Vote de confiance: le RN veut une dissolution pour “donner une majorité au pays”, affirme Chenu

Le vote de confiance convoqué le 8 septembre par François Bayrou sera son “ultime échec”, a prédit mardi le vice-président du Rassemblement national Sébastien Chenu, disant espérer une dissolution pour “donner une majorité au pays”.”François Bayrou tente une ultime manoeuvre, il rencontrera un ultime échec”, a déclaré sur Cnews et Europe 1 le député du Nord, anticipant déjà l’étape d’après et une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron.”S’il est un président responsable, il se tourne vers les Français, il dissout l’Assemblée et il leur dit +donnez une majorité+”, a estimé M. Chenu, soulignant que “les Français ont vu ce que ça donnait, un pays sans majorité”.Un argument-clé pour le RN, qui “fera campagne (…) pour gouverner le pays non seulement sur un programme, mais sur l’idée de donner une majorité à ce pays”, a assuré le vice-président du parti d’extrême droite.Discours également relayé par son porte-parole Thomas Ménagé, député du Loiret, qui a expliqué sur RMC que “la seule solution dans la Ve République (…) c’est de demander aux Français de s’exprimer à nouveau pour dégager une majorité claire et que la France ne soit pas à l’arrêt”.Pour autant, M. Chenu a balayé tout risque de crise économique lié à l’instabilité politique: “On nous fait le coup à chaque fois. A chaque élection ou à chaque menace de censure, on nous dit attention, tout va s’arrêter, le pays va s’écrouler (…) La France tiendra. Ce n’est pas parce qu’on va changer de Premier ministre, ou qu’on aura une nouvelle majorité, que la France va s’écrouler”.

RDC: face à la Chine, offensive américaine sur les minerais

Les Etats-Unis cherchent en République démocratique du Congo (RDC) à assurer leur approvisionnement en minerais essentiels à la fabrication de composants électroniques, espérant concurrencer le quasi-monopole de la Chine sur ce secteur stratégique.Amorcée depuis plusieurs années, la stratégie américaine s’accélère depuis le retour en novembre de Donald Trump à la Maison Blanche.- Eldorado à risque -Classée parmi les 15 pays les moins développés du monde, la RDC possède l’une des terres les plus riches de la planète, notamment en cuivre, cobalt, coltan et lithium.Des matériaux essentiels à la fabrication de composants pour l’armement, les téléphones mobiles ou les voitures électriques.En 2024, la RDC a ainsi fourni 76% de la production mondiale de cobalt, selon l’Institut américain d’études géologiques (USGS).Bousculé par la résurgence dans l’est de la RDC du groupe armé M23 soutenu par le Rwanda, le gouvernement du président de la RDC Félix Tshisekedi cherche à obtenir de Washington un accord garantissant aux Etats-Unis une chaîne d’approvisionnement stable et directe pour la défense et la technologie, contre un renforcement de la coopération sécuritaire.Mais le secteur minier congolais est gangréné par une contrebande chronique, des réseaux criminels et de corruption qui dissuadent les investisseurs privés.- Contourner les conflits à l’est -Le M23 s’est emparé de nombreux sites miniers dans l’est de la RDC au gré de ses offensives depuis 2021.Pour l’heure, selon des experts, l’attention de Washington se porte principalement sur le sud-est du pays, épargné par les conflits actuels et riche en cuivre et cobalt.Les Etats-Unis promeuvent depuis plusieurs années l’établissement du “couloir de Lobito”, un des projets d’infrastructure les plus ambitieux sur le continent, devant permettre l’acheminement des minerais des provinces du sud-est de la RDC vers un port angolais sur l’océan Atlantique.- La Chine, bien ancrée -Des entreprises chinoises exploitent la majorité des gisements en RDC, souvent récupérés de compagnies occidentales découragées par les conflits ou le climat des affaires.”Si les Américains veulent aujourd’hui entrer dans ce secteur et se mettre à faire du profit immédiatement, cela va impliquer d’arracher des titres miniers à certaines entreprises”, estime Christian Géraud Neema, expert du Projet Afrique-Chine.”S’ils veulent débuter de zéro, ils devront demander des permis de recherche et se lancer dans l’exploration, ce qui peut prendre un minimum de 8 à 9 ans avant d’obtenir des résultats”, ajoute-t-il.- Cartographie -Le groupe minier américain Kobold Metals, start-up américaine utilisant l’intelligence artificielle pour découvrir des gisements minéraux, notamment le lithium, a signé en juillet un accord de principe avec Kinshasa pour l’exploration de “1.700 carrés miniers” (unité de mesure cadastrale représentant environ 85 ha, ndlr).Notamment financé par Jeff Bezos et Bill Gates, le groupe a également obtenu l’accord des autorités de RDC pour exploiter sa précieuse base de données minières.”Toutes les mines que nous connaissons viennent des recherches effectuées il y a 80 ans, 100 ans” et “moins de 20% du territoire a connu des études poussées”, explique Jean-Jacques Kayembe, coordonnateur de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) en RDC.- Permis à obtenir -En juillet, 600 titres miniers ont été remis dans le domaine public à l’issue d’une vaste opération d’assainissement du fichier cadastral.Plusieurs sources et sécuritaires évoquent des pressions gouvernementales pour répondre aux demandes américaines.La RDC “n’est pas en train de brader”, répond Crispin Mbindule, président du conseil d’administration du cadastre minier de la RDC. Selon lui, les Américains ont “respecté toute la procédure et ont payé tous les droits”.Au delà de la découverte de nouveaux gisements, la création de joint-ventures avec des entreprises minières dont l’Etat congolais est actionnaire fait partie des solutions pour répondre aux intérêts américains, selon l’expert Jean-Jacques Kayembe.- L’ombre de Dan Gertler -Le sulfureux hommes d’affaires israélien Dan Gertler, visé par des sanctions américaines pour avoir acquis dans des conditions opaques des concessions minières en RDC, a conservé son influence et ses réseaux dans le secteur minier du pays.”Il touche encore des royalties dans trois des plus grands projets miniers du pays”, affirme Jean Claude Mputu, de l’ONG Le Congo n’est pas à vendre (CNPAV).En mars 2021, les Etats-Unis avaient rétabli les sanctions contre M. Gertler, décidées en décembre 2017 par le département d’Etat américain mais allégées juste avant le départ de Donald Trump de la Maison Blanche.”Il est impossible qu’un type qui a ce savoir-faire ne soit pas impliqué” dans les négociations actuelles, juge un diplomate européen. L’AFP n’a pas été en mesure de contacter M. Gertler pour une réaction.

Aid to famine-struck Gaza still ‘drop in the ocean’: WFP

The World Food Programme warned Tuesday that the aid Israel is allowing to enter Gaza remains a “drop in the ocean”, days after famine was formally declared in the war-torn Palestinian territory.The United Nations declared a famine in Gaza on Friday, blaming the “systematic obstruction” of aid by Israel during its nearly two-year war with the Palestinian militant group Hamas.Carl Skau, WFP’s chief operating officer, said that over the past two weeks, there has been a “slight uptick” in aid entering, averaging around 100 trucks per day.”That’s still a drop in the ocean when we’re talking about assisting some 2.1 million people,” Skau told AFP during a visit to New Delhi.”We need a completely different level of assistance to be able to turn this trajectory of famine around.”The Rome-based Integrated Food Security Phase Classification Initiative (IPC) said famine was affecting 500,000 people in Gaza.It defines famine as when 20 percent of households face extreme food shortages, more than 30 percent of children under five are acutely malnourished, and there is an excess mortality threshold of at least two in 10,000 people a day.Skau painted a grim picture of Gaza.”The levels of desperation are so high that people keep grabbing the food off our trucks,” the former Swedish diplomat said.”And when we’re not able to do proper orderly distributions, we’re not sure that we’re reaching the most vulnerable — the women and the children furthest out in the camps,” he said. “And they’re the ones we really need to reach now, if we want to avoid a full-scale catastrophe.”- ‘Starvation phase’ -But Skau also warned that Gaza was only one of many global crises, with multiple famine zones emerging simultaneously as donor funding collapses.Some 320 million people globally are now acutely food insecure — nearly triple the figure from five years ago. At the same time, WFP funding has dropped by 40 percent compared with last year.”Right now, we’re seeing a number of crises that, at any other time in history, would have gotten the headlines and been the top issue discussed,” he said.That includes Sudan, where 25 million people are “acutely food insecure”, including 10 million in what Skau called “the starvation phase”.”It’s the largest hunger and humanitarian crisis that we probably have seen in decades — since the end of the 1980s with the Ethiopia famine,” he said.”We have 10 spots in Sudan where famine has been confirmed. It’s a disaster of unimaginable magnitude.”He detailed how a UN aid convoy in June tried to break the siege by paramilitary Rapid Support Forces (RSF) of Sudan’s city of El-Fasher in Darfur, only for the truck convoy to be hit by a deadly drone attack.Neighbouring South Sudan is also struggling, he said, suggesting “there might well be a third confirmation of a famine”.”That will be unprecedented”, he said, citing “extremely expensive” operations in the young nation’s Upper Nile state, where, with few roads, aid must be delivered by helicopters or airdrops.”This is maybe the number one crisis where you have on one hand staggering needs and, frankly, no resources available”, he said.At the same time, traditional donors have cut aid.US President Donald Trump slashed foreign aid after taking office, dealing a heavy blow to humanitarian operations worldwide.”We are in a funding crunch, and the challenge here is that the needs keep going up”, Skau said.While conflict is the “main driver” of rising hunger levels, other causes include “extreme weather events due to climate change” and the economic shock of trade wars.”Our worry is that we are now cutting from the hungry to give to the starving,” he said.Skau said the organisation was actively seeking new donors.”We’re engaging countries like India, Indonesia, Brazil, and others, beyond the more traditional donors, to see how they can also assist”.

Aid to famine-struck Gaza still ‘drop in the ocean’: WFP

The World Food Programme warned Tuesday that the aid Israel is allowing to enter Gaza remains a “drop in the ocean”, days after famine was formally declared in the war-torn Palestinian territory.The United Nations declared a famine in Gaza on Friday, blaming the “systematic obstruction” of aid by Israel during its nearly two-year war with the Palestinian militant group Hamas.Carl Skau, WFP’s chief operating officer, said that over the past two weeks, there has been a “slight uptick” in aid entering, averaging around 100 trucks per day.”That’s still a drop in the ocean when we’re talking about assisting some 2.1 million people,” Skau told AFP during a visit to New Delhi.”We need a completely different level of assistance to be able to turn this trajectory of famine around.”The Rome-based Integrated Food Security Phase Classification Initiative (IPC) said famine was affecting 500,000 people in Gaza.It defines famine as when 20 percent of households face extreme food shortages, more than 30 percent of children under five are acutely malnourished, and there is an excess mortality threshold of at least two in 10,000 people a day.Skau painted a grim picture of Gaza.”The levels of desperation are so high that people keep grabbing the food off our trucks,” the former Swedish diplomat said.”And when we’re not able to do proper orderly distributions, we’re not sure that we’re reaching the most vulnerable — the women and the children furthest out in the camps,” he said. “And they’re the ones we really need to reach now, if we want to avoid a full-scale catastrophe.”- ‘Starvation phase’ -But Skau also warned that Gaza was only one of many global crises, with multiple famine zones emerging simultaneously as donor funding collapses.Some 320 million people globally are now acutely food insecure — nearly triple the figure from five years ago. At the same time, WFP funding has dropped by 40 percent compared with last year.”Right now, we’re seeing a number of crises that, at any other time in history, would have gotten the headlines and been the top issue discussed,” he said.That includes Sudan, where 25 million people are “acutely food insecure”, including 10 million in what Skau called “the starvation phase”.”It’s the largest hunger and humanitarian crisis that we probably have seen in decades — since the end of the 1980s with the Ethiopia famine,” he said.”We have 10 spots in Sudan where famine has been confirmed. It’s a disaster of unimaginable magnitude.”He detailed how a UN aid convoy in June tried to break the siege by paramilitary Rapid Support Forces (RSF) of Sudan’s city of El-Fasher in Darfur, only for the truck convoy to be hit by a deadly drone attack.Neighbouring South Sudan is also struggling, he said, suggesting “there might well be a third confirmation of a famine”.”That will be unprecedented”, he said, citing “extremely expensive” operations in the young nation’s Upper Nile state, where, with few roads, aid must be delivered by helicopters or airdrops.”This is maybe the number one crisis where you have on one hand staggering needs and, frankly, no resources available”, he said.At the same time, traditional donors have cut aid.US President Donald Trump slashed foreign aid after taking office, dealing a heavy blow to humanitarian operations worldwide.”We are in a funding crunch, and the challenge here is that the needs keep going up”, Skau said.While conflict is the “main driver” of rising hunger levels, other causes include “extreme weather events due to climate change” and the economic shock of trade wars.”Our worry is that we are now cutting from the hungry to give to the starving,” he said.Skau said the organisation was actively seeking new donors.”We’re engaging countries like India, Indonesia, Brazil, and others, beyond the more traditional donors, to see how they can also assist”.

Vote de confiance: “Nous sommes à la bataille pour avoir une majorité le 8 septembre”, assure Lombard

Le ministre de l’Economie Eric Lombard a assuré mardi être “à la bataille” pour que le gouvernement emporte une majorité lors du vote de confiance du 8 septembre à l’Assemblée nationale grâce à un travail de “conviction” de l’opposition.Le ministre a affirmé sur France Inter qu’il n’anticipait “absolument pas” une chute du gouvernement lors de ce vote, en dépit des annonces faites par les principaux partis d’opposition lundi soir, en remarquant que “la vie politique est pleine de surprises”: “Nous sommes à la bataille dans un travail de conviction pour avoir cette majorité le 8 septembre”, a-t-il déclaré.Le ministre a observé que le gouvernement avait déjà, “par le dialogue, par la négociation, fait passer le budget” cette année alors que “quand nous avons été nommés le 23 décembre, tout le monde nous disait qu’il n’y aurait pas de majorité” pour cela.Selon lui, le calendrier de rencontres avec les oppositions pour la préparation du budget 2026, qui était déjà d’actualité avant l’annonce du vote de confiance, “doit être tenu”.M. Lombard a assuré être “très ferme” sur les 44 milliards d’euros d’économies à réaliser en 2026. “Mais sur leur répartition, on peut travailler”, a-t-il glissé.Il est ainsi revenu sur une demande chère au parti socialiste, qui souhaite voir les Français les plus fortunés contribuer davantage. “La part des plus fortunés, de ceux qui sont favorisés par la fortune, l’héritage, doit être évidemment plus forte pour que chacun voie que l’effort est partagé”, a affirmé le ministre. “Nous souhaitons en dialoguer avec l’ensemble des partis représentés au Parlement, et pas seulement le Parti socialiste”, a-t-il déclaré. Interrogé sur le risque de crise financière en cas de rejet du vote de confiance, M. Lombard a tenu un discours mi-inquiétant mi-rassurant.”La France est un pays extrêmement solide, les finances publiques sont tenues cette année et nous sommes exactement dans les clous de notre trajectoire” pour abaisser le déficit public à 5,4% du PIB cette année, après 5,8% l’an dernier, selon lui.Mais, toute cette situation inquiétant les marchés, il a aussi “parié que dans les quinze jours qui viennent, nous paierons notre dette plus cher que l’Italie” qui était encore récemment considérée comme “le mauvais élève de l’Union européenne”.”Nous serons vraiment en queue des 27 en Europe, ce qui pour un pays comme la France est un vrai souci. Mais malgré tout, cette dette est soutenable, les refinancements se passent bien”, a-t-il commenté.Interrogé enfin sur le risque que le Fonds monétaire international (FMI) finisse par devoir prendre les rênes financières du pays, le ministre a indiqué “que c’est un risque que nous souhaitons éviter, que nous devons éviter. “Mais je ne peux pas vous dire que le risque n’existe pas”, a-t-il conclu.

Vote de confiance: “Nous sommes à la bataille pour avoir une majorité le 8 septembre”, assure Lombard

Le ministre de l’Economie Eric Lombard a assuré mardi être “à la bataille” pour que le gouvernement emporte une majorité lors du vote de confiance du 8 septembre à l’Assemblée nationale grâce à un travail de “conviction” de l’opposition.Le ministre a affirmé sur France Inter qu’il n’anticipait “absolument pas” une chute du gouvernement lors de ce vote, en dépit des annonces faites par les principaux partis d’opposition lundi soir, en remarquant que “la vie politique est pleine de surprises”: “Nous sommes à la bataille dans un travail de conviction pour avoir cette majorité le 8 septembre”, a-t-il déclaré.Le ministre a observé que le gouvernement avait déjà, “par le dialogue, par la négociation, fait passer le budget” cette année alors que “quand nous avons été nommés le 23 décembre, tout le monde nous disait qu’il n’y aurait pas de majorité” pour cela.Selon lui, le calendrier de rencontres avec les oppositions pour la préparation du budget 2026, qui était déjà d’actualité avant l’annonce du vote de confiance, “doit être tenu”.M. Lombard a assuré être “très ferme” sur les 44 milliards d’euros d’économies à réaliser en 2026. “Mais sur leur répartition, on peut travailler”, a-t-il glissé.Il est ainsi revenu sur une demande chère au parti socialiste, qui souhaite voir les Français les plus fortunés contribuer davantage. “La part des plus fortunés, de ceux qui sont favorisés par la fortune, l’héritage, doit être évidemment plus forte pour que chacun voie que l’effort est partagé”, a affirmé le ministre. “Nous souhaitons en dialoguer avec l’ensemble des partis représentés au Parlement, et pas seulement le Parti socialiste”, a-t-il déclaré. Interrogé sur le risque de crise financière en cas de rejet du vote de confiance, M. Lombard a tenu un discours mi-inquiétant mi-rassurant.”La France est un pays extrêmement solide, les finances publiques sont tenues cette année et nous sommes exactement dans les clous de notre trajectoire” pour abaisser le déficit public à 5,4% du PIB cette année, après 5,8% l’an dernier, selon lui.Mais, toute cette situation inquiétant les marchés, il a aussi “parié que dans les quinze jours qui viennent, nous paierons notre dette plus cher que l’Italie” qui était encore récemment considérée comme “le mauvais élève de l’Union européenne”.”Nous serons vraiment en queue des 27 en Europe, ce qui pour un pays comme la France est un vrai souci. Mais malgré tout, cette dette est soutenable, les refinancements se passent bien”, a-t-il commenté.Interrogé enfin sur le risque que le Fonds monétaire international (FMI) finisse par devoir prendre les rênes financières du pays, le ministre a indiqué “que c’est un risque que nous souhaitons éviter, que nous devons éviter. “Mais je ne peux pas vous dire que le risque n’existe pas”, a-t-il conclu.

Vote de confiance: “Nous sommes à la bataille pour avoir une majorité le 8 septembre”, assure Lombard

Le ministre de l’Economie Eric Lombard a assuré mardi être “à la bataille” pour que le gouvernement emporte une majorité lors du vote de confiance du 8 septembre à l’Assemblée nationale grâce à un travail de “conviction” de l’opposition.Le ministre a affirmé sur France Inter qu’il n’anticipait “absolument pas” une chute du gouvernement lors de ce vote, en dépit des annonces faites par les principaux partis d’opposition lundi soir, en remarquant que “la vie politique est pleine de surprises”: “Nous sommes à la bataille dans un travail de conviction pour avoir cette majorité le 8 septembre”, a-t-il déclaré.Le ministre a observé que le gouvernement avait déjà, “par le dialogue, par la négociation, fait passer le budget” cette année alors que “quand nous avons été nommés le 23 décembre, tout le monde nous disait qu’il n’y aurait pas de majorité” pour cela.Selon lui, le calendrier de rencontres avec les oppositions pour la préparation du budget 2026, qui était déjà d’actualité avant l’annonce du vote de confiance, “doit être tenu”.M. Lombard a assuré être “très ferme” sur les 44 milliards d’euros d’économies à réaliser en 2026. “Mais sur leur répartition, on peut travailler”, a-t-il glissé.Il est ainsi revenu sur une demande chère au parti socialiste, qui souhaite voir les Français les plus fortunés contribuer davantage. “La part des plus fortunés, de ceux qui sont favorisés par la fortune, l’héritage, doit être évidemment plus forte pour que chacun voie que l’effort est partagé”, a affirmé le ministre. “Nous souhaitons en dialoguer avec l’ensemble des partis représentés au Parlement, et pas seulement le Parti socialiste”, a-t-il déclaré. Interrogé sur le risque de crise financière en cas de rejet du vote de confiance, M. Lombard a tenu un discours mi-inquiétant mi-rassurant.”La France est un pays extrêmement solide, les finances publiques sont tenues cette année et nous sommes exactement dans les clous de notre trajectoire” pour abaisser le déficit public à 5,4% du PIB cette année, après 5,8% l’an dernier, selon lui.Mais, toute cette situation inquiétant les marchés, il a aussi “parié que dans les quinze jours qui viennent, nous paierons notre dette plus cher que l’Italie” qui était encore récemment considérée comme “le mauvais élève de l’Union européenne”.”Nous serons vraiment en queue des 27 en Europe, ce qui pour un pays comme la France est un vrai souci. Mais malgré tout, cette dette est soutenable, les refinancements se passent bien”, a-t-il commenté.Interrogé enfin sur le risque que le Fonds monétaire international (FMI) finisse par devoir prendre les rênes financières du pays, le ministre a indiqué “que c’est un risque que nous souhaitons éviter, que nous devons éviter. “Mais je ne peux pas vous dire que le risque n’existe pas”, a-t-il conclu.

US Open: Alcaraz mate Opelka, Keys et Williams s’arrêtent déjà

Carlos Alcaraz (2e mondial) a démarré sans accroc sa reconquête du trône lundi, qualifié en trois sets pour le deuxième tour de l’US Open contrairement à Venus Williams et Madison Keys.- Alcaraz maîtrise ses débuts -Le tirage au sort était piégeux, mais Carlos Alcaraz a survécu aux services de Reilly Opelka (2,11m) pour s’imposer 6-4, 7-5, 6-4 sur le Central au premier tour d’un tournoi qu’il a remporté en 2022. De quoi mettre un coup de pression au N.1 mondial Jannik Sinner, qui cédera son trône si l’Espagnol franchit un tour de plus que lui à New York.L’Italien, tenant du titre à Flushing Meadows, démarre mardi son tournoi contre le Tchèque Vit Kopriva (89e).Alcaraz affrontera pour sa part au deuxième tour un autre Italien, Mattia Bellucci (65e).”Je trouve que j’ai livré une super prestation aujourd’hui (lundi)”, s’est satisfait l’Espagnol après avoir éliminé Opelka. “Je pense que le retour est une des choses que j’ai le mieux maîtrisées”. Face à un serveur comme Opelka, “tu as le sentiment que rien ne dépend de toi et que tout repose sur la façon dont il va servir, jouer depuis sa ligne de fond. Il faut s’efforcer de gagner les points qu’il te laisse”, a développé Alcaraz après le match.Pour son premier match officiel depuis sa défaite au deuxième tour de Wimbledon début juillet, le N.5 mondial Jack Draper a laissé échapper un set contre l’Argentin Federico Agustin Gomez (203e) mais s’est finalement imposé 6-4, 7-5, 6-7 (7/9), 6-2.”Ce n’était pas ma prestation la plus aboutie”, a reconnu le gaucher britannique de 23 ans, demi-finaliste à New York en 2024 et opposé au Belge Zizou Bergs (48e) au deuxième tour.Le finaliste du Masters 1000 de Toronto Karen Khachanov (9e), le Danois Holger Rune (11e), le finaliste de l’US Open 2022 Casper Ruud (12e), le Russe Andrey Rublev (15e) et l’Américain Frances Tiafoe (17e) ont eux aussi gagné lundi leur place au deuxième tour. – Williams vaillante mais vaincue, Keys surprise -De retour sur le circuit WTA à 45 ans, la septuple lauréate en Grand Chelem Venus Williams a offert une belle résistance à la Tchèque Karolina Muchova (13e), qui a fini par l’emporter 6-3, 2-6, 6-1 en deux heures sur le Central.”Je n’ai pas gagné, mais je suis très fière de la façon dont j’ai joué”, a-t-elle déclaré, semblant écarter l’idée de jouer d’autres tournois en 2025.Le premier match de la journée sur le Central s’était achevé par un coup de tonnerre: finaliste de l’US Open en 2017 et lauréate du dernier Open d’Australie, l’Américaine Madison Keys est devenue la première du top 10 féminin à mordre la poussière.”Mes nerfs ont pris le dessus”, a commenté la trentenaire après sa défaite 6-7 (10/12), 7-6 (7/3), 7-5 contre la Mexicaine Renata Zarazua (82e), tombeuse à 27 ans de sa première membre du top 10.Sur le court Louis-Armstrong, Mirra Andreeva (5e) n’a laissé aucune place au doute contre Alycia Parks (56e), expédiant l’Américaine 6-0, 6-1 en 55 minutes chrono.Andreeva jouera au deuxième tour contre sa compatriote Anastasia Potapova (53e) et Zarazua affrontera la Française Diane Parry (107e).Cette dernière a expédié la Tchèque Petra Kvitova à la retraite (6-1, 6-0). L’ex-N.2 mondiale quitte le circuit à 35 ans avec 31 titres au compteur.La carrière de la Française Caroline Garcia, ex-N.4 mondiale, a également pris fin lundi sur une défaite, 6-4, 4-6, 6-3, face à la Russe Kamilla Rakhimova (65e).Dans l’une des affiches du premier tour, la Tchèque Barbora Krejcikova (62e) a vaincu sans difficulté (6-3, 6-2) Victoria Mboko, sacrée au WTA 1000 de Montréal début août.