Migrants: trois morts et trois disparus dans deux drames distincts dans la Manche

“Une nuit comme on n’en avait pas vécu depuis plusieurs mois”: trois migrants sont morts et trois autres ont “vraisemblablement” disparu lors de deux tentatives distinctes de traversée de la Manche entre mardi et mercredi, selon un bilan toujours provisoire.Tôt mercredi matin, le remorqueur d’intervention, d’assistance et de sauvetage Abeille Normandie a ramené au port de Boulogne-sur-Mer un groupe de 44 migrants, dont trois personnes inanimées, déclarées décédées peu après.Ces trois victimes ont “vraisemblablement” été “écrasées au fond” d’une embarcation partie de Sangatte, près de Calais, a déclaré le préfet du Pas-de-Calais Laurent Touvet lors d’un point presse à Boulogne-sur-Mer.Selon les premiers éléments à sa disposition, deux des personnes décédées seraient originaire de l’Asie du sud-est et la troisième “serait plutôt égyptienne, et ce sont des personnes jeunes (…) peut-être deux mineurs”. Il s’agirait d’une femme et de deux hommes, a ajouté M. Touvet.Trois autres personnes qui étaient à bord de la même embarcation ont été hospitalisées à Boulogne-sur-Mer, et les 38 autres personnes secourues ont été débarquées dans la même ville.Malgré ce drame, l’embarcation a poursuivi sa route, 28 autres de ses occupants ayant “refusé l’assistance proposée” par les moyens français, selon un communiqué de la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord (Prémar) diffusé ultérieurement.- Recherches en cours -Lors d’un autre incident mardi soir, trois personnes ont “vraisemblablement” disparu en mer lors du départ chaotique d’une autre embarcation près de Neufchâtel-Hardelot, au sud de Boulogne-sur-Mer, toujours selon le préfet.”Une personne a pu être réanimée par les gendarmes alors qu’elle était en train de se noyer”, mais “un peu plus tard, on a entendu des cris dans la mer de personnes plus éloignées”, selon M. Touvet.Les recherches menées par des moyens nautiques et aériens n’ont pas permis “de nouvelle détection de naufragé”, selon le communiqué de la Prémar. Mais des opérations de recherches étaient “toujours en cours” mercredi après-midi, a précisé un porte-parole de la Prémar à l’AFP.Deux enquêtes distinctes ont été ouvertes sur ces deux affaires, a déclaré à l’AFP la procureure de Boulogne-sur-Mer Cécile Gressier. Dans celle de Neufchâtel-Hardelot, quatre naufragés doivent être entendus, dont la personne ayant été sauvée de la noyade, a-t-elle précisé.Cela porte à au moins 23 le nombre de décès survenus lors de tentatives de traversées clandestines de la frontière franco-britannique depuis le début de l’année, selon un comptage de l’AFP à partir de données françaises officielles.- Bateau surchargé record -C’est “une nuit comme on n’en avait pas vécu depuis plusieurs mois”, a résumé M. Touvet.”Le bilan aurait pu être beaucoup, beaucoup plus lourd” a-t-il toutefois souligné: un troisième bateau en difficulté a été secouru avec 115 personnes à bord, probablement un “record” pour une embarcation clandestine dans la région, selon le préfet.Cette embarcation partie de Dieppe comptait même 125 passagers initialement, dix ayant été secourus à bord quelques heures plus tôt, selon la Prémar.Ces traversées périlleuses se font avec des canots pneumatiques de quelques mètres de long surnommés “small boats”, souvent surchargés et dont peu de passagers ont des gilets de sauvetage.Plus de 30.000 personnes sont arrivées de la sorte sur les côtes anglaises depuis janvier selon le ministère de l’Intérieur britannique, un chiffre record à ce stade de l’année. La seule journée de samedi a vu 17 embarcations et plus de 1.000 migrants réussir la traversée, toujours selon les autorités britanniques.Mardi, une femme migrante a été déclarée décédée sur le rivage britannique à l’issue d’une tentative de traversée.Depuis son élection en juillet 2024, le gouvernement du travailliste Keir Starmer a multiplié les initiatives pour tenter de limiter les arrivées au Royaume-Uni, mais il peine à endiguer ce phénomène.Sa nouvelle ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood, nommée vendredi, a promis que des expulsions de migrants vers la France, prévues dans le cadre d’un accord bilatéral entré en vigueur en août et censé avoir un effet dissuasif sur les traversées clandestines, débuteront “de manière imminente”.Londres a assuré début août avoir commencé à placer en détention des migrants arrivés par “small boats” dans le cadre de cet accord aux contours encore flous, régulièrement dénoncé par les associations.

Von der Leyen appelle l’Europe à “se battre pour sa place” dans un monde “hostile”

L’Europe doit “se battre pour sa place” au milieu d’un monde “hostile” et d’une “tempête” géopolitique qui va durer, a martelé mercredi la présidente de la Commission Ursula von der Leyen devant les eurodéputés, affichant son soutien à la Pologne après l’interception de drones russes.La cheffe de l’exécutif européen a opté pour un ton résolument offensif à Strasbourg, dans un discours d’une heure et demie consacré à ses priorités politiques et à la nécessité de changements profonds face au “nouvel ordre mondial”.Elle a d’abord fustigé une “violation dangereuse” et sans précédent de l’espace aérien polonais par la Russie, après l’interception de drones entrés au cours d’une attaque russe contre l’Ukraine voisine.”L’Europe défendra chaque centimètre carré de son territoire”, a lancé la dirigeante allemande.Ursula von der Leyen a appelé le Vieux continent à muscler encore son effort de défense, afin de se doter “de moyens stratégiques indépendants”.En soutien à l’Ukraine, elle a indiqué que l’UE allait utiliser les intérêts des avoirs russes gelés pour accorder un nouveau “prêt de réparation” à Kiev, mais sans toucher directement à ces actifs eux-mêmes.Elle a également promis prochainement un sommet “pour le retour des enfants ukrainiens” enlevés par la Russie.L’UE prépare un 19e paquet de sanctions contre Moscou, qui pourrait aussi cibler certains pays achetant des hydrocarbures russes.- “Carcan de l’unanimité” -En matière diplomatique, Ursula von der Leyen était également très attendue sur le Moyen-Orient, au lendemain de raids israéliens au Qatar visant des responsables du mouvement islamiste palestinien Hamas.La gauche est arrivée vêtue de rouge dans l’hémicycle pour dénoncer la guerre à Gaza et l’inaction européenne.”Allons-nous attendre qu’il ne reste plus rien de Gaza pour agir ?”, s’est indigné le chef des écologistes Bas Eickhout.Ursula von der Leyen a haussé le ton contre le gouvernement israélien en proposant des sanctions contre les “ministres extrémistes” et “une suspension partielle de l’accord d’association (UE-Israël) sur les questions liées au commerce”.Israël a aussitôt reproché à la cheffe de l’exécutif européen d’envoyer “un mauvais message, qui renforce le Hamas”.Les mesures proposées mercredi seront toutefois très difficiles à faire adopter par des Etats membres profondément divisés sur le sujet.Au sein de l’UE, “nous ne pouvons pas nous permettre d’être paralysés”, a tenté de conjurer la présidente de la Commission.Au passage, elle a plaidé pour une réforme institutionnelle, un serpent de mer de l’Union européenne. Afin de surmonter ses divisions, l’UE devrait se débarrasser du “carcan de l’unanimité” en matière de politique étrangère et passer à la majorité qualifiée, a-t-elle soutenu.- “Imaginez le chaos” -Confrontée à la colère des eurodéputés, elle a ensuite défendu bec et ongles l’accord commercial scellé fin juillet avec les Etats-Unis de Donald Trump, une “stabilité cruciale” dans “le chaos” géopolitique actuel.La présidente de la Commission est critiquée de toutes parts pour cet accord sur les taxes douanières, vécu par beaucoup comme une “humiliation”.”Je comprends les premières réactions”, mais “pensez aux répercussions d’une guerre commerciale totale avec les États-Unis. Imaginez le chaos”, a-t-elle lancé aux parlementaires.Elle a aussi assuré que l’Europe resterait intransigeante sur sa législation environnementale et numérique, que Donald Trump a encore fustigée vendredi après que la Commission a infligé une lourde amende à Google.L’Europe “semble faible” et “nous sommes en train de perdre” le soutien des citoyens, a mis en garde la cheffe du groupe centriste Valérie Hayer, qui dénonce un “très mauvais deal” avec Trump.Les eurodéputés devront se prononcer dans les mois qui viennent sur la baisse des taxes européennes sur les produits américains. La droite votera pour, mais les centristes entretiennent le suspense et les sociaux-démocrates menacent de voter contre.A l’extrême droite, Jordan Bardella (Patriotes) a indiqué avoir recueilli les voix nécessaires pour déposer une motion de censure contre Mme von der Leyen, qui pourrait être débattue dans les semaines qui viennent. La gauche radicale entend faire de même de son côté.Mais ces deux initiatives sont vouées à l’échec, puisque la droite, les centristes et les sociaux-démocrates n’ont pas l’intention de renverser la patronne de l’exécutif européen.

Von der Leyen appelle l’Europe à “se battre pour sa place” dans un monde “hostile”

L’Europe doit “se battre pour sa place” au milieu d’un monde “hostile” et d’une “tempête” géopolitique qui va durer, a martelé mercredi la présidente de la Commission Ursula von der Leyen devant les eurodéputés, affichant son soutien à la Pologne après l’interception de drones russes.La cheffe de l’exécutif européen a opté pour un ton résolument offensif à Strasbourg, dans un discours d’une heure et demie consacré à ses priorités politiques et à la nécessité de changements profonds face au “nouvel ordre mondial”.Elle a d’abord fustigé une “violation dangereuse” et sans précédent de l’espace aérien polonais par la Russie, après l’interception de drones entrés au cours d’une attaque russe contre l’Ukraine voisine.”L’Europe défendra chaque centimètre carré de son territoire”, a lancé la dirigeante allemande.Ursula von der Leyen a appelé le Vieux continent à muscler encore son effort de défense, afin de se doter “de moyens stratégiques indépendants”.En soutien à l’Ukraine, elle a indiqué que l’UE allait utiliser les intérêts des avoirs russes gelés pour accorder un nouveau “prêt de réparation” à Kiev, mais sans toucher directement à ces actifs eux-mêmes.Elle a également promis prochainement un sommet “pour le retour des enfants ukrainiens” enlevés par la Russie.L’UE prépare un 19e paquet de sanctions contre Moscou, qui pourrait aussi cibler certains pays achetant des hydrocarbures russes.- “Carcan de l’unanimité” -En matière diplomatique, Ursula von der Leyen était également très attendue sur le Moyen-Orient, au lendemain de raids israéliens au Qatar visant des responsables du mouvement islamiste palestinien Hamas.La gauche est arrivée vêtue de rouge dans l’hémicycle pour dénoncer la guerre à Gaza et l’inaction européenne.”Allons-nous attendre qu’il ne reste plus rien de Gaza pour agir ?”, s’est indigné le chef des écologistes Bas Eickhout.Ursula von der Leyen a haussé le ton contre le gouvernement israélien en proposant des sanctions contre les “ministres extrémistes” et “une suspension partielle de l’accord d’association (UE-Israël) sur les questions liées au commerce”.Israël a aussitôt reproché à la cheffe de l’exécutif européen d’envoyer “un mauvais message, qui renforce le Hamas”.Les mesures proposées mercredi seront toutefois très difficiles à faire adopter par des Etats membres profondément divisés sur le sujet.Au sein de l’UE, “nous ne pouvons pas nous permettre d’être paralysés”, a tenté de conjurer la présidente de la Commission.Au passage, elle a plaidé pour une réforme institutionnelle, un serpent de mer de l’Union européenne. Afin de surmonter ses divisions, l’UE devrait se débarrasser du “carcan de l’unanimité” en matière de politique étrangère et passer à la majorité qualifiée, a-t-elle soutenu.- “Imaginez le chaos” -Confrontée à la colère des eurodéputés, elle a ensuite défendu bec et ongles l’accord commercial scellé fin juillet avec les Etats-Unis de Donald Trump, une “stabilité cruciale” dans “le chaos” géopolitique actuel.La présidente de la Commission est critiquée de toutes parts pour cet accord sur les taxes douanières, vécu par beaucoup comme une “humiliation”.”Je comprends les premières réactions”, mais “pensez aux répercussions d’une guerre commerciale totale avec les États-Unis. Imaginez le chaos”, a-t-elle lancé aux parlementaires.Elle a aussi assuré que l’Europe resterait intransigeante sur sa législation environnementale et numérique, que Donald Trump a encore fustigée vendredi après que la Commission a infligé une lourde amende à Google.L’Europe “semble faible” et “nous sommes en train de perdre” le soutien des citoyens, a mis en garde la cheffe du groupe centriste Valérie Hayer, qui dénonce un “très mauvais deal” avec Trump.Les eurodéputés devront se prononcer dans les mois qui viennent sur la baisse des taxes européennes sur les produits américains. La droite votera pour, mais les centristes entretiennent le suspense et les sociaux-démocrates menacent de voter contre.A l’extrême droite, Jordan Bardella (Patriotes) a indiqué avoir recueilli les voix nécessaires pour déposer une motion de censure contre Mme von der Leyen, qui pourrait être débattue dans les semaines qui viennent. La gauche radicale entend faire de même de son côté.Mais ces deux initiatives sont vouées à l’échec, puisque la droite, les centristes et les sociaux-démocrates n’ont pas l’intention de renverser la patronne de l’exécutif européen.

Von der Leyen appelle l’Europe à “se battre pour sa place” dans un monde “hostile”

L’Europe doit “se battre pour sa place” au milieu d’un monde “hostile” et d’une “tempête” géopolitique qui va durer, a martelé mercredi la présidente de la Commission Ursula von der Leyen devant les eurodéputés, affichant son soutien à la Pologne après l’interception de drones russes.La cheffe de l’exécutif européen a opté pour un ton résolument offensif à Strasbourg, dans un discours d’une heure et demie consacré à ses priorités politiques et à la nécessité de changements profonds face au “nouvel ordre mondial”.Elle a d’abord fustigé une “violation dangereuse” et sans précédent de l’espace aérien polonais par la Russie, après l’interception de drones entrés au cours d’une attaque russe contre l’Ukraine voisine.”L’Europe défendra chaque centimètre carré de son territoire”, a lancé la dirigeante allemande.Ursula von der Leyen a appelé le Vieux continent à muscler encore son effort de défense, afin de se doter “de moyens stratégiques indépendants”.En soutien à l’Ukraine, elle a indiqué que l’UE allait utiliser les intérêts des avoirs russes gelés pour accorder un nouveau “prêt de réparation” à Kiev, mais sans toucher directement à ces actifs eux-mêmes.Elle a également promis prochainement un sommet “pour le retour des enfants ukrainiens” enlevés par la Russie.L’UE prépare un 19e paquet de sanctions contre Moscou, qui pourrait aussi cibler certains pays achetant des hydrocarbures russes.- “Carcan de l’unanimité” -En matière diplomatique, Ursula von der Leyen était également très attendue sur le Moyen-Orient, au lendemain de raids israéliens au Qatar visant des responsables du mouvement islamiste palestinien Hamas.La gauche est arrivée vêtue de rouge dans l’hémicycle pour dénoncer la guerre à Gaza et l’inaction européenne.”Allons-nous attendre qu’il ne reste plus rien de Gaza pour agir ?”, s’est indigné le chef des écologistes Bas Eickhout.Ursula von der Leyen a haussé le ton contre le gouvernement israélien en proposant des sanctions contre les “ministres extrémistes” et “une suspension partielle de l’accord d’association (UE-Israël) sur les questions liées au commerce”.Israël a aussitôt reproché à la cheffe de l’exécutif européen d’envoyer “un mauvais message, qui renforce le Hamas”.Les mesures proposées mercredi seront toutefois très difficiles à faire adopter par des Etats membres profondément divisés sur le sujet.Au sein de l’UE, “nous ne pouvons pas nous permettre d’être paralysés”, a tenté de conjurer la présidente de la Commission.Au passage, elle a plaidé pour une réforme institutionnelle, un serpent de mer de l’Union européenne. Afin de surmonter ses divisions, l’UE devrait se débarrasser du “carcan de l’unanimité” en matière de politique étrangère et passer à la majorité qualifiée, a-t-elle soutenu.- “Imaginez le chaos” -Confrontée à la colère des eurodéputés, elle a ensuite défendu bec et ongles l’accord commercial scellé fin juillet avec les Etats-Unis de Donald Trump, une “stabilité cruciale” dans “le chaos” géopolitique actuel.La présidente de la Commission est critiquée de toutes parts pour cet accord sur les taxes douanières, vécu par beaucoup comme une “humiliation”.”Je comprends les premières réactions”, mais “pensez aux répercussions d’une guerre commerciale totale avec les États-Unis. Imaginez le chaos”, a-t-elle lancé aux parlementaires.Elle a aussi assuré que l’Europe resterait intransigeante sur sa législation environnementale et numérique, que Donald Trump a encore fustigée vendredi après que la Commission a infligé une lourde amende à Google.L’Europe “semble faible” et “nous sommes en train de perdre” le soutien des citoyens, a mis en garde la cheffe du groupe centriste Valérie Hayer, qui dénonce un “très mauvais deal” avec Trump.Les eurodéputés devront se prononcer dans les mois qui viennent sur la baisse des taxes européennes sur les produits américains. La droite votera pour, mais les centristes entretiennent le suspense et les sociaux-démocrates menacent de voter contre.A l’extrême droite, Jordan Bardella (Patriotes) a indiqué avoir recueilli les voix nécessaires pour déposer une motion de censure contre Mme von der Leyen, qui pourrait être débattue dans les semaines qui viennent. La gauche radicale entend faire de même de son côté.Mais ces deux initiatives sont vouées à l’échec, puisque la droite, les centristes et les sociaux-démocrates n’ont pas l’intention de renverser la patronne de l’exécutif européen.

Equipe de France: les leçons d’une rentrée

Six points en deux matches, le retour en forme de Mbappé, un jeu résolument tourné vers l’offensive et la révélation Koné: hormis la polémique autour des blessures de Dembélé et de Doué, la dernière rentrée de Didier Deschamps en tant que sélectionneur s’est déroulée sans accrocs pour la France, bien lancée dans les qualifications du Mondial-2026.  . Une entame idéaleDans un groupe D largement à leur portée, les Bleus ont logiquement débuté de la meilleure des manières leur campagne en vue de la Coupe du monde aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada et sont d’ores et déjà en tête avec trois longueurs d’avance sur l’Islande.Il reste encore du chemin avant d’obtenir le billet pour la phase finale mais celui-ci semble quand même bien balisé. D’autant que le prochain rendez-vous est fixé au 10 octobre au Parc des Princes contre l’Azerbaïdjan, la nation la plus faible de la poule, juste avant un déplacement en Islande le 13 octobre.”Le bilan est positif”, a ainsi jugé Deschamps mardi à l’issue du succès face à l’Islande (2-1). Seules contrariétés: les longues indisponibilités des deux attaquants du PSG Ousmane Dembélé et Désiré Doué, sources de tension avec le club champion d’Europe. Mais au vu des adversaires proposés, leurs absences ne devraient pas être trop préjudiciables pour traverser l’Atlantique.     . Mbappé, leader retrouvéL’attaquant du Real Madrid semble totalement revigoré sous le maillot bleu. Il y a un an, la superstar française ne cachait pas une certaine lassitude et affichait une mine boudeuse au moment de retrouver la sélection après un Euro-2024 raté. L’ouverture en octobre dernier en Suède d’une enquête pour viol le concernant, selon la presse locale, n’avait fait qu’ajouter au malaise avant que le parquet n’annonce la clôture des investigations en l’absence de preuves suffisantes. Mais toutes ces avanies sont désormais derrière lui.Sur le terrain, Mbappé, de nouveau rayonnant physiquement, a retrouvé son efficacité, à l’image de ses prestations au Real, et ses deux réalisations contre l’Ukraine (2-0) et l’Islande lui ont permis de dépasser Thierry Henry au classement des meilleurs buteurs de l’histoire des Bleus (52), à cinq petites longueurs du record détenu par Olivier Giroud. “L’équipe de France aura toujours besoin de Kylian. Il est bien, épanoui, affûté, et ça se voit. Il fait tout pour mettre le curseur toujours plus haut. C’est un joueur hors normes”, a expliqué Deschamps, alors que le milieu Manu Koné a salué “un très grand leader”.. Une philosophie plus offensiveMalgré les difficultés constatées face à l’Islande, une évidence s’impose: les Bleus ont changé de visage depuis plusieurs mois. Confronté à un flot de critiques pour le jeu restrictif déployé, notamment durant l’Euro-2024, Deschamps a osé modifier son organisation lors du quart de finale retour de la Ligue des nations contre la Croatie (2-0, 5 t.a.b à 4), le 23 mars au Stade de France, et opté pour un schéma en 4-2-3-1 certes énergivore mais beaucoup plus spectaculaire que son classique 4-3-3. Avec à la baguette Michael Olise, installé au poste de N.10, les vice-champions du monde se créent plus d’occasions et les statistiques s’en ressentent. En cinq sorties, les Français ont inscrit 12 buts et Deschamps, bien aidé par un vivier exceptionnel dans le secteur offensif, compte bien pérenniser cette nouvelle philosophie.”Il faudra trouver le juste équilibre, parce qu’on est portés vers l’avant. Mais je ne vais pas renoncer à ce que nous faisons de bien et mettre l’adversaire en difficulté”, a-t-il estimé durant le rassemblement.. Koné s’est fait une placeAvec Michael Olise, Manu Koné est l’autre joueur à avoir profité de la période d'”oxygénation” du groupe décidée par Deschamps la saison dernière en Ligue des nations. Aux côtés du pilier de l’entre-jeu Aurélien Tchouaméni, le milieu de la Roma, finaliste des JO de Paris-2024 sous les ordres de Thierry Henry comme Olise, a crevé l’écran par son abattage et ses qualités de percussion. Une bonne pioche qui sera difficile à déloger du onze de départ.Deschamps ne tarit d’ailleurs pas d’éloges sur le joueur de 24 ans. “Il a été trop souvent sous-estimé. Il a fait une très bonne saison et il fait des choses intéressantes avec nous. Il prend de la confiance, il est très efficace à la récupération et dans l’utilisation du ballon aussi. Il prend de la place”, a-t-il déclaré.   kn/bde             

“Bloquons tout”: de la Rochelle à Valenciennes, paroles de manifestants

Ils exigent de “taxer les ultra-riches”, ressentent la nomination à Matignon de Sébastien Lecornu comme “une provocation” ou veulent “vivre dignement”: quelques paroles recueillies par l’AFP parmi les quelques dizaines de milliers de manifestants qui ont participé mercredi au mouvement national “Bloquons tout”. – “Ultra-riches, mangeons-les!””Il faut arrêter le mépris de classes, on ne veut plus que les 500 familles les plus riches de France amassent tout l’argent”, clame Marion, 43 ans, employée au port de commerce de La Rochelle en brandissant une pancarte “Ultra-riches, taxons-les, mangeons-les”. Comme beaucoup de manifestants, elle ne souhaite pas donner son nom de famille.”On en a marre que les gros s’engraissent depuis des années, que nos tout petits salaires n’augmentent jamais”, lance Karine, 52 ans, auxiliaire de vie sociale, dans la même ville. Egalement croisé à la Rochelle, Christian, 59 ans, travaille dans le service enfance-jeunesse d’une collectivité locale. En 40 ans de travail, c’est son troisième jour de grève: “Je veux exprimer un ras-le-bol, sans violence et sans haine. Je voudrais qu’il y ait une meilleure répartition de l’argent.” “Ce que je voudrais, c’est une fiscalisation juste”, renchérit Thérèse, 75 ans, à Nantes. “D’en haut, de Matignon, on parle des “boomers”, on oppose les générations. Mais il peut y avoir des jeunes très riches et des vieux très pauvres. Ce qu’il faut avant tout pour réduire les inégalités, c’est une fiscalisation plus juste, qui ne favorise pas les ultra-riches.”- Lecornu, “une provocation””La nomination de Lecornu a fini de nous énerver!”, s’agace une manifestante sur un rond-point à Guéret, dans la Creuse. “C’est un doigt d’honneur et ça nous mobilise encore plus.””Mettre un ministre des Armées à la tête du gouvernement, ça peut nous faire rigoler, c’est attention on va sortir les armes!”, affirme Jérôme Guilain, délégué syndical Sud chez Amazon Lauwin-Planque, près de Douai (Nord). “C’est de la provocation”, renchérit Marc Lambert secrétaire général SUD-Rail Lille. A Nantes, Mendoff, un agriculteur de 26 ans, manifeste: “La nomination de Lecornu, c’est un statu quo. Et surtout, c’est une couche de mépris supplémentaire. Les dernières législatives ont montré qu’on ne voulait pas de cette ligne-là. Ça suffit.” Warren, à Lyon, est “venu pour manifester et bloquer contre Macron et son monde. Tout simplement parce que même s’il a fait sauter Bayrou, il nous a mis Lecornu et c’est Macron qui continue à faire du Macron”.- “Vivre dignement”Evelyne Bazin, retraitée de 67 ans, ancienne factrice, manifeste à Bordeaux: “J’ai travaillé toute ma vie, dur, et aujourd’hui ma retraite de misère ne me suffit pas à vivre dignement. Je dois tout calculer, si j’achète de la viande aujourd’hui, je me prive d’un truc demain.”Eloïse Jacquet, 20 ans, étudiante dans la même ville pour devenir assistante sociale, parle d’une “accumulation de colère”: “mon diplôme est supposé me garantir un avenir mais aujourd’hui je ne sais pas si j’aurai un emploi ou s’il me permettra de vivre. Il y a un grand mépris de la part du gouvernement. On met beaucoup d’argent dans la défense, l’armement mais la santé et les services publics dépérissent”.”On en a marre parce que on a l’impression d’être de la génération sacrifiée parce que par exemple au lycée, il n’y a plus de moyens pour l’éducation, on a envie que ça change”, déclare Yonah, 17 ans, devant le lycée Lavoisier à Paris. – “Plus de révolutionnaires sur Facebook”Ils voulaient bloquer un dépôt pétrolier au sud de Valenciennes (Nord) mais les forces de l’ordre les ont devancés. Parmi eux, Cédric Brun, 46 ans, tourneur-fraiseur et secrétaire CGT chez PSA Valenciennes, 46 ans, s’est replié sur un rond-point à Petite Forêt. “On pensait être plus nombreux”, regrette-t-il. “Ce qui est malheureux c’est qu’il y a plus de révolutionnaires sur Facebook que dans la réalité”.

Kony defence urges ICC judges to halt caseWed, 10 Sep 2025 13:56:27 GMT

The main defence lawyer for Ugandan rebel chief Joseph Kony Wednesday urged International Criminal Court judges to freeze the case against his client, as he cannot challenge evidence in his absence.Peter Haynes said he had the “paradoxical mandate” of representing Kony’s interests without having any way of receiving his client’s instructions.The fugitive warlord faces 39 …

Kony defence urges ICC judges to halt caseWed, 10 Sep 2025 13:56:27 GMT Read More »