Frappes ukrainiennes sur les raffineries et forte demande: en Russie, l’essence devient chère

“Doucement mais sûrement”: Oleg fait le plein d’essence à Moscou et vitupère contre la hausse des prix nourrie par une demande accrue et les frappes ukrainiennes contre les infrastructures pétrolières, secteur clé de l’économie russe que les Occidentaux veulent sanctionner.”Tout le monde l’a remarqué”, tonne Oleg, retraité de 62 ans: les prix des carburants vont crescendo à la pompe. Au 1er septembre, l’essence au détail coûtait 6,7% de plus que fin 2024, selon Rosstat, l’agence nationale des statistiques.Ce renchérissement s’inscrit dans un contexte de hausse générale des prix, avec une inflation annuelle qui a été de 8,14% en août, à l’heure où la Russie intensifie l’offensive qu’elle a lancée en 2022 en Ukraine.Début septembre, le prix de la tonne d’AI-95, l’un des carburants sans-plomb les plus populaires en Russie, s’est envolé pour atteindre plus de 82.000 roubles (environ 826 euros), tutoyant des records, selon les données de la bourse de Saint-Pétersbourg.Et depuis le début de l’été, les réseaux sociaux sont saturés de vidéos montrant des files d’attente devant les stations-service de l’Extrême-Orient russe, en Crimée – région que la Russie a annexée au détriment de Kiev en 2014 -, et dans certaines régions du sud proches de l’Ukraine, pour cause de pénurie.Mercredi, le média Izvestia évoquait des “interruptions d’approvisionnement” dans “plus de dix régions” de Russie, l’un des principaux producteurs de pétrole au monde.- Raffineries frappées -A Moscou, vitrine de la Russie, pas de pénurie mais une hausse qui a propulsé le litre de sans-plomb 95 à plus de 66 roubles (0,67 euro). Ce prix, qui reste bien inférieur à ceux affichés dans de nombreux pays européens, surprend le consommateur russe, habitué à ne pas payer cher l’essence et au revenu moyen moindre.  Artiom, un Moscovite qui ne souhaite pas donner son nom de famille, observe cette augmentation “depuis le début de l’année”. “Pour des personnes ordinaires, 300 ou 400 roubles en plus par plein (3 à 4 euros, ndlr), cela commence à être sensible”, dit-il. Sur le site Gazeta.ru, Igor Iouchkov, analyste au Fonds national de sécurité énergétique, met en avant l’augmentation d'”environ 16%” du droit d’accise (impôt indirect) depuis le 1er janvier et la baisse de subsides versés aux compagnies pétrolières.Car, comme l’explique à l’AFP Sergueï Teriochkine, expert en questions énergétiques, “plus les subventions sont faibles, plus la rentabilité est faible”, ce qui pousse les pétroliers à “répercuter” ces pertes sur les prix au détail. La demande a, elle, été dopée par les départs en vacances et les engins agricoles.Restent – surtout – les frappes contre les raffineries et dépôts de pétrole que l’Ukraine a multipliées afin de toucher Moscou au portefeuille et d’entraver sa capacité à financer son offensive.”Les frappes ont ciblé de grandes raffineries dans la partie européenne de la Russie”, notamment dans les régions de Samara, Riazan, Volgograd et Rostov, énumère Alexandre Kots, journaliste russe spécialiste des questions militaires, sur Telegram.- “Ce n’est rien!” -L’une de ces attaques, à la mi-août, a touché la raffinerie de Syzran, dans la région de Samara, selon l’état-major ukrainien. Le complexe se trouve à plus de 800 km de la frontière ukrainienne. Il est présenté par Kiev comme le “plus important du système Rosneft”, géant russe des hydrocarbures.Moscou n’a pas quantifié l’impact de ces frappes, mais dans le journal Kommersant, l’analyste Maxime Diatchenko parle d’une baisse de la production “de près de 10%” depuis le début de l’année.”C’est rien!”, assure Alexandre, un homme d’affaires moscovite, après avoir rempli le réservoir de sa berline allemande. “Une frappe, deux frappes, trois frappes, ça n’est rien pour le marché en général ou pour les prix”.”Le pays a besoin d’argent. L’augmentation du prix de l’essence, c’est une façon d’augmenter le revenu de l’Etat”, estime de son côté Vladimir, un Moscovite de 50 ans.Pour tenter de stabiliser la situation, Moscou a prolongé une interdiction d'”exporter de l’essence pour les automobiles” jusque fin octobre.La Russie reste par ailleurs un exportateur majeur de pétrole brut, des exportations que les Occidentaux entendent étouffer pour tarir une des principales sources de financement de l’offensive russe en Ukraine, pays qui compte l’Union européenne comme principale alliée.

Indonésie: 23 morts dans les inondations à Bali et Florès, selon un nouveau bilan

Le bilan des inondations sur les îles indonésiennes touristiques de Bali et Florès s’est encore alourdi vendredi, passant de 19 à 23 morts, ont indiqué les services de secours qui ont également fait état de cinq personnes portées disparues.Après les pluies torrentielles qui se sont abattues en début de semaine, provoquant des inondations et glissements de terrain dans sept districts de l’île, les autorités balinaises ont décrété une période d’urgence de sept jours qui a débuté mercredi.Sur l’île, le bilan des intempéries est passé vendredi à 18 morts, contre 14 la veille, a indiqué Suharyanto, le chef de l’agence nationale de gestion des catastrophes (BNPB), qui comme beaucoup d’Indonésiens ne porte qu’un nom.”Dix-huit (personnes) ont été retrouvées mortes, deux sont toujours recherchées”, a-t-il déclaré vendredi, sans mentionner la présence d’étrangers parmi les victimes.De l’aide d’urgence a été distribuée aux résidents touchés, notamment de la nourriture, des vêtements et des lits, a-t-il ajouté.Les intempéries ont également touché l’île de Florès, située à environ 800 km à l’est de Bali, dans la province de Nusa Tenggara Est. Sur cette île, point de départ vers l’île de Komodo depuis la ville de Labuan Bajo, le bilan demeure de 5 morts et trois disparus, a indiqué le chef de l’agence locale de secours Tahur Rahman.Malgré le retour du soleil dans la zone touchée, les opérations de secours sont rendues difficiles par l’énorme quantitié de matériaux charriés par l’inondation qui entravent les efforts de recherche, a-t-il indiqué.L’Indonésie est sujette aux crues soudaines et aux glissements de terrain pendant la saison des pluies, généralement de novembre à avril. De fortes précipitations peuvent également se produire en dehors de cette période.Le changement climatique a également accru l’intensité des tempêtes, entraînant des pluies plus abondantes, des crues soudaines et des rafales plus violentes.En mars, des inondations et des glissements de terrain sur l’île de Java, consécutifs à de fortes pluies, nt fait trois morts et cinq disparus.En janvier, au moins 25 personnes sont mortes en raison des intempérioes dans le centre de Java.

S. Koreans greeted with applause at home after US detention

Hundreds of South Korean workers were greeted by applause and tearful relatives Friday when they returned home after being tangled in a US immigration row that cast a shadow over massive Korean investments in the United States.South Koreans made up the majority of the 475 people arrested at a Hyundai-LG battery factory site in the state of Georgia, triggering a delicate effort to resolve the thorny situation between close allies.Officials from South Korea’s government applauded as the 310 workers stepped off the chartered flight at Incheon airport, while some of the workers shouted “freedom” and “I’m back!” at the arrival gate. When the engineers finally appeared, waiting families broke into tears and embraced their loved ones after nearly a week without contact and a roller coaster of emotions.Outside the gate, a large monitor read “Welcome home, fellow Koreans.””The beds and shower facilities were in such poor condition that daily life was unbearable. The food was so bad, I could barely finish a single meal,” an engineer at Hyundai Motors told The Korea Economic Broadcasting of the conditions in US detention.The Georgia raid was the largest single-site operation conducted since US President Donald Trump launched a sweeping immigration crackdown, a top political priority since he returned to office in January.Experts say most of the detained South Korean workers were likely on visas that do not permit hands-on construction work.The result was a delicate episode for Asia’s fourth-largest economy, which maintains multiple plants in the United States and has heeded Washington’s push to onshore manufacturing and boost investment in America.South Korea’s Foreign Minister Cho Hyun told reporters on Friday that he was “deeply pained” by the ordeal.”The return of the workers was unexpectedly delayed by a day,” Cho said. “When I met with Secretary of State Marco Rubio on Wednesday morning, he informed me that President Trump had expressed strong dissatisfaction with how the situation was being handled and ordered a full review of all possible options, which caused the delay.”- Unions urge Washington apologise -He added that the two governments had agreed to establish a working group to create a new visa category for future South Korean investment projects.At the airport, people were seen holding a satirical placard depicting Trump in an immigration officer’s uniform, wearing a gun, alongside the words: “We’re friends, aren’t we?”The Korean Confederation of Trade Unions (KCTU), one of the country’s largest umbrella union groups, called for an apology from Trump and for Seoul to halt US investment plans.”The Trump administration’s excessive mass arrests and detentions were a clear violation of human rights,” it said in a statement sent to AFP.At the Hyundai factory site, construction will now be set back due to labour shortages, Chief Executive Officer Jose Munoz said.”This is going to give us minimum two to three months delay, because now all these people want to get back,” he said.Kim Dong-myung, president of LG Energy Solution, was more circumspect on delays.”We’ll speak on that once we’re fully prepared,” he said, adding, “It’s not as serious as some media reports suggest. We believe it’s manageable.”Many South Korean companies bring their own workforce during project development periods, with industry sources telling AFP it is common practice to use visa workarounds to avoid project delays.LG said it remained committed to its US projects, adding that it was also working to minimise “any business impact resulting from this incident”.

Italie: l’Inter Milan attend encore la “Chivu-lution”

Les débuts de Cristian Chivu aux commandes de l’Inter Milan n’ont guère convaincu, si bien que lors du choc de la 3ème journée contre la Juventus samedi (18h00) à Turin, l’ancien défenseur du club nerazzurro joue déjà gros.Quel que soit son CV, son palmarès et son expérience, tout entraîneur succédant à Simone Inzaghi aurait été dans l’oeil du cyclone.Difficile de remplacer celui qui a offert à l’Inter, en 2024, le 20e scudetto de son histoire, et qui a conduit son équipe à deux reprises en finale de la Ligue des champions (2023, 2025), avant de partir en Arabie saoudite quelques jours seulement après une retentissante déroute en finale de la C1 contre le Paris SG (5-0).C’est d’autant plus vrai quand, comme Chivu, l’heureux élu apparaît comme un choix par défaut (l’Inter voulait Cesc Fabregas, mais son club, Côme, s’est opposé à son départ), et n’a que 13 matches de Serie A à son actif, comme entraîneur intérimaire la saison dernière de Parme.Même s’il a eu la Coupe du monde des clubs en juin pour découvrir ses joueurs et se roder, Chivu est loin toujours d’avoir convaincu les tifosi intéristes, pour la plupart sceptiques lorsqu’il a été nommé.L’Inter a chuté dès les 8e de finale du Mondial aux Etats-Unis (2-0 contre Fluminense). Depuis, Lautaro Martinez et ses coéquipiers ont certes lancé leur saison en Serie A en dominant le Torino 5 à 0, mais ils sont tombés de haut contre l’Udinese, une semaine plus tard toujours à domicile (2-1).- “Encore en chantier” -“Nous sommes encore en chantier, nous devons continuer à travailler et à chercher la bonne motivation pour atteindre ce que pourra nous offrir cette saison”, a constaté Chivu.Depuis, la grande partie de ses titulaires ont rejoint leurs sélections nationales. Pas idéal pour imprimer sa marque avant deux rendez-vous déjà importants, le duel contre la Juve, autre prétendant en titre et co-leader de la Serie A, et le premier match de Ligue des champions le 17 septembre contre l’Ajax à Amsterdam.Ce que les tifosi, observateurs et autres anciennes gloires de l’Inter reprochent à Chivu, c’est de faire du sous-Inzaghi, dans le style comme dans ses compositions d’équipe.Contre le Torino pour le premier match de la saison, il a ainsi titularisé dix des onze joueurs qui avaient débuté la finale de Ligue des champions contre le PSG.Or l’équipe qui a terminé tant bien que mal la saison 2024-25, en échouant à un point de Naples en Serie A, semblait être arrivée en fin de cycle, avec un âge moyen de 29,1 ans, le plus élevé des vingt clubs italiens.Avec les arrivées des Français Ange-Yoan Bonny (21 ans) et Andy Diouf (22 ans) ou du Croate Petar Sucic (21 ans), la moyenne d’âge a baissé d’un an (28,1), mais ces recrues auront au mieux un rôle de remplaçant.Chivu, qui faisait partie de l’Inter auteur en 2010 d’un inédit triplé Serie A-Coupe d’Italie-Ligue des champions, a aussi hérité d’un groupe miné par les déceptions et rancoeurs comme l’ont montré les virulentes critiques de ses coéquipiers par Martinez après l’élimination du Mondial des clubs.”Tout va bien, tout a été clarifié, nous sommes unis”, a balayé le capitaine argentin dans France Football.”L’arrivée d’un nouvel entraîneur, le début d’un autre cycle, ça nous fait du bien, c’est important de changer d’air, d’objectifs, de forces”, a-t-il assuré.Les tifosi ne demandent qu’à le croire.

L’Indonésie prend le contrôle d’une partie de la plus grande mine de nickel au monde

Les autorités indonésiennes ont pris le contrôle d’une partie de la plus grande mine de nickel au monde, en partie détenue de façon indirecte par le groupe minier français Eramet, en raison de l’absence de permis forestier, a déclaré un responsable indonésien.La mine Weda Bay Nickel, critiquée pour ses effets sur la forêt environnante, s’étend sur 45.000 hectares sur l’île de Halmahera aux Moluques (est).Les autorités ont désormais saisi près de 150 hectares qui empiétaient sur des zones forestières sans permis, a déclaré à l’AFP Anang Supriatna, porte-parole du bureau du procureur général indonésien.Les autorités ont “pris le contrôle de la zone (…) et le terrain sera restitué au gouvernement”, a-t-il ajouté.Weda Bay Nickel (WBN) est une société commune entre le groupe indonésien Antam et la société singapourienne Strand Minerals, qui a elle-même pour actionnaires le groupe minier français Eramet et le géant chinois de la sidérurgie Tsingshan. Dans un communiqué, Eramet a indiqué que la zone saisie était “une carrière produisant des roches pour les matériaux de construction et d’entretien” et que les opérations minières n’étaient pas affectées.De son côté, dans un communiqué, Weda Bay Nickel a déclaré travailler avec les autorités compétentes pour clarifier tous les permis existants.”Nous restons déterminés à assumer l’entière responsabilité de toute violation potentielle et à mettre en œuvre des mesures correctives”, a déclaré la société.- 17% de la production mondiale -WBN indique représenter 17% de la production mondiale de nickel en 2023. L’exploitation du site fait l’objet de critiques récurrentes en raison du danger que son exploitation fait peser sur la forêt et sur la survie d’une tribu qui y vit sans contcat avec la civilisation moderne.Une enquête de l’AFP menée en juin a ainsi montré les effets sur les membres de l’une des dernières communautés de chasseurs-cueilleurs isolées du pays, la tribu indigène des Hongana Manyawa.Cette communauté affirme que la forêt dont elle dépend depuis toujours pour se nourrir et s’abriter est détruite par la déforestation et la dégradation de l’environnement liées à la mine.WBN rejette les allégations et affirme s’engager en faveur d’une “exploitation minière responsable et de la protection de l’environnement”.Des militants pour la protection de l’environnement estiment que cette saisie n’est pas susceptible de modifier l’impact plus large de la concession sur les communautés locales. Ils exhortent le gouvernement à remettre les terres saisies aux résidents concernés.”Si la saisie vise à bénéficier au peuple, alors c’est le peuple qui devrait gérer (le terrain)”, a déclaré à l’AFP Melky Nahar, coordinateur du groupe environnemental Mining Advocacy Network.Le nickel est au cœur de la stratégie de croissance de l’Indonésie, qui a interdit les exportations de minerai en 2020 afin de mieux le valoriser.L’Indonésie est à la fois le plus grand producteur mondial de ce minerai et le pays qui en possède les plus grandes réserves connues. Selon des données officielles, l’exploitation minière, dominée par le charbon et le nickel, représentait près de 9% du PIB indonésien au premier trimestre 2025.

L’Indonésie prend le contrôle d’une partie de la plus grande mine de nickel au monde

Les autorités indonésiennes ont pris le contrôle d’une partie de la plus grande mine de nickel au monde, en partie détenue de façon indirecte par le groupe minier français Eramet, en raison de l’absence de permis forestier, a déclaré un responsable indonésien.La mine Weda Bay Nickel, critiquée pour ses effets sur la forêt environnante, s’étend sur 45.000 hectares sur l’île de Halmahera aux Moluques (est).Les autorités ont désormais saisi près de 150 hectares qui empiétaient sur des zones forestières sans permis, a déclaré à l’AFP Anang Supriatna, porte-parole du bureau du procureur général indonésien.Les autorités ont “pris le contrôle de la zone (…) et le terrain sera restitué au gouvernement”, a-t-il ajouté.Weda Bay Nickel (WBN) est une société commune entre le groupe indonésien Antam et la société singapourienne Strand Minerals, qui a elle-même pour actionnaires le groupe minier français Eramet et le géant chinois de la sidérurgie Tsingshan. Dans un communiqué, Eramet a indiqué que la zone saisie était “une carrière produisant des roches pour les matériaux de construction et d’entretien” et que les opérations minières n’étaient pas affectées.De son côté, dans un communiqué, Weda Bay Nickel a déclaré travailler avec les autorités compétentes pour clarifier tous les permis existants.”Nous restons déterminés à assumer l’entière responsabilité de toute violation potentielle et à mettre en œuvre des mesures correctives”, a déclaré la société.- 17% de la production mondiale -WBN indique représenter 17% de la production mondiale de nickel en 2023. L’exploitation du site fait l’objet de critiques récurrentes en raison du danger que son exploitation fait peser sur la forêt et sur la survie d’une tribu qui y vit sans contcat avec la civilisation moderne.Une enquête de l’AFP menée en juin a ainsi montré les effets sur les membres de l’une des dernières communautés de chasseurs-cueilleurs isolées du pays, la tribu indigène des Hongana Manyawa.Cette communauté affirme que la forêt dont elle dépend depuis toujours pour se nourrir et s’abriter est détruite par la déforestation et la dégradation de l’environnement liées à la mine.WBN rejette les allégations et affirme s’engager en faveur d’une “exploitation minière responsable et de la protection de l’environnement”.Des militants pour la protection de l’environnement estiment que cette saisie n’est pas susceptible de modifier l’impact plus large de la concession sur les communautés locales. Ils exhortent le gouvernement à remettre les terres saisies aux résidents concernés.”Si la saisie vise à bénéficier au peuple, alors c’est le peuple qui devrait gérer (le terrain)”, a déclaré à l’AFP Melky Nahar, coordinateur du groupe environnemental Mining Advocacy Network.Le nickel est au cœur de la stratégie de croissance de l’Indonésie, qui a interdit les exportations de minerai en 2020 afin de mieux le valoriser.L’Indonésie est à la fois le plus grand producteur mondial de ce minerai et le pays qui en possède les plus grandes réserves connues. Selon des données officielles, l’exploitation minière, dominée par le charbon et le nickel, représentait près de 9% du PIB indonésien au premier trimestre 2025.

Joggeuse morte dans la Vienne: le suspect était surveillé par la justice

Un homme né en 1965, condamné dans le passé pour viols et surveillé par la justice, est soupçonné d’avoir enlevé et tué Agathe Hilairet, une jeune adepte de trail dont le corps avait été retrouvé le 4 mai dans la Vienne.Après deux jours de garde à vue, il a été présenté vendredi à un juge d’instruction en vue d’être mis en examen pour “meurtre précédé d’enlèvement et séquestration”, a annoncé le parquet de Poitiers.”À ce stade, il reconnaît sa présence sur les lieux et avoir été en contact avec Agathe Hilairet”, a précisé dans un communiqué la procureure de la République Rachel Bray, qui a sollicité son placement en détention provisoire.Une trace de l’ADN de la victime a été retrouvée dans le véhicule du mis en cause qui réside à Vivonne, la commune d’où la jeune femme de 28 ans était partie courir, le 10 avril dernier au matin, en partant du domicile de ses parents.De frêle corpulence, cette adepte de la course à pied avait l’habitude de parcourir de longues distances qu’elle enregistrait sur une application sportive.Son père avait donné l’alerte dans la journée, ne la voyant pas revenir, alors que son téléphone ne répondait plus. Un important dispositif de recherches avait été déployé par la gendarmerie, levé le 17 avril après une semaine de ratissages.Le 4 mai, c’est un promeneur qui avait découvert le cadavre d’Agathe Hilairet dans un secteur boisé situé en périphérie des zones de recherches. Le parquet avait alors indiqué que l’autopsie n’avait “pas permis de déterminer, à ce stade, les causes du décès”.- Sous surveillance -L’examen de la géolocalisation de la jeune femme, qui portait une montre connectée, a permis d’établir que le corps avait été déplacé, accréditant la piste criminelle.L’enquête de la section de recherches de Poitiers a donné lieu à la vérification de milliers de témoignages et signalements, au visionnage de 1.200 heures de vidéosurveillance, à 1.000 auditions, à la surveillance de véhicules et à des écoutes téléphoniques, ainsi qu’à l’étude du profil de 160 personnes.Ces investigations ont resserré les recherches sur le suspect, ouvrier agricole de profession et inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes après deux condamnations dans le passé.En février 1994, la cour d’assises du Puy-de-Dôme l’avait condamné à douze ans de réclusion criminelle pour avoir violé sous la menace d’une arme, deux ans plus tôt, une femme qui faisait son jogging. Il était sorti de prison en 2000.Puis en février 2004, la cour d’assises de Haute-Loire l’avait condamné à 30 ans de réclusion criminelle, avec une période de sûreté de 20 ans, pour viol avec arme en récidive et agression sexuelle.Il avait alors été reconnu coupable d’avoir violé, armé d’un couteau, une jeune femme de 24 ans, en octobre 2001, après l’avoir suivie chez elle dans une maison isolée du Puy-de-Dôme. Il avait également été condamné pour avoir agressé sexuellement, lors d’une permission de sortie durant sa première période de détention, une mère de famille qui faisait son footing en octobre 1999 dans ce même département.Après une incarcération en Corse, sa peine était aménagée sous la forme d’un placement dans la Vienne depuis avril 2024. L’homme était “placé sous surveillance judiciaire” depuis octobre 2024 avec injonction de soins, parmi d’autres interdictions et obligations, a détaillé le parquet.

Joggeuse morte dans la Vienne: le suspect était surveillé par la justice

Un homme né en 1965, condamné dans le passé pour viols et surveillé par la justice, est soupçonné d’avoir enlevé et tué Agathe Hilairet, une jeune adepte de trail dont le corps avait été retrouvé le 4 mai dans la Vienne.Après deux jours de garde à vue, il a été présenté vendredi à un juge d’instruction en vue d’être mis en examen pour “meurtre précédé d’enlèvement et séquestration”, a annoncé le parquet de Poitiers.”À ce stade, il reconnaît sa présence sur les lieux et avoir été en contact avec Agathe Hilairet”, a précisé dans un communiqué la procureure de la République Rachel Bray, qui a sollicité son placement en détention provisoire.Une trace de l’ADN de la victime a été retrouvée dans le véhicule du mis en cause qui réside à Vivonne, la commune d’où la jeune femme de 28 ans était partie courir, le 10 avril dernier au matin, en partant du domicile de ses parents.De frêle corpulence, cette adepte de la course à pied avait l’habitude de parcourir de longues distances qu’elle enregistrait sur une application sportive.Son père avait donné l’alerte dans la journée, ne la voyant pas revenir, alors que son téléphone ne répondait plus. Un important dispositif de recherches avait été déployé par la gendarmerie, levé le 17 avril après une semaine de ratissages.Le 4 mai, c’est un promeneur qui avait découvert le cadavre d’Agathe Hilairet dans un secteur boisé situé en périphérie des zones de recherches. Le parquet avait alors indiqué que l’autopsie n’avait “pas permis de déterminer, à ce stade, les causes du décès”.- Sous surveillance -L’examen de la géolocalisation de la jeune femme, qui portait une montre connectée, a permis d’établir que le corps avait été déplacé, accréditant la piste criminelle.L’enquête de la section de recherches de Poitiers a donné lieu à la vérification de milliers de témoignages et signalements, au visionnage de 1.200 heures de vidéosurveillance, à 1.000 auditions, à la surveillance de véhicules et à des écoutes téléphoniques, ainsi qu’à l’étude du profil de 160 personnes.Ces investigations ont resserré les recherches sur le suspect, ouvrier agricole de profession et inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes après deux condamnations dans le passé.En février 1994, la cour d’assises du Puy-de-Dôme l’avait condamné à douze ans de réclusion criminelle pour avoir violé sous la menace d’une arme, deux ans plus tôt, une femme qui faisait son jogging. Il était sorti de prison en 2000.Puis en février 2004, la cour d’assises de Haute-Loire l’avait condamné à 30 ans de réclusion criminelle, avec une période de sûreté de 20 ans, pour viol avec arme en récidive et agression sexuelle.Il avait alors été reconnu coupable d’avoir violé, armé d’un couteau, une jeune femme de 24 ans, en octobre 2001, après l’avoir suivie chez elle dans une maison isolée du Puy-de-Dôme. Il avait également été condamné pour avoir agressé sexuellement, lors d’une permission de sortie durant sa première période de détention, une mère de famille qui faisait son footing en octobre 1999 dans ce même département.Après une incarcération en Corse, sa peine était aménagée sous la forme d’un placement dans la Vienne depuis avril 2024. L’homme était “placé sous surveillance judiciaire” depuis octobre 2024 avec injonction de soins, parmi d’autres interdictions et obligations, a détaillé le parquet.