“Je suis innocent”: l’ex-anesthésiste de Besançon campe sur sa position

“Je n’ai jamais empoisonné quelqu’un. Je suis innocent”, a assuré l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier, tendu mais déterminé, lundi au premier jour de son procès à Besançon pour trente empoisonnements de patients, dont douze mortels. L’homme à la stature de colosse s’est avancé sans trembler devant la cour, pour la première fois de la journée lundi soir. “Je réfute tous les faits qui me sont reprochés”, a-t-il lancé d’une voix claire et posée.La présidente de la cour d’assises du Doubs, Delphine Thibierge, venait d’énumérer pendant plusieurs heures la litanie de cas reprochés à l’accusé de 53 ans, qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité.L’ancien médecin “reste serein, il s’est exprimé en disant qu’il maintenait ce qu’il avait toujours dit depuis le début: qu’il était innocent”, a affirmé devant la presse son avocat Me Randall Schwerdorffer, qui plaidera l’acquittement.”Ce n’est pas à Frédéric Péchier de prouver son innocence, c’est au ministère public, à l’accusation, de prouver sa culpabilité”, a-t-il souligné.Après huit ans d’enquête, l’ancien anesthésiste-réanimateur, qui comparaît libre, a pris place dans le box des accusés en jean et chemise bleu clair, soutenu par sa famille. Il fait face à plus de 150 parties civiles.Parmi elles, Amandine Iehlen, dont le père Damien est mort en 2008 d’un arrêt cardiaque lors d’une opération du rein. Il avait reçu une dose de lidocaïne, un anesthésique local, dix fois supérieure à la normale.Dix-sept ans après, Mme Iehlen, aujourd’hui présidente de l’association de victimes, a confié aux journalistes, en début d’après-midi, avoir “hâte d’entendre la voix” de l’ex-anesthésiste, et d’obtenir “des réponses”.Dans cette affaire vertigineuse, Frédéric Péchier est accusé d’avoir, entre 2008 et 2017, sciemment empoisonné 30 patients âgés de 4 à 89 ans, dans deux cliniques privées de Besançon. Douze sont morts.- Jamais incarcéré -“Dénominateur commun” de ces empoisonnements, accablé par “un faisceau d’éléments concordants” selon l’accusation, l’ancien médecin n’a jamais été incarcéré depuis le début de l’enquête, les juges ayant choisi de le laisser libre, sous contrôle judiciaire. Pour son deuxième avocat, Lee Takehdmit, Frédéric Péchier “est un homme qui a consacré sa vie à la médecine et qui, jusqu’à ce qu’il soit prouvé qu’il peut lui être reproché tous ces crimes, est quelqu’un de très respectable, qui a toujours œuvré au bénéfice commun”. “Lui coller une étiquette d’empoisonneur”, c’est “aller un peu vite en besogne”, fustige le conseil.Avant l’ouverture des débats, l’ancien anesthésiste avait affirmé sur RTL avoir “quand même des arguments forts”. “Donc je n’y vais pas en reculant”, avait-il dit.A l’inverse, pour Frédéric Berna, qui défend plusieurs parties civiles, “sa culpabilité ne fait aucun doute”.”Péchier, personne ne le connaît, tout le monde s’en fiche. Si ce n’est pas lui, on n’a aucune raison de vouloir le faire condamner pour rien”, a-t-il déclaré à l’AFP, ajoutant que le dossier lui semble “extrêmement étayé”.- “Marathon judiciaire” -Dans cette affaire “sans équivalent dans les annales judiciaires françaises”, l’anesthésiste est soupçonné “d’avoir empoisonné des patients en bonne santé, pour nuire à des collègues avec lesquels il était en conflit” et démontrer ensuite ses qualités de réanimateur, avait relevé l’ancien procureur de la République de Besançon, Etienne Manteaux.A partir de mardi et pour deux semaines, la cour se penchera sur les cas les plus récents, ceux qui ont éveillé les soupçons des enquêteurs et abouti à la mise en examen de l’anesthésiste en mars 2017.Ensuite, au fil des semaines, seront examinés chacun des empoisonnements reprochés au médecin.”Ça va être un marathon judiciaire, mais on est prêts”, a déclaré à l’AFP Stéphane Giuranna, avocat de plusieurs parties civiles. Le verdict est attendu le 19 décembre.

“Je suis innocent”: l’ex-anesthésiste de Besançon campe sur sa position

“Je n’ai jamais empoisonné quelqu’un. Je suis innocent”, a assuré l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier, tendu mais déterminé, lundi au premier jour de son procès à Besançon pour trente empoisonnements de patients, dont douze mortels. L’homme à la stature de colosse s’est avancé sans trembler devant la cour, pour la première fois de la journée lundi soir. “Je réfute tous les faits qui me sont reprochés”, a-t-il lancé d’une voix claire et posée.La présidente de la cour d’assises du Doubs, Delphine Thibierge, venait d’énumérer pendant plusieurs heures la litanie de cas reprochés à l’accusé de 53 ans, qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité.L’ancien médecin “reste serein, il s’est exprimé en disant qu’il maintenait ce qu’il avait toujours dit depuis le début: qu’il était innocent”, a affirmé devant la presse son avocat Me Randall Schwerdorffer, qui plaidera l’acquittement.”Ce n’est pas à Frédéric Péchier de prouver son innocence, c’est au ministère public, à l’accusation, de prouver sa culpabilité”, a-t-il souligné.Après huit ans d’enquête, l’ancien anesthésiste-réanimateur, qui comparaît libre, a pris place dans le box des accusés en jean et chemise bleu clair, soutenu par sa famille. Il fait face à plus de 150 parties civiles.Parmi elles, Amandine Iehlen, dont le père Damien est mort en 2008 d’un arrêt cardiaque lors d’une opération du rein. Il avait reçu une dose de lidocaïne, un anesthésique local, dix fois supérieure à la normale.Dix-sept ans après, Mme Iehlen, aujourd’hui présidente de l’association de victimes, a confié aux journalistes, en début d’après-midi, avoir “hâte d’entendre la voix” de l’ex-anesthésiste, et d’obtenir “des réponses”.Dans cette affaire vertigineuse, Frédéric Péchier est accusé d’avoir, entre 2008 et 2017, sciemment empoisonné 30 patients âgés de 4 à 89 ans, dans deux cliniques privées de Besançon. Douze sont morts.- Jamais incarcéré -“Dénominateur commun” de ces empoisonnements, accablé par “un faisceau d’éléments concordants” selon l’accusation, l’ancien médecin n’a jamais été incarcéré depuis le début de l’enquête, les juges ayant choisi de le laisser libre, sous contrôle judiciaire. Pour son deuxième avocat, Lee Takehdmit, Frédéric Péchier “est un homme qui a consacré sa vie à la médecine et qui, jusqu’à ce qu’il soit prouvé qu’il peut lui être reproché tous ces crimes, est quelqu’un de très respectable, qui a toujours œuvré au bénéfice commun”. “Lui coller une étiquette d’empoisonneur”, c’est “aller un peu vite en besogne”, fustige le conseil.Avant l’ouverture des débats, l’ancien anesthésiste avait affirmé sur RTL avoir “quand même des arguments forts”. “Donc je n’y vais pas en reculant”, avait-il dit.A l’inverse, pour Frédéric Berna, qui défend plusieurs parties civiles, “sa culpabilité ne fait aucun doute”.”Péchier, personne ne le connaît, tout le monde s’en fiche. Si ce n’est pas lui, on n’a aucune raison de vouloir le faire condamner pour rien”, a-t-il déclaré à l’AFP, ajoutant que le dossier lui semble “extrêmement étayé”.- “Marathon judiciaire” -Dans cette affaire “sans équivalent dans les annales judiciaires françaises”, l’anesthésiste est soupçonné “d’avoir empoisonné des patients en bonne santé, pour nuire à des collègues avec lesquels il était en conflit” et démontrer ensuite ses qualités de réanimateur, avait relevé l’ancien procureur de la République de Besançon, Etienne Manteaux.A partir de mardi et pour deux semaines, la cour se penchera sur les cas les plus récents, ceux qui ont éveillé les soupçons des enquêteurs et abouti à la mise en examen de l’anesthésiste en mars 2017.Ensuite, au fil des semaines, seront examinés chacun des empoisonnements reprochés au médecin.”Ça va être un marathon judiciaire, mais on est prêts”, a déclaré à l’AFP Stéphane Giuranna, avocat de plusieurs parties civiles. Le verdict est attendu le 19 décembre.

Netanyahu appelle au départ de la population de Gaza-ville, après un attentat meurtrier à Jérusalem

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a appelé lundi les habitants de la ville de Gaza à “partir maintenant” de ce principal centre urbain du territoire palestinien, où l’armée intensifie son offensive.Cette annonce intervient après que deux Palestiniens ont ouvert dans la matinée le feu sur une station d’autobus à Jérusalem-Est, tuant six Israéliens, l’une des attaques les plus meurtrières dans la ville depuis le début de la guerre à Gaza, il y a près de deux ans. La Défense civile de Gaza, qui opère sous l’autorité du Hamas, a pour sa part fait état lundi d’au moins 39 personnes tuées dans des frappes israéliennes, dont 25 à Gaza-ville (nord).  “En deux jours, nous avons détruit 50 tours terroristes, et ce n’est que le début de l’intensification des opérations terrestres dans la ville de Gaza. Je dis aux habitants: vous avez été prévenus, partez maintenant!”, a déclaré M. Netanyahu. L’armée israélienne a annoncé le mort au combat de quatre soldats dans le nord de la bande de Gaza.L’ONU, la France, l’Allemagne, l’Union européenne et la présidence palestinienne ont condamné l’attentat, perpétré dans le secteur de la Ville sainte occupé et annexé par Israël, et dont les deux auteurs on été tués. “C’était une scène très difficile”, a témoigné Fadi Dekaidek, un infirmier, cité les services de secours israéliens. “Cette opération est une réponse naturelle (…) au génocide de l’occupation contre notre peuple dans la bande de Gaza”, a réagi le Hamas sans revendiquer l’attaque à l’arme à feu. – Quatrième tour détruite -L’armée israélienne a détruit lundi une nouvelle tour d’habitation – la quatrième en trois jours – à Gaza-City, considérée comme le dernier grand bastion du Hamas. L’armée dit contrôler 40% de l’agglomération, dont un plan approuvé en août prévoit la conquête. Les Israéliens, qui ont appelé aux évacuations avant ces frappes, accusent le Hamas d’utiliser ces bâtiments pour opérer, ce que nie le mouvement islamiste palestinien. Des images de l’AFP montrent des panaches de fumée s’élevant dans le ciel avant que l’édifice ne s’effondre au sol.”Ils font tout cela pour nous déplacer. Nous avons peur de partir, on est incapables de partir ! Il n’y a pas de place pour nous dans le sud et on n’a pas d’argent”, s’indigne une habitante, Oum Ahmed. A l’hôpital Al-Chifa de la ville, des Palestiniens ont pleuré plus tôt leurs proches tués, dans des raids ayant touché des tentes de déplacés, selon des images de l’AFP. Des femmes sanglotent près des corps de deux fillettes, plus loin, un homme caresse le visage de son bébé d’un an, enveloppé dans un linceul blanc.Compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans de la Défense civile et les affirmations de l’armée. – “Anéantis” -Dans le même temps, une source palestinienne proche du Hamas a affirmé que le mouvement avait reçu “quelques idées de la part des Américains afin de parvenir à un cessez-le-feu”, qui reprennent les grandes lignes des précédente propositions d’une trêve assortie de la libération des otages du 7-Octobre toujours retenus à Gaza. Israël et Washington ont tous sommé le Hamas de libérer ces captifs. “Ceci est un dernier avertissement (…): libérez les otages et déposez les armes, ou Gaza sera détruite et vous serez anéantis”, a déclaré lundi le ministre de la Défense Israël Katz.”Les Israéliens ont accepté mes conditions. Il est temps pour le Hamas d’accepter également. J’ai averti le Hamas des conséquences en cas de refus. Ceci est mon dernier avertissement, il n’y en aura pas d’autre!”, avait indiqué dimanche M. Trump, allié d’Israël.Le Hamas, dont l’attaque sans précédent contre Israël le 7 octobre 2023 a déclenché la guerre, a redit être prêt à des négociations “en échange d’une déclaration claire de la fin de la guerre et d’un retrait complet israélien de la bande de Gaza” notamment.Ces exigences sont rejetées par Israël qui veut détruire le Hamas et prendre le contrôle sécuritaire de l’ensemble du territoire palestinien.- Tension entre Madrid et Jérusalem –  La tension opposant Israël à plusieurs pays européens est aussi montée d’un cran après l’annonce par le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, de mesures pour “mettre un terme au génocide à Gaza”.Madrid  a annoncé le rappel pour consultations son ambassadrice à Tel Aviv. “Sanchez et ses ministres pervers, qui ont justifié le massacre du 7 octobre, ont depuis longtemps choisi de se ranger du côté du Hamas”, a auparavant accusé le ministre israélien des Affaires étrangères.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.219 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. D’après l’armée, 47 captifs restent retenus à Gaza dont 25 présumés morts, sur un total de 251 personnes enlevées durant l’attaque.L’offensive de représailles israéliennes a fait au moins 64.522 morts à Gaza, selon le ministère de la Santé du Hamas à Gaza, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU. 

Netanyahu appelle au départ de la population de Gaza-ville, après un attentat meurtrier à Jérusalem

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a appelé lundi les habitants de la ville de Gaza à “partir maintenant” de ce principal centre urbain du territoire palestinien, où l’armée intensifie son offensive.Cette annonce intervient après que deux Palestiniens ont ouvert dans la matinée le feu sur une station d’autobus à Jérusalem-Est, tuant six Israéliens, l’une des attaques les plus meurtrières dans la ville depuis le début de la guerre à Gaza, il y a près de deux ans. La Défense civile de Gaza, qui opère sous l’autorité du Hamas, a pour sa part fait état lundi d’au moins 39 personnes tuées dans des frappes israéliennes, dont 25 à Gaza-ville (nord).  “En deux jours, nous avons détruit 50 tours terroristes, et ce n’est que le début de l’intensification des opérations terrestres dans la ville de Gaza. Je dis aux habitants: vous avez été prévenus, partez maintenant!”, a déclaré M. Netanyahu. L’armée israélienne a annoncé le mort au combat de quatre soldats dans le nord de la bande de Gaza.L’ONU, la France, l’Allemagne, l’Union européenne et la présidence palestinienne ont condamné l’attentat, perpétré dans le secteur de la Ville sainte occupé et annexé par Israël, et dont les deux auteurs on été tués. “C’était une scène très difficile”, a témoigné Fadi Dekaidek, un infirmier, cité les services de secours israéliens. “Cette opération est une réponse naturelle (…) au génocide de l’occupation contre notre peuple dans la bande de Gaza”, a réagi le Hamas sans revendiquer l’attaque à l’arme à feu. – Quatrième tour détruite -L’armée israélienne a détruit lundi une nouvelle tour d’habitation – la quatrième en trois jours – à Gaza-City, considérée comme le dernier grand bastion du Hamas. L’armée dit contrôler 40% de l’agglomération, dont un plan approuvé en août prévoit la conquête. Les Israéliens, qui ont appelé aux évacuations avant ces frappes, accusent le Hamas d’utiliser ces bâtiments pour opérer, ce que nie le mouvement islamiste palestinien. Des images de l’AFP montrent des panaches de fumée s’élevant dans le ciel avant que l’édifice ne s’effondre au sol.”Ils font tout cela pour nous déplacer. Nous avons peur de partir, on est incapables de partir ! Il n’y a pas de place pour nous dans le sud et on n’a pas d’argent”, s’indigne une habitante, Oum Ahmed. A l’hôpital Al-Chifa de la ville, des Palestiniens ont pleuré plus tôt leurs proches tués, dans des raids ayant touché des tentes de déplacés, selon des images de l’AFP. Des femmes sanglotent près des corps de deux fillettes, plus loin, un homme caresse le visage de son bébé d’un an, enveloppé dans un linceul blanc.Compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans de la Défense civile et les affirmations de l’armée. – “Anéantis” -Dans le même temps, une source palestinienne proche du Hamas a affirmé que le mouvement avait reçu “quelques idées de la part des Américains afin de parvenir à un cessez-le-feu”, qui reprennent les grandes lignes des précédente propositions d’une trêve assortie de la libération des otages du 7-Octobre toujours retenus à Gaza. Israël et Washington ont tous sommé le Hamas de libérer ces captifs. “Ceci est un dernier avertissement (…): libérez les otages et déposez les armes, ou Gaza sera détruite et vous serez anéantis”, a déclaré lundi le ministre de la Défense Israël Katz.”Les Israéliens ont accepté mes conditions. Il est temps pour le Hamas d’accepter également. J’ai averti le Hamas des conséquences en cas de refus. Ceci est mon dernier avertissement, il n’y en aura pas d’autre!”, avait indiqué dimanche M. Trump, allié d’Israël.Le Hamas, dont l’attaque sans précédent contre Israël le 7 octobre 2023 a déclenché la guerre, a redit être prêt à des négociations “en échange d’une déclaration claire de la fin de la guerre et d’un retrait complet israélien de la bande de Gaza” notamment.Ces exigences sont rejetées par Israël qui veut détruire le Hamas et prendre le contrôle sécuritaire de l’ensemble du territoire palestinien.- Tension entre Madrid et Jérusalem –  La tension opposant Israël à plusieurs pays européens est aussi montée d’un cran après l’annonce par le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, de mesures pour “mettre un terme au génocide à Gaza”.Madrid  a annoncé le rappel pour consultations son ambassadrice à Tel Aviv. “Sanchez et ses ministres pervers, qui ont justifié le massacre du 7 octobre, ont depuis longtemps choisi de se ranger du côté du Hamas”, a auparavant accusé le ministre israélien des Affaires étrangères.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.219 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. D’après l’armée, 47 captifs restent retenus à Gaza dont 25 présumés morts, sur un total de 251 personnes enlevées durant l’attaque.L’offensive de représailles israéliennes a fait au moins 64.522 morts à Gaza, selon le ministère de la Santé du Hamas à Gaza, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU. 

BRICS leaders denounce protectionism, tariff ‘blackmail’Mon, 08 Sep 2025 17:50:16 GMT

Leaders of the 11-member BRICS bloc railed against economic protectionism and “tariff blackmail” during a virtual meeting Monday held amid a damaging trade war with US President Donald Trump.The group of emerging economies met via videoconference at the initiative of Brazil’s President Luiz Inacio Lula da Silva, whose office said it was necessary to address …

BRICS leaders denounce protectionism, tariff ‘blackmail’Mon, 08 Sep 2025 17:50:16 GMT Read More »

Trial opens for man accused of golf course plot to kill Trump

Jury selection began Monday in the trial of a man charged with plotting to shoot Donald Trump on a Florida golf course during last year’s presidential election campaign.In an unusual step, Ryan Routh, 59, is representing himself at the trial in Fort Pierce, Florida, which is expected to last between two and four weeks.The Hawaii resident, who has no legal training, is charged with the attempted assassination, assaulting a federal officer and firearms offenses. He faces life in prison if convicted.Among his bizarre attempts to prepare for the trial, Routh has requested strippers and a golf putting green while in detention, according to US media.The demands — as well as Routh’s request that jurors be selected according to their views on Gaza and Trump’s desire to purchase Greenland — have been rejected by the court.Routh was arrested on September 15 after a Secret Service agent saw the barrel of a rifle poking from the bushes on the perimeter of the West Palm Beach golf course where Trump was playing a round ahead of the November election.The agent opened fire and Routh, who fled in a vehicle, was arrested shortly after.The incident came amid heightened security for Trump in the wake of an assassination attempt on July 13, where 20-year-old Matthew Crooks fired several shots during a rally, one of them lightly grazing Trump’s right ear.The attack, in which a rally goer was killed, proved to be a turning point in Trump’s triumphant return to power. Crooks was immediately shot by security forces and his motive remains unknown.Routh’s trial is being presided over by Judge Aileen Cannon, who was appointed by Trump during his first term as president.Cannon gained national attention when she dismissed charges against the Republican over his hoarding of top secret government documents in his Florida home.Routh’s decision to defend himself is rare in US courts — particularly in high-profile criminal cases.The public defenders assigned to argue Routh’s case announced they had been removed after he refused to meet them.”It is clear that Mr Routh wishes to represent himself, and he is within his Constitutional rights to make such a demand,” they said in a court filing with the judge.Cannon granted Routh’s request that he be allowed to act as his own attorney but said he would be appointed standby counsel.His alleged motives remain unclear.Routh has said he voted for Trump in the 2016 election but has since made statements against him, including calling him a “baboon” and an “idiot” in a recent court filing.He has a fixation with Russia’s invasion of Ukraine and reportedly traveled to Kyiv in an attempt to join foreign volunteer units before being rejected due to his age and lack of experience.

Au salon de l’électronique de Berlin, le “Made in Germany” fragilisé par les taxes de Trump

Une odeur de croque-monsieur flotte dans une des allées de l’IFA, grande foire berlinoise de l’électronique. Sur le stand de la PME d’électroménager Rommelsbacher, sa patronne Sigrid Klenk met en avant ses plaques de cuisson, estampillées d’un autocollant “Made in Germany”.Maintenir une production locale “devient de moins en moins simple”, confie la dirigeante de l’entreprise à l’AFP. Notamment du fait de l’instauration de droits de douane américain sur l’acier et l’aluminium.Depuis l’été, Washington impose à l’Union Européenne jusqu’à 50% de surtaxe sur ces matériaux, omniprésents dans l’électroménager.”Maintenant, on doit spécifier la quantité d’acier contenue dans nos produits, notamment nos plaques de cuisson. Cela nous a intensément occupé ces derniers jours”, explique Sigrid Klenk, qui juge néanmoins que “le +Made in Germany+ n’est pas mort”.Mais les indicateurs publiés lundi par l’office allemand Destatis illustrent la difficulté de la situation: les exportations d’Allemagne vers son premier partenaire commercial, les Etats-Unis, ont reculé de 7,9% par rapport à juin, marquant un quatrième mois consécutif de baisse. Sur un an, elles s’effondrent même de 14,1%.- Savoir-faire menacé -Et selon la fédération du secteur ZVEI, les exportations allemandes d’électronique vers le vaste marché américain, deuxième débouché du secteur, pourraient même chuter de 20%. “Nous sommes très fiers de produire en Europe et nous ne voulons pas perdre ce savoir-faire uniquement à cause de droits de douane”, souligne auprès de l’AFP Theresa Seitz, représentante de la ZVEI.L’accord commercial conclu fin juillet entre Washington et Bruxelles était censé réduire l’incertitude, mais en réalité la liste de produits soumis aux surtaxes continue encore de s’allonger, un fardeau pour les PME comme pour Miele, le géant du secteur.”C’est la pire situation, quand le consommateur ne sait pas ce qui va se passer le lendemain”, et “c’est la même chose pour les entreprises”, dit Markus Miele, le directeur exécutif du groupe éponyme, à l’AFP. Le groupe de Gütersloh (ouest), qui a généré 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires l’an dernier, a déjà dû relever ses prix en conséquence. Or, en plus, “nous voyons dans de nombreux pays une réticence à consommer”, note M. Miele qui relève que notamment en Allemagne la consommation reste atone malgré la détente de l’inflation.Selon lui, la conjoncture est en revanche “très bonne” aux Etats-Unis, où Miele a inauguré un premier site de production avant même le retour au pouvoir de Donald Trump, qui cherche, avec ses droits de douane, à pousser les industriels à installer leurs usines sur le territoire américain.A l’IFA, des PME témoignent de la crise industrielle qui frappe la première économie européenne et de son modèle fondé sur l’exportation: Fakir a cessé de fabriquer des aspirateurs en Allemagne il y a un an et demi. “C’était impossible de poursuivre, les coûts étaient trop élevés”, confie un employé, préférant garder l’anonymat.- Les marques chinoises partout -Dans les allées de cette foire berlinoise, le contraste est saisissant. Tandis que les industriels allemands comptent leurs marges, que leurs produits soient fabriqués en Europe ou en Chine, les marques chinoises sont au beau fixe et attirent les foules avec leurs innovations: robots aspirateurs capables de gravir des escaliers, lunettes connectées à l’intelligence artificielle, bras robotisés pour jouer aux échecs, etc.Longtemps considérés comme inférieurs en qualité, leurs produits s’imposent désormais dans le haut de gamme.Les champions allemands essaient malgré tout de contre-attaquer. Miele et BSH (Siemens-Bosch) ont chacun présenté leur nouveau “tiroir de cuisson vapeur”, conçu pour les “cuisines plus petites et compactes”, par exemple dans les grandes villes comme New York, explique M. Miele.Mais c’est peu pour sauver un label “Made in Germany”, chahuté de toutes parts.”J’espère que la période de Noël ramènera un peu plus d’enthousiasme chez les consommateurs allemands”, glisse Sigrid Klenk. 

Au salon de l’électronique de Berlin, le “Made in Germany” fragilisé par les taxes de Trump

Une odeur de croque-monsieur flotte dans une des allées de l’IFA, grande foire berlinoise de l’électronique. Sur le stand de la PME d’électroménager Rommelsbacher, sa patronne Sigrid Klenk met en avant ses plaques de cuisson, estampillées d’un autocollant “Made in Germany”.Maintenir une production locale “devient de moins en moins simple”, confie la dirigeante de l’entreprise à l’AFP. Notamment du fait de l’instauration de droits de douane américain sur l’acier et l’aluminium.Depuis l’été, Washington impose à l’Union Européenne jusqu’à 50% de surtaxe sur ces matériaux, omniprésents dans l’électroménager.”Maintenant, on doit spécifier la quantité d’acier contenue dans nos produits, notamment nos plaques de cuisson. Cela nous a intensément occupé ces derniers jours”, explique Sigrid Klenk, qui juge néanmoins que “le +Made in Germany+ n’est pas mort”.Mais les indicateurs publiés lundi par l’office allemand Destatis illustrent la difficulté de la situation: les exportations d’Allemagne vers son premier partenaire commercial, les Etats-Unis, ont reculé de 7,9% par rapport à juin, marquant un quatrième mois consécutif de baisse. Sur un an, elles s’effondrent même de 14,1%.- Savoir-faire menacé -Et selon la fédération du secteur ZVEI, les exportations allemandes d’électronique vers le vaste marché américain, deuxième débouché du secteur, pourraient même chuter de 20%. “Nous sommes très fiers de produire en Europe et nous ne voulons pas perdre ce savoir-faire uniquement à cause de droits de douane”, souligne auprès de l’AFP Theresa Seitz, représentante de la ZVEI.L’accord commercial conclu fin juillet entre Washington et Bruxelles était censé réduire l’incertitude, mais en réalité la liste de produits soumis aux surtaxes continue encore de s’allonger, un fardeau pour les PME comme pour Miele, le géant du secteur.”C’est la pire situation, quand le consommateur ne sait pas ce qui va se passer le lendemain”, et “c’est la même chose pour les entreprises”, dit Markus Miele, le directeur exécutif du groupe éponyme, à l’AFP. Le groupe de Gütersloh (ouest), qui a généré 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires l’an dernier, a déjà dû relever ses prix en conséquence. Or, en plus, “nous voyons dans de nombreux pays une réticence à consommer”, note M. Miele qui relève que notamment en Allemagne la consommation reste atone malgré la détente de l’inflation.Selon lui, la conjoncture est en revanche “très bonne” aux Etats-Unis, où Miele a inauguré un premier site de production avant même le retour au pouvoir de Donald Trump, qui cherche, avec ses droits de douane, à pousser les industriels à installer leurs usines sur le territoire américain.A l’IFA, des PME témoignent de la crise industrielle qui frappe la première économie européenne et de son modèle fondé sur l’exportation: Fakir a cessé de fabriquer des aspirateurs en Allemagne il y a un an et demi. “C’était impossible de poursuivre, les coûts étaient trop élevés”, confie un employé, préférant garder l’anonymat.- Les marques chinoises partout -Dans les allées de cette foire berlinoise, le contraste est saisissant. Tandis que les industriels allemands comptent leurs marges, que leurs produits soient fabriqués en Europe ou en Chine, les marques chinoises sont au beau fixe et attirent les foules avec leurs innovations: robots aspirateurs capables de gravir des escaliers, lunettes connectées à l’intelligence artificielle, bras robotisés pour jouer aux échecs, etc.Longtemps considérés comme inférieurs en qualité, leurs produits s’imposent désormais dans le haut de gamme.Les champions allemands essaient malgré tout de contre-attaquer. Miele et BSH (Siemens-Bosch) ont chacun présenté leur nouveau “tiroir de cuisson vapeur”, conçu pour les “cuisines plus petites et compactes”, par exemple dans les grandes villes comme New York, explique M. Miele.Mais c’est peu pour sauver un label “Made in Germany”, chahuté de toutes parts.”J’espère que la période de Noël ramènera un peu plus d’enthousiasme chez les consommateurs allemands”, glisse Sigrid Klenk.