Stocks diverge, dollar down as Fed meets on rates

Wall Street stocks hit fresh record highs on Tuesday as the US Federal Reserve prepared to meet, while the dollar slid.The Fed’s two-day gathering is widely expected to conclude on Wednesday with the central bank agreeing to trim borrowing costs, with policymakers trying to shore up the world’s biggest economy.The dollar dropped against main rivals on Tuesday as lower interest rates make the greenback less attractive to investors, while safe haven gold hit yet another record high.”The Fed’s focus appears to have shelved inflation concerns for now, instead concentrating on a stalling (US) jobs market, which should lead to a 0.25-percent cut,” noted Richard Hunter, head of markets at Interactive Investor.Data released on Tuesday showed retail sales in the United States rose more than analysts expected in August, even as the effects of President Donald Trump’s tariffs ripple through the US economy.Overall sales jumped by 0.6 percent on a month-on-month basis in August, beating expectations of a 0.2-percent gain, showing US consumers are not holding back despite the softening jobs market.Separate data showed US non-fuel import prices rose by 0.4 percent in August, following no gain in July.”Today’s data won’t change the market’s expectation that the Fed will vote tomorrow to cut the target range for the fed funds rate by 25 basis points to 4.00-4.25 percent, but it will presumably temper calls for a 50-basis-point cut,” said Briefing.com analyst Patrick O’Hare.Wall Street’s S&P 500 and Nasdaq indices pushed to fresh record highs as trading got underway on Tuesday.Trump announced on Tuesday that the United States and China had reached a deal over TikTok, which Washington says must pass into US-controlled ownership.Trump said he would confirm the deal when he speaks with his Chinese counterpart Xi Jinping on Friday.The Fed meeting takes place with Trump appointee Stephen Miran as a new member of the bank’s rate-setting committee after the Senate narrowly voted to confirm his appointment late on Monday.Meanwhile, a US federal appeals court ruled that Fed Governor Lisa Cook can remain in her position while challenging her ouster from the bank — after Trump sought to fire her.Miran’s appointment comes as the president demands that the Fed cuts borrowing costs and accuses the central bank’s chief, Jerome Powell, of being unfit for the job.Expectations that US rates will be reduced over the next few months and possibly into 2026 continued to weigh on the dollar and pushed up gold to an all-time peak close to $3,700 an ounce.The British pound firmed versus the dollar.Analysts increasingly expect the Bank of England to maintain its key interest rate on Thursday and for the remainder of 2025.Official data on Tuesday showed UK unemployment remaining at a four-year high of 4.7 percent amid stubbornly high British inflation.European stock markets fell on Tuesday following a steady showing by Asia’s main indices.Shares in Germany’s Thyssenkrupp rose around eight percent in Frankfurt after India’s Jindal Steel International made an offer for the company’s steel division.- Key figures at around 1330 GMT -New York – Dow: UP less than 0.1 percent at 45,898.56 pointsNew York – S&P 500: UP 0.1 percent at 6,624.42New York – Nasdaq Composite: 0.2 percent at 22,397.50London – FTSE 100: DOWN 0.6 percent at 9,220.07 Paris – CAC 40: DOWN 0.4 percent at 7,865.57Frankfurt – DAX: DOWN 0.9 percent at 23,531.60Tokyo – Nikkei 225: UP 0.3 percent at 44,902.27 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: FLAT at 26,438.51 (close)Shanghai – Composite: FLAT at 3,861.87 (close)Euro/dollar: UP at $1.1823 from $1.1768 on MondayPound/dollar: UP at $1.3657 from $1.3609Dollar/yen: DOWN at 146.87 yen from 147.38 yenEuro/pound: UP at 86.59 pence from 86.47 penceBrent North Sea Crude: UP 1.0 percent at $68.10 per barrelWest Texas Intermediate: UP 1.3 percent at $64.10 per barrelburs-rl/

Bijoux de Rachida Dati: enquête ouverte pour “non-déclaration” à la HATVP

La liste des démêlés judiciaires de Rachida Dati s’allonge: une enquête est ouverte visant la non-déclaration de bijoux de luxe par la candidate LR à la mairie de Paris, qui conteste toute irrégularité et attend déjà une date d’audience dans le dossier de corruption Renault-Nissan.”L’enquête ouverte à la suite des signalements dénonçant l’éventuelle infraction de non-déclaration de bijoux” à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) “a été confiée à la brigade financière et anti-corruption (BFAC) de la police judiciaire de la préfecture de police”, a indiqué mardi le parquet de Paris, sollicité par l’AFP.Contactés par l’AFP, les avocats de Mme Dati, Me Olivier Pardo, Olivier Baratelli et Basile Ader, n’ont pas donné suite.La ministre de la Culture démissionnaire avait été mise en cause mi-avril par une enquête de Libération, affirmant qu’elle avait omis 420.000 euros de bijoux dans ses déclarations de patrimoine.”J’ai rien à régulariser. Je n’ai jamais été prise en défaut sur aucune déclaration. Donc c’est pas aujourd’hui que ça va commencer”, avait riposté la ministre début mai, précisant qu’elle comptait porter plainte de son côté pour diffamation.Selon Libération, la dernière déclaration de Mme Dati, publiée par la HATVP en juin 2024, fait état d’un patrimoine de “quelque 5,6 millions d’euros sous forme de biens immobiliers en France et au Maroc, comptes courants, assurances-vie ou produits d’épargne”. Mais aucune mention de bijoux, alors que les responsables politiques sont tenus de les déclarer lorsque leur valeur individuelle dépasse les 10.000 euros.Ces bijoux n’apparaissaient pas plus dans les nouvelles déclarations des membres du gouvernement rendues publiques le 11 juin.La HATVP peut saisir la justice si elle décèle une intention frauduleuse ou une omission substantielle.Les faits avaient été signalés à la justice à plusieurs reprises, notamment le 18 juin par le militant écologiste anticorruption de Grenoble Raymond Avrillier, ou le 26 juin par l’élu socialiste et sénateur parisien Rémi Féraud.Le média en ligne Blast a ensuite annoncé que le montant des bijoux non déclarés atteignait en réalité 600.000 euros, un chiffre “farfelu” selon une réponse faite par la défense de Mme Dati au site d’information et citée par celui-ci.- Multiples signalements -Cette nouvelle enquête est une pierre de plus dans le jardin judiciaire de la figure de proue de la droite parisienne.Mi-juillet, deux juges d’instruction parisiennes ont renvoyé Rachida Dati devant le tribunal correctionnel de Paris, au côté de l’ex-patron de Renault-Nissan Carlos Ghosn, pour corruption et trafic d’influence.Une première audience de procédure est prévue le 29 septembre pour fixer la date du procès. D’après deux sources proches du dossier qui s’étaient exprimées auprès de l’AFP en juillet, l’audience au fond pourrait se tenir après les municipales, prévues en mars 2026. Après cette annonce de renvoi, l’ex-garde des Sceaux avait vilipendé les magistrats, ce qui lui avait valu un autre signalement de M. Avrillier, pour outrage à magistrat.Mme Dati était enfin visée par un troisième sujet de signalement, après des publications de L’Obs et de Complément d’enquête (France 2) d’après lesquelles elle aurait perçu 299.000 euros d'”honoraires” non déclarés de GDF Suez en 2010-2011 quand elle était eurodéputée et avocate.Une source judiciaire a indiqué fin août à l’AFP que ce signalement de M. Féraud concernant GDF Suez était “en cours d’analyse” au Parquet national financier.Interrogés début juin à ce sujet par l’AFP, ses avocats, Mes Baratelli et Pardo, avaient indiqué que “Mme Dati a donné toutes ses explications et n’a jamais été l’avocate de GDF Suez”.

Bijoux de Rachida Dati: enquête ouverte pour “non-déclaration” à la HATVP

La liste des démêlés judiciaires de Rachida Dati s’allonge: une enquête est ouverte visant la non-déclaration de bijoux de luxe par la candidate LR à la mairie de Paris, qui conteste toute irrégularité et attend déjà une date d’audience dans le dossier de corruption Renault-Nissan.”L’enquête ouverte à la suite des signalements dénonçant l’éventuelle infraction de non-déclaration de bijoux” à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) “a été confiée à la brigade financière et anti-corruption (BFAC) de la police judiciaire de la préfecture de police”, a indiqué mardi le parquet de Paris, sollicité par l’AFP.Contactés par l’AFP, les avocats de Mme Dati, Me Olivier Pardo, Olivier Baratelli et Basile Ader, n’ont pas donné suite.La ministre de la Culture démissionnaire avait été mise en cause mi-avril par une enquête de Libération, affirmant qu’elle avait omis 420.000 euros de bijoux dans ses déclarations de patrimoine.”J’ai rien à régulariser. Je n’ai jamais été prise en défaut sur aucune déclaration. Donc c’est pas aujourd’hui que ça va commencer”, avait riposté la ministre début mai, précisant qu’elle comptait porter plainte de son côté pour diffamation.Selon Libération, la dernière déclaration de Mme Dati, publiée par la HATVP en juin 2024, fait état d’un patrimoine de “quelque 5,6 millions d’euros sous forme de biens immobiliers en France et au Maroc, comptes courants, assurances-vie ou produits d’épargne”. Mais aucune mention de bijoux, alors que les responsables politiques sont tenus de les déclarer lorsque leur valeur individuelle dépasse les 10.000 euros.Ces bijoux n’apparaissaient pas plus dans les nouvelles déclarations des membres du gouvernement rendues publiques le 11 juin.La HATVP peut saisir la justice si elle décèle une intention frauduleuse ou une omission substantielle.Les faits avaient été signalés à la justice à plusieurs reprises, notamment le 18 juin par le militant écologiste anticorruption de Grenoble Raymond Avrillier, ou le 26 juin par l’élu socialiste et sénateur parisien Rémi Féraud.Le média en ligne Blast a ensuite annoncé que le montant des bijoux non déclarés atteignait en réalité 600.000 euros, un chiffre “farfelu” selon une réponse faite par la défense de Mme Dati au site d’information et citée par celui-ci.- Multiples signalements -Cette nouvelle enquête est une pierre de plus dans le jardin judiciaire de la figure de proue de la droite parisienne.Mi-juillet, deux juges d’instruction parisiennes ont renvoyé Rachida Dati devant le tribunal correctionnel de Paris, au côté de l’ex-patron de Renault-Nissan Carlos Ghosn, pour corruption et trafic d’influence.Une première audience de procédure est prévue le 29 septembre pour fixer la date du procès. D’après deux sources proches du dossier qui s’étaient exprimées auprès de l’AFP en juillet, l’audience au fond pourrait se tenir après les municipales, prévues en mars 2026. Après cette annonce de renvoi, l’ex-garde des Sceaux avait vilipendé les magistrats, ce qui lui avait valu un autre signalement de M. Avrillier, pour outrage à magistrat.Mme Dati était enfin visée par un troisième sujet de signalement, après des publications de L’Obs et de Complément d’enquête (France 2) d’après lesquelles elle aurait perçu 299.000 euros d'”honoraires” non déclarés de GDF Suez en 2010-2011 quand elle était eurodéputée et avocate.Une source judiciaire a indiqué fin août à l’AFP que ce signalement de M. Féraud concernant GDF Suez était “en cours d’analyse” au Parquet national financier.Interrogés début juin à ce sujet par l’AFP, ses avocats, Mes Baratelli et Pardo, avaient indiqué que “Mme Dati a donné toutes ses explications et n’a jamais été l’avocate de GDF Suez”.

Wall Street reste prudente à l’entame de la réunion de la Fed

La Bourse de New York a ouvert en petite hausse mardi, attentiste au premier jour de la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed), à l’issue de laquelle les investisseurs attendent une première baisse des taux de la banque centrale américaine depuis décembre 2024.Dans les premiers échanges, le Dow Jones grappillait 0,04%, l’indice Nasdaq prenait 0,22% et l’indice élargi S&P 500 gagnait 0,14%.

Kenya’s Kipyegon wins unprecedented fourth women’s world 1,500m titleTue, 16 Sep 2025 13:28:33 GMT

Kenya’s Faith Kipyegon produced a trademark devastating last lap to win an unprecedented fourth world women’s 1,500 metres title in Tokyo on Tuesday.The Kenyan, also three-time Olympic champion over the distance, timed 3min 52.15sec for another gold to add to her incredible medal haul that guarantees her place in the pantheon of the very best …

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Robert Redford, légende du cinéma américain, est mort

Robert Redford, icône du cinéma américain des six dernières décennies, engagé à gauche et véritable parrain du film indépendant aux Etats-Unis, est mort mardi dans l’Utah à l’âge de 89 ans, a annoncé son agente.L’acteur “est mort le 16 septembre 2025 dans sa maison de Sundance, dans les montagnes de l’Utah, l’endroit qu’il aimait, entouré par ceux qui l’aimaient”, a déclaré son agente Cindi Berger dans un communiqué, ajoutant que sa famille “demande de respecter son intimité.”Avec son insolente beauté, il incarnait une certaine face solaire de l’Amérique: écologiste, engagé, indépendant et prospère.Démocrate convaincu, défenseur des tribus amérindiennes et des paysages américains, fondateur du “Sundance Film Festival” devenu la référence internationale du film indépendant, le cowboy aux longues mèches dorées a cherché toute sa vie à tracer sa voie, gardant dès qu’il pouvait se le permettre, ses distances avec Hollywood. Les grands studios lui ont offert quelque 70 rôles, pour la plupart des personnages positifs, engagés (“Les trois jours du Condor”), romanesques (“Gatsby le Magnifique”) et inspirant toujours la sympathie même lorsqu’il jouait les escrocs comme dans “Butch Cassidy et le Kid”, “L’Arnaque” ou son dernier “The Old Man and the Gun”.Il a notamment tourné dans sept films de Sydney Pollack.- Derrière la caméra -S’il a reçu un Oscar en 2002 pour l’ensemble de sa carrière, il n’a, comme acteur, jamais été récompensé pour un film en particulier bien que plusieurs de ses prestations aient été saluées dans des films emblématiques comme “Jeremiah Johnson” (Palme d’Or en 1972), “Les hommes du président” (4 Oscars en 1977) ou encore “Out of Africa” (7 Oscars en 1986) qui l’ont intronisé comme l’archétype de l’amant idéal.Son amour du cinéma l’incita ensuite à passer derrière la caméra. “En tant que réalisateur,” souligne-t-il, “je ne m’aimerais pas comme acteur. En tant qu’acteur, je ne m’aimerais pas comme réalisateur”.Il réalise, entre autres, “Des gens comme les autres” qui, en 1981, remporte l’Oscar du Meilleur film et de la Meilleure réalisation puis “Et au milieu coule une rivière” (1992), “Quiz Show” (1994), “L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux” (1998), “Lions et agneaux” (2007), “Sous surveillance” (2012). Les montagnes de l’Utah, où il s’est éteint, étaient devenues son fief après une enfance californienne – il est né le 18 août 1936 à Santa Monica – et un passage à l’université du Colorado.En novembre 2016, le président Barack Obama lui avait décerné la médaille présidentielle de la Liberté, la plus haute récompense civile aux Etats-Unis.En 2018, juste après “The Old Man and The Gun”, l’octogénéraire au visage parcheminé par le soleil et le vent des grands espaces avait annoncé sa retraite.

Suspect in Kirk killing to be charged in US court

The suspect in the murder of prominent US conservative political activist Charlie Kirk is to be charged in a Utah court on Tuesday, authorities said.Kirk, a close ally of President Donald Trump, was shot dead last week during a speaking event on a Utah university campus. He was the founder of the influential conservative youth political group Turning Point USA.Authorities said 22-year-old Tyler Robinson used a rifle to shoot Kirk with a single bullet to the neck from a rooftop. Robinson was arrested after a 33-hour manhunt.Kirk, a father of two, used his audiences on TikTok, Instagram and YouTube to build support for conservative talking points, including strong criticism of the transgender rights movement.A polarizing figure, he often posted carefully edited clips of his interactions during debates at his many college events.FBI Director Kash Patel has been heavily criticized for his actions in the immediate aftermath of the shooting, including having quickly announced the arrest of a separate suspect, only to confirm they had been released two hours later.On Tuesday, Patel will face questioning from a Senate panel, likely to include probing of the handling of the Kirk shooting, among other issues.Patel has come under fire from both the right and the left since being named by Trump to head the Federal Bureau of Investigation, the nation’s premier law enforcement agency.On Monday, the White House said it would be pursuing an alleged left-wing “domestic terror movement” in the wake of Kirk’s killing, prompting alarm that such a campaign could be used to silence political dissent.

Intoxications et “odeurs nauséabondes”: un Burger King fermé en Franche-Comté

Les services de l’Etat ont ordonné la fermeture d’un restaurant rapide Burger King à Lure, en Haute-Saône, à la suite de “plusieurs cas d’intoxication alimentaire chez des convives”, et d’inspections ayant révélé des problèmes d’hygiène et des “odeurs nauséabondes”, a annoncé mardi la préfecture. Cette mesure est justifiée par des “faits graves, susceptibles de présenter un risque pour la santé des consommateurs” fréquentant ce restaurant situé dans une zone commerciale, en périphérie de cette ville de 8.000 habitants, a expliqué dans un communiqué le préfet de Haute-Saône, Serge Jacob.Les inspecteurs qui se sont rendus sur place lundi “ont constaté plusieurs manquements graves”, tels qu’une “absence d’hygiène des locaux, des équipements et des enceintes réfrigérées”, des “odeurs nauséabondes dans les locaux de préparation” et une “incapacité du personnel à assurer la salubrité des denrées alimentaires”, détaille la préfecture.L’établissement ne pourra rouvrir que lorsque les inspecteurs de la direction départementale de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations (DDETSPP) auront constaté que toutes les “mesures correctives” nécessaires auront été mises en oeuvre, ont encore indiqué les services de l’Etat.Contactée, la communication de Burger King a indiqué qu’elle réagirait plus tard dans la journée.

En Autriche, l’espionnage russe en toute légalité

Depuis des années, un chercheur russe travaille en Autriche pour un institut international bénéficiant de fonds européens, après avoir collaboré avec une fondation soupçonnée d’espionnage et sanctionnée par l’UE. C’est ce qu’a révélé un grand quotidien du pays, sans que cela ne provoque le moindre remous.Dmitry Erokhin exerce à l’Institut international pour l’analyse des systèmes appliqués (IIASA), fondé pendant la Guerre froide afin de favoriser les échanges scientifiques entre Est et Ouest, et sis dans un château non loin de Vienne.Le jeune homme publie depuis 2019 des analyses sur la navigation dans l’Arctique, les investissements chinois en Europe de l’Est, l’impact de la fausse information ou le complotisme.Il a cosigné des travaux notamment avec trois autres chercheurs de l’IIASA, tous formés en Russie, selon les informations qu’ils ont partagés sur les réseaux sociaux.Mais d’après Der Standard, il a également été lié à la fondation Pravfond, soupçonnée de financer des projets de désinformation et la défense de suspects d’espionnage.- Point de contact -Le journal a publié un article à ce sujet en mai, dans le cadre d’une enquête internationale coordonnée par l’Organised Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), un consortium de journalistes. Il affirmait notamment que M. Erokhin avait dirigé de 2022 à 2024 une association dédiée à “la promotion des valeurs culturelles, juridiques et humaines en général”, et logée à la même adresse que l’Institut culturel russe à Vienne.M. Erokhin a utilisé cette association comme “point de contact” pour fournir une aide juridique à la diaspora russe en Autriche et Pravfond l’a rémunéré, selon le journal qui cite des courriels et documents internes transmis à la télévision danoise DR.Un mois plus tôt, en avril, la cour des comptes de l’Union européenne déplorait l’absence de contrôles pour s’assurer que les entités financées avec des fonds européens respectent les valeurs de l’UE. Selon son rapport 2024, l’IIASA a bénéficié d’un peu plus de 19 millions d’euros en contrats et subventions, dont une partie, qui n’est pas précisée, provient de l’UE.Le ministère autrichien des Affaires étrangères a confirmé que M. Erokhin “disposait toujours d’un visa valide”, le gouvernement “n”ayant aucune information de la part de la police” l’incriminant.L’affaire ne fait pas grand bruit. Et pour cause: en Autriche, les faits reprochés à ce chercheur, s’ils sont allégués, ne sont pas interdits par la loi. Car l’espionnage y est légal, quand il n’est pas opéré “au détriment de l’Autriche”.Ce qui n’est pas le cas dans tous les pays européens. En Allemagne et au Royaume-Uni, des condamnations ont été prononcées contre des informateurs de Moscou.Au Danemark, une Russe a été arrêtée suite aux révélations du groupe audiovisuel public DR dans le cadre de l’enquête de l’OCCRP.Interrogé par l’AFP, l’IIASA a affirmé avoir diligenté une “enquête interne” suite aux informations du Standard, qui pouvaient supposer un possible conflit d’intérêt, ce qui serait contraire à son règlement.”L’IIASA n’a trouvé aucune preuve d’acte répréhensible de la part” du chercheur russe, “actuellement toujours employé”, selon une porte-parole. “Il a nié toute implication” avec Pravfond et a “l’intention d’entreprendre une action en justice”, a-t-elle ajouté. Der Standard a confirmé à l’AFP avoir reçu une lettre d’avocat exigeant de retirer le nom de M. Erokhin de son article en ligne, mais “pas de plainte”. “Nous ne voyons aucune raison de modifier notre reportage”, a précisé le quotidien.Contacté, Dmitry Erokhin n’a pas répondu à l’AFP.- “Nouveaux délits” -Ces dernières années, des scandales d’espionnage au profit de la Russie ont terni la réputation de Vienne auprès des services de renseignement occidentaux et le pays veut légiférer.Dans son programme de coalition, adopté cette année, le gouvernement dirigé par les conservateurs a prévu “de créer de nouveaux délits d’espionnage”, sans préciser s’il comptait interdire l’espionnage au détriment d’autres États.Neutre depuis 1955 bien qu’elle ait dénoncé l’invasion russe de l’Ukraine, l’Autriche, qui se veut une terre de dialogue, subit les tensions internationales fragilisant des structures comme l’IIASA. L’Institut compte 19 Etats membres et une entité regroupant des pays d’Afrique sub-saharienne, et la coopération est de plus en plus difficile.Ses plus de 500 chercheurs viennent notamment d’Ukraine, de Russie, d’Israël ou d’Iran. L’IIASA n’a plus le droit, en raison des sanctions, de collecter la participation russe, même si le pays en reste membre.La contribution américaine a baissé, “ce qui laisse” selon une porte-parole un “déficit budgétaire important” nécessitant des économies “immédiates”, comme des “baisses volontaires de salaire”.