En soutien à la police, le syndicat Alliance met des milliers de personnes dans la rue

“La France aime sa police”: des milliers de personnes – policiers, citoyens, politiques de droite et d’extrême droite – ont manifesté samedi dans une vingtaine de villes pour soutenir la police nationale et dénoncer un manque de moyens à l’appel d’Alliance, premier syndicat de la profession. “Les policiers en ont ras-le-bol”, lance Ziane Marouane, secrétaire régional pour la Nouvelle-Aquitaine d’Alliance Police nationale. “Certains commissariats tombent en ruine. (..) On a 30 ans de retard par rapport aux autres polices européennes”, et des équipements, notamment des voitures, mal en point, déplore-t-il. Présente à la manifestation parisienne entre Bastille et Nation, Gaëlle James, secrétaire générale du syndicat d’officiers de police Synergie officiers, a dénoncé auprès de l’AFP un “manque de moyens patent, un manque d’effectifs et un manque de moyens matériels, une délinquance de plus en plus violente mais des réponses pénales souvent inadaptées”.”Sans police c’est le chaos”, “all cops are heroes” (tous les flics sont des héros, NDLR) ou encore “l’impunité fabrique des criminels”, pouvait-on lire sur des pancartes de la manifestation parisienne, animée par des bruits de sifflets, des fumigènes. La Marseillaise a été entonnée dans plusieurs cortèges.Alliance a revendiqué “45.000” manifestants partout en France. Les autorités ne communiqueront pas de chiffrage national pour leur part.A Paris, “15.000 à 20.000” personnes ont participé à la mobilisation, a affirmé Alliance. Toujours d’après les organisateurs, les manifestants étaient un millier à Toulouse. Ils étaient 1.500 à Lyon, 400 à Lille et 400 sous la pluie marseillaise, selon les préfectures locales.- “Faire masse” -“Partout sur le territoire, les violences explosent, les trafics prospèrent, les réseaux s’installent et l’autorité de l’Etat recule”, a estimé au micro de la manifestation de Toulouse David Leyraud, superviseur national du syndicat.Marc, policier à Bordeaux, déplore lui aussi du retard et des moyens insuffisants face au narcotrafic, “les dealers ont des moyens de communications cryptées, de grosses cylindrées et bossent en souterrain”.Des personnalités politiques de droite et surtout d’extrême droite étaient présentes dans les cortèges. A Paris, les candidats à la mairie Sarah Knafo et Thierry Mariani ainsi que l’eurodéputée Marion Maréchal ont marché derrière la banderole de tête.A Nice, où plusieurs centaines de manifestants ont défilé selon un photographe de l’AFP, le maire Christian Estrosi (Horizons) et son rival pour l’élection municipale Eric Ciotti (UDR, allié du RN) se sont affichés presque côte à côte.L’eurodéputé RN et candidat à la mairie de Toulouse Julien Leonardelli et la députée RN de la Gironde Edwige Diaz ont aussi manifesté. “C’est une véritable honte de laisser des policiers, bien souvent, travailler dans des conditions qui sont même des conditions problématiques sur le plan sanitaire”, a estimé la cheffe de file du RN Marine Le Pen, en déplacement en Moselle dans le cadre de la campagne des municipales. Si elle admet “un effort” ces dernières années, elle le juge “pas suffisant”.Dans son appel à manifester, le secrétaire général d’Alliance Police nationale, Fabien Vanhemelryck, avait souhaité “une prise de conscience” citoyenne “d’une situation qui devient très grave”.Jean Demetz, qui travaille dans l’informatique, est venu de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne) à Paris pour “soutenir le combat de la police contre l’insécurité et contre l’impunité”.”C’est important de dire que la population, le peuple soutient sa police et comprend que la situation est difficile, il y a beaucoup d’insécurité et surtout la justice ne fait pas son boulot”, ajoute l’homme de 57 ans.Thierry Simonet, retraité toulousain de 74 ans, a lui aussi rejoint la manifestation pour “faire un peu masse” en faveur des policiers, “pour montrer qu’il y a besoin de les soutenir”, explique-t-il à l’AFP.Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, qui avait décliné l’invitation à se joindre à la mobilisation en invoquant un devoir de neutralité, a assuré de son soutien “policiers, gendarmes”.”Vous savez que vous pourrez toujours compter sur moi pour vous défendre”, a écrit le ministre sur son compte X, concluant son message par: “indéfectible soutien à nos forces de sécurité”.Selon le ministre, depuis 2017, 12.500 emplois ont été créés dans les forces de sécurité intérieure, les crédits immobiliers multipliés par deux et 19.000 véhicules achetés.burx-sc-jvi/bfa/vk

Des milliers de manifestants à Saint-Gaudens contre la fermeture de l’usine Fibre Excellence

Malgré une pluie battante, plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi à Saint-Gaudens (Haute-Garonne) pour défendre l’usine locale de pâte à papier Fibre Excellence menacée de fermeture, a constaté un journaliste de l’AFP.Avec en tête de cortège les salariés de l’usine vêtus de leurs gilets de travail jaunes fluo, environ 3.000 personnes, selon la CGT, ont défilé dans les rues de la sous-préfecture haut-garonnaise dont les commerces avaient fermé par solidarité pendant la manifestation.”On a appris ça il y a 15 jours, après les fêtes”, raconte à l’AFP Audrey Noël, dont le mari est contremaître à l’usine. “C’est difficile, ça a été vraiment du jour au lendemain, c’est compliqué pour beaucoup de familles impactées par cette fermeture possible”, juge-t-elle, accompagnée de ses deux filles de 14 et 7 ans. L’usine de Saint-Gaudens et ses quelque 300 emplois directs, poumon économique de ce territoire rural au pied des Pyrénées, est menacée de fermeture, tout comme un autre site du groupe à Tarascon (250 emplois, Bouches-du-Rhône).”Aujourd’hui on a perdu beaucoup d’argent sur l’année 2025, on est en difficulté financière, parce que le prix de la pâte n’est pas bon depuis un an. Le prix des matières premières a fortement augmenté et le prix de notre contrat EDF n’est pas à la hauteur”, explique à l’AFP Sébastien Oustric, délégué CGT de l’usine. “La direction discute avec l’Etat depuis longtemps mais l’Etat ne nous a pas entendus, aujourd’hui l’actionnaire nous a dit: au rythme où on va, le 15 mars ce sera la fermeture, la cessation de paiement et tout ce qui en découlera”, ajoute le représentant syndical.”Le sauvetage immédiat dépend uniquement du Premier ministre et de l’Etat”, affirme son côté le maire de Saint-Gaudens, Jean-Yves Duclos (DVG), interrogé par l’AFP. “Si le Premier ministre décide de réhausser le tarif de l’électricité, l’usine est sauvée”, assure-t-il car la production d’énergie est, avec la fabrication de pâte à papier, une des activités du site.”Il y en a marre du double langage, on n’en finit pas au gouvernement de dire que l’on soutient la réindustrialisation, là le gouvernement, il est en train d’enterrer une usine de pâte à papier”, a de son côté déploré la présidente (PS) de la région Occitanie, Carole Delga, présente dans le cortège et originaire du territoire.

Snow storm barrels into southern US as blast of icy weather widens

A powerful snow storm bore down Saturday on southern states as icy weather that has left more than 100 dead across a swath of the United States intensified in regions not used to subzero conditions.Heavy snows were falling Saturday morning in North Carolina and neighboring states, as authorities urged residents to stay off the roads and warned oceanfront structures were threatened by the storm.The freezing weather forced NASA to postpone a key fueling test over the weekend of the 322-foot (98-meter) rocket that is on the Cape Canaveral launch pad in Florida. That in turn is likely to push back by at least a couple of days a planned, manned Moon flyby slated for next month.The National Weather Service said Saturday that an explosively deepening coastal cyclone will bring moderate to heavy snow, high winds, and possibly blizzard conditions for the Carolinas.”An intense surge of arctic air behind the coastal storm will send below freezing temperatures down toward South Florida by Sunday morning,” the service said, adding that it could experience the coldest temperatures there since 1989.It issued a winter storm warning for all of North and South Carolina into portions of Georgia, eastern Tennessee and Kentucky, as well as southern Virginia.In South Carolina, the public works department in the state capital Columbia was preparing its eight snow plows for deployment for the first time in five years, local news network WIS10 reported.The mercury was set to dip there to a low of -9C at the weekend. On average it ranges between 2C and 15C during January.The new cold front comes just days after the onset of a major winter storm that has killed more than 100 people, according to tally of official figures and local media reports. The storm blanketed a vast swath from New Mexico in the southwest to Maine in the northeast in snow, sleet and icy rain.In United States, nearly 200,000 customers remained without power Saturday, mostly in the south, according to poweroutage.us, with Mississippi, Tennessee and Louisiana hardest hit. In North Carolina, the National Park Service announced the closure of campgrounds and some beaches at the Outer Banks, a series of barrier islands off the coast of southern state that are vulnerable to storms.It said oceanfront structures were threatened, and a section of highway that threads through its dunes was closed.In another southern state, Mississippi, Governor Tate Reeves said the US Army Corps of Engineers helped to install generators at critical sites, and authorities were opening 79 shelters and warming centers across the state.

“CPE XXL”, “CPE déguisé” : la proposition du Medef suscite l’ire de la CGT et de l’Unef

“CPE XXL”, “CPE déguisé” : la proposition du Medef de créer un CDI pouvant être rompu plus facilement pour lutter contre le chômage des jeunes a suscité samedi l’ire de la CGT et de l’Unef, cette dernière brandissant la menace d’une “mobilisation massive”.Selon des documents remis mercredi aux organisations syndicales et consultés par l’AFP vendredi, la principale organisation patronale a proposé la création d’un CDI “pouvant être rompu sans motif pendant les premières années”, avec “une indemnisation croissante en lien avec l’ancienneté du salarié en cas de rupture”.Ce dispositif comporte des similitudes avec le “contrat première embauche” (CPE), créé en 2006 par Dominique de Villepin alors Premier ministre, qui avait généré une mobilisation historique et amené le gouvernement à le supprimer avant son application. “Alors que nous fêtons cette année les 20 ans de la victoire contre le CPE, le Medef ose remettre le couvert” et “réussit à faire pire que le CPE qui avait 2 ans de période d’essai”, a réagi samedi la CGT dans un communiqué.”Ce projet est une déclaration de guerre contre les jeunes et les salarié.e.s”, ajoute l’organisation syndicale. La CGT prévient qu’elle “refusera catégoriquement de s’engager dans toute négociation qui comporte ces éléments”.Même indignation du côté du syndicat étudiant Unef qui a appelé, quelques heures plus tard, “l’ensemble de la jeunesse, étudiante et travailleuse, à se mobiliser contre ces attaques inacceptables”.La mesure “vise à créer une génération de jeunes travailleurs précaires, corvéables à merci, sans droits ni protections”, dénonce l’Unef qui demande aux organisations syndicales “de refuser catégoriquement toute négociation sur ces bases et aux forces politiques progressistes de s'(y) opposer fermement”.- “Pistes de réflexion” -Concernant l’autre suggestion du Medef visant à adapter le niveau de rémunération des primo-entrants, le syndicat dénonce une “discrimination pure et simple fondée sur l’âge” qui “précariserait davantage des centaines de milliers de jeunes déjà confrontés à une précarité qui explose et à des conditions de travail déplorables”. “Si le gouvernement ou le patronat tentent d’imposer ces attaques contre notre camp social, nous saurons, comme en 2006, nous mobiliser massivement pour les faire reculer”, prévient l’Unef.Joint par l’AFP vendredi, le Medef avait indiqué qu’il ne s’agissait pour l’heure que de “propositions pour nourrir le débat”. Dans son document, l’organisation patronale expliquait que les mesures proposées avaient vocation à s’attaquer à la problématique des jeunes NEET (ni en emploi, ni en études, ni en formation).”Il ne s’agit pas de se séparer plus facilement”, a insisté samedi sur franceinfo Fabrice le Saché vice-président du Medef. “Toute la logique qui préside à ces pistes de réflexion – et pas propositions – (…) c’est comment on fait pour arrêter le scandale absolu d’avoir 1,4 million de jeunes qui ne sont ni en formation ni en étude ni en emploi, d’avoir 19% de taux de chômage chez les jeunes”.”Nous ce qu’on essaye de régler c’est ça (…) il faut arrêter ce gâchis humain”, a-t-il ajouté. 

Danemark: 10.000 personnes défilent pour dénoncer les propos de Trump sur l’Afghanistan

Au moins 10.000 personnes, selon la police, ont participé samedi à Copenhague par un froid glacial à une marche silencieuse, à l’appel de l’Association danoise des anciens combattants, pour dénoncer les propos de Donald Trump relativisant l’engagement des alliés des Américains en Afghanistan.Le président américain a déclenché l’indignation du Danemark et d’autres pays alliés le 22 janvier, en affirmant que leurs troupes étaient “restées un peu loin des lignes de front” pendant les 20 ans de conflit en Afghanistan. En réponse, 44 drapeaux danois, portant les noms d’autant de soldats danois tués en Afghanistan, ont été plantés dans les parterres de fleurs devant l’ambassade américaine à Copenhague, qui les a retirés mardi avant de s’excuser de son geste.”Nous éprouvons le plus profond respect pour les vétérans danois et pour les sacrifices que les soldats danois ont consentis pour notre sécurité commune. La suppression des drapeaux ne visait nullement à nuire”, a écrit l’ambassade des Etats-Unis sur Facebook.Elle a précisé que les bacs à fleurs étaient sa propriété et n’appartenaient pas au domaine public.Vendredi, l’ambassadeur américain a lui-même planté 44 drapeaux danois dans les bacs à fleurs.Samedi, 52 nouveaux drapeaux, avec des noms, devraient les rejoindre – 44 pour les Danois morts en Afghanistan, auxquels s’ajoutent les huit morts en Irak.Réunis au Kastellet, la citadelle de Copenhague, les manifestants ont assisté à une brève cérémonie devant le monument dédié aux soldats tombés au combat avant que le cortège ne se mette en marche.- “Demande pardon, Trump!” -Certains manifestants brandissaient des drapeaux danois rouges et blancs. D’autres, vêtus d’uniformes militaires, ont marché en silence jusqu’à l’ambassade américaine située à environ deux kilomètres plus loin.Une minute de silence a été observée devant l’ambassade et une gerbe de fleurs rouges et blanches a été déposée.”La manifestation s’appelle +No Words+ (pas de mots) car cela décrit vraiment ce qu’on ressent, nous n’avons pas les mots”, explique à l’AFP le vice-président de l’association des anciens combattans, Søren Knudsen.”Evidemment, on veut aussi dire aux Américains que ce que Trump a dit est une insulte envers nous et les valeurs que nous avons défendues ensemble”, a-t-il ajouté.En tête du cortège, des manifestants portaient une grande banderole rouge sur laquelle on pouvait lire “NoWords” (Pas de mots).”Trump est tellement bête”, clamait une pancarte brandie par un participant, tandis qu’une autre, portée par un enfant, exigeait : “Demande pardon, Trump!”.”Les propos de Trump ont été très insultants”, a déclaré à l’AFP Henning Andersen, un Danois qui a servi au sein d’une mission de l’ONU à Chypre. “J’ai des amis qui étaient là-bas (ndlr, en Afghanistan). Certains d’entre eux ont été blessés et portent encore aujourd’hui les séquelles de la guerre”, a ajouté cet homme de 64 ans, quatre décorations militaires épinglées sur la poitrine de sa veste noire d’ancien combattant.Donald Trump “dit des choses dont il ignore toute la vérité”, s’est-il indigné.”Nous avons été très agréablement surpris par le soutien que nous avons reçu”, s’est réjoui our sa part le vice-président de l’association des anciens combattants danois, Søren Knudsen.Traditionnellement atlantiste, le Danemark, qui continue d’appeler les Etats-Unis son “plus proche allié” malgré les tensions autour du Groenland, a notamment combattu aux côtés des forces américaines pendant la guerre du Golfe, puis en Afghanistan et en Irak. 

A la frontière turque, des Iraniens appellent les Etats-Unis à l’aide contre les mollahs

“Ils en ont tués tellement… Nous prions pour que l’Amérique nous attaque, voilà où nous en sommes”.La quinquagénaire vient tout juste de poser son sac au poste-frontière de Kapiköy qui la sépare de l’Iran, son pays, dans l’est de la Turquie, que ses premiers mots sont pour espérer une “intervention extérieure”: “A l’intérieur de l’Iran, on ne peut rien faire, ils nous tuent. Ils ne font que ça”. Entre menaces et déclarations incendiaires de part et d’autre, Ankara déploie ses efforts de médiation pour éviter l’escalade militaire entre Washington et Téhéran, craignant les retombées sur son propre sol et une déstabilisation régionale.Ils sont un peu plus d’une centaine samedi matin, des hommes surtout, à avoir traversé le principal poste-frontière entre l’Iran et la Turquie, parfois après plus d’un douzaine d’heures de route, grosse valise ou léger sac en main, les traits tirés.Originaire de Karaj, à une demi-heure de la capitale, mariée à un Turc qu’elle s’apprête à rejoindre à Mersin (sud), Shabnan – un prénom d’emprunt – est une des rares arrivantes à s’exprimer aussi ouvertement, à condition de ne pas être filmée ni identifiable.”Nous aussi on veut être libre, voir des touristes comme en Turquie… Tout le monde nous voit comme des terroristes. Avec les mollahs on a fait un bond en arrière de 100 ans”.Elle raconte dans un souffle les deux jours de manifestations, les 8 et 9 janvier, et leur répression qui laisse le pays assommé de violence. “Ils nous tiraient dans le dos, sans qu’on puisse les voir. Même derrière nos fenêtres on était visé”, dit-elle. “Chacun a perdu des proches, des amis, des voisins, des connaissances… Comme s’ils étaient en guerre contre leur propre pays”.- “Tout va très bien” -“En deux jours, ils ont tué des dizaines de milliers de gens. Et puis ils s’en sont pris aux médecins… Enfin, ça je l’ai vu sur les télés étrangères, parce que pour la télé iranienne, tout va très bien”.Plus de 6.500 personnes ont été tuées en Iran, d’après un bilan actualisé de l’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux Etats-Unis, qui enquête toujours sur plus de 17.000 décès potentiels supplémentaires.  Face au risque de conflit, la Turquie se tient prête à renforcer ses plus de 550 km de frontière avec l’Iran, déjà hérissée d’un haut mur doublé de tranchées, surmonté de barbelés sur plus de 380 km de long et patrouillé en permanence.A condition qu’ils aient un passeport, l’Iran laisse sortir ses ressortissants et la Turquie ne leur demande pas de visa pour un séjour inférieur à trois mois. En temps normal, de nombreux fêtards traversent la frontière pour quelques jours de détente dans la grande ville voisine de Van, à une centaine de kilomètres.Mais avec la crise qui frappe l’économie et la monnaie iraniennes, détonateur de la contestation fin décembre, ils sont de moins en moins nombreux, affirme à l’AFP un policier posté à Kapiköy. Ceux qui arrivent comptent généralement rentrer au pays, d’où leur extrême discrétion. Un jeune couple de Tabriz veut passer trois jours à Van, “surtout pour faire des achats”, souffle l’homme sous couvert d’anonymat. “On ne trouve plus rien de l’autre côté”.Il hasarde quelques mots d’anglais pour faire comprendre que “les arrestations continuent” mais n’en dira pas plus: “Ils fouillent nos affaires, nos téléphones, prennent nos numéros”…Le cou engoncé dans son col de fourrure noire, Abdullah Hasan, un couvreur de 27 ans, affirme de son côté surtout craindre, “s’il y a la guerre, que la frontière ferme”. “J’achète mes fournitures en Turquie, c’est devenu trop cher en Iran”, justifie-t-il.Et comme un attroupement se forme, face aux regards inquisiteurs, il s’empresse d’ajouter que “l’Iran est fort et n’a rien à craindre des Américains”.Un peu à l’écart, Rosa a posé le lourd sac en tissu qu’elle traîne depuis Ispahan, rempli de cadeaux et de confiseries pour des amis qu’elle compte retrouver à Istanbul. “On est épuisé”, lâche la jeune femme de 29 ans, livide sous sa capuche noire. Pour elle, l’intervention américaine a bien trop tardé. “C’est beaucoup trop tard maintenant. On sait qu’ils ne viendront pas pour nous mais pour le pétrole. Pour leurs propres intérêts. Nous on ne compte pas, on ne représente absolument rien”, crache-t-elle, avant de pester contrer les oreilles indiscrètes de quelques passants et de leur hurler dessus.

Le Japon et le Royaume-Uni renforcent leur coopération en matière de défense

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé samedi avoir conclu un accord avec son homologue japonaise Sanae Takaichi pour renforcer le partenariat entre les deux pays en matière de défense et de sécurité, au lendemain d’une visite en Chine conclue sous les reproches de Donald Trump.”Nous avons clairement affirmé comme priorité d’approfondir encore davantage …

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Accablés par la crise, les Cubains prônent le dialogue face aux menaces de Trump

Les Cubains, déjà accablés par la crise économique, ne cachent pas leur inquiétude face aux menaces de Donald Trump sur l’approvisionnement de leur pays en pétrole, et certains soutiennent la voie du dialogue pour éviter une aggravation de la situation.”Le mieux est qu’ils négocient, qu’on parvienne à un accord, que tout le monde s’en sorte …

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