L’adolescent italien Carlo Acutis devient le premier saint millenial

Il est le premier saint de l’Eglise catholique à avoir vécu au XXIe siècle: Carlo Acutis, un adolescent italien féru d’internet mort en 2006, a été canonisé dimanche au Vatican par le pape Léon XIV en présence de dizaines de milliers de fidèles.Sous un grand soleil, au moins 80.000 personnes selon le Vatican, dont beaucoup de jeunes exhibant des drapeaux de leur pays ou des photos de l’adolescent au polo rouge, se sont rassemblées sur la place.Au cours d’une messe solennelle, le pape américain a prononcé la formule de sanctification en latin, en présence de la famille de Carlo, dont sa mère et son frère, accueillie par des applaudissements.La canonisation de Carlo Acutis, emporté à l’âge de 15 ans par une leucémie foudroyante, était initialement prévue le 27 avril, mais avait été reportée en raison de la mort du pape François.Surnommé le “cyber-apôtre” ou “geek de Dieu” pour ses talents en informatique qu’il mettait à profit pour parler du Christ, ce “saint 2.0″ né à Londres en 1991 dans une famille peu pratiquante était habité d’une foi précoce et brûlante, au point de se rendre à la messe chaque jour.”Carlo Acutis était un exemple pour moi, car il a su allier son quotidien – l’école, le football et sa passion pour l’informatique – à une foi inébranlable”, a confié à l’AFP Filippo Bellaviti, 17 ans, originaire de Vignate près de Milan (nord), venu avec un groupe pour la journée.”Il n’avait que 15 ans à sa mort et il a accompli tant de choses. Cela montre que même jeune, on peut faire beaucoup, avoir un impact sur le monde”, a renchéri Eleanor Hauser, une adolescente américaine du même âge originaire de Caroline du Nord.- Engouement mondial -Lors de cette cérémonie, Léon XIV a aussi canonisé un autre jeune Italien, l’étudiant laïc Pier Giorgio Frassati (1901-1925), un passionné d’alpinisme réputé pour son engagement social et spirituel.Il a salué dans ces deux parcours “une invitation adressée à nous tous, surtout aux jeunes, à ne pas gâcher la vie, mais à l’orienter vers le haut et à en faire un chef-d’oeuvre”.A la fin de la messe, Robert Francis Prevost s’est offert un bain de foule sur la place, saluant et bénissant les fidèles à bord de sa “papamobile” dans une ambiance chaleureuse.Le Vatican a reconnu à Carlo Acutis, béatifié en 2020 par le pape François, deux miracles posthumes: la guérison d’un enfant brésilien atteint d’une rare malformation du pancréas, puis celle d’une étudiante costaricienne grièvement blessée dans un accident.Sa vie et ces miracles ont suscité un engouement inédit dans le monde, notamment en Italie et en Amérique du Sud.Avec près d’un million de visiteurs en 2024, selon le diocèse, la fréquentation est en hausse continue au Sanctuaire de la Spoliation à Assise (centre) où le corps de l’adolescent, visage joufflu et cheveux de jais, est exposé en jeans, baskets et veste de jogging.”Nous sommes tous appelés à être saints… chacun est spécial”, a déclaré samedi sa mère Antonia Salzano dans une vidéo publiée samedi par le diocèse d’Assise.- Procédure ultra-rapide -L’Eglise catholique promeut le parcours de cet adolescent à la vie ordinaire auprès des jeunes, qui s’identifient plus facilement à sa vie quotidienne qu’avec certains martyrs du Moyen-Âge.La canonisation – étape finale vers la sainteté dans l’Eglise catholique, succédant à la béatification – est le fruit d’un long et méticuleux processus et ne peut être approuvée que par le pape. Elle requiert trois conditions : être mort depuis cinq ans au moins, avoir mené une vie chrétienne exemplaire et avoir accompli au moins deux miracles.Cette décision fait l’objet d’un “procès” (enquête) instruit au Vatican: des spécialistes (médecins, théologiens) sont notamment chargés d’évaluer l’existence de miracles – souvent des guérisons non expliquées scientifiquement.Le procès de canonisation du jeune homme a été extraordinairement rapide.Déclaré “saint” à ses côtés dimanche, Pier Giorgio Frassati, né à Turin dans une famille bourgeoise, avait rompu avec le parcours de son père, sénateur et fondateur du quotidien La Stampa, pour se mettre au service des pauvres et des malades de sa ville.Mort à 24 ans d’une poliomyélite, cet étudiant en ingénierie, béatifié par Jean-Paul II en 1990, résumait son idéal par la devise “Verso l’alto”, toujours tendre vers le haut.

L’adolescent italien Carlo Acutis devient le premier saint millenial

Il est le premier saint de l’Eglise catholique à avoir vécu au XXIe siècle: Carlo Acutis, un adolescent italien féru d’internet mort en 2006, a été canonisé dimanche au Vatican par le pape Léon XIV en présence de dizaines de milliers de fidèles.Sous un grand soleil, au moins 80.000 personnes selon le Vatican, dont beaucoup de jeunes exhibant des drapeaux de leur pays ou des photos de l’adolescent au polo rouge, se sont rassemblées sur la place.Au cours d’une messe solennelle, le pape américain a prononcé la formule de sanctification en latin, en présence de la famille de Carlo, dont sa mère et son frère, accueillie par des applaudissements.La canonisation de Carlo Acutis, emporté à l’âge de 15 ans par une leucémie foudroyante, était initialement prévue le 27 avril, mais avait été reportée en raison de la mort du pape François.Surnommé le “cyber-apôtre” ou “geek de Dieu” pour ses talents en informatique qu’il mettait à profit pour parler du Christ, ce “saint 2.0″ né à Londres en 1991 dans une famille peu pratiquante était habité d’une foi précoce et brûlante, au point de se rendre à la messe chaque jour.”Carlo Acutis était un exemple pour moi, car il a su allier son quotidien – l’école, le football et sa passion pour l’informatique – à une foi inébranlable”, a confié à l’AFP Filippo Bellaviti, 17 ans, originaire de Vignate près de Milan (nord), venu avec un groupe pour la journée.”Il n’avait que 15 ans à sa mort et il a accompli tant de choses. Cela montre que même jeune, on peut faire beaucoup, avoir un impact sur le monde”, a renchéri Eleanor Hauser, une adolescente américaine du même âge originaire de Caroline du Nord.- Engouement mondial -Lors de cette cérémonie, Léon XIV a aussi canonisé un autre jeune Italien, l’étudiant laïc Pier Giorgio Frassati (1901-1925), un passionné d’alpinisme réputé pour son engagement social et spirituel.Il a salué dans ces deux parcours “une invitation adressée à nous tous, surtout aux jeunes, à ne pas gâcher la vie, mais à l’orienter vers le haut et à en faire un chef-d’oeuvre”.A la fin de la messe, Robert Francis Prevost s’est offert un bain de foule sur la place, saluant et bénissant les fidèles à bord de sa “papamobile” dans une ambiance chaleureuse.Le Vatican a reconnu à Carlo Acutis, béatifié en 2020 par le pape François, deux miracles posthumes: la guérison d’un enfant brésilien atteint d’une rare malformation du pancréas, puis celle d’une étudiante costaricienne grièvement blessée dans un accident.Sa vie et ces miracles ont suscité un engouement inédit dans le monde, notamment en Italie et en Amérique du Sud.Avec près d’un million de visiteurs en 2024, selon le diocèse, la fréquentation est en hausse continue au Sanctuaire de la Spoliation à Assise (centre) où le corps de l’adolescent, visage joufflu et cheveux de jais, est exposé en jeans, baskets et veste de jogging.”Nous sommes tous appelés à être saints… chacun est spécial”, a déclaré samedi sa mère Antonia Salzano dans une vidéo publiée samedi par le diocèse d’Assise.- Procédure ultra-rapide -L’Eglise catholique promeut le parcours de cet adolescent à la vie ordinaire auprès des jeunes, qui s’identifient plus facilement à sa vie quotidienne qu’avec certains martyrs du Moyen-Âge.La canonisation – étape finale vers la sainteté dans l’Eglise catholique, succédant à la béatification – est le fruit d’un long et méticuleux processus et ne peut être approuvée que par le pape. Elle requiert trois conditions : être mort depuis cinq ans au moins, avoir mené une vie chrétienne exemplaire et avoir accompli au moins deux miracles.Cette décision fait l’objet d’un “procès” (enquête) instruit au Vatican: des spécialistes (médecins, théologiens) sont notamment chargés d’évaluer l’existence de miracles – souvent des guérisons non expliquées scientifiquement.Le procès de canonisation du jeune homme a été extraordinairement rapide.Déclaré “saint” à ses côtés dimanche, Pier Giorgio Frassati, né à Turin dans une famille bourgeoise, avait rompu avec le parcours de son père, sénateur et fondateur du quotidien La Stampa, pour se mettre au service des pauvres et des malades de sa ville.Mort à 24 ans d’une poliomyélite, cet étudiant en ingénierie, béatifié par Jean-Paul II en 1990, résumait son idéal par la devise “Verso l’alto”, toujours tendre vers le haut.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Gorilles en habitat surpeuplé au Rwanda : la moitié des bébés tués par les mâles dominants

Devant un parterre de vedettes internationales, quarante bébés gorilles de montagne se voient baptiser au pied du Parc national des Volcans au Rwanda, où leur existence est menacée par la surpopulation de leur habitat, les mâles dominants tuant souvent les plus petits.L’actrice hollywoodienne Michelle Yeoh, d’ex-gloires du football comme le Français Bacary Sagna et l’Argentin Javier Pastore ou la superstar sénégalo-italienne des influenceurs Khaby Lame sont réunis début septembre pour nommer “leur” bébé gorille au son des fanfares, des collines verdoyantes en arrière-plan.”Je vais faire de lui un gorille star du cinéma”, sourit le réalisateur américain de “Transformers” Michael Bay, qui dit avoir nommé “le sien” “Umurage”, qui signifie “patrimoine” en kinyarwanda, l’idiome national.Mais derrière cette célébration se cache une plus triste réalité : la moitié de ces bébés gorilles pourraient ne pas atteindre l’âge adulte, selon des experts, en raison de violents conflits interfamiliaux.Les gorilles de montagne, ou dos argentés, reviennent de loin dans le massif de la Virunga, immense jungle vallonnée divisée entre le Parc national rwandais des volcans, le Parc national ougandais de Mgahinga et celui des Virunga en République démocratique du Congo, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.Alors qu’à peine 242 d’entre eux étaient recensés en 1981, selon une étude de la légendaire défenseure des primates Dian Fossey, d’intenses efforts de conservation – lutte contre le braconnage, mobilisation des communautés locales, soins vétérinaires… – ont fait passer leur nombre à plus d’un millier.Au rang des grandes satisfactions, ce primate à la superbe fourrure sombre, épaisse et brillante, est depuis 2018 considéré comme “en danger” et non plus “en danger critique” d’extinction, comme le sont les autres grands singes.Mais sa population croissante, dans un habitat grignoté de moitié par l’humain, signifie que les différents groupes se rencontrent plus fréquemment dans l’espace qu’il leur reste. Or les mâles “dos argentés se battent en essayant de protéger leur territoire”, explique à l’AFP Eugène Mutangana, expert en gestion de la conservation Bureau de développement du Rwanda (RDB). Dans le groupe des vaincus, les petits finissent ensuite par être “éliminés” sous les coups du vainqueur, poursuit-il, ajoutant qu’environ la moitié des jeunes gorilles nés cette dernière décennie ont été tués de cette manière.- “Phénomène naturel” -“Ce sont normalement des combats brefs mais acharnés”, narre un ranger du massif des Virunga, qui réclame l’anonymat car la question est sensible au Rwanda, où le tourisme animalier est une importante source de rentrée de devises.Les gorilles ont l’an dernier généré environ 200 millions de dollars pour Kigali, selon le RDB, malgré un nombre de visiteurs limité par les prix élevés des permis animaliers, facturés environ 1.500 dollars par visiteur.”Le dos argenté qui gagne finit par frapper les petits contre des surfaces dures jusqu’à ce qu’ils meurent”, poursuit le ranger, qui raconte avoir parfois emmené des clients voir les gorilles pour ne trouver que des bébés morts.Les mères en deuil s’isolent ensuite souvent du nouveau mâle dominant, confie-t-il.”Nous n’intervenons pas parce que c’est un phénomène naturel”, observe Julius Nziza, vétérinaire en chef de l’ONG Gorilla doctors au Rwanda. “Nous n’intervenons que lorsqu’il s’agit de maladies graves induites par l’homme ou mettant la vie (des gorilles) en danger, comme une grave maladie respiratoire”, ajoute-t-il. Le problème peut toutefois “être résolu en élargissant l’habitat”, affirme le médecin.Le Rwanda a donc décidé d’étendre l’habitat des gorilles de 23 % en relogeant quelque 3.400 familles hors du massif des Virunga, avec des compensations à la clé, affirme Eugène Mutangana, du RDB.Mais l’opération, qui devrait selon lui augmenter de moitié la survie des bébés, a été entamée il y a plusieurs années, et elle pourrait prendre encore plus d’une décennie. Les efforts de conservation sont en outre fragilisés par la présence de nombreux groupes armés dans les collines reculées des Virunga, notamment en RDC, ainsi que par les opérations minières et de déforestation illégales.Les affrontements armés ont perturbé les schémas alimentaires et reproductifs des primates, selon les experts, mais aussi les humains essayant de les préserver. Environ 130 rangers ont été tués au fil des ans pour sauver les gorilles des montagne.

Le PSG appelle à une meilleure coordination médicale avec l’équipe de France

Après les blessures d’Ousmane Dembélé et Désiré Doué avec les Bleus, le Paris Saint-Germain a adressé un courrier à la Fédération française de football (FFF) pour demander une meilleure “coordination médico-sportive entre clubs et sélection”.Le PSG, privé de Dembélé pour six à huit semaines et de Doué pour quatre semaines environ, demande “urgemment un nouveau protocole (…) plus transparent et collaboratif” autour de “la santé des joueurs”, a-t-il annoncé dimanche.Le club champion d’Europe a assuré qu’il “avait transmis à la FFF des éléments médicaux concrets, avant même le début du rassemblement de l’équipe de France, sur la charge de travail supportable et les risques de blessures de ses joueurs”.Le PSG “déplore que ces recommandations médicales n’aient pas été prises en compte par le staff médical” ainsi que “l’absence totale de sollicitation et de concertation avec ses équipes médicales”.Si le club de Luis Enrique “tient à réaffirmer son attachement à (…) l’équipe de France”, il “souhaite” que ces incidents “graves et évitables” servent de déclic pour garantir “des échanges systématiques, documentés et réciproques entre les staffs médicaux des clubs et de la sélection”.Le club demande enfin le respect d’un “principe de précaution renforcé dans la convocation et l’utilisation des joueurs”, notamment quand ils reviennent de blessure.Ce lien, “on l’a toujours eu avec tous les clubs, on connaît évidemment la situation des joueurs, a répondu Didier Deschamps dimanche dans Téléfoot sur TF1. On a toujours fait les choses avec beaucoup de sérieux et de professionnalisme”.- “Le risque zéro n’existe pas” -Le sélectionneur “comprend” la colère du PSG. “Si j’étais en club j’aurais le même ressenti”, a-t-il expliqué, mais il a rappelé que “le risque zéro n’existe pas. Si vous laissez les joueurs sur le banc, vous ne prenez pas de risques…” Pour montrer que les Bleus tiennent compte des avis des clubs, Deschamps a pris l’exemple de William Saliba et Rayane Cherki, dont respectivement Arsenal et Manchester City avaient annoncé les blessures.”Le protocole prévoit qu’ils doivent faire venir acter leur blessure le lundi matin” à Clairefontaine au début de rassemblement, mais “je ne les fais pas venir”, a expliqué DD.Il a également insisté sur “le ressenti du joueur, qui est très important”, pour assurer que si Dembélé a joué contre l’Ukraine c’est qu’il se sentait prêt.Entré en jeu lors de la victoire des Bleus face à l’Ukraine vendredi (2-0) pour le début des qualifications au Mondial-2026, Dembélé souffre d’une déchirure aux ischio-jambiers de la cuisse droite.Il était entré à la pause à la place de Doué, touché au mollet droit. Les deux joueurs ont quitté le rassemblement des Bleus et Kingsley Coman a été appelé en renfort pour les remplacer.

Vote de confiance: veillée d’armes pour Bayrou et ses opposants, Wauquiez donne “la liberté de vote” à ses députés

A la veille du vote de confiance qu’il a convoqué et de sa chute plus que probable, François Bayrou achève dimanche sa tournée médiatique sans se faire d’illusion, alors qu’Emmanuel Macron est déjà en quête de son successeur, sous la pression des oppositions.Le compte à rebours est enclenché, les heures du gouvernement Bayrou sont comptées. Lundi à 15H00, le Premier ministre montera à la tribune de l’Assemblée pour demander la confiance des députés. Vers 19H00, leur verdict tombera.Sauf énorme surprise, la sentence est déjà connue: face aux vetos annoncés de la gauche et de l’extrême droite, le locataire de Matignon sait que la fin de son bail est imminente. Et ce même si les députés LR se prononceront eux en ordre dispersé, leur chef Laurent Wauquiez ayant donné dimanche matin une “liberté de vote” à son groupe. En contradiction avec l’appel du patron du parti Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, à soutenir le gouvernement Bayrou.M. Wauquiez a également réitéré sur LCI qu’il ne censurerait pas automatiquement un gouvernement PS ou RN, propos qui lui avaient valu un recadrage de Bruno Retailleau. “Si la gauche est à Matignon, la droite sera dans l’opposition”, a prévenu samedi Othman Nasrou, secrétaire général de LR, réunis en congrès ce weekend à Port-Marly (Yvelines). Bruno Retailleau fera à 15H00 son discours de clôture.De son côté, François Bayrou défendra une nouvelle fois sa cause dimanche midi sur le média en ligne Brut. Sans doute pour insister une énième fois sur l’urgence du “surendettement” de la France, qui justifie à ses yeux l’effort budgétaire de 44 milliards d’euros qu’il a proposé pour 2026.Message qui parait de plus en plus adressé à son successeur, tant le centriste semble s’être résolu à son départ forcé. “Il faudra bien trouver quelqu’un d’autre de toute façon”, a-t-il admis samedi soir sur France 5, espérant “que le combat que nous avons mené (…) soit porté, poursuivi et si possible imposé”.- “La grande tambouille” -Charge au chef de l’Etat de trouver le profil idoine. Pour l’heure, Emmanuel Macron “n’a pas tout à fait décidé” et “cherche encore la bonne solution sur le casting comme sur le fond”, glisse un visiteur de l’Elysée.Dans l’entourage du président, peu envisagent toutefois qu’il nomme le socialiste Olivier Faure, qui a revendiqué en début de semaine “les places gouvernementales aujourd’hui occupées” par la droite et le centre.Prétendant pour Matignon, le patron du PS aura l’occasion de préciser ses conditions sur France 3 à 12H00 – au moment même où M. Bayrou donnera son ultime entretien.Olivier Faure “a toute légitimité à prendre sa place à Matignon”, a poussé dimanche Patrick Kanner à la tête des sénateurs PS. M. Faure “a vocation à revendiquer le pouvoir”, a aussi estimé François Hollande dans La Tribune Dimanche. Mais le premier secrétaire du PS doit aussi tenir compte du refus farouche des Insoumis d’accompagner sa stratégie, qualifiée d'”escroquerie”.Dénonçant “la grande tambouille” de “la coalition de tout et n’importe quoi”, Jean-Luc Mélenchon a prévenu samedi: “Nous ne sommes candidats à aucune autre place, sinon à la première pour tout changer”.Tourné vers l’élection suprême, le triple candidat malheureux à la présidentielle rêve d’en provoquer une autre avant 2027, grâce à la motion de destitution que les députés LFI s’apprêtent à déposer.Avec l’intention affichée de s’appuyer sur la colère sociale pour précipiter les événements, dès mercredi avec le mouvement “Bloquons tout”, puis avec la mobilisation syndicale du 18 septembre.Le Rassemblement national pousse lui de toutes ses forces pour de nouvelles législatives anticipées, que le parti à la flamme pense pouvoir gagner cette fois-ci.Pour sa rentrée politique dimanche en fin de matinée dans son fief d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Marine Le Pen a dressé un bilan noir de l’année écoulée: “un effondrement démocratique, économique, budgétaire et sécuritaire.””Aucun d’entre nous n’acceptera de jouer les figurants d’un petit théâtre parlementaire”, et “n’acceptera de céder au chantage du vote de confiance”, a martelé la présidente du groupe parlementaire RN. 

Vote de confiance: veillée d’armes pour Bayrou et ses opposants, Wauquiez donne “la liberté de vote” à ses députés

A la veille du vote de confiance qu’il a convoqué et de sa chute plus que probable, François Bayrou achève dimanche sa tournée médiatique sans se faire d’illusion, alors qu’Emmanuel Macron est déjà en quête de son successeur, sous la pression des oppositions.Le compte à rebours est enclenché, les heures du gouvernement Bayrou sont comptées. Lundi à 15H00, le Premier ministre montera à la tribune de l’Assemblée pour demander la confiance des députés. Vers 19H00, leur verdict tombera.Sauf énorme surprise, la sentence est déjà connue: face aux vetos annoncés de la gauche et de l’extrême droite, le locataire de Matignon sait que la fin de son bail est imminente. Et ce même si les députés LR se prononceront eux en ordre dispersé, leur chef Laurent Wauquiez ayant donné dimanche matin une “liberté de vote” à son groupe. En contradiction avec l’appel du patron du parti Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, à soutenir le gouvernement Bayrou.M. Wauquiez a également réitéré sur LCI qu’il ne censurerait pas automatiquement un gouvernement PS ou RN, propos qui lui avaient valu un recadrage de Bruno Retailleau. “Si la gauche est à Matignon, la droite sera dans l’opposition”, a prévenu samedi Othman Nasrou, secrétaire général de LR, réunis en congrès ce weekend à Port-Marly (Yvelines). Bruno Retailleau fera à 15H00 son discours de clôture.De son côté, François Bayrou défendra une nouvelle fois sa cause dimanche midi sur le média en ligne Brut. Sans doute pour insister une énième fois sur l’urgence du “surendettement” de la France, qui justifie à ses yeux l’effort budgétaire de 44 milliards d’euros qu’il a proposé pour 2026.Message qui parait de plus en plus adressé à son successeur, tant le centriste semble s’être résolu à son départ forcé. “Il faudra bien trouver quelqu’un d’autre de toute façon”, a-t-il admis samedi soir sur France 5, espérant “que le combat que nous avons mené (…) soit porté, poursuivi et si possible imposé”.- “La grande tambouille” -Charge au chef de l’Etat de trouver le profil idoine. Pour l’heure, Emmanuel Macron “n’a pas tout à fait décidé” et “cherche encore la bonne solution sur le casting comme sur le fond”, glisse un visiteur de l’Elysée.Dans l’entourage du président, peu envisagent toutefois qu’il nomme le socialiste Olivier Faure, qui a revendiqué en début de semaine “les places gouvernementales aujourd’hui occupées” par la droite et le centre.Prétendant pour Matignon, le patron du PS aura l’occasion de préciser ses conditions sur France 3 à 12H00 – au moment même où M. Bayrou donnera son ultime entretien.Olivier Faure “a toute légitimité à prendre sa place à Matignon”, a poussé dimanche Patrick Kanner à la tête des sénateurs PS. M. Faure “a vocation à revendiquer le pouvoir”, a aussi estimé François Hollande dans La Tribune Dimanche. Mais le premier secrétaire du PS doit aussi tenir compte du refus farouche des Insoumis d’accompagner sa stratégie, qualifiée d'”escroquerie”.Dénonçant “la grande tambouille” de “la coalition de tout et n’importe quoi”, Jean-Luc Mélenchon a prévenu samedi: “Nous ne sommes candidats à aucune autre place, sinon à la première pour tout changer”.Tourné vers l’élection suprême, le triple candidat malheureux à la présidentielle rêve d’en provoquer une autre avant 2027, grâce à la motion de destitution que les députés LFI s’apprêtent à déposer.Avec l’intention affichée de s’appuyer sur la colère sociale pour précipiter les événements, dès mercredi avec le mouvement “Bloquons tout”, puis avec la mobilisation syndicale du 18 septembre.Le Rassemblement national pousse lui de toutes ses forces pour de nouvelles législatives anticipées, que le parti à la flamme pense pouvoir gagner cette fois-ci.Pour sa rentrée politique dimanche en fin de matinée dans son fief d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Marine Le Pen a dressé un bilan noir de l’année écoulée: “un effondrement démocratique, économique, budgétaire et sécuritaire.””Aucun d’entre nous n’acceptera de jouer les figurants d’un petit théâtre parlementaire”, et “n’acceptera de céder au chantage du vote de confiance”, a martelé la présidente du groupe parlementaire RN. 

Un peu moins d’un Français sur deux soutient le mouvement du 10 septembre, selon un sondage

Un peu moins d’un Français sur deux (46%) soutient le mouvement appelant à “bloquer” le pays le 10 septembre, tandis que 28% y sont opposés et 26% indifférents, selon un sondage publié par la Tribune Dimanche.La première raison pouvant expliquer ce mouvement serait par ailleurs “la baisse du pouvoir d’achat”, selon cette étude Ipsos-BVA-CESI (école d’ingénieurs) réalisée du 3 au 4 septembre auprès d’un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Les sympathisants de gauche soutiennent massivement (à 73% pour LFI, 67% pour les écologistes et 61% pour le PS) ce mouvement né sur les réseaux sociaux, et dans une moindre mesure (à 58%) ceux du Rassemblement national, selon l’enquête.A l’inverse, le mouvement est rejeté à 73% par les sympathisants Renaissance-Horizons-Modem et à 57% par les LR.Par catégories d’âge, seuls les 60 ans et plus récusent majoritairement l’appel à tout bloquer et ses initiatives hétéroclites.Des appels à la grève ont été lancés pour mercredi par plusieurs syndicats notamment dans les transports et les hôpitaux, et d’autres actions annoncées dont certaines rappellent celles des Gilets jaunes, avec des blocages d’axes routiers ou des sabotages de radars ou de distributeurs de billets.Des appels à ne pas utiliser sa carte bancaire ou à ne pas aller faire ses courses circulent également sur les réseaux sociaux et messageries.Les Français expliquent à 51% le mouvement “Bloquons tout” par “la baisse du pouvoir d’achat des ménages”, à 47% par “le plan de François Bayrou pour la réduction du déficit”, et à 43% par “l’hostilité” au président Emmanuel Macron et au Premier ministre François Bayrou, d’après le sondage publié à la veille de la chute probable de ce dernier, lundi, à l’issue d’un périlleux vote de confiance à l’Assemblée nationale.

Un peu moins d’un Français sur deux soutient le mouvement du 10 septembre, selon un sondage

Un peu moins d’un Français sur deux (46%) soutient le mouvement appelant à “bloquer” le pays le 10 septembre, tandis que 28% y sont opposés et 26% indifférents, selon un sondage publié par la Tribune Dimanche.La première raison pouvant expliquer ce mouvement serait par ailleurs “la baisse du pouvoir d’achat”, selon cette étude Ipsos-BVA-CESI (école d’ingénieurs) réalisée du 3 au 4 septembre auprès d’un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Les sympathisants de gauche soutiennent massivement (à 73% pour LFI, 67% pour les écologistes et 61% pour le PS) ce mouvement né sur les réseaux sociaux, et dans une moindre mesure (à 58%) ceux du Rassemblement national, selon l’enquête.A l’inverse, le mouvement est rejeté à 73% par les sympathisants Renaissance-Horizons-Modem et à 57% par les LR.Par catégories d’âge, seuls les 60 ans et plus récusent majoritairement l’appel à tout bloquer et ses initiatives hétéroclites.Des appels à la grève ont été lancés pour mercredi par plusieurs syndicats notamment dans les transports et les hôpitaux, et d’autres actions annoncées dont certaines rappellent celles des Gilets jaunes, avec des blocages d’axes routiers ou des sabotages de radars ou de distributeurs de billets.Des appels à ne pas utiliser sa carte bancaire ou à ne pas aller faire ses courses circulent également sur les réseaux sociaux et messageries.Les Français expliquent à 51% le mouvement “Bloquons tout” par “la baisse du pouvoir d’achat des ménages”, à 47% par “le plan de François Bayrou pour la réduction du déficit”, et à 43% par “l’hostilité” au président Emmanuel Macron et au Premier ministre François Bayrou, d’après le sondage publié à la veille de la chute probable de ce dernier, lundi, à l’issue d’un périlleux vote de confiance à l’Assemblée nationale.