Stratagème fiscal “Cumcum”: Crédit Agricole paie 88 millions d’euros d’amende pour éviter des poursuites

La filiale du Crédit Agricole Cacib a accepté de payer une amende de 88,24 millions d’euros en échange de l’abandon des poursuites la visant dans l’affaire de fraude fiscale dite “CumCum” qui secoue le monde bancaire depuis 2018.Signée vendredi entre Cacib (Crédit Agricole Corporate and Investment Bank) et le Parquet national financier (PNF), et validée lundi par le président du tribunal de Paris, cette convention judiciaire d’intérêt public (Cjip) est la première à intervenir dans ce dossier en France. Ce qui, selon des observateurs, accentue la pression sur les autres établissements visés.En décembre 2021, le PNF a lancé des enquêtes visant Cacib et cinq autres grandes banques, qui sont, selon une source proche du dossier, BNP Paribas, Exane (gestionnaire de fonds, filiale de BNP Paribas), Société Générale, Natixis et HSBC.Durant l’audience lundi matin, le procureur financier Jean-François Bohnert a salué “la qualité de la coopération de Cacib durant l’enquête et la négociation”.Dans le jargon financier, la pratique dite “CumCum” vise à échapper à l’imposition sur les dividendes dont doivent en principe s’acquitter les détenteurs étrangers d’actions d’entreprises françaises cotées.- “Eluder l’impôt” -Cette technique fiscale avait été dévoilée en 2018 par un consortium de médias internationaux, dont Le Monde, une enquête saluée par les magistrats financiers.Pour profiter de ce montage, les propriétaires d’actions –petits épargnants ou grands fonds d’investissements– confient leurs titres à une banque au moment de la collecte de la taxe sur les dividendes, échappant ainsi à l’imposition. Les banques jouent un rôle d’intermédiaire, tout en prélevant une commission aux détenteurs d’actions, d’où le terme “CumCum” (gagnant-gagnant).L’accord passé avec Cacib porte sur des faits de blanchiment aggravé de fraude fiscale aggravée, notamment en raison de la commission des faits de manière habituelle, avec des transactions chaque année à la même époque au moment où la taxe doit être collectée, et des montages internationaux, avec des fraudeurs à l’étranger. Entre 2013 et 2021, le PNF a recensé pour Cacib 2.500 opérations d'”arbitrage de dividendes”, comme on les appelle officiellement, générant un profit d’environ 50 millions d’euros.La banque de financement et d’investissement du Crédit Agricole –dont la “démarche constructive” tant auprès de l’administration fiscale qu’avec la justice a été plusieurs fois soulignée– reconnaît les faits, qui visaient à “éluder l’impôt”.Le directeur juridique de Cacib, Bruno Fontaine, a expliqué à l’audience que la banque avait depuis mené “de lourds travaux d’enquête” en interne, stoppé ces pratiques, “quitte à perdre un client”, et mis en place des contrôles hebdomadaires.- Accords avec le fisc -Elle a aussi versé un total de 46 millions d’euros d’arriérés d’impôt et d’amende au fisc, dans le cadre de trois règlements portant sur trois périodes, a-t-il expliqué.”Je pense que nous avons été la seule banque à avoir été transparente avec le fisc”, a déclaré à l’AFP Me Jean-Pierre Picca, avocat de Cacib.Me Caroline Boyer, avocate du Collectif des citoyens en bande organisée, qui avait porté plainte en 2018 avec le député socialiste Boris Vallaud, a salué “une victoire”.”Il est très important qu’il y ait une reconnaissance pleine et entière des faits par les représentants de Cacib”, a-t-elle affirmé à l’AFP, ce qui “contredit la position de certaines banques qui contestent le caractère frauduleux de l’arbitrage de dividendes”.En juillet dernier, le ministre de l’Economie, Eric Lombard, a fait état de “procédures de redressement” en cours visant “cinq établissements de la place pour un montant de 4,5 milliards d’euros”, sans les nommer. Un mécanisme voté dans le budget 2025 en France visait à éviter ce tour de passe-passe en imposant que la retenue à la source s’applique aux “bénéficiaires effectifs” des actions.Mais l’administration fiscale, qui dépend de Bercy, avait ensuite publié un texte permettant des exceptions, déclenchant un tollé chez des parlementaires, qui accusaient le gouvernement d’avoir cédé au lobby bancaire.A l’issue d’un bras de fer, Eric Lombard a finalement annoncé le 24 juillet la republication du texte sans les dispositions contestées, en rappelant que la lutte contre la fraude fiscale a rapporté “plus de 10 milliards d’euros” en 2024. Un dossier essentiel en plein débat sur les économies budgétaires à réaliser.

La Norvège aux urnes pour des législatives à suspense

Les Norvégiens votent lundi pour des législatives très disputées, où les troubles géopolitiques liés à la politique de l’administration Trump et à la guerre en Ukraine pourraient bénéficier au gouvernement de gauche sortant.Les sondages donnent une courte avance à la gauche emmenée par le Premier ministre travailliste Jonas Gahr Støre. Dans un paysage politique fragmenté, l’issue du scrutin dépendra de la capacité des neuf principaux partis à se hisser au-delà des 4% des votes, seuil qui assure une représentation au Parlement. Alors qu’un record de 1,9 million de Norvégiens, soit plus de 47% du corps électoral, ont déjà voté par anticipation, les premières projections devraient être connues à 21H00 (19H00 GMT) à la fermeture des derniers bureaux de vote. Dans cette nation prospère de 5,6 millions d’habitants, la campagne a tourné autour de questions intérieures comme le coût de la vie, les inégalités, les services publics et la fiscalité, notamment l’impôt sur la fortune.”Ce qui a vraiment préoccupé les gens, c’est leur situation quotidienne, leur économie personnelle, vous savez, comment faire face à la hausse des prix”, a déclaré M. Støre aux médias après avoir voté, avec son épouse, dans un lycée d’Oslo.Pour le politologue Johannes Bergh, le dirigeant de 65 ans, fort de son expérience de Premier ministre depuis 2021 et de ministre des Affaires étrangères avant cela, a bénéficié du besoin de stabilité de la population face à l’élection de Donald Trump, aux droits de douane et à la guerre en Ukraine.Membre de l’Otan mais pas de l’Union européenne, la Norvège partage une frontière commune avec la Russie dans l’Arctique, et son économie est très dépendante des exportations.Selon une moyenne des sondages de septembre réalisée par www.pollofpolls.no, les travaillistes et leurs alliés pourraient remporter 88 mandats, soit trois de plus que la majorité, sur les 169 sièges au Storting, le Parlement monocaméral.Entrepreneur de 78 ans, Knut Aga est un de ces électeurs qui dit vouloir “de la stabilité”.”L’Europe est plus ou moins en guerre. La situation n’est pas très bonne aux Etats-Unis (…) C’est pourquoi je veux être plus en sécurité”, a-t-il dit à l’AFP à la sortie d’un bureau de vote à Oslo.- “Reprendre le contrôle” -M. Støre a aussi bénéficié de l’implosion en début d’année de l’épineuse coalition qui liait les travaillistes au parti du Centre, formation eurosceptique axée sur les intérêts ruraux, et de l’arrivée au gouvernement de l’ex-chef de l’Otan, le populaire Jens Stoltenberg, devenu ministre des Finances. “Nous avons besoin d’une nouvelle politique en Norvège”, a au contraire affirmé une de ses principales rivales, l’ex-Première ministre conservatrice Erna Solberg, en votant dans sa ville natale de Bergen (ouest).Mathématiquement, s’il reste aux manettes, M. Støre aura vraisemblablement besoin de l’appui de l’ensemble des quatre autres forces de gauche, y compris le parti du Centre, les écologistes et les communistes.Or, les points de discorde foisonnent: les travaillistes sont notamment favorables à la poursuite des activités pétrolières qui ont fait la fortune du royaume, tandis que les écologistes s’y opposent.Ces deux formations sont en revanche d’accord pour entretenir des liens étroits avec l’UE, laquelle fait figure d’épouvantail pour le parti du Centre et l’extrême gauche.Cette dernière réclame, elle, que le fonds souverain du pays, le plus gros au monde, se retire totalement d’Israël, ce que les travaillistes rejettent.En face, la droite est également divisée: le parti conservateur de Mme Solberg est distancé dans les sondages par le parti du Progrès (FrP) de Sylvi Listhaug, formation populiste anti-immigration et désormais première force d’opposition.Contrairement à la gauche unie derrière une candidature unique, tant Mme Listhaug, 47 ans, que Mme Solberg, 64 ans, lorgnent le poste de Premier ministre. La première peut faire valoir de meilleures intentions de vote que la seconde, mais elle est également plus clivante, notamment pour les électeurs modérés.”Veut-on continuer comme avant, dépenser toujours plus et garder des impôts et taxes très élevés sans en avoir plus pour notre argent que dans les pays voisins ou veut-on reprendre le contrôle et arrêter le gaspillage?”, a-t-elle dit lundi au micro de la chaîne TV2.Pour ne rien arranger, le bloc de droite compte aussi deux petits partis de centre droit, dont les Libéraux qui s’opposent au FrP sur de nombreux sujets comme le climat, l’UE et l’immigration.

La Norvège aux urnes pour des législatives à suspense

Les Norvégiens votent lundi pour des législatives très disputées, où les troubles géopolitiques liés à la politique de l’administration Trump et à la guerre en Ukraine pourraient bénéficier au gouvernement de gauche sortant.Les sondages donnent une courte avance à la gauche emmenée par le Premier ministre travailliste Jonas Gahr Støre. Dans un paysage politique fragmenté, l’issue du scrutin dépendra de la capacité des neuf principaux partis à se hisser au-delà des 4% des votes, seuil qui assure une représentation au Parlement. Alors qu’un record de 1,9 million de Norvégiens, soit plus de 47% du corps électoral, ont déjà voté par anticipation, les premières projections devraient être connues à 21H00 (19H00 GMT) à la fermeture des derniers bureaux de vote. Dans cette nation prospère de 5,6 millions d’habitants, la campagne a tourné autour de questions intérieures comme le coût de la vie, les inégalités, les services publics et la fiscalité, notamment l’impôt sur la fortune.”Ce qui a vraiment préoccupé les gens, c’est leur situation quotidienne, leur économie personnelle, vous savez, comment faire face à la hausse des prix”, a déclaré M. Støre aux médias après avoir voté, avec son épouse, dans un lycée d’Oslo.Pour le politologue Johannes Bergh, le dirigeant de 65 ans, fort de son expérience de Premier ministre depuis 2021 et de ministre des Affaires étrangères avant cela, a bénéficié du besoin de stabilité de la population face à l’élection de Donald Trump, aux droits de douane et à la guerre en Ukraine.Membre de l’Otan mais pas de l’Union européenne, la Norvège partage une frontière commune avec la Russie dans l’Arctique, et son économie est très dépendante des exportations.Selon une moyenne des sondages de septembre réalisée par www.pollofpolls.no, les travaillistes et leurs alliés pourraient remporter 88 mandats, soit trois de plus que la majorité, sur les 169 sièges au Storting, le Parlement monocaméral.Entrepreneur de 78 ans, Knut Aga est un de ces électeurs qui dit vouloir “de la stabilité”.”L’Europe est plus ou moins en guerre. La situation n’est pas très bonne aux Etats-Unis (…) C’est pourquoi je veux être plus en sécurité”, a-t-il dit à l’AFP à la sortie d’un bureau de vote à Oslo.- “Reprendre le contrôle” -M. Støre a aussi bénéficié de l’implosion en début d’année de l’épineuse coalition qui liait les travaillistes au parti du Centre, formation eurosceptique axée sur les intérêts ruraux, et de l’arrivée au gouvernement de l’ex-chef de l’Otan, le populaire Jens Stoltenberg, devenu ministre des Finances. “Nous avons besoin d’une nouvelle politique en Norvège”, a au contraire affirmé une de ses principales rivales, l’ex-Première ministre conservatrice Erna Solberg, en votant dans sa ville natale de Bergen (ouest).Mathématiquement, s’il reste aux manettes, M. Støre aura vraisemblablement besoin de l’appui de l’ensemble des quatre autres forces de gauche, y compris le parti du Centre, les écologistes et les communistes.Or, les points de discorde foisonnent: les travaillistes sont notamment favorables à la poursuite des activités pétrolières qui ont fait la fortune du royaume, tandis que les écologistes s’y opposent.Ces deux formations sont en revanche d’accord pour entretenir des liens étroits avec l’UE, laquelle fait figure d’épouvantail pour le parti du Centre et l’extrême gauche.Cette dernière réclame, elle, que le fonds souverain du pays, le plus gros au monde, se retire totalement d’Israël, ce que les travaillistes rejettent.En face, la droite est également divisée: le parti conservateur de Mme Solberg est distancé dans les sondages par le parti du Progrès (FrP) de Sylvi Listhaug, formation populiste anti-immigration et désormais première force d’opposition.Contrairement à la gauche unie derrière une candidature unique, tant Mme Listhaug, 47 ans, que Mme Solberg, 64 ans, lorgnent le poste de Premier ministre. La première peut faire valoir de meilleures intentions de vote que la seconde, mais elle est également plus clivante, notamment pour les électeurs modérés.”Veut-on continuer comme avant, dépenser toujours plus et garder des impôts et taxes très élevés sans en avoir plus pour notre argent que dans les pays voisins ou veut-on reprendre le contrôle et arrêter le gaspillage?”, a-t-elle dit lundi au micro de la chaîne TV2.Pour ne rien arranger, le bloc de droite compte aussi deux petits partis de centre droit, dont les Libéraux qui s’opposent au FrP sur de nombreux sujets comme le climat, l’UE et l’immigration.

Foot: le Danois Kasper Hjulmand nommé entraîneur du Bayer Leverkusen jusqu’en 2027

Le Danois Kasper Hjulmand, ancien sélectionneur du Danemark demi-finaliste de l’Euro-2021, a été nommé entraîneur du Bayer Leverkusen, une semaine après la mise à l’écart du Néerlandais Erik ten Hag, a annoncé lundi le club allemand dans un communiqué.A 53 ans, il s’est engagé jusqu’à l’été 2027 et aura la difficile tâche de reconstruire un effectif, alors que les trois quarts de l’équipe championne d’Allemagne en 2024 ont quitté le Bayer à l’été et que l’expérimentation Ten Hag a tourné au fiasco après seulement deux journées de Bundesliga.Les dirigeants de Leverkusen avaient décidé le 1er septembre de mettre fin au contrat de Ten Hag, après un début de saison manqué. Le “Werkself” (le “onze de l’usine”, surnom de l’équipe du club fondé en 1904 par le chimiste Bayer), s’est certes qualifié pour les 16es de finale de la Coupe, mais n’a pris qu’un point pris en deux matches de championnat, après avoir mené à chaque fois au score.La mission de Kasper Hjulmand débutera dès vendredi par la réception de l’Eintracht Francfort, qui partage la tête de la Bundesliga avec Cologne et le Bayern Munich, tous les trois deux victoires au compteur. Puis il prendra la direction du Danemark pour un déplacement à Copenhague lors de la première journée de la phase de ligue de la Ligue des champions (il affrontera le Paris SG à la BayArena le 21 octobre).- “Façonner l’avenir du Bayer Leverkusen” -“Cette mission me motive énormément, après des succès exceptionnels dans le passé, à façonner l’avenir du Bayer Leverkusen à la fois avec des joueurs expérimentés et de nouveaux talents prometteurs”, a estimé Hjulmand, cité dans le communiqué du champion d’Allemagne 2024.A sa nomination, fin mai, Ten Hag avait exprimé lui aussi son enthousiasme au moment de prendre la suite de Xabi Alonso, l’entraîneur espagnol parti pour le Real Madrid après avoir accumulé les succès avec le Bayer. “Je suis absolument certain que nous aurons une équipe fantastique”, disait-il.Hjulmand connaît la Bundesliga puisqu’il s’était assis sur le banc de Mayence lors de la saison 2014/15, succédant à Thomas Tuchel à l’été 2014. Le Danois avait été remercié en février 2015, au soir de la 21e journée de Bundesliga, après 24 matches (un en Coupe et deux en qualification pour la Ligue Europa en début de saison, en plus des 21 en Bundesliga).Rentré au Danemark, il a d’abord dirigé le club de Nordsjaelland puis pris à l’été 2020 la tête de la sélection danoise, qu’il a dirigé pendant pendant quatre saisons. Il a atteint la demi-finale de l’Euro-2021 (défaite contre l’Angleterre), a promu et maintenu le Danemark dans l’élite de la Ligue des nations et a qualifié le pays pour le Mondial-2022 et l’Euro-2024.Au Qatar en novembre 2022, il n’est pas sorti d’un groupe avec la France, l’Australie et la Tunisie, et en Allemagne à l’été 2024, il a été éliminé par le pays hôte en huitièmes de finale. A l’issue du tournoi continental, il a remis sa démission du poste de sélectionneur.

Accusé d’empoisonnements mortels, le Dr Péchier face à ses juges

Il risque la prison à perpétuité mais est déterminé à prouver son innocence: l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier, accusé de trente empoisonnements dont 12 mortels, a commencé à comparaître à Besançon devant une salle comble.Après huit ans d’enquête, l’ancien anesthésiste-réanimateur, qui comparaît libre, a pris place lundi matin dans le box des accusés en jean et chemise bleu clair. Barbe poivre et sel, visiblement stressé, il est soutenu par des proches, dont ses parents et ses trois enfants.Devant la cour d’assises du Doubs, présidée par Delphine Thibierge, l’ancien médecin de de 53 ans fait face à plus de 150 parties civiles.Parmi elles: Amandine Iehlen, dont le père Damien est mort en 2008 d’un arrêt cardiaque lors d’une opération du rein. Il avait reçu une dose de lidocaïne, un anesthésique local, dix fois supérieure à la normale.Dix-sept ans après, Mme Iehlen, aujourd’hui présidente de l’association de victimes, a confié à la presse avoir “hâte d’entendre la voix du docteur Péchier et d’avoir des réponses”.Le quinquagénaire est accusé d’avoir sciemment empoisonné 30 patients, âgés de quatre à 89 ans, dont 12 sont morts, entre 2008 et 2017 dans deux cliniques privées de Besançon.”Dénominateur commun” de ces empoisonnements, accablé par “un faisceau d’éléments concordants” selon l’accusation, l’ancien praticien n’a jamais été incarcéré depuis le début de l’enquête, les juges ayant choisi de le laisser libre, sous contrôle judiciaire. La justice l’a autorisé en 2023 à exercer sous conditions son métier de médecin tant qu’il n’entre pas en contact avec des malades, mais il n’exerce plus depuis 2017 et vit désormais au RSA.- “Pas responsable” -Lundi matin sur RTL, l’ancien anesthésiste a rejeté les accusations le visant, se disant “pas responsable” de la détresse des victimes et de leurs familles, même s’il “la comprend tout à fait”.”J’appréhende ces trois mois et demi” de procès, mais “j’ai quand même des arguments forts et donc je n’y vais pas en reculant”, a affirmé l’accusé.Pour l’ex-anesthésiste, le procès va permettre de “comprendre” pourquoi l’accusation lui a “mis sur le dos” une trentaine d’empoisonnements. Selon lui, quelque 70 “événements indésirables graves” au total sont survenus dans les cliniques où il travaillait, mais beaucoup n’ont pas été retenus par les enquêteurs car rien ne permettait de l’incriminer dans ces dossiers.”Qu’est-ce qu’on a fait des autres cas? On ne les a pas retenus, parce que dedans, il n’y avait pas Péchier”, a-t-il déploré. “C’est très facile d’accuser les gens, c’est plus difficile de prouver les choses”, a déclaré aux journalistes l’un de ses avocats, Randall Schwerdorffer, qui avec son confrère Lee Takhedmit plaidera l’acquittement.A l’inverse, Frédéric Berna, qui défend plusieurs parties civiles, estime que “sa culpabilité ne fait aucun doute”.”Péchier, personne ne le connaît, tout le monde s’en fiche. Si ce n’est pas lui, on n’a aucune raison de vouloir le faire condamner pour rien”, a-t-il déclaré à l’AFP, ajoutant que le dossier lui semble “extrêmement étayé”.- “Marathon judiciaire” -Le Dr Péchier est soupçonné d’avoir pollué les poches de perfusion de malades pris en charge par ses collègues, pour provoquer des arrêts cardiaques, avant d’aider souvent à les réanimer.A partir de lundi et pour deux semaines, la cour se penchera sur les cas les plus récents, ceux qui ont éveillé les soupçons des enquêteurs et abouti à la mise en examen de l’anesthésiste en mars 2017.Ensuite, au fil des semaines, seront examinés chacun des empoisonnements reprochés au médecin.Dans cette affaire “sans équivalent dans les annales judiciaires françaises”, l’anesthésiste est soupçonné “d’avoir empoisonné des patients en bonne santé, pour nuire à des collègues avec lesquels il était en conflit” et démontrer ensuite ses qualités de réanimateur, avait relevé l’ancien procureur de la République de Besançon, Etienne Manteaux.”Ça va être un marathon judiciaire, mais on est prêts”, a déclaré à l’AFP Stéphane Giuranna, avocat de plusieurs parties civiles. Le verdict est attendu le 19 décembre.

Accusé d’empoisonnements mortels, le Dr Péchier face à ses juges

Il risque la prison à perpétuité mais est déterminé à prouver son innocence: l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier, accusé de trente empoisonnements dont 12 mortels, a commencé à comparaître à Besançon devant une salle comble.Après huit ans d’enquête, l’ancien anesthésiste-réanimateur, qui comparaît libre, a pris place lundi matin dans le box des accusés en jean et chemise bleu clair. Barbe poivre et sel, visiblement stressé, il est soutenu par des proches, dont ses parents et ses trois enfants.Devant la cour d’assises du Doubs, présidée par Delphine Thibierge, l’ancien médecin de de 53 ans fait face à plus de 150 parties civiles.Parmi elles: Amandine Iehlen, dont le père Damien est mort en 2008 d’un arrêt cardiaque lors d’une opération du rein. Il avait reçu une dose de lidocaïne, un anesthésique local, dix fois supérieure à la normale.Dix-sept ans après, Mme Iehlen, aujourd’hui présidente de l’association de victimes, a confié à la presse avoir “hâte d’entendre la voix du docteur Péchier et d’avoir des réponses”.Le quinquagénaire est accusé d’avoir sciemment empoisonné 30 patients, âgés de quatre à 89 ans, dont 12 sont morts, entre 2008 et 2017 dans deux cliniques privées de Besançon.”Dénominateur commun” de ces empoisonnements, accablé par “un faisceau d’éléments concordants” selon l’accusation, l’ancien praticien n’a jamais été incarcéré depuis le début de l’enquête, les juges ayant choisi de le laisser libre, sous contrôle judiciaire. La justice l’a autorisé en 2023 à exercer sous conditions son métier de médecin tant qu’il n’entre pas en contact avec des malades, mais il n’exerce plus depuis 2017 et vit désormais au RSA.- “Pas responsable” -Lundi matin sur RTL, l’ancien anesthésiste a rejeté les accusations le visant, se disant “pas responsable” de la détresse des victimes et de leurs familles, même s’il “la comprend tout à fait”.”J’appréhende ces trois mois et demi” de procès, mais “j’ai quand même des arguments forts et donc je n’y vais pas en reculant”, a affirmé l’accusé.Pour l’ex-anesthésiste, le procès va permettre de “comprendre” pourquoi l’accusation lui a “mis sur le dos” une trentaine d’empoisonnements. Selon lui, quelque 70 “événements indésirables graves” au total sont survenus dans les cliniques où il travaillait, mais beaucoup n’ont pas été retenus par les enquêteurs car rien ne permettait de l’incriminer dans ces dossiers.”Qu’est-ce qu’on a fait des autres cas? On ne les a pas retenus, parce que dedans, il n’y avait pas Péchier”, a-t-il déploré. “C’est très facile d’accuser les gens, c’est plus difficile de prouver les choses”, a déclaré aux journalistes l’un de ses avocats, Randall Schwerdorffer, qui avec son confrère Lee Takhedmit plaidera l’acquittement.A l’inverse, Frédéric Berna, qui défend plusieurs parties civiles, estime que “sa culpabilité ne fait aucun doute”.”Péchier, personne ne le connaît, tout le monde s’en fiche. Si ce n’est pas lui, on n’a aucune raison de vouloir le faire condamner pour rien”, a-t-il déclaré à l’AFP, ajoutant que le dossier lui semble “extrêmement étayé”.- “Marathon judiciaire” -Le Dr Péchier est soupçonné d’avoir pollué les poches de perfusion de malades pris en charge par ses collègues, pour provoquer des arrêts cardiaques, avant d’aider souvent à les réanimer.A partir de lundi et pour deux semaines, la cour se penchera sur les cas les plus récents, ceux qui ont éveillé les soupçons des enquêteurs et abouti à la mise en examen de l’anesthésiste en mars 2017.Ensuite, au fil des semaines, seront examinés chacun des empoisonnements reprochés au médecin.Dans cette affaire “sans équivalent dans les annales judiciaires françaises”, l’anesthésiste est soupçonné “d’avoir empoisonné des patients en bonne santé, pour nuire à des collègues avec lesquels il était en conflit” et démontrer ensuite ses qualités de réanimateur, avait relevé l’ancien procureur de la République de Besançon, Etienne Manteaux.”Ça va être un marathon judiciaire, mais on est prêts”, a déclaré à l’AFP Stéphane Giuranna, avocat de plusieurs parties civiles. Le verdict est attendu le 19 décembre.

Tri-series win confidence builder for Pakistan, says coach Hesson

Pakistan coach Mike Hesson believes his team’s victory in a tri-series tournament with Afghanistan and the United Arab Emirates will serve as a “confidence builder” for the Asia Cup starting in Abu Dhabi on Tuesday.Pakistan thumped Afghanistan by 75 runs on a tricky pitch in Sunday’s final in Sharjah, with Mohammad Nawaz claiming a hat-trick in a career-best five-wicket haul.”We have beaten Afghanistan in conditions that suited their spin attack, which was a real confidence builder,” said Hesson, who was only appointed white-ball coach in May, on Monday.”Heading into the Asia Cup this was also very important for us.”Since Hesson took over, Pakistan have white-washed Bangladesh 3-0 at home and then lost to the same opponents 2-1 in an away series.Pakistan also won 2-1 against the West Indies in Florida before losing just once, to the Afghans, in five tri-series matches.”An eight-team Asia Cup is great for Asian cricket and it’s a true test, it expands the game in the region, and it allows us to see players we don’t face often.”The 17th edition of the Asia Cup will kick off with a Group B match between Afghanistan and Hong Kong in Abu Dhabi on Tuesday.Six-time Asia Cup champions Sri Lanka and Bangladesh are the other teams in the group.Eight-time champions and title holders India, Pakistan, Oman and the UAE are in Group A.India open their campaign with a match against the UAE in Dubai on Wednesday before their high-profile clash with Pakistan at the same venue on Sunday.”Our pool is challenging with Oman, UAE and India, so we need to adapt quickly. The key is not to get distracted by external pressures,” said Hesson, who coached New Zealand to the ODI World Cup final in 2015.The top two teams from each group will qualify for the Super Four stage, with the final to be held on September 28 in Dubai.

Volkswagen dévoile ses modèles électriques à prix serré pour contrer la concurrence chinoise

Le premier constructeur européen Volkswagen a présenté lundi une nouvelle famille de voitures urbaines électriques à des prix plus abordables, l’industrie automobile allemande, en crise, cherchant à se relancer face à une concurrence chinoise agressive.Quatre modèles des marques Volkswagen, Cupra et Škoda, vendus à partir de 25.000 euros, arriveront en 2026, avec l’objectif d’atteindre 20 % du marché européen des citadines électriques. L’ID.Polo, rivale de la future Renault 5, et l’ID.CROSS, concurrente de la Renault 4, figurent au programme.Mais contrer l’armada des marques chinoises déferlant en Europe avec des véhicules électriques bon marché et de qualité va s’avérer délicat.A Munich, le géant chinois BYD a répliqué lundi en annonçant que sa compacte électrique Dolphin Surf, vendue en Europe depuis mai autour de 20.000 euros, sera produite dès fin 2025 dans sa future usine hongroise, évitant ainsi les droits de douane européens.Volkswagen, mais aussi ses concurrents dans la gamme premium, BMW et Mercedes, misent sur le salon munichois, dénommé “IAA Mobility”,  pour relancer leur industrie. BMW dévoile à Munich l’iX3 électrique de sa famille “Neue Klasse” et Mercedes une version électrique de son SUV à succès, le “GLC”.Mais les dirigeants de groupes automobiles présents dans la capitale bavaroise sont toujours plus nombreux à appeler Bruxelles à revoir l’interdiction prévue à compter de 2035 des ventes de voitures à moteurs thermiques dans l’UE.Après BMW et Mercedes, le patron de Volkswagen, Oliver Blume, a jugé lundi “irréaliste” de viser 100% de production de voitures électriques d’ici 10 ans. “La décarbonation est l’objectif. Mais nous ne devons pas étrangler l’industrie” car “il en va aussi des emplois”, a déclaré M.Blume, alors que le secteur a déjà perdu plus de 50.000 emplois en Allemagne entre mi-2024 et mi-2025, selon une étude d’EY. Le groupe Stellantis (Peugeot, Fiat, Jeep), quatrième constructeur automobile mondial, tient le même discours : “2035 n’est pas atteignable”, a déclaré lundi son directeur pour l’Europe, Jean-Philippe Imparato.Alors que des discussions à Bruxelles sont en cours, “il faut passer aux actes, et vite, avant la fin de l’année”, a-t-il martelé.