Aux municipales, l’essor de novices face aux “professionnels” de la politique

Un géant du football, une légende du rugby, un présentateur télé… Le casting des municipales de mars prochain comporte des profils hors du sérail politique qui, pour beaucoup, ont toutefois l’avantage d’être déjà renommés et connectés.L’exemple le plus connu est sans aucun doute celui de Jean-Michel Aulas, ancien patron mythique de l’OL, donné grand favori dans ses terres de Lyon.Une autre figure du sport, le rugbyman Serge Blanco, s’est lancé en décembre à la conquête de la mairie de Biarritz, sans étiquette.A Avignon, l’ancien journaliste Olivier Galzi profite de son exposition, tandis que l’économiste Philippe Dessertine tente sa chance parmi les candidats de centre-droit à Bordeaux.Il est souvent de bon ton pour un homme politique de placer quelques personnalités, au moins locales, sur sa liste municipale.”Mais jusque-là on n’avait pas ce profil en tête de liste, ou assez peu”, souligne auprès de l’AFP le sociologue Sébastien Michon, directeur de recherche au CNRS.Tous ont en commun une inexpérience politique qui est loin de constituer un désavantage.Leur poussée va de pair avec un “rejet de la politique qui est assez général” et une tentation de “renverser la table”, reprend Sébastien Michon.Leurs expériences professionnelles peuvent “mettre à distance l’accusation de déconnexion” formulée contre les personnalités politiques, complète le sociologue au CNRS Etienne Ollion.Ce phénomène trouve un écho particulier au niveau local. Près de trois Français sur quatre estiment que les élus municipaux devraient être issus de la société civile plutôt que d’un parti politique, selon un sondage Ifop pour Fréquence Commune publié le 8 janvier.Ces candidats en jouent. Jean-Michel Aulas, par exemple, met en avant ses succès dans les milieux des affaires et du football en martelant qu’il n’est “pas un politique”.Philippe Dessertine est fier de dire de même. Il affirme à l’AFP avoir “les pieds sur terre” et vante sa “grande liberté”.- Novices mais “pas amateurs” -Mais la plupart de ces candidats ont un autre point commun. “Ce ne sont pas des citoyens ordinaires, ce sont des personnes qui sont déjà connues”, note Sébastien Michon.Ils ont généralement des ressources financières, des réseaux locaux bien développés et savent s’exprimer en public, avantages de taille pour mener campagne.Philippe Dessertine, habitué des plateaux télé, assure en avoir conscience. L’expérience de sa femme, Laurence Dessertine, maire adjointe de Bordeaux pendant des années, a aussi été “primordiale”, ajoute-t-il.”On n’est pas des professionnels de la politique mais on n’est pas des amateurs non plus”, dit cet économiste à l’AFP.Le candidat explique avoir pris soin de mélanger, dans sa liste, d’autres novices et des plus aguerris.Pour lui, se présenter dans une grande ville sans expérience ni contact ne serait probablement “pas gérable” car il estime que le système électoral désavantage les candidats issus de la société civile.Trouver une entreprise acceptant d’assurer les locaux de sa permanence a été un défi, sans avoir la caution d’un parti, explique-t-il.- “Exception” -De fait, ces personnalités sont en tête d’affiche mais les partis ne sont pas absents.Si Jean-Michel Aulas se revendique sans étiquette, il est soutenu par la droite et le centre (Les Républicains, Renaissance, Horizons, l’Union des démocrates et indépendants et le MoDem), qui ont flairé le potentiel d’un candidat ultra connu.Olivier Galzi, par exemple, a lui été adoubé par les centristes de l’UDI et Horizons.A Grenoble, Laurence Ruffin, cheffe d’entreprise et soeur du député François Ruffin, est soutenue par les partis écologistes et de gauche.Pour ces institutions qui n’ont “pas bonne presse”, c’est une façon “de se régénérer en présentant une offre un peu différente”, explique Sébastien Michon.C’est aussi la stratégie qu’avait adoptée Emmanuel Macron quand, en 2017, il avait fait entrer au parlement des novices, dont peu ont finalement réussi à percer.Malgré ces tentatives, “la plupart des candidats sont des gens qui ont déjà des ancrages dans la vie politique”, note Etienne Ollion, et les novices restent “l’exception plutôt que la règle”.

Dutch court hears battle over Nexperia

A Dutch court held hearings Wednesday to weigh whether to order an investigation into Nexperia, a Chinese-owned chip company at the centre of a global tug-of-war over critical semiconductor technology.The firm, based in the Netherlands but whose parent company is China’s Wingtech, has been the subject of a standoff between Beijing and the West that threatened to cripple car manufacturers that rely on its chips.The Dutch state in September invoked a 1952 law to effectively seize control of the company, sparking fury in Beijing.The Amsterdam-based Enterprise Chamber also played a major part in the battle over Nexperia in October when it suspended the firm’s Chinese CEO, Zhang Xuezheng, also known as Wing, citing concerns over his management.Lawyers for Nexperia on Wednesday accused Wingtech of a “scorched earth” policy in its bid to wrest control of the company.”Wingtech is doing everything to destabilise Nexperia, already under pressure from a crisis situation,” said one of Nexperia’s lawyers, Jeroen van der Schrieck.Zhang Xuezheng did not appear at the hearings. His lawyer said he was not in a strong enough state to attend, as this case was having a personal effect on him.His lawyers are to respond later Wednesday.Judges are not expected to make a ruling on Wednesday on whether to order an investigation but may announce a date for a decision.The court could order an investigation “if it has valid reasons to doubt the sound policy and business operations at Nexperia”, it said in a statement.If the court does decide to order an investigation, it can also maintain or amend its decisions made in October.If however the court decides no investigation is required, the decisions it made in October will no longer be in force.In late October, following trade talks between China’s President Xi Jinping and his US counterpart Donald Trump, Beijing agreed to resume exports of Nexperia chips halted over the row.In response, the Dutch government said it was suspending its emergency takeover move as a “constructive step” hailed by Beijing.But while the political clash has died down for the moment, all eyes are on the court to see whether it will order a probe.

L’Iran promet des procès “rapides”, craintes d’une première exécution mercredi

Le pouvoir judiciaire en Iran a promis des procès “rapides” pour les suspects arrêtés lors des manifestations, alors qu’une première exécution pourrait avoir lieu mercredi et que les organisations de défense des droits humains craignent un usage massif de la peine de mort.  Donald Trump a assuré que les Etats-Unis agiraient “de manière très forte” si les autorités iraniennes commençaient à exécuter des personnes arrêtées lors des manifestations qui secouent le pays depuis le 28 décembre. Téhéran, de son côté, accuse Washington de chercher un “prétexte” en vue d’une intervention militaire pour faire tomber le pouvoir.Amnesty International et d’autres ONG ont dit avoir des informations, notamment via sa famille, de l’exécution prévue d’un premier manifestant mercredi, ce qu’a aussi avancé la diplomatie américaine. “Plus de 10.600 manifestants ont été arrêtés (…) Erfan Soltani, 26 ans, dont l’exécution a été programmée pour le 14 janvier, est l’un d’eux”, a écrit le Département d’Etat dans un message en farsi sur X.Amnesty a demandé à l’Iran de “surseoir immédiatement à toutes les exécutions, y compris celle d’Erfan Soltani”.Selon les médias iraniens, le chef du pouvoir judiciaire a passé cinq heures dans une prison de Téhéran où sont détenus des manifestants – des “émeutiers” selon les autorités -, pour étudier leurs cas. A l’issue de cette visite, il a promis des procès “rapides” et “publics”. “Si quelqu’un a mis le feu à une personne, l’a décapitée avant de brûler son corps, nous devons faire notre travail rapidement”, a déclaré Gholamhossein Mohseni Ejeï.- “CONTINUEZ” -Le président américain, dont les intentions restent floues, a menacé plusieurs fois d’intervenir militairement depuis le début du mouvement, l’un des plus vastes depuis la proclamation de la République islamique en 1979.Mardi, il a promis aux manifestants que “beaucoup d’aide est en route”. “CONTINUEZ A MANIFESTER – PRENEZ LE CONTROLE DE VOS INSTITUTIONS!!!”, a-t-il lancé sur son réseau Truth social.La répression a fait au moins 734 morts selon l’ONG Iran Human Rights (IHR) basée en Norvège, qui estime toutefois que le nombre réel de morts pourrait s’élever à plusieurs milliers.Internet est toujours coupé dans tout le pays, pour le septième jour de suite, selon l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks, rendant difficile l’accès aux informations. Mais des rapports crédibles font état “de tueries à grande échelle menées par les forces de sécurité à travers le pays”, affirme l’ONG Human Rights Watch.De nouvelles vidéos, authentifiées par l’AFP, sont apparues mardi sur les réseaux sociaux montrant des dizaines de corps alignés à l’intérieur et à l’extérieur d’une morgue au sud de la capitale iranienne.”La violence augmente, les arrestations aussi. Les oppresseurs tirent au hasard”, racontait mardi à l’AFP Kian Tahsildari à Istanbul, relayant le témoignage d’amis à Machhad, dans le nord-est de l’Iran.Les médias d’Etat iraniens diffusent eux en boucle des images des dégâts et rendent hommage aux membres des forces de sécurité tués.Une cérémonie funéraire de masse est prévue mercredi pour les “martyrs” morts ces derniers jours – majoritairement des forces de l’ordre, ont fait savoir les autorités.A l’international, les condamnations affluent: l’ONU se dit “horrifiée” et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a dénoncé un bilan “effroyable” et dit plancher sur de nouvelles sanctions contre Téhéran.Donald Trump a lui annoncé mardi des sanctions contre les partenaires commerciaux de l’Iran – des droits de douane de 25% prenant effet “immédiatement”.- “Rejoindre le peuple” -Fils de l’ancien chah d’Iran chassé du pouvoir en 1979, Reza Pahlavi, figure de l’opposition iranienne en exil aux Etats-Unis, a assuré mardi aux manifestants que “le monde n’a pas seulement vu et entendu votre voix et votre courage, maintenant il répond”.Il a aussi invité l’armée régulière à “rejoindre le peuple aussi vite que possible”. “Vous êtes l’armée nationale de l’Iran, pas l’armée de la République islamique”, a-t-il souligné.Depuis le début du mouvement, initialement lié au coût de la vie, le pouvoir dit comprendre les revendications portant sur des questions économiques mais accuse des “émeutiers” pilotés par l’étranger d’être à l’origine des violences.Agé de 86 ans, l’ayatollah Khamenei a déjà été confronté à d’importants défis, notamment durant la guerre de 12 jours avec Israël en juin 2025, déclenchée par une attaque massive contre les installations militaires et nucléaires iraniennes.Des analystes jugent prématuré de prédire dans l’immédiat la chute du pouvoir théocratique iranien, soulignant que la République islamique dispose de solides leviers répressifs, à commencer par le Corps des gardiens de la Révolution.

Syria moves military reinforcements east of Aleppo after telling Kurds to withdraw

Syria’s army was moving reinforcements east of Aleppo city on Wednesday, a day after it told Kurdish forces to withdraw from the area following deadly clashes last week. The deployment comes as Syria’s Islamist-led government seeks to extend its authority across the country, but progress has stalled on integrating the Kurds’ de facto autonomous administration and forces into the central government under a deal reached in March.The United States, which for years has supported Kurdish fighters but also backs Syria’s new authorities, urged all parties to “avoid actions that could further escalate tensions” in a statement by the US military’s Central Command chief Admiral Brad Cooper.On Tuesday, Syrian state television published an army statement with a map declaring a large area east of Aleppo city a “closed military zone” and said “all armed groups in this area must withdraw to east of the Euphrates” River.The area, controlled by Kurdish forces, extends from near Deir Hafer, around 50 kilometres (30 miles) from Aleppo, to the Euphrates about 30 kilometres further east, as well as towards the south.State news agency SANA published images on Wednesday showing military reinforcements en route from the coastal province of Latakia, while a military source on the ground, requesting anonymity, said reinforcements were arriving from both Latakia and the Damascus region.Both sides reported limited skirmishes overnight. An AFP correspondent on the outskirts of Deir Hafer reported hearing intermittent artillery shelling on Wednesday, which the military source said was due to government targeting of positions belonging to the US-backed, Kurdish-led Syrian Democratic Forces.- ‘Declaration of war’ -The SDF controls swathes of the country’s oil-rich north and northeast, much of which it captured during Syria’s civil war and the fight against the Islamic State group.On Monday, Syria accused the SDF of sending reinforcements to Deir Hafer and said it would send its own personnel there in response.Kurdish forces on Tuesday denied any build-up of their personnel and accused the government of attacking the town, while state television said SDF sniper fire there killed one person.Cooper urged “a durable diplomatic resolution through dialogue”.Elham Ahmad, a senior official in the Kurdish administration, said that government forces were “preparing themselves for another attack”.”The real intention is a full-scale attack” against Kurdish-held areas, she told an online press conference, accusing the government of having made a “declaration of war” and breaking the March agreement on integrating Kurdish forces.Syria’s government took full control of Aleppo city over the weekend after capturing its Kurdish-majority Sheikh Maqsud and Ashrafiyeh neighbourhoods and evacuating fighters there to Kurdish-controlled areas in the northeast.Both sides traded blame over who started the violence last week that killed dozens of people and displaced tens of thousands.- PKK, Turkey -On Tuesday in Qamishli, the main Kurdish city in the country’s northeast, thousands of people demonstrated against the Aleppo violence, with some burning pictures of Syrian President Ahmed al-Sharaa, an AFP correspondent said, while shops were shut in a general strike.Some protesters carried Kurdish flags and banners in support of the SDF.”Leave, Jolani!” they shouted, referring to President Sharaa by his former nom de guerre, Abu Mohammed al-Jolani.”This government has not honoured its commitments towards any Syrians,” said cafe owner Joudi Ali.Other protesters burned portraits of Turkish Foreign Minister Hakan Fidan, whose country has lauded the Syrian government’s Aleppo operation “against terrorist organisations”.Turkey has long been hostile to the SDF, seeing it as an extension of the Kurdistan Workers’ Party (PKK) and a major threat along its southern border. Last year, the PKK announced an end to its long-running armed struggle against the Turkish state and began destroying its weapons, but Ankara has insisted that the move include armed Kurdish groups in Syria.On Tuesday, the PKK called the “attack on the Kurdish neighbourhoods in Aleppo” an attempt to sabotage peace efforts between it and Ankara.A day earlier, Ankara’s ruling party levelled the same accusation against Kurdish fighters.The Britain-based Syrian Observatory for Human Rights reported 45 civilians and 60 soldiers and fighters from both sides killed in the Aleppo violence.Aleppo civil defence official Faysal Mohammad said Tuesday that 50 bodies had been recovered from the Kurdish-majority neighbourhoods after the fighting.bur-strs/lar/lg/axn

La démographie, un enjeu pour une campagne présidentielle ?

Le sujet de la baisse de la natalité en France pourrait s’inviter à la présidentielle, même si peu de politiques parviennent à articuler une vision d’ensemble agissant sur les leviers (logement, modes de garde, aides financières) et les conséquences (retraites, dépendance, immigration) de ce phénomène complexe.Deux ans après l’appel controversé d’Emmanuel Macron au “réarmement démographique”, la tendance ne s’est pas inversée comme l’ont confirmé les derniers chiffres publiés mardi par l’Insee, établissant l’indice de fécondité à 1,56 enfant par femme contre 2,02 en 2010.A part chez certains écologistes, “où on s’inquiète des conséquences de la surpopulation” sur la planète, la baisse de la natalité est “une préoccupation sur tout l’échiquier politique”, constate Didier Breton, professeur de démographie à l’université de Strasbourg.”Avec des grilles de lecture très différentes”, nuance-t-il. “Pour la droite conservatrice et l’extrême droite, une politique nataliste doit permettre de ne pas faire appel à l’immigration alors que la gauche raisonne en terme d’équilibre vie professionnelle/vie personnelle, d’avoir le temps de s’occuper de ses enfants”.Cependant, il n’a “pas l’impression qu’un parti va aller au-delà du regret et mettre ça en haut de son programme parce que c’est un terrain assez miné”.Première difficulté pour les politiques, comme le résumait récemment Édouard Philippe: “on ne fait pas des enfants pour l’État, ce sont des décisions intimes”.”Partout dans le monde où il y a des injonctions natalistes, ça ne fonctionne pas”, renchérit Constance de Pélichy (députée UDI), présidente d’une mission d’information “sur les causes et conséquences de la baisse de la natalité” qui a mené plus d’une cinquantaine d’auditions depuis juillet.Selon M. Breton, ce mot +réarmement+ “était une erreur de communication”, surtout qu’Emmanuel Macron l’avait accompagné d’un plan sur l’infertilité, “qui est un vrai problème de santé mais n’explique pas la baisse de la natalité”.Deuxième obstacle: le désir d’enfant reste-t-il important chez les Français ?Si Mme de Pélichy juge qu’il y a “toujours un désir de maternité profond”, M. Breton s’interroge sur cette “hypothèse discutable”. Selon une récente étude de l’Ined, si en 1998 la moitié des 18-49 ans considéraient que la famille idéale avait trois enfants, ils n’étaient plus que 29% en 2024.Et troisième difficulté pour les politiques: personne “ne naît d’une incitation fiscale”, selon l’économiste Maxime Sbaihi, auteur de l’essai “Les Balançoires vides”. “C’est une décision multifactorielle, qui dépend des modes de garde, de la fiscalité, des infrastructures, des institutions, du marché immobilier, de la conjoncture, des mœurs, de la confiance en l’avenir, de la culture et des traditions…”, énumère-t-il devant l’Assemblée nationale.- L’accueil de l’enfant et le logement -Bref, la démographie est un phénomène complexe devant être pris en compte dans l’ensemble des politiques publiques.Si les maires en sont souvent conscients au niveau local, c’est plus compliqué pour les partis qui ont tendance “à regarder les sujets en silo” et à privilégier le court terme, souligne Constance de Pélichy.D’où la tentation “d’un monde politique qui reste quand même masculin” de regarder les conséquences de la baisse de la natalité, comme “l’adaptation de notre pacte social” (+on fait moins d’enfants donc il va falloir changer les retraites+) plutôt que les causes, déplore-t-elle en plaidant pour “un discours politique intégrant l’enfant”.Car le sujet intéresse. La mission parlementaire, qui rendra son rapport dans deux semaines avec “un paquet de recommandations”, a reçu plus de 30.000 réponses à sa consultation publique.”Ce qui est crucial, c’est vraiment l’accueil de l’enfant quand il arrive: les congés, les modes de garde et les aides qui ne sont pas lisibles. La question du logement revient en permanence, les jeunes ménages ont perdu 18 m2 de surface par rapport à la génération précédente”, note-t-elle.Mais ces “réponses concrètes” impliquent “un coût budgétaire assez engageant”, fait remarquer M. Breton. Selon lui, “dans un monde anxiogène”, une politique nataliste devrait être “basée sur l’Etat-providence, l’assurance qu’avoir un enfant ne va pas avoir un coût monstrueux, que l’école va rester gratuite, que la santé ne va pas avoir un coût important…”.

Danish foreign minister heads to White House for high-stakes Greenland talks

The top Danish and Greenlandic diplomats were to visit the White House on Wednesday for high-stakes talks on Greenland, which US President Donald Trump has vowed to seize from the longtime ally.Hours before the meeting was due to start, Danish Defence Minister Troels Lund Poulsen sought to ease US concerns about security in Greenland, telling AFP Denmark was boosting its military presence there and was in talks with allies on “an increased NATO presence in the Arctic.”Trump has repeatedly threatened to take over the vast, strategic and sparsely populated Arctic island, and he has sounded emboldened since ordering a deadly January 3 attack in Venezuela that removed its president.Danish Foreign Minister Lars Lokke Rasmussen and his Greenlandic counterpart sought the talks with US Secretary of State Marco Rubio. The meeting will take place at the White House, after Vice President JD Vance requested to join.Lokke said he was hoping to “clear up certain misunderstandings.” But it remains to be seen if the Trump administration also sees a misunderstanding and if it wants to climb down.Trump, when asked Tuesday about Greenland’s leader saying that the island prefers to remain an autonomous territory of Denmark, said: “Well that’s their problem.””Don’t know anything about him, but that’s going to be a big problem for him,” Trump said.Trump said on Friday that he wanted Greenland “whether they like it or not” and “if we don’t do it the easy way, we’re going to do it the hard way.”While an agreement with Denmark allows the United States to station as many soldiers as it wants on Greenland, Trump has doubled down on US ownership, telling reporters on Sunday that “we’re talking about acquiring not leasing.”The former real estate developer told The New York Times that ownership “is psychologically needed for success” and “gives you things and elements that you can’t get from just signing a document.”According to Trump, the United States needs Greenland due to the threat of a takeover by Russia or China. The two rival powers have both stepped up activity in the Arctic, where ice is melting due to climate change, but neither claims Greenland.Trump has spoken of the need for the United States to grow.Incorporating Greenland, which has 57,000 people, would catapult the United States past China and Canada to be the world’s second largest country in land mass after Russia.- Is cooperation possible? -Vance in March paid an uninvited visit to Greenland. He stayed only at Pituffik, the longstanding US base on the island, and did not mingle with local residents.Vance is known for his hard edge, which was on display when he berated Ukrainian President Volodymyr Zelensky publicly during a White House meeting in February.It has not been announced if the Greenland meeting will be open to the press.”If the US continues with, ‘We have to have Greenland at all cost,’ it could be a very short meeting,” said Penny Naas, a senior vice president at the German Marshall Fund of the United States, a Washington think tank.”If there is a slight nuance to it, it could lead to a different conversation,” she said.Greenland’s government and Denmark have been firm against Trump’s designs.”One thing must be clear to everyone: Greenland does not want to be owned by the United States. Greenland does not want to be governed by the United States. Greenland does not want to be part of the United States,” Greenland’s Prime Minister Jens-Frederik Nielsen said at a press conference ahead of the White House talks.He was speaking alongside Danish Prime Minister Mette Frederiksen, who said it had not been easy to stand up to “completely unacceptable pressure from our closest ally.”Denmark has rejected US claims it is not protecting Greenland from Russia and China, recalling that it has invested almost 90 billion kroner ($14 billion) to beef up its military presence in the Arctic.Denmark is a founding member of NATO and its military joined the United States in the wars in Afghanistan and, controversially, Iraq.Shortly after the White House talks, a senior delegation from the US Congress — mostly Democrats, but with one Republican — will visit Copenhagen to offer solidarity.”President Trump’s continued threats toward Greenland are unnecessary and would only weaken our NATO alliance,” said Dick Durbin, the number-two Senate Democrat.France meanwhile announced that it would open a consulate on Greenland on February 6.

Luxury retailer Saks Global files for bankruptcy

US luxury retail group Saks Global, the heavily indebted parent company of Saks Fifth Avenue, Neiman Marcus and Bergdorf Goodman, said Wednesday it had filed for bankruptcy.The group has struggled with a substantial debt load and said in a statement it initiated bankruptcy proceedings in the US Bankruptcy Court for the Southern District of Texas.Saks Global said it was evaluating its operational footprint to invest where there is “the greatest long-term potential.”The organization said it had appointed former Neiman Marcus Group head Geoffroy van Raemdonck as its new CEO with immediate effect, replacing Richard Baker.”This is a defining moment for Saks Global, and the path ahead presents a meaningful opportunity to strengthen the foundation of our business and position it for the future,” said van Raemdonck.The retailer noted its stores, which include Saks Fifth Avenue, Neiman Marcus, Bergdorf Goodman, Saks OFF 5TH, Last Call and Horchow, will remain open after it received a fundraising commitment.Saks Global announced Wednesday it had secured $1.75 billion in financing, which it said would position the company “for a strong and stable future while it continues to provide customers with unparalleled multi-brand luxury shopping experiences.”Some of that package, it said, would provide liquidity to fund Saks Global’s operations and turnaround initiatives. Another tranche of financing will be available when the company emerges from bankruptcy.Saks Global had defaulted on a $100 million interest payment related to its nearly $2.7 billion acquisition of Neiman Marcus in 2024.The New York-based group, which traces its history back more than 150 years and has about 70 stores, has struggled in a difficult economic climate.While American consumers are spending, they remain price-conscious and have not been flocking to its flagship Saks Fifth Avenue store, which opened in 1924.According to court documents, Saks Global estimated it had assets and liabilities of between $1 billion and $10 billion.The group said it planned to “honor all customer programs, make go-forward payments to vendors, and continue employee payroll and benefits.””Throughout this process, Saks Global will remain focused on what has always defined the company: exceptional brands, trusted relationships and an unwavering commitment to its loyal customers,” the group said in its statement.