024.Les 171 passagers et les six membres d’équipage ont survécu à la décompression rapide, mais l’incident a conduit le régulateur américain de l’aviation civile (FAA) à clouer au sol de nombreux Boeing 737-9 exploités par des compagnies aériennes américaines.Le mois dernier, les enquêteurs américains ont déclaré que l’incapacité de Boeing à fournir une formation adéquate au personnel de fabrication était un facteur déterminant dans l’explosion en vol quasi-catastrophique de l’avion d’Alaska Airlines.Basée à Seattle, Alaska Airlines est la cinquième plus grosse compagnie aérienne des Etats-Unis depuis son rachat l’an dernier de Hawaiian Airlines.Les deux compagnies disposent d’une flotte de plus de 360 avions qui desservent environ 140 destinations, principalement dans l’ouest des Etats-Unis et dans l’archipel d’Hawaï.

Alaska Airlines annonce suspendre tous ses vols à cause d’une panne informatique

La compagnie aérienne américaine Alaska Airlines a annoncé la suspension de tous ses vols, ainsi que de ceux de sa filiale Horizon Air, en raison d’une panne informatique dimanche soir.La compagnie aérienne a déclaré à l’AFP que dimanche, elle avait “subi une panne informatique affectant ses opérations” et qu’elle avait “demandé une interruption temporaire, à l’échelle de l’ensemble du système, de tous les vols d’Alaska Airlines et Horizon Air jusqu’à la résolution du problème”.Alaska Airlines n’a pas précisé la nature exacte de cette panne. Le site internet de la compagnie apparaissait en dérangement depuis environ 03H00 GMT lundi, selon des sites spécialisés.”Nous nous excusons auprès de nos clients pour ce désagrément”, a indiqué la compagnie dans un communiqué. “Il y aura des impacts résiduels sur nos opérations tout au long de la soirée”.La déclaration, également publiée sur X, a suscité des réactions négatives de la part de passagers apparemment frustrés. “C’est brutal. Cela fait deux heures que nous sommes assis à l’aéroport”, a répondu un utilisateur de X nommé Caleb Heimlich.Un autre utilisateur, BetterDays, a commenté: “Cela a commencé à 20 heures et vous ne publiez cela que maintenant ! Votre service s’est considérablement dégradé au cours des cinq dernières années”.Cet incident survient plus d’un an après qu’une porte-bouchon – opercule condamnant une issue de secours redondante – d’un Boeing 737 Max 9 nouvellement livré s’est détachée lors d’un vol d’Alaska Airlines entre Portland (Oregon) et Ontario (Californie) en janvier 2024.Les 171 passagers et les six membres d’équipage ont survécu à la décompression rapide, mais l’incident a conduit le régulateur américain de l’aviation civile (FAA) à clouer au sol de nombreux Boeing 737-9 exploités par des compagnies aériennes américaines.Le mois dernier, les enquêteurs américains ont déclaré que l’incapacité de Boeing à fournir une formation adéquate au personnel de fabrication était un facteur déterminant dans l’explosion en vol quasi-catastrophique de l’avion d’Alaska Airlines.Basée à Seattle, Alaska Airlines est la cinquième plus grosse compagnie aérienne des Etats-Unis depuis son rachat l’an dernier de Hawaiian Airlines.Les deux compagnies disposent d’une flotte de plus de 360 avions qui desservent environ 140 destinations, principalement dans l’ouest des Etats-Unis et dans l’archipel d’Hawaï.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Orages et inondation: levée des vigilances orange sur l’ensemble du territoire

Météo-France a mis fin lundi matin à la vigilance orages et pluie-inondation qui concernait jusque là plusieurs départements du sud-est du pays, après un épisode de violents orages qui a conduit à la mort d’une personne en Saône-et-Loire.Les Alpes-de-Haute-Provence, les Hautes-Alpes, la Drôme, l’Isère, les Bouches-du-Rhône, le Gard et le Vaucluse, placés jusqu’ici en vigilance orange orages, ont tous été rétrogradés au vert lundi à 6h du matin.”L’épisode pluvio-orageux qui a concerné un grand quart sud-est entre la fin d’après midi de dimanche et jusqu’en fin de nuit de dimanche à lundi, a été accompagné comme prévu de forts cumuls de précipitations, de grêle, d’une forte activité électrique et de rafales de vent autour de 70 à 80 km/h”, a détaillé l’organisme dans son bulletin.En Saône-et-Loire, où de nombreuses toitures ont été endommagées ou arrachées, une personne est décédée après être “tombée de son échelle de 5 mètres” en intervenant sur son toît à Saint-Cyr, et une autre personne a été gravement blessée en chutant de son toit à Devrouze, “en lien avec l’épisode orageux”, ont indiqué à l’AFP les pompiers, qui ont comptabilisé 280 interventions sur le département.En Savoie, deux personnes ont été gravement blessées et trois plus légèrement par un arbre qui est tombé sur leur voiture sur une route départementale sur la commune de Flumet dimanche soir, ont indiqué les pompiers à l’AFP.Les victimes, qui ont du être désincarcérées du véhicule, ont été transportées à l’hôpital d’Albertville, ont-ils ajouté.Météo-France avait déjà levé dimanche soir la vigilance orange sur les départements du nord-est et du centre-est, touchés dans l’après-midi par des vents entre 70 et 90km/h voire plus localement, des chutes de grêle et une “activité électrique intense”.