A son procès en appel, Marine Le Pen plaide la “bonne foi” du Front national

Marine Le Pen a protesté mercredi de sa “bonne foi” et de celle de son parti, au cours d’un interrogatoire aussi minutieux que parfois laborieux devant la cour d’appel de Paris au procès des assistants d’eurodéputés.Au terme de cette déposition-marathon entamée la veille et qui aura duré en tout près de treize heures, celle qui joue son avenir politique a fait part en privé d’une épreuve physiquement éprouvante, mais avec l’impression d’avoir pu s’expliquer et être entendue, de manière plus “normale” qu’en première instance.Son avocat, Me Rodolphe Bosselut, a pour sa part considéré que l’interrogatoire s’était “bien passé”.La justice reproche à Marine Le Pen, ainsi qu’au Rassemblement national (alors appelé Front national) et à dix autres cadres, d’avoir entre 2004 et 2016 fait embaucher des assistants parlementaires aux eurodéputés du parti, rémunérés par des fonds du Parlement européen mais dont l’activité n’aurait été qu’au seul bénéfice du FN.”Pourquoi est-ce que nous, qui sommes des gens rigoureux, semblons avoir fait preuve, dans la façon dont ce dossier est présenté, d’une absence totale de rigueur?”, a interrogé la cheffe de file de l’extrême droite mercredi matin. En y répondant dans la foulée: “Car nous étions totalement de bonne foi”.Ainsi Marine Le Pen a-t-elle développé toute la journée cet axe de défense, corollaire de la “non-intentionnalité” sur laquelle elle avait déjà insisté la veille.Certes, concède celle qui est actuellement inéligible, “des reproches incontestablement peuvent nous être faits”.Mais les problèmes liés à l’emploi d’assistants parlementaires découlent selon elle d’un défaut d’information et de contrôle de l’institution communautaire car “l’administration du Parlement européen était beaucoup plus coulante que ce qu’elle est aujourd’hui”.”Des règles absolument immuables, que tout le monde respectait et sur lesquelles le Parlement européen faisait preuve d’une fermeté totale? Ça n’était pas le cas!”, martèle-t-elle.Manière, aussi, de répondre à la présidente de la cour d’appel, Michèle Agi, qui l’avait tancée quelques minutes plus tôt en rappelant à la prévenue Le Pen qu’elle était “avocate” de formation, “connaissait le droit” et qu'”un contrat, c’est quelque chose qui (lui) parle”.En fin de journée, celle qui avait repris la présidence du Front national en 2011 en convient: “Est-ce que c’était lié à la désorganisation (du parti)? Peut-être. Est-ce que les uns et les autres ont eu le sentiment de commettre un délit? Je suis convaincue que non. Est-ce que le parti a commis un délit de manière intentionnelle? Je crois que non”, et s'”il y a des assistants qui ont fait bénéficier leur force de travail au parti, je ne dis pas que c’était volontaire de leur part”.Conclusion: “Si tout ça était à refaire, on ne referait pas la même chose”.-“Salarié clandestin” -Face aux interrogations parfois répétées – par la présidente, une juge assesseur, l’avocat du Parlement européen ou les deux représentants de l’accusation -, la députée du Pas-de-Calais a conservé durant toute l’audience une apparente “sérénité”, quitte à se montrer laborieuse.Plus de vingt ans après le début des faits reprochés, le temps écoulé rend “extrêmement difficile de faire peser la preuve de son innocence”, déplore-t-elle, tandis que la cour d’appel décortique un par un les différents contrats d’assistants parlementaires liés à son mandat d’eurodéputée.”Je ne sais pas comment faire pour vous prouver ce que je ne peux pas vous prouver, que je dois vous prouver”, finit-elle par s’agacer.Catherine Griset, son assistante personnelle de toujours, soudainement bombardée à Bruxelles alors que son bureau est à Paris? “Ça n’est pas parce qu’elle est à Paris qu’elle ne fait pas son travail d’assistante parlementaire”, jure Marine Le Pen, admettant néanmoins “l’erreur” d’avoir “embauché des gens qui travaillaient au siège” du FN.Mardi, elle avait expliqué que son “conseiller spécial” en tant que présidente du parti, Julien Odoul, n’était en fait qu’un modeste contributeur de notes – au point qu’elle avait supposé qu’il avait un “autre emploi”. Mais elle avait dit ignorer qu’il était censé être l’assistant parlementaire d’une eurodéputée FN.L’un des avocats généraux enfonce: “Julien Odoul vous envoie des notes sans que vous l’ayez voulu? Je connaissais la notion de travail fictif mais celle de salarié clandestin, je la découvre”.Marine Le Pen conteste toujours avec véhémence quelque “système”, pierre angulaire de l’accusation: “Je n’ai jamais donné de consigne d’embauche”.Et lorsque son père était le patron ?”Jean-Marie Le Pen considérait que le parti était pauvre et qu’on ne pouvait pas se permettre de ne pas utiliser les moyens qui étaient apportés par les institutions. Sinon, c’était autant de forces de travail auxquelles on renonçait”, admet la benjamine Le Pen, mais “c’était sa vision. En réalité, chacun faisait absolument ce qu’il voulait”.Et “en ce qui (la) concerne”, elle n’a “jamais donné consigne d’utiliser les dotations jusqu’au bout”: “je n’ai jamais eu aucune appétence à apurer” les enveloppes européennes.Le procès est prévu jusqu’au 11 février.

US Supreme Court hears Trump bid to fire Fed governor

The US Supreme Court appeared likely on Wednesday to allow a Federal Reserve governor fired by President Donald Trump to remain in her post for now in a case with far-reaching consequences for the central bank’s independence.Trump sought in August to dismiss Fed governor Lisa Cook, a key official serving on the bank’s interest rate-setting committee, accusing her of mortgage fraud. She denies the allegations.The conservative-dominated Supreme Court barred the Republican president in October from immediately removing Cook, allowing her to stay on the job until it could hear the case contesting her dismissal.During two hours of oral arguments, a majority of the nine justices on the top court — both conservatives and liberals — seemed skeptical that the president had shown sufficient cause to remove Cook or had provided her with appropriate due process.Justice Brett Kavanaugh expressed concern that setting a “very low bar for cause” could allow presidents to dismiss Fed governors at will and “weaken, if not shatter, the independence of the Federal Reserve.””All of the current president’s appointees would likely be removed for cause on January 20, 2029 if there’s a Democratic president,” Kavanaugh said, referring to the next inauguration day.Justice Samuel Alito, another conservative, took issue with the “hurried manner” in which the court was being asked to decide the case while the facts remain in dispute.Solicitor General John Sauer pushed back, saying the allegations against Cook were serious and merited her dismissal.”Deceit or gross negligence by a financial regulator in financial transactions is cause for removal,” Sauer said.”The American people should not have their interest rates determined by someone who was, at best, grossly negligent in obtaining favorable interest rates for herself.”Trump has accused Cook of making false statements on one or more mortgage agreements, allegedly claiming two primary residences, one in Michigan and another in Georgia.Paul Clement, Cook’s lawyer, said she had “at most” made an “inadvertent mistake” on her mortgage documents and noted that no previous president has ever tried to remove a Fed governor.”It’s less important that the president have full faith in every single governor, and it’s more important that the markets and the public have faith in the independence of the Fed from the president and from Congress,” Clement said.- ‘Political pressure’ -In a sign of public support for Cook, Fed Chair Jerome Powell personally attended the hearing, which comes as the Trump administration intensifies its pressure on the central bank, including the opening of a criminal investigation into the Fed chief.Earlier this month, Powell revealed that US prosecutors had launched an inquiry into him over an ongoing renovation of the Fed’s headquarters.Powell has dismissed the investigation as a politically motivated attempt to influence the central bank’s interest rate setting.Trump’s bid to fire Cook, the first Black woman to serve on the central bank’s board of governors, and the probe into Powell are a dramatic escalation of the president’s efforts to control the Fed.Trump has repeatedly criticized the Fed for spurning his demands to slash interest rates more aggressively.By ousting Cook, the Republican president could potentially add another voice to the Fed’s board to try and shift interest rates in his favored direction.The Supreme Court has overwhelmingly sided with Trump since he returned to office and it recently allowed him to fire members of other independent government boards. But it created a carve-out for the Fed in its ruling.Cook became a Fed governor in 2022 and was reappointed to the board in 2023.In a statement released after the hearing, she said the case “is about whether the Federal Reserve will set key interest rates guided by evidence and independent judgment or will succumb to political pressure.”

Vastes rappels de lait infantile dans plusieurs pays

Après Nestlé ces dernières semaines, le français Lactalis a annoncé mercredi le lancement d’un vaste rappel de lait infantile dans plusieurs pays dont la France, la Chine, l’Australie et le Mexique. Les autorités françaises ont fait un lien entre ces deux campagnes: un fournisseur chinois.Les rappels de Lactalis et Nestlé sont motivés par la présence éventuelle de céréulide, une substance d’origine bactérienne susceptible de provoquer diarrhées et vomissements, dans les laits infantiles pourtant très contrôlés puisqu’ils sont utilisés auprès des nourrissons, en complément ou comme aliment alternatif au lait maternel.La céréulide est un composant toxique produit dans certaines conditions par une famille de bactéries quand celles-ci sont réchauffées à une température insuffisante pour les éliminer, puis refroidies.”Les retraits et rappels organisés actuellement par Nestlé et Lactalis sont bien dus à une matière première fournie par un même producteur en Chine”, a indiqué le ministère de l’Agriculture à l’AFP.Selon l’association Foodwatch, il s’agit d’un des rares fournisseurs dans le monde d’acide arachidonique (ARA), substance de synthèse très réglementée en Europe entrant dans la composition de certains laits infantiles car source d’oméga-6.L’ONG a annoncé mercredi porter plainte contre X pour “faire la lumière” sur ces rappels, affirmant que “des millions de nourrissons dans le monde étaient concernés”.- Rappels de Danone -Le secteur du lait infantile a été secoué ces dernières années par plusieurs alertes sanitaires, avérées ou non.Lactalis est mis en examen depuis 2023 notamment pour “tromperie aggravée” et “blessures involontaires”, en raison de sa gestion de la crise du lait infantile de 2017-2018, quand plusieurs dizaines de nourrissons en France avaient été atteints de salmonellose. Ces alertes ont des répercussions importantes sur les ventes des groupes et la confiance des consommateurs, en témoignent les baisses ces dernières semaines du cours de Bourse de Nestlé, un des leaders du secteur, après les annonces successives de rappel. Lactalis n’est pas coté.Mercredi, c’est Danone, autre acteur incontournable du lait infantile dans le monde, qui a observé sa plus forte baisse en séance depuis son introduction en Bourse en 1989.L’agence alimentaire de Singapour a annoncé le 17 janvier le rappel de laits infantiles Dumex, une marque de nutrition pour bébés rachetée en 2022 par Danone. Selon l’entreprise, seules “quelques palettes” de Dumex 1er âge ont été bloquées à la demande des autorités singapouriennes, ce qui signifie que les lots concernés n’étaient pas encore en magasin.Ces blocages s’ajoutent aux rappels plus massifs de Lactalis, dans 17 pays, et Nestlé, dans une soixantaine de pays.En France métropolitaine pour Lactalis, c’est la marque Picot, vendue en pharmacie et en supermarchés, qui est concernée. Ce rappel fait suite à une alerte de l’association Alliance 7, qui réunit des syndicats des métiers de l’épicerie et de la nutrition spécialisée, a expliqué Lactalis à l’AFP.Seize autres pays sont concernés: l’Australie, le Chili, la Chine, la Colombie, le Congo-Brazzaville, l’Équateur, l’Espagne, Madagascar, le Mexique, l’Ouzbékistan, le Pérou, la Géorgie, la Grèce, le Koweït, la République Tchèque et Taïwan.- “Quelques lots” -Pour tous ces pays, il s’agit de “quelques lots” produits en France, a souligné une porte-parole à l’AFP, sans les détailler, ceux-ci n’ayant pas la même taille en fonction des commandes.Lactalis n’a pas souhaité communiquer le nom de son fournisseur d’acide arachidonique, précisant qu’il était distribué par un grossiste européen partenaire.”A ce stade, aucune réclamation ni aucun signalement liés à la consommation de ces produits n’ont été rapportés par les autorités françaises”, ajoute le géant laitier.Début janvier, plusieurs des filiales de Nestlé en Europe, notamment en Allemagne, en Italie, en Suède et en France, avaient annoncé un rappel volontaire de certains lots de produits, commercialisés sous des noms différents selon les pays. Des produits Nestlé avaient été rappelés dès mi-décembre.Ces procédures concernent désormais une soixantaine de pays, dont la France, et le patron de Nestlé, Philipp Navratil, a présenté des excuses mi-janvier alors que le groupe est accusé par des ONG d’avoir tardé à prendre des mesures.Les autorités sanitaires françaises ont annoncé mardi que des investigations étaient en cours après le décès d’un bébé ayant consommé du lait infantile produit par Nestlé et concerné par un vaste rappel, sans qu’il soit possible à ce stade d’établir un lien direct.hrc-cho-jah-mdz/abb/LyS

Vastes rappels de lait infantile dans plusieurs pays

Après Nestlé ces dernières semaines, le français Lactalis a annoncé mercredi le lancement d’un vaste rappel de lait infantile dans plusieurs pays dont la France, la Chine, l’Australie et le Mexique. Les autorités françaises ont fait un lien entre ces deux campagnes: un fournisseur chinois.Les rappels de Lactalis et Nestlé sont motivés par la présence éventuelle de céréulide, une substance d’origine bactérienne susceptible de provoquer diarrhées et vomissements, dans les laits infantiles pourtant très contrôlés puisqu’ils sont utilisés auprès des nourrissons, en complément ou comme aliment alternatif au lait maternel.La céréulide est un composant toxique produit dans certaines conditions par une famille de bactéries quand celles-ci sont réchauffées à une température insuffisante pour les éliminer, puis refroidies.”Les retraits et rappels organisés actuellement par Nestlé et Lactalis sont bien dus à une matière première fournie par un même producteur en Chine”, a indiqué le ministère de l’Agriculture à l’AFP.Selon l’association Foodwatch, il s’agit d’un des rares fournisseurs dans le monde d’acide arachidonique (ARA), substance de synthèse très réglementée en Europe entrant dans la composition de certains laits infantiles car source d’oméga-6.L’ONG a annoncé mercredi porter plainte contre X pour “faire la lumière” sur ces rappels, affirmant que “des millions de nourrissons dans le monde étaient concernés”.- Rappels de Danone -Le secteur du lait infantile a été secoué ces dernières années par plusieurs alertes sanitaires, avérées ou non.Lactalis est mis en examen depuis 2023 notamment pour “tromperie aggravée” et “blessures involontaires”, en raison de sa gestion de la crise du lait infantile de 2017-2018, quand plusieurs dizaines de nourrissons en France avaient été atteints de salmonellose. Ces alertes ont des répercussions importantes sur les ventes des groupes et la confiance des consommateurs, en témoignent les baisses ces dernières semaines du cours de Bourse de Nestlé, un des leaders du secteur, après les annonces successives de rappel. Lactalis n’est pas coté.Mercredi, c’est Danone, autre acteur incontournable du lait infantile dans le monde, qui a observé sa plus forte baisse en séance depuis son introduction en Bourse en 1989.L’agence alimentaire de Singapour a annoncé le 17 janvier le rappel de laits infantiles Dumex, une marque de nutrition pour bébés rachetée en 2022 par Danone. Selon l’entreprise, seules “quelques palettes” de Dumex 1er âge ont été bloquées à la demande des autorités singapouriennes, ce qui signifie que les lots concernés n’étaient pas encore en magasin.Ces blocages s’ajoutent aux rappels plus massifs de Lactalis, dans 17 pays, et Nestlé, dans une soixantaine de pays.En France métropolitaine pour Lactalis, c’est la marque Picot, vendue en pharmacie et en supermarchés, qui est concernée. Ce rappel fait suite à une alerte de l’association Alliance 7, qui réunit des syndicats des métiers de l’épicerie et de la nutrition spécialisée, a expliqué Lactalis à l’AFP.Seize autres pays sont concernés: l’Australie, le Chili, la Chine, la Colombie, le Congo-Brazzaville, l’Équateur, l’Espagne, Madagascar, le Mexique, l’Ouzbékistan, le Pérou, la Géorgie, la Grèce, le Koweït, la République Tchèque et Taïwan.- “Quelques lots” -Pour tous ces pays, il s’agit de “quelques lots” produits en France, a souligné une porte-parole à l’AFP, sans les détailler, ceux-ci n’ayant pas la même taille en fonction des commandes.Lactalis n’a pas souhaité communiquer le nom de son fournisseur d’acide arachidonique, précisant qu’il était distribué par un grossiste européen partenaire.”A ce stade, aucune réclamation ni aucun signalement liés à la consommation de ces produits n’ont été rapportés par les autorités françaises”, ajoute le géant laitier.Début janvier, plusieurs des filiales de Nestlé en Europe, notamment en Allemagne, en Italie, en Suède et en France, avaient annoncé un rappel volontaire de certains lots de produits, commercialisés sous des noms différents selon les pays. Des produits Nestlé avaient été rappelés dès mi-décembre.Ces procédures concernent désormais une soixantaine de pays, dont la France, et le patron de Nestlé, Philipp Navratil, a présenté des excuses mi-janvier alors que le groupe est accusé par des ONG d’avoir tardé à prendre des mesures.Les autorités sanitaires françaises ont annoncé mardi que des investigations étaient en cours après le décès d’un bébé ayant consommé du lait infantile produit par Nestlé et concerné par un vaste rappel, sans qu’il soit possible à ce stade d’établir un lien direct.hrc-cho-jah-mdz/abb/LyS

Près de Douai, la voiture électrique 100% française devient réalité

Deux immenses usines côte-à-côte, en banlieue de Douai, produisent ensemble les premières voitures électriques 100% françaises: la Manufacture Renault, qui vient de sortir sa 100.000e R5 électrique, et la gigafactory du chinois Envision, son fournisseur de batteries.Annoncé en 2021,le site AESC Envision, cofinancé par des fonds européens (480 millions d’euros sur 1,3 milliard), atteindra mi-2026 son premier gigawatt-heure, de quoi équiper environ 20.000 véhicules. En pleine accélération, “le site compte produire 10 GWh par an, l’équivalent des batteries pour 180.000 à 200.000 véhicules”, a expliqué mercredi son directeur Ayume Kurose, dont la moitié sera destinée aux voitures Renault. AESC, filiale japonaise du chinois Environ, a déjà embauché 900 personnes et escompte un effectif de 1.200.Très automatisée, cette usine flambant neuve démarrée en mars 2025 profite du savoir-faire d’AESC, fabricant de batteries depuis 2010 qui possède plusieurs sites en Asie et en Europe. Avec ses six lignes de production, ce site français, son plus important, affiche un taux de rebut de seulement 5%. Un taux très faible par rapport aux deux autres gigafactories qui viennent de démarrer dans les Hauts-de-France, celle d’ACC (coentreprise de Stellantis, Mercedes et TotalEnergies) et celle du français Verkor. L’enjeu est crucial; la lenteur du décollage d’ACC ralentit la production de certains modèles de Stellantis. Le site d’AESC Envision a investi plus de dix hectares que lui a vendus Renault, son voisin, dont la “Manufacture” est désormais entièrement consacrée aux modèles électriques.  – Petit train – C’est ici qu’est produite la Renault 5 électrique, devenue en un an la plus vendue des voitures électriques en France et deuxième en Europe. “Déjà 38.000 immatriculation en France”, s’est félicité le ministre de l’Industrie Sébastien Martin.A terme un petit train transportera les batteries d’AESC vers la chaîne de montage de Renault. “Pour soutenir la cadence de Renault, nous produisons H24″, a expliqué le directeur du site d’AESC.Le constructeur français a lui aussi accéléré pour accompagner l’essor de sa R5 électrique, avec 900 recrutements supplémentaires, dont des salariés venus d’autres sites de Renault dans le monde et des salariés étrangers. Fin 2025, l’usine est même passée aux 3×8 avec une demi-équipe de nuit.”Nous sommes compétitifs: il est possible en France de produire des voitures électriques. Nous avons investi sur ce site plus de 500 millions d’euros, et nous avons les deux tiers de nos fournisseurs dans un rayon de 300 km”, a souligné le directeur général de Renault François Provost. “Un écosystème s’est monté ici”, a renchéri le ministre, venu visiter les deux sites.”On a connu des années difficile, mais on retrouve une bonne dynamique avec la R5. Ca fait du bien à tout le monde”, s’est félicité Laurent Bobb, un opérateur qui travaille sur le site de Douai depuis 1988.Une interrogation toutefois, celle de la technologie des batteries: l’usine d’AESC produit des batteries NMC (nickel-manganèse-cobalt), plus compactes mais “30% plus chères que les batteries LFP” (lithium-fer-phosphate), a expliqué M. Provost. La faute notamment à l’envolée du prix du cobalt. Les batteries LFP présentent aussi “une sécurité accrue” et Renault “en maîtrise mieux la chaîne de valeur”.Aussi les R5 électriques seront-elles plutôt équipées de batteries LFP, que fournit une usine polonaise du groupe coréen LG, a expliqué un responsable de l’usine.  Les batteries NMC de AESC Envision, qui ont l’avantage d’être plus recyclables, devraient en revanche équiper les modèles plus haut de gamme et grande route que la R5, explique Renault, sachant que l’usine de Douai produit cinq autres modèles électriques, dont la Megane, la Scenic et la Nissan Micra.

Turquie: le journaliste français arrêté lundi a été libéré

Le journaliste français Raphaël Boukandoura, arrêté lundi en Turquie alors qu’il couvrait une manifestation prokurde, a été libéré mercredi soir.C’est lui-même qui l’a annoncé à l’AFP lors d’un bref appel depuis un taxi qui le ramenait chez lui, après avoir appelé son épouse.Son avocate et le correspondant de Reporters sans frontières en Turquie, Erol Önderoglu, …

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Très ému au tribunal, le prince Harry accuse les tabloïds d’avoir rendu la vie de Meghan “infernale”

Au bord des larmes, le prince Harry a accusé mercredi les tabloïds d’avoir rendu “infernale” la vie de son épouse Meghan, à la fin de son témoignage dans son procès contre le propriétaire du Daily Mail devant la Haute Cour de Londres.Le fils cadet du roi Charles III a passé environ deux heures et demie …

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Huge lines, laughs and gasps as Trump lectures Davos elite

To muted applause and not a few stony faces, US President Donald Trump took the stage before hundreds of the world’s rich and powerful Wednesday for the most anticipated speech of this year’s Davos forum.But during the two-hour wait to get in, the excitement to hear the leader of the world’s most powerful nation in person was palpable — “It’s like a rock festival,” one attendee said.  Quickly the doors to the World Economic Forum’s packed congress hall closed, forcing hundreds to scramble for spots in overflow rooms to watch him on screens.Even the president of Latvia, Edgars Rinkevics, was stuck in line at one point before an aide guided him elsewhere.”It’s interesting that people were lining up to hear President Trump, like they were not lining to hear any other speaker — none has got such kind of interest,” Rinkevics told AFP afterwards.Many were apprehensive about the escalating tensions between Trump and Europe over his bid to seize Greenland, a crisis that has overshadowed the annual schmoozefest’s agenda.”I expect the worst. From what we know from Trump, he always needs to have all the attention and he needs to have a shocker message,” Julia Binder, of the Swiss-based IMD Business School, told AFP.And shock he did.- ‘Neo-imperial’ -In one overflow room, attendees mockingly laughed and gasped throughout his speech.Guffaws when Trump talked about wind farms killing birds. Nervous laughs when he said he was asking for “a piece of ice”, meaning Greenland. Stunned and turning to each other for confirmation when Trump abruptly started referring to Greenland as “Iceland”.Others said “oh no” when he alleged that “Canada lives because of the United States” after accusing its Prime Minister Mark Carney of being ungrateful in his own widely praised speech on Tuesday. Unbelieving laughs broke out when he made fun of French President Emmanuel Macron for wearing sunglasses — due to a burst blood vessel — during his own speech on Tuesday.And howls when he again insisted: “All the US is asking for is a place called Greenland.””I would say he’s gone from neocon to neo-imperial,” one attendee whispered.An hour into Trump’s rambling speech, people started to leave the overflow rooms. “He’s a nutcase,” one said on the way out. – ‘Piece of rock’ -Many said Trump was the ideal guest at a forum for hearing provocative voices.”Davos is a platform for and exchange of ideas, of views. So we are here to listen to all views, whether we like them or not,” said Daniel Marokane, chief executive of a South African power company.But others took umbrage at his trademark abrasiveness and attacks, including an insistence that the US deserves Greenland as payback for its massive NATO financing.”We’re in the business of democracy, we’re not in the business of merger and acquisitions,” Sweden’s Energy Minister Ebba Busch said afterwards. “We will not be blackmailed”.”Trump got elected because he knows how to read a room, but I’m not sure he read the room this time,” said an American medical technology executive, who like others requested anonymity to protect his company’s identity.”One guy I saw get up and leave, he was visibly shaking with anger.”For Polish President Karol Nawrocki, it was a “very important speech”, not least because Trump claimed he would not use force to acquire Greenland.”We’re looking for the diplomatic solution of this, and I’m sure that it will be solved,” he told AFP.Vocal Trump critic Gavin Newsom, governor of California, called Trump’s speech “jaw dropping” for an international audience, saying he had harmed US-European ties despite backing off his implicit threat of using force to seize Greenland. “The damage is extraordinary. And that’s what made this speech so pathetic. What was the point of all this?” he said.For Philippe Aghion, co-winner of the 2025 Nobel prize in economics, “His speech confirms my feeling that Europe needs to rise up, wake up”.”You have to negotiate from a position of strength, and it’s important for Europe to make itself respected,” he told AFP.